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Accueil du site > Actualités > Technologies > La vie terrestre était-elle inévitable, ou résulte-t-elle d’un (...)

La vie terrestre était-elle inévitable, ou résulte-t-elle d’un accident heureux ?

Quelles sont les chances qu'existent des formes de vie semblables à la nôtre dans l'univers ? Si l'on considère l'immense nombre de planètes de type terrestre et gravitant dans une sphère dite habitable, ne fut-ce que dans la galaxie, on sera tenté de répondre que ces chances sont considérables.

Schéma d'une mitochondrie

Certes, prouver cette affirmation par des observations scientifiques indiscutables restera toujours difficile, puisque l'essentiel des astres concernés sont hors de nos possibilités d'observation au sein de l'espace-temps. Même des astres proches, comme la Lune ou Mars, n'ont pu encore être explorés avec suffisamment de détail pour rechercher des traces de vie, actuelle ou passée. Il n'a donc jusqu'à présent pas été possible d'observer une quelconque forme de vie extraterrestre, qu'elle réponde ou non aux critères par lesquels on croit pouvoir différencier la matière vivante de la matière inerte.

Pour discuter de la probabilité d'existence de formes de vie extraterrestre, il faut donc raisonner sur ce que nous croyons savoir des origines de la vie sur Terre. Encore faut-il distinguer entre vie bactérienne (les procaryotes, sans noyaux) et vie cellulaire et multicellulaire (les eucaryotes). Il n'y a pas seulement une différence d'échelle entre ces deux formes de vie, mais de profondes différences de nature. Néanmoins, sur Terre, elles coexistent depuis environ 800 millions d'années.

Le biochimiste Nick Lane, dont nous avions déjà salué les idées novatrices et la clarté pédagogique concernant ces questions difficiles, vient de publier dans le NewScientist un article qui résume les deux dernières années de recherche qu'il a consacrées à cette question, autrement dit les hypothèses qui permettent de comprendre comment sur Terre, au delà de la vie bactérienne, sont apparus des organismes eucaryotes multicellulaires sur un modèle unique, celui dont nous sommes tous issus. Nous reprendrons ici, en les commentant éventuellement, mais aussi en simplifiant la présentation, les points importants de cet article.

Les bactéries et autres procaryotes.

On peut admettre, comme le rappelle Nick Lane, que l'apparition de la vie monocellulaire peut ne pas exiger, au sein des planètes potentiellement habitables semblables à la Terre, la conjonction de conditions extraordinaires. Elle doit donc être très répandue. Certains pensent même que, dans la plupart des cas, elle devrait se produire quasi nécessairement. C'est la raison pour laquelle les exobiologistes la recherchent activement sur les astres que les techniques astronomiques actuelles permettent d'observer. Cette recherche n'a pas encore abouti mais les techniques d'observations restent très insuffisantes. On peut légitimement prévoir que dans quelques années ou décennies, on en saura davantage, aussi bien sur des formes de vie, supposées « primitives » et restées sans descendance ayant existé puis disparu sur d'autres planètes (la Lune, Mars) que sur celles se trouvant en dehors du système solaire. En bonne méthode, il faudrait aussi rester attentif à des biologies assez différentes de celles caractérisant la vie terrestre, utilisant par exemple des matériaux autres que le carbone, hypothèses que Nick Lane ne développe pas.

Nick Lane, dans son ouvrage le plus important à tous égards, « Life ascending », que nous avions commenté (voir références), avait consacré un long développement aux conditions nécessaires à l'apparition d'une première forme de vie, celle représentée par les cellules primitives ayant donné naissance aux cellules procaryotes d'aujourd'hui. Ces conditions devraient se retrouver au sein de la zone habitables des principales planètes rocheuses semblables à la Terre. Il faut seulement du CO2 et de l'hydrogène (H2), très répandus dans l'univers. Il faut aussi des roches présentes dans le manteau terrestre, telle que l'olivine, minéral du groupe des silicates. L'olivine est le minéral dominant des roches constituant le manteau. Elle est le premier minéral à cristalliser lorsqu'un magma refroidit.

Selon le géologue Michael Russel, cité par Nick Lane, des cheminées hydrothermales océaniques alcalines se forment par la percolation de l'eau dans des roches riches en fer et magnésium telles que l'olivine. L'olivine et l'eau réagissent en produisant de la serpentinite. Celle-ci peut former des cheminées hydrothermales de grande taille (plus de 50m). Elles sont de structure cellulaire. Ces cellules minérales auraient pu, il y a 4 milliards d'années, servir d'incubateur aux premières formes de vie. Leurs parois comportent des catalyseurs venus du magma (sulfures de fer, nickel et molybdène) identiques à ceux qui, incorporés dans des protéines, servent aujourd'hui aux cellules vivantes pour catalyser la production de molécules organiques à partir du CO2. Il fallait cependant pour provoquer ces réactions catalytiques une source d'énergie importante. L'énergie nécessaire à ces catalyses aurait été fournie par la différence de charge électrique (gradient de protons ou potentiel de membrane) se produisant d'un coté à l'autre des parois ou membranes des cellules de la serpentinite, elle-même résultant d'une différence de concentration des noyaux des atomes d'hydrogène chargés. Il s'agissait d'une sorte de pile naturelle.

