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La mécanique quantique menacée par une théorie universelle de l’entropie-formation ?

Des trois branches majeures de la physique, c’est la mécanique quantique qui semble s’imposer mais cette hégémonie ne serait-elle pas une sorte de victoire épistémologique à la Pyrrhus ? Je m’explique. L’incroyable précision des mesures quantiques ancre dans le marbre un formalisme qui semble occulter une partie essentielle de la réalité. Sans doute pourrions-nous en dire autant de la thermodynamique et de la cosmologie. Les scrutateurs de la physique quantique peinent à l’interpréter et lui faire dire ce qu’elle signifie quant aux réalités des champs de « matière ». Ces énigmes quantiques furent la source d’innombrables conversations entre spécialistes. Dans un article paru récemment dans Nature, le statut des fonctions d’onde et des vecteurs d’état est à nouveau discuté. La signification de l’état quantique n’est toujours pas décidée. Cet article cite un propos du physicien Jayne selon lequel le formalisme quantique n’est pas uniquement épistémologique. C’est une sorte d’omelette mathématique où sont mélangés des informations décrivant la réalité du monde physique et d’autres des informations partielles que peut capter l’observateur en étudiant le système quantique. La fonction d’onde est complexe mais peut-elle représenter une sorte d’état physique se demandent les auteurs de l’article (M.F. Pusey et al. Nature physics, 8, 472-476, 2012). Et cette interrogation est cruciale parce que la science physique, hormis son efficace opératoire dans l’expérience, doit aussi fournir des représentations du réel, autrement dit, faire en sorte que la plupart des formalismes utilisés soient en correspondance avec des réalités, qu’elles soient physiques dans le monde d’action, ou métaphysique dans le monde de la substance. Bien souvent, les mathématiques noient la physique avec des correspondances, des équivalences, des théorèmes qui ont une validité incontestable dans le champ des mathématique mais sont dépourvus de signification physique. Je crois qu’il était important de faire cette mise au point qui devrait être placé au début de tout essai ayant la prétention de dire l’univers en prenant appui sur la physique théorique. Cela dit, il se peut que la cohérence des mathématiques puissent anticiper les réalités physiques et pour parler comme Galilée, le grand calculateur universel utilise un langage mathématique pour ordonner le monde en devenir.

Il y a peu, Paul Davies et Vlatko Vedral se sont livrés à une étrange conversation. La mécanique quantique serait défectueuse selon Vedral qui n’en reconnaît pas moins les succès expérimentaux de cette théorie qui « agace » avec ses superpositions d’états alors que dans le monde classique, il n’y a qu’une seule balle de golf sur le terrain. Pour Roger Penrose, cet état de fait est dû à l’intervention de la gravité alors que Vedral y voit un problème technologique lié à l’impossibilité d’expérimenter la gravité quantique. Puis envisage une conjecture plus aisée à tester en imaginant la possibilité de traquer des particules dont le statut serait intermédiaire entre celui du boson et du fermion. Cette distinction nous ramène en effet aux réalités des particules. Les fermions comme l’électron obéissent au principe de Pauli et ne peuvent pas occuper un même état. C’est ce qui rend possible la chimie avec les associations d’atomes par le biais des couches électroniques. Le photon à l’inverse est un boson. D’après Vedral, il est possible de tester la possibilité d’un statut intermédiaire mais si cette quête échoue, cela ne dira rien sur la signification quantique de cette situation.

Pour le moment, l’une des questions importantes et finalement partiellement résolue semble-t-il concerne le devenir de l’information dans les trous noirs. Nos deux confrères évoquent le revirement du « grand maître » Stephen Hawking sur ce sujet (une longue histoire racontée par Leonard Susskind). Quoi qu’il en soit, les trous noirs sont des objets étranges dont la formalisation reste pour moi un mystère lié à la conscience, à notre perception, si bien que je crois rejoindre Vedral en supposant qu’il manque un ingrédient essentiel pour l’élaboration d’une physique complète. Qui va l’emporter des trois branches de la physique ? Vedral envisage que la gravité puisse dépasser la mécanique quantique qui alors, perdrait son statut presque universel, mais cela suppose que la gravité puisse être quantifié et ce n’est pas pour l’instant à l’ordre du jour. Les scientifiques en quête de nouveauté peuvent saliver mais il ne sort rien de bien tangible actuellement. Ou bien aucun génie de la physique ne s’est manifesté, ou bien il existe une impossibilité ontologique déclinée en limite technologique. Nos petits calculs humains seraient des approximations du calculateur universel. Lequel fonctionnerait, comme l’explicite Vedral, avec des mécanismes qui nous sont étrangers du point de vue physique, comme les superpositions d’états (la cohérence) et les états intriqués (je traduis ainsi le mot anglais entanglement, lié à la non séparabilité). On se trouve donc face à un mur épistémologique

Il ne reste plus alors qu’à chercher des « noises » au formalisme quantique, quitte à couper les cheveux en quatre et les particules en deux. La mécanique quantique fonctionne admirablement ce qui n’empêche pas Vedral d’aller traquer ces éventuelles imperfections. Il met en avant la question des opérateurs. Un des postulats de la mécanique quantique dit qu’à tout opérateur correspond une quantité observable et que toute observation doit passer par un opérateur (précisons, cet opérateur est une fonction mathématique qui s’applique aux fonctions d’onde décrivant le système de la particule et cet opérateur n’est pas n’importe lequel puisqu’il doit être hermitien, autrement dit avoir des valeurs propres qui sont réelles et donc qualifiées pour décrire l’observation). J’essaie d’analyser ces remarques plus qu’intéressantes. Le monde quantique est observable avec des contraintes mathématiques très fortes, bien qu’au niveau de l’expérience, l’indéterminisme soit la règle. Ce qui laisse penser à une certaine structure dans le monde interactif et qui dit structure dit ordre dans l’information et donc un certain type d’entropie. La toile matérielle du monde n’est pas une matière informe mais une sorte de « trame particulaire » ou plus précisément un « champ de processus » quantifiés qui ne se laisse observer qu’en jouant avec les mathématiques quantiques, en opérant sur ce champ déjà structuré avec ne l’oublions pas, un dispositif expérimental capable d’effectuer des mesures très fines. Justement, c’est ce jeu d’où part Davies pour une habile conjecture à laquelle répond Vedral. Les mathématiques quantiques offrent des possibilités qui dépassent les capacités de stockage de l’information et de calcul, si bien que la physique quantique contiendrait le germe l’amenant vers son autodestruction. Non pas qu’elle devienne inopérante dans son propre champ mais plutôt qu’elle échoue à livrer une connaissance complète de l’univers. Et donc, si comme précédemment on peut affirmer avec Vedral que la mécanique quantique parle du monde physique objectif, alors on ajoutera sans trahir l’auteur qu’elle n’en parle que partiellement. En adhérant de plus à l’éventualité d’une possible révolution en physique.

