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La science est une croyance comme les autres

Comme la croyance magique ou religieuse qui l’on précédée, la science, dans la continuité, a évolué selon les mêmes schémas darwiniens et empiriques. Autant dire que, comme ses aïeules, elle repose sur la base de postulats.

L’Unité perdue

Pour Georges Gusdorf, philosophe et épistémologue (1912-2000), « […] le primitif, est l’homme de l’unité non encore perdue ; tous les horizons demeurent à portée de main. Le divorce entre le réel et le vrai, qui ouvrira les aventures de la pensée et de la liberté, ne s’est pas encore produit[1]. »

Toutes les formes d’expériences – qu’elles soient primitivement magiques, mystiques, surnaturelles ou scientifiques – suscitent des interprétations essentiellement collectives et sociales mettant en lumière des rapports de causalité d’un certain type. Pour autant, ces rapports n’ont jamais de valeur en soi. Ils ne contiennent jamais de vérité intrinsèque dans la mesure où ils sont toujours les fruits d’une interprétation affective et collective, donc humaine, des faits observés. Or, ces descriptions correspondent toujours plus ou moins à des attentes, à des besoins, aux physiologies mais aussi aux craintes et autres émotions partagées par la collectivité. Elles sont toujours corrélatives à une structure sociale préexistante. Inféodées à une « vision » première du monde ayant entraîné à sa suite toute une série de représentations et de manières d’appréhender le « réel ».

« Toutes les satisfactions de la pensée et de l’art, nous dit encore Georges Gusdorf, toutes les conquêtes de la technique ne restitueront pas cette harmonie unique de l’homme avec l’intégralité du réel qui est le privilège de la conscience mythique[2]. » Toute analyse, toute expérience logique du réel reste toujours une interprétation. En tant que telle, elle n’est qu’une description n’ayant jamais de valeur absolue, mais seulement relative. Parce que toute observation dépendra toujours d’un observateur ; toute expérience d’un expérimentateur et donc d’une conscience, non pas isolée, indépendante et absolue, mais bien au contraire, extraite elle-même du monde, corrélative et interdépendante des autres phénomènes inscrits dans la réalité.

Une autre méprise de la science aura été de penser que chaque phénomène ou objet par elle considéré , à commencer par l’homme lui-même, pouvait l’être de façon indépendante du milieu au sein duquel il était originellement inscrit. Le physicien prélève, analyse et déduit, mais il ne « contextualise » jamais. Car, dans ce domaine, si l’objet d’une analyse ne peut jamais être séparé du sujet qui analyse ; pas davantage ne peut-il être séparé de l’environnement dans lequel il s’inscrit à l’origine et d’où il a été prélevé. Une analyse, fût-elle scientifique, n’est jamais complète tant qu’elle ne s’étend pas à l’ensemble de tous les éléments corrélatifs à l’objet observé. C’est le cas en physiologie. C’est le cas en biologie. C’est aussi le cas en anthropologie, en ethnologie, en sociologie ou même en psychologie. Mais est-ce encore le cas en génétique, en biochimie ou en chimie moléculaire ? Est-ce, à plus forte raison, encore le cas en physique des particules et en mécanique quantique ? Peut-on véritablement comprendre une particule ou une macromolécule sans tenir compte de son environnement et des relations qu’ils entretiennent mutuellement ?

Il me semble que dès que l’on descend en deçà d’un certain seuil – celui qui semble matérialiser la limite entre vivant et inerte, nous changeons arbitrairement notre vision des phénomènes. La macromolécule ou la particule ne sont désormais plus considérées que comme de simples objets observables indépendamment de leur environnement. Sous prétextes que la vie semble ne pas encore se manifester à ce degré de complexité, on néglige d’en découvrir peut-être les premiers principes ; la première dynamique ; les premières « intentions ». J’ose le terme avec cependant des guillemets.

