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Accueil du site > Actualités > Technologies > La mécanique quantique expliquée sans dévoilement

La mécanique quantique expliquée sans dévoilement

(I) Personne ne comprend la mécanique quantique ! Cette facétieuse formule prononcée par Feynman est encore vraie. Les dizaines de livres consacrés à cette énigmatique science n’ont toujours pas livré d’explication sur le monde quantique mais néanmoins, les descriptions de ces expériences étranges et ces théories ésotériques sont souvent plaisantes à lire pour peu qu’on dispose d’un minimum de bagage mathématique afin de voyager sans trop de difficultés dans cet univers qui se refuse à livrer ses secrets. Cela dit, la mécanique classique n’est guère plus facile à comprendre lorsqu’elle est déclinée avec des notions aussi abstraites que l’espace de configuration, le lagrangien, les crochets de Poisson. L’électromagnétisme est encore moins accessible. Finalement, la mécanique quantique est difficile à comprendre et c’est un défi pour les physiciens que de présenter cette science à un grand public d’autant plus que ces physiciens ne comprennent pas l’étrangeté du monde quantique. Le candide se demandera si quelque un sait enseigner la mécanique quantique dans la mesure où personne ne la comprend. Quoi qu’il en soit, des centaines d’ouvrages plus ou moins techniques ont été publiés, comme le dernier en date que je vais vous présenter dans ces quelques lignes.

Après avoir présenté la mécanique classique dans un précédent ouvrage, Le minium théorique, Leonard Susskind a tenté d’exposer la mécanique quantique dans un second traité destiné à un public instruit d’un minimum de connaissance mathématique. C’est ce qui est annoncé dans la présentation car ce traité est parsemé de formules mathématiques ésotériques avec un texte assez dense mais quelque peu redondant. La presse scientifique a salué cet ouvrage basé sur une série de cours donnés par Susskind et rédigé en collaboration avec Art Friedman, ingénieur et élève assidu de ces enseignements sur la mécanique quantique. On notera la place accordée à l’intrication quantique qui fait l’objet de deux chapitres (pas moins de 80 pages y sont consacrées). Ce qui montre l’importance de cette notion dont il faut retracer brièvement l’historique.

Le premier traité de mécanique quantique a été publié par Dirac en 1931. Entre temps, d’autres livres sont parus et notamment le fameux cours de physique quantique rédigé par Feynman. 500 pages de formules mathématiques mais pratiquement rien sur l’intrication. Ce qui apparaît comme un point de détail peut s’expliquer par la chronologie. Feynman a publié son traité en 1965 alors que l’intrication quantique n’avait été théorisée qu’en 1964 avec un article publié par Bell et conduisant aux inégalités permettant de tester l’intrication. En fait, l’article de Bell était passé pratiquement inaperçu alors que l’intrication quantique ne faisait pas partie des choses enseignées au niveau académique et était considéré non pas dans le champ expérimental mais comme un outil épistémologique destiné aux travaux sur l’interprétation de la mécanique quantique. Les physiciens étaient à cette époque pris dans un vertige expérimental et délaissaient la plupart les questions sur la signification de la théorie quantique. Ce n’est les expériences d’Alain Aspect en 1982 que les physiciens se sont vraiment intéressés à ces phénomènes d’intrication qui maintenant figurent en bonne place dans les préoccupations scientifiques, avec les questions d’interprétation et surtout les applications possibles dans le domaine des ordinateurs quantiques.

C’est la place accordée à l’intrication qui rend singulier le cours de Susskind dont la préface ne manque pas de souligner que cette notion a été ignorée par des générations de manuels quantiques et qu’elle est la propriété essentielle de la physique quantique. Une propriété qui aurait été découverte par Einstein et deux de ses confrères lorsqu’il publia son fameux article de 1935 consacré au paradoxe EPR afin de pousser Bohr dans ses retranchements épistémologiques. Mais l’intéressé bouda l’article et l’affaire fut classée jusqu’en 1964 lorsque Bell publia ses inégalités en utilisant les variables de spin et non plus l’impulsion et la position comme dans l’expérience de pensée EPRΨΨ. Et ce qu’on peut dire, c’est que l’intrication ajoute de l’étrangeté à une mécanique quantique qui était déjà plus qu’énigmatique. Pour expliciter l’essence de cette science étrange, il faut montrer ce qu’elle a de spécifique mais aussi en quoi elle se démarque de la mécanique classique. C’est ce que propose Susskind pour débuter ce fantastique voyage dans les hiéroglyphes quantiques.