Il en serait résulté que les parois des micro-cellules minérales de la serpentinite, riches en catalyseurs et baignées de CO2 et H2, se seraient grâce à l'énergie de leur potentiel de membrane garnies des molécules organiques nécessaires à la vie, donnant naissance à des microcellules biologiques. Ces dernières auraient conservé le processus fondateur, une membrane permettant une différence de charge électrique (un gradient de protons) entre l'extérieur et l'intérieur de la cellule biologique. Elles auraient pu alors exploiter pour leur compte les catalyseurs disponibles, afin de bâtir à partir du CO2 et de l'H2 de l'océan primitif les protéines dont elles avaient besoin pour grandir puis, dans un second temps, des millénaires plus tard sans doute, se détacher de la serpentinite et devenir mobiles.

Ceci est un point capital mis en lumière par le biochimiste Peter Mitchell en 1961. L'énergie nécessaire à la vie primitive aurait été capturée par un mécanisme spécifique antérieur à l'apparition de cette même vie. Il aurait résulté, comme indiqué ci-dessus, de la mise en contact, par l'intermédiaire de l'eau de mer circulant dans les cellules de la serpentinite, des roches alcalines et du CO2 acide dissous en abondance dans cette eau (à une époque où l'oxygène produit ultérieurement par la vie n'avait pas oxygéné les océans). Rappelons cependant qu'il n'existe pas un accord général sur la faisabilité d'un tel processus.

Comme l'eau et l'olivine sont les substances les plus répandues dans l'univers, et comme beaucoup d'atmosphères planétaires aujourd'hui observées apparaissent riches en CO2, il est tout a fait légitime de penser que le mécanisme incubateur de la vie, intervenu sur Terre très tôt, seulement quelques centaines de millions d'années après sa formation, doit se produire dans les mêmes conditions et en abondance ailleurs dans l'univers, au sein des planètes de type terrestre.

Mais cela ne veut pas dire que ces planètes pourraient facilement se trouver peuplés d'organismes complexes, eucaryotes, tels que ceux apparus sur Terre. En effet, Dick Lane nous rappelle que le passage des procaryotes aux eucaryotes ne s'est pas fait facilement. Il a fallu attendre plusieurs milliards d'années, à peu près la moitié de la durée de vie totale de notre planète, pour que le premier ancêtre complexe apparaisse. De plus cela ne s'est fait qu'en une fois. Aucune autre tentative analogue ne semble s'être produite dans l'intervalle. Quel a donc été l'évènement ayant permis le passage de petits organismes aux génomes réduits, les procaryotes, à des organismes 15.000 fois plus importants, dotés de génomes étendus ?

Le passage aux eucaryotes. La révolution mitochondriale

Les études conduites par Nick Lane avec le biologiste cellulaire Bill Martin de l'université de Dusseldorf, récemment publiées dans Nature (voir référence ci-dessous), apportent une réponse à cette question essentielle. Si un procaryote se trouvait doté de la taille d'un eucaryote, à génome constant, chacun de ses gènes disposerait d'une énergie des dizaines de milliers de fois inférieure. Or cette énergie est nécessaire à la fabrication des protéines dirigée par l'expression du gène. Autrement dit, ses gènes deviendraient inefficaces et la cellule mourrait. Pour obtenir davantage d'énergie, nécessaire à la fabrication de quantités importantes de nouvelles protéines, la cellule doit étendre la surface de sa membrane, à travers laquelle s'opère l'acquisition d'énergie électrique . Mais ceci impose, pour une raison que nous ne préciserons pas ici, un contrôle renforcé du potentiel de membrane. Pour cela la cellule doit produire des copies du génome afin que les gènes soient proches de la membrane dont ils contrôlent le potentiel. Mais pour produire des copies du génome, il faut de l'énergie, celle dont précisément manque la cellule. Il s'établit un cercle vicieux. Faute de quantités très importantes d'énergie endogène, la cellule procaryote ne peut pas grandir.

Pendant au moins 2 milliards d'années, les procaryotes de l'époque se sont heurtés à ce mur de l'énergie, qui les empêchait de profiter du mécanisme darwinien des mutations pour se développer en taille et en complexité. Certes, ils ont évolué de façon notable, découvert la photosynthèse et transformé de ce fait le visage des océans puis des terres émergés. Mais ces effets n'ont pas été produits par des bactéries très différentes des procaryotes originels, seulement par l'accumulation d'immenses populations de ces bactéries. Jamais elles n'auraient pu grandir suffisamment pour donner naissance à des cellules eucaryotes infiniment plus grandes, puis à des organismes pluricellulaires et finalement aux êtres vivants supérieurs tels que nous les connaissons.

Or on sait maintenant qu'il s'est produit à un moment, que l'on situe approximativement à – 2 milliards d'années avant le temps présent, un phénomène extraordinaire. On pourrait presque le nommer la « révolution mitochondriale », comme nous allons le préciser. Voici pourquoi. Certaines cellules ont été envahies de façon symbiotique par des cellules plus petites qui en on fait leur nouvel habitat. Il aurait pu s'agir de cellules eucaryotes primitives ou d'archea. Comme dans toutes les symbioses (endosymbiose en ce cas), chacun des partenaires y a gagné. Les petites cellules envahisseuses ont vu leurs besoins généraux satisfaits par la cellule hôte. En contrepartie, elles ont pu développer leurs propres générateurs d'énergie, membranes et gènes nécessaires pour contrôler le potentiel de membrane. Elles ont pu ainsi produire les grandes quantités d'ATP (le moteur du mouvement) nécessaires pour baigner d'énergie les cellules hôtes.

