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Accueil du site > Actualités > Technologies > La licence globale n’est pas un choix économique

La licence globale n’est pas un choix économique

Lors d’un colloque organisé par NPA Conseil et « La Tribune » la semaine dernière, Marie-Christine Levet, la PDG de Club Internet et ancienne présidente de l’Association des Fournisseurs d’Accès (AFA) a martelé son opposition à la licence globale. Elle lui préfère les paiements à l’acte pour les contenus culturels. La licence globale n’est pourtant pas seulement un choix économique, loin s’en faut.

Il ne se trouve plus grand monde pour défendre l’idée d’une licence globale. Même Patrick Bloche, le député socialiste qui avait défendu à l’Assemblée ce projet avec son complice Christian Paul, ne veut plus en entendre parler. Venu porter la parole de Ségolène Royal au colloque de NPA Conseil sur les stratégies des médias à l’heure de la convergence, Bloche a invité chacun à "ne pas resservir le plat froid de la licence globale". Si l’idée de taxer les FAI (et donc les abonnés) reste à l’ordre du jour du programme socialiste, l’idée d’autoriser les mises à disposition par les internautes n’est plus exprimée avec autant de vigueur qu’il y a un an.

Pourtant, alors que plus personne n’ose reparler de cette licence globale qui avait soulevé la colère de toute l’industrie culturelle (artistes-interprètes exceptés), les fournisseurs d’accès semblent toujours craindre au plus haut point qu’elle revienne sur le devant de la scène. Preuve sans doute que le climat est plus fragile et tendu qu’on ne le croit, Marie-Christine Levet a martelé à trois reprises lors du colloque du jeudi 5 avril qu’il fallait refuser toute "licence légale". Au point d’en faire son voeu aux candidats à l’élection présidentielle. L’ancienne présidente de l’Association des Fournisseurs d’Accès a indiqué devant un parterre de professionnels de l’audiovisuel que "nous avons tous un intérêt commun au développement de contenus à valeur ajoutée". La meilleure réponse au piratage, a-t-elle rappelé, c’est "le développement d’offres légales, riches et de qualité". "Il faut développer le payant", a estimé la directrice de Club-Internet.

Bien sûr, elle défend l’idée que les box des FAI deviennent les points de distribution principaux des oeuvres sur Internet. Toutes les offres principales de VOD s’y sont déjà installées, et les offres musicales ne devraient plus tarder. Pour les FAI, qui font payer seulement quelques dizaines d’euros par mois pour un abonnement avec téléphonie illimité, télévision sur IP et bande passante importante, seuls ces services complémentaires peuvent assurer une rentabilité à long terme. La licence globale, si elle voyait le jour, heurterait de plein fouet cette logique puisqu’elle anéantirait la rareté de l’offre sur laquelle ces desseins se basent.

Un choix pollitique d’accès public à la culture numérique

Pour autant, on ne peut pas résumer la licence globale à un simple modèle économique. S’il en est un, il s’agit surtout d’un choix hautement politique. D’un véritable choix de société clivant. Faire le choix de la VOD payante et des services de musique fermés sur abonnement payant, c’est faire le choix d’exclure de la vie culturelle tous ceux qui n’ont pas les moyens financiers de payer ces services à valeur ajoutée. Si, comme le préssentent tous les spécialistes et observateurs, la vidéo à la demande est appelée à remplacer les grilles de programmes TV, il va s’installer une distorsion entre ceux qui profitent des richesses offertes par la VOD et ceux qui se contenteront toujours des signaux hertziens et de la TNT, plus avilissants car nécessairement "de masse". La fracture numérique, comme on l’appelle désormais, est une véritable fracture sociale. La fracture sera plus profonde encore entre ceux qui ont accès à la VOD payante et ceux qui n’y ont a pas accès, qu’entre ceux qui allaient au cinéma ou étaient abonnés aux bouquets câble/satellite, et ceux qui ne pouvaient pas.