 

----------

 

L’épistémologue se doit d’examiner le statut de chacune des branches de la physique contemporaine. Il semble acquis que la mécanique quantique est pratiquement achevée, comme peut l’être la mécanique rationnelle et la cosmologie relativiste. Reste la thermodynamique. Pour l’instant, on doit reconnaître l’efficacité opérationnelle des branches de la physique en soulignant ce qui paraît relever des limites ontologiques. La physique se veut objectivante, elle formalise l’inscription de l’objet dans le dispositif de mesure et de calcul de l’observateur mais elle rate l’objet réel. Maintenant, quel est l’objet étudié. Les particules, ou bien le mouvement des solides, ou alors le mouvement des masses dans l’univers ou enfin l’évolution d’un système au cours du temps. C’est justement cet aspect évolutif qui fait de la thermodynamique une science des transformations et surtout une science du temps. Propriété qui se traduit avec l’énigmatique entropie qui marque de son sceau la brisure de symétrie et la flèche du temps irréversible. Cette science du temps n’échappe pas au doublet ontologique universel de la forme et l’énergie. En mécanique rationnelle, la quantité déterminante est le lagrangien, différence entre énergies cinétique et potentielle. En mécanique relativiste, E = mc2. En physique du rayonnement, E = h υ. En physique quantique, H ψ = E ψ. En thermodynamique, S = k log W et E = TS. J’ai écarté l’énergie interne, U. Il y a une raison. Seule, la quantité S importe dans une thermodynamique qui se conçoit comme la « science du temps » (U est constante pour un système fermé). La thermodynamique a des accointances suspectes mais heuristiques avec la théorie de l’information. Forme, information, transformation, évolution, science du temps. Il est temps d’examiner ces questions et d’essayer de formuler les bases d’une science universelle de l’entropie ou si nécessaire, de reformuler l’entropie. Mais peut-être que le défi est hors de portée de l’entendement… Du moins le défi mathématique car il se peut que des approximations spéculatives puissent approcher le réel et en donner une représentation plus exacte. Il faudra suivre de près les explorations scientifiques de ces physiciens qui veulent en « découdre » avec le réel et qui dit découdre dit séparer les fils et les points qui tissent les champs de la nature.

 


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132 réactions à cet article    


  • kalagan75 19 février 2013 10:46

    ton pseudo est vraiment usurpé, tu ne maîtrises pas les notions de physique : le photon n’est pas « attiré » par une masse ou « dévié » .
    selon la théorie de la relativité développée par einstein, la gravité provoque une déformation de la courbure de l’espace temps . Si cette déformation est légère , comme dans le cas d’une étoile relativement massive, les photons suivront la déformation de l’espace temps et pourront provoquer des mirages gravitationnels comme dans le cas de la croix du sud .
    Dans le cas d’un trou noir, la courbure pourra tendre vers l’infini et les photons ne pourront plus s’en échapper, et non être attirés


  • kalagan75 19 février 2013 14:09

    tu maitrises aussi bien la physique que l’économie ; finalement, on est sûr que tu n’as fait d’études dans aucun de ces 2 domaines


  • kalagan75 19 février 2013 16:46

    pauvre type , avant de devenir dirigeant d’entreprise, j’étais agrégé de physique ( d’où mes interventions sur les sujets liés à l’éduc )
    J’ai même été interrogé sur la dualité onde corpuscule à l’oral .

    Mais toi, quel diplôme as-tu avec tes horaires de boulot digne d’un facteur ?


  • jaja jaja 19 février 2013 16:53

    « Mais toi, quel diplôme as-tu avec tes horaires de boulot digne d’un facteur ? »

    sans interférer dans votre discussion sachez que moi-même je suis retraité mais qu’il m’arrive ponctuellement de distribuer des tracts devant un Centre de distribution du courrier. C’est mon cauchemar... car la dif commence à 5h45 à l’arrivée des facteurs...
    Je vous laisse imaginer à quelle heure il faut se lever....

    Alors les horaires de facteur... peut-être aussi pénibles que ceux des chefs d’entreprise d’Avox.. smiley


  • kalagan75 19 février 2013 17:56

    J’aime tes commentaires qui ne sont faits que de questions .
    A part insulter tes congénères, je n’ai jamais lu, de ta part, une seule solution à tous les problèmes évoqués sur ce site qu’ils soient économiques, scientifiques ou autres ...
    Alors , se faire traiter de troll, n’a que peu d’importance.

    Par contre, tu ne t’es jamais étalé sur ta situation personnelle , la honte peut-être ?


  • kemilein 20 février 2013 00:43

    alors déjà hein pour dire...
    l’auteur de l’article écrit très bien, sauf qu’on bit quedalle, alors que déjà la quantique c’est pa’d’la tarte voila qu’il nous sort plein de mot savant « universitaire » histoire de bien montrer le faussé qui nous sépare.
    merci c’est appréciable de se sentir une merde.

    ensuite enstein a écrit E mc²
    fort bien et c’est juste, ceci dit celui qui dit que machin connait pas bien la physique devrait peut être se poser lui même la question.

    parce que pour dire avec autant de distinction qu’il y a le temps et l’espace, c’est quand même fort de café hein j’voudrions pô dire.

    de deux, voir de trois, choses l’une

    1) E mc² pour ceux qui pige pas ca signifie que même la merde qui te colle au basque c’est de l’énergie. parlé de matière c’est un peu comme parler de « glace » distinctement de « l’eau » voir de la « vapeur ». Et oui, il faut de l’Energie pour faire de la matière, et la matière fait de l’énergie, mais en fait c’est au mieux un changement « d’état » d’une même chose. et si une particule est a ce point semblable a une onde, c’est certainement parce que en fait c’est une onde qui génère une sorte de « bouclier » de science fiction que nous détectons avec nos appareils de mesure

    2) y’a pas l’espace et le temps, y’a l’espace-temps, parce que c’est la même chose, alors oui dans votre éternel présent c’est chaud de le comprendre, pareil qu’on voit pas le monde en 4D alors que pourtant notre univers a au moins 4D.

