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Accueil du site > Actualités > Technologies > La sortie du nucléaire fragilise les ménages les plus défavorisés

La sortie du nucléaire fragilise les ménages les plus défavorisés

Alors que le pouvoir d’achat reste la première préoccupation des Français en ces temps de crise et que la baisse du chômage ne semble pas à l’ordre du jour, c’est une autre promesse du candidat François Hollande qui pourrait être mise à mal. En effet, l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques vient de publier un rapport qui plaide en faveur d’une adaptation du calendrier de la sortie du nucléaire. Sans remettre en cause la pertinence de l’orientation de la politique énergétique, les parlementaires ont souhaité alerter sur les conséquences possibles d’une sortie précipitée…

A l’occasion de la publication du rapport de Bruno Sido et de Jean Yves Le Déaut, Président et Vice-Président de l’OPECST, les choix pour la transition énergétique sont plus que jamais sujet à controverses. Malgré l’engagement du Président socialiste et de ses ministres écologistes d’organiser le passage de 50 à 75% de la part du nucléaire dans le mix énergétique à l’horizon 2025, ce changement pourrait finalement ne pas intervenir.

 Il y a quelques semaines s’achevait le débat national sur la transition énergétique, et si Laurence Tubiana a été "éco-promuee" à la direction de l’Agence Française du Développement, ses conclusions n’ont pas abouti à un consensus des acteurs engagés. La tribune de Jean Claude Jancovici récemment publiée dans les Echos en atteste, Energie : un débat pour rien.

Tandis que la lettre de cadrage envoyée par Matignon au Ministère de l’Energie fixe comme premier objectif l’élaboration de la Stratégie Nationale pour la Transition Energétique, 4 ministres, dont Philippe Martin, ont récemment envoyé une lettre pour demander d’accélérer la transition énergétique. Ils y affirment que : « la prospérité durable permettra de créer des emplois et de réduire les dépenses contraintes des ménages. (...) En engageant dès aujourd'hui la transition des filières industrielles et du tissu économique, il est possible de créer d'ici à 2025 un million d'emplois dans la transition écologique ».

Seulement les analyses du rapport parlementaire soulignent deux éléments qui devraient modérer l’ambition des dirigeants politiques. En premier lieu, il alerte sur les incertitudes techniques qui continuent de peser sur les capacités de stockage des énergies alternatives. Ensuite, il souligne l’impact d’une telle mesure sur le pouvoir d’achat des Français les moins favorisés. Le même jour que la publication des travaux des députés, le Ministre de l’Energie a d’ailleurs annoncé le report du projet de loi sur la transition énergétique à 2014.

En 2012, l’Institut Montaigne avait réalisé une étude sur les conditions de sortie du nucléaire en France et en Allemagne. Les solutions ne sont pas toujours généralisables, c’est du moins l’opinion émise dans le résultat du sondage : « Les Français considèrent quant à eux comme une bonne chose à la fois la décision de la France de conserver le nucléaire (64%, dont 18% très bonne chose), mais aussi celle de l’Allemagne d’y renoncer (53%, dont 20% très bonne chose) ».

Plus récemment encore un sondage de l’IFOP annonçait que 59% des Français étaient favorables au maintien de la part du nucléaire dans le mix énergétique. Qui plus est, les personnes interrogées considèrent à 64% que l’énergie nucléaire est compatible avec l’objectif de transition énergétique. En effet, certains considèrent qu’il est prioritaire de lutter contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre.


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58 réactions à cet article    


  • Mania35 Mania35 19 septembre 2013 16:49

    « La sortie du nucléaire fragilise les ménages les plus défavorisés »

    Belle propagande du lobby du nucléaire. Tout le monde sait que le prix payé actuellement pour notre électricité n’est pas conforme à la réalité puisque :

    - en plus de la part payée sur nos factures, une partie est financée par les contribuables,

    - une autre partie n’est pas du tout financée, ni provisionnée, et va nous couter des milliards (des dizaines de milliards ?) d’ici quelques années, à savoir le coût du démantèlement des centrales.

    Pour ne plus fragiliser les plus démunis, il faut donc sortir du nucléaire et favoriser d’autres sources d’énergie. Celles-ci seront peut-être plus chères à l’utilisation dans un 1er temps mais, sans le coût différé du démantèlement, elles reviendront beaucoup moins chères à terme. 


    • JMBerniolles 19 septembre 2013 18:05

      Ce n’est pas un article de propagande mais de constat simple, vérifiable.


      Etre anti nucléaire n’exempte pas d’avancer des arguments crédibles.

      « Tout le monde sait » pour justifier une affirmation fausse.
      L’EDF est un organisme industriel et commercial indépendant, qui ne reçoit des subventions de l’Etat qu’au titre de la CSPE destinée à compenser les tarifs de rachat (exorbitants) que la Loi lui impose pour les courants éoliens et photovoltaïque.

      Ce sont ces tarifs de rachat, pour une électricité totalement marginale et difficile à gérer pour le réseau électrique, qui conduisent à la hausse de l’électricité.

      Le nucléaire doit financer son démantèlement [si on pense que l’éolien ne conduit à aucun démantèlement, que les terres sous les panneaux voltaïques seront récupérables quand on en aura fini avec cette absurdité, - cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’applications intéressantes du PV mais pas la production de courant EDF-].

      Il est d’une évidence totale que plus le nucléaire fonctionnera longtemps, moins ce problème de démantèlement pèsera. Arrêter des réacteurs nucléaires qui peuvent fonctionner encore 20 ans avec des investissements très inférieurs à des coûts de construction, ne peut que conduire à l’augmentation de l’électricité.