La licence globale est un véritable choix de société, un choix hautement politique parce qu’elle propose de mutualiser les coûts de l’accès à la culture entre tous ceux qui en bénéficient. Dans une société qui parle sans hésitation d’industrie culturelle, l’idée doit sembler marxiste. Elle ne l’est pas plus en réalité que celle de mutualiser les coûts des écoles et des routes, même pour ceux qui n’ont pas (et n’auront pas) d’enfants et ne conduisent pas. On ne peut écarter la licence globale d’un revers de la main sous prétexte que le modèle économique de la VOD commence à fonctionner. Le débat est bien plus complexe que cela.

Faut-il pousser la logique jusqu’à faire de la fourniture d’accès à internet un véritable service public ? Le débat doit être ouvert tant les FAI ont un rôle stratégique clé dans les communications d’aujourd’hui et de demain. Faut-il que soit créé un véritable service public gratuit de la VOD, comme il existe un service audiovisuel public financé par la redevance ? Là aussi, le débat doit être ouvert.

Rejeter la licence globale comme un "plat froid", c’est oublier les valeurs importantes qu’elle portait en elle. Au moment des élections présidentielles, ce clivage aurait dû être davantage exprimé.


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15 réactions à cet article    


  • (---.---.141.243) 13 avril 2007 09:36

    Bonjour Guillaume.

    Et encore un article sur la licence global, ce qui prouve que nous sommes bien dans une impasse de plus en plus étroite !

    Recopie d’un post de cette semaine :

    Ceci est une copie revue et corrigée, postée à goldy et Phosphoros...

    L’objectif n’étant pas de vous casser le moral, mais de comprendre que certains d’entres nous réfléchissent depuis une vingtaine année sur ce sujet ! dés l’apparition du numérique...

    Autant l’approche de monsieur Pelletier m’a fait bondir, autant je serais indulgent avec vous.

    Vous êtes de bonnes fois, et vous vous remuez les méninges sur ce sujet épineux.

    Hélas, aucune licence globale ou autres réglementations ne répondent équitablement aux enjeux de la culture.(et à bien d’autres puisque nombreux domaines sont concernés...)

    Le premier Hic que nous faisons tous et trop souvent en évoquant ce sujet de la réglementation du monde informatique, c’est de considérer que les pratiques en sont stabilisées. Grosse erreur !

    Ex simple parmi tant d’autres : Aujourd’hui vous passez pas un FAI, qui vous dit que cela sera la pratique de demain ? je soulève ce point, car précisément, nous avons prouvé que non seulement nous pouvons nous en passer, mais, en plus, cela devient urgent et nécessaire de les éviter !!!

    Autre ex : Le P2P est bien plus qu’un simple protocole. Les machines communiquent entre elles et le maillage du web prend une dimension sous estimée ! Irrévocable ! Incontrôlable à ce jour.

    N’oublions pas n’ont plus que l’évolution des technologies a une progression exponentielle (loi Moore) et que la nano transformera notre approche de la situation...

    Autre erreur, c’est la définition même de la culture ! En effet, le problème majeur va se résumer dans les définitions des brevets, droit d’auteur, ayant droit, copyright... et j’en passe ! Au niveau international. Mais aussi dans l’expression et les enjeux du pouvoir culturel...

    Pour comprendre j’utilise cette image : ce n’est pas parce que nous payons nos autoroutes aujourd’hui que nous le ferons demain ! et pour de nombreuses raisons...

    Ce problème de brevets, droit en tous genres sont déjà dans l’actualité quotidienne et il ne se passe pas un jour sans un accord en négociation ou un procès en court. Ce phénomène est exponentiel, car nous n’avons pas les mêmes règles internationales, ni les mêmes définitions et-ou volontés.

    De ces problèmes, en découle un et d’une importance capitale : le rôle et la définition d’un artiste ou créateur dans nos sociétés contemporaines.

