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Accueil du site > Actualités > Technologies > Le nucléaire dévaste tous les 8 à 30 ans...

Le nucléaire dévaste tous les 8 à 30 ans...

Comment calculer la probabilité d'un accident nucléaire majeur ?

Je me suis frotté à cette question, des mathématiciens l'ont examinée avec leurs outils, mais une autre approche peut être tentée.

Dans tous les cas les résultats devraient nous inciter à réfléchir en profondeur sur les dangers que nous jugerions raisonnable - ou non - d'affronter.

Dans « Probabilité d'accident nucléaire majeur : du calcul à la réalité... », en me basant sur des faits constatés je ramenais la probabilité d'un accident nucléaire majeur (fusion du cœur d'un réacteur) de une fois tous les 20 000 ans (tel que les spécialistes du nucléaire l'affichaient) à une fois tous les 3 000 à 4 000 ans.

Depuis nous avons appris que les cœurs de trois réacteur ont fondu à Fukushima, ce qui fait passer cet intervalle statistique aux alentours de 2 500 ans.

Ces chiffres demeurent difficiles à interpréter et la leçon essentielle que nous pouvions en tirer était qu'un accident nucléaire de grande ampleur était infiniment plus probable que ce que l'on nous annonçait.

Quelques temps plus tard Bernard Laponche et Benjamin Dessus publiaient « Accident nucléaire : une certitude statistique » (sur Libération ) dans lequel ils avançaient que « la probabilité d’occurrence d’un accident majeur sur ces parcs serait donc de 50% pour la France et de plus de 100% pour l’Union européenne ».

Cet article n'est pas passé inaperçu et a été examiné Etienne Ghys (Directeur de recherche CNRS, École Normale Supérieure de Lyon) et par Claudine Schwartz, responsable du site http://www.statistix.fr/, des personnes probablement beaucoup plus qualifiées que je ne le suis pour évaluer le type de probabilité dont il est question.

Dans « A propos d’une probabilité supérieure à 1 d’avoir un accident nucléaire majeur. » Claudine Schwartz analyse la proposition de calcul faite par Etienne Ghys qui écrit «  La probabilité qu’il y ait un accident majeur en Europe dans les 30 prochaines années est donc de 72%. … 72%, ce n’est pas une certitude. Mais c’est quand même une probabilité sérieuse. Sommes-nous prêts à prendre un tel risque ? ».

Claudine Schwartz effectue un calcul différent de celui d'Etienne Ghys et parvient à une probabilité de 0,45 d'accident majeur en Europe (143 réacteurs) sur 30 ans.

Elle conclut : « On peut se faire peur ou se rassurer avec des probabilités, mais penser le risque nucléaire ne relève quand même pas essentiellement d’un calcul de probabilités, car quel serait le seuil en dessous duquel la probabilité d’un accident majeur serait acceptable ? ».

Ces différentes approches nous montrent la difficulté d'effectuer un calcul de probabilités, on y voit que diverses solutions peuvent être proposées selon des raisonnements différents prenant ou non en compte certains paramètres.

Finalement leur conclusions demeurent extrêmement proches et contredisent de façon flagrante les prospectives des promoteurs du nucléaire (probabilité d'un accident nucléaire majeur si faible qu'elle en serait négligeable).

Examinons maintenant cela sous un angle différent.

Il y a aujourd'hui deux « zones interdites » importantes imputables à des accidents nucléaires civils : Tchernobyl et Fukushima (nous passerons sous silence l'accident de Maïak dans l'URSS de 1959, qui relève plutôt d'une activité militaire mais avait entraîné une pollution très grave par des radio-éléments).

Pour Tchernobyl un cercle de 60 km de diamètre, pour Fukushima une zone de 20 km de rayon (sans certitude que ce périmètre ne devrait pas être assez largement étendu) sont désormais des territoires interdits, ceci sans compter les extensions marines de la pollution pour ce qui concerne la centrale japonaise.

Les cœurs de trois réacteurs sont entrés en fusion à Fukushima et plusieurs piscines de refroidissement des combustibles ont été gravement endommagées.



Combien exactement de ces réacteurs et de ces piscines ont relâché, et relâchent encore probablement (« Fukushima : It's much worse than you think »), des radio-éléments dans l'atmosphère ?

