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Accueil du site > Actualités > Technologies > La kabbale quantique, une histoire de fous et une révolution (...)

La kabbale quantique, une histoire de fous et une révolution ontologique

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 La physique quantique n’appartient pas aux seuls physiciens pas plus que les Ecritures sont réservées aux seuls théologiens et autres clercs des religions. N’importe qui peut interpréter les Ecritures ou la mécanique quantique. Seule condition requise, savoir lire, le sens des textes ou la signification des symboles mathématiques. J’aime bien faire ce parallèle entre la théologie et la physique. Les religieux peuvent faire deux usages des Ecritures, soit pousser la quête théologique et tenter d’en savoir plus sur Dieu, soit transcrire les textes pour un usage pratique à l’intention des fidèles. La physique quantique se prête aussi à deux destinations. D’une part elle est un instrument formel permettant de préparer des expériences et de les interpréter. D’autre part elle contient des secrets sur la nature. Autre parallélisme. En matière de gnose et connaissance divine, le risque encouru est la folie. Les expériences mystiques rapprochent de Dieu mais il faut risquer la perte de la raison et du sens commun (cf. Boehme, Zévi, etc.). Je crois bien qu’en méditant sur la mécanique quantique, le prix à payer pour la comprendre soit également la perte du sens commun. Frank Zappa disait que l’essentiel est de toujours être un peu fou. A l’étudiant en métaphysique débutant, je donnerai comme conseil d’écouter un CD de Zappa. La devise à l’entrée de l’académie des métaphysiciens serait : nul n’entre ici s’il n’a pas un grain de folie ! Bienvenue chers fousiciens ! Dernier parallélisme, le souci du sens commun qu’on trouve autant chez les clercs religieux que les physiciens. Les premiers se soucient de l’âme des ouailles, ainsi l’enseignement religieux est autant un manuel de bonne conduite qu’un bouclier contre les divagations mystiques et autres grains de folie pouvant affecter les fidèles s’ils sont trop curieux ou imaginatifs ou aventureux. Ce fait est peu connu des historiens et pourtant, les religions ont servi de cellule psychologique. Chez les physiciens, le code de conduite est trivial. Il faut expérimenter, mesurer, comparer et s’entendre avec les théories qui sont maintenues ou alors modifiées. Pour l’autre aspect, les physiciens de profession sauront dissuader les étudiants d’être trop curieux et de s’aventurer dans des spéculations métaphysiques. La voie à prendre est celle de l’utilité scientifique. L’étrangeté de la mécanique quantique est souvent repoussée, quitte à ce qu’une image commune soit retrouvée, comme c’est le cas avec les études sur la décohérence. C’est un choix et on peut comprendre ce souci d’être rassuré car l’étrangeté de la nature semble déranger et l’on connaît le trouble suscité chez Alain Aspect intrigué par les expériences de non séparabilité quantique.

 La grande question impensée au cours du 20ème siècle concerne la nature essentielle du monde matériel. En découvrant les processus quantiques, les physiciens ont trouvé, à l’instar de Christophe Colomb, un « continent ontologique » qu’ils ne s’attendaient pas à découvrir. L’étonnement fut aussi saisissant que celui des modernes qui lors de la révolution copernicienne, durent quitter l’univers clos scolastique pour cet univers infini sur lequel Pascal écrivit de célèbres pensées. Face à cette perplexité, les physiciens ont usé d’astuces formelles pour élaborer la théorie quantique et faire en sorte que le monde particulaire observé et théorisé puisse rester proche de celui décrit par la physique classique

 Le monde quantique est représenté par un formalisme utilisant des symboles mathématiques parmi lesquels certains sont dénués de rapports avec le monde réel spatiotemporel qui tombe sous les sens tout en étant mesurable par la mécanique rationnelle. C’est le cas notamment de la description d’une particule comme une somme de vecteurs d’états, lesquels sont des nombres complexes. Bohr s’était passionné pour ces questions, inventant le principe de correspondance permettant de fournir des « rustines épistémologiques et méthodologiques » reliant les physiques quantique et classique. Cette conjecture de la correspondance fut l’une des affaires épistémologiques les plus importantes lors de l’élaboration définitive de la théorie quantique, tâche qui mobilisa les plus grands physiciens du début du 20ème siècle et notamment Bohr, l’un des rares à pouvoir user de ce principe tant le schéma quantique était incertain et semé d’embûches dans les années 1920. La correspondance fut donc à l’origine un instrument heuristique d’orientation permettant de bâtir une théorie quantique en connexion avec les notions de la physique classique. Ce qu’il faut préciser, c’est que la correspondance suppose un principe ontologique supérieur, celui de l’unicité de la matière, qu’elle soit étudiée par des méthodes classiques et macroscopiques ou bien quantiques.

