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Accueil du site > Actualités > Technologies > Le nucléaire dépassé par des cochons

Le nucléaire dépassé par des cochons

C’est un agriculteur de l’Isère, qui a réussi ce challenge, en utilisant du lisier de porc pour produire de l’énergie.

Comme chacun sait, les animaux produisent une énorme quantité de méthane, lequel est l’un des gaz qui participe à l’effet de serre. Il est donc important de le brûler, de le consommer, pour lutter contre le réchauffement de la planète.

La glace de la banquise fond et le méthane qui était piégé dans le permafrost regagne l’athmosphère, et accelère encore l’effet de serre.

Notre agriculteur (Maurice François) habite près d’un site nucléaire qui a défrayé la chronique en son temps : la centrale de Malville, dont le surrégénérateur devait fabriquer théoriquement sa propre énergie, d’où son nom de « superphénix », l’oiseau qui renait de ses cendres. L’Histoire nous a prouvé que cet oiseau là y a laissé quelques plumes, puisqu’aujourd’hui, cette installation n’ayant pas donné les résultats attendus, est définitivement fermée, et est en cours de démantellement depuis neuf ans.

Maurice François a donc eu l’idée de faire d’une pierre trois coups : lutter contre l’effet de serre, et produire de l’énergie propre en récupérant le lisier de porc, dont les paysans du voisinage était bien content de se débarrasser.

Il a donc, avec ses propres deniers, sans demander la moindre subvention, mis au point un « diggesteur » de méthane.

Le principe est assez simple, mais demande quand même une bonne approche technique.

Creuser une fosse, couler des murs en béton, les rendre totalement étanche, prévoir un système de réchauffement du lisier (il faut l’amener à la température de l’estomac du porc : 36°), puis poser un couvercle hermétique, et un récupérateur de méthane.

Ce méthane est envoyé dans un « totem », moteur de voiture, équipé pour carburer au gaz (comme le GPL, par exemple). Ce moteur est refroidi de la même façon qu’est refroidi le moteur des voitures, et l’eau chaude alimente les radiateurs de la maison familiale.

De plus, ce moteur produit de l’électricité, laquelle est envoyée sur le réseau, ou consommée sur place.

L’installation a dépassé toutes les espérances, puisqu’elle a fonctionné pendant vingt ans, en produisant 160 m3 de méthane par jour.

Aujourd’hui, Maurice François coule des jours heureux dans sa maison, et a arrêté l’installation, puisqu’il est à la retraite.

Sa plus grande victoire, c’est lorsque des ingénieurs spécialisés en nucléaire, venant de Chine, du Japon ou de Russie, sont venus visiter son installation, après avoir visité Malville.

Les Russes lui avait d’ailleurs proposé d’installer une centrale identique chez eux.

Comme superphénix a consommé plus d’énergie qu’elle n’en a produit, Maurice François n’a donc pas eu de mal a fabriquer plus d’énergie que la super centrale nucléaire.

Pour la petite histoire, « superphénix » à couté près de 10 milliards d’euros, et son démantelement va en coûter trois supplémentaires, alors que la centrale « méthane » de notre ami n’a couté que 45 000 euros, et a économisé 10 000 litres de fuel par an. Tous les ans, EDF lui reversait près de 10 000 f en échange de l’électricité produite.

Dommage qu’aujourd’hui cette filière « méthane » ne soit pas regardée de plus près par notre gouvernement, car elle pourrait produire l’équivalent de 30 millions de tonnes équivalent pétrole par an, ce qui est correspond à plus du dixième des besoins de notre pays.

De plus, ce méthane, une fois puréfié, pourrait remplacer avantageusement le si cher et si rare pétrole.

Croyez-vous que « le Grenelle de l’environnement » abordera le sujet ? Personnellement j’en doute beaucoup.