(II) Deux notions sont universelles et concernent toutes les branches de la physique, l’état et la mesure. La définition d’un système ou d’un état quantique se démarque complètement des descriptions utilisées en mécanique classique. Deuxième point, si en mécanique classique, les notions utilisées pour décrire l’état d’un système servent aussi pour décrire les observations (vitesses, angles, positions), en mécanique quantique ce n’est plus le cas. Le lien entre les deux n’a rien d’intuitif ni de trivial. Les principes de la mécanique quantique nous livrent une leçon, c’est que l’homme (et j’ajouterai les vertébrés) est par essence « conçu » pour percevoir les choses classiques, force, position, température, mais pas les phénomènes quantiques. Si bien que les scientifiques ont dû élaborer un arsenal d’outils mathématiques permettant de décrire les systèmes quantiques et les observations. Pour élargir le propos, je me permets d’ajouter que seule la mécanique classique est trivial car elle colle à notre vécu dans le monde matériel. Toutes les autres physiques ont un volet non trivial et la mécanique quantique plus que les autres (RR, RG, EM).

Pour faire court, la physique quantique décrit des états en utilisant des vecteurs complexes. Les états sont en quelque sorte une représentation de l’information contenue par le système. Ils nécessitent l’emploi de deux outils mathématiques, le bra et le ket (un vecteur colonne et un vecteur ligne). Pour passer du monde des états (qui n’est pas réel) au monde des phénomènes, la mécanique quantique utilise des outils spécifiques qui s’appliquent sur l’espace des états. Ce sont les opérateurs. Un opérateur peut transformer un état en un même état moyennant un coefficient multiplicateur. Ce coefficient est désigné comme valeur propre. Cette valeur peut être un nombre complexe ou réel. En mécanique quantique, les valeurs propres sont réelles car les opérateurs sont hermitiens. Cette notion est bien présentée par Susskind et j’en donne une image simple. Prenez une pièce de monnaie, tracez un diamètre et quelques ronds sans épaisseur, puis placez de part et autre des symboles, les uns comme des bosses et autres comme des creux. Retournez la pièce de monnaie, elle n’a pas changé. D’un point de vue mathématique, l’opérateur est une matrice ; le diamètre de la pièce représente la diagonale avec ses nombres réels ; la substitution d’une bosse par un creux correspond à une conjugaison de tous les termes de la matrice (par exemple 3 + i2 donne comme conjugué 3 – i2, i étant le nombre imaginaire) ; le retournement de la pièce correspond à une transposition. Les deux actions permettent de construire un opérateur adjoint qui, comme l’indique l’image, est identique à l’opérateur initial. Ce qui est la définition d’un opérateur hermitien.

Ces notions de base permettent d’entrer dans la compréhension des procédures mathématiques et expérimentales. Parmi les choses observées, certaines sont classiques, comme la position ou alors la vitesse mais cela suppose que le système puisse être décrit comme un point mathématique, chose qui n’est pas permise par la théorie. Penser qu’il y a des particules est un abus de langage. Penser qu’il y a des ondes en est un autre. Les manuels de physique disent que la matière est à la fois onde et particule, elle est en vérité ni l’une ni l’autre ! C’est pour cette raison que Susskind commence son exposé en décrivant un caractère spécifique à la mécanique quantique complètement étranger au monde classique, c’est le spin. Qui peut prendre trois orientations (au sens quantique), chacune associée à un des trois opérateurs qui constituent avec l’opérateur identité les quatre matrices (2 x 2) de Pauli.

Après ces notions de base, un autre volet est pris en compte, celui qui fait intervenir le temps. Car en mécanique quantique comme en physique classique un système évolue dans le temps. Cette question est trop complexe pour être discutée en détail. L’évolution concerne l’état, auquel cas, l’équation est celle de Schrödinger (H Ψ = E Ψ). Vous savez qu’en mécanique classique, la variable d’état qui fonctionne avec le temps est l’énergie (cf. théorème Noether). L’énergie est donnée par l’hamiltonien. En mécanique quantique, l’hamiltonien n’est pas une quantité mais un opérateur H dont la valeur propre détermine l’énergie observable E du système. Pour être complet, il faut mentionner une autre formulation de l’évolution temporelle, celle dans laquelle c’est l’observable qui évolue et non pas l’état. C’est cette formulation qui fut employée par Heisenberg et Jordan dans la version mécanique des matrices qui en fait est mathématiquement équivalente à la mécanique des ondes de Schrödinger.