 Le principe de correspondance fonctionne sur au moins deux plans essentiels. Celui des formalismes avec la recherche d’analogies formelles reliant des mathématiques quantiques avec les théories classiques. Puis le plan des observations où il s’agit d’établir des connexions entre des prédictions quantiques et des phénomènes du monde macroscopique. En fait, ce sont les deux grandes théories classiques, mécanique rationnelle et physique du champ électromagnétique, qui doivent être raccordés au dispositif observant et décrivant le comportement des systèmes à l’échelle des processus quantiques et élémentaires. Maintenant, le principe de correspondance appartient à l’histoire de la mécanique quantique. De Broglie a donné une exposition claire de ce qui paraît être une curiosité épistémologique destinées aux historiens des sciences. Néanmoins, rien ne permet de conclure à un achèvement épistémologique, voire ontologique, du champ de réflexion offert lorsqu’on étudie la relation entre le monde quantique (l’invisible accessible par les technologies microphysiques) et l’univers classique (que nous percevons par les sens).

 Les correspondances formelles physiques concernent pour une bonne part le champ des observables. Les opérateurs sont construits en liaison avec les grandeurs classiques. Energie, impulsion, position, énergie totale, moment cinétique, toutes ces grandeurs ont un équivalent construit comme une fonction qui opère sur les vecteurs d’états qui décrivent la particule. Par exemple, la formule h/i ∂ Ψ / ∂ x représente l’action de l’opérateur impulsion h/i ∂ / ∂ x sur la fonction d’état Ψ de la particule. Dans cette équation, h est la constante de Planck à un facteur 2π près, i le nombre imaginaire et ∂ la dérivée partielle. Dans la formule classique, l’impulsion est donnée par la formule p = m v. La vitesse v est égale à dx/dt, dérivée première de la position par rapport au temps, m étant la masse. La physique quantique est formellement riche et même surdéterminée. Elle se livre à des lectures épistémologiques et ontologiques. Et certainement que d’autres correspondances n’ont pas été encore élucidées. Car on peut trouver des liens formels avec la représentation des systèmes vivants mais aussi la conscience humaine et sa formalisation qu’on peut trouver dans la phénoménologie ou même diverses gnoses occidentales et orientales. Analyser le formalisme quantique et le champ des particules élémentaires répond à un souci d’universalité qui dépasse le domaine de l’utilité et qui franchit les murs disciplinaires. Si la physique quantique fut élaborée comme une mécanique et le reste, elle permet peut-être de comprendre d’autres domaines car elle contient des détails précis sur la nature du « monde matériel » et des processus qui s’y déroulent.

 La mécanique quantique représente donc un moment crucial de notre savoir moderne scientifique. Elle porte le germe d’un glissement depuis la mécanique classique vers une compréhension quantique des réalités autre que la matière dite inerte. Les travaux d’Henry Stapp s’orientent vers une compréhension quantique de la conscience (JP. Baquiast, Agoravox) alors que Mioara Mugur-Schächter y voit le cryptage d’une connaissance universelle et une révolution épistémologique. Au final, on se demande si dans la physique quantique, le volet « physique » n’est pas secondaire par rapport au volet « quantique ». Plus précisément, le physique serait de l’ordre des causes matérielles et le quantique concernerait les causes formelles pour parler comme Aristote. On pourrait aussi évoquer un lien avec la matière intelligible de Plotin en réfléchissant aux méthodes de conceptualisation universelle décryptées par MMS dont les analyses invitent à penser que la mécanique quantique est définitivement une structure cognitive portant sur un monde dont l’essence est probabiliste (d’où une correspondance possible avec le comportement stochastique des structures génétiques). Mais l’autre grande révolution est d’ordre ontologique. La mécanique quantique nous dit des choses sur la nature du réel matériel. Le modèle atomique planétaire n’a duré que quelques décennies. La structure intime de matière ne peut être extrapolée à partir de l’univers macroscopique observable. Pour le dire autrement, l’univers quantique est formellement plus riche que le monde physique classique face auquel il est irréductible. La description quantique de la matière est ontologiquement première relativement à la description classique, bien que cette dernière ait été achevée avant les travaux de Bohr, Dirac et les génies de la physique des années 20. Pour vraiment comprendre le monde quantique, il faut quitter les évidences sensibles et les calculs de la mécanique classique. Au final, une position platonicienne s’impose car si le monde sensible n’apparaît peut-être pas comme une ombre ou une illusion, il se conçoit comme une forme « ontologiquement réduite » émanée d’un arrière-fond très riche, lequel peut alors être mis en correspondance avec des éléments formels de la description quantique.