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132 réactions à cet article    


  • maxim maxim 17 août 2007 08:50

    donc si j’ai bien compris,chaque éleveur de porc en faisant cette installation,fixe un moteur de voiture qui fonctionne pendant 20 ans et rejette des échappements ,donc on limite l’effet de serre d’une part causé par le méthane ,et on envoie d’un autre côté des gaz d’échappement qui l’aggravent .......

    ou est l’avantage ?????


    • Emmanuel 17 août 2007 10:34

      Quelqu’en soit l’origine, le biogaz non valorisé contribue, du fait de ses fortes teneurs en méthane, à l’effet de serre.

      L’incidence du méthane (CH4) est en effet 11 fois plus forte que celle du gaz carbonique.

      En revanche, le gaz carbonique (CO2) libéré par la combustion du méthane issu de biogaz, n’a pas d’impact sur l’effet de serre. Ce CO2 provient du CO2 stocké par la matière organique lors de la photosynthèse. Il n’y a pas « destockage » de CO2 supplémentaire, ce qui est le cas pour les gisements fossiles, mais transfert dans le cadre du cycle du carbone : CO2 - photosynthèse - biomasse - méthanisation (CH4) - combustion - (CO2 + H2O)


    • Vincent 17 août 2007 10:38

      L’avantage, c’est que (je peux me tromper) :

      - le moteur renvoie du CO2 dans l’atmosphère, et le méthane a un pouvoir de réchauffement 22 fois supérieur à celui du CO2.

      - Si le lisier n’était pas ainsi exploité, il finirait dans nos rivières et nappes phréatiques -> pollution aux nitrates évitée.

      - Même si le moteur recrache du carbone (CO2), ce dernier provient de l’alimentation du porc, donc à la différence de l’utilisation du pétrole, on ne perturbe pas le cycle du carbone.


    • Vincent 17 août 2007 10:52

      Bon article, info intérressante.

      Je crois qu’on tient là la clé de la solution du problème énergétique : la chasse au gaspi, la valorisation de ce qu’on appelait autrefois déchêts.

      J’ai vu récemment sur france3 un reportage qui parlait d’une réserve de crocodiles (en France) installée tout près d’une centrale nucléaire. Les eaux de refroidissement du réacteur, qui sont habituellement rejetées directement dans la rivière, sont ici utilisées pour maintenir une température tropicale dans la serre, à la plus grande joie des crocos (et du directeur aussi, imaginez la facture sinon !).

      Il y a aussi ces chaudières à fioul, qui une fois légèrement modifiées permettent d’y brûler : des billes de bois issues de palettes qui auraient fini à la décharge (ça se développe bien en Allemagne, mais on peut le faire partout...), ou des noyaux d’olives concassés, les producteurs d’huile ne savaient pas comment s’en débarrasser avant (en Espagne)...


    • personne 17 août 2007 12:55

      J’ajouterais en outre que si « l’incidence du méthane (CH4) est en effet 11 fois plus forte que celle du gaz carbonique », le co2 se maintient dans l’atmosphère dix fois moins longtemps. Le co2 stagne ds les hautes couches de l’atmosphère environ dix ans contre un an pour le méthane.

      Mais cela n’est qu’un détail.


    • Dominique Larchey-Wendling 17 août 2007 13:36

      @ Vincent

      « Même si le moteur recrache du carbone (CO2), ce dernier provient de l’alimentation du porc, donc à la différence de l’utilisation du pétrole, on ne perturbe pas le cycle du carbone. »

      A votre avis, il est nourrit avec quoi le porc ? Avec des plantes qui grandissent uniquement grâce à l’énergie de la photosynthèse ? Bien-sûr que non. Toute l’industrie agro-alimentaire fonctionne presque exclusivement aux hydrocarbures et l’énergie solaire n’intervient que très peu dans le bilan énergétique. Nous mangeons du pétrole et les porc aussi.