Un autre point est important à souligner, c’est le caractère unitaire de l’opérateur d’évolution U. Le résultat de l’application d’un opérateur U puis de son adjoint conduit au même état. Autrement dit, la multiplication des deux opérateurs est l’opérateur identité I. Cela a pour conséquence entre autres le fait que la relation logique entre deux états est conservée dans le temps. Les initiés de la physique verront sans doute quelque connivence avec l’un des théorèmes de Liouville énonçant la conservation du nombre de configurations dans le temps pour un système dynamique irréversible ou même l’autre théorème de Liouville sur la conservation du volume de l’espace des phases. Cette connivence n’est pas soulignée par Susskind qui la connaît certainement car elle concerne la question de l’information en physique. Opérateur unitaire, théorème de Liouville et bien d’autres choses ont un rapport avec la question de la conservation de l’information. Dès que l’on aborde la question de l’information, les liens entre la mécanique quantique et les autres physiques se précisent et c’est aussi le cas avec la correspondance AdS/CFT en gravité quantique.

L’étude des outils et principes de la mécanique quantique basique nous permettent de comprendre ce que signifie cette physique. La mécanique quantique nous dit comment il est possible d’extraire à partir d’un système des informations élémentaires. Ce n’est pas plus compliqué que cela. La description en terme d’états quantiques permet de décrire les informations complètes sur un système. L’application d’un opérateur détermine un type d’information (spin, impulsion…) pouvant être extraite à partir de l’interface entre la matière et l’expérimentateur. Quant à l’équation d’évolution, elle indique comment l’information pouvant être extraite change avec le temps. C’est l’enseignement majeur de la physique quantique que le constat d’une divergence entre l’information contenue dans le système et celle qui est accessible lors d’une expérience. En mécanique classique vous n’avez pas cette situation dont la conséquence, soulignée par Susskind dans son manuel, est que les paramètres observables sont utilisés pour décrire l’état du système, contrairement à la mécanique quantique.

(III) Si les cinq premières leçons du livre de Susskind présentent une mécanique quantique basique aboutie dès 1930, les chapitre six et sept sont consacrés à l’intrication, phénomène dont on a constaté la place assez récente dans le domaine physique. En fait, la mécanique quantique a été enrichie depuis les années 1960 par deux notions fondamentales, l’intrication et la décohérence. L’intrication mystifie les philosophes et les physiciens depuis 80 ans, autrement dit depuis la publication du paradoxe EPR en 1935. La décohérence fait l’objet de recherches récentes dont le cadre épistémologique a été fixé il y a 90 ans lors du congrès Solvay avec une motion adoptée, celle de Bohr. Pour bien situer les deux notions nouvelles, la décohérence concerne la relation entre deux systèmes, celui décrit par les états quantiques et celui de l’observateur lié au laboratoire dont la description est classique. On se situe à l’interface du quantique et du classique. L’intrication est toute autre puisqu’elle décrit la relation entre deux systèmes quantiques. Susskind a choisi de passer sous silence la décohérence. Et c’est cohérent dans son intention. En effet, si la décohérence constitue un chemin pour donner au monde quantique des aspects classiques, l’intrication accentue les traits d’un monde quantique qui s’échappe de plus en plus des règles classiques. Avec l’intrication, les deux univers, quantique et classique, se sont éloignés d’un cran supplémentaire.

C’est donc tout l’intérêt du cours de Susskind que de proposer un éclairage sur cette intrication, propriété essentielle du monde quantique qui intéresse les expérimentateurs mais doit en premier lieu être considérée comme l’accès à la compréhension des énigmes de l’univers. C’est en ce sens que ce cours de mécanique quantique devrait convenir autant à des apprentis physiciens qu’à des philosophes soucieux d’en découdre avec les mystères de la nature. La philosophie mécaniste ne livre pas accès à la compréhension de la nature mais à l’utilisation des choses. La philosophie quantique dévoile les énigmes de la nature et l’intrication devient un aspect incontournable pour accéder à ce dévoilement.

Ce dévoilement se fera progressivement. Mais je ne suis pas certain que ce soit indispensable pour le cours des sociétés. L’homme a montré qu’il est un maître pour vivre dans l’ignorance. Je vais peut-être présenter l’intrication mais je ne suis pas motivé…. A suivre ?


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67 réactions à cet article    


  • bibou1324 bibou1324 4 juillet 10:26

    Bonjour,


    J’estime posséder, de par mes longues études, un esprit scientifique. Le science n’est pas fondamentalement quelque chose de compliqué, le principe de base est même simple car toujours le même :

    • Etape 1 (facultative pour les mathématiciens) : on fait une observation, spontanée ou conséquence d’une expérience.