 Jetons un œil sur l’équation de Schrödinger qui décrit l’évolution dans le temps de la fonction d’onde Ψ(x, y, z) d’une particule de masse m dans un champ de potentiel V(x, y, z). Dessous, j’écris la même équation en déplaçant les termes. 

 ih ∂ Ψ / ∂ t =   - h2/2m (∂2 /∂x2 + ∂2 /∂y2 + ∂2 / ∂z2) Ψ   + V.Ψ  

 

h2/2m (∂2 /∂x2 + ∂2 /∂y2 + ∂2 / ∂z2) Ψ = V.Ψ -  ih ∂ Ψ / ∂ t   

 

 L’avantage de la seconde notation est de faire apparaître un second terme à droite en correspondance avec la formulation du lagrangien. Il se compose de la différence entre les opérateurs respectivement homologues aux énergies potentielles et cinétique. On remarque le terme de gauche (laplacien) qui apparaît en supplément et signifie une déformation ou plus exactement, une courbure multipliée par le carré de la constante de Planck et divisée par la masse. La résolution de cette équation pour l’atome d’hydrogène s’effectue mathématiquement en scindant la fonction d’onde en une fonction spatiale et une fonction temporelle : Ψ (x, y, z).Ψ(t) ; l’intégration de la fonction spatiale permet d’obtenir les orbitales, autrement dit les formes diversifiées des états stationnaires alors que les niveaux d’énergie sont calculés et que chaque énergie intervient dans Ψ(t). On peut déduire de ce formalisme une dualité forme et énergie faisant écho à la dualité forme matière dans l’hylémorphisme aristotélicien (voir plus de détails dans ma thèse Procès et Miroir et mon livre à éditer Le kantique des quantiques).

 D’autres correspondances quantiques sont en vue. Il suffit de les voir en utilisant l’imaginaire scientifique. L’une des caractéristiques essentielles de la matière se dessine avec les relations de type miroirs (fonction d’ondes conjuguées représentées sur un plan d’Argan ou particules et anti-particules, symétrie CPT, etc.). Le concept de matérialité réflexive est déterminant. En découle les propriétés cognitives du vivant et l’émergence de la conscience. La mécanique quantique du trou noir offre aussi des thèmes d’étonnement sur la nature de la gravitation (voir les travaux de Susskind ou Verlinde). Vaste enjeu que je dois laisser tomber pour l’instant car les moyens manquent ainsi que la dynamique collective scientifique. La « kabbale quantique » n’intéresse que peu de monde. Pour résumé, nous sommes passés des illusions newtoniennes à ce nouvel univers quantique avec entre les deux, le principe de correspondance qui raccorde ce qui, au sein de l’univers quantique, possède encore une signification physique classique. 

 


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23 réactions à cet article    


  • Neymare Neymare 20 juillet 2012 11:37

    J’avoue que j’ai pas tout compris, mais c’est un sujet qui m’intéresse, vous n’auriez pas un petit résumé pour le profane ?
    D’après ce que j’en sais, la seule réalité tangible est ce qu’il se passe au niveau microscopique des particules élémentaires. Pour etre concis l’univers (visible ou invisible) peut se résumer à de l’énergie et de l’information, formant un tout unifié, et quand vous passez au niveau subatomique vous passez dans une dimension ou le temps n’existe plus (du moins pas sous la forme perçue dans l’univers tangible), et ou les particules d’énergie sont informées de leur état et de leur mouvement. Ce serait elle qui seraient porteuse de la conscience dont nous jouissons ici bas, et ce serait elles qui nous auraient concoctées cet univers dans lequel nous vivons.
    Il apparait que notre univers et nous memes sommes informés (par des champs quantiques) par cet autre dimension, et d’après ce que j’ai compris le probleme de compréhesion qui se pose à l’heure actuelle est le lien entre cet univers microscopique et notre univers macroscopique.
    Il me semble que les physiciens s’ils veulent avancer sur la voie ne peuvent faire l’impasse sur la prise en compte de cet autre dimension informative qui serait en réalité notre véritable monde (en tant qu’esprits liés aux particules d’énergie).
    Après c’est vrai que quand on part dans un langage plus scientifique comme le votre c’est pas facile à comprendre meme pour quelqu’un ayant des notions de physique


    • Denzo75018 20 juillet 2012 11:50

      Heureusement que pour la Science, vous n’êtes pas physicien en physique quantique !
      Mais peut-être vous prenez-vous pour le fils du professeur Choron.