      L’alternative au nucléaire est le gaz. La conjoncture géopolitique aggravée par une diplomatie française à la dérive, ainsi que la demande croissante sur cette ressource, conduisent à une augmentation du coût du gaz naturel qui impact directement le coût de l’électricité qui en est issue. Comme on refuse d’exploiter notre gaz de schiste.

      Un autre élément, que l’on a tendance à cacher, qui joue sur le coût de l’énergie nucléaire sont les intérêts payés pour les prêts.

      Le système qui se nourrit de ces prêts aux Etats, collectivités locales, particuliers, pratique des taux très élevés. Le taux d’actualisation du capital actuellement considéré dans les calculs de prix de revient du MWh est de 5%.

      C’est pourquoi, alors que les investissements initiaux pour les réacteurs nucléaires sont très lourds, 60 à 80% du coût total, tout retard dans la construction se chiffre par une augmentation forte du coût de revient du MWh. C’est ainsi que pour l’EPR de Flamanville on arrive à des coût de 70 à 90 € par MWh.
      Alors que le coût du parc actuel est de l’ordre de 40 € par MWh. La prolongation de la vie des REP, sans problème majeur comme c’est le cas aux USA et ailleurs ferait encore baisser ce prix.

      Le corrolaire de la politique Hollande 50% est donc une augmentation forte du coût du MWh.
      Que le gouvernement fera payer aux couches moyennes qui n’en peuvent déjà plus avec les impôts, augmentation du coût de la vie, soutien aux enfants... donc les plus démunis ne seront pas non plus épargnés. Il faut le savoir. 






    • s4m0 19 septembre 2013 18:16

      @Mania35, en réponse à vos deux points :

      - le financement par le contribuable du nucléaire est un vieux mythe qui était vrai il y a 40 ans, lorsque le programme a été initié et que sa principale visée était militaire.
      Aujourd’hui (et depuis bien longtemps) EDF s’en sort très bien toute seule, en tant que société anonyme. Mieux, depuis 2006, EDF a versé quasiment tous les ans plus de 1€ par action à l’Etat de dividende (cela représente environ 3Mds d’€ par an). Dernier petit cadeau : 5Mds d’€ avancé à l’état sur la CSPE (http://www.actu-environnement.com/ae/news/passif-cspe-edf-remboursement-2018-reforme-17505.php4). La CSPE, dont une très grosse majorité est destinée au financement des ENR.
      Quant au financement des autorités publiques chargées de veiller sur cette industrie (IRSN, Andra. L’ASN n’étant pas une EPIC, il est difficile d’identifier son financement) sont majoritairement financées par des taxes sur les exploitants nucléaires. Les données sont disponibles sur leur site respectif.

      - La partie que vous qualifiée de « non financée », l’est pourtant (la loi l’impose depuis 2006 et a été durcie récemment) et près de 18Mds d’€ sont déjà provisionnés. http://www.actu-environnement.com/ae/news/actif-dedies-nucleaire-edf-rte-19338.php4
      On peut reprocher les méthodes d’estimation mais c’est une autre question (un article sur ce site l’a d’ailleurs récemment abordée).

      Le coût des différentes énergies est une question cruciale mais extrêmement complexe (les résultats sur les études différent énormément !).
      La cours des comptes s’était lancée dans l’exercice en 2012 pour la filière nucléaire : http://www.ccomptes.fr/content/download/1794/17981/version/6/file/Rapport_t hematique_filiere_electronucleaire.pdf
      Je pense que si les nouvelles ENR étaient vraiment un si gros filon financier, les entreprises y auraient massivement investit depuis bien longtemps !

      Les ENR doivent être développées, c’est une certitude, mais l’expérience germanique nous montre les conséquences néfastes de la sortie de l’atome en terme économique, financier et environnemental. Quelques lectures à ce propos :
      http://www.lepoint.fr/monde/l-allemagne-devrait-suivre-le-modele-suedois-pour-s-eclairer-vert-06-09-2013-1721568_24.php
      http://www.presseurop.eu/fr/content/article/2635911-l-adieu-au-nucleaire-ressuscite-le-charbon
      http://www.iddri.org/Publications/Collections/Idees-pour-le-debat/WP0512_AR_post-fukushima%20energie%20All.pdf
      http://blogs.mediapart.fr/blog/jpm2/090313/evolution-du-mix-electrique-allemand-entre-2010-et-2012

      pour finir, l’intro de votre commentaire « Belle propagande du lobby du nucléaire », n’apporte strictement rien au débat ! (au contraire, vous annoncez d’emblée la couleur et on s’attend à un discours partisan, sans aucun argument constructif).
      L’article me semble argumenté et justifié, donc bien loin d’une « propagande » aveugle et l’auteure est juste peut être convaincue de l’intérêt financier de cette énergie sans n’avoir aucun lien ni intérêt dans l’industrie électronucléaire.
      En bref, c’est comme si j’avais commençais ma réponse par « Encore un discours plein d’ineptie d’un rétro/éco-terroriste sponsorisé par Greenpeace » smiley


    • Roberton 19 septembre 2013 18:43

      Il vaut mieux ne pas détruire un patrimoine (centrales nucléaires) de 60 Milliards d’euros, Nous importons par an 8000 t de minerai d’uranium à un coût de 900 Millions , transformé en France en 2 Milliards de pastilles utilisables dans les centrales. Le remplacement par de l’éolien + gaz ou charbon, augmenterait nos importations de 20 milliards d’euros en produits fossiles, sans parler de l’investissement initial. L’Espagne a 20.000MW d’éolien et a dû installer 15.000MW au gaz et grâce à cela importe pour 6 milliards d’euros de gaz, le Japon est aussi devenu déficitaire pour les mêmes raisons après Fukushima. Le kW nucléaire est au minimum 50 fois moins cher que celui des fossiles en importation. Le stock d’uranium en France peut durer deux ans alors que le pétrole et gaz ne passe pas de 3 mois, en cas de crise...Donc continuons pour le moment avec 1 EPR pour 2 centrales anciennes devant s’arrêter. Depuis plus de trente ans nous avons donc économisé en importation beaucoup plus que le prix du démantèlement.