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 août 2007 14:00

      vous n’y etes pas.

      d’abord la pollution générée par la carburation de méthane est bien moins grave que celle générée par la carburation du fuel ou de l’essence.

      ensuite parce qu’on brule un gaz.

      enfin, en consommant ce méthane on freine le réchauffement de la planète.

      cochon qui s’en dédie


    • Dominique Larchey-Wendling 17 août 2007 14:11

      @ olivier,

      Je n’ai pas dit qu’il n’était pas utile de bruler le méthane en CO2 par rapport à l’effet de serre. Par contre, j’affirme que ce carbone ne provient pas d’un cycle naturel (comme par exemple le bois) dont le bilan global serait nul mais provient ultimement des hydrocarbures fossiles.

      Le méthane pose aussi des problèmes en Sibérie car une grande quantité de ce gaz est emprisonnée dans le permafrost.


    • karg se 17 août 2007 20:17

      « Si le lisier n’était pas ainsi exploité, il finirait dans nos rivières et nappes phréatiques -> pollution aux nitrates évitée. »

      Ca n’empêche en rien la pollution aux nitrates, qui sont issu de la dégradation de l’azote contenu dans les proteines : NH2 (amine) => NH3 (ammoniac)puis oxidé en nitrite NO2 puis nitrate NO3. La production de bio gaz permet de récupérer une parti du carbone, c’est tous.


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 17 août 2007 10:03

      La filière méthane est regardée avec une grande attention, pour tous les avantages que vous indiquez. De gros investissements sont en cours pour monter une usine de méthanisation à côté de chez moi (à partir du lisier, justement).

      Cependant, la combustion du méthane relargue du gaz carbonique, mais l’effet de serre est moindre. Et rien que pour la chauffage, l’économie est flagrante.

      La méthanisation peut se faire avec n’importe quel type de lisier. Donc toute région d’élevage (aviaire, porcin, bovin) peut en profiter. A suivre.


      • Zygomar 17 août 2007 18:24

        Le nucléaire dépassé par des cochons par Vilain petit canard (IP:xxx.x55.117.249) le 17 août 2007 à 10H03

        « la combustion du méthane relargue du gaz carbonique, mais l’effet de serre est moindre. »

        Je ne vois pas, mais je ne suis pas spécialiste, pourquoi l’effet de serre serait moindre avec du gaz carbonique (CO2) issu de la combustion du méthane qu’issu de la combustion d’autre chose, charbon ou pétrole par exemple.Quelle est la différence entre CO2 et CO2 ??


      • Vilain petit canard Vilain petit canard 20 août 2007 08:49

        @ Zygomar

        Je me suis mal fait comprendre : le méthane (CH4) produit plus d’effet de serre que le CO2, car il bloque davantage les infra-rouges (ne me demandez pas pourquoi), et il est déjà largué massivement dans l’atmosphère, par tous les ruminants de la planète, entre autres. Donc, il est plus avantageux pour la planète de transformer ce méthane en CO2. Mais bon c’est théorique, il faudrait évaluer les quantités respectives, je crois que le CO2 est émis en telles quantités, qu’un peu moins de méthane, ça fera du bien, mais pas énormément...


      • Darkfox 17 août 2007 10:28

        @l’auteur Bon article bien sympatique le seul problème reste en ville .. :)

        Néanmoins c’est une bonne idée pour la Normandie ou la Bretagne plutôt que de massacrer le paysage .. :)


        • Emmanuel 17 août 2007 11:00

          Vous élevez des porcs en ville ?


        • olivier cabanel olivier cabanel 17 août 2007 14:06

          justement en ville, il y a aussi un fort potentiel de production de méthane.

          là je n’ai évoqué que la solution avec les cochons.

          mais, les excrements humains produisent aussi du méthane : donc les égouts, les fosses septiques, etc... tout cela est un gigantesque réservoir de méthane.

          et puis les zones de stockage de dechets verts... les tontes de gazon, les broussailles broyées...

          la liste est longue, très longue.

          d’ailleurs en Chine, il est souvent pratiqué la récupération du méthane sortant des fosses septiques, et le méthane récupéré est directement utilisé pour la cuisson des aliments : il est envoyé sur la cuisinière à gaz, et çà marche très bien.