    • Etape 2 : on réfléchit à ce qui permettrait d’expliquer, en partie du moins, l’étape 1

    • Etape 3 : on pose des hypothèses. En langage commun, cela signifie définir les termes que l’on utilise, définir les dogmes sur lesquels vont se fonder notre raisonnement.

    • Etape 4 : on déroule la logique, le raisonnement théorique

    • Etape 5 : si on a de la chance, on arrive à une conclusion

    • Etape 6 : on vérifie si possible la conclusion par des expérimentations, retour à l’étape 1. Si l’expérimentation n’est pas concluante, peut être qu’un dogme est faux, peut être qu’il y a eu une erreur de raisonnement. On vérifie tout.



    Ce que je viens de décrire, c’est la base. Que ce soit en physique, en mathématiques, en chimie, en astronomie, tous les scientifiques du monde utilisent cette méthode. Car cette démarche itérative est la seule façon connue de valider ou d’invalider des hypothèses.

    Cette démarche est également la seule façon connue de communiquer des êtres humains : on définie un langage commun, on définit des termes pour avoir un socle commun, et ensuite seulement on utilise ces termes pour parlementer, flatter, créer des liens, bref interagir, raisonner avec l’autre.


    Dans chacun de vos paragraphes, vous utilisez des termes que vous ne définissez nulle part, tel l’opérateur d’évolution U. Ca ne serait pas grave s’il s’agissait de termes dont le commun des mortels, voire le commun des scientifiques connaissait la signification. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

    Vous n’êtes pas un scientifique, ni même un humain capable de communiquer. Vous ne vous mettez pas à la portée de vos interlocuteurs. Vous ne cherchez pas l’échange, vous cherchez à impressionner en vous mettant en avant des notions piochées au hasard dans des bouquins dont vous ne maîtrisez pas la logique.

    Vous souhaitez être un gourou. Arrêtez de vous prétendre scientifique. Un scientifique n’écrirait jamais un article sur un média populaire sans définir les notions qu’il utilise.

    • Taverne Taverne 4 juillet 10:46

      @bibou1324

      En effet, les crochets de poisson par exemple. Est-ce un poisson boxeur qui vous balance un crochet du droit ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 juillet 11:11

      @bibou1324

      je m’adresse à vous, (bibou1324 Cet auteur n’a pas encore renseigné sa description). Si vous possédez quelque chose, c’est bien cet esprit de l’époque des enfants au centre de l’école. Un esprit bien français. Cessez de pleurnichez dès que quelque chose vous paraît difficile. Faites l’effort de comprendre. Le problème, c’est vous et non pas les auteurs de livres et d’articles de recension. Et si ça vous pèse de lire Agoravox, courrez acheter Mickey magazine !


    • Jimmy 4 juillet 11:31

      @bibou
      et voilà, encore un hater
      bon je n’ai rien compris mais je ne vais tout de même pas insulter l’auteur !


    • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 11:40

      @Jimmy. Haltère, je connais, mais « hater » ? Mystère.


    • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 11:49

      @Taverne. je t’encourage à distinguer les majuscules des minuscules car sur ce point, Dugué n’avait pas fait d’erreur. Toi si.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Crochet_de_Poisson
      De là à ce que ce soit clair, hélas...


    • Laulau Laulau 4 juillet 11:56

      @bibou1324
      Merci d’avoir, avec beaucoup de clarté, remis ce Monsieur à sa place.
      Monsieur Dugué un parangon d’enfumage scientifique. Les frères Bogdanov à lui tout seul.


    • Taverne Taverne 4 juillet 11:59

      @JC_Lavau

      La minuscule, c’était exprès (on appelle cela de l’humour). Votre lien ne m’aide pas.


    • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 12:03

      @Taverne.
      Il n’aide personne. Bien trop rares sont les matheux capables d’aider.


    • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 12:35

      @pemile. Bref, c’est impossible à dire en français ?


    • Jimmy 4 juillet 12:46

      @JC_Lavau
      c’était pour faire la rime
      bon en vérité j’ai oublié que je ne suis pas sur youtube ici, pardon


    • mmbbb 5 juillet 07:11

      @bibou1324 je prefere les cours d ’Etienne KLEIN


    • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 12:01

      En conclusion, c’est un bouquin à ne pas acheter, car il maintient l’enfumage au pouvoir depuis les années 1925-1927.