       


    • cardom325 cardom325 19 septembre 2013 18:56

      Bien évidemment, c ’est pour vous une ineptie de dire que les centrales sont en fin de vie pour la plupart et que çà va douiller pour nos factures d’ électricité ces prochaines années , aussi une ineptie le coût de démantèlement de ces mêmes centrales . D’ailleurs, les gouvernants cherchent à augmenter cette durée de vie de peur que le pot aux roses soit découvert , à voir par exemple le coût d’un EPR , 2 à 3 fois supérieur aux prévisions , on se demande d’ailleurs qui a manipulé les chiffres d’origine
      le vrai enjeu est ......faut il construire de nouvelles centrales et en reprendre pour 70 ans, ou réduire la part de façon significative . La question mérite d’être posée , même d’un point de vue strictement économique, le nucléaire est loin d’être aussi bon marché qu’on l’a prétendu

      ceux qui sont opposés au nucléaire ne sont pas des hurluberlus qui veulent revenir à la bougie , comme le prétendent les thuriféraires de l’atome, nous avons aussi un porte monnaie , et le coût du nucléaire est exorbitant si on y intègre les coûts induits


    • amiaplacidus amiaplacidus 19 septembre 2013 22:22

      C’est en effet une propagande totalement mensongère.

      J’habite proche de la frontière franco-suisse. J’ai comparé nos facture respective d’électricité avec un ami Suisse.

      Pour ma facture EDF, du 28/5/2013 au 27/7/2013
      51,83 pour 353 kWh soit un prix TTC du kWh de 0,169 €
      Origine de l’électricité selon ma facture :
      80,4 nucléaire, 7.8 % hydraulique, 5 % autres renouvelables, 3,1 % charbon, 1,2 % fioul.

      Pour mon ami, du 5/6/2013 au 29/7/2013 (environ la même période), mon ami consomme un peu plus car cuisson des aliments par électricité.
      486 kWh pour 79,35 FS, soit 0,16 FS par kWh, donc 0,14 €.
      Origine de l’électricité selon sa facture :
      87,6 % hydraulique, 0,4 % solaire, biomasse 2 %, gaz naturel 10 %. Pas de nucléaire.

      C’est la démonstration pratique (je peux fournir tous les documents nécessaires) que l’électricité suisse non nucléaire à 0,14 € / kWh est plus de 12 % moins chère que l’électricité nucléaire française à 0,16 % le kWh.

      Et le coût de la vie en Suisse est bien plus élevé qu’en France, d’une facteur 1,5 à 2. Les salaires y sont aussi notablement plus élevés, d’un facteur 2 à 4.

      Le pro-nuke ne sont que des menteurs, qui enfument depuis des années les Français pour dissimuler les choix désastreux fait dans les année 1970.

      Et que l’on ne vienne pas dire que l’hydraulique n’est pas une solution en France. Les Alpes sont totalement sous-équipées en la matière, alors qu’en Suisse, on cherche à exploiter toutes les possibilités hydraulique, y compris les micros-centrales (un ruisseau).

      Les communes alpines françaises seraient très heureuses d’avoir les retombées financière liées à l’électricité hydraulique que les communes alpines suisses reçoivent.


    • migosh migosh 19 septembre 2013 22:25
      On s’en fout de combien ça nous coutera dans un future proche ,c’est combien ça coutera aux générations futures qui m’inquiete ,on est déja pas foutu de savoir gérer les déchets maintenant ,ni le démantelement ,ni de le chiffrer de manière précise ,alors le cout du nucléaire on en sera sur dans 20 ans .Ah ,mais j’oubliais, le postulat de départ de l’énergie nucléaire : « les générations futures trouveront bien une solution ».ça c’est de la science...
      "« Il faut prévenir les hommes qu’ils sont en danger de mort, la science devient criminelle.( Albert Einstein) » moi je rajouterai ce sont des vendus.

    • migosh migosh 19 septembre 2013 23:18

      Quand Rifkin parle de « fresh water » il s’agit bien sur d’eau douce et non pas d’eau potable .


    • Patrick Samba Patrick Samba 20 septembre 2013 08:01

      « La sortie du nucléaire fragilise les ménages les plus défavorisés »

      et bien moi j’avais interrogé 1353 bébés de toutes couleurs et de toutes confessions. A l’unanimité, je dis bien à l’unanimité, ils m’ont tous répondu qu’ils préféraient payer même beaucoup plus que de vivre avec l’épée de Damocles du nucléaire sur la tête.

      J’ai bien essayé de les convaincre du contraire, rien à faire. Et ils en ont profité pour m’affirmer que si on continuait à les embêter, ils s’arrangeraient pour se mettre en ménages les plus défavorisés et favorables à la sortie du nucléaire...

      Complètement frappés....


    • Gaston Lanhard 20 septembre 2013 08:44

      Il me semble pourtant qu’il y a quelques centrales nucléaires en Suisse.

      5 réacteur dans 4 centrales. Bon mais cela ce n’est que la vérité. 
      Mais un escrolo n’est pas à une contre vérité près.

    • s4m0 20 septembre 2013 09:25

      @amiaplacidus

      vous comparez des pommes et des bananes.