    3) voila l’espace c’est le temps comme le temps c’est de l’espace, pour percevoir un objet en 4D on est obligé de passer par le mouvement (sa projection, dans la durée) mais ce monde en 4D n’a pas besoin, lui, de bouger, c’est nous en 3D qu’on a besoin de le faire/voir bouger pour simplement être capable de le voir.

    d’ailleurs l’espace c’est quoi pour vous ?
    la boite qui contient, ou le contenu de la boite ?
    nan parce que même là y’a personne pour y répondre, parce que l’univers c’est de l’énergie (sa propre trame / son espace-temps) mais c’est en même temps sa propre matière (particules qui sont pas de la matière mais en vrai de l’énergie)

    d’ailleurs le mot même d’énergie me semble impropre, parce que « énergie » ca veut dire quoi ? du carburant ? un truc qui fait bouger des choses ?


  • ffi ffi 20 février 2013 11:12

    L’égalité entre les intensités de certains attributs d’une chose est-ce l’identité de ces attributs ?

    Si le rayonnement d’une chose n’est pas isotrope, faut-il en déduire que cette chose en viendra à se mouvoir selon la direction où il ne rayonne le moins ?
    Y-a-t-il un recul pour les lasers ?

    Le voyage du « photon », qui n’est jamais une particule mais toujours une onde, n’est pas la ligne droite. La faute à la diffusion lumineuse. S’il en était autrement, en plein jour, il ferait nuit, car toute la lumière serait concentrée dans la direction du soleil.

    Le photon, c’est le retour à la conception Newtonienne de la lumière, laquelle a déjà été irréversiblement réfutée au XIXème siècle. Newton interprétait la diffraction comme le fait pour l’écran d’attirer diversement les particules de lumières... Pourquoi donc, au début du XXème siècle, avoir ressuscité une hypothèse pourtant réfutée ? Un siècle de perdu.


  • ffi ffi 20 février 2013 14:37

    Ok, on a donc
    E= h.nu et p=h.nu/c
    d’où : m²c⁴ = E² - p².c² = (h.nu)² - (h.nu/c)².c² = 0.
    D’où pas de masse.

    Je pense qu’il faudrait déjà réaffirmer les définitions classique pour savoir de quoi l’on parle.

    Matière  : toute chose physique à laquelle on peut attribuer des qualités, qui lui sont propre, et dont on peut mesurer l’intensité.
    -> ex : une onde est matérielle, un corps est matériel, le vide est matériel.

    Masse : qualité de certains objets matériels (corps) qui caractérise leur résistance au changement d’intensité de leur vitesse (-> inertie).
     
    Corps : Objet matériel qui a la propriété d’occuper à l’exclusion de tout autre corps un certain lieu à un certain moment. ( Fermion)
     
    Onde : Objet matériel qui a la propriété de faire se propager à travers les corps une variation de l’intensité de certaines de leurs qualités. Les ondes peuvent se superposer ( Boson)
     
    Le photon est un Boson, donc le photon est une onde.
    L’électron est un Fermion, donc l’électron est un corps.

    Certes, évidemment, la notion d’État n’est pas toujours identique à celle de lieu, ce qui permet de s’emmêler les pinceaux dans la joie et la bonne humeur !

    Mais c’est intéressant ce concept de moulin à photon.
    Notez qu’un son fait se mouvoir mes tympans, donc...

    Une onde transporte une énergie de proche en proche, de corps en corps, et si elle n’est pas un corps par elle-même, l’énergie qu’elle fournit aux corps qu’elle agite au long de sa course peut en effet engendrer un mouvement. Donc on ne peut tenir le moulin à photon comme la démonstration que la lumière serait un corpuscule.


  • ffi ffi 20 février 2013 15:33

    Note : l’état (pour l’Hamiltonien), est un lieu de l’espace des coordonnées/impulsion.

    Donc quand deux fermions sont dans le même état, c’est qu’ils partagent le même lieu au même moment. Sauf que ce moment-ci n’est pas l’instant temporel qui permet de définir classiquement les corps, ce moment-ci est celui de l’impulsion (la quantité de mouvement).

    Donc le fait d’être un état n’est pas le fait d’être un corps. Deux corps peuvent partager le même état s’ils ont la même quantité de mouvement au même lieu. Il est donc tout à fait possible d’obtenir des figures périodique de quantité de mouvement (comme c’est le cas pour une masse au bout d’un ressort), sans avoir à confondre les corps avec les onde. C’est juste que les corps prennent périodiquement un état de quantité de mouvement identique.


  • ffi ffi 20 février 2013 15:44

    Nos messages ce sont croisés.
     
    Pour le moulin : ça c’est votre interprétation.
    Moi je vois cela comme la transformation d’une forme d’énergie à une autre.

    Par exemple, la chaleur se transforme en travail en thermodynamique.
    Diriez-vous que la chaleur a une masse ?

    Toute énergie vient-elle d’une masse selon vous ?

    Ce qui est manifeste est que l’énergie thermique, électrique, lumineuse, acoustique, magnétique..etc peuvent, par certains montages judicieusement ajustés, être récupérées sous forme d’énergie mécanique (et vice-versa).

    Ce genre de phénomène me fait donc plutôt réfléchir sur la constitution intime de la matière, mais je n’éprouve pas le besoin d’assigner une masse à la lumière pour l’expliquer.


  • ffi ffi 20 février 2013 16:32

    Sauf que la masse n’est pas une propriété des ondes, mais des corps...
     
    Après tout, on peut très bien écrire aussi h.nu=k.T et dire que le photon est de la chaleur...

    Mais je suis réticent à user ainsi, en place de la transformation d’une forme d’énergie en une autre (transformation = échange d’information), de la transsubstantiation (changement d’espèce) d’une chose en une autre.

    Remarquez, c’est une forme de communication des idiomes... C’est de la haute métaphysique.
     
    Mais l’inconvénient d’user ainsi de substances, c’est que personne ne sait dire ce qu’est la substance lumineuse.
     
    Pour moi, la lumière est une onde qui provoque l’oscillation des dipôles électriques présents partout dans toute matière (cf rayonnement dipolaire). Donc je ne poserais par le problème en vos termes. Je dirais simplement que les électrons, sur la trajectoire du rayon lumineux, vont se mettre à osciller autour de leur position d’équilibre, ceci de manière élastique, tel un oscillateur harmonique.

    La constitution intime de la matière (réseau de charges comme un cristal) est caractéristique du corps chimique et de sa phase thermodynamique. Le corps chimique sera donc identifiable par son spectre lumineux, qui nous informera sur le fréquence propre de résonance des oscillateurs harmoniques électroniques.