      On croirait un article tout droit tiré de Charlie-Hebdo, tellement c’est du grand comique...

      Une vocation bien réelle mais loupée ...


      • dom y loulou dom y loulou 20 juillet 2012 14:05

        et vous Denzotruc êtes un observateur bouffi d’orgueil


      • herbe herbe 20 juillet 2012 11:50

        Bonjour et merci pour cet article !
        A la fin vous dites : « La « kabbale quantique » n’intéresse que peu de monde »

        On dirait que les choses changent un peu, on a beaucoup parlé du Boson de Higgs ces derniers temps dans les médias généralistes.

        J’aime bien les vulgarisateurs comme Etienne Klein.
        petite vidéo à propos du Boson de Higgs : http://youtu.be/9K9OexZEV3g

        Sinon il y a une série signalée par un autre commentateur sur un autre fil qui vaut vraiment le coup d’Etienne Klein pour qui veut avoir une initiation accessible et bien réalisée(pour le grand public donc sans trop de maths)), atention il va prévoir du temps :
        http://youtu.be/aTYuWtBlGB8
        http://youtu.be/2B8WKmD7wy8
        http://youtu.be/MiWJmWdWuyg

        J’ai appris avec grande surprise que ces sujets faisait la une au début du siècle dernier des média de l’époque, car selon Etienne Klein, les gens traumatisés par leur quotidien(crise économique,guerres etc) étaient friands de nouvelles idées en rupture. C’est peut-être cet état d’esprit qui reviendrait aujourd’hui : ce désir de rupture, ce brin de folie potentiellement révolutionnaire (quotidien actuel très sombre pour des raisons différentes(?) mais sombre et inquiétant...)


        • herbe herbe 20 juillet 2012 12:00

          correction : « il faut prévoir du temps »...(manifestement j’ai un souci avec smiley)

          Avec Etienne Klein on est pris par la main par un physicien qui a enseigné la physique quantique et qui a à cœur de vulgariser cette discipline, il est par exemple l’auteur de « Petit voyage dans le monde des quanta »


        • RICAURET 20 juillet 2012 23:51

          MERCI a toi pour ces videos tres tres instructives

           


        • ohgouste 20 juillet 2012 11:53

          comment comprendre la théorie quantique ?

          un ouvrage de bases tout public comme celui de roger Penrose « à la découverte des lois de l’univers »...

          bon courage !


          • alias-leto 31 mars 2015 11:53
            • @ohgouste
            ok

          • Leo Le Sage 20 juillet 2012 12:01

            @AUTEUR/Bernard Dugué

            Vous dites : "En découvrant les processus quantiques, les physiciens ont trouvé, à l’instar de Christophe Colomb, un « continent ontologique » qu’ils ne s’attendaient pas à découvrir. L’étonnement fut aussi saisissant que celui des modernes qui lors de la révolution copernicienne, durent quitter l’univers clos scolastique pour cet univers infini sur lequel Pascal écrivit de célèbres pensées. Face à cette perplexité, les physiciens ont usé d’astuces formelles pour élaborer la théorie quantique et faire en sorte que le monde particulaire observé et théorisé puisse rester proche de celui décrit par la physique classique"

            Voilà un texte comme je les aime. smiley
            Ecrivez un peu plus souvent des articles qui sortent des sentiers battus...

            @Par herbe (xxx.xxx.xxx.87) 20 juillet 11:50

            Vous dites : « On dirait que les choses changent un peu, on a beaucoup parlé du Boson de Higgs ces derniers temps dans les médias généralistes »
            Oui, mais c’est parce que c’est quelque chose d’assez important.
            On parle quand même d’une découverte essentielle.
            Malheureusement la science n’est pas correctement vulgarisée. Elle passe souvent tard dans la nuit.
            Or le reflexe d’enregistrer une émission scientifique n’est pas forcément dans les priorité de la population...
            Il faut quand même les comprendre.
            Beaucoup de personnes préfèrent Secret Story à la science. [j’comprends pas]

            Vous dites : "C’est peut-être cet état d’esprit qui reviendrait aujourd’hui : ce désir de rupture, ce brin de folie potentiellement révolutionnaire"
            Merci pour votre contribution fort intéressante...
            Venant de vous c’est toujours un plaisir à lire...