    L’artiste ou créateur sera certainement le dernier à être abordé malgré qu’il soit l’un des plus fondamentaux dans cette histoire ! (rappelez-vous : l’excuse Dadvsi...)

    De plus, le mélange des genres est inévitable. c’est le propre de l’échange culturel. Base fondamentale du développement humain.

    Rappelons aussi que l’informatique c’est le matériel et le logiciel.

    Alors que le nombre de fabricants matériels diminue, le nombre de concepteurs logiciels est en explosion ! C’est un autre point non négligeable dans cette évolution sans précédent, dans cette course folle économique et au pouvoir suprême !

    Je pense que certains perçoivent déjà le danger d’un seul fabricant de processeurs...

    Un constat : l’Open Source et Linux s’imposent par une logique mieux adaptée et armée aux enjeux d’aujourd’hui et de demain...

    La licence Créative Common, issue de cette logique, a déjà quelques longueurs d’avance et correspond mieux aux pratiques du web. Elle a aussi des zones d’ombres qu’il faudra très vite éclaircir...

    Au vu de ces quelques bouleversements plus que prévisibles, toute réglementation n’a plus le temps de voir le jour sans en être dépassée !!!

    Si nous voulons tirer vers le haut aucune réglementation pénalisante ne devra être prise ! c’est le contrôle des multinationales qui devrait être la principale préoccupation des États et des citoyens ! C’est pourtant l’inverse qui se produit ! Danger...

    La culture aujourd’hui c’est internet dans son ensemble international ! et ne sera jamais un NetCulture.gouv.fr... La musique n’est qu’une infime partie de la culture ! La culture est international donc mondial.

    Avec la presse, le cinéma, le jeu vidéo, le logiciel la Pup,... ! C’est toute l’infrastructure de notre modèle économique, politique, social qui s’en retrouve bouleversé.

    Soit, la culture est un marché et sa réglementation, c’est l’offre et la demande. Soit, elle est propagande et c’est une redevance d’état. Soit, elle est l’expression du comportement humain et se doit d’être libre.

    Aujourd’hui, elle se veut tout à la fois, pour contenter tout le monde, et vous la payez au prix extra fort. (Prix+taxe+redevance+...)

    Avec notre logique d’aujourd’hui (dadvsi, licence globale,...) nous sommes tous au service des US !!! Et pour longtemps si nous ne changeons pas notre état d’esprit...

    Ce qui manque aujourd’hui à notre culture, c’est un gouvernement mondial, mais comme l’emprise des pouvoirs n’est pas fiable et que nous ne savons pas améliorer nos démocraties, nous nous dirigeons droit sur une anarchie sans nom.

    Du coup le piratage en devient l’ultime expression culturelle !

    Car n’oubliez jamais, l’art et la culture sont le reflet de nos sociétés...

    Internet, a devancé la condition humaine sur bien des sujets, a fait tomber barrières et frontières. La lucidité de nos jours n’est pas de revenir en arrière, mais de convaincre nos gouvernements à un plus grand respect des peuples de ce monde.

    Comme vous le constatez, ce sujet hors-norme dépasse de loin le simple petit problème d’une licence globale ou autres...

    À méditer... si nous voulons éviter la guerre, que les hackeurs ont déjà gagnée !


    • Guillaume Champeau Guillaume Champeau 13 avril 2007 09:42

      Bonjour,

      Merci pour ce commentaire... mais je ne suis pas sûr d’en comprendre le sens. La licence globale (qui n’a rien d’un portail centralisé par l’Etat, bien au contraire) n’est pas dépendante ni d’une technique ni d’un canal. Elle permet justement de s’adapter à l’évolution des cadres techniques, mais constitue un choix beaucoup plus politique qu’économique. C’était en tout cas le sens de cet article que de le démontrer.

      Elle n’est ni incompatible ni opposée aux modèles économiques payants et aux libertés permises et encadrées par les licences libres de type Creative Commons.


