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La lente agonie des DRM

Les firmes phonographiques et cinématographiques découvrent enfin cette âpre réalité : dans le monde des bits, le duel entre glaive et bouclier tourne toujours à l’avantage du premier.

Les chants de l’inéluctabilité

Depuis peu, Apple, EMI, Yahoo !, Rhapsody et Amazon émettent des notes discordantes en prônant ouvertement l’abandon d’un modèle économique ultraprotectionniste, aussi kafkaïen qu’inefficace. En effet, incompatibilités logicielles et encodages numériques maintiennent iTunes, Pressplay (Sony-BMG, Universal), Musicnet (EMI, Warner) et compagnie sous la barre des 2% du total des téléchargements musicaux...Pendant que le peer-to-peer, fournisseur officiel de fichiers audio/vidéo multicompatibles et gratuits, accapare les 98% restants ! (1)

Lorsqu’on est un habitué de l’écosystème fermé iTunes-iPod, le récent prêche anti-DRM de Steve Jobs surprend énormément. Cependant, le big boss est sincère lorsqu’il affirme avoir été acculé par l’industrie phonographique. Le système Fairplay - limitant l’interopérabilité et la duplicabilité d’un morceau - fut effectivement la condition sine qua non d’un approvisionnement musical de iTunes par les majors. Par ailleurs, Apple est également sous pression judiciaire croissante des deux côtés de l’Atlantique (Californie, France, Allemagne, Scandinavie) : de nombreuses associations l’accusent de restreindre la liberté du consommateur et d’adopter une stratégie monopolistique. Les divers verdicts pourraient bien l’obliger à s’autocorriger ou à fermer ses divisions européennes.

Certes, la mort des DRM Apple/Microsoft (aisément contournables !) n’enrayera point le peer-to-peer, conséquence logique de la multiplication constante des interconnexions. Mais, leur disparition déroulera le tapis rouge à de nouveaux entrants et mettra fin à l’oligopole de quatre multinationales. Ce marché sera d’autant plus contestable et diversifié que les stockages virtuels musicaux ouvriront des horizons culturels et commerciaux infiniment plus larges que ceux de la distribution physique traditionnelle, engendrant des microniches par millions. Savamment décrite par Chris Anderson, la fameuse « longue traîne musicale » s’allongera davantage.

Des perspectives qui effraient les conseils d’administration des majors mais séduisent leurs directions commerciales. Ces dernières lorgnent eMusic, seconde pôle position des téléchargements musicaux payants en Amérique duNord et au Royaume-Uni. Echafaudée par une constellation de labels indépendants, cette plate-forme propose d’acquérir un quota évolutif de titres multicompatibles moyennant un abonnement mensuel de 5 à 10 dollars.

Personnellement, je suis clairement favorable à des solutions commerciales sans la moindre limitation temporelle, opérationnelle ou quantitative. Elles viendront très probablement de Yahoo ! ou Amazon, deux sopranos du Net qui modifieraient brutalement la symphonie usuelle. Dans tous les cas, Steve Jobs aura remarquablement improvisé sur sa partition : patron de la superdiscothèque du DRM, il passera désormais pour le prophète de l’interopérabilité e-musicale. Le père du Mac et du iPod a plus d’un tour dans son sac...

Underground, overground

Perpétuellement, des loups-garous experts en protection électronique promettent à Hollywood de meilleurs crucifix contre les vampires de la Toile. Malheureusement, quelques grammes d’imagination et un peu de patience auront suffi à deux jeunots pour pulvériser les algorithmes de cryptage du Blu-Ray et du HD DVD, technologies nécessitant des années et des millions de dollars d’investissements. Le calvaire des industries ciné-TV ne s’arrête pas là.

A peine les nommés aux Oscars avaient-ils rangé smokings et robes de soirée que leurs films inondaient les réseaux Bittorrent suite à une initiative de The Pirate Bay, mouvement suédois farouchement anti-DRM et copyrights. Depuis quelques années, le peer-to-peer a sérieusement mis à mal les chronologies régionales des médias audiovisuels : King Kong, Silent Hill, X-Men 3, Iwo Jima, 24h, Lost ou Desperate Housewives furent disponibles quelques heures après leurs premières diffusions américaines. On trouve même d’excellentes compilations DivX de ces films et séries dans les marchés africains ! Cependant, à l’inverse des téléchargements audio, ceux vidéo demeurent un peu moins hémorragiques. Mais, les logiciels de peerTV auxquels Joost a pavé la voie pourraient vite accélérer les choses. Producteurs et directeurs de programmes ne devraient point sous-estimer la vivacité des créateurs de Kazaa et de Skype !