      Vous comparez un pays très montagneux de 8 millions d’habitants dont l’économie repose sur les services (assurance, banque) avec un pays de 65 millions d’habitants qui disposent de nombreuses industries très électrogènes. Au final, la France produit bien plus d’électricité hydroélectrique que la Suisse (en 2012 la France a produit 60TWh d’Hydraulique, là où la Suisse en a produit moitié moins)

      Ce sont au final deux pays aux besoins et aux ressources différentes !

      Puis soit dit en passant, les prix de l’électricité suisse s’expliquent aussi par le fait que les exploitants hydroélectriques suisses jouent avec le marché : ils importent quand les prix sont bas et turbinent dès que les prix européens sont au plus haut et sabotent le marché. Les quantités phénoménale d’énergie échangé par la Suisse témoignent de ce petit « jeu »  : La Suisse importe et exporte plus de 80GWh par an (leur solde est presque nul). Pour comparer, la France exporte 80GWh par an ! En résumé : ce que fait la Suisse est possible uniquement s’ils sont les seuls à le faire et que d’autre pays stabilisent le réseau ... comme la France.


      L’hydraulique est effectivement l’énergie la moins chère, elle est très bien adaptée aux besoins des énergéticiens et étant donné son potentiel, croyez bien que si les exploitants avait la possibilité d’augmenter la production hydraulique (et donc se faire de l’argent), ils l’auraient fait depuis longtemps ! Des installations sont toujours construite : encore une de 55MW en Corse en 2011. L’objectif d’EDF n’est pas de faire du nucléaire, mais bel et bien de faire de produire de vendre de l’électricité pour faire de l’argent !


    • Onecinikiou 20 septembre 2013 19:43
      Retour dans le monde REEL !!

      En plus de payer près du double leur KWh électrique, les allemands émettent PLUS de CO2 en 2012 qu’avant l’arrêt de la filière nucléaire et le déploiement massif des « énergies renouvelables », qui ne sont absolument pas verte comme chacun pourra le constater !!

      « Pire encore, cette révolution est pour l’instant loin d’être gagnante pour l’environnement. Comme les énergies vertes sont prioritaires sur le réseau électrique, il faut bien gérer leur caractère intermittent (absence de vent, de soleil). La solution ? Utiliser des ressources d’appoint, comme le charbon et le lignite, deux matières premières dont l’Allemagne est productrice. L’inconvénient, c’est bien sûr une augmentation sensible des gaz à effet de serre : le pays a émis + 2 % de CO2 en 2012 ! Drôle de »révolution verte« que cette transition qui dégage beaucoup de fumée noire... »


      Quelle belle enculerie tout de même...

    • Pyrathome Pyrathome 19 septembre 2013 19:07
      La sortie du nucléaire fragilise les ménages les plus défavorisés...

      .

      Kof kof....et une nouvelle catastrophe nucléaire, cette fois-ci en France défavorisera tout le monde jusqu’au misérable ver de terre............

      Vos arguments sont bidons...........


      • anomail 20 septembre 2013 11:00

        La catastrophe dont vous parlez est déjà en cours, elle s’appelle Fukushima.

        On est en train de se rendre petit à petit que personne n’a de contrôle sur ce qui s’y passe.

        Si le niveau de radiations continuent d’augmenter, on ne pourra carrément plus s’approcher du site et à partir de là c’est l’effet domino puisqu’on ne pourra pas non plus continuer de refroidir le combustible et les réacteurs restants. Ca se terminera par un feu nucléaire avec un niveau de pollution mondial incommensurable.

        Je ne comprends pas qu’on laisse encore TEPCO faire joujou pour essayer de préserver la valeur de ses actions et que la communauté internationale ne soit pas encore montée a créneau à coup de milliards pour essayer de sauver les meubles dans la plus grande catastrophe qu’ait connu l’humanité et qui se déroule sous nos yeux.

        Ceux qui ne le savent pas déjà se rendront alors compte qu’un seul site peut rayer l’humanité de la surface de la terre, tout du moins la civilisation telle que nous la connaissons actuellement.

        D’ailleurs la côte Ouest des Etats-Unis commence à en faire sérieusement les frais :
        http://www.interestblog.org/russel/article-detail-29085

        https://www.google.fr/search?q=fukushima+cote+ouest+des+etats+unis

        Je me demande comment la bande de tarés qui est au pouvoir espère organiser des jeux olympiques là-bas, car en 2020 il n’y aura peut-être plus grand monde au Japon smiley

        Il faut aussi poursuivre tout ceux qui ont oeuvré et oeuvrent encore, y compris dans notre pays, à cacher la situation réelle juste pour préserver leurs intérêts politiques et financiers, ce qui a pour effet de retarder les actions qui pourraient nous sauver dans cette course folle contre la montre.


      • poubellelavie poubellelavie 19 septembre 2013 19:37

        Niveau zéro de la propagande .
        Mais on comprend pourquoi vous chiffrez si mal le coût du nucléaire : il est INCHIFFRABLE
        Allez donc regarder les deux documentaires d’Arte
        « Déchets , le cauchemar du nucléaire »
        « Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? »

        Vous citez un rapport parlementaire (ahah , c’est du sérieux) :
        En premier lieu, il alerte sur les incertitudes techniques qui continuent de peser sur les capacités de stockage des énergies alternatives

        Alors en deuxième lieu, je me permets de vous alerter sur les incertitudes techniques qui continuent de peser sur les capacités de stockage des déchets nucléaires .
        Et ce , pour des centaines de millions d’années.


        • JMBerniolles 19 septembre 2013 20:58

          Pourquoi avoir des arguments définitifs et méprisant quand on n’y connait rien...


          Est-ce que les coupures de courant concernent les couches moyennes ou les couches défavorisées ?