    • (---.---.192.196) 13 avril 2007 09:44

      Un artiste créateur est quelqu’un qui crée, conçoit et réalise des oeuvres d’art et qui en vit. Et ce n’est pas près de changer. Puisque des fortunes immenses et des intérêts majeurs sont liés à ce concept. C’est le pivot de la société libre et ouverte et, dans le même temps, du Marché libéral dans lequel la planète entière est engagée par le fait.

      Demian West incognito.


    • (---.---.141.243) 13 avril 2007 10:47

      Oui, c’est vaste sujet Guillaume et tu es bien placé pour le savoir...

      La licence globale que tu décris passe par les FAI (privés ?). Elle s’apparente à la redevance TV que nous connaissons aujourd’hui. Car, je ne vois pas qui à part l’état pourrait s’en occuper.

      La Sacem nous cause trop de mésaventures... Le privé trop gourmand et jamais rassasié... La Cnil en faillite... Le CSA dépassé...

      Et n’oublions pas la culture mondialisée... Si un autre pays propose du libre total et de qualité les internautes s’y précipiteront...

      Comme précisé dans ce post, les FAI sont sur la sellette... Nous devons remettre de l’ordre dans leur activité.

      Concurrence déloyale, abus de positions dominantes, délocalisation d’un service nul et obligatoire, contrôle généralisé, coupure sauvage, incompétence notoire, prise de bénéfices hors-norme...

      Le P2P et l’ IPV6 changent la donne. Nous pouvons aujourd’hui nous passer de leurs services. C’est même inévitable et en cour... je ne pense pas te l’apprendre...

      C’est en plus un super moyen pour sauvegarder notre mémoire collective, et chacun d’entre nous devient fournisseur de contenus !

      De plus, c’est fonctionnariser les artistes ! pas franchement tirer vers le haut la créativité... C’est certainement le point le plus fondamental. Car l’histoire nous la connaissons depuis quelques millénaires... Platon s’en soucier déjà...

      La répartition en sera détournée inévitablement, et la PUP continuera à s’en servir et en détourner le sens. La récupération de l’œuvre se fera au détriment de l’Artiste... Case départ !

      Nous nous devons être plus imaginatif ! Regarder l’avenir avec les couleurs d’un Arc-en-ciel, et non pas en noir et rouge...

      À DEMIAN, je te préfère en incognito... Nonyme, comme le tout le monde... Je te l’avais dit que tu y parviendrais tôt ou tard... cela ne t’empêche pas de porter ton nom...

      Tu n’as pas tort, mais les artistes indépendants récupèrent la mise... C’est de bonne guerre, non...


    • David (---.---.194.175) 13 avril 2007 10:16

      La licence globale ne soluève pas juste la question de l’accès à la culture, mais aussi celle de nos libertés individuelles.

      Imaginez, vous êtes en train de chanter dans la rue une œuvre protégée, si quelqu’un peut vous entendre, vous serez passible de lourdes poursuites. (Je n’invente rien certaines lois vont déjà dans ce sens en Australie).

      De plus le reflexe des majors et des gouvernements étant déjà de tous nous considérer comme des fraudeurs (les nouvelles taxes touchant les supports de stockage de hautes et moyennes capacité, s’ajoutant aux taxes déjà existantes sur les cd’s et dvd’s vierges sont là pour nous le rappeler), la probabilité de voir débarquer Big Brother sur tous nos appareils numériques se rapproche de jours en jours.

      Et son rôle ne sera pas seulement de vérifier si nous ne piratons pas, mais également de vérifier si nous regardons et écoutons le bon contenu (non subversif j’entends). Ce n’est pas de l’anticipation à long terme, la puissance du lobbying de l’industrie cinématographique et musicale est extrêmement influente. Le rouleau compresseur, ne laissera plus aucune chance à une culture différente de celle qu’ils auront décidée.

      Un exemple concret ?