      Vous avez déjà vu des charlatans qui vous vantent leur médecine douce ou parallèle, mais « quantique » ? Ou entendu Mr Tomkins explore l’atome, à qui on explique que pour tuer le tigre quantique, il faut tirer de nombreux coups dans toutes les directions ? Ou vous êtes-vous entendu asséner que puisque selon Richard Feynman, « Personne ne comprend la mécanique quantique » alors vous n’allez quand même pas oser comprendre davantage que lui ? Ou que « Mystère de la sainte dualité onde-corpuscule », c’est vachement subtil, et que seuls les initiés vachement matheux peuvent maîtriser ? Ou qu’un électron dans un tube cathodique trouve quand même le temps d’aller explorer jusqu’au delà de la planète Jupiter ?

      Ça suffisait comme ça, ces carabistouilles...

      La microphysique que l’on vous conte est-elle bien la bonne ?

      — 
      http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Microphysique_contee.pdf
      http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/4e_couverture.pdf
      http://deontologic.org/quantic


      • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 12:38

        Mentionné xx fois, « intrication » n’est évidemment jamais défini, et surtout pas en termes expérimentaux.


        • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 13:53

          @JC_Lavau. Vérifier que je ne jouerais pas à la paille et la poutre...

          « états intriqués  »

          Page 159 : http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Microphysique_contee.pdf
          Il n’était pas question d’en faire le centre d’un livre d’initiation.


        • sls0 sls0 4 juillet 16:28

          @JC_Lavau
          Et Alain Aspect il compte pour du beurre ?


        • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 16:32

          @sls0.
          N’hésite pas à développer ton argumentation, jusqu’à la rendre claire.


        • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 17:25

          @sls0. Tu prétends nous faire gaspiller deux heures et douze minutes - et en prime deux plantages de mon système - pour une écoute en séquentiel, juste pour entendre des banalités standards, déjà rabâchées plusieurs fois par le même.
          J’avais correspondu une fois avec Alain Aspect : il disait ne s’intéresser à aucune question théorique. Et de fait à l’oral, il n’a jamais eu le moindre début de commencement d’idée nouvelle.

          Moi au moins je travaille par écrit, et donne un accès direct :
          Page 159 de http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Microphysique_contee.pdf :

          Quant à « états intriqués  » qui leur arrache des Oh ! et des Ah !, c’est juste la conséquence d’un formalisme ondulatoire et de la réalité transactionnelle qu’il décrit, qui les surprend car dans le dos du formalisme, ils persistaient à penser corpusculaire (ce qui est contradictoire avec le formalisme). Il s’agit d’un émetteur émettant deux « particules » vers deux absorbeurs. Tant qu’il n’y a pas eu décohérence du côté de chacun des absorbeurs, cela reste une transaction à trois partenaires princi­paux : deux absorbeurs et un émetteur. Et les lois de la transaction réelle se fichent pas mal de l’ordre chronologique dans lequel nous dans notre laboratoire, nous voyons chaque absorption.

          Fin de citation.


        • sls0 sls0 5 juillet 04:05

          @JC_Lavau
          Sur google scholar j’ai 3020 références avec Alain Aspect, j’ai 13 résultats pour J C Lavaud, oui avec un D. J’ai quand même trouvé sur researchgate.net mais il n’y a pas de peer review.

          N’étant pas scientifique*, je suis obligé de me fier aux méthodes scientifiques. 3020 fois référencés ça m’impressionne plus qu’un site. Un autre site, ce n’est pas toujours un gage de sérieux un site.
          Il y a des choses plus intéressantes sur votre site que sur le deuxième quand même.

          A priori Aspect écrit aussi, il n’emploie pas de site, il est plus traditionnel (scientifiquement parlant) lui c’est parutions avec peer review. Il est un des deux français à avoir eu la médaille Einstein, ce n’est pas un rigolo.
          Avez vous publié des articles dans des revues scientifiques à comité de lecture ?
          Si vous ne pouvez produire des justifications quant à la reconnaissance de votre travail par vos pairs, je continuerai à préférer les théories d’Aspect qui ont été complètement démontrées en 2001, par l’équipe d’Antoine Suarez.

          *Je ne suis pas scientifique mais pas un neuneu non plus l’expérience d’Aspect ça va, ça passe.


        • JC_Lavau JC_Lavau 5 juillet 06:48

          @sls0. Tu t’es fait piéger par les bogues de SPIP : tes trois liens pointent sur le même, le premier.