L’ombre et la proie

J’en veux d’ailleurs pour preuve que l’analyse des phénomènes suscités se fait essentiellement d’un point de vue mécaniste dont l’outil mathématique semble le seul à même de rendre compte. Et même si chacun sait qu’à cette échelle, les principes de la mécanique classique n’ont largement plus cours, on continue malgré tout à en conserver l’usage, ne serait-ce que dans le principe de causalité transposé à ces dimensions nouvelles de la matière. Cette idée omniprésente dans le discours scientifique dominant qui consiste à affirmer de façon péremptoire que l’univers suivrait des règles et autres lois scientifiques et mathématiques d’une infinie précision est la plus grosse absurdité scientiste de notre siècle. Ce n’est pas parce que l’outil mathématique décrit à merveille le monde qui nous entoure que ce dernier est nécessairement réglé sur des modèles mathématiques. C’est penser que le nez a été conçu au milieu du visage pour mieux porter des lunettes.

De la sorte, la science se ferme les portes qui depuis longtemps lui auraient permis d’éviter des décennies d’enlisement intellectuel. Quand j’entends certains physiciens de renommée internationale, affirmer avec force conviction que le sort de l’univers s’est joué à une virgule près, je me dis que la connaissance (à ne pas confondre avec la science) a encore de longues années d’errance devant elle. On confond encore aujourd’hui – et cet aveuglement n’est d’ailleurs pas spécifique au seul domaine scientifique – le signifiant avec le signifié ; le nombrant avec le nombré ; l’effet avec la cause ; l’ombre avec la proie… à quel musicien ferait-on croire que son art se déduit des quelques notes qui courent sur sa partition ?

Nous avons autant d’obstacles à surmonter dans notre approche du réel que d’idées préconçues sur des notions aussi élémentaires que l’ordre ou le désordre, la complexité, l’organisation, l’entropie, la vie ou les notions même de connaissance ou d’information. Nous transposons toujours ces concepts issus de nos vies sociales, au cœur même des systèmes que nous étudions. Dans tous les cas, nous contaminons tout ce que nous observons parce que nous l’observons et le décrivons avec des outils et des langages initialement conçus par et pour nos comportements sociaux et humains. Tous les résultats ne peuvent qu’en être faussés.

L’impasse analytique et le mythe rédempteur

Depuis plus d’un siècle, la science se retrouve enfermée, prisonnière de ses propres concepts hérités de la logique aristotélicienne. Des concepts comme ceux qui poussent encore à croire aujourd’hui que ce sont les agencements et organisations inférieurs qui sont à l’origine des complexités supérieures. Tout au contraire, il nous faut inverser notre vision des choses. Partir du total ou du global pour progressivement redescendre vers le local. Mais sans pour autant oublier les liens qui unissent intrinsèquement toutes les dimensions de l’existant. Comme le souligne encore Georges Gusdorf en s’appuyant sur la conscience mythique, « Toute la réalité s’inscrit dans un seul ordre, elle se développe selon un dynamisme commun qui s’inscrit en elle comme une circulation de vie et d’intelligibilité[3]. »

Les sciences dites « dures » semblent désormais dans une impasse analytique. Celle qui s’apparente à analyser un à un chacun des millions de pixels qui constituent un cliché photographique, mais sans que ces longues et fastidieuses suites de calculs ne nous renseignent jamais sur le motif de la photographie. Nous nous trompons d’objectif, si j’ose dire. Nous avons trop tendance à nous en remettre aux seules apparences, celles d’un espace-temps tridimensionnel, en oubliant que l’univers est tout un et que chaque partie observée et considérée comme divisée n’est que l’envers d’un indivisible, pour reprendre l’expression de Maurice Merleau-Ponty. C’est là, sans aucun doute, que les sociétés primitives et leur conscience mythique ont une fois de plus beaucoup à nous apporter. Comme l’écrit Georges Gusdorf, « L’homme précatégorial n’a pas de soi-même cette conscience isolationniste et granulaire. Sa conscience est vraiment connaissance, dans l’indivision de soi et d’autrui, dans la solidarité de la pensée et du monde. Non point donc une conscience égocentrique, mais une conscience sans cesse excentrique[4]. »

Une révolution métaphysique

Rien n’échappe aux lois invariables de l’évolution. Pas même les sciences, qui ne sont que les prolongements intellectuels et technologiques de nos organes biologiques. Depuis deux mille ans en fait, rien ne semble avoir véritablement évolué dans le domaine de nos connaissances. Hormis un « séquençage » chaque fois plus fin du réel, assorti d’autant d’hypothèses mathématiques toujours plus audacieuses, que savons-nous de plus depuis Démocrite et ses atomes ? Pas grand-chose à dire vrai sur la dynamique, autrement dit le mouvement d’ensemble qui anime l’univers. Certes, nous avons considérablement affiné le rendu, la définition de l’ « image ». Mais nous ne savons pas davantage ce qu’elle représente ; ce que le monde signifie ; ce qu’il nous dit.