        • Zygomar 17 août 2007 18:29

          Le nucléaire dépassé par des cochons par olivier cabanel (IP:xxx.x92.119.118) le 17 août 2007 à 14H06

          justement en ville, il y a aussi un fort potentiel de production de méthane.

          Y en a déjà des qui préconisent le compostage à domicile (il y a des petits composteurs d’appartement pour les déchets ménagers, si, si !!), pourquoi pas des petits recycleurs/méthaniseurs de seaux de nuit dans les appartements ?? On économise sur le transport, sur le traitement des eaux d’égout, sur le chauffage de l’appartement, sur la gazinière, etc.... C’est tout bénèf. Elle va pas être belle la vie ??


        • Zygomar 17 août 2007 18:39

          Eh !!! Ben voilà !!! Que demande le peuple ?? Pourquoi qu’y en a des qui ne se plaisent qu’à faire peur au bon peuple qui ne demande qu’à les croire ?? Tout baigne. Demain y aura plus d’effet de serre, plus de réchauffement de la planète. Les ours blancs vont pouvoir penser à recommencer à se reproduire sur la banquise qui va recommencer à grandir, grandir. La neige va retomber sur le Kilimandjaro. Et a qui doit-on tout ce bonheur ? On dit merci qui ? Merci les cochons. Elle est pas belle la vie qu’on vit ??


        • karg se 17 août 2007 20:32

          Pas directement, sinon ça va sentir l’oeuf pourri dans les chaumières, il faut faire « barbotter » le bio gaz dans de l’eau pour éliminer le H2S, et il faut pas oublier que le bio gaz contient une bonne part de CO2, il ne peut être injecté dans un réseau d’adduction classique.


        • Gasty Gasty 17 août 2007 10:34

          Croyez vous que « le grenelle de l’environnement » abordera le sujet

          Esperons le contraire.

          @maxime

          t’as pas tord mais il me semble que l’énergie utilisé à partir de ce méthane évite de rejeter une autre énergie polluante.


          • Gasty Gasty 17 août 2007 10:35

            Enfin je veux dire espérons que ce grenelle va mettre les pied dans le lisier.


          • LE CHAT LE CHAT 17 août 2007 10:43

            et si au lieu de mettre des tigres dans le moteur , on mettait des porcs ? et la carte grise serait à payer en cochons fiscaux ! smiley

            article intéressant , dans la voie du dévéloppement durable,et une telle initiave permetrait des revenus supplémentaires aux agriculteurs et de plus de valoriser la filiére porc aux cours fluctuants


            • Gasty Gasty 17 août 2007 10:49

              Indexé sur le prix de la côte de porc... au lieu du baril !


            • Mango Mango 17 août 2007 11:27

              Pardon pour ma question bête, mais... Et l’odeur ?


              • Emmanuel 17 août 2007 13:28

                Il n’y a pas d’odeurs puisque la méthanisation est confinée et que son résultat donne d’un côté le gaz qui est brulé et de l’autre une matière compostée qui sent le terreau...


              • olivier cabanel olivier cabanel 17 août 2007 14:09

                il n’y a pas d’odeur.

                et puis, apres la production de méthane, il reste un produit inodore et liquide qui est très bon pour fertiliser les champs, surtout pour la production de pommes de terre.


              • bozz bozz 17 août 2007 11:42

                quand on vous dit que dans le cochon tout est bon !


                • david 17 août 2007 12:31

                  Pour la partie chaleur : 160 m3 de méthane par jour, a 36 joules par litre, cela nous donne 5 868 000 joules/jour 1 kWh = 3 600 000 J , donc on a 1,63kWh/jour ; ce qui nous donne une puissance de 67W, et cela avec un rendement de 100% ... ca fait pas beaucoup d’eau chaude.

                  On ne décompte pas non plus l’énergie nécessaire pour amener et maintenir le lisier a 36°.

                  Pour la génératrices, vous ne nous donnez pas la puissance qu’elle fournissait.