    Note : le photon est matériel, car c’est une chose auquel on peut attribuer des propriétés.
    Il faut s’enlever de la tête cette idée que « masse = matière », cela ne correspond pas au définitions sur laquelle s’est construite notre physique.

    J’entends bien votre argumentation par E=mc².
    Cependant, d’une part, avez-vous une expérience qui ait mesuré ce cas précis ?
    D’autre part, il me semblait que l’idée de E=mc², partait du cas où un rayon lumineux était expulsé d’un corps, à partir de considérations de quantité de mouvement.

    Mais c’est sûr que la masse reste un attribut énigmatique.
    A mon avis, comme toutes les charges sont liées au sein d’un corps, elles ne peuvent que bouger en masse.

    Bouger une seule charge obligerait à bouger en masse toutes les charges, qui communiquent leur position à la vitesse de la lumière, ne l’oubliez pas...

    Ceci n’est évidement pas valable pour les microoscillations lumineuses, l’onde photonique, puisque les charges reviennent alors en place après un micro-déplacement.


  • ffi ffi 20 février 2013 17:20

    Il me semble que la définition de la matière que j’ai donnée est la plus générale qui soit !

    Même le vide y est compté comme matière, étant donnée qu’il a certaines propriétés...
    Matière = ensemble de propriétés physiques.
     
    Le photon a aussi des propriétés : fréquence, longueur d’onde, vitesse.
    Le photon est donc quelque chose de matériel pour moi.

    Mais le photon n’est pas un être corporel, au sens ou je l’entends ; De mon point de vue, c’est vraiment une onde : phénomène d’oscillation des dipôles électriques, qui peuplent tout l’espace, qui sont organisés en réseaux ordonnés (de manière à minimiser l’énergie libre d’un point de vue thermodynamique : voir ferroélectricité).
     
    Donc que devient le photon ? il est ajouté à l’énergie d’oscillation du dipôle électrique, du moins si il peut atteindre une résonance. Sinon, cela pèsera sur le réseau des dipôles, et il y aura donc transmission de l’oscillation vers un autre dipôle.

    Après, c’est clair que cela tend à augmenter l’inertie du réseau des dipôles (la masse), comme un objet qui tourne rapidement sur lui même est plus raide à manier.
     
    Avec votre position, on pourrait en venir à tenir pour légitime d’assimiler, par exemple, le moment d’inertie tel une masse, ce qui aurait quelque défauts.


  • easy easy 20 février 2013 20:29

    Ohhh !
    A vous lire, Alain, Ffi, j’ai un nouveau mal de tête
    Au secours !

    Au tableau noir, mon prof dessine, depuis le soleil, une onde très fine qui file pfuiiit tout droit jusqu’au fond de l’univers
    That is the trajectoire of the photon
    Très bravo
    (Il n’aurait pas fait ce dessin en quasi ligne pour figurer le champ par exemple gravitationnel ou mettons magnétique. Il aurait plutôt dessiné des fronts d’onde ayant le soleil pour centre de cercles concentriques)

    Mettons donc que depuis le Soleil partent en rayon, très indépendants les uns des autres, des traits micro ondulants (cylindriques et non plans, vu ce qui se passe à travers un polarisant), chacun représentant la trajectoire d’un photon (axe du cylindre en ligne droite dans le vide) 
    Ces différents rayons de lumière élémentaire s’écartent donc les uns des autres au fur et à mesure de leur éloignement du Soleil 
    Ce qui fait qu’il y en a moins au m² à 1000 bornes qu’à 100 bornes (Shaw, tu nous rappelleras la distance Terre Soleil STP)

    Bon,

    Donc plus on s’éloigne, plus les écartements entre les rais photoniques s’agrandissent

    M’enfin, à quel distance faut-il se placer pour que ces cylindres photoniques élémentaires fassent des tâches lumineuses séparées sur une feuille de papier ? 

    Problème de résolution (finesse), tant du papier que des yeux, bien entendu. 
    M’enfin, avons-nous mis en évidence, autrement qu’avec les franges d’interférence, l’autonomie, la détachabilité, l’indépendance des rais photoniques ? 

    Les rais sont-ils vraiment séparés à partir d’une certaine distance alors que dans la pratique et avant le microscope électronique, ils sembent toujours se chevaucher et éclairer donc de manière uniforme ?

    Est-ce que quelqu’un bien au fait de la chose peut me certifier (même sans preuve je le croirais tant ça me soulagerait) que les rais photoniques élémentaires sont séparés, même conceptuellement ?



    [C’est chiant, à peine venais-je d’être dénoué d’impossibles // que je me reprends la tête avec une autre théière]


    NB : Promis, croix de bois croix de fer, si je mens Dugué ira en enfer avec moi, soulagez-moi de cette nouvelle carie cortico-hypocampienne et je ne remettrai plus jamais les pieds ici 


  • Shawford Shawford42 20 février 2013 20:37

    149 597 870 km, Sir smiley


  • easy easy 20 février 2013 20:59

    149 597 870 km, !

    Bin c’est pas à côté

    Mais le Soleil est si gros (Et sur Terre, il y a la diffusion sur les plumes des anges)

    M’enfin la dernière fois que je réparais Hubble (Un petit problème de vis platinée) je glandais un moment à observer une étoile hyper méga loin à l’oeil nu.
    Bin la tête plus à gauche, la tête plus à droite, je recevais toujours un paquet de photons
     
    Il n’y a pas un moment de mon déplacement où elle a disparu.


  • Shawford Shawford42 20 février 2013 21:06

    Chat ché chûr, j’espère d’ailleurs que tu jetais quand même aussi un oeil sur le matou de Shrödinger, au cas où le greffier en aurait lui profité pour se faire la malle dans le même temps. smiley smiley


  • ffi ffi 20 février 2013 21:08

    Merci,
    Je n’en suis pas encore à la mise en équation, je peaufine encore l’hypothèse...

     
    Rendez-vous compte, la relativité, entre son début (Michelson) et sa fin (Einstein), c’est 20 ans ; l’atome, entre son début (Thomson) et sa fin (Dirac), c’est plus de 30 années... Le tout grâce à des scientifiques du monde entiers, dans une émulation soutenue de plus par des grands financiers (congrès Solvay).
     
    Ne me demandez pas, moi, petit individu anonyme, de vous pondre la mise en équation à moi tout seul. Je gribouille beaucoup, certes, mais je ne ferais pas à moi tout seul l’équivalent de 30 années de travail des plus grands scientifiques des pays les plus avancés, même pas si je vivais 200 ans !
     