      Il y a de plus en plus de difficultés pour des petits organisateurs de spectacle de pouvoir exercer leur travail : les difficultés pour obtenir les autorisations augmentent tous les ans et avoir les moyens financiers de pouvoir payer les différentes taxes et droits d’auteurs devient de plus en plus compliqué.

      En Belgique 2 des plus grands festivals du pays sont tombés aux mains de la société Clear Channel : Rock Werchter et I love Techno... Avec l’influence de la préoccupation commerciale d’une société blockbuster comme Clear Channel, ces événements seront (j’en suis persuadé) de plus en plus couteux et la programmation de plus en plus dénaturée et commerciale. Il ne s’agit pas ici de critiquer une société qui fonctionne et de faire un procès d’intention, mais de critiquer le fait que ces sociétés via le lobbying décident des lois qui vont allez dans le sens de leurs intérêts aux détriments des petites sociétés et des petits organisateurs. C’est la diversité culturelle qui est menacée, car nous n’aurons plus le choix de décider. C’est une des raisons de la levée de bouclier face à la licence globale.

      La loi DADVSI n’est qu’un premier pas de ces industries pour essayer de se réapproprier la diffusion de la musique et des films, dont ils ont du céder une partie aux nouvelles habitudes de consommation du marché crées par l’internet. Des solutions existes allant dans l’intérêt de tous existent (la licence globale est une bonne piste j’en suis persuadé), mais elles ébranleraient le monopole des majors et sont donc rejetées.

      La tendance politique actuelle est plutôt de protéger les majors, et ce aux détriments des artistes et des « consommateurs ». A l’heure actuelle le débat prend une mauvaise tournure... et je crains pour la suite...


      • (---.---.193.244) 13 avril 2007 10:42

        T’en fais pas un peu trop Baby, et c’est quand que Godzilla apparaît dans le fond du théâtre du crime ?


      • (---.---.141.243) 13 avril 2007 11:10

        Je rejoins ton analyse David.

        Ce qui commence à ma chatouiller sérieusement, car aujourd’hui tenez vous bien, les majors réclament des subventions pour survivre !

        Le comble d’une situation invraisemblable ! Aidons les artistes d’abord ! Plus de dix ans de galère bonjour ! ils passeront après, désolé pour eux...

        Il ne fallait pas jouer au plus intelligent dans la bêtise...


      • Yvance77 (---.---.90.33) 13 avril 2007 15:07

        Je n’aime pas les majors et leurs arbitraires. Des sites gratos de musique (comme Jamendo par ex.) ont trouvé de la place qui a été refusé par les monstres que sont Sony Warner et autres fumistes type Pascal Nègre.

        La licence est aussi un bon moyen de soutenir cette typologie d’artistes, des vrais, pas de la sucette staracadémisée.

        Le pont depuis trop longtemps a été coupé entre le public et l’artiste, ce lien doit se retendre.

        La crainte des majors dans tout cela, ben c’est de ne plus l’être. Aujourd’hui en étudiant bien les canaux il y a des formules moins couteuses pour artistes et auditeurs.

        Faire un maquette , des enregistrement studio tu peux le faire pour bien moins, dans des pays comme la Hongrie ou la Roumanie, c’est open, avec pressage de galette ensuite à 5000 exemplaires. En aucun c’est hors de prix.

        La licence est juste un moyen parmi d’autres de rendre accessible la culture (musicale ici)

        Ce qui est toujours drôle avec les riches c’est quand le progrés est en marche en leur faveur c’est une opportunité fanstastisque, quand c’est au profit des moins nantis c’est forcément du vol manifeste.

        En un mot qu’ils aillent se faire tous pendre ces enflés, et j’arreterai mes donwloads sauvages le jour cette licence verra les jour.

        A peluche


        • Yvance77 (---.---.90.33) 13 avril 2007 15:17

          Et puis Monsieur le journaliste de ratatium (un bon site cela dit) je ne comprends pas votre logique.