                  D’une manière générale, les articles proposant des solutions alternatives a la production d’énergie ne fournissent pas ou peu de chiffres permettant aux lecteurs de se faire leur propre idée sur la viabilité de ces solutions.

                  Enfin, pour compléter un peu votre petite histoire, superphoenix, lorsqu’elle était en phase d’activité, produisait une puissance de 1,3 gW. mais lorsque la centrale était inactive, elle consommait de l’électricité. Le bilan d’énergétique que vous nous donnez est principalement du a l’arrêt de la centrale pendant 4 ans pour des raisons purement administrative et politique.

                  Je trouve la aussi dommage que vous ne rapportiez que ce qui sert votre argumentation, juste pour avoir un titre accrocheur, ce qui met un peu a mal l’objectivité de votre article.

                  Pour un article publié dans science et techno, j’aimerai plus des données techniques et plus de rigueur scientifique.


                  • Dominique Larchey-Wendling 17 août 2007 12:55

                    D’après cette page de Wikipédia :

                    « 1 m³ de méthane à 15 °C (gaz naturel) libère une énergie de 9,89 kWh (35,6 MJ) » ce qui correspond à 35.6 kJ (kilo-joule) par litre. En puissance, ça donne donc : 66kW et pas 67W.

                    66 kW c’est beaucoup plus que nécessaire pour les besoins d’une famille. Ca correspond à une intensité efficace de 300 ampères. Les compteurs EDF sont en général limités à 45A.


                  • personne 17 août 2007 12:58

                    J’ose éspérer que si cette installation n’avait pas été rentable, ce génial paysan ne l’aurait pas fait fonctionner vingt ans.


                  • Emmanuel 17 août 2007 13:20

                    Sauf que 1 m3 de gaz méthane a une énergie d’environ 10 kWh, ce qui correspond plutôt à 36000 Joules par litre...


                  • Emmanuel 17 août 2007 13:23

                    Argl, maudit cache, excusez pour la redite...


                  • olivier cabanel olivier cabanel 17 août 2007 14:16

                    c’est un gros mensonge.

                    si malville a été arrétée plusieurs fois, c’est dus surtout aux disfonctionnements de la centrale.

                    il y a eu une fuite de sodium.(probabilités d’une fuite= une fois tous les cent mille ans, et la centrale venait a peine de démarrer).

                    cette fuite a duré de longues semaines, car chaque fois qu’on arretait le réacteur pour découvrir l’origine de la fuite, le sodium se refroidissait, et la fuite s’arretait !!! (en fait une fuite surrégénératrice !)

                    le jour ou ils ont enfin compris qu’il y a avait un problème, la centrale a été arrétée.

                    la liste des « incidents » de cette centrale est longue, et je ne voudrais pas lasser le lecteur.

                    néanmoins, il y a eu un jour la chute d’un engin de levage, une espèce de grue, qui devant démonter une passerelle au dessus du dome du réacteur, a , suite a une mauvaise manipulation laché sa charge sur le dome du réacteur.

                    1,6 tonnes sont tombées sur le dome du réacteur !!

                    alors que les probabilités qu’un jour un poids d’un kilo tombe sur le dome du réacteur étaient d’une tous les cent mille ans.

                    rideau.


                  • david 17 août 2007 15:57

                    Tout d’abord, superphoenix etait un prototype. Il est donc normal qu’il y ait des problemes. Seulement, la majorité des arrêts sont du a des blocages administratifs et politiques (http://lpsc.in2p3.fr/gpr/sfp/superphenix.html) :

                    25 mois d’indisponibilité due aux travaux nécessités par les incidents techniques

                    66 mois d’arrêt en attente de décisions politiques ou administratives

                    pour la grue qui est tombée, a ma connaissance, il n’y a pas eu de dommage au dome du réacteur

                    Quand a votre probabilité sur la chute d’un kilo sur le dome tous les cent milles ans,je me demande ou vous avez trouve ca, car une simple chute de neige mettra un poids bien plus lourd qu’un kilo sur le dome. Je sais que le temps se réchauffe, mais il y a quand même encore un peu de neige chaque hivers.