Sentant le vent tourner, Apple - toujours le même - envisage fermement de diffuser des films en VOD (vidéo à la demande) trois mois après leur sortie en salles US. Les networks NBC, CBS et HBO élaborent des projets similaires. Comme leurs homologues musicales, les firmes audiovisuelles seraient tentées de limiter la transférabilité ou la validité d’une vidéo stockée dans un ordinateur ou un terminal TV numérique. Ce faisant, elles offriraient aussitôt la part du lion à la peerTV qui n’attend que ça ! Par bien des aspects, les lois du cyberespace ressemblent étrangement à celles des savanes du Serengeti...

Obnubilés par leur croisade antipiratage, les médias traditionnels n’ont pas vu le monde changer et n’ont guère anticipé leur impérative transmutation. Ultime recours partiel contre les darknets : distribuer et/ou diffuser en téléchargement ultrarapide des oeuvres non-protégées à des tarifs très bas. Le plongeon des chiffres d’affaires en valeur sera compensé par le décollage des ventes et abonnements en volume. De plus, en diffusant les films et séries en version multilingue, les médias ciné-TV élargiront leur clientèle immédiate à une échelle mondiale. Libre à elles de profiter de l’effet « long tail », d’innover vigoureusement en matière de produits dérivés en ligne et d’intégrer les cybernautes dans ce processus à l’image des éditeurs de jeux vidéo.

Ces imminentes réalités prendront corps avec l’expansion de la fibre optique, vecteur physique de l’internet très haut débit et de la convergence Web-TVHD. Télécoms, FAI et câblo-opérateurs des cinq continents investissent massivement dans ces prometteuses technologies, facteurs majeurs de la dématérialisation quasi complète des productions musicales et audiovisuelles. Une telle virtualisation enlèverait aux DRM tout leur sens.

Peu à peu, les industries culturelles réalisent que leurs forteresses numériques seront leurs propres pénitenciers, de surcroît fort mal gardés. Toutefois, les majors de la musique et du cinéma n’amorceront guère de virage à 180 degrés sur ces questions avant un ou deux ans, de quoi transformer radicalement leur modèle économique ou être devancées une énième fois par quelques cyberpunks.

(1) Selon l’Institut GFK. Voir Alternatives économiques, numéro 248.

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La lente agonie des DRM

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37 réactions à cet article    


  • (---.---.142.213) 27 février 2007 11:33

    Avant un ou deux ans ? Ils sont morts !

    De plus, Charles, nos pratiques changent ! Nous n’avons plus besoin de télécharger !...

    Par contre, une nouvelle guerre apparaît L’Open Source : Ennemis publics N°1, les terroristes virtuels ! ...

    Toutes nos économies vont y passer... Vive l’Open portefeuille...

    Les DRM certains s’accrochent (EMI) mais je n’y ai jamais cru, comme le vote informatique...


    • Forest Ent Forest Ent 27 février 2007 11:56

      Exact. Après 7 ans d’efforts, le modèle drm+interdiction du p2p est en train de s’écrouler lamentablement. Juste comme la DADVSI vient d’être publiée. smiley

      Une vague énorme va balayer la musique, le cinéma, la télé, la pub, la radio, la presse. Ce n’est que le tout début.


      • miaou (---.---.0.127) 27 février 2007 12:06

        Excellent article.

        Tout ceci est d’autant plus lamentable que largement prévisible.


        • gem gem 27 février 2007 19:26

          et même plus que prévisible : prévu et annoncé !


        • fredleborgne (---.---.35.217) 27 février 2007 13:27

          Et que cette vague avant de les balayer les claque pour leur donner à la joue le rouge qu’ils devraient avoir au front pour durant des années avoir pris les consommateurs pour des ... et traité les internautes de pirates, sans compter d’autres pratiques et incitations tyranniques prises au nom des droits d’auteur, et qui n’ont rien rapporté à ceux ci mais qui ont continué à engraisser les pseudo-ayant-droit...


          • (---.---.156.95) 27 février 2007 13:55

            Eh oui ! freeborgne ce sont eux les pirates !


