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Accueil du site > Actualités > Technologies > La « Smart Grid » : Réseau intelligent de transport de l’électricité

La « Smart Grid » : Réseau intelligent de transport de l’électricité

Une voie hors du tout nucléaire ?

Oui, il existe des alternatives au tout nucléaire. Une voie possible vers de telles solutions s'appelle la Smart Grid (ou RITE, réseau intelligent de transport de l’électricité). Notre approche face aux modèles énergétiques du futur est essentiellement analytique, linéaire et séquentielle. On envisage des filières opposées les unes aux autres. Le nucléaire contre le solaire, ou l'éolien contre la biomasse. Ce qui conduit à des raisonnements et calculs unilatéraux ou monodimensionnels, du type : Etant donné que la puissance moyenne d’une centrale nucléaire est d'environ 1.000 MW et qu'une grande éolienne de 100m produit 1 MW (et seulement un jour sur quatre en raison de la présence ou non du vent), il faudrait 4.000 éoliennes de ce type pour produire la même quantité d'électricité qu'une centrale nucléaire. Or, il existe 58 centrales en France. Il faudrait donc 4.000 × 58 soit 232 000 éoliennes qui occuperaient une part importante du territoire français. Même raisonnement statistique et analytique pour le photovoltaïque. Etant donné qu'il faut 10 m² de panneaux solaires pour produire un kilowatt heure électrique, il faudrait 10.000 hectares pour produire l’électricité d’une seule centrale et 580 000 hectares, soit près de 1% de la surface totale de la France (63 millions d’hectares) pour produire l'équivalent électrique de toutes les centrales nucléaires françaises.
 
Face aux enjeux énergétiques de l’avenir, nous avons donc besoin d'une approche globale, d’une approche systémique prenant en compte l'interdépendance des différentes sources d'énergie renouvelable et en les combinant entre elles. C'est ce que l'on appelle un « mix énergétique » (Energy Mix). Ou encore une approche par « matrice multimodale » des combinaisons d'énergies renouvelables entre elles. Une approche combinatoire.
 
En effet, les énergies renouvelables sont aléatoires et dépendent des conditions de nuit ou de jours. L'éolien ne produit évidemment de l’électricité que s’il y a du vent. Le solaire fabrique des kilowattheures d'électricité quand il y a du soleil ou suffisamment de lumière. Cependant ces différentes énergies renouvelables peuvent être combinées avantageusement avec des ressources permanentes, telles que la biomasse, le biogaz, la géothermie, l’hydroélectricité, où l'énergie des vagues, lorsqu'elle est possible.
 
Le mot-clé de la production d'énergie électrique c'est ce que l'on appelle en anglais, le baseload (production d’électricité de base). Elle permet l’utilisation électrique continue, en tout lieu, à tout moment, pour assurer le fonctionnement des entreprises ou les usages des particuliers. On entend très souvent dire parmi les industriels et même les politiques que le baseload à partir d'énergies renouvelables est impossible. Seules peuvent l’assurer quatre formes d'énergie classiques largement utilisées : le nucléaire, le fuel, le charbon et le gaz. C'est qu'il n'entre pas dans ce raisonnement, aujourd'hui dépassé, la combinaison systémique des énergies renouvelables connectées entre elles en permanence, capables de répondre aux besoins et d'intégrer la production venant de sources aussi diverses que l'éolien, la géothermie ou le solaire photovoltaïque.
 
Cette approche systémique des énergies renouvelables ne serait pas possible si l'on n’intégrait pas quatre autres facteurs essentiels : les économies d'énergie, l'efficacité énergétique des moteurs, (65% de toute l’énergie utilisée par l’industrie est consommée par des moteurs électriques), le stockage massif de l'énergie électrique, éolienne, ou solaire. Ce qui devient aujourd'hui possible. Mais le quatrième facteur du succès d'une politique énergétique pour le futur c'est ce que l'on appelle la smart grid ou RITE, réseau intelligent de transport et de régulation de l'électricité en fonction de la production et des besoins. (Voir Schéma ci-dessous) :
La smart grid est le catalyseur essentiel de la combinaison des énergies renouvelables entre elles. C'est la smart grid qui va permettre une responsabilisation des citoyens vis-à-vis de leurs dépenses énergétiques.
 
En effet, non seulement ce réseau intelligent transporte l'électricité d'un point à un autre, mais il s'appuie, chez les particuliers et dans les entreprises, sur des compteurs intelligents qui signalent les heures les plus favorables à telle consommation, arrêtent certains appareils, comme les climatiseurs lorsqu'ils fonctionnent en période de pics d'utilisation, et informent les usagers, par transfert sur leur Smartphone, du statut énergétique de leur domicile ou de leur bureau. Ils peuvent ainsi, en temps réel, interagir pour diminuer tel fonctionnement électrique ou au contraire, à distance, allumer tel autre. De plus, le réseau intelligent autorise tout type de production électrique venant de sources non conventionnelles et susceptibles de perturber la grille classique de transport d'électricité, notamment en provenance des fermes éoliennes et solaires photovoltaïques.
 