                    Encore un derniere chose sur le sodium, lorsque le central est arrêtée, il est toujours maintenu a l’état liquide. C’est une des raisons pour laquelle la central consomme de l’énergie lorsqu’elle ne fonctionne pas.


                  • xa 17 août 2007 17:06

                    @Emmanuel et @Dominique.

                    Sauf erreur de ma part, on parle bien d’un gaz, ici.... Donc l’énergie d’1 m3 A 15° est différente de l’énergie d’1 m3 à 36°.

                    Pourquoi ? parce qu’un m3 de méthane à 36 degré contient moins de molécules qu’1m3 de méthane à 15° !

                    Vous oubliez ensuite que l’énergie contenu dans le gaz n’est pas entièrement récupérée. Un rendement de 100% vous vaudrait le prix nobel.

                    Dominique, ensuite, ne confondez pas 67kWh et 67kW... Le second correspond à une puissance, le premier à une énergie.

                    Le premier correspond à la consommation pendant une heure d’un appareil nécessitant 67kW de puissance (67kW pendant 1 h donc), ou sur 24h d’une puissance consommée moyenne de 2790 W , ou encore à la consommation pendant 1 seconde d’un appareil branché en 220v et 305 Ampères (ce que je n’ai jamais vu chez un particulier :)).

                    Un ordi, à 400W à pleine charge, consomme donc :
                    - 0,4kW de puissance,
                    - 0,4*1=0,4 kWh s’il est utilisé pendant 1h (ex : jeu video)
                    - 0,4*6=3,6 kWh s’il est utilisé pendant 6h à pleine puissance

                    Une télé LCD, par exemple, consomme 1W lorsqu’elle est éteinte, soit 24Wh / jour (Une télé classique environ 8w, soit 170Wh/j) pour rien. Idem pour le four (affichage digital), le micro onde, les transfo divers que vous laissez branché en permanence (portables, téléphone sans fil, chargeur de batterie pour l’APN, etc...).

                    A noter que bien que l’on conseille les ordinateurs portables qui consomment moins, il faut tenir compte du fait que le chargeur du portable, lui, consomme à pleine puissance tant qu’il est branché. Si vous utilisez peu votre ordi ... débrancher son chargeur !


                  • Zygomar 17 août 2007 17:59

                    "Le nucléaire dépassé par des cochons par david (IP:xxx.x38.38.58) le 17 août 2007 à 15H57

                    Tout d’abord, superphoenix etait un prototype. Il est donc normal qu’il y ait des problemes. Seulement, la majorité des arrêts sont du a des blocages administratifs et politiques "

                    Et tout çà ne tient pas compte des arrêts dus à la CGT qui n’a pas cessé de créer des incidents « techniques » (sic)comme des valves malencontreusement restées ouvertes, des clés à mollette qui trainent là où elles ne devraient pas être, etc.... Et comme dans le nucléaire, les consignes de sécurité sont extrêmement strictes et bien netendu respectées, chaque « incident » nécessitait que les procédures d’arrêt, de vérification, de remise en route, etc... soient mises en oeuvre, et que çà prend du temps..... Et le jour où il a été décidé d’arrêter Superphoenix par Jospin sous l’amicale pression de sa ministre de l’environnement Voynet, les premiers à gueuler a été la CGT au nom de la préservation de l’emploi.