    Par conséquent, je préfère en rester pour l’instant à du qualitatif et bien expliquer mes hypothèses, de manière à ce qu’elle soit compréhensibles par tous, dans l’espoir de susciter quelques vocations.

    Il s’agirait, par exemple, de déterminer la force de rappel sur une charge parmi chacun des 230 groupes d’espace cristallins... Il pourrait être envisagé des ordonnancement de charges fractals. A l’échelle mésoscopique, pour les fluides, nous aurions des feuillets qui glissent les uns sur les autres et pour les gaz, des petites billes qui roulent les unes sur les autres.
     
    Ceci dit, à priori, les harmoniques sphériques sont un bon choix, puisque nous voulons connaître, dans chacune des directions autour de la charge étudiée, l’intensité du champ électrique rémanent, afin d’identifier la fréquence propre de nos oscillateurs harmoniques selon la direction dans le « cristal » de charges.

    Il s’agit en fait d’envisager les mouvements de la charge dans la cavité qu’elle occupe, autour de sa position d’équilibre, un peu comme une boule de billard qui rebondirait sur les bords, sauf qu’on n’a pas vraiment de bords, c’est le potentiel électrique du réseau de charge qui modifie la trajectoire de la charge.
     
    Comme de toute façon l’on cherche un mouvement périodique en 3D, les harmoniques sphériques s’imposent naturellement, on est donc assuré de trouver les bonnes quantités de nombres quantiques.
     
    En fait mon idée revient à substituer à l’idée d’un noyau central positif, l’idée d’une position naturelle d’équilibre de la charge, fonction des caractéristique du réseau qui l’environne.

    Au lieu d’imaginer qu’il y a un noyau au centre du mouvement, j’imagine qu’il n’y a rien, c’est une simple cavité dans laquelle oscille une charge.
     
    Cela revient à l’équation de Schrödinger (une cavité résonnante), mais tourné différemment. Au lieu d’avoir une charge au centre de l’oscillation, j’ai les charges tout autour. Ce n’est pas le modèle du système solaire, c’est le contraire, c’est l’inverse, ce qui permet d’évacuer le problème de la singularité centrale.


  • Shawford Shawford42 20 février 2013 21:10

    Ma Delorean a deux minutes d’avance ce soir sur le matou de ffi smiley smiley


  • ffi ffi 20 février 2013 21:27

    easy :
    Le champ électrique d’un dipôle est anisotrope, certes, maximal dans le plan perpendiculaire au dipôle, et nul dans sa direction.

    De même en est-il pour le dipôle rayonnant, le rayonnement est maximal dans le plan perpendiculaire à son mouvement, et nul dans sa direction.
     
    C’est un fait que l’onde lumineuse est transverse, c’est-à-dire que la vibration qu’elle engendre est perpendiculaire au plan de propagation.
     
    Mais entre le plan où le rayonnement est maximal et la direction où il est nul, il ne faut pas croire qu’il y a rien : l’intensité du rayonnement décroit de son maximum à sa nullité.
     
    Par conséquent, la lumière ne se propage pas de dipôles en dipôles uniquement dans le plan perpendiculaire à l’oscillation du dipôle initial, non, elle se propage aussi à d’autres dipôles, de part et d’autre de ce plan, quoique ce soit d’une intensité de plus en plus faible à mesure que l’on accroît l’azimut avec son plan préféré, jusqu’à devenir nul dans la direction de l’oscillation du dipôle initial.

    Cependant, plus on augmente la fréquence, plus le rayonnement est « dur » et devient franchement directionnel (d’où l’aspect photon « corpuscule »).


  • easy easy 20 février 2013 22:27


    @ Ffi

    Merci pour ces explications

    C’est vraiment généreux

    Autrement dit, mon prof (dix fois mort depuis le temps) dessine toute la chose d’un photon dans un rai cylindrique afin d’y dessiner les différents plans d’action mais en réalité, la chose n’est pas du tout contenue dans une enveloppe cylindrique finie
    Le rai a des propriétés contenues dans une enveloppe à gradient cylindriquement décroissant et de diamètre infini

    Pour autant, si l’ensemble des effets de la chose photonique pouvaient se traduire frontalement et à plat sur une feuille par des grisés, voyez-vous, à très grande distance imaginaire, une raison quelconque de dessiner des zones un peu plus claires, d’autres un peu plus sombre, se raccordant en dégradés ou pas du tout ( pas du tout donc strictement une même intensité partout, comme si c’était un champ magnétique, de pesanteur ou une onde radio)


    Autre question liée :
    Je suis dans le vide noir et sans poussières. 

    Un rai de lumière de 2 cm de diamètre passe devant moi de G à D

    J’ai des oeillères qui m’empêchent de voir sa source et son impact.

    Il passe à 50 cm de moi mais je ne peux le voir, même si c’est un laser

    C’est bien ce qui se passe n’est-ce pas ?

    Quel serait alors l’appareil qui, depuis l’endroit de mon oeil, sans toucher ce rayon (laser ou pas), le « regardant » perpendiculairement, pourrait détecter sa présence ? 
    Et si cet appareil existe, ce qu’il « verra » sera alors croissant en intensité en s’en rapprochant, probablement en 1/d², n’est-ce pas ? 

    Si aucun appareil n’y parvient, est-ce que le fait de placer quelque chose de l’autre côté du rai offrirait enfin cette possibilité de détection transversale (sans jamais le pénétrer de quelque matière) ?


  • ffi ffi 20 février 2013 23:54

    Ce ne serait pas le cas à une fréquence radio.

    Il passe à 50 cm de moi mais je ne peux le voir, même si c’est un laser.

    S’il n’y a pas de poussière, ni un arrière-plan trop proche, c’est ce qui devrait se passer.
    Quoique, je me souviens de lasers verts que je voyais. Peut-être était-ce dû à la proximité de l’arrière-plan ?
    A voir : à partir de quelle distance d’arrière plan, selon la fréquence, le laser devient visible.

    Quel serait alors l’appareil qui, depuis l’endroit de mon oeil, sans toucher ce rayon (laser ou pas), le « regardant » perpendiculairement, pourrait détecter sa présence ?
    Là je ne sais pas si c’est possible, en tout cas je ne crois pas que cela le soit.
    En tout cas, pas à la fréquence optique du laser.
    A d’autres fréquences peut-être (infrarouge à cause de l’échauffement).

    Et si cet appareil existe, ce qu’il « verra » sera alors croissant en intensité en s’en rapprochant, probablement en 1/d², n’est-ce pas ?
    Non.
    Tu peux te référer à ce fichier, paragraphe 6.2, le schéma te donnera une bonne image intuitive. Il suffit de considérer que le rai se propage sur l’axe y et que toi tu es ou sur l’axe z ou sur l’axe x.
    Si la puissance est en 1/r² sur y, ensuite ça diminue jusqu’à devenir nul dans la direction du dipôle.
     