Le RITE est également connecté à des centres de stockage de l'énergie. Ce secteur progresse rapidement dans le monde. Par exemple le stockage massif de l'électricité est possible dans des silos comportant des systèmes de batteries dont la durée, certes n’excède pas 6 heures, mais dont la capacité permet de restituer des dizaines de mégawatts à la demande. L'énergie éolienne peut être stockée en sous-sol dans des poches d'air (des aquifères) au-dessus de nappes phréatiques. Cette technique s'appelle CAES (Compressed Air Energy Storage). Cet air comprimé peut-être ensuite injecté dans des brûleurs de gaz naturel ou de biogaz ce qui permet d'accroître considérablement leur rendement pour produire de la vapeur et donc de l'électricité. Les tours solaires entourées de réflecteurs produisent de la vapeur à haute température pour faire tourner des turbines (CSTP, Concentrated Solar Thermal Plants). Mais elles étaient jusqu'à présent limitées par la durée de production de cette vapeur. Désormais l'utilisation de sels fondus permet de conserver la chaleur de 13 à 14 heures. Ce qui permet un fonctionnement en continu. L'Australie, très riche en ensoleillement dans le centre du pays, propose l'utilisation massive de ces concentrateurs solaires avec stockage de l'énergie sous forme de sels fondus, dans son projet « Zero Carbon Australia 2020 » (1). L’Allemagne de son côté se lance dans un nouveau programme énergétique à partir de sources renouvelables connectées par une smart grid (2).
 
Avec le réseau intelligent de transport et de régulation de l'énergie électrique, on passe de la notion de centrale à celle de dé-centrale. En effet les grosses centrales de production, qu'elles soient nucléaire, au fioul, à charbon ou même hydroélectrique, nécessitent le transport de l'électricité sur de longues distances, ce qui conduit à des pertes importantes et à une diminution du rendement de la production d'énergie. En revanche la notion de dé-centrales permet, selon les conditions locales, les capacités de stockage, en fonction de l'utilisation le jour, la nuit, en période de pic de demande, de s'adapter en continu aux usages. Lorsque la voiture électrique se développera, ainsi que les voitures à hydrogène munies de piles à combustible, la notion de VTG (Vehicule to Grid), ou automobile vers la grille, permettra aux particuliers de revendre de l'électricité au réseau local en branchant leur voiture lorsqu'elle n'est pas en l'utilisation. Les statistiques indiquent en effet qu'une voiture reste en stationnement en moyenne plus de 90 % de son temps.
 
Un modèle de réseau intelligent de production et de régulation de l'énergie nous est offert depuis des millions d'années par la bioénergétique. Les plantes, les animaux, y compris les hommes, produisent et consomment leur énergie à partir de la photosynthèse et de la respiration. Des processus complémentaires : l'un à partir de l'énergie solaire captée par la chlorophylle des feuilles et transformée en aliments énergétiques ; le second à partir de la combustion de ces produits dans les minuscules chaudières qui existent dans toutes les cellules et qu'on appelle les mitochondries. Une énergie produite sous forme d'ATP (adénosine triphosphate), le combustible universel des êtres vivants. L'importance de l'analogie avec la smart grid est que le corps adapte en permanence production et stockage d'énergie, à son activité. Il produit l’ATP selon ses besoins et met en réserve l'énergie non utilisée sous forme de glycogène dans le foie ou sous forme de lipides (graisses). La régulation de l'utilisation de l’énergie et sa mise en réserve se font automatiquement grâce à des molécules comme l'insuline ou l’AMPK. (Adénosine monophosphate protéine kinase)
 
Le RITE, couplé à des énergies renouvelables combinées entre elles, apparaît donc comme une alternative réaliste pour l’avenir énergétique de la France. Mais il est évident qu'une sortie progressive du tout nucléaire prendra du temps et conduira à de très importants investissements. Une sortie sur 15 à 20 ans est possible à condition que la volonté politique soit présente dès aujourd’hui et que les investissements débutent en 2012, afin d’assurer la transition vers un réseau intelligent couvrant tout le pays et permettant aux énergies renouvelables, aux moyens de stockage ainsi qu'aux compteurs intelligents de se connecter les uns aux autres.
 