          L’argument de l’article est clair et non discutable :
          * la sortie du nucléaire va faire augmenter le coût de l’électricité que celle-ci proviennent du gaz naturel (obligatoirement en majorité puisque c’est la vraie alternative au nucléaire) ou des EnR, éolien et photovoltaïque qui coûtent très cher sans pratiquement rien produire.
          * Evidemment les couches moyennes encaisseront la majeure partie de ces surcoûts, mais les couches défavorisées déjà à bout, se verront aussi affectées par ces augmentations.

          Notre parc nucléaire PWR/REP fonctionne depuis près de 40 ans sans incidents au dessus du niveau 2.
          Une revue des risques, sismiques et autres, vient d’être faite et des mesures de sécurité passive supplémentaires ont été mises en oeuvre sur les sites des centrales nucléaires. La vérité pure et simple est que l’on ne peut sortir du nucléaire [malgré tous les baratins politiques et idéologiques l’Allemagne n’a pas de calendrier précis d’arrêt des centrales nucléaires qui fournissent encore plus de 20% de son courant électrique (arrêter un réacteur demande des procédures qui prennent du temps et conduisent à un échéancier précis si on veut vraiment stopper son fonctionnement).

          La diabolisation artificielle du nucléaire passe de moins en moins. Les manipulations pour lui faire endosser les coûts exorbitants du financement de la bulle financière de l’éolien et du PV ne sont plus crédibles... 

          Quant au démantèlement, il faut tout de même savoir que lorsque l’on a déchargé le combustible, opération courante, on a enlevé plus de 90% de la radioactivité. De plus on sait le retraiter. Des réacteurs ont déjà été totalement démantelés aux USA. Les plus gros problèmes de démantèlement dans ce domaine concernent plutôt les ateliers et labos combustibles.

          Il y a un problème général des déchets. Pas seulement dans le nucléaire. Au moins dans le nucléaire les volumes sont très faibles et on connait des solutions pour les éliminer. Notamment dans les réacteurs rapides.

          Avec le problème syrien on se rend compte que l’élimination des déchets chimiques n’est pas un mince problème non plus. Quant aux déchets biologiques.. 
          Personne ne demande d’arrêter la Chimie à cause de ses déchets.

          De toute manière, il n’est pas possible en France de sortir du nucléaire.
          Avec l’arrêt arbitaire et absurde de Fessenheim pour satisfaire des dessins purement électoralistes, on va toucher du doigt les conséquences de cette erreur, un de plus dira-t-on, politique. Fragilisation du réseau électrique, surcoût immédiat de l’électricité, poblèmes locaux sociaux et économiques.. 







        • Gaston Lanhard 20 septembre 2013 08:44

          poubelle le vrai niveau zéro.


        • TSS 20 septembre 2013 10:18

          la sortie du nucléaire va faire augmenter le coût de l’électricité

          Les coûts du demantelement et du stockage des dechets ,notablement sous

           estimés,couteront une fortune aux générations qui nous suivent,sans compter la

           pollution et les risques de catastrophe.....mais on s’en fout ,nous serons en train de

           manger les pissenlits radioactifs par la racine !!

           c’est la pratique habituelle de ceux qui nous gouvernent,la fuite en avant et la

           réflexion( ???) à court terme , le rejet des problèmes dans le futur ... !!



        • Julien Julien 20 septembre 2013 20:43

          @JMBerniolles

          « Pourquoi avoir des arguments définitifs et méprisant quand on n’y connait rien... »

          C’est vous qui n’y connaissez rien. Vous manipulez des chiffres avec une vision à 30 ans dans le futur.
          Sur le plan de la physique, vous avez compris comment marche l’atome ? J’ai bien peur que non ! Saviez-vous que certains composés fissiles ont une durée de vie variant suivant la distance au soleil ?
          Au lieu de se reposer tranquillement en prenant le maximum de fric, EDF, Areva, et consorts devraient se poser des questions de physique pour enfin trouver des solutions ! Car personnellement, je crois en la science, mais pas en votre science à vous ! Vous me semblez incapables d’innovation ! Probablement encore un ingénieur qui se repose sur ses lauriers ! Insupportable !

          « Notre parc nucléaire PWR/REP fonctionne depuis près de 40 ans sans incidents au dessus du niveau 2. »

          Mais on s’en fiche ! Vous n’avez pas compris qu’il suffit d’un incident pour tout foutre en l’air, avec un coût incommensurable ? Tchernobyl continue à coûter de plus en plus cher, Fukushima aussi !

          « De toute manière, il n’est pas possible en France de sortir du nucléaire. »

          Vu le merdier pour démanteler les centrales, ça c’est sûr !

          « Des réacteurs ont déjà été totalement démantelés aux USA »


          Mais enfin, vous avez vu comment ils ont procédé ?

          « Avec l’arrêt arbitaire et absurde de Fessenheim pour satisfaire des dessins purement électoralistes »

          Pour une fois, je suis d’accord ! Ces mecs qui ont fait l’ENA n’ont absolument rien dans le crâne, ou peut-être, si, du flamby.


        • Rensk Rensk 19 septembre 2013 20:00

          L’uranium pourrait venir à manquer d’ici quelques années seulement au niveau mondial, provoquant une sortie du nucléaire involontaire et non coordonnée, selon un physicien de l’EPFZ.

          Dans cinq ans déjà, une pénurie pourrait survenir, avec des hausses massives de prix, écrit Michael Dittmar, de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans la revue Science of the Total Environment.