          • (---.---.141.244) 27 février 2007 17:52

            ceux vidéo demeurent un peu moins hémorragiques !

            Non non, ne croyez pas ce qu’on vous raconte ! Ils se font plus discrets que les majors qui ont ouvert le bal ! c’est tout. Et derrière, il y a encore plus énorme : le jeu vidéo, et encore plus énorme : le logiciel ! chacun sa cour, mais c’est le même problème...

            Mais à force de prendre les clients pour des vaches à lait, fallait s’y attendre ! Payer 300€ voire 500€ pour une mise à jour de plus en plus fréquente, à d’autres...

            L’open Source est beaucoup plus honnête sur ce sujet...

            Et nous le répéterons jamais assez, il n’y a pas de sécu en info... Alors oui, finit DRM obligatoire ou non. Dommage pour ceux qui dépensent des millions pour rien, mais nous les avions prévenus...


            • Waylandes (---.---.184.230) 27 février 2007 18:28

              Le drm c est bien surtout dans les disques de diam’s


              • Pasco (---.---.98.146) 27 février 2007 18:39

                Personnellement, je trouve le prix des cd particulièrement abusif : le prix de fabrication d’un cd est ridicule (même pas 1 euro) pour autant, le consommateur doit travailler 4 heures pour pouvoir se payer ce même cd. C’est excessif.

                Les maisons de disques tournent autour du pot : l’enjeu est ce prix. Il est actuellement trop élevé. Instauré des systèmes de protection coûteux ne changera rien : il y aura toujours quelqu’un pour les faire sauter. Seul un prix juste aura un effet car, personnellement, je préfère malgré tout une copie (sic !) officielle.

                Des pertes pour les artistes ? Mais quand je rédige un document pour mon patron et mes collègues, je ne reçois pas de droits d’auteurs à chaque lecture, moi ! Or, il s’agit bien de création ! Est-il normal qu’un « artiste » puisse ainsi compléter sa collection de chaussures, se faire construire de superbes villas sans rien faire ni même plus chanter, p.e. ! Allez sur scène pour gagner de l’argent, pardi ! Et puis, faites revoir à la hausse les royalties que doivent vous verser les majors qui se sucrent sur votre dos ! Les majors sont des rapaces. Elles sont là pour faire du profit pas de la culture.

                Vive les p2p !


                • gem gem 27 février 2007 19:36

                  Faut quand même pas raconter n’importe quoi. Le SMIC est à + de 8 €, il faut donc moins de 1 à 3 heures de boulot (selon que c’est un classique en promo ou une actualité). Objectivement, non seulement ce n’est pas excessif, mais c’est même ridicule par rapport à l’énergie qu’il faudrait déployer pour obtenir le même résultat.

                  Par contre c’ets vrai que les « artistes » ont des privilèges exorbitants et injustifiables, d’autant qu’on a déjà un stock d’oeuvres géniales tel qu’il faudrait plusieurs vie pour en profiter : la création ne sert pratiquement plus à rien !


                • minijack minijack 27 février 2007 21:35

                  @ pasco

                  « Quand je rédige un document pour mon patron, je ne reçois pas de droits d’auteur à chaque lecture... »

                  Bravo la comparaison !

                  1) Ton patron te paie pour faire ton boulot. 2) ton « document » n’est probablement pas une oeuvre artistique ; 3) même si c’est le cas, ton patron est le véritable mécène qui paie en une fois la valeur globale de ton « oeuvre » ; (qu’il fera ensuite partager ou pas à d’autres). Mais à part ton patron, tout le monde s’en fout de ton document, si ce n’est pas une chose exceptionnelle il n’est pas prêt de circuler sur le P2P !

                  Et même si ton boulot consiste à rédiger, ça ne change pas grand chose. Certains pisse-copies se prennent aussi pour des créateurs. Mais pour la plupart ils ne sont que des salariés d’une organe de presse bien contents de manger grâce à la soupe qu’ils servent. Rien à voir avec le boulot de l’écrivain qui lui travaille sans filet et a besoin du public pour assurer sa subsistance. Si le public ne paie plus tout en profitant de son boulot, il y a quelque chose qui ne va plus dans cette société. Pour la musique ou le cinéma c’est pareil.