Tandis que les cellules « invitées » voyaient diminuer drastiquement la taille d'un génome dont elles n'avaient plus besoin, les cellules hôtes, enfin libérées de la disette d'énergie qui les empêchaient de grandir, ont vu leurs gènes se multiplier et des quantités de plus en plus élevées de protéines être consacrées au support des mutations complexifiantes grâce auxquelles elles ont pu grandir, se spécialiser et envahir de nouveaux territoires.

Les cellules envahisseuses sont devenues, on le sait maintenant, les mitochondries. On a découvert leur rôle essentiel dans le cycle de l'énergie à partir de 1948. Elles ont d'autres rôles moins évidents, le tout faisant d'elles, parallèlement à l'ADN, le composant incontournable de toutes les cellules modernes, dans tous les types d'organismes existant. Certes la co-évolution assurant ce partage des fonctions à demandé beaucoup de temps pour s'établir et se perfectionner. Nick Lane l'estime à près de 2 millards d'années. Mais lorsque la vie pluricellulaire moderne a explosé, conquérant l'ensemble de la planète, lors de la période dite cambrienne, le mécanisme tel que nous le connaissons aujourd'hui était en place depuis longtemps.

Jamais rien de tel ne s'est produit depuis. On ne sait pas très bien pourquoi d'ailleurs. Sans doute parce que ce mécanisme pour réussir suppose des conditions si favorables que le premier arrivé, comme souvent en biologie, élimine d'éventuels concurrents ultérieurs. Il existe certes aujourd'hui de nombreux exemples d'autres endosymbioses. Les populations microbiennes extrêmement nombreuses et variées que nous hébergeons, et sans lesquelles nous ne pourrions survivre, en sont un exemple. Mais il s'agit de coopérations, aussi indispensables qu'elles soient, qui semblent bien plus modestes. A ce jour aucun virus ou microbe (non plus d 'ailleurs que d'organismes eucaryotes) n'a bouleversé le cycle énergétique et alimentaire des humains en leur donnant la possibilité de devenir plusieurs centaines de fois plus grands et de conquérir des espaces aériens ou océaniques encore hors de leur portée. Seul des scénarios de science-fiction pourraient illustrer de telles transformations. Si un tel phénomène voyait le jour, ce ne serait pas en tous cas à la suite d'une symbiose biologique mais d'une symbiose entre un organisme biologique et un système technologique. Ce dernier type de symbiose existe déjà, selon nous, sous la forme de ce que nous avons nommé les systèmes anthropotechniques. Mais leurs conséquences biologiques restent encore très limitées.

En ce qui concerne la question posée par Dick Lane au début de son article : la vie terrestre est elle inévitable, sur une planète rocheuse comparable à la nôtre, la réponse qu'il apporte est claire, et nous la ferons nôtre, n'ayant vraiment pas d'arguments contraires à lui opposer. Oui, les futurs voyageurs interplanétaires rencontreront une grande majorité de planètes peuplées par l'équivalent de nos procaryotes, mais il leur faudrait vraiment beaucoup de chances, ou visiter des dizaines de milliers de planètes, pour se trouver nez à nez avec des organismes eucaryotes multicellulaires. Sauf à imaginer des mécanismes de développement de la vie très différents de ceux que nous observons sur Terre, on devrait pouvoir parier sans risques que ces derniers ont été et demeurent extrêmement rares dans l'univers.

Nous rappelerons par ailleurs que l'enrichissement de la complexité au sein des eucaryotes n'est pas un mécanisme nécessairement irréversible. Depuis que l'homo erectus est apparu, il a provoqué des extinctions massives au sein des espèces supérieures. N'en profitent que les multicellulaires simples et les proaryotes, algues, bactéries et virus.

Références
plantri.gif Nick Lane. «  Life : is it inevitable or just a fluke ?  »
http://www.newscientist.com/article/mg21428700.100-life-is-it-inevitable-or-just-a-fluke.html?
On lira aussi les très intéressants commentaires des lecteurs.
plantri.gif Nick Lane. « Life ascending ». Voir notre présentation http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2010/mar/nicklane.html
plantri.gif Nick Lane et William Martin « The energetics of genome complexity ». Nature 21/10/2010. Les mitochondries ont apporté aux eucaryotes l'énergie nécessaire pour faire le saut vers la complexité http://www.nature.com/nature/journal/v467/n7318/full/nature09486.htm
plantri.gif Olivine http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivine
plantri.gif Serpentinite http://fr.wikipedia.org/wiki/Serpentinite
plantri.gif Mitochondrie http://fr.wikipedia.org/wiki/Mitochondrie


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39 réactions à cet article    


  • Constant danslayreur 9 juillet 2012 13:25

    « Les populations microbiennes extrêmement nombreuses et variées que nous hébergeons »

    Je vous en prie, parlez pour vous...
    C’est bon je sors !


    • Lemaïsjekiff Nestor 9 juillet 2012 13:37

      Salut ...

      "Les cellules envahisseuses sont devenues, on le sait maintenant, les mitochondries. On a découvert leur rôle essentiel dans le cycle de l’énergie à partir de 1948. Elles ont d’autres rôles moins évidents, le tout faisant d’elles, parallèlement à l’ADN, le composant incontournable de toutes les cellules modernes, dans tous les types d’organismes existant"

      Oui mais d’où viennent-elles les Mitochondries ?
      À l’époque on disait qu’il s’agissait d’une cellule qui ce se serrait intégrée à une autre cellule pour y vivre en symbiose ... Quand est-il ? 