          Vous proposez des liens pour télécharger des tas de softs fait pour l’échange en P2P : mumule, Frost, bitorrent etc ... et vous vous masquer derrière de stérile avertissement de type « le dl sauvage c’est le mal »

          Soit vous êtes nos complices, soit d’un angélisme absolu. Mais le cul entre deux chaises ce n’est pas possible.

          C’est comme dire à un enfant tu peux tremper tes doigts dans tous les pots de confiottes du marchand d’en face, mais tu ne dois pas après y gouter.

          Si c’est pas du foutage de gueule, cela y ressemble presque.

          A peluche


        • big bisous (---.---.124.156) 13 avril 2007 15:57

          Je suis un lecteur de ce site egalement mais depuis la DADVSI je comprend d’autant plus la position de ratiatum.

          Avec DADVSI c’est la loi du con, un cd sert pour mettre de la musique, on le tax et tant pis si on peu y mettre autre chose, ratiatum ne fait que jouer au con, d’une façon extremement borderline mais toujours dans la legalite.

          D’autre part nombre de distribution linux sont distribué via ce systeme en plus des musique situés sur Jamendo, il me semble que ces Teraoctets de données ce n’est par rien.


        • (---.---.236.126) 13 avril 2007 18:27

          Il est vrai que la position de Guillaume Champeneau, n’est pas toujours très clair.

          depuis l’intégral des échanges (22 janvier / 26 janvier 2007) Sujet : Midem 2007, ses fréquentations deviennent un peu louche.

          Mais le monde avance, et aucun petit frenchy ne changera la donne.

          Nous avons les Majors, la Sacem et toute sa clique, le gouvernement, un certain nombre d’ayant-droit, qui ne comprennent toujours pas la situation, ou du moins qui essayent coûte que coûte d’imposer leurs visions.

          Alors, que le gouvernement continue de jouer avec le feu, en insistant sur Dadvsi et ARMT. Aprés la guerre c’est toujours la guerre.

          Les juristes passent à l’attaque en utilisant le flou juridique. L’espionnage du web à de nouveaux acteurs, et de nouvelles pratiques prennent forme.

          La réponse des internautes avertis est plus limpide. Boycotte encore plus sévère, téléchargement crypté avec adresse IP flottante,...,

          Résultat, les chiffres des majors continuent leurs chutes, Apple , Emi, Microsoft, et bien d’autres retirent les DRM.

          D’autres protections sont dans le collimateur. Peine perdue d’avance.

          Les distribs Linux continuent leur progression.

          Personne ne lâche le morceau. Les artistes sont les premiers concernés et les derniers servis.

          Si, la licence globale revient sur le tapis, c’est parce que nous tournons en rond.

          Vos Banques et vos Assurances ne vont pas tarder à réclamer un péage Extra-net... Pourquoi pas eux ? Tout le monde a le droit à sa part de gâteau ? Non ?

          Ma sœur ANNE, ne vois-tu rien venir ?

          Non, derrière des machines-écrans la partie se déroule dans le noir... à la vitesse lumière ! Clear the stream...


        • Dégueuloir Dégueuloir 12 mai 2007 19:14

          en musique libre je vous invite à aller sur Dogmazic,un grand site plein de musique gratos smiley smiley smileyhttp://www.dogmazic.net/static.php?op=musiqueIndex.php


        • Forest Ent Forest Ent 13 avril 2007 17:44

          Ce n’est que très indirectement que le refus de la LG s’avère un choix de société.

          Sur le fond, la grande majorité serait d’accord pour dire que l’art a un prix et est à sa place dans le domaine marchand.

          Le problème est que l’art a pris l’habitude de se financer indirectement via une industrie, et que celle-ci disparait pour obsolescence. Les revenus des artistes ne peuvent donc plus être adossés à un marché.

          Tout ceci est du technico-économique. Là où l’on entre en politique, c’est quand on fait le choix, faute de nouveau modèle économique, d’interdire internet pour sauvegarder l’industrie, plutôt qu’accepter un mode de paiement imparfait mais adossé au monde réel.