Sommes-nous même certains que nous pourrons le savoir un jour ?

Nous pouvons envisager l'étendue des zones interdites selon ce que l'on mesure sur le terrain mais nous pouvons aussi, du fait que 3 ensembles réacteur / piscine sont concernés, attribuer à chacun de ces réacteurs une zone de dévastation équivalente à celle qui existe aujourd'hui.

Les zones de pollution de chacun de ces trois réacteurs se confondent mais s'ils avaient été éloignés les uns des autres de 30 km et identiquement affectés par le tsunami et le tremblement de terre (les deux semblent être en cause dans les dégâts infligés aux centrales et ces événements ont affecté une vaste portion de côte), ces zones se juxtaposeraient (on en revient ici au type de calcul effectué jusqu'à maintenant sur la probabilité de fusion d'un cœur tous les 20 000 ans, avec « individualisation » du risque).

On peut donc envisager deux calculs, l'un considérant une globalité, l'autre attribuant une zone de dévastation équivalente à chaque réacteur ce qui nous donne un total, en ajoutant Tchernobyl, de 2 ou de 4 zones interdites.

Il semble que le premier réacteur civil au monde ait été connecté au réseau en 1954, ce qui nous donnerait presque 60 années de de production électrique, mais avec pendant longtemps un parc extrêmement restreint, et l'on retient généralement aujourd'hui une durée de 31 ans pour un parc de 450 réacteurs cumulant une durée de fonctionnement d'environ 14 000 ans.

Premier calcul : une durée de 60 ans et 2 zones interdites nous donne une dévastation tous les 30 ans.

Second calcul : une durée de 31 ans et 4 zones interdites nous donne une dévastation tous les 7 à 8 ans.

Nous avons donc une fourchette dont le terme bas est probablement critiquable mais dont le terme haut, incontestablement confirmé par les faits, n'est absolument pas rassurant et renvoie clairement aux probabilités établies plus haut par nos mathématiciens.

Pas rassurant : devons-nous avoir peur ?

Mais que nous apporterait de trembler dans nos chaumières alors que cette problématique nous invite au contraire à beaucoup de sang froid et de réflexion sérieusement conduite ?

Beaucoup de personnes « défendent » le nucléaire pour diverses raisons (c'est leur gagne pain, c'est une source « sûre » d'énergie, en sortir coûterait cher...) mais toujours sur la foi que ce nucléaire ne serait pas dangereux, ce qu'on nous affirme et répète depuis plus de 40 ans et dont les faits nous démontrent que c'est faux.

Que pouvons-nous constater maintenant au Japon ?

Si les japonais hier ne montraient pas d'aversion notable et massive vis à vis du nucléaire, et ceci en dépit de la séismicité élevée de leur pays (qui aurait dû leur mettre la puce à l'oreille...), il se dégage aujourd'hui une nette majorité en faveur d'une sortie du nucléaire, qui n'est probablement pas basée sur un mécanisme comparable à la réflexion exposée ici mais sur des considérations beaucoup plus pragmatiques.

Parce-que de très nombreux japonais ne sont pas rentrés chez eux et ne retourneront jamais où ils habitaient, pour cause d'une pollution radioactive qui, par ailleurs, demeure une menace tout à fait sérieuse pour les populations au delà de la zone évacuée : la vie de tous les jours est profondément bouleversée dans une vaste région en raison de l'accident nucléaire.

Indubitablement le fait de vivre cela, ou que ses proches le vivent, ou que la région proche soit sous cette emprise ne peut que modifier profondément l'attitude que l'on a vis à vis de la cause du désordre, du chamboulement.

Quelle serait notre réaction, à nous français, si soudainement une zone de quelques dizaines de kilomètres de diamètre était déclarée interdite et le serait pour longtemps ?

Si un accident à la centrale du Bugey imposait d'évacuer Lyon ou une partie de sa région (à une trentaine de km) ?

En cette période de bac philo inventons un nouveau sujet : "sommes-nous toujours vraiment certains d'avoir assez profondément pensé ce que l'on pense, et ce que l'on dit ou écrit, pour n'être pas contraint demain, par les faits ou par un élément de raisonnement dont on n'aurait pas tenu compte, à retourner sa veste ?"