À titre d'exemple la construction de la centrale EPR de Flamanville coûtera 5 milliards d'euros. Le démantèlement des centrales usagées est provisionné à l'EDF pour 15 milliards d'euros. En fait, le coût devrait atteindre 500 millions d'euros par centrale. Multiplié par 58 centrales cela représente environ 30 milliards d'euros sur une quinzaine d'années. Aujourd'hui, le seul entretien et maintien des réacteurs coûtent 2 milliards d'euros par an. Sur 15 ans, 30 milliards d'euros vont être dépensés pour assurer l'efficacité et la sécurité des vieilles centrales françaises. Pour assurer le maintien et renforcer la sécurité des centrales la note d'électricité des Français va s'accroître de 5 à 6 % par an jusqu'en 2015. Pour Euratom le renforcement de la sécurité des 144 réacteurs en activité dans l'union européenne coûtera entre 72 et 180 milliards d'euros.
 
Quelle comparaison peut-on mettre en présence, face à de tels investissements, pour assurer le développement du RITE ? On peut estimer que l’installation des compteurs intelligents d’ERDF (appelés Linky et qui seront obligatoire dans tous les logements neuf dès 2012), devrait coûter, pour les 35 millions de compteurs installés en France, entre 4,2 et 8,4 milliards d’euros d’ici à 2021. Pour créer 3.600 km de smart grid, l'Allemagne prévoit 18 à 30 milliards d'euros d'investissements. Les investissements nécessaires pour la construction ou l'adaptation du réseau intelligent pourrait être évalués, en France, à un montant compris entre 12 et 22 milliards d'euros (à comparer, on peut le rappeler, avec les 30 milliards d’euros sur 15 ans, nécessaires pour le maintien et la sécurité des vieilles centrales nucléaires et une augmentation de 5% par an de la facture d’électricité). Pour passer à un mix énergétique 100 % fondé sur les énergies renouvelables connectées au RITE en 2050, le coût sur 15 ans, évalué pour l’Allemagne, serait de 15 milliards d'euros par an. À comparer, à nouveau, avec les coûts de l'EPR, du démantèlement des centrales usagées, et du nécessaire renforcement de la sécurité des centrales actuelles en fonctionnement.
 
On comprend ainsi qu’une approche fondée sur des dé-centrales plutôt que sur des grosses centrales avec un réseau de distribution à distance et passif, non seulement peut conduire à des économies importantes d'énergie, à des rejets moins polluants, à une sécurité accrue, mais aussi à des créations massives d'emplois. Et surtout à la responsabilisation des citoyens vis-à-vis de leur avenir énergétique. Aujourd'hui cet avenir est entre les mains de grandes entreprises privées ou d’Etat, organisées en structures pyramidales et en grandes centrales liées à des lobbys puissants, transformant les usagers en récepteurs passifs d'électricité devant payer au compteur une facture dont le montant va s'accroître régulièrement en fonction du contexte international et de la nécessité de réduire les risques liés aux centrales actuelles.
 
C'est une question politique fondamentale pour l'avenir que soient faits dès maintenant les investissements nécessaires pour le développement du RITE. Des micro-réseaux locaux, réunissant notamment des petits producteurs indépendants d’électricité et se connectant progressivement avec le réseau intelligent à l’échelle nationale, peuvent être lancés à partir de 2012, conduisant à une approche démocratique de la gestion de l’énergie.
 
La révolution de « l'auto-mobilité », a permis à chacun de partir quand et où il le souhaite, grâce à son automobile. La révolution de « l'info-mobilité » permet à chacun d'utiliser et de produire de l'information grâce à son infomobile, ou Smartphone. La révolution de « l'éco-diversité » est indispensable pour permettre aux écocitoyens de sortir du monopole énergétique dans lequel ils vivent pour construire pleinement leur avenir grâce à une coopération solidaire, en réseau et responsabilisante. Une approche démocratique écosociétale indispensable à toute construction participative de l’avenir énergétique de la France.
 
(1) Voir le rapport complet : http://media.beyondzeroemissions.org/ZCA2020_Stationary_Energy_Report_v1.pdf
 
(2) Voir « Germany prepares for post-nuclear economy », Herald Tribune, 14-4-11 : http://nyti.ms/fT4gyu

Moyenne des avis sur cet article :  4.13/5   (78 votes)




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133 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 29 avril 2011 10:22
    • Ca discute, ca polémique mais si on proposait du concret au lieu de faire de la littérature ?