             
            Cordialement

            Leo Le Sage


            • Sinbuck Sinbuck 20 juillet 2012 12:41

              La mécanique quantique est basée (avant tout) sur une quantification (discontinuité) des états énergétiques de l’atome. Après les heures de gloire de l’optique ondulatoire (continuité), il fallait bien « casser » tout ça ou « complémenter » cela.

              Le principe de correspondance utilisé par Bohr permettait de rester « centrer » sur la formalisation déjà existante. Cela est normal, mais déjà, au temps des mécanistes positivistes, pourquoi admettre que la dérivée d’une fonction peut « réellement s’appliquer au réel » alors qu’il s’agit seulement d’une correspondance par modélisation mathématique. Les opérateurs mathématiques, lagrangien, laplacien et autres ne sont qu’une généralisation des outils mathématiques applicables à des fonctions d’état ou des fonctions d’onde qui « reflètent la réalité », qui s’identifie à la réalité, qui peut correspondre à la réalité,..., mais ces fonctions là ne sont pas la réalité !

              D’un point de vue épistémologique, la mécanique quantique apporte un peu de « flou » dans la vision positiviste des physiciens d’alors. Les conséquences sont très importantes pour le regard que porte l’homme sur son environnement matériel et donc, par extrapolation, sur sa réalité microscopique, ses mécanismes intrinsèques et pourquoi pas sur la nature de sa conscience abstraite.

              D’un point de vue sociologique, la mécanique quantique et ses conséquences appliquées que je regroupe dans l’électronique a tout simplement bouleverser le monde, bien plus que tout autre philosophie, ou tout autre despote... Et oui, c’est justement la révolution quantique, celle des ordinateurs, des réseaux sociaux, des autoroutes de l’information, des IRM médicaux, voilà les conséquences quantiques partout dans notre quotidien.

              D’un point de vue philosophique ou théologique voire théosophique, la mécanique quantique nous incite à penser que le réel est bien différent de la simple vision oculaire comme l’exprimait jadis les brahmanes : le plan physique n’est qu’un illusion (maya) et non un principe de constitution de la matière car finalement pour ces anciens brahmanes, la matière n’est que de l’énergie en mouvement ; ainsi :

              • la matière est de l’énergie à son point de vibration le plus bas ;
              • la conscience est de l’énergie dont la vibration est supérieure...

              Et ainsi de suite jusqu’aux étoiles (dont les planètes et nous même sont dépendants)  ! Mais il n’y a pas, fondamentalement (pour les brahmanes) de différence entre la matière et la conscience. De plus, au sein de la conscience, une émotion est une « matière » plus dense qu’une abstraction dont l’énergie de vibration est plus grande...


              • dom y loulou dom y loulou 20 juillet 2012 14:18

                « Mais il n’y a pas, fondamentalement (pour les brahmanes) de différence entre la matière et la conscience »


                et depuis les travaux du Dr Masaru Emoto nous pouvons donner un nom à l’élément qui fait le pont, la jointure entre les deux, des plus fines molécules, intelligences hydrogène, jusqu’à la forme humaine 

                H2O

                l’eau


                merci pour cet article bernard ;)

                • Lartiste Lartiste 20 juillet 2012 14:18

                  Article super intéressant  ! 
                  Mais : « (voir plus de détails dans ma thèse Procès et Miroir et mon livre à éditer Le kantique des quantiques) »

                  Comment avoir accès a ces docs ?
                  Merci.


                  • panpan 20 juillet 2012 22:53

                    Dieu merci, les gens qui travaillent sur la mécanique quantique ne sont pas tous au CNRS.

                    C’est d’ailleurs eux qui dérangent. ..le CNRS

                    « Vous pouvez dire du mal du Père
                    Vous pouvez dire du mal du Fils
                    Mais ne dites jamais du mal de l’Esprit »
                    Jésus

                    Je cfrois qu’il savait bien avant nous ce qu’était l’ « ESPRIT »...


                  • Soi même Soi même 20 juillet 2012 15:36

                    Bof, cela me fait penser à un livre le Tao de la Physique, sans grand intérêt, c’est article, à mettre dans les curiosités scientistes, d’une unième étude nombrilisme de la vanité humaine !