      • Automates Intelligents (JP Baquiast) 9 juillet 2012 18:21

        A Nestor. Les mitochondries ont été ce que vous dites, ce que j’écris par ailleurs dans l’article


      • BlackMatter 10 juillet 2012 10:32

        Les rétrovirus ont sans doute joué aussi un rôle important en s’intégrant dans le génome de leur hôte ce qui a pu provoquer des poussées évolutives. Ils sont sans doute en partie responsable de l’explosion cambrienne et de la faune de l’Ediacarien.


      • non667 9 juillet 2012 14:26

        question d’un profane :
        1°d’abord définition : j’appelle organisme vivant un organisme qui nait ,grandit (à l’aide d’énergie et nourriture « inerte » extérieure ,se reproduit et meurt !
        -avec cette définition là quel est l’organisme le plus simple que nous connaissions ?
        -quelle est sa composition ?
        -quelle est sa « vie »  ?

        « du mécanisme darwinien des mutations pour se développer en taille et en complexité. »

         -pour moi le mécanisme darwinien = sélection naturelle = tri parmi l’existant  !
        - pour moi la complexification provient d’un autre phénomène ni observé ni expliqué ! l’associer au mécanisme darwinien me semble abusif !
        merci de m’éclairer ?
        3° automate intelligent :c’est vous ?
         automates intelligents :les hommes ?


        • BlackMatter 10 juillet 2012 10:47

          1°) Difficile de dire quel est l’organisme le plus simple. Sur quoi se baser à part peut être le nombre de chromosomes... Déjà, on n’est pas sur de la définition de la vie... Par exemple un virus n’est pas considéré comme un être vivant alors qu’il a du matériel génétique parfois complexe. D’une manière générale pour être vivant, il faut pouvoir se reproduire et avoir un système d’homéostasie pour lutter contre l’augmentation naturelle de l’entropie.


          2°) La sélection naturelle n’implique pas forcément complexification mais adaptation au milieu. Ca n’est pas pareil. Certains animaux ont régressé au cours de l’évolution car la complexification n’apportait pas davantage particulier. Mais on est tous d’accord pour dire qu’avoir des yeux, des oreilles et un cerveau pour analyser son environnement apporte un avantage certain. Quand l’avantage est grand, il évolue d’ailleurs très vite. Certaines études ont montré que l’oeil est apparu très rapidement après les premières cellules photosensibles. Il a suffit de quelques dizaines de générations.

        • tiloo87 tiloo87 9 juillet 2012 16:00

          Il y a peu de temps, la question était « existe-t’il de la vie ailleurs que sur la terre ? ».
          Aujourd’hui la réponse est oui, et même pas loin !
          Alors, on modifie la question et on envisage de redéfinir le terme « vie »...
          Un jour, on s’aprecevra que l’humanité n’est qu’une forme de vie parmi tant d’autres, et que sa vocation première est de détruire le milieux dans lequel elle s’est implanté : des microbes nuisibles, quoi !
          .. ;dur dur pour les religions monotheistes...


          • stanh 9 juillet 2012 17:34

            La vie n’a pas de vocation. La vie fait ce qu’elle fait et c’est tout. Si ça n’était pas le cas, on ne serait tout simplement pas là pour se poser des questions. Il n’y a pas de « directive », pas de « plans » , pas de « volonté », pas de « vocation ». C’est uniquement parce qu’elle perdure que la vie perdure. C’est son truc. D’ailleurs, il faudrait en finir avec ces termes trompeurs, la Vie, le hasard etc . Ces mots sont obsolètes. La « vie » ça ne sont que des machines organiques, des assemblages de matière organisées de manière si fine, avec le temps, les croisements etc, qu’elle donne l’illusion d’être « vivante ». Rien n’est vivant, rien n’est mort. Nous sommes des ordinateurs dont la fonction est de perdurer.


          • Abou Antoun Abou Antoun 9 juillet 2012 22:02

            Un jour, on s’aprecevra que l’humanité n’est qu’une forme de vie parmi tant d’autres,
            Mis à part les religieux qui ne s’en est pas encore aperçu, qui a le moindre doute sur ce sujet ?


          • BlackMatter 10 juillet 2012 10:54

            Je suis d’accord avec Stanh. La vie en tant que telle n’existe pas. C’est une propriété émergente. 

            C’est un peu l’histoire du tas de pierre. On pose une pierre, est ce un tas ? Non... On rajoute une pierre, est un tas ? Toujours non... On continue d’ajouter des pierres. Au bout d’un moment, des gens diront que c’est un tas et d’autre diront que çà n’est pas encore un tas... Et puis tout d’un coup, tout le monde est d’accord pour dire que c’est un tas... L’ensemble des pierres se voient attribuer une nouvelle propriété alors que fondamentalement, rien n’a changé pour ce monticule de cailloux. 

          • nico31 10 juillet 2012 12:27

            La vie est une propriété émergente, admettons.

            On pose un atome sur un atome, une molécule sur une molécule, une cellule sur une cellule et la vie apparaît.