    • OPENPDC( Open Phasor Data Concentrator ) (site) (Tennessee Valley Authority (TVA)) ( utilise apache Hadoop ) (entretien) Bien que le système a été spécifiquement développé pour gérer en temps réel le streaming de synchrophaseurs et de générer les données en temps réel en utilisant des protocoles standard, sa conception complètement modulaire rend le système permet d’être un moteur de traitement de flux distribués . openPDC aura un large gamme d’utilisations en dehors de synchrophaseurs où les streaming en temps réel des données mesurées doivent être traitées et archivées, par exemple : la consommation d’énergie des consommateurs (réseau intelligent), la mesure sismique, la localisation à grande vitesse, contrôle de la température en mutation rapide , les applications de surveillance, le réseau le traitement du trafic, etc. ( utilisé dans certains états, et prestataires , Ariva … ).
    • Openadr( Open Automated Demand Response ) (site)( Berkeley Labs ) un framework ouvert qui permet aux signaux de réponse à la demande doivent être envoyés d’une manière commune.
    • Open ADE( Open Automated Data Exchange )(site), an effort that opens the framework for energy usage and pricing data from utility back offices.

    Open source - fait par des entreprises :

    • Open Source Home Area Network (OSHAN) (site)
    • Grid Router , de SmartSynch utilise linux
    • EnergyWise(Cisco) un SDK pour l’énergie des batiments.
    • Akuacom (Honeywell) open source based building control

    A trier :

    • OpenSG (Open Smart Grid ) (site)

    • Kalki Kalki 29 avril 2011 13:33

      homo faber

      et homo blablateur


    • Kalki Kalki 29 avril 2011 13:50

      Gratuit et open source et libre, et ouvert

      et va trouver le moyen de payer ca 1 a 2 millard en france

      faut faire tourner l’argent vers les riches biensur :)


    • Leo Le Sage 30 avril 2011 22:16

      @Par Kalki (xxx.xxx.xxx.180) 29 avril 13:50
      1/ « Gratuit et open source et libre, et ouvert »
      A mon humble avis ouvert et libre c’est redondant... smiley

      Même libre les logiciels sont parfois payant du fait de leurs services associés...
      Un dilemme de plus...
      Si par exemple le logiciel est ultra complexe rien que son paramétrage sera un vrai casse tête...
      D’une manière ou d’une autre il faudra payer un spécialiste qui est souvent le constructeur lui même (l’éditeur quoi)

      2/ « et va trouver le moyen de payer ca 1 a 2 millard en france »
      Ce n’est pas çà qu’on paye 1 à 2 milliard.
      C’est le cout de la mise en place du projet.
      Depuis l’idée en passant par l’appel d’offre et les phases de test jusqu’à la mise en production affective, cela fait pas mal de sous...
      Maintenant, pour ce qui est de l’entretien, les personnes qui vont s’en occuper auquel t’ajoute les prix des différents éléments défectueux à réparer et bien cela fait toujours pas mal d’argent...

      En clair : ce ne peut pas être gratuit.

      3/ Intéressant tes liens...


    • citoyenrené citoyenrené 29 avril 2011 10:27

      Bonjour article très intéressant...Si le réseau intelligent « smart grid » permet une meilleure gestion des consommations , c’est une avancée....ce qui m’apparait, en tant que non spécialiste, être central est le stockage de l’énergie.

      Si cela peut « gommer » l’intermittence du solaire et de l’éolien, alors il n’y aurait plus d’obstacle majeur.

      Au vue des sommes investies dans le nucléaire, la R&D dans le stockage de l’énergie aurait pu, pourrait, amener des résultats opérationnels.

      en tout cas, Merci pour cet intéressant article


      • epapel epapel 29 avril 2011 20:04

        Si, si si si ... et tout irait pour le mieux.


      • Valas Valas 1er mai 2011 11:52

        epapel, quelle réaction négative...

        Et coté construction ? Vous proposez quoi ?
        Pas grand chose n’est ce pas ?...

        Pour ma part je trouve cet article très intéressant et ouvre d’autres horizons d’avenir...


      • geo63 29 avril 2011 10:43

        Bonjour,
        Cet article est vraiment agréable à lire, merci.
        Deux petites remarques :
        1- les chercheurs qui utilisent beaucoup de temps et de puissance de calcul numérique ont déjà constitué de telles « grid » intelligentes d’ordinateurs pour modéliser par exemple les interactions protéines-médicaments... vers la recherche de nouvelles molécules, mais vous le savez.
        2- ce qui est possible dans un réseau informatique, sans frontière par définition, devient beaucoup plus difficile à réaliser dans le cas d’un transport d’énergie à travers des frontières entre nations bien réelles celles-ci, hélas nous sommes loin de la membrane mitochondriale.
        Cordialement.


        • Emmanuel Aguéra LeManu 29 avril 2011 10:55

          ... ou mythocondriale ?


