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Accueil du site > Actualités > Technologies > Le covoiturage aujourd’hui est féminin, salarié et quotidien

Le covoiturage aujourd’hui est féminin, salarié et quotidien

Une intéressante enquête a été mise en ligne au sujet du covoiturage par Ecolutis, qui propose des solutions professionnelles de covoiturage (nous avions vu que sur le marché du covoiturage - estimé à 500 milliards de dollars par Nokia au niveau mondial - une grande partie pouvait être exploitée par les entreprises, comme chez EADS à Toulouse).

L’étude a porté sur les inscrits du site covoiturage17, sur le bassin de la Communauté d’agglomération de la Rochelle (200 000 habitants). Le questionnaire a été envoyé à 2 200 personnes dont 210 ont répondu. Nous en savons désormais un peu plus sur le profil des covoiturants, des informations à recouper avec cette sociologie « sauvage » du covoiturage.

Le profil type :

- une femme (dans 62% des cas... la conscience écologique a-t-elle un sexe ?)

- de 25 à 45 ans (mais depuis un an, les différentes classes d’âge s’harmonisent, avec une forte progression chez les - de 25 ans et les 55-65 ans)

salariés dans 70% des cas (le mythe de l’auto-stoppeur baba-cool en prend un coup ! Voir à ce sujet les différents freins du covoiturage - et comment ils sont souvent imaginaires)

- un trajet d’une distance moyenne de 20-40km (donc souvent des trajets domicile-travail, sur lesquels les covoiturants de San Francisco économisent désormais 30 minutes)

- un trajet quotidien dans 49% des cas

- avec un « règlement » des frais de la main à la main (un écueil évité par les solutions de covoiturage dynamique qui disposent d’un portefeuille automatisé comme Covivo)

- avec 2 personnes dans 54% des cas.

Pourquoi faire du covoiturage ?

- Pour faire des économies (rappelez-vous, un trajet moyen de 30km covoituré à 3, 3 fois par semaine pendant un an fait économiser près de 1 700 euros)

- le principal inconvénient est la variabilité des horaires (un obstacle que le covoiturage dynamique, en temps réel, permet de contourner)

Toutes ces statistiques sont particulièrement intéressantes, en ce qu’elles démontent, pour la plupart, les mythes du covoiturage. Ce mode de transport qui s’inscrit dans la mobilité durable permet de faire des économies et de soigner son empreinte écologique. L’avenir, clairement, est au covoiturage dynamique, aussi appelé covoiturage mobile, car il permet grâce aux technologies 3G (qui permet d’être connecté en permanence au réseau) et GPS (qui permet de localiser chauffeur et demandeur) de synchroniser l’offre et la demande de covoiturage avec, en sus, une gestion automatisée des transferts d’argent entre les parties. On conseillera aussi sur le même modèle l’article sur le parking dynamique, vraiment étonnant, dont une entreprise française tente d’importer le concept, très séduisant. 

DynamicsAuto


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3 réactions à cet article    


  • pingveno 7 mai 2010 16:57

    L’avenir est au covoiturage ? Et pourquoi pas plutôt au télétravail ? Franchement ça a du sens ces deux trajets quotidiens pour passer de l’ordinateur personnel à l’ordinateur du bureau ?

    L’avenir, clairement, est au covoiturage dynamique

    Le covoiturage dynamique ne résoudra qu’une partie du problème. Pourquoi ? Parce qu’on le sait bien, tous les matins c’est le même sens de l’autoroute qui est bouché et le sens opposé le soir. Donc toutes les voitures, même si elles emportent deux ou trois passagers, n’en viennent pas moins du même endroit à la même heure et reviennent au même endroit à la même heure.
    A moins que, comme les bus, la voiture arrivée au bureau puisse être ramenée à son point de départ pour prendre d’autres passagers une heure plus tard. Tiens une idée à exploiter...


    • Chabinpolitain 7 mai 2010 19:03

      Pour revenir à votre allusion sur le sexe de l’écologie, l’INRA nous a pondu un rapport passionnant ( un pavé ! ), chargeable en ligne, qui s’intitule « Agriculture et bio-diversité ».
      Et la question est posée de savoir ce qui empêche les agriculteurs ( et pas uniquement français ) de se convertir à l’agriculture « bio », des raisons très fortes comme la déviance par rapport aux autres, aux pairs, et enfin la raison majeure qui décide à passer en « bio » : c’est sous la pression de l’épouse !!!
      Y’a un message ?...


      • lucdelporte lucdelporte 8 mai 2010 09:00

        ah, il est le loin le temps où nous rentrions de vacances en stop avec une pancarte en carton et les cheveux longs :)

        Luc.

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