            Mais :

            Pendant la vie de cet être vivant, toutes les cellules, tous les atomes qui les compose sont entièrement renouvelés plusieurs fois (tous les 10 ans chez l’homme adulte). C’est pourtant toujours le même être avec la même vie.
            On peu mutiler cet être vivant (dans une certaine mesure), enlever l’écorce du chêne liège, circoncire un nouveau né, on lui a retiré des atomes, des molécules, des cellules, la vie persiste, identique, on a toujours affaire au même être vivant.
            L’être vivant meurt. Il vient de mourir, il a toujours le même nombre d’atome, de molécules, de cellule que l’instant d’avant, et pourtant il est mort. Pourquoi, cette propriété qui était là à l’instant t n’y est plus à t plus epsilon ?

            Comment la vie émerge-t-elle de la matière ? Si vous ne savez pas répondre à cette question je ne pense pas que vous puissiez dire que la vie est une propriété émergente.

            La vie est une propriété émergent. Fort bien. Démontrez le moi scientifiquement !


          • BlackMatter 10 juillet 2012 13:29

            Ce qui fait la vie, c’est la reproduction et l’homéostasie, c’est à dire la capacité des cellules de puiser dans l’environnement l’énergie et les éléments nécessaire pour maintenir son intégrité et résister d’une certaines manières au pression de l’environnement.

            Pour nous, il faut manger de la viande et des légumes et respirer pour maintenir l’homéostasie. Mais çà n’est pas le cas de tout les êtres vivants. Certaines bactéries arrivent à vivre en utilisant simplement du souffre et de la lumière pour fabriquer leur alimentation.
            En quoi ces bactéries seraient plus ou moins vivantes que des molécules autoréplicantes ? Car à l’origine de la vie, ça n’était que ça. Des molécules auto-réplicantes, parfois complexes, qui ont profiter d’un milieu varié et riche en éléments chimiques y compris les acides aminés.
            Quand vous parlez de mort, vous dites que les atomes sont toujours là. Certes, mais l’organisation de la cellule n’est plus la même, elle n’est plus capable de résister à l’environnement et finit donc par disparaître. Mais comme la définition de la vie, la définition de la mort est complexe. La mort est quelque chose de progressif jusqu’à devenir inéluctable. Quand un homme meurt, tout son corps ne meurt pas en même temps. La plupart des cellules peuvent vivre plusieurs heures après la mort. C’est grâce à ça que les transplantations sont possibles.
            Il n’y a donc pas de limite franche entre la vie et la non-vie. Il n’y a pas de frontières tout comme pour le tas de pierre.


          • stanh 9 juillet 2012 16:46

            Question non pertinente. Si la vie a débarqué sur terre, c’est bien qu’elle le « devait »..puisque c’est arrivé et « accident » ne veut rien dire dans ce cas. Accident s’oppose à volontaire. C’est donc totalement hors sujet d’utiliser ce concept, à moins d’être créationniste.
            Tout est accident, rien n’est accident.


            • kemilein 9 juillet 2012 18:17

              il peut exister de la vie sur des planetes gazeuses sur des planetes océaniques pourquoi pas même juste dans l’espace.
              vous vous focalisez sur l’h2o et le carbone on peut très bien imaginer d’autre forme de composition atomique.

              la vie existe dans l’univers parce que les lois de notre univers sont ainsi faite que statistiquement mathématiquement les atomes s’assemblent (parce qu’ils le peuvent, et y sont « poussé » -sans volonté- par des lois mécaniques)

              la question de la vie est juste « où » et "quand’.

              vous croyez pas sérieusement être les seuls être vivant d’un univers composé d’environ 100.000.000.000 de galaxies avec en moyenne chacun d’entre elles 100.000.000.000 d’étoiles ?
              soit si je me trompe pas 10.000.000.000.000.000.000.000 d’étoiles
              et après ça, certain croit encore au paradis et a dieu (steu blague !!)


              • calimero 11 juillet 2012 08:30

                il peut exister de la vie sur des planetes gazeuses sur des planetes océaniques pourquoi pas même juste dans l’espace.

                Dans un essai P.K Dick décrit une forme de vie gazeuse vivant dans le vide sidéral. On peut imaginer des processus adaptatifs : dans Dune les navigateurs de la guilde, des pilotes spécialisés dans le voyage spatial changent de forme physique, leur corps et leur esprit s’adaptant à la vie dans l’espace. Dans un autre roman l’humanité fait scission et une partie évolue vers un corps adapté à l’absence de gravité.


              • Lefumiste Lefumiste 11 juillet 2012 11:05

                @Socarate

                Cette histoire de méduses volantes est tirée du roman SF de Dan Simmons Hypérion ou Endémionje ne sais plus dans lequel exactement.

                Voir planète Whirl ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan%C3%A8tes_des_Cantos_d%27Hyp%C3%A9rion


              • diverna diverna 9 juillet 2012 18:35

                Je ne suis pas bien convaincu par ce scénario. Il y a l’idée, pas si extraordinaire que ça que la multiplication des mitochondries explique la plus grande taille des cellules eucaryotes. Je ne tombe pas sur le cul.... ce n’était pas une des énigmes insolubles.

                Le mécanisme proposé par Peter Mitchel explique la chaîne respiratoire qui n’est pas un stade « primitif » de l’utilisation de l’énergie mais sa quintessence. Les organismes n’ayant pas de chaîne respiratoire ont le métabolisme de base : la fermentation. Pour qu’une chaîne de transport d’électron fonctionne il faut un accepteur final d’électron et celui-ci chez la plupart des êtres vivants (surterre !) est l’oxygène. Or on sait que cet oxygène n’est apparu qu’avec les algues bleu vert (les cyanobactéries) et la photosynthèse. Pasteur a dit : la fermentation c’est la vie sans oxygène. Le scénario décrit fait l’impasse sur de nombreux problèmes.