                  • olivier cabanel olivier cabanel 17 août 2007 20:45

                    l’objectivité c’est de vérifier ce que l’on écrit, et pas d’écrire n’importe quoi, en se débarassant des arguments d’un coup d’épaule dédaigneux.

                    pour superphénix, faux, archi faux. cela n’a jamais été un prototype. c’est l’argument qui a été donné c’est vrai par les communicateurs du nucléaire quand les soucis ont commencés.

                    mais le prototype existe, il s’appele « phénix », à marcoule. superphénix etait le premier d’une série à venir...

                    question sodium, lorsqu’il y a eu la fuite de sodium, au bout d’un certain nombre de jours, apres avoir vérifié si les capteurs n’étaient pas défaillants, il a bien fallu se mettre a l’évidence qu’il y avait une fuite.

                    comme je l’ai dit, par des micro fissures. quand ils ont arreté le réacteur pour voir ou était la fuite, le sodium s’est refroidi, épaissi, et la fuite s’est arrétée.

                    j’ai la preuve écrite de ce que je dis, document émanant des autorités de sureté nucléaire.

                    voila pour la rigueur scientifique, qui hélas ne semble etre de votre coté.

                    désolé.


                  • olivier cabanel olivier cabanel 17 août 2007 20:48

                    je ne sais pas si le compteur était limité a 45 ampères ;,

                    ce que je sais, c’est qu’edf lui a racheté l’électricité (du moins celle qu’il n’avait pas consommé) pendant vingt ans.


                  • david 18 août 2007 03:33

                    « j’ai la preuve écrite de ce que je dis, document émanant des autorités de sûreté nucléaire. »

                    Ho, si vous avez la preuve alors, il n’y a plus a discuter. Vous ne connaîtriez pas un certain Maître Collard ? smiley J’adore votre sens de la rigueur scientifique...

                    Trêve de plaisanterie, je n’est jamais nier qu’il y a eu une fuite de sodium. Et comme vous ne nous parlez pas des blocages administratifs et politiques qu’a subit la central, qui ont causé le plus d’arrêt, j’en déduit que vous êtes d’accord pour dire que si superphoenix n’a pas fonctionné très longtemps, ce n’est pas majoritairement due aux problèmes techniques.

                    Superphénix n’est pas un prototype, en effet, c’est une tête de série. cela veux dire qu’on le construit, on le test et on l’améliore (Tiens, un peux comme pour un prototype) et quand tout va bien, on en construit d’autre.

                    Et voici un texte du sénat qui qualifie la central de prototype : http://www.senat.fr/rap/l97-4392/l97-439229.html Mais ils doivent faire partie du complot, c’est sur !


                  • Dominique Larchey-Wendling 18 août 2007 18:24

                    @ xa

                    « Sauf erreur de ma part, on parle bien d’un gaz, ici.... Donc l’énergie d’1 m3 A 15° est différente de l’énergie d’1 m3 à 36°. »

                    C’est exact, il n’y a pas tout à fait la même quantité de matière pour un gaz (quasi parfait) à 15 et 36 degré C. Mais la différence est minime ((273+15)/(273+36)=0.93) : il y à 7% de moins de quantité de matière ce qui fait 7% de moins d’énergie chimique.

                    « Vous oubliez ensuite que l’énergie contenu dans le gaz n’est pas entièrement récupérée. »

                    Tout à fait mais on peut espérer des rendements de 70% ou plus. Bref, on n’obtient peut-être moins de 67kW de puissance (mais disons au moins 40kW). C’est toujours beaucoup plus que les 67W de david. Je ne sais pas exactement d’où vient son erreur de facteur 1000.

                    « Dominique, ensuite, ne confondez pas 67kWh et 67kW... Le second correspond à une puissance, le premier à une énergie. »

                    Je ne sais pas où vous avez vu que je confondais puissance et énergie. Mais remarque sur les 45A des compteurs, c’est pour donner un ordre de grandeur de l’intensité électrique que pourrait générer un moteur au méthane dans une installation qui produit 160m3/j.


                  • BMD 19 août 2007 14:53

                    @Dominique Larchey-wendling, aucun moteur thermique n’atteint un rendement de 70 %. Avec un moteur utilisant du gaz, on atteint peut-être 25%.Le reste de l’énergie initialement contenue dans le gaz se retrouve sous forme de chaleur,dont on peut éventuellement récupérer une partie pour faire de l’eau chaude.

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