          Il a utilisé des données de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur l’extraction de minerai d’uranium dans les mines anciennes et actuelles. Selon lui, nombre d’entre elles seront bientôt épuisées ou auront un rendement insuffisant. Ainsi, selon ces chiffres, l’extraction atteindrait un maximum en 2015 déjà avec 58’000 tonnes. D’ici 2030, le volume se situerait entre 36’000 et 46’000 tonnes, alors que les besoins s’établiraient à 68’000 tonnes.


          • Gaston Lanhard 20 septembre 2013 08:47

            avec le passage à la GENIV. les seuls déchets du parc français actuels permettent une production électriques de 260 ans. Simplement en réutilisant ce qui n’est pas employé.


          • viva 19 septembre 2013 20:09

            La bétise a été de se lancer dans le nucléaire, maintenant que nous sommes devant le fait accompli,il faut gérer au mieux.


            Les deux camps qui s’opposent ici ont de bons et de mauvais arguments économiques. 

            En fait, le mal est déjà fait que l’on sorte ou non, il y aura une gestion impossible des déchets.

            Le seul argument valable est la dangerosité de l’atome, nous risquons l’accident majeur à tout moment.

            Le problème est que nous n’avons pas les moyens de sortir du nucléaire.
            Une fois de plus nous allons prendre un retard terrible, des pays moins corrompus, seront assez rapidement quasi auto suffisant en matière énergétique. Ils le seront alors que nous en seront encore à nous débattre avec ce problème.

            La solution est médiane, elle prendra beaucoup de temps et sera très couteuse, il faut se rendre à l’évidence, dans le modèle économique actuel la sortie du nucléaire est financièrement impossible.
             Pour des centaines de raisons a commencer par ce que nous rapportent les multinationale française du secteur et les centaines de milliers d’emplois générés ....

            • Rensk Rensk 19 septembre 2013 21:00

              Les deux camps qui s’opposent ici oublient trop facilement les déchets nucléaire de l’armée... On a beau mettre de l’huile et masser tous les jour le métal qui « conserve » cette énergie destructrice... un jour il faudra aussi s’en débarrasser !


            • migosh migosh 19 septembre 2013 22:56

              Le démantèlement va en générer aussi beaucoup d’ emplois ...des volontaires ?pour les passionnés d’atome par exemple smiley


            • smilodon smilodon 19 septembre 2013 20:38

              Arrêtons demain le nucléaire !.... Pas de problème !.... Mais n’oublions pas de ré-ouvrir aussitôt nos mines de charbon !..... Parce que le jour où on vous annoncera à la télé que le lendemain sera sans nucléaire, le lendemain vous n’aurez plus la télé !... Plus le micro-ondes, plus la machine à laver, plus l’ordinateur, plus le sèche-linge, plus de lumière, ni dans les chiottes ni dans le salon, ni nulle part, plus de « réchauffe-biberon », ni plus de chauffage sûrement, ni de « clim » non plus, plus rien !...... Si demain on tue nos centrales nucléaires, on est tous morts !.... On vous l’a dit ça ???... Vous le saviez, çà ???...... 70 à 80 % de nos gestes quotidiens dépendent, à ce jour, des centrales nucléaires !!..... C’est beau les « belles idées » !... Très beau !... La réalité, sans être toujours aussi « belle », reste la « réalité » !..... Adishatz !...


              • migosh migosh 20 septembre 2013 00:30

                La réalité ça porte au moins deux noms : Fukushima et Tchernobyle et c’était pas spécialement prévu . 


              • Croa Croa 20 septembre 2013 12:08

                Se goinfrer à en mourir : Ton intervention me fait penser à la grande bouffe ! smiley

                Faudrait voir à arrêter un peu ces conneries, Non ?


              • migosh migosh 19 septembre 2013 21:48

                Quelqu’un pense aux générations futures ? non ,le profit immédiat .

                Mais voyons « un peu plus loin » d’ici une centaine d’année ,une planète rincée , épongée ,plus de pétrole ,plus de gaz ,plus d’eau potable ,mais des déchets ,des déchets ,des déchets...pour 100 000 ans.... et plus d’énergie pour gérer tout ça . La bougie ? ,oui c’est sur pour nos arrières- arrières petits enfants ,si ils ont le temps de voire le jour.

                • Ruut Ruut 19 septembre 2013 22:19

                  Comment vous chiffrez le maintien en zone de conffinement hautement sécurisé des déchets pendants 4 milliards d’années pour une production rentable 30 ans ?


                  30 de production nucléaire donne 4 milliards d’années de pollution.

                  Le nucléaire est une hérérie économique.


                  • migosh migosh 19 septembre 2013 22:32

                    Et une impasse technologique ,puisqu’on a jamais réussi à extrapoler le processus jusqu’a une fin satisfaisante à long terme,ni pour les déchets ni pour la gestion de la pollution générée par les accidents . Le nuke :une mafia comme une autre .


                  • alinea Alinea 19 septembre 2013 22:28

                    J’ai rarement lu un truc aussi inepte !


                    • viva 19 septembre 2013 22:43

                      Il faut rester sérieux il ne s’agit pas de milliard d’années mais de cent mille ans, mais si ces déchets à longue durée sont en petite quantité leur coût de stockage et de surveillance sont incalculables.

                      Il faut bien se dire qu’une fois la filière nucléaire disparue, le suivi ne sera plus assuré.
                      Nous avons l’exemple des déchets chimiques qui sont entreposés un peu partout, de nombreux sites de stockages ont été oublié en quelques dizaines d’années.
                      Autre exemple : les armes chimiques de la guerre de 14 que l’on retrouve encore dans les champs, ou qui sont stockés à l’air libre protégés par de simples grillages.
                      Ça fait marrer de voir nos élites demander à la syrie de faire ce que nous n’avons pas fait nous même. 