        • JC_Lavau JC_Lavau 5 juillet 07:24

          @sls0. Quand la solution a été trouvée par le trouveur, et que chacun peut voir à quel point c’était simple, on peut questionner l’infirmité collective qui avait contraint les autres chercheurs à ne rien trouver du tout, à demeurer figés dans des errements tribaux datant de 1925-1927 : trop tôt spécialisés, les universitaires de physique n’ont jamais appris à pratiquer des transferts de technologie horizontaux, de métier à métier, de discipline à autre discipline. Le spécialiste est un monsieur qui sait beaucoup de choses sur peu de chose et à la limite tout sur rien du tout, tandis que les synthèses transdisciplinaires sont faites par des hommes de synthèse.

          Un exemple frappant est l’Atlas mondial des sols, FAO-UNESCO. La coordination de chaque volume est faite par un géographe. Il n’est pas géologue, il n’est pas lithologue, il n’est pas hydrologue, il n’est pas pédologue, il n’est pas botaniste ni spécialiste en écologie végétale, il n’est pas climatologue, il n’est pas agronome, il n’est que généraliste, et il a appris à collaborer professionnellement avec chacune de ces spécialités. Et l’Atlas est sorti en temps et en heure, et rend de signalés service par le monde, même si la nomenclature FAO des sols est disparate et redondante, pour accommoder les différentes écoles pédologiques sans s’embarrasser de débats approfondis voire impossibles.

          La discipline transdisciplinaire, cela s’apprend.

          Quand tu verras Alain Aspect procéder à quelque recherche théorique personnelle, n’hésite pas à nous en faire part. Jusqu’à présent, je l’ai toujours lu ou entendu répéter les mantras de la secte.


        • sls0 sls0 5 juillet 16:32

          @JC_Lavau
          J’ai eu un boulot transdisciplinaire, on se fait aider par des chercheurs et on aide des chercheurs, c’est une histoire de dialogue. On est complémentaire.
          A voir, ça fait plus d’une décennie que vous vous opposez à la « secte », normalement si vos trouvailles serait dans une publication avec peer review, il y a des gens de la « secte » qui s’y intéresseraient.
          Surtout que vous dites qu’elle est simple, ça ne devrait être qu’une formalité, non ?
          Pour éviter des biais improductifs, la « secte » emploie la méthode scientifique, si on veut être entendu, il faut passer par là. Le problème pour certains c’est que cette méthode c’est plus la recherche d’invalidation et non la validation qui est employée. Parfois des méthodes simples sont rapidement invalidées.
          Un hypothèse est considérée comme juste jusqu’au moment où on trouve une faille, dans ce sens, la théorie d’Einstein est plus valide que la théorie de Newton, ce qui n’empêche pas d’employer la théorie de Newton encore de nos jours.

          Aspect répète et valide par l’expérimentation les hypothèses ou mantras de la « secte ».
          La « secte » avance dans la validation de ses hypothèses, ce n’est pas le cas pour vous.

          Vos hypothèses, je n’ai pas à croire si elles sont justes, je n’ai qu’à attendre qu’elles fassent consensus.

          Même Galilée qui s’est trouvé face à une opposition assez raide a fait consensus, il ne se battait pas contre une secte scientifique mais contre une secte religieuse, c’est même marrant qu’à notre époque des gens qui veulent faire passer leurs croyances s’en servent de ce bon Galilée.

          J’ai lu votre méthode « scientifique » pour argumenter, ça ne ressemble pas trop à une discussion suite à parution. J’ai eu des échanges sur wikipédia (tribologie) c’était plus courtois et enrichissant.

          Je vous renvoie donc sur wikipédia pour la définition de la méthode scientifique.

          Difficile à définir le mot secte, même le législateur est assez discret, voici une définition : Personne morale à but philosophique, spirituel ou religieux dont les organes ou les représentants commettent, pour son compte, des infractions pénales en tant qu’auteur ou complice. Elle n’est peut être pas parfaite mais vous permettra d’employer le mot secte à bon escient.

          Faites donc un article sur Nature ou tout autre éditeur à peer review, en discuter sur Agoravox, c’est peut être bon pour l’égo mais ne fait pas avancer scientifiquement les choses.

          Les « pairs » sur Agoravox, on peut pour pas mal en trouver le même profil au comptoir du café du commerce. Je ne m’exclus pas du lot, mon commentaire j’aurais pu le donner à un comptoir,


        • JC_Lavau JC_Lavau 5 juillet 18:32

          @sls0 : « Aspect répète et valide par l’expérimentation les hypothèses ou mantras de la « secte ». »
          Non, telle était sa motivation : valider le corpuscularisme. Il crut le faire.
          Et on n’a aucun besoin de l’hypothèse corpusculariste pour lire ces résultats.
          Aucun.
          Pas davantage que de l’hypothèse des quinze anges dansant ensemble sur une tête d’épingle.