                • chmoll chmoll 9 juillet 2012 18:45

                  ah non !! ils vont aussi vouloir faire partie de l’europe


                  • ykpaiha ykpaiha 9 juillet 2012 19:14

                    De democrite a aujourd’hui pas d’évolution dans la notion de hasard ; (et necessité ?) n’en déplaise aux rationalistes qui se croient tres « moderne ».
                    La religion ne peut être réfutée par la science (rasoir d’occam). La métaphysique du hasard ne peut davantage être réfutée. Mais comme, à la différence de la religion, elle a un caractère rationnel, elle ne peut être indifférente à l’état de la science.

                    De plus si on considere la vie comme pure hasard ou une continuité d’evenements liés les uns aux autres sans liens de causalité, rien ne vient explquer l’exception.
                    Après s’être rencontrés, les atomes, entrent en collision, à la suite de quoi les uns rebondissent dans la direction où le hasard les jette, alors que les autres s’agglutinent Après le choc, certains atomes restent libres (et se transforment ?), d’autres s’assemblent. ce qui ajoute du hasard au hasard.
                    Si vous ajoutez la sequence selon laquelle telle mission est possible qu’a condition que telle autre fission ou fusion ait eut lieu, vous ouvrez encore le champs des infinis donc de l’improbable.

                    Ce qui est frappant c’est le manque total de recul des rationalistes qui ont une idée ’cocotte minute« de l’évolution (on met tout dans un pot on secoue, on fait bouillir et c’a marche »), memes rationalisme du « nouveau monde ».

                    Ceci ne donne pas foi a l’interventionnisme, ni au determinisme, mais réduit de beaucoups l’enthousiasme rempli de 0000 sur les possibles.


                    • Abou Antoun Abou Antoun 9 juillet 2012 22:07

                      Le hasard n’est qu’une mesure de l’ignorance. Ce qui est hasard pour l’un ne l’est pas pour l’autre s’ils ne disposent pas de la même information.


                    • Soi même Soi même 9 juillet 2012 20:00

                      Il ne faut pas oublier, du prologue de saint Jean.
                      Qui en dit plus ce ce que bien des scientifiques peuvent comprendre.

                      < 1 Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. 2 Il était au commencement avec Dieu. 3 Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui. 4 En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes, 5 et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise.>


                      • Abou Antoun Abou Antoun 9 juillet 2012 22:09

                        C’est limpide, en effet ! Quand on pense à tout ce temps perdu avec des expériences de laboratoire.


                      • ykpaiha ykpaiha 9 juillet 2012 22:34

                        D’autant vrai que le philosophe se sent ici plus près du poète que du savant.

                        C’est que le philosophe (dans le teme on peut inclure le croyant) et le poète ont en vue la Nature comme totalité, et ont affaire à une Présence globale, alors que les savants ne connaissent que des domaines particuliers du réel, des catégories déterminées d’objets et de phénomènes et, ayant limité leur ambition à n’être qu’une ambition de connaissance, donc n’ont aucun droit à parler du Tout.

                        Parler de Tout du Tout par l’explication d’« un element ou une suite d’éléments » semble quelque peu simplste voire pueril, non ?

                        A contrario l’hypothèse théologique et providentialiste n’a, en effet, pas plus de valeur explicative puisque, quoiqu’il arrive, quoiqu’il y ait lieu d’expliquer, on invoque toujours pareillement Dieu et la Providence.
                        Une cause qui reste la même quelle que soit la diversité de ses effets n’en explique aucun en particulier, et donc n’en explique aucun.

                        CQFD Mais cessez donc de croire a la science infuse et définitive, pas plus qu’a une providence bienfaisante qui n’en est finalement pas l’opposé mais juste son contraire...


                      • stanh 10 juillet 2012 09:06

                        @yk

                        Parler de Tout du Tout par l’explication d’« un element ou une suite d’éléments » semble quelque peu simplste voire pueril, non ?

                        Absolument pas. C’est tout ce qu’on ai. Le reste c’est du fantasme, des élucubrations de singes qui se croit malin.


                      • slimou 9 juillet 2012 22:52

                        j’ai souvent lu des articles de vulgarisation qui tendent à démontrer que certaines conditions nécessaire à l’apparition et au développement de la vie la rendent extrèment rare voir totalement improbable, comme si la terre était la réalisation d’une suite de probablilité si infime qu’elle ne peut être qu’unique... et donc, sans doute, l’aboutissement d’un dessein supérieur....hum suivez mon regard.

                        Pourtant, pour rire, on pourrait partir de l’hypothèse contraire, à savoir que la vie est dans les sytèmes semble t’il les plus courant, composés d’une géante rouge, 90% moins lumineuse que le soleil, où gravitent à faible distance des planêtes géantes telluriques, bénéficiant d’effet de marée par leur étoile. Et cette vie serait si prolifique donc que meme dans ses recoins les plus hostiles, comme la bordure extrème de l’extrèmité d’un bras de galaxie, dans un système avec une étoile de type peu courante, sur une petite planête trés éloignée, avec une lune pour compenser le peu de marée solaire, etc.... , elle pourrait tout de même apparaitre et grandir.
                        Dans cet article très intéressant (merci), je comprend que la symbiose permettant l’existence des procaryotes n’est pas le simple envahissement d’un ecaryote par une autre plus petite, mais est le résultat d’une processus dont j’aurai aimé que vous décriviez un peu le caractère tout) fait exceptionnel qui expliquerait le titre. Est-il exceptionnel au point d’y voir la trace des doigts de dieu ? 
                        En deux milliards d’années, les choses les plus improbables finissent par être inéductables. En deux milaiard d’année, Coyote finirait par attraper Bip-bip.