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 29 avril 2011 11:26

            Bonjour patron,

             " Une sortie sur 15 à 20 ans est possible à condition que la volonté politique soit présente dès aujourd’hui et que les investissements débutent en 2012, « pas de problème, je vote pour vous, avec une nuance, tous les systèmes techniques qui permettraient à l’humain de se passer d’intelligence, sont à mes yeux nuisibles, voire dangereux. le dompteur a beau être » intelligent « , il l’est moins que l’’usager qui réfléchit à l’ordre de ses volontés.

             » Cette approche systémique des énergies renouvelables ne serait pas possible si l’on n’intégrait pas quatre autres facteurs essentiels : les économies d’énergie, l’efficacité énergétique des moteurs," l’exemple de la nouvelle ampoule au néon qui chauffe encore est bien la preuve que les meilleurs choix ne sont pas encore systématiquement mis sur le marché. Les piles rechargeables au fin fond du magasin, le chargeur photovoltaïque téléphone au dos de l’appareil, le bronzage au soleil...

            Avant la révolution, Vauban avait fait recenser les quatre vingts mille moulins sur le territoire français, curieusement, c’est parfois ce chiffre qui est retenu pour compter les éoliennes utiles au remplacement des centrales nuc.

            Peut-être peut-on faire plus simple, en doublant les mieux exposés au vent, tout poteau électrique d’un semblable éolien pour produire directement du courant ou pomper de l’eau. l’idée m’est venue en traversant la Beauce par la 20, ne sont visibles que les forêts de pylônes de toutes tensions, et cela sans même défigurer la région. c’est plus simple techniquement et aussi facteur d’emploi local.

             enN vous témoignant.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 29 avril 2011 12:20

               que pensez vous de cet article : http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/faut-il-creer-une-circonscription-92795#forum2897818 qui mériterait l’intervention des auteurs du présent site ?


            • JL JL 29 avril 2011 11:55

              Bonjour,

              cet article est intéressant, mais je ne l’approuverai pas sans réserves. J’y vois plus du greenwashing que de l’écologie.

              L’auteur écrit : « Etant donné que la puissance moyenne d’une centrale nucléaire est d’environ 1.000 MW et qu’une grande éolienne de 100m produit 1 MW (et seulement un jour sur quatre en raison de la présence ou non du vent), il faudrait 4.000 éoliennes de ce type pour produire la même quantité d’électricité qu’une centrale nucléaire ».

              C’est faux, évidemment, puisque l’énergie produite par le nucléaire devrait être diminuée de ce qu’elle consomme, et notamment, de la gabegie qu’elle encourage. En outre, si l’on prend en compte le coût du démantèlement, et celui des réparations des catastrophes, alors, le bilan est négatif.


              • JL JL 30 avril 2011 08:02

                « Le démantèlement ne diminue pas la quantité d’énergie produite !! » (alchimie)

                Je sais que du temps de l’alchimie on n’avait pas encore inventé la comptabilité. Pourtant, l’énergie qu’il faudra dépenser pour démanteler une centrale nucléaire et recycler les matériaux usés viendra en déduction de sa production au moment du bilan.

                Mais je sais que les nucléocrates se moquent bien du sort des générations à venir. Il faut croire que ce sont tous des eunuques sans descendance.


              • fonzibrain fonzibrain 29 avril 2011 11:56

                quand je lis ca je rigole

                il faudrait 10.000 hectares pour produire l’électricité d’une seule centrale et 580 000 hectares, soit près de 1% de la surface totale de la France

                et les toits des maisons, entrepots, usine, parkingt, hein on en fait quoi ?????????

                vraiment n iporte quoi, on ne veut pas de vos reseau intelligentm c est une grille de controle et de surveillance de plus impose aux francais

                il fait individualiser la production d electricite, c est la seule solution possible, on en a marre de vos centralisation et mega projet, on veut etre libre et anonyme !!!!!!!!!!

                vous comprenez !!!!!!!!!


                • epapel epapel 29 avril 2011 19:58

                  Et comme selon vous c’est faisable, vous l’avez fait car sinon ce n’est qu’une posture et du baratin


                • jacques lemiere 30 avril 2011 14:44

                  Curieuse attitude ..Il FAUT individualiser ? mais si les autres ne veulent pas ? ce qui ne sont pas d’accord avec vous doivent faire le sacrifice de leur liberté ? faites donc et laissez les autres faire ce qu’ils veulent.



                • zadig 29 avril 2011 12:00

                  Bonjour,

                  Pourquoi ne pas rajouter à votre liste des énergies nouvelles la géothermie profonde !
                  La ressource est disponible en France.