                  Quand tu seras décidé à jouer toi-même les mécènes, en payant six mois ou un an de salaire d’un cadre à un gars qui aura écrit un bouquin de 300 pages qui intéresse 1000 de tes potes, peut-être t’autorisera-t-il à le diffuser gratuitement à tes potes... En attendant que ça arrive, mieux vaut demander quelques euros à chacun des 1000 potes qui le lira. C’est plus sûr pour l’auteur et moins onéreux pour toi. C’est tout le principe du « Droit d’Auteur » dans son aspect patrimonial (pécuniaire). (les autres aspects traitant surtout du respect de l’intégrité d’une oeuvre et de sa paternité)

                  On peut discuter de la manière de payer. Certainement pas avec des cadenas. Mais se servir à la vitrine sans passer à la caisse n’est pas non plus de la dernière élégance.


                • Céline Ertalif Céline Ertalif 28 février 2007 00:03

                  Quand on regarde le cas des universitaires, Pasco n’a pas forcément tort de réclamer...


                • bulu (---.---.142.161) 28 février 2007 10:51

                  Il a encore moins tord si l’on considere les chercheurs (public et prive) qui n’ont aucun droit d’auteur sur leurs idees...


                • minijack minijack 15 mars 2007 06:56

                  @ céline et bulu

                  Je ne vous donne pas tort, notamment pour les universitaires, mais il y a une marge entre ne plus rien payer aux créateurs en copiant leurs oeuvres gratos, et prétendre à des droits identiques pour des créateurs salariés, déjà rémunérés par une structure étatique pour publier.

                  L’injustice pour les uns n’excuse pas l’injustice pour les autres. Il doit y être remédié de manière adaptée dans chaque cas.

                  Le risque a un prix. Un salarié ou un fonctionnaire n’a pas à bénéficier des mêmes droits qu’un auteur indépendant travaillant sans filet. Ou alors, il faudrait que toute création soit rémunérée par un minimum forfaitaire. Le RMI du créateur ?... Ce peut être une vision possible de la Licence Globale. Personnellement, je serais plus favorable à une répartition proportionnelle que forfaitaire. Sinon, on aboutit vite à de « l’art étatiste » à la soviétique.

                  En fait, il faut absolument « repenser » le Droit d’Auteur ainsi que sa répartition, mais certainement pas l’abolir ou l’éviter frauduleusement.


                • manult (---.---.63.84) 28 février 2007 01:46

                  De toute façon, le problème d’une manière plus général, c’est tous les intermédiares entre le concepteur d’un produit et le client final. Dans le cas de la musique, si les auteurs veulent se faire payer, il n’ont qu’a faire de la scène ! Comme avant guerre quand on ne pouvait pas enregistre et copier autrement que sur une partition papier et reinterpréter ! Même l’étudiant sans le sous qui n’achète pas un CD de l’année est prêt à payer ruby sur ongle une place pour le concert de son groupe préféré ! Et en plus ça rapporte beaucoup plus au groupe qu’au producteur !

                  Pour le cas général, ben pour supprimers les intermédiares qui se sucrent au pasage, y’a internet qui regorges de petits producteurs autonomes !

                  Du producteur au consomateur ! Voila la bonne voie. De là à se passer de taxes de l’état... Non ! On a besoin de redistribuer aux malchanceux (ou trop souvent fainéants)

                  Soyez des éléctrons libres de la « longue traine » ! pas de la longue flème ! Be mobile, be underground, stay free !


                  • Asp Explorer Asp Explorer 28 février 2007 07:47

                    Surtout, le problème, c’est le différentiel de prix entre CD et DVD. Entre un CD à 22 euros et un DVD à 25, il faudra m’expliquer comment les éditeurs de musique comptent justifier ce prix démentiel.


                    • red (---.---.195.124) 28 février 2007 09:04

                      personnelement je serais pret à acheter un album directement en mp3(sans aucun support physique) si le prix était inf ou égal à 5 euros...( crediter un compte de 20 euros et consommer sont forfait tranquillement à un prix raisonnable)

                      car entre nous cd=15 euros + concert=30 à 70 euros... mince, il ne faut pas pousser mémé dans les ronces qui piquent et qui font mal !!!!!

                      d’ailleurs pourquoi les artiste émergeants ne forment pas un portail pour vendre leur oeuvre comme ca... je n’ai jamais compris......

                      bon .. tous les artistes emergeants contactez moi, ya un truc à faire ;)


                      • Dragoncat Dragoncat 28 février 2007 09:33

                        Bonjour Charles

                        Vous nous aviez gratifié d’un article intéressant sur l’industrie du X à Los Angeles. Pour info complémentaire, les professionnels du Web pour adultes eux aussi réalisent que le DRM est une fausse bonne idée.