    Si aucun appareil n’y parvient, est-ce que le fait de placer quelque chose de l’autre côté du rai offrirait enfin cette possibilité de détection transversale (sans jamais le pénétrer de quelque matière) ?
    Il faudrait voir à quelle distance, et aussi en fonction de la longueur d’onde.

    Si tu réalises ces expérimentations, tient-moi informé s’il te plaît.


  • ffi ffi 21 février 2013 00:05

    Remarquez, au lieu de commencer par les 230 classes cristallines, je peux toujours faire sentir la chose avec une boule uniformément chargé...

    Le potentiel interne à une telle Boule est
    V=ρr²/3ε
    avec ρ, densité volumique de charges ;
    r, distance au centre de la boule ;
    ε, permittivité.

    L’hamiltonien d’un électron y oscillant est donc :
    1/2 mv² + e*ρr²/3ε = E
    Ce qui est similaire au ressort
    1/2mv² + 1/2kr² = E (dont la pulsation de résonance est ω=√(k/m))
    en posant k = 2.e.ρ/(3.ε)
    On obtient donc la pulsation de résonance :
    ω=√(2e.ρ/3.ε.m)
    et l’énergie de résonance : E = ρ.e/(3.ε).


  • ffi ffi 21 février 2013 11:05

    Je remarque que j’ai oublié de donner une longueur à l’oscillation de la charge...
    Je me dois de prendre la longueur d’onde comme l’amplitude du mouvement autour de la position d’équilibre...
    Donc
    r = λ/2*sin(ωt)
    v = ω*λ/2*cos(ωt)
    Remarquons tout de suite que λω=2π*c

    Heureusement, cela ne change rien à la pulsation de résonance qui est toujours de :
    ω=√(2e.ρ/3.ε.m)

    Mais cela change l’expression de l’énergie de résonance qui devient alors :
    E = ρ.e*λ²/(12.ε) = ρ.e*4*π²c²/(12.ε*ω²) = m*(π²/2)*c²

    Conclusion, selon ce modèle, l’énergie de résonance d’une charge qui oscille dans une sphère uniformément chargée est : E = m.(π/√2)².c²


  • ffi ffi 21 février 2013 11:43

    Erreur : λ=c/2πω
    donc E = ½*m*(c/4π)²


  • easy easy 21 février 2013 13:38

    Alain, SVP

    1 - Vous convenez qu’un rai laser, dans le vide cosmique, sans poussières, perpendiculairement à lui, je ne le vois pas ? Qu’aucune sorte d’appareil ne le détecte ? 
    Et si l’observation devient biaise, angle alfa, est-ce que ça change ; si oui selon quel gradient en gros ? 


    2 - On croise deux rais de lumière blanche ou monochrome ou laser
    Il n’y a rien, vraiment rien de rien de détectable comme effet carrefour ?
    Même si un rai est d’une nature et l’autre d’une autre nature ?

    3 - Est-ce qu’un rayon laser est polarisable soit par réflexion soit par traversée dans un polarisant, soit autrement, une fois émis (avec alors extinction suite à deux polarisations perpendiculaires) ?

    4 - Vous semble-t-il logique que deux rais élémentaires photoniques émis voisins depuis le Soleil ne se séparent jamais (contrairement aux rayons de soleil que nous dessinons symboliquement) et que tous les deux atteignent une feuille de papier très loin placée en l’illuminant comme s’ils étaient toujours voisins (aucune tâche lumineuse sur le papier qui se retrouve éclairé uniforément) ?

    5 - Ffi m’aurait répondu qu’on pourrait peut-êre détecter perpendiculairement (ou mettons un peu de biais) un rai infra rouge (J’imagine qu’il conçoit des IR partant perpendiculairement et indéfiniment). Vous croyez ça possible alors que rien ne permet de détecter un rai soit de lumière blanche (IR inclus) soit mono vert ou bleu ?


    Merci d’avance


  • ffi ffi 21 février 2013 13:58

    Pourquoi donc le champ électrostatique supposerait-il la continuité des charges ?
    Ce n’est pas vrai... On a le flux du champ = q/ε. Il n’y a justement pas de continuité au niveau d’une charge, il y a singularité (en 1/r², c’est une hyperbole).

    Bon, je me suis servi de la boule uniformément chargée, pour montrer la logique de mon hypothèse, surtout parce que cela simplifie énormément les calculs...
     
    Cependant, la cristallographie montre que les charges sont organisées en réseau ordonnées, au niveau microscopique, lesquels sont répartis de plus dans des domaines mésoscopiques (voir ferromagnétisme, ferroélectricité).

    Si l’on néglige le niveau mésoscopique, une bonne modélisation implique donc de prendre en compte chacune des directions de l’espace, car le potentiel n’est pas le même selon les diverses directions du cristal, ceci pour chaque emplacement particulier à une type de charge.

    Un élément chimique n’est jamais composé d’une densité homogène de charges.
    Ma boule uniformément chargée est donc une version très simplifiée.

    En pratique, nous aurons des résonances pour chacune des directions caractéristiques de la maille du réseau de charge.

    Il en découle logiquement les harmoniques sphériques, puisque nous devons regarder ce qu’il en est dans toutes les directions.

    Le photon ne se comporte pas comme le champ, il consiste en un dipôle électrostatique en mouvement d’oscillation, ce qui produit un rayonnement. Contrairement au champ électrostatique qui est isotrope autour d’une charge et varie en 1/r², le champ du rayonnement du dipôle électrostatique n’est pas isotrope, mais directionnel, avec une puissance maximale dans le plan perpendiculaire à l’oscillation du dipôle. Le champ du rayonnement d’un dipôle électrostatique oscillant varie en 1/r dans le plan perpendiculaire à l’oscillation, tandis qu’il est nul dans la direction d’oscillation. La plupart de l’énergie est concentrée dans la direction de propagation.

    C’est pour cela que la lumière est une onde directionnelle à vibration transversale : elle est la mise en oscillation successive des dipôles électrostatique de la matière.
     
    Toute antenne, quelle qu’elle soit, repose sur ce principe d’oscillation d’un dipôle.
    Ce n’est pas à la quantique que l’on doit l’invention de la radio...