Effectivement nous devrions avoir sans tarder une réflexion sérieusement conduite sur la façon que nous pourrions avoir de sortir aussitôt que possible du nucléaire afin que la période au cours de laquelle il nous menacera encore ne s'étende pas.

Plus le temps passe, plus le vieillissement des centrales se fait sentir, plus le risque d'accident augmente.

C'est incontournable car on ne peut remplacer tout ce qui constitue une centrale et cela peut poser de sérieux problèmes.

Voir à ce sujet « Quand les défauts du nucléaire passent à la télévision publique… ».

Le reportage de France2 : « Nucléaire, faut-il avoir peur de nos centrales ? »

On y verra que le béton de l'enceinte de certaines centrales (dont Fessenheim) est poreux et l'on ne sait pas le rendre étanche.

Une solution semble envisagée : relever la norme de porosité.

Effectivement certaines normes coûtent cher...


Liste d'accidents nucléaires


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48 réactions à cet article

  • devphil30 (---.---.---.62) 1er juillet 2011 13:40
    devphil30

    Bonjour,

    Vous avez vu où sont placées les centrales en France ??

    Plusieurs sont proche de grande ville , comme Bordeaux , Lyon , Lille ....

    Imaginez un problème nucléaire sur une ce ces centrales avec une zone d’évacuation de 20 Kms par exemple...
    Imaginez une centrale proche de l’A6 et de Lyon avec une zone d’exclusion de 20 Kms.....

    Résultat : ville évacuée pendant des centaines d’années , coupure d’un axe de communication ( autoroute A6) .......


    C’est sur que le gouvernement ne va pas nous dire qu’il y a un risque par contre si le problème se présente , il sera toujours temps de trouvée une raison mais une fois la raison trouvée , il n’y aura pas de solution...........

    Philippe


     

     

    • caramico (---.---.---.22) 1er juillet 2011 15:37

      Dans un autre article, je pointais du doigt les centrales nucléaires le long du Rhône, les vents (très) dominants, tout le monde a entendu parler du Mistral, balayent en partant de cette vallée tout le quart Sud-Est, excessivement urbanisé (Marseille, Toulon, Nice...)

      Une catastrophe identique y ferai vite baisser les prix de l’immobilier.

  • Hermes (---.---.---.149) 1er juillet 2011 13:45
    Hermes

    Bonjour, on pourrait aussi en déduire la superficie des zones interdites dans le temps....

    Mais pour ma part, je trouve cette base d’hypothèses optimiste, même si elle est beaucoup plus pessimiste que les chiifres qui avaient cours jusqu’à présent. Il y a tellement d’autres catastrophes possibles qui n’ont pas encore eu lieu et desquelles le nucléare n’est pas à l’abri !

    Merci pour l’article qui est déjà une avancée vers plus de réalisme.

    • kalon (---.---.---.2) 1er juillet 2011 21:41

      D’expérience personnelle, je me suis rendu compte que l’intuition est préférable à l’analyse d’une probabilité mais le sujet est complexe car l’intuition n’est, peut étre qu’un calcul naturel de la probabilité, n’oublions pas que la mathématique est une découverte pour l’homme, et non une invention, elle fait partie de notre étre.
      En toutr état de cause, j’ai l’impression que l’on définit souvent notre moment de réflexion au départ d’un probléme alors qu’il me semblerait plus logique de commencer cette réflexion en amont du probléme survenu.
      En effet, prendre le probléme comme début de notre réflexion nous fait perdre toutes les posibilités d’avoir pu évité ce probléme.
      Il existe des multitudes de problémes latents mais seuls, ceux qui surgissent nous font réagir, j’ai bien écrit « réagir » et non « agir ».
      J’aimerai savoir si le mouvement de l’univers est réactionnaire ou déterministe.
      Si il est réactionnaire, la vie, tel que nous l’entendons, disparaitra, si ce mouvement est déterministe, ce que je pense car, au moins 80 % de la complexité de notre cerveau ne nous sert à rien et, est, de ce fait destiné a un usage que nous n’appréhendons pas, alors, si ce mouvement a une « raison d’étre », éh bien ce n’est pas plus joyeux pour l’humanité car cela signifierait que nous n’avons aucune possibilité de l’influencer, nous n’en serions réduit qu’a étre « l’allumeur de réverbére » de St Exubéry. on allume, on éteint, c’est la consigne ! 
       