                  Expérience en cours (wikipédia)
                  ’EGS (Enhanced Geothermal System), imaginé aux États-Unis en 1970, a connu son essor en Europe à Soultz-sous-Forêts dans la réalisation d’un projet pilote ; cette technologie consiste à forer à grande profondeur dans des réservoirs géothermiques naturels sur lesquels on agit par stimulation. Ces systèmes EGS (qualifiés de Systèmes Géothermiques Stimulés en français)

                  Cordialement


                  • jef88 jef88 29 avril 2011 12:15

                    ATTENTION §
                     Des gens (mal intentionnés) vont rechercher du gaz de schiste ...


                  • Katy 30 avril 2011 03:53

                    oui mais gare a la sismicite induite !


                  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 1er mai 2011 10:56

                    Salut Zadig,


                    En lisant l’article,.. j’ai eu également cette réflexion,attendons la réponse Joël.

                    Je pense que la géothermie à un grand avenir, elle serait disponible et surtout éternelle partout en France,... mais voilà elle n’intéresse surtout pas le lobbies nucléaire ni le lobbies pétrolier !!!


                    Pour info généralement dans le sous-sol la température augmente de 3° tous les 100m :,

                    A moins 5000 ms la température dépasse 200° : source.,..et forer à cette profondeur maintenant on sait faire : ici.



                    @+ P@py




                  • Bulgroz 29 avril 2011 12:01

                    ll est évident qu’une approche démocratique écosociétale et participative de l’auto-mobilité à base d’infomobile type smartphone et d’adénosine triphosphate peut nous libérer du joug des grandes centrales liées à des horribles lobbys capitalistiques pyramidales et puissants.

                    et puis, ça tombe bien, cette écocitoyenneté participative smartphonnienne va « conduire à des économies importantes d’énergie, à des rejets moins polluants, à une sécurité accrue, mais aussi à des créations massives d’emplois. Et surtout à la responsabilisation des citoyens vis-à-vis de leur avenir énergétique". Que demander de plus, que du bonheur !!!

                    « Comment peut on être assez bête pour n’y avoir pas pensé avant ? »

                    Ça me fait penser à ce conseiller personnel de Navinchandra Ramgoolam qui avait vendu l’idée de l’heure d’hiver à un pays où le soleil se couche tous les jours à la même heure. Les économies générées étaient tellement importantes que l’expérience a été interrompue l’année suivante. Il est vrai qu’à l’époque les éco-citoyens n’étaient pas dotés de smartphone.

                    Le seul problème reste que l’électricité ne répond pas aux élucubrations des doux rêveurs mais aux durs lois physiques définis par Kirchhoff qui dès 1845 a établi les lois naturels qui portent son nom régissant les intensités et les tensions dans les nœuds et les mailles des circuits électriques qui font qu’une éolienne à Perpignan (quand elle marche) n’alimentera jamais le smartphone d’un éco-citoyen à Lille ni même la presse à emboutissage de la tôlerie qui a le bonheur de se trouver sous cette même éolienne perpignanaise.

                    Il est donc temps de modifier les lois de l’électricité.


                    • Login Login 29 avril 2011 14:14

                       Heureusement que vous êtes là pour rétablir les faits ! Sacré Zorglub 

                       

                    • Login Login 29 avril 2011 12:35
                      Le ’Smart Grid’ n’est pas un réseau de transport intelligent mais une mise en réseau des mécanismes de production et de distribution de l’énergie ! Sous prétexte de réalisme économique, vous occultez l’essentiel. Le Smart Grid est au départ une approche adaptée au modèle de l’Amérique du nord avec ses milliers de producteurs et distributeurs (lien) En Europe et en France en particulier, cela aurait pu etre l’occasion de bâtir et conduire un vrai projet de transformation comme les australiens que vous citez. 



                       
                       

                      • zelectron zelectron 30 avril 2011 19:08

                        ... sans tenir compte des usagers qui ont non seulement un rôle passif mais qui plus est grâce à l’exploitation des données recueillies chez eux vont permettre une facturation aux petits oignons pour mieux le plumer sans qu’il ait son mot à dire puisque les compteurs ne sont pas prévus pour l’extraction de toutes les données et surtout les comparer aux autres pour pouvoir agir. J’apprécierais pour ma part que les « Smart Grid » soient symétriques.
                        Notons au passage l’économie sensible des « agents ou sous-traitants » qui n’auront plus besoins de relever quelque compteur que ce soit.
                        Joël à quel râtelier vous mangez ?


                      • Login Login 29 avril 2011 12:39
                         A quand une Smart Governance...

                        • Emmanuel Aguéra LeManu 29 avril 2011 15:47

                          Ca facilite la facturation ?


                        • Login Login 29 avril 2011 17:41

                           @Lemanu

                           Si Smart signifie responsabilité partagée, cela pourrait aller dans le bon sens. 
                           Maintenant je ne sais pas ce que vous entendez par ’faciliter"

                        • Julien Julien 29 avril 2011 13:22

                          Article intéressant. Juste une remarque.