Une révolution s’impose si la science, à l’instar de toute autre croyance, ne veut pas définitivement se perdre dans une sclérose à la fois paralysante et aliénante. Il nous faut adopter une vision plus globale et synthétique. Sortir des cadres expérimentaux traditionnels inféodés aux exigences mathématiques et aux postulats de la logique. Il nous faux cesser d’analyser compulsivement les composants pour ne plus s’attacher qu’à l’ « objet monde » dans sa totalité.

Partout, il semble que nos sociétés occidentales ont atteint un palier, une limite, un plafond infranchissable. Une impulsion majeure nous manque pour passer outre et nous élancer de plus belle. Une impasse se dessine au bout du tunnel expérimental. Si rien ne se fait, la paralysie menace qui finira par anéantir nos sociétés elles-mêmes. Il nous faut inaugurer une nouvelle vision du monde plus audacieuse. Celle qui nous permettra de renouer les liens et par là même, de redonner du sens à notre existence collective.

Les mutations qui sont incontestablement perceptibles au cœur de nos sociétés modernes dans les différents domaines de l’économie, de la politique, de l’éducation, de la culture ou de la communication appellent de semblables mutations dans les domaines de la recherche et de la connaissance du monde ; qu’elles soient spirituelles ou scientifiques. Or, ces changements passent par un renouvellement de notre pensée scientifique et religieuse. C’est sans aucun doute là, à l’interface de ces deux dimensions, qu’une nouvelle métaphysique a incontestablement un rôle majeur à jouer. Partout, des remises en question s’imposent. Mais celles-ci ne pourront s’amorcer que sur la base d’un renoncement – peut-être provisoire – aux plus fondatrices de nos certitudes. Lesquelles sont depuis longtemps si couramment admises que nous avons fini par ne même plus les voir.

La métaphysique seule est à même de relever ce défi en permettant à ces deux sœurs ennemies que sont la science et la religion, de se retrouver en terrain neutre, dépouillées de leurs certitudes dogmatiques. La métaphysique est cette langue commune seule à même de réunir leurs richesses respectives.

Le sens du sacré

De tous temps, les croyances de toutes sortes, les mythologies, les religions et après elles les sciences ont su prodiguer aux sociétés et aux hommes les nutriments dont ils avaient besoin pour survivre, se structurer, se développer et évoluer. Les unes comme les autres, tour à tour ou conjointement, ont été dispensatrices de sens ; d’une vision du monde où la destinée de chacun était à même de s’inscrire dans une perspective logique, rassurante, parfois même libératrice. Autrement dit, tout sauf absurde. Qu’en est-il aujourd’hui ? Derrière l’échec patent de la religion et de la science, c’est l’absurdité apparente du monde et son cortège de néant qui revient en force. La science, vidée de sa substantifique moelle, n’est plus désormais qu’une froide mécanique à produire du bien-être ponctuel, de la jouissance immédiate et de la consommation à la chaîne. La religion quant à elle, tout aussi démunie en matière de perspectives, n’apporte plus désormais que des certitudes dogmatiques, terreau favorable à tous les intégrismes.

Il nous faut d’urgence redécouvrir les vertus du mythe comme justification de l’existence. Charge à nous de renouer avec une mythologie capable d’intégrer nos actuelles connaissances de la nature et de la cosmogénèse. Une nouvelle mythologie matérialiste ; une métaphysique de la physique ; une religion de la raison capable de nous réconcilier avec la nature et le sens du sacré. Lequel, selon l’expression de Gusdorf, désigne un régime global de la connaissance, une disposition originaire de l’être dans le monde. Il nous faut sans plus tarder échanger notre anthropomorphisme devenu peau morte, contre un cosmomorphisme, selon le mot de Maurice Leenhardt, mieux à même de satisfaire nos plus intimes aspirations individuelles et collectives. L'humanité aujourd'hui, face aux défis qui sont les siens, est en attente d'un nouveau mythe global qui répondrait à notre récente prise de conscience de notre intégration au cosmos. Il nous faut non plus un mythe des origines, mais un mythe de la fin, une eschatologie matérialiste capable d'octroyer un sens global à toutes les formes de vies présentes et à venir.