                        • BlackMatter 10 juillet 2012 11:13

                          Ce n’est pas l’apparition de la vie qui est improbable.

                          Ce qui est improbable, c’est que sur une autre planète, la vie évolue de la même façon que sur Terre car il serait improbable que les mêmes évènements et conditions s’y déroulent (collision formant la lune, position des planètes géantes, évolution de l’étoile, tectonique des plaques et volcanisme, réchauffement climatique - grandes glaciations, collision avec des météorites, grandes extinctions).

                        • NOSMO NOSMO 9 juillet 2012 23:24

                          Je remercie l’auteur de cet article. Je reconnais que votre démarche abordant la naissance de la vie - dans le fait de nous exposer certains actes probables et circonstanciés et de la façon qu’ils se sont enchaînés - est honnête et recherchée.

                          Allant dans votre sens, il faut donc continuer à repérer, répertorier les briques possibles et nécessaires à l’apparition surprenante de la vie sur notre planète. 

                          Beaucoup de connaissances, il nous faut, sur la coordination de tous ces éléments inhérents et autres paramètres plus externes et primaires pour comprendre quelle est la bonne clé qui a permis fondamentalement à la vie d’acquérir ses premières mises en forme et d’y préserver son graal. Autant d’éléments qui peuvent nous échapper encore et sont à prendre en compte avant d’avancer une réponse fiable…

                          Atomes d’oxygène, de carbone, d’hydrogène, d’azote, de phosphore… molécules, éléments chimiques,électriques, etc.

                          Tout un bric-à-brac… que c’en est encore un miracle aujourd’hui d’imaginer comment tout cela a-t-il pu s’agencer et se maintenir, sans retomber aussitôt en petits morceaux.

                          Nous sommes face à un sacré défi, devant lequel nous devons rester humbles mais hardis à l’ouvrage !


                          Pour ce qui est de l’existence de la vie ailleurs dans l’univers…

                          Nous commençons à répertorier un certain nombre d’exoplanètes - Découvertes qui ne font que croître depuis une vingtaine d’années. Nous comprenons mieux l’environnement orbital dans lequel elles évoluent. En effet, leur positionnement est crucial et conditionnerait déjà pour beaucoup les possibilités que la vie puisse avoir une chance d’apparaître dans des zones dites habitables, c’est à dire propices à une présence d’eau à l’état liquide, à cause de son importance dans de nombreuses réactions biochimiques.

                          En fait et pour quelques années encore, nous en sommes à un stade d’observations et d’analyses… trop tôt pour avancer des affirmations sur l’existence ou non de la vie dans l’univers. Nous ne savons pas encore. Patience, patience. Et puis, ce n’est pas un drame en soi. Vu de l’extérieur, on (sous-entendu, un extra-terrestre) nous prendrait presque pour des comiques. M’enfin !

                          Nous sommes des êtres vivants et conscients d’être entourés par une variété inouïe d’animaux et de végétaux par ciel, terre, mer et océan. La vie y est profuse, en surabondance et se jette sans compter en apparence dans une débauche de formes et de couleurs…

                          Et nous serions tristes sires parce que seuls dans ce coin de l’univers. Allons donc !

                          À regarder les hirondelles qui se laissent aller au gré du vent… elles ont pas l’air malheureuses… Ne faisons pas le rabat-joie, mais soyons particulièrement vigilants envers toutes nos négligences qui troublent l’intégrité de la vie sur notre terre. Et pour mieux faire encore ne pas ignorer d’où viennent nos propres troubles. Si en vérité, nous mettons dans de volonté aujourd’hui, à comprendre ce qu’est la vie et nous interroger sur son origine, c’est qu’une terrible angoisse inconsciente nous envahit : Ne serions-nous que des machines accidentées ?  smiley


                          • dixneuf 11 juillet 2012 21:43

                            Les hirondelles heureuses ? Moi, je les vois disparaitre....


                          • NOSMO NOSMO 13 juillet 2012 18:45

                            Soit. Mais... ne serait-ce pas plutôt VOUS qui êtes malheureux de les voir disparaître ainsi, par 19 ° ! °


                          • Hervé Hum Hervé Hum 10 juillet 2012 00:29

                            « La vie terrestre était-elle inévitable, ou résulte-t-elle d’un accident heureux ? »

                            Belle semantique pour ne pas dire « la vie terrestre nait t elle d une volonté ou résulte t elle du hasard ? »

                            Si la vie est inévitable c est qu elle procède d une volonté manifeste. L auteur s interdit, comme la communauté scientifique, de parler de volonté parceque derrière se cache le concept de « dessein intelligent ».

                            Sauf que toutes les découvertes scientfiques dans quelques domaines que ce soit ne parlent que de cela.

                            Toutefois, si l observation montre cette manifestation de l Univers à vouloir créer la vie, cela est du domaine de la philosophie et de la religion. Mais ces domaines que sont la philosophie et la religion sont ouverts à tout citoyen. Y compris donc aux scientifiques.

                            Mais ignorer cette manifestation d une volonté s appelle de l obscurantisme.

                            La démonstration la plus simple est que le hasard vous fera bien mettrent en présence d autres personnes, mais seule la volonté vous fera entrer en contact avec eux.