                        Les internautes qui se sont abonnés et ont payés pendant plusieurs mois pour pouvoir télécharger des fichiers vidéos en haut débit n’ont pas envie de voir leur trésor de guerre disparaitre en fin d’abonnement.

                        Le DRM prend donc là aussi la voie du placard... Pour cause d’hémorragie d’abonnés. smiley

                        Cordialement


                        • ZJP (---.---.34.174) 28 février 2007 14:01

                          CD, P2P, DRM... La solution la plus simple, la plus ouverte, et la moins couteuse pour le consommateur : Une espèce de RNT (Radio Numérique Terrestre). L’équivalent des WebRadios mais en hertzien. On choisi le style musical que l’on veut et basta. Les balateurs de ce genre seraient facile a fabriquer, peu encombrant, grosse autonomie etc... Font ch... les majors. smiley


                          • Bill (---.---.240.66) 28 février 2007 14:37

                            Au lieu de faire la guerre à un essaim, il suffirait de pactiser, le principe de la licence globale est surement le meilleur : au lieu de se plaindre de ne rien toucher du tout sur les téléchargements, les ayants droits récupéreraient un peu d’argent. Aujourd’hui à courir après les gros sous ils n’ont rien obtenu, dépensé des millions en recherches sur les DRMs et perdu des clients !!! -o Je trouve normal de payer un cd, un dvd, un concert : c’est du concret ! Un flux numérique ? c’est comme la radio ou la télé, on paye une redevance, un droit d’accès et on enregistre ! smiley Alors messieurs de la distribution : nous sommes prêts à payer une redevance. A bon entendeur...


                            • Bill Bill 28 février 2007 14:43

                              Ce que vous dites est très bien ,mais sil’vousplait, Bill est déjà mon propre pseudo, merci d’en trouver un autre !

                              Bill


                            • (---.---.229.100) 1er mars 2007 20:15

                              Bill, 1 seule solution : des DRM sur votre pseudo.


                            • jacquot (---.---.63.253) 28 février 2007 19:15

                              Toutes ces remarques sur les DRM c’est du n’importe quoi. Bien sûr que les DRm vont continuer à exister. Apple a un problème, qui est son modèle économique. il gagne de l’argent avec ses Ipods et en perd avec sa vente en ligne. Microsoft et d’autres qui sont prêts vant accentuer ce problème, de droits surpayés pour pouvoir vendre du matériel. Du coup Apple propose un chantage : on ne veut pas payer plus (comme Microsoft), ou sinon on ne vendra plus que sans DRM, nos Ipods continuant à se vendre, mais surtout représentant un très grosse base, certains auteurs ou éditeurs pourraient être attirés ... et le reste fonctionnera comme c’est la cas en afit aujourd’hui en pirate, et vous allez être perdants !!!

                              Les DRM ne sont aujourd’hui pas encore suffisament mis au point et normalisés. la solution TPM d’Intel, présente sans que personne n’en sache rien dans la plupart des PC vendus depuis deux ans (surtout ceux de marque mais pas mal de cartes mères nues aussi), n’est même pas implémentée dans l’actuelle version de Vista. Quand ça sera le cas, les DRM supportés en hardware seront incraquables sur un PC (par exemple).


                              • (---.---.140.77) 1er mars 2007 15:22

                                Aux chiottes les ipod’s et les DRM et vive la Mule et BitSpirit !!!


                              • Stan (---.---.217.57) 1er mars 2007 05:54

                                Sur mon portable Mac, j’ai iTunes. Sur iTunes j’ai plusieurs dizaines de radios thématiques qui tournent sans blabla. Un baladeur sur les oreilles en bagnole c’est dangereux, donc radio/cd. Quand j’ai envie de découvertes, je fais un tour sur Jamendo avec parfois de vrais coups de coeur que je peux télécharger en toute légalité et quand je craque exceptionnellement de la mort pour un album ou l’artiste, j’achète son cd. Et tout ça c’est tranquille, correct et légal pour remplir mes oreilles durant ma journée.