Le premier apôtre

Le père Pierre Teilhard de Chardin incarnait cet idéal à même de lancer un nouveau rameau sur l’arbre sclérosé de la connaissance du monde. Il a su trouver une synthèse, une voie médiane entre l’homme de science et le jésuite qu’il fût tout à la fois ; entre la foi et les faits ; entre science et Christ, pour reprendre le titre de l’un de ses travaux. Par son œuvre, il a témoigné que les deux visions n’étaient pas incompatibles. Bien au contraire, il a su démontrer qu’elles se complétaient l’une l’autre. Ajoutant par là même une dimension nouvelle à notre perception du monde.

Malheureusement, l’arbre n’a donné que peu de fruits. Un peu à l’image de ces floraisons trop précoces qui se voient réduites à néant sous les dernières gelées d’un hiver qui tarde à laisser sa place. Encore trop de christianisme sans doute pour les uns. Pour les autres, trop d’atomisme ou de modernité. Au final, trop religieux pour être un philosophe ; trop scientifique pour être un religieux… Plutôt que de parvenir à la synthèse dont il rêvait tant, Teilhard s’est vu implicitement rejeté et par les uns, et par les autres. Non publié de son vivant, son œuvre est encore largement méconnue aujourd’hui lors qu’elle est véritablement celle d’un visionnaire.

Pour conclure

J’ai toujours pensé que Dieu serait un jour accessible à nos microscopes ou à nos télescopes, sans qu’il en perde pour autant son caractère sacré. De la même manière, j’ai toujours pensé que la matière, d’une certaine façon, était accessible à nos prières sans qu’elle en perde sa crédibilité scientifique. Tout participe de tout. Et il n’y a pas, sur le fond, antinomie, mais bien au contraire, harmonie. « La nouvelle conscience sera conscience d’un monde nouveau, nous dit Gusdorf, découverte de soi solidaire de la découverte d’un monde qui est vraiment devenu l’univers, c'est-à-dire l’unité de toutes les perspectives possibles sur la réalité[5]. »

Or, l’avènement de cette nouvelle conscience de type universel dépendra dans une large mesure du langage nouveau qui l’introduira. Reste aux hommes de sciences et aux hommes de foi à trouver cette Parole commune aux deux magistères. Une sorte de langage des origines, à même de nous laisser enfin entrevoir les premières lueurs de la Vérité.

 

[1] Georges Gusdorf, Mythe et métaphysique, Les classiques des sciences sociales, [1953] 2016, p. 43.

[2] Ibid., p. 53.

[3] Ibid., p. 23.

[4] Ibid., p. 88.

[5] Ibid., p. 145.


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148 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 19 février 11:50

    À l’auteur :

    « Comme la croyance magique ou religieuse qui l’on précédée, la science, dans la continuité, a évolué selon les mêmes schémas darwiniens et empiriques. Autant dire que, comme ses aïeules, elle repose sur la base de postulats. »

    Sauf que, au contraire de la croyance magique ou religieuse, la science a apporté le progrès à l’Humanité ! ! !



    • Alren Alren 19 février 19:38

      @Jean-Pierre Llabrés

      J’ajoute que la science accepte d’être réfutée par une science plus avancée. ce qui n’est pas le cas des croyances.
      Ce n’est pas par hasard si les « grandes » religions ont vu leurs dogmes élaborés dans l’antiquité et n’ont pas été modifiée jusqu’à aujourd’hui.
      Entre Adam et Ève au jardin d’Éden et la paléontologie, qui a raison ?


    • hans-de-lunéville 20 février 09:33

      @Jean-Pierre Llabrés
      « la science a apporté le progrès à l’Humanité ! ! ! » là vous êtes dans la croyance smiley