                    • xmen-classe4 xmen-classe4 20 juillet 2012 15:39

                      c’est la première fois que j’entend parler de « kabbale quantique ».

                      une initiation à la physique quantique :
                      un cours de physique quantique :

                      • xmen-classe4 xmen-classe4 20 juillet 2012 15:54

                        En plus 99% de la physique quantique c’est se faire expliquer que l’on ne peut expliquer de peur que toto en regardant la télévision 8h par jour reussisse à se construire une bombe atomique.


                        • RICAURET 21 juillet 2012 00:06

                          dans cet expose et dans la quantique l experimentateur a sa place

                          ex : lorsque vous controlez avec votre metrix votre ligne d’alimentation EDF

                          le fait de mettre vos contact sur le reseau a mesurer votre metrix absorbera une certaine tension

                          donc votre mesure est fausse ou approximative

                          2 eme ex

                          on donne les meme ingredients a des boulangers ils ont la meme farine la meme eau la meme levure est pourtant le pain est differentl’experimentateur entre dans la formulation

                          des exemple comme cela vous en trouverez a foison mais notre inteligencia scientifique veut tout uniformiser meme votre personne (qui ne resemble pas mais pas du tout a une autre personne )

                           


                          • Png persona-nongrata 21 juillet 2012 00:48

                            "En matière de gnose et connaissance divine, le risque encouru est la folie. Les expériences mystiques rapprochent de Dieu mais il faut risquer la perte de la raison et du sens commun (cf. Boehme, Zévi, etc.)."

                             En effet tout dépend à quel dieu on s’adresse , quand c’est le bon bien au contraire de la folie c’est la sagesse qui prédomine et pour preuve tous les prophètes et saints furent un exemple en la matière.

                             Le plupart des juifs ont remplacé la Torah par le Talmud Babylonien et maintenant oui je comprend ce qu’est la folie à l’état pure quand je vois ce que notre monde est devenu ...

                             Physique quantique ou satanique ?


                            • borniol borniol 21 juillet 2012 00:56

                              L’invisible est essentiel, c’est pourquoi l’essentiel reste invisible...
                              Un épisode de Particules : Dialogue entre la physique des particules et la philosophie de G.Deleuze
                              http://www.youtube.com/playlist?list=PL9DC7425B3078D4EA&feature=view_all


                              • Png persona-nongrata 21 juillet 2012 00:58

                                 
                                 D’ailleurs la franc-maçonnerie dégénérée est un pure produit de la Kabbale et je n’ai strictement rien compris à cette article mystico-scientiste et je dois vous avouer que ça me rassure :)


                                • Jean Umber 21 juillet 2012 10:30

                                  Drôle de classement pour les probabilités de présence d’un électron associé aux diverses orbitales atomiques d’un atome hydrogénoïde. Ce qui est représenté n’est en fait que la projection sur un plan des PP tridimensionnelles, avec une mise à l’écart des PP correspondant à un nombre quantique magnétique négatif. D’ailleurs, ce qui est représenté est une déjà le carré de combinaisons linéaires des fonctions d’onde décrites mathématiquement dans l’image (psi(nlm)).

                                  Ce qui est tout de même beaucoup plus important à souligner, pour ceux qui pourraient croire que la mécanique quantique nous ouvre des « horizons infinis », c’est que ce modèle - car ce n’est après tout qu’un modèle mathématique - ne permet de calculer exactement que les fonctions d’ondes (orbitales) d’un atome à un électron.

                                  Dès que l’on veut résoudre Schrödinger avec un potentiel à 3 charges, c’est fini. Nada.

                                  On ne peut dès lors que proposer des approximations calculatoires, qui rendent bien sûr ce modèle bien moins puissant qu’il n’y paraît.

                                  Certes, la description obtenue par des approximations est satisfaisante, car elles permettent par exemple, dans l’étude des molécules, de prévoir assez exactement les points de réactivité de cette molécule... mais ce ne sera toujours qu’approximatif, car les propriétés qui découleraient de la résolution exacte de Schrödinger ne peuvent être embrassées dans leur totalité.


                                  • Hervé Hum Hervé Hum 21 juillet 2012 22:24

                                    J ai fait l effort de lire jusqu au bout, mais j ai rien compris !

                                    D un coup d un seul je me sens idiot, blblblblblblblblblllll

                                    En tous les cas les dégâts « collatéraux » de la mécanique quantiques sont stupéfiants.

                                    Une personne (sympa au demeurant) rencontré chez un ami n arrêtait pas de me dire que suivant la mécanique quantique que l eau dans son verre n était pas de l eau mais une illusion... Stupéfiant je vous dis !

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