                                C’est quoi cet acharnement sur le sujet du téléchargement ? J’ai jamais compris et les dernières savonnettes promotionnelles style « starac » me flingue la tête après trois passages en boucle. Bref, si quelqu’un pouvait m’expliquer pourquoi j’ai pas l’air « normal » au milieu de cette génération d’iPodistes frénétiques...


                                • hezo (---.---.75.79) 1er mars 2007 08:27

                                  le plus interessant dans l’analyste de l’auteur est que les major se sont fourvoyer en cherchant a vendre a l’unité et au temps de la musique, alors que les consomateur (depuis le P2P) cherche des offres en abonnement illimité en temps et en quantité. A mon sens , c’est surtout cet inadequation entre l’offre et la demande, qui a couler les E-Bizz des major.


                                  • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 1er mars 2007 13:05

                                    Tiens, c’est curieux je n’est pas vu Damian West s’exprimer sur ce sujet, il a pourtant été un fervent défenseur des DRMs lors des débats sur la loi DADVSI...

                                    Comme quoi ici aussi le monde change.


                                    • (---.---.140.117) 3 mars 2007 16:49

                                      laissez-le, il est occupé avec sa drôle de guerre et ces 274 commentaires !

                                      Pauvre démon réconforté dans son Nulivers...


                                    • (---.---.139.80) 1er mars 2007 16:47

                                      Les DR quoi ? Qui n’en veut ?

                                      Il est l’heure d’apporter le coup de grâce !

                                      Pourquoi ? Parce qu’ils cherchent de nouvelles solutions ! et ce n’est pas rendre service aux artistes créatifs d’aujourd’hui et de demain.

                                      Comment ? Boycotte toujours, même pour les CD à 5€, Utiliser un max de logiciels Open Source, et devenez pro du P2P...

                                      À mort, les majors ! je vous aimais bien, mais ce n’était pas réciproque ! Dommage...

                                      Et si vous insistez, j’ai encore quelques surprises pour vous ! Les bons comptes font les pires ennemis...

                                      Désolé, mais il y a bien plus important à régler que vos petits soucis...

                                      Free, c’est un mot que vous allez comprendre maintenant.

                                      Allez pleurer chez RDDV ! Envoyez-nous des Lettres ! Achetez tous ce qui dépasse ! Et continuez de creuser votre tombe... tous seuls.

                                      Le requiem est prêt. L’enfer vous attend. Je vous laisse la star ac et autres nouvelles stars...

                                      Et n’oubliez pas de regarder dans le rétro, tous les déchets que la société va devoir recycler... C’est eux qui nous font pitié aujourd’hui, pas vous bande de rapaces.

                                      adieu


                                      • Apolitique (---.---.5.239) 3 mars 2007 11:18

                                        Pour un CD audio, on compte 01€ de droits d’auteur, entre 01 et 03€ pour rémunérer les emplois de l’industrie du disque... 01€ pour leurs bénéfices qui restent tout de même trés encourageants malgré la soit disante « crise ».... Ca fait 05€ l’album...

                                        Si je télécharge un album à ce prix là je n’ai ni la jaquette, ni les paroles... bref, que l’album en lui même... que l’on aille pas me dire que ce n’est pas rentable pour eux !

                                        Leur obstination à la DRM et les tarifs excessifs qu’ils nous imposent sont les premiers incitateurs à la fraude, ils sont TROP gourmands, tout travail mérite salaire, mais là c’est vraiment nous prendre pour des jambons.

                                        Ils veulent jouer à quitte ou double... ils vont perdre et même sans P2P, si je pique les CD de mes amis pour les mettre sur mon PC... comment vont ils me pister ? Tant bien même, si je ne peux pas lire un CD « emprunté » sur mon PC à cause d’un de leurs programmes greffé dessus, je dépose plainte car c’est illégal, un CD doit être compatible sur tout support de lecture audio...

                                        Enfin, à quoi bon en parler, ils sont sourds.


                                        • Majax WC (---.---.242.174) 3 mars 2007 12:12

                                          Je trouve le titre bien choisi. Il s’agit bien d’agonie, mais pas uniquement celle des DRM. Il s’agit aussi de celle du modèle économique proposé par les « Majors ». On pourra diserter tant que l’on veut à propos des protections, le problème est essentiellement commercial.

                                          Les consommateurs ne veulent pas de produits bloqués par les DRM, alors c’est simple, ils n’en achètent pas.....Les tarifs sont trop élevés, c’est simple, on se tourne vers le P2P, gratuit. Alors que l’on sait aujourd’hui, que ceux qui téléchargent seraient prêt à payer, une somme forfaitaire type licence globale, ou sur le modèle actuel, mais avec des prix revus à la baisse.