                            Ainsi, le hasard ne peut expliquer, justifier la rencontre, l association, la fusion d éléments chimiques que l on considèrent dépourvu d intelligence. Sans l expression d une volonté inhérante à la vie elle même, les choses restent indéfiniment fermés sur elles mêmes..

                            Le problème des scientifiques est le même que les religieux ou les idéologues, ils veulent régner sans partage dans le domaine de l intelligence humaine...

                             


                            • Hervé Hum Hervé Hum 10 juillet 2012 09:34

                              @ Alain Colignon, Vue votre profil, je comprends bien votre réation, mais beaucoup moins votre « attaque » sur mes fautes d ortographes.

                              Sans doute votre incapacité à contredire le fond de mon message....

                               

                               

                               


                            • BlackMatter 10 juillet 2012 11:21

                              Il n’y a pas de hasard dans la fusion ou l’association des éléments chimiques.

                              Ils existent des forces et elles sont prédictives.
                              Vous mettez de l’hydrogène et de l’oxygène, vous allumez la flemme, vous obtiendrez de l’eau et toujours de l’eau. Il n’est jamais arrivé que cela se transforme en jus d’orange par hasard.
                              Tout au plus peut on parler pour certaines éléments de probabilité.

                            • BlackMatter 10 juillet 2012 13:42

                              Peut être sommes nous un jouet de Dieu.

                              Peut être même ne sommes nous qu’une simulation informatique dans un ordinateur.
                              Peut être que rien de ce qui nous entoure n’existe réellement. 
                              Mais tout ça n’est pas scientifique puisqu’indémontrable.

                            • MdeP MdeP 10 juillet 2012 01:10

                              « l’enrichissement de la complexité au sein des eucaryotes n’est pas un mécanisme nécessairement irréversible » : voilà une hypothèse intéressante que celle de « l’avortement » en quelque sorte d’une planète.

                              Qui se rajoute à l’histoire de la clé qui se trouve ici et de la porte close dans une autre galaxie ou dans un autre univers même.

                              • luluberlu luluberlu 10 juillet 2012 12:04

                                Merci de votre travail et de celui des chercheurs cités en références.
                                A mieux se comprendre, il nous est plus facile, d’éviter de se pendre.
                                Individuellement et collectivement.Re merci


                                • joelim joelim 10 juillet 2012 19:01

                                  Miser sur l’accident est le postulat le plus risqué car même si on n’a qu’un échantillon celui-ci est positif.


                                  Y compris pour la vie intelligente : il y a plus de chance qu’il en existe car les probabilités en regard de ce qu’on connait (un échantillon) sont en sa faveur.

                                  • diverna diverna 11 juillet 2012 08:12

                                    Bon, j’ai suivi les autres interventions et je vois tout à fait ce que la mienne que je reproduis a pu avoir de « celui qui crache dans la soupe ». Je compléter pour esayer de mieux faire comprendre.
                                    Le premier texte :

                                    Je ne suis pas bien convaincu par ce scénario. Il y a l’idée, pas si extraordinaire que ça que la multiplication des mitochondries explique la plus grande taille des cellules eucaryotes. Je ne tombe pas sur le cul.... ce n’était pas une des énigmes insolubles.

                                    Le mécanisme proposé par Peter Mitchel explique la chaîne respiratoire qui n’est pas un stade « primitif » de l’utilisation de l’énergie mais sa quintessence. Les organismes n’ayant pas de chaîne respiratoire ont le métabolisme de base : la fermentation. Pour qu’une chaîne de transport d’électron fonctionne il faut un accepteur final d’électron et celui-ci chez la plupart des êtres vivants (surterre !) est l’oxygène. Or on sait que cet oxygène n’est apparu qu’avec les algues bleu vert (les cyanobactéries) et la photosynthèse. Pasteur a dit : la fermentation c’est la vie sans oxygène. Le scénario décrit fait l’impasse sur de nombreux problèmes.

                                    Complément. En ce qui concerne la symbiose (dont le scénario est généralement accepté, ce n’est pas une idée nouvelle) on aboutit à une cellule beaucoup plus grande avec une surface membranaire pour la chaîne respiratoire plus importante , donc un potentiel de formation de l’ATP plus important mais, encore une fois, pour une cellule bien plus grande. Où est le saut vers un « mieux » ? Voilà ce qu’il faudrait expliciter.
                                    Pour ce qui est du glissement d’une réaction telle qu’observée dans les cheminées volcaniques à un copiage dans des cellules j’ai rappelé que l’accepteur final d’électron oxygène actuel n’a pas pu être utilisé à l’origine. reste le soufre qui a le très gros inconvénient de le pas être soluble ; je vois mal comment ça peut fonctionner sur un système primitif. On connaît des organismes qui utilisent le soufre mais c’est en utilisant des processus compensatoires inimaginables dans un tout premier essai de cellule. Bref, le « parallèle » n’aboutit à rien de concret, ...


                                    • docdory docdory 11 juillet 2012 13:14

                                      @ automates intelligents

                                      Votre article ne tient pas compte de données récentes, la découverte à Franceville au Gabon de fossiles d’organismes pluricellulaires, vieux de 2,1 milliards d’années, d’une taille allant de 1 à 12 cm et très vraisemblablement eucaryotes 
                                      Ce qui fait que la vie uniquement procaryote n’aurait existé qu’entre -3,6 et -2,1 milliards d’années.

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