    L’intéressant, dans cette formule E = ½*m*(c/4π)²,
    c’est qu’on y retrouve l’angle solide (4π)., ce qui est logique, vu que toutes les directions dans la boules sont équivalentes, puisque la boule est uniformément chargée. Il en irait autrement dans un réseau de charges discrètes, non uniformément réparties.


  • ffi ffi 21 février 2013 14:16

    Le laser consiste à faire vibrer tous les noeuds du réseau à leur fréquence de résonance.
    Il n’y a pas du tout besoin d’avoir un noyau pour créer un laser : l’électron qui « circule » autour du noyau et qui saute de bande en bande est une vue de l’esprit...

    Pour preuve : le laser à électron libre.
    Celui-ci a l’immense intérêt d’être modulable, d’émettre dans une large gamme de fréquence, alors qu’un cristal ne peut émettre que sur sa fréquence de résonance...
    De fait, il y a juste besoin d’un réseau de charges pour produire laser.
    Qui dit réseau de charge, dit fréquences propres de résonance, caractéristiques de réseau.

    Or, on est en capacité, selon mise en situation expérimentale, de faire prendre au réseau des charges électroniques un grand nombre de configurations différentes, donc d’accéder ainsi à la possibilité d’y régler des résonances internes, ce qui permet d’obtenir un laser à longueur d’onde variables.


  • easy easy 21 février 2013 21:01

    Merci Alain

    Concernant mon noeud cognitif actuel, je préfère retenir votre notion de champ (donc continu, non en rayons) à la notion de corpuscule (éventuellement plus intéressante à considérer pour mes prochains noeuds)


  • ffi ffi 21 février 2013 23:49

    @Alain :
    Historiquement, ce « saut » d’une bande d’énergie à une autre, est l’astuce trouvée par Niels Bohr pour éviter le problème posé par le modèle de Rutherford, qui consiste en un électron gravitant autour du noyau : une charge en mouvement de rotation est le siège d’un rayonnement synchrotron.

    Or ce rayonnement, on ne l’observe pas.
    Donc Niels Bohr arrive et dit « nous avons des niveaux d’énergie, il ne faut pas penser comme dans le monde réel ». De fait le modèle actuel n’est pas réaliste, il ne décrit pas notre monde.
     
    C’est quoi une bande d’énergie ? C’est un lieu ? Où est-il, ce lieu ? Mystère...
     
    En physique, une chose se déplace de lieu en lieu.
    En quantique, elle se déplace de non lieu en non lieu !

    Donc je trouve le modèle de Bohr assez étrange, car il ne contient qu’une conception frelatée du concept de Lieu. Ceci est donc bel et bien une vue de l’esprit, celui de Niels Bohr.
     
    Pourquoi compliquer ainsi à dessin et rendre flou ce qui a besoin d’être éclairci ?

    Oui il y a des charges dans des lieux. Ces charges, ordonnancées de manière propre au composé chimique, selon sa phase thermodynamique, oscillent autour de leur position d’équilibre lors du passage d’un rayon de lumière. Pourquoi ? Parce que la lumière, en un lieu, c’est justement l’oscillation d’un dipôle, comme le montre toutes les antennes.

    Qui dit oscillateur dit fréquence de résonance. D’où le spectre et ses harmoniques.

    C’est pourtant très simple, tout est déjà là et déjà cohérent. Mais la formulation alambiquée du problème par Bohr vous empêche de le voir.

    Oubliez ces niveaux d’énergie. Ce ne sont pas des vrais lieux.
    Qui a réussi à toucher un « niveau d’énergie » ? Où sont-il ?

    En vérité, les niveaux d’énergie n’ont rien de physique.
    Certes ils permettent de représenter d’une certaine manière ce qui se passe.
    Mais ce qui se passe ne leur correspond pas.


  • ffi ffi 21 février 2013 23:58

    De plus, une question.
    Une antenne, la plus simple, est une tige d’une longueur qui mesure la moitié de la longueur d’onde d’émission, dans laquelle on fait osciller un circuit électrique à la fréquence de résonance de l’antenne

    Il y a des antennes de plus de 300 mètres de haut (pour les grandes ondes).
    Pensez-vous qu’il existe des photons de 600 mètres de large ?


  • ffi ffi 22 février 2013 00:01

    D’autre part, Mr Colignon,
    Dans le laser à électron libre, croyez-vous qu’il y a aussi des « transitions électroniques » ?


  • ffi ffi 22 février 2013 16:37

    Les niveaux d’énergie sont un formalisme pour décrire des faits non géographiques...

    cependant, vous savez tout de même que les nombres quantiques définissent non seulement des niveaux d’énergie, mais aussi des formes d’orbitales qui impliquent un certaine vision de l’espace des charges. Vous savez tout de même que le méthane est un carbone SP3 et que les hydrogènes occuperont les sommets d’une tétraèdre régulier...
    Comment gérez-vous cela avec une simple idée de résonance ?

    De la même manière, les charges électronique oscillent autour de leur position d’équilibre.
     
    Les harmoniques sphériques furent étudiées avant la quantique.
    Toute fonction dépendant des orientations peut s’exprimer comme une combinaison linéaire des harmoniques sphériques.

    L’oscillation de la charge autour de sa position d’équilibre est à analyser selon les directions du réseau des charges, ce qui justifie d’utiliser les harmoniques sphériques. Ces oscillations sont contraintes par la « texture » du champ électrique autour de la charge, ce qui dépend de l’ordonnancement du réseau des charges proches, donc du composé chimique et de sa phase thermodynamique.

    Dans mon modèle simplifié de la boule uniformément chargée, toutes les directions sont équivalentes, le champ électrique est isotrope : il peut être correctement représenté par la première des harmoniques sphériques. On a Y0,0 = 1/√(4π) (-> Couche ’s’). Mais le champ magnétique, que j’ai ici négligé, et qui est toujours anisotrope, joue aussi son rôle, d’où que l’on a deux résonances possibles de type s (oscillation d’une charge dans une champ électrique uniforme, selon une hélicité droite ou gauche par rapport au champ magnétique).

    Cependant, la couche ’s’ est particulière, le champ électrique n’étant pas nécessairement isotrope autour de la charge, car les autres charges sont placées selon une maille. On a donc des résonances propres à certaines directions : toutes les directions ne sont pas équivalentes. Il faudra utiliser les harmoniques sphériques.

    Bien sûr qu’il y a des transitions électroniques dans le laser à électrons libres.
    J’y vois la démonstration qu’une collection de charges, ordonnancées selon une maille régulière, suffit à espérer une résonance collective. C’est le champ magnétique qui permet d’ordonner le « cristal » électronique dans le laser à électron.