                      • Ruut Ruut 20 septembre 2013 14:47
                        Uranium 235 ->Il se désintègre spontanément en thorium 231 par radioactivité α avec une période radioactive de 703,8 millions d’années
                        La période du plutonium-239 est de 24 000 ans, très longue à l’échelle humaine, mais courte par rapport aux 700 millions d’années de l’uranium-235
                        La période de l’uranium-238 est de 4,5 milliards d’années. 

                        Bonne lecture

                      • migosh migosh 19 septembre 2013 23:16

                        Areva à la manœuvre , ho les gros sabots !!! vous nous prenez vraiment pour des c.... 


                        • eau-du-robinet eau-du-robinet 19 septembre 2013 23:19

                          « La sortie du nucléaire fragilise les ménages les plus défavorisés »

                          Êtes-vous sponsorisé par AREVA ?

                          Le démantèlement des centrales nucléaires « vieillissantes » coutera des centaines de milliards d’Euros (payable par les abonnées) et EDF na pas tenu compte de ses frais dans la facturation du passé, c’est à dire avant le 1er août 2013.

                          Le 1er août 2013 les tarifs de l’électricité ont augmenté de 5% et d’ici 2017, c’est à dire dans 4 ans, le prix pour l’électricité aura atteint 30% d’augmentation.

                          L’énergie du nucléaire nous été vendu dans le passé à crédit !!!

                          Crédit, comment ça ?

                          Tout simplement car les frais de démantèlement des centrales nucléaires et le traitement des déchets (problème toujours non résolu depuis 40ans) n’ont pas été pris en compte dans nos factures d’électricité du passé.


                          • Onecinikiou 20 septembre 2013 18:46

                            « Le démantèlement des centrales nucléaires « vieillissantes » coutera des centaines de milliards d’Euros »


                            SOURCES ???

                            Pas la cours des comptes en tout cas, dont le dernier rapport de 2012 chiffre à moins de 50 milliards d’€ le démantèlement des 58 réacteurs actuellement en service.

                            Vous n’en avez pas marre de désinformer ? S’il ne vous reste que ça pour emporter l’adhésion, c’est bien que vous êtes à poils pour justifier de votre non-politique.

                          • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 septembre 2013 22:24

                            Bonjour Onecinikiou,

                            Vous voulez des sources ?

                            O.K. c’est partie smiley

                            Oui je sais lire mais je sais aussi m’informer ... Vous devez savoir que les chiffres variant selon des sources.

                            En ce qui concerne la cours du compte vous nous avez pars tout rencontre ! (voire la partie en gras avec l’étoile *)

                            Nucléaire : des investissements futurs incertains

                            Les dépenses à réaliser dans le futur sont estimées à 79,4 milliards d’euros, incluant le coût total du démantèlement des centrales (18,4 milliards) et celui du traitement des déchets à long terme (28,4 milliards).

                            Cependant, la Cour des comptes précise que ces estimations sont incertaines pour plusieurs raisons :

                            la commission souligne un manque d’étude approfondie par des experts concernant les méthodes utilisées pour le démantèlement des centrales ;
                            le projet de traitements des déchets à vie longue n’est pas clairement défini, il est donc difficile d’en prédire la dépense.

                            Par conséquent, la Cour ajoute que « des risques d’augmentation de ces charges futures sont probables  ».

                            source

                            Corinne Lepage, affirmait récemment sur son blog que le coût véritable du démantèlement des 58 réacteurs nucléaires Français, serait compris entre 100 et 200 Mds d’euros, alors que l’addition des provisions faites par AREVA et EDF s’élève à un montant proche de 18 Mds €. L’écart est d’une telle ampleur que l’on s’interroge sur la réalité de cette opération.
                            source

                            La Grande Bretagne envisage, elle, un coût de l’ordre de
                            100 milliards d’euros pour l’ensemble du démantèlement de ses centrales, soit 2,9 milliard d’euros par centrale.
                            source

                            Le cas du Royaume-Uni est surprenant. En effet, pour seulement 35 réacteurs nucléaires et une puissance installée de 9 000 MW, les coûts totaux du démantèlement sont estimés à 103 milliards d’euros, soit un coût moyen de 2,9 milliards d’euros par réacteur.
                            source

                            Transposé à la France on est plus près de l’estimation de Corine Lepage !

                            Retour en France sur un cas très concret.

                            Le site de Brennilis doit servir de test, mais n’est qu’une centrale de première génération (seul exemple en France de la filière à eau lourde) ; de 70 MW, alors que les prochains démantèlements concerneront des réacteurs de 900 MW et plus. Hormis les centrales, divers réacteurs expérimentaux et sites industriels nucléaires civils ou militaires seront aussi à démanteler. Le premier de grande taille à être démantelé en France est l’Usine d’extraction du plutonium de Marcoule (UP1), pour un coût estimé de 5,6 milliards d’euros (plus que 10 fois supérieur à celui de Brennilis).

                            Ce chiffre 5,6 milliards d’euros donne le vertige !!!