    • Sébastien Junca Sébastien Junca 20 février 14:32

      @Jean-Pierre Llabrés

      Bonjour,

      Vous citez une phrase dans laquelle nulle part il n’est écrit que la science n’a pas apporté de progrès à l’humanité. Le fait de dire qu’elle repose sur des postulats n’interdit pas qu’elle soit porteuse de bienfaits. Pas moins, pas plus d’ailleurs que la magie ou la religion qui ont, en leurs temps de prédominance, contribué à structurer, à organiser, à protéger et à développer les société humaines. Beaucoup des premières formes d’organisations sociales ont été élaborées à partir de croyances religieuses : les notions de tabous et autres interdits liés à l’exogamie ou à l’endogamie, l’inceste, etc. Pareillement pour l’aspect législatif. Les premières notions du droit, les premières lois furent des lois totémiques, donc originellement d’essence religieuse. Si la science a pu naître à une certaine période de notre histoire, ce n’est pas – si j’ose dire – « par magie ». Encore que l’expression ne soit pas tout à fait fausse car, justement, les premières formes de sciences ont commencées à véritablement prendre corps dans les pratiques des sorciers, chamans et autres magiciens de toutes les civilisations.

      - Votre affirmation, un peu rapide, fait un mauvais procès à mon texte. Je n’y mets pas spécifiquement en cause la science. Je dis simplement qu’elle obéit, comme toute entité sociale, à des idées, des normes, des concepts, des catégories auxquelles nous croyons parce que ce sont des normes sur lesquelles sont réglées nos sociétés. Je ne remets pas spécifiquement en cause les résultats obtenus par la science dans ses différents domaines d’applications. Ce serait me faire plus idiot que je ne suis. Ce que je veux seulement c’est modérer, tempérer les systèmes, les interprétations d’ordre général, les certitudes mêmes que nous érigeons à partir des interprétations de ces observations et des résultats obtenus.

      Encore une fois, je ne remets pas en cause les résultats scientifiques. Pas davantage que je ne remets en cause les résultats obtenus par le chaman dans ses guérisons ou ses prévisions souvent obtenues à partir d’une observation attentive de la nature. Ce que je souhaitais dire ici, c’est que les méthodes employées par la science ne sont pas différentes de celles employées par les croyances religieuses. Elles reposent toutes deux sur des consensus, des opinions majoritaires qui ont tour à tour élaboré les structures de nos sociétés en obtenant chacune dans leurs domaines de très bons résultats.

      - Deuxièmement, vous oubliez un peu vite qu’à l’instar de la magie ou des religions, la science – malgré elle j’en conviens – a été tout aussi souvent utilisée pour faire le mal que pour faire le bien. C’est bien à partir des sciences que les technologies ont permis à la guerre de changer d’échelle. Les développements de la chimie, les études sur la résistance des matériaux, l’aéronautique, la physique classique, les mathématiques, la physique des particules… ont été autant d’impulsions données à la pulsion de mort.



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 20 février 16:31

      @hans-de-lunéville

      Vous avez parfaitement raison : l’Humanité n’a connu aucun progrès, grâce à la science, de l’âge de la pierre polie à nos jours.
       smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 20 février 16:36

      @Sébastien Junca
      « Pas moins, pas plus d’ailleurs que la magie ou la religion qui ont, en leurs temps de prédominance, contribué à structurer, à organiser, à protéger et à développer les société humaines. »

      La science a apporté le progrès à l’Humanité au prix d’un permanent et farouche combat contre l’obscurantisme de la magie et de la religion.
      Et ce combat n’est pas encore terminé ! ! !
       smiley



    • Zip_N Zip_N 20 février 18:01

      @Jean-Pierre Llabrés

      « La science a apporté le progrès à l’Humanité au prix d’un permanent et farouche combat contre l’obscurantisme de la magie et de la religion. »

      La religion c’est la science des pauvres. La science c’est la religion des riches.


    • Shawford Shawford 20 février 18:03

      @Zippo sans son essence

      La dérision c’est la science de la religion, et accessoirement la voie vers la sagesse


    • Zip_N Zip_N 20 février 19:39

      A chacun sa citations ! Vous auriez pu dédicacer la votre à tous plutôt qu’a moi seul sans son essence !


    • Sarah Sarah 19 février 11:54

      Mes félicitations pour cet article.


      • Sébastien Junca Sébastien Junca 20 février 14:33

        @Sarah
        Merci Sarah pour cet encouragement.


      • Plus robert que Redford 19 février 11:59

        L’auteur est, selon sa présentation personnelle, épris de philosophie !

        Heureusement, les techniciens de la NASA ou ceux de l’IFREMER ne sont-ils pas simplement épris de physique ou de biologie...

        Sans quoi, le retour de la lune ou des abysses se fût avéré disons... problématique !