    Certes, on peut parler d’une transition électronique, mais je ne trouve pas cela explicite, puisqu’il s’agit de l’oscillation d’une charge à une de ses fréquences de résonance.

    On pourrait aussi parler d’une transition phonique à propos du son d’un stradivarius et j’en comprendrais grosso-modo le principe. Mais si je veux construire un stradivarius, j’ai besoin d’avoir dans mon modèle des informations pour en déduire la géométrie de l’instrument.


  • ffi ffi 22 février 2013 16:50

    Modélisation de Bohr :
    N’oubliez pas qu’elle résulte de l’invalidation par Rutherford de l’atome « plum-pudding »

    Plum-pudding = homogénéité du champ autour de la charge = isotropie = harmonique sphérique n°1 = couche ’s’ !

    C’est que je suis un peu embêté avec les conclusions de Rutherford.
    Peut-être faudrait-il trouver d’autres explications ?
    Aucun modèle n’est parfait.

    Cela dit votre système est très intéressant, mais l’avez-vous soumis à la modélisation ?

    Merci. Non, car c’est une réflexion en cours. Je profite d’internet pour la préciser, l’amender, au gré des intéressantes discussions qui peuvent s’y tenir.


  • ffi ffi 23 février 2013 08:07

    Vous me parlez d’un atome d’hydrogène isolé.
    Mais je me demande si nos mesures concernent un atome d’hydrogène isolé.

    À ma connaissance, le spectre est mesuré après passage dans un volume qui contient beaucoup d’atomes d’hydrogène.

    Certes, on peut décider de ramener tout ce volume à un seul atome, mais il ne faudra pas alors s’étonner d’avoir à utiliser des probabilités.
     
    Mon hypothèses envisage des charges liées, par défaut statiques, ordonnancées en réseau.
    Donc un atome d’hydrogène isolé, qui n’est composé que de deux charges, proton et électron, n’est pas concerné par ce modèle. Il me faut un petit espace avec une certaine quantité d’hydrogène, pour construire un réseau de charges ordonnancées régulièrement.

    Dans ce petit volume, tous les électrons situés en des lieux où le champ électrique est isotrope, participeraient de la résonance ’1s’ ou ’2s’ (dépend de l’harmonique ?). Les autres électrons, situés en des lieux où le champ électrique n’est pas isotrope, mais anisotrope, participeraient des autres types de résonances (« couche » p, « couche » d,..etc).

    Ensuite, je formule différemment : la résonance est le photon lui-même.
    L’oscillation de la charge revient à des avoir des dipôles en mouvement, donc un rayonnement dipolaire, ce qui va modifier la « texture » du champ électrique autour des charges avoisinantes, et les oscillations vont donc se propager de proche en proche, de charges en charges, à la vitesse de la lumière.
     
    J’avais lu, sur un des document que l’on trouve sur internet, que le modèle Plum-pouding conçoit un amortissement de l’oscillation, ce qui permet de calculer le temps de l’émission lumineuse.

    Selon mon hypothèse, le photon est l’oscillation d’un dipôle électrique.
    Sa nature est un mouvement relatif de deux charges (au moins) l’une par rapport à l’autre.


  • Loup Rebel Loup Rebel 19 février 2013 11:57

    Les Dieux de l’Olympe, après avoir abandonné leur lieu de villégiature, seraient-ils de retour ?

    Va-t-on assister à de nouvelles guerres de religion dans le domaine des sciences érigées au rang des nouveau Dieux ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 février 2013 12:06

      Pourquoi toujours ressasser le passé ? 1905 est achevé L’enjeu n’est que scientifique et si guerre il y a, c’est entre savants, comme l’indique le sous titre du livre de Susskind Et si Dieu apparaît, c’est à l’écart des religions comme je m’en suis expliqué dans un autre billet


    • Loup Rebel Loup Rebel 19 février 2013 13:12

      Je précise que j’ai lu votre billet avec un grand intérêt.

      Vos remarques sont justes. Elles recadrent bien ce que j’ai voulu dire.

      Pour en tenir compte, je reformule ma seconde phrase en changeant juste deux mots :

      Va-t-on assister à de nouvelles guerres des Dieux dans le domaine des sciences érigées au rang des nouvelles Divinités  ?

      Allusion à la guerre entre les représentants des domaines scientifiques en rivalité les uns contre les autres : lutte de pouvoir, le vainqueur étant celui qui impose ses idées à la majorité dans la communauté des savants.

      Merci


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 février 2013 13:00

        Cher Jean-Paul, merci pour ces liens

        Une réaction à chaud. Je n’ai pas eu accès au premier article mais j’ai cru comprendre qu’il faut laisser la dualité onde particule de côté. Je pense qu’il est question de propriétés du photon et qu’il faut cesser de le définir, car il est au delà de ces définitions.

        Le second article confirme l’expérience des fentes de Young avec trois fentes au lieu de deux. Je n’ai pas vu de surprise, sous réserve de lire plus en détail l’article

        Les articles sur les cordes confirment que derrière l’apparence des phénomènes quantiques se dessine une intériorité dans la nature (rupture avec la science moderne). Néanmoins, je n’adhère pas trop à la théorie des cordes qui prolonge dans l’espace replié la singularité de la particule. A mon avis, la particule est ce qu’elle est parce que le physicien exerce une « découpe » sur le champ quantique. C’est très intuitif mais je n’ai pas mieux pour l’instant

        bien amicalement

        BD


      • Automates Intelligents (JP Baquiast) 19 février 2013 13:59

        Cher Bernard, merci d’avoir répondu si vite.
        Je constate que, avec certains intervenants, nous serions désormais assez nombreux pour mettre en place un Agoravoxsciences, petit substitut à l’académie des sciences.
        Concernant la physique, je me borne ici à 2 observations complémentaires :
        - Leonard Susskind dans le dernier n° de Newscientist, plaide pour la physique théorique, en dehors de tout lien immédiat avec l’expérimentation. C’est un représentant très écouté de la théorie des cordes
        - Mon idée est qu’il faut joindre les étude sur le cerveau à celle concernant la physique, notamment les pbs que vous évoquez. Il n’est pas exclu que notre cerveau puisse comprendre certaines choses de la physique que notre conscience ne perçoit pas clairement. C’est sans doute l’idée de Barack Obama, qui vient d’annoncer un grand projet de 3mds sur 10 ans d’études sur le cerveau - sans doute en réponse au projet européen que j’avais été amené à discuter à FCult dans l’émission d’Alberganti.
        Je vais essayer de préciser et rejoindre tout cela dans un article que j’enverrai à Avox.

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