                                          Les « Majors » aujourd’hui, refusent d’admettre la fin d’un modèle économique très très avantageux pour elles, et qui prends quand même le consommateur pour un pigeon. La sanction est donc immédiate : ils perdent des clients, des parts de marché, et leurs revenus baissent de manière très significative. Dans le même temps, les DRM qu’ils défendent, ne gènent que leurs clients hônnètes. Leur action envoie donc directement la population sur les réseau P2P (oui, la population, puisque l’on sait aujourd’hui que la masse des « downloaders » se compte en millions).

                                          RDDV peut continuer de s’agiter, cela ne sert à rien. L’informatique est un language, en constant progrès, ce qui rend toute protection logicielle inutile à très court terme. Pour ce qui est des protections type hardware, là encore, ça ne tiendra pas. Le « marché » du P2P draine beaucoup trop de monde aujourd’hui pour ne pas voir très vite des modchips débloquant les cartes mères (à l’image des puces pour consoles), ou même des CM vendues sans aucune protection.

                                          Bref, et c’est une question de bon sens, la partie est perdue d’avance pour les majors. A terme, il faudra reparler de la licence globale. Tout simplement parce que sinon, c’est de leur disparition pure et simple qu’il nous faudra diserter. Sans client, ou avec trop peu, une entreprise commerciale disparaît.

                                          Souvent après une lente agonie.


                                          • passe par là (---.---.159.124) 3 mars 2007 12:49

                                            DRM : Donnedieux Rend son Ministère (ou son Manteau) ! Petite boutade en passant...


                                            • (---.---.229.120) 3 mars 2007 15:45

                                              Petite erreur concernant les BR DISC et HD DVD. Leur protection n’a nullement été brisée. Contrairement à ce qu’affirme l’article. Des clés de certains films ont pu être trouvée pour déchiffrer certains medias en exploitant une faiblesse d’un logiciel de lecture de HD-DVD (les clés étaient disponibles en clair dans la mémoire de l’ordinateur, elles ont donc simplement été « dumpées »). Ensuite une master key a été trouvée récemment toujours par la même méthode ce qui permet de déchiffrer actuellement tous les HD-DVD sortis. Mais aucunement les protections des HD-DVS n’ont été brisées. Un contournement temporaire (car clés matos révocables/logiciels révocables), sans plus ...


                                              • (---.---.140.117) 3 mars 2007 17:23

                                                « La revanche des hackers ».

                                                Les gouvernements sont tous, plus ou moins, des coalitions opposées au peuple . . . et les dirigeants n’ayant pas plus de morale que ceux qu’ils dirigent . . . on ne peut maintenir le pouvoir d’un gouvernement dans les limites qu’il s’est imposées qu’en lui faisant la démonstration d’une puissance égale à la sienne, le sentiment de tout un peuple.

                                                - Benjamin Franklin Bache, dans un éditorial du Philadelphia Aurora, 1794


                                              • (---.---.178.161) 3 mars 2007 17:55

                                                Eh, oui !

                                                Les DRM et toutes autres protections(BR DISC et HD DVD) ne sont que des problèmes mineurs contournés par de multiples possibilités !

                                                Désolé... mais il n’y a même pas besoin de les craquer...


                                              • Majax WC (---.---.242.91) 3 mars 2007 19:31

                                                Pour ce qui est des deux nouveaux formats, ce qui les sauve, ce n’est aucunement leur protection. C’est simplement le prix trop élevé des graveurs et médias HD-DVD et Blue ray.

                                                Dans un an ou deux, Sony, oui, la boite qui sort le format Blue Ray, et qui pleure contre le piratage, proposera à la vente des graveurs et des supports vierges à prix abordables. Et la question sera entendue. Comme elle l’est aujourd’hui pour le DvD.

                                                Car le plus beau de l’affaire, c’est que ceux qui se plaignent du piratage, les éditeurs de dvd (quelque soit le format) sont aussi ceux qui nous donnent les moyens matériel à bas prix de copier leurs propres produits......


                                                • Pierre (---.---.143.138) 10 mars 2007 16:22

                                                  Je suis parfaitement d’accord avec cet article, il est temps que le monopole inefficace des majors change et s’adapte au présent.

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