          Ce que dit en substance la DADVSI est qu’il n’y a plus de domaine privé, ni sur le net, ni à l’intérieur de votre propre ordi.

          Il est en effet interdit de contourner une MTP chez soi pour son propre usage. On n’est donc plus chez soi chez soi.


          • kay (---.---.192.73) 13 avril 2007 21:29

            je suis prêt à parier que dans quelques temps les mêmes majors qui refusent la licence globale viendront pleurnicher pour qu’on l’instaure à leur profit. Les artistes seront-ils encore une fois oubliés dans le partage des revenus ?


            • Le vénérable du sommet (---.---.36.227) 14 avril 2007 23:17

              Le problème de ces décideurs est qu’ils considèrent que la « taxe sur copie privée » ou « la licence globale » (si il n’y a pas le choix) devrait servir à rémunérer les majors du disque. Pour moi, cela reviendrait au même que mettre une taxe sur la voiture sous prétexte que les maréchales - ferrant ont moins de boulot depuis l’avènement de cette dernière. Je vais certainement choquer beaucoup de gens, mais je pense qu’un artiste musical ne devrait être rémunérer que par deux choses : Ces prestations scéniques et l’utilisation commerciale par des tiers de leurs créations. Je considère les CD audios et autres MP3 comme rien d’autre que des support publicitaires pour le grand public. Comme je l’ai dit il y a peu de temps sur un autre post, « acheter de la musique » c’est comme payer pour regarder de la pub. Certes, il y a quelques années, nous n’avions pas le choix. Acheter un CD musical était un service, une plus value qui me permettait de profiter d’un ersatz de sensation musicale chez moi. Aujourd’hui, je peux créer moi - même cet ersatz, avec mes propres ressources et sans voler quoi que se soit à personne. Pourquoi donc, devrais - je continuer à payer un service que je n’utilise pas ?? Bien sur, tout n’est pas perdu pour eux, j’ai acheter il y a peu un CD car c’était un bel objet (jolie jaquette, paroles des chansons, photos, interviews de l’artiste).

              Comme le fait si bien remarquer Forest Ent, les artistes perdent la rémunération des majors car ces derniers ne se sont pas adaptés. Est - ce de ma faute ?? Il est normal que ces majors rémunèrent les artistes car ils gagnent de l’argent grâce à eux, mais moi, je ne me fais pas d’argent sur leur dos !!! Certains vont me rétorquer que je profite de leurs créations, c’est sur que j’en profite. Mais pourquoi un artiste fait de la musique ?? Parce qu’il aime ça ou pour vendre seulement ?? Le p2p est une chance pour le création artistique car il obligera les faux à disparaitre. Oui, un gars qui fait une semaine de studio et 6 mois à rester chez lui n’est, pour moi, pas un vrai artiste !! Et attention, je ne parle pas ici que des interprètes mais aussi des auteurs et compositeurs qui n’ont pas plus de raison de se faire payer sur un process automatique industriel qui est la copie de CD ou de MP3 (ou autres ...)

              Deux remarques en plus.Premièrement, je parle bien ici de musiques et paroles et non pas de peintures, sculptures, photos, films ou autres jeux vidéos car l’existence de ces derniers ne peut exister sans support. Deuxièmement, Je fais remarquer que le fait d’appeler « artistes » les chanteurs « institutionnalisés » me gène. Sachant que mes plus grandes sensations artistiques, je les ai eu dans la rue et dans le métro, je ne vois pas pourquoi le chanteur de télé devrait être appelé artiste et pas les autres. Oui, je sais Demian West le défenseur de « l’art aristocratique » va faire la gueule. smiley

              Les artistes sont partout. D’ailleurs je nomme le texte au - dessus une « oeuvre artistique » et met un copyright dessus avec moultes rémunération sur les virgules et les points aussi. On ne sait jamais, si ça plait je pourrais me faire des pépettes facile !!! smiley

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