                            Diverses ONG rassemblée au sein du réseau Sortir du nucléaire reprochent à EDF d’avoir sous-estimé les coûts de démantèlement qui se compteraient en centaines de milliards d’Euros et non en dizaines de milliards comme l’a annoncé EDF ; La Grande-Bretagne prévoit 103 milliards d’Euros pour le démantèlement de son parc, qui est bien moins important que celui de la France.
                            source

                            « EDF est en train de corriger son dossier et déposera une proposition alternative », a déclaré Simon Huffeteau, chef de la division de l’ASN à Caen, qui ajoute : « Il faut qu’EDF précise bien le devenir de ces déchets », en proposant par exemple un entreposage provisoire ou en révisant le planning du démantèlement. M. Huffeteau n’a pas voulu évaluer la durée que pourrait prendre un démantèlement total de l’ancienne centrale, estimant qu’il appartient à EDF de se prononcer.
                            source

                            En effet, en 2005, 20 ans après la décision de mise à l’arrêt de Brennilis, nous en étions seulement à la fin de la phase 2 du démantèlement. Restait encore les travaux de la phase 3 qui se situent dans l’enceinte du réacteur et cette dernière étape génère de nouveaux types de déchets radioactifs, alors faiblement ou moyennement actifs mais à très grande durée de vie. Je vous ferai grâce de tous les rebondissements administratifs qui sont passés depuis, mais nous venons d’apprendre que le permis de construire du centre de déchets radioactifs de Bugey dans l’Ain qui devait accueillir les déchets de la troisième phase venait d’être annulé par la justice, entrainant, de fait, le report du démantèlement total de Brennilis. Il reste donc à ce jour 67000 tonnes de déchets dont nous ne savons que faire, dont 10% sont radioactifs.

                            Au vu des difficultés que nous rencontrons à démanteler une si petite centrale, associées aux coûts engendrés par de telles opérations, quelles seront celles auxquelles nous serons confrontés dans l’avenir, du fait de l’importance de notre parc nucléaire et avec des centrales de taille plus importante encore, même si je suis ravi de constater que le problème est aujourd’hui pris très au sérieux et je tenais à saluer la qualité de votre rapport. 
                            source

                            Des associations réclament la suspension du démantèlement de la centrale de Brennilis
                            source

                            Si 9 réacteurs nucléaires sont en cours de démantèlement en France, nos 58 réacteurs actuellement en fonctionnement seront concernés d’ici 2060. En évaluer le coût est donc essentiel. Mais, comme le confirme le dernier rapport de la Cour des comptes sur le sujet (janvier 2012), de nombreuses incertitudes perdurent sur le prix à payer pour l’ensemble des opérations de démantèlement. Les estimations pour les 58 réacteurs nucléaires actifs en France publiées jusqu’aujourd’hui comportent ainsi des différentiels astronomiques : de 20 milliards d’euros selon la Cour des comptes à 750 milliards d’euros selon la commission Energies 2050 !
                            source

                            Puis il faut pas seulement demonter les centrales nucléaires mais aussi les centres de traitements !

                            Démantèlement du site de La Hague : 4 milliards ?

                            Le groupe Areva évalue le coût du démantèlement de son ancienne usine de retraitement de déchets nucléaires de Beaumont-Hague à 4 milliards d’euros sur 25 ans, a indiqué le 28 janvier, Jean-Jacques Dreher, le directeur du site où deux usines ont pris le relais de l’ancienne.
                            source


                          • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 septembre 2013 22:43

                            Encore une source sur le rapport de la « Commission Energie 2050 »

                            Le démantèlement des installations du CEA nous fournit un utile point de comparaison pour évaluer le poids des engagements qui pèsent sur EDF et qui seront, à n’en pas douter, considérables sur le plan financier. La commission Énergie 2050 a en effet avancé le chiffre de 750 milliards d’euros pour cinquante-huit centrales.
                            source


                          • JP94 19 septembre 2013 23:35

                            Ce qui est frappant est que d’un côté on argumente avec des données aisément vérifiables tandis que de l’autre il n’y a aucun argument à part qu’on évoque de la propagande .


                            Pourtant à y regarder de prêt , la propagande est peut-être plus du côté des images d’Epinal de gentilles éoliennes : 
                            - Qui va payer ces énergies pour lesquelles les investissement n’ont cessé de diminuer ? 
                            - Pourquoi , sitôt qu’il est question de taxer les pollueurs , ces taxes visent-elles exclusivement les citoyens et non les multinationales qui elles ont des profits qui explosent ( bien plus que les centrales nucléaires ) ? 
                            - Pourquoi sacrifier l’énergie nationalisée au profit du privé et de nous vendre de l’énergie électrique 2 fois plus chère ’ ( Allemagne ) et générant 5 à 6 fois plus de CO2 , donc contribuant à l’effet de serre de manière certaine ( inéluctable ) ? 

                            Qui est derrière cet enfumage écologique qui sert de prétexte à nous taxer et à privatiser l’énergie ? 

                            A propos des déchets : bien sûr que c’est un problème mais les ingénieurs qui cherchent des solutions sont des citoyens responsables , pas des actionnaires .
                            Ensuite la durée de vie des divers déchets est très variable et les plus toxiques sont ceux qui perdent le plus vite leurs propriétés radioactives . Les périodes de tous les radioéléments ne sont pas les mêmes . 

                            Et puis très curieusement , les détracteurs du Nucléaire rejettent tout autant les recherches sur la solution la plus écologique qui soit , le Tokamak ( la fusion ) ! ni rejet de CO2 ni production de radioéléments lourds . 
                            La difficulté est justement leur très faible durée de vie mais le deutérium et le tricium ne sont pas des polluants .
                            or cette solution de réacteurs à plasma est une solution pacifique ( on ne fait pas de bombes avec ces éléments) , collective ( même au coeur de la Guerre Froide , les savants de tous les pays collaboraient ) , il n’y a pas d’impérialisme à conquérir la matière la plus abondante de l’Univers connu ...
                            Elle est techniquement difficile mais le jour où l’Humanité en aura vraiment besoin , on y arrivera tous ensemble . 
                            Seulement on est dans une phase d’impérialisme et de guerres .
                            Mais pourquoi les partisans de l’énergie non polluante refusent-ils a priori ce fantastique projet ? et se retrouvent-ils d’accord avec la Commission Européenne et les lobbies qui nous taxent ??


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