                          « Les plantes, les animaux, y compris les hommes »

                          Ce n’était pas besoin de préciser : l’homme est bien un animal.

                          • flesh flesh 29 avril 2011 16:08

                            Si vous saviez le nombre de personnes à qui il faut encore le préciser, vous tomberiez sur les fesses.


                          • Julien Julien 29 avril 2011 19:26

                            Oui, ça doit se compter en milliards, je sais smiley


                          • Login Login 29 avril 2011 13:24

                             La dernière phrase de votre article devrait en être le point de départ... 

                             ps : Bon, d’accord je sais, soyons réalistes. Tiens voila un sujet intéressant, le réalisme économique.....
                             
                             

                            • Muriel74 Muriel74 29 avril 2011 13:44

                              les compteurs « intelligents » posent certains problèmes, reliés à un mobile ou un smartphone un peu plus il me semble
                              http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/linky-le-nouveau-compteur-edf-qui-fait-polemique-08-09-2010-1233737_47.php
                              allez, encore un petit effort, pour redécouvrir l’énergie libre et gratuite !


                              • TotoRhino TotoRhino 29 avril 2011 13:50

                                Article intéressant !

                                Pour ma part, je suis d’accord sur le principe que tout ouvrage (habitation, supermarchés, etc...) doit être fournisseur d’énergie électrique (puisqu’il s’agit de ça en fait). Et c’est l’avenir, puisque c’est ce qui est prévu par la réglementation thermique française de 2020 (RT 2020), qui stipule que toute nouvelle construction devra être à énergie positive.
                                Le tout est de concevoir le pilotage de l’ensemble pour gérer l’électricité de façon mutualisée, via un « serveur » intelligent.
                                Et je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le P2P... D’ailleurs un tel principe de répartition ne peut que s’opposer aux lobbies de l’électricité / nucléaire, tout comme le P2P s’oppose à l’industrie de la musique...

                                Ce qui fait du bien à lire dans votre article c’est de parler de cette évidence dont personne ne parle ou rarement : ce n’est pas parce que les panneaux solaires ne sont plus productifs la nuit que le procédé est mauvais. L’idée est d’emmagasiner l’énergie résiduelle de la journée pour la nuit et si les batteries d’aujourd’hui ne sont pas performantes ou polluantes, d’autres procédés existent. Les exemples données sont évidents. On peut chauffer de l’eau avec l’excédent d’énergie le jour et alimenter des turbines la nuit pour produire de l’électricité. On peut aussi comprimer de l’air le jour et se servir de cet air comprimé pour faire tourner des turbines la nuit. Etc.
                                la géothermie profonde est aussi une solution intéressante et au lieu de sonder nos campagnes et polluer nos nappes phréatiques pour rechercher le gaz miracle, il ferait mieux de commencer à construire des centrales géothermiques, mais bon...

                                En fait, beaucoup de solutions existent mais aucune ne se suffit à elle même, c’est la combinaison de l’ensemble qui est un palliatif au tout nucléaire.

                                Quant au transport d’électricité avec moins de perte, ça existe au Canada, il suffit de redresser le courant en continu pour le « transporter » et de le reconvertir en alternatif ensuite pour le distribuer.


                                • HELIOS HELIOS 30 avril 2011 18:59

                                  Quant au transport d’électricité avec moins de perte, ça existe au Canada, il suffit de redresser le courant en continu pour le « transporter » et de le reconvertir en alternatif ensuite pour le distribuer.

                                  Nous n’avons pas du apprendre les même choses a l’ecole.
                                  L’’essentiel des pertes dans le transport de l’electricité est du a l’effet Joule.

                                  L’effet joule est l’elevation de temperature due a la resistance du conducteur. Plus l’intensité est importante, plus le cable doit etre gros. Et même en diminuant l’intensité et augmentant la tension pour pouvoir diminuer la perte, le transport des quantités d’energies correspondante a ce qui se fait aujourd’hui, demanderait des lignes avec des cables de plusieurs dizaines de cm de diametre chacun et probablement refroidis... irrealiste !

                                  Le courant continu se prete tres mal aux differentes transformations qui necessitent des onduleurs (peut etre ne connaissez vous que le mot anglais : inverter) mecaniques ou electroniques qui eux mêmes generent des pertes importantes.