          En revanche, à l’intérieur de la secte corpusculariste, aucun n’a trouvé ce qui cloche dans le magique « interrupteur du shabbat » d’Elitzur et Vaidman. Wikipédia va jusqu’à affirmer que l’expérience aurait été faite. J’ai prouvé ici pourquoi l’expérience ne donnera jamais aucun résultat, ni favorable ni défavorable. Aucun. Les corpuscularistes sont incapables de dimensionner le matériel de l’expérience.
          http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/contrafactualite-penrose-elitzur-155565

          L’hypothèse corpusculariste a été invalidée par l’expérience d’Afshar.
          Et j’avais trouvé bien d’autres invalidations avant, à partir de 1995.
          En fait, c’est la totalité des absorptions spectrales qui invalident le corpuscularisme.
          En plus de la radiocristallographie (RX, électrons, neutrons).


        • JC_Lavau JC_Lavau 5 juillet 19:55

          @sls0 : « dans une publication avec peer review ». Tu prends pour hypothèse que le problème est résolu, et tu en conclus que le problème est résolu, ou qu’il n’y a pas de problème du tout.
          Des raisonnements comme ça, ma petite soeur aussi peut en chier des douzaines.
          Prenons une autre secte, bien plus violente car entièrement fondée sur la corruption : la secte carbocentriste. Il a fallu seize mois à l’équipe conduite par Henrik Svensmark pour réussir à faire publier leurs résultats ; L’interdiction de publier était obéie par de très nombreuses revues.

          J’ai donné le cas de l’expérience conduite par l’équipe animée par Michel Gouanère :
          http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/coluche-nous-avait-explique-154321
          Regarde bien ils ont finalement réussi à se faire publier.

          YAKA ? Mais à l’AFLB ils sont tous corpuscularistes, par piété filiale, parce que de Broglie l’était.


        • ce changer les idées (---.---.70.146) 5 juillet 21:22

          @JC_Lavau
          C’est dommage je n’ai pas trouvé la nouvelle de Robert Heinlein : « Ces gens là » (They) disponible sur le web, c’est une lecture divertissante avec plusieurs grilles de lecture possible.


        • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 12:42

          « la question de la conservation de l’information », tarte à la crème duguéenne. Aucune vérification expérimentale de ce postulat indéfendable.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 juillet 20:45

            @JC_Lavau

            C’est avec ce genre de remarque qu’on voit les limites conceptuelles de Lavau qui n’est pas plus avancé que les exégètes connus de la physique quantique. Conservation de l’information, sous réserve que l’on sache ce qu’est l’information. J’ai 10 ans d’avance mon cher Lavau et franchement, ça a fini par m’amuser de te lire, allez, un bon rosé et on trinque !


          • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 21:37

            @Bernard Dugué. Alors cela ferait dix ans que Bernard Dugué posséderait les expériences qu’il nous cache, prouvant que son dogme de « conservation de l’information », serait mieux qu’un fantasme, égocentrique.

            Fantasme qui ne tient pas une minute devant le théorème de la variété nécessaire, de W.R. Ashby.

            Citation, op. cit. P. 159.

            Quant à« information », qui est très à la mode, notamment chez Stephen Hawking, ce n’est hélas qu’un délire égocentrique et infantile quand on prétend l’appliquer à la physique. Aucune loi de la nature n’oblige à aucune « conservation de l’information », ni même à une définition de « informa­tion ». Seul un animal, opportuniste voire prédateur peut donner du sens à « information » : c’est ce qu’il peut exploiter pour son profit. Ce n’est pas une notion transportable d’une espèce à l’autre ni même d’un individu à l’autre : nous sommes trop divers. Le chevreuil est un animal très olfactif (le loup aussi…), course aux armements oblige depuis plus de 80 millions d’années dans sa famille. Une information olfactive qui lui sert, elle nous sert à quoi, à nous animaux diurnes très visuels, et quasi-anosmiques en comparaison ? Et si ici j’écris en bleu le mot « rouge », est-ce une information pour le chevreuil ?

            Fin de citation.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 juillet 21:52

            @JC_Lavau

            La loi de conservation de l’information est universelle. Un obscur théorème n’infirmera pas ce postulat. Ashby ne connaît pas plus l’information que Shannon


          • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 22:01

            @Bernard Dugué. On attend toujours ta preuve, dans le monde réel.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 juillet 22:03

            @JC_Lavau

            La preuve se trouve peut-être dans le monde de l’au-delà et avec la gravité quantique et l’intrication. Un postulat ne se démontre pas, il n’a pas de preuve.


          • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 22:36

            @Bernard Dugué. Un autre mois, j’avais bien exhibé des contre-exemples qui ruinent ton postulat.
            Par exemple quand tu digères une salade, tu ruines toute l’information ADN que ses cellules contenaient.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 juillet 10:55

            @JC_Lavau

            Ces contre-exemples de ce type on en trouve plein. Si je prends ton avis d’imposition et que je le mets dans le feu de cheminée, tu perds l’information et tu ne sais plus combien tu dois au fisc. Mais dans les deux cas, il est question d’information classique. L’information quantique n’obéit pas aux même règles


          • JC_Lavau JC_Lavau 5 juillet 12:16

            @Bernard Dugué. Vaporware.


          • JC_Lavau JC_Lavau 6 juillet 14:11

            @Bernard Dugué : « La preuve se trouve peut-être dans le monde de l’au-delà ». Bonne idée, allez donc la chercher dans votre au-delà, et ramenez-la ici afin qu’on l’examine de près.


          • Doume65 4 juillet 12:59

            « La mécanique quantique expliquée sans dévoilement »
            En effet, rien ne nous a été dévoilé ici puisque, par exemple, à aucun moment il n’a été question de quanta, d’où pourtant la mécanique quantique tire son nom.


            • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 13:50

              @Doume65. C’est trop simple pour qu’ils te l’expliquent.
              Pis en plus tu comprendrais, alors ce n’est plus de jeu !
              La limite atomique existe : on ne peut pas subdiviser la matière indéfiniment.
              Quelques grandeurs fondamentales :
              La constante d’Avogadro-Ampère : six cent deux mille deux cents quatorze milliards de milliards d’unités moléculaires dans une mole (ce qu’on appelait autrefois « molécule-gramme »). Par exemple six cent deux mille deux cents quatorze milliards de milliards de molécules d’eau H2O dans 18,0153 g d’eau. J’ai laissé tomber des décimales.
              Le quantum d’action par cycle découvert par Max Planck (1858 - 1947) :
              h = 6,6260755 . 10-34 joule.seconde/cycle = ħ= 1,05457266 . 10-34 joule.seconde/radian.
              10-34, c’est un dix-millionième de milliardième de milliardième de milliardième (de joule.seconde/radian, ici).
              Ni les indices ni les exposants ne passent ici, hélas.

              On ne peut acheter ou vendre de l’interaction électromagnétique que par quanta de bouclage de Planck : h. Jamais plus à la fois, jamais moins. Ce quantum de bouclage est l’unité de compte universelle, qui s’impose à travers tout le corpus expérimental tout au long du 20e siècle.

              Plus petite quantité de rayonnement électromagnétique, un photon a un début et une fin, et une durée entre les deux. Il n’a qu’un seul émetteur, et un seul absorbeur.
              La largeur d’un photon est bien inférieure à celle d’un faisceau de photons, et elle répond à une loi bien précise dont Dugué ignore tout.
              La largeur d’onde d’un électron (elle répond à une loi bien précise dont Dugué ignore tout) est bien inférieure à la largeur d’un faisceau d’électrons, collectif d’ondes toutes divergentes entre elles.

              Tu ne peux pas subdiviser indéfiniment la charge électrique : tu buteras sur la charge de un électron ou un proton.

              Plus ?

              — 
              http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Microphysique_contee.pdf
              http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/4e_couverture.pdf
              http://deontologic.org/quantic


            • gimo 4 juillet 20:05

              @Doume65
              toutes operation meme les +simples sont quantiques du mot latin quantum = combien
              La brièveté est soeur du talent.
               le temps lui meme est eternel dépourvu de durée il est le passe et le future et le present
              seulement pour une existence vivante qui dés lors prend consciencede la duree du temps qui passe apartir
               de sa naissance a sa mort le temps redevient eternel


            • JC_Lavau JC_Lavau 4 juillet 14:15

              J’oubliais. Les sommités de la MQ sont bien infoutues de distinguer la largeur d’onde d’un électron, de la largeur d’un faisceau, puisque leur postulat de base est la confusion des deux, sous couleur de mystère statistique.

              Sûr qu’en s’y prenant ainsi, « Personne dans la secte ne comprend la MQ ». Ah évidemment, si on sort de la secte... mais alors ce n’est plus de jeu !

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