        • La mouche du coche La mouche du coche 19 février 16:18

          @Plus robert que Redford

          Problématique il le fut. Mais c’est moins le retour que ce qui s’est passé ensuite. Parce que voyez vous LES AMÉRICAINS SONT BIEN ALLÉS SUR LA LUNE simplement la NASA en a perdu toutes les preuves :

          - Elle a perdu la vidéo historique du premier homme alunissant sur la lune C’est embarrassant. Les complotistes vont dire qu’elle n’y est jamais allé.

          - Elle a perdu les échantillons qu’elle avait récolté là-haut. C’est ballot. Les complotistes vont dire qu’elle n’y est jamais allé.

          - Et quand on retrouve les échantillons lunaires perdus, hélas des fâcheux les font expertiser. C’est ennuyant. Les complotistes vont dire qu’ils ne viennent pas de la lune.

          Mais soyez indulgent avec la NASA. Vous aussi vous perdez des trucs, alors pourquoi pas elle ?

           smiley


        • mac 19 février 17:32

          @La mouche du coche
          Et les avions ne volent pas non plus, seul Dieu est capable de faire cela...BlaBlaBla


        • La mouche du coche La mouche du coche 19 février 18:46

          @mac
          Vous avez tellement peur de la vérité que vous n’avez même pas oser cliquer sur mes liens ci-dessus smiley


        • JC_Lavau JC_Lavau 19 février 19:31

          @La mouche du coche. Tes liens portent sur éventuelle imposture, mais ne pointent en aucun cas sur la science.


        • La mouche du coche La mouche du coche 19 février 20:28

          @JC_Lavau
          cliquez d’abord sur les liens avant de dire n’importe quoi smiley


        • Shawford Shawford 19 février 20:40

          @La mouche de mon ... bip

          As tu une chose à me dire d’utile pour une fois ?


        • JC_Lavau JC_Lavau 19 février 20:44

          @La couche du moche. Vu que tu n’as jamais eu la moindre idée de ce que pourrait bien être la science... Nous on commence à avoir une idée de tes bluffs de despotique outrecuidant.


        • La mouche du coche La mouche du coche 19 février 20:55

          @JC_Lavau
          De quoi avez vous peur ? cliquez smiley


        • JC_Lavau JC_Lavau 19 février 21:53

          @La couche du moche.
          Combien de fois faudra-t-il te répéter que tes liens portent sur éventuelle imposture, mais ne pointent en aucun cas sur « la science » ?
          Et que tu persistes à n’avoir aucune idée de ce qu’est « la science » : tu fourres de dedans tout ce dont tu as peur et que tu n’aimes pas.


        • La mouche du coche La mouche du coche 19 février 22:08

          @JC_Lavau
          ça veut dire quoi « pointer sur « la science » » Vous êtes sûr que vous allez bien ? smiley


        • JC_Lavau JC_Lavau 20 février 02:50

          @La couche du moche. Tu veux te faire passer pour médecin, mais là non plus ton bluff n’a rien de crédible.


        • Pascal L 19 février 12:24

          La science n’est pas une croyance, car sans elle, la terre ne pourrait pas faire vivre 7 milliards d’individus. Autrement dit sans la science, vous n’existeriez pas ou au mieux, vous seriez un chasseur cueilleur dans une tribu au milieu de la steppe.

          Une théorie scientifique est basée sur l’observation et non sur la croyance. Cette théorie devient une loi lorsque l’on a pu faire une expérimentation qui la valide. La seule inconnue qui peut rester sur une loi scientifique est la limite du domaine d’application. Ainsi les lois de Newtown n’ont pas été annulées par l’arrivée de la théorie de la relativité. Seul le domaine d’application de ces lois a été précisé.
          Aujourd’hui, il existe des théories scientifiques dont on doute qu’elles puissent être validées un jour par une expérimentation. Dans ce cas, on est effectivement plutôt dans le domaine de la croyance, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et gardons bien la séparation entre théorie et loi.

          Comme pour la science, la croyance religieuse est basée sur l’observation, mais les phénomènes observés échappent à la vérification scientifique, ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils n’existent pas. Pas question donc d’en faire des lois. Il semblerait donc qu’on ne trouve jamais Dieu sous un microscope, ce qui est plutôt une bonne nouvelle car vous gardez ainsi votre liberté de croire.