                                • henri_jac 1er mai 2011 16:34

                                  @ helios

                                  La différence ne se fait pas sur les pertes joules mais sur la composante réactive. Dès que la distance croît, le courant continu est plus intéressant.
                                  Une des motivations pour le choix de l’alternatif à l’origine était de proposer un raccordement sans polarité à l’abonné.
                                  En plus de l’avantage du rendement sur de grande distance , l’intérêt du continu est de ne pas avoir à synchroniser toutes les sources de tensions alternatives. Ajoutons que le rendement des convertisseurs continu/alternatif s’est très sensiblement amélioré.
                                  Quoiqu’il en soit, il me semble que le transport en alternatif avec 10 % de perte tous les 100 km et le besoin de synchronisation entre les sources de production n’est pas adapté au "grid’ dont le concept reste prometteur.

                                  Cordialement

                                  Henri Jac


                                • HELIOS HELIOS 1er mai 2011 23:18

                                  Merci pour votre réponse.. toutefois permettez moi d’insister sur la problematique de l’effet joule et des consequences sur la technologie des lignes, en particulier sur le dimensionnement des conducteurs. EDF estime que globalement les pertes en France representent 2,5% dues a la resistance des materiaux. et c’est donc la le poste le plus important de ces pertes.

                                  Si, objectivement les lignes a courant continu sont plus interressantes c’est seulement du au phenomene d’onde stationnaire sur les ligne alternative, puisque la longueur d’onde a 50 hz est de 6000 km donc un « noeud » a 1500km.

                                  Sur le non-dit de la question, l’influence des divers champs sur la santé humaine, il y a surement des personnes sensibles et même des cas plus complexes. Mais s’imaginer qu’en remplaçant l’alternatif par le continu resoud le probleme, c’est mal connaitre la nature. Le champ magnetique induit par une ligne continue risque d’etre beaucoup plus nocif que les « ondes » emisent par une ligne alternative.


                                • Mohad Dib Mohad Dib 29 avril 2011 15:09

                                  pour quoi faire ?
                                  le nouveau dieu science est encore une fuite du reel...
                                  le reel c’est quoi ? tout ce qui est fait....comme business = guerre...
                                  la science est un moyen pour survivre....tel un marteau..
                                  la vie humaine reste si miserable au fond de chacun.....pour ne pas sombrer on fait le fier....

                                  tous acteurs de nos vie vides et pesantes.et que dit on : plus ! svp....
                                  pourquoi pas.........
                                  une vie de boulon est ce qui guette les survivants...... ??


                                  • Kalevala 29 avril 2011 15:16

                                    Pourquoi ce focalisé essentiellement sur l’énergie électrique, certes actuellement elle est incontournable, peut reconnaisse que cette énergie est aussi une énergie polluante et pose aussi des problèmes très grave à la santé. Elle n’est pas contrairement aux idées reçus une énergie propre.
                                    Il existe aussi d’autre énergie qui ne sont pas fossiles, qui on un rapport étroit avec la vie que ne peuvent tous simplement pas émergé du fait de l’omniprésence de la pollution des ondes radioélectriques, il serait bon que l’on aborde aussi ce problème de limité quantitativement l’utilisation de cette énergie électrique et de faire en sorte qu’il est de large espace blanc qui soit éxant de cette pollution.


                                    • HELIOS HELIOS 30 avril 2011 19:21

                                      Parce que le terme « energie » appliqué a l’electricite est un abus de langage.

                                      L’electricité n’est qu’un moyen de transport de l’energie.

                                      Le transport de l’energie grace à l’electricité est le moyen le plus sur, le plus versatile (adaptable) et au final le plus economique.

                                      - Une batterie transforme de l’energie chimique en electricite...
                                      - Des cellules photovoltaiquse transforment de l’energie lumineuse en electricité...
                                      - une centrale nucleaire tansforme de l’energie issue de la decomposition des atomes en energie thermique et... ligne suivante
                                      - un moteur thermique (a vaper, diesel, a charbon) transforme de l’energie thermique en energie cinetique (mouvement) et... ligne suivante...
                                      - Un alternateur transforme de l’energie cinetique en electricité...

                                      ... Cet electricité, que l’on transporte jusque chez vous et que vous pouvez reutiliser en chaleur, en lumiere, en mouvement, en micro-ondes...

                                       C’est pour cette raison que l’electricite ne se stocke pas. Vouloir conserver l’energie transportée par l’electricité, c’est re-transformer l’electricité en une energie thermique, chimique... etc... avec l’espoir de recuperer l’energie en refaisant la transformation... y compris toutes les pertes que cela implique.


                                      La focalisation, comme vous dites, n’est qu’un raccourci, car la vrai question est toujours la même... ou prendre l’energie pour obtenir de l’electricité qui vendra jusque chez vous !!!


                                    • Kalevala 30 avril 2011 20:25

                                      @ HELIOS vous ne répondez pas vraiment à ma question, pourquoi cette omibulation pour l’électricité ?

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