          • La mouche du coche La mouche du coche 19 février 16:28

            N’importe quoi. Connaissez vous seulement la définition de la science ?


          • Tokani Tokani 19 février 17:28

            @Pascal L
            Il me semble cependant que la plupart des scientifiques ont FOI dans leur démarche...

             « les sciences sont des fouilles faites dans Dieu » Hugo

          • mac 19 février 17:30

            @La mouche du coche
            N’importe quoi, vue votre grande intelligence et vos certitudes, on devrait directement vous attribuer le prix Nobel de physique ou bien celui, à créer, du plus grand troll ?


          • Sarah Sarah 19 février 17:46

            @Tokani
            « Les sciences sont des fouilles faites dans Dieu » (Victor Hugo)

             
            Merci de cette citation. C’est exactement cela.

          • rocla+ rocla+ 19 février 17:51

            @Sarah


            Dieu a-t-il  des fouilles  ?

          • Sarah Sarah 19 février 17:54

            @Tokani
            En voici deux autres :


            « L’image est à l’objet qu’elle reproduit comme l’opinion à la science » (Platon, Ma République, Livre VI)
             
            « La science remplace du visible compliqué par de l’invisible simple » (Jean Perrin, Questions aux savants, 1969)



          • Pascal L 19 février 20:25

            @Pascal L

            Je vois qu’il est de bon ton aujourd’hui de taper sur la science, mais la science n’a que faire de l’ignorance. « Et pourtant, elle tourne » se serait écrié Galilée après avoir été obligé d’abjurer sa théorie par l’inquisition.

            J’ai passé une bonne partie de ma carrière à faire fonctionner des bidules qui suivaient des lois scientifiques. Il est tout de même réconfortant de voir qu’on peut lancer un satellite ou faire voler un avion juste parce que on l’a construit en suivant des lois scientifiques. Et si le bidule ne marche pas, c’est que quelqu’un s’est trompé, mais la loi marche a tous les coups. Il n’y a aucune place pour la croyance, je ne crois pas qu’un avion peut voler, l’avion volera de toutes façon s’il est est construit selon les lois de l’aérodynamique.
            Il n’y a donc pas de place pour la croyance, mais il y a de la place pour le doute. Le doute se situe sur les théories et non sur les lois. Je peux douter du réchauffement anthropique du climat, mais je ne peux pas douter des lois de Newton. 
            Le problème du climat, ce n’est pas qu’il pas de lois, c’est plutôt qu’il y en a trop et ils nous en manque encore quelques-unes. La complexité de cet enchevêtrement de lois ne nous est pas encore accessible et le résultat est toujours indéterminé.

          • Sébastien Junca Sébastien Junca 20 février 14:45

            @Pascal L

            Bonjour,

            Vous dites : « Une théorie scientifique est basée sur l’observation et non sur la croyance » Bien sûr, il y a dans toute croyance des degrés. Bien sûr, je crois aux théories de Newton sur la gravitation, de même que je crois à celle de Darwin sur l’origine et l’évolution des espèces. J’y crois davantage qu’à l’existence d’une vie extra-terrestre parce qu’il y a plus de preuves qui viennent corroborer les premières que la seconde. Pour autant, sans preuves, je crois aussi à la seconde. Mais je n’y crois pas aveuglément. Parce que cette seconde croyance est aussi le fruit d’un raisonnement à partir de connaissances acquises, d’observations et d’expériences. Lesquelles m’ont fait la démonstration que la vie était exubérante et aux ressources incroyables, ici, comme sans doute ailleurs dans l’univers. C’est ce qui différencie la croyance de la foi. À défaut de preuves directes, la croyance peut se nourrir de preuves indirectes. La foi, elle, est irrationnelle.

            Quand vous dites : « Une théorie scientifique est basée sur l’observation et non sur la croyance », je m’inscris en faux. Une théorie scientifique est basée sur la croyance en une certaine interprétation de résultats et d’observations. Elle relève de l’opinion. De plus, la magie comme plus tard la religion, ont été en leurs temps, basées sur des observations. Ce sont les interprétations données à ces observations qui, validées et respectées par l’opinion commune à certaines époques, ne l’ont plus été à d’autres. Ce fût le cas pour le géocentrisme antérieur à Copernic, ou la notion très scientifique en son temps, de génération spontanée antérieure aux travaux de Pasteur. Ces deux croyances relevaient bien de la science en leur temps !

            On a crû jusqu’à une certaine époque - c’était aussi le cas d’Albert Einstein jusqu’en 1931 - à un univers fixe. Cette croyance aujourd’hui a été quasi-définitivement abandonnée pour celle d’un univers en expansion. De même, certaines des croyances scientifiques d’aujourd’hui ne seront plus celles de demain. Toutefois, les faits observés resteront les faits observés. Seule leur juxtaposition, leur mise en relation, les liens de causalité qui seront établis ou non entre eux au sein de théories scientifiques, divergent d’une époque à l’autre.

            [...]


          • JC_Lavau JC_Lavau 20 février 14:50

            @Sébastien Junca. DONC quand c’est de la croyance, alors c’est de la science ? J’ai bon ?


          • Sébastien Junca Sébastien Junca 20 février 14:55

            @Pascal L

            [...]

            Vous dites aussi : « Comme pour la science, la croyance religieuse est basée sur l’observation, mais les phénomènes observés échappent à la vérification scientifique, ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils n’existent pas. » Je suis bien sûr d’accord avec vous. Or, c’est aussi ce que je pense de la science. Car ses vérifications ne vont naturellement pas au-delà d’un certain degré de précision et de prédiction, et c’est bien normal. Le réel ne pourra jamais être appréhendé dans sa totalité, si totalité il y a. C’est aussi la raison pour laquelle je dis qu’une partie des faits observés par la science échappent à ses méthodes de vérification. Sur le fond, elle ne diffère pas de la croyance, même si l’image qu’elle rend du réel est incontestablement plus précise que celle rendue par la magie ou la religion en leurs temps.

            La méthode chamanique est sur le fond la même que la méthode scientifique. Elles procèdent toutes deux d’observations, de méthodes de vérification et de validation de ces méthodes par le sens commun, l’opinion commune, la société. La méthode scientifique repose essentiellement sur le caractère reproductible des faits observés. Les mêmes causes sont censées reproduire les mêmes effets. Or, si une fois sur deux, la méthode chamanique, magique ou religieuse échoue, par simple manque de données ; la méthode scientifique échoue pour les mêmes raisons une fois sur mille ou sur dix mille. L’écart constaté entre les deux méthodes marque le progrès des connaissances, sûrement pas celui entre mensonge d’un côté, et vérité absolue de l’autre.

            Pour finir mon propos, je me permets de citer ici Émile Durkheim : « Les explications  de la science  contemporaine sont plus  assurées d’être objectives, parce qu’elles sont plus méthodiques, parce qu’elles reposent sur des observations plus sévèrement contrôlées, mais elles ne diffèrent pas en nature de celles qui satisfont la pensée primitive. » (Les formes élémentaires de la vie religieuse.)


          • tf1Groupie 20 février 15:50

            @Sebastien Junca.

            Vous auriez choisi de crucifier Galilée.

            Entre monde geocentrique et monde héliocentrique est-ce que vous êtes sûr qu’il s’agit juste d’un "certain degré de précision et de prédiction" ??

            Je pourrai aussi vous parler du degré de précision du nombre Pi.
            Est-ce qu’un chamane saurait le calculer aussi bien qu’Archimède ?


          • Shawford Shawford 20 février 15:52

            @TF1groupie

            Allez retourne devant la téloch, pshittt, smartie infidèle à ton RTL2 ! smiley


          • tf1Groupie 20 février 16:05

            @Shawford

            C’est lequel de tes avatars que tu affiches quand tu dis des trucs utiles ?

            ça nous fera gagner du temps.

            Mais je devine que la science c’est pas trop ton truc ! smiley


          • Shawford Shawford 20 février 16:08

            @tf1Groupiesignigicatiô de mon matricule : fissa


          • tf1Groupie 20 février 16:11

            @Sébastien Junca

            Vous passez sous silence le fait que la science est accumulatrice, contrairement à la religion qui est figée.

            La Bible n’a pas changé depuis 2000 ans, les livres de physique s’améliorent sans cesse.

            Et puis vous faites des confusions sémantiques : je crois que 5 fois 6 fait 30, et pourtant ce n’est pas une religion.
            En science on parle rarement de « prédiction », mais plutôt d’hypothèse ou de conjecture.

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