  • joletaxi (---.---.---.162) 1er juillet 2011 15:10

    « Peu m’importent les savants calculs, le risque ne sera jamais nul.

    Malheureusement, nous oui.

    c’est un lapsus, ou une envie irrépressible de nous faire rire ?

    @l’auteur

    j’suis déçu.

    après votre éblouissant opus sur Hitler et le nucléaire,c’est lénifiant votre truc de stats.

    Tiens ,ils préparent les plages pour les vacances du côté d’Ibaraki.
    A Fuku, une asso de parents donne la main pour dépolluer les parcs de récréations pour leurs enfants.

    Sont »durs" ces japs hein !

  • Algunet (---.---.---.21) 1er juillet 2011 15:41

    Parlons morts :

    du au nucléaire Japon 2010 : 1 ou quelques unités en plus (plus mortalité à venir dues aux radiations).

    du à l’extraction du charbon : Chine 8000 morts par an (plus mortalité liée aux conditions de travail et maladies du poumon)

    Faut-il interdire l’exploitation des mines de charbon ?

    • Pyrathome (---.---.---.78) 1er juillet 2011 16:34
      Pyrathome

      Il faut interdire surtout ce genre de commentaire débile....
      Abject propagandiste pronuke !
      combien te paye AREVA ?

    • Mutamuta (---.---.---.229) 1er juillet 2011 17:08

      @ Algunet
      Vous êtes un imbécile ou un provocateur ?
      Je vous laisse deviner ce que j’en pense...

    • kalon (---.---.---.2) 1er juillet 2011 20:08

      Quelque part, il est certain que ton raisonnement semble exact, mais il existe une autre possibilité.
      Celle de réinvestir l’ensemble des bénéfices issus d’une exploitation dangereuse pour l’homme dans la recherche d’une exploitation saine !
      Je n’ai jamais été vraiment scolarisé mais il me semble que la bio diversité fonctionne sur base d’une transformation d’énergie à resultante nulle.
      Nous n’avons aucun probléme a trouver un systéme équivalent dés l’instant ou nous retirons le ratio ’rentabilité financiére" qui n’est pas un ratio naturel ! (dans une certaine mesure ce ratio pourrait l’étre mais pas de la façon dont nous l’employons.
      Ainsi, pour paraphraser un homme dont j’ai oublier le nom : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, sauf l’argent ! 

    • kalon (---.---.---.2) 1er juillet 2011 20:14

      Et puis, dire que le nucléaire ne tue pas me semble exagéré, il tue différement qu’un coup de grisou mais il tue tout autant.
      Il tue surtout dans le temps, ce qui ne sais étre repris dans aucune statistique.
      Ainsi ma propre mort pourrait lui étre imputé mais sans aucune preuve pour le faire, le nucléaire sait étre un tueur anonyme !

    • Marco07 (---.---.---.243) 1er juillet 2011 20:23

      Vu sous cet angle, c’est pas faux.

      Par contre le souci du nucléaire, c’est que c’est un peu plus dur à chiffrer.

      Sans compter les maladies & problèmes de naissance.

      Idéalement, il faudrait interdire les 2.
    • Mmarvinbear (---.---.---.249) 2 juillet 2011 16:11
      Mmarvinbear

      Les écolos-bobos se focalisent sur le nucléaire et en disent continuellement du mal, et portent aux nues les Verts allemands qui viennent de faire voter une loi dénucléarisant leur pays.


      Mais quid de leur alimentation électrique ?

      Vont-ils simplement reléguer les centrales nucléaires au delà du Rhin et de l’ Oder, dans une vision parfaitement hypocrite des choses ? Pas de centrale chez nous mais s’il vous plait, construisez-en en chez vous et vendez-nous l’électricité produite pas trop chère ?

      Vont-ils faire ouvrir encore plus de centrales à charbon, qui crachent des tonnes de CO 2, et qui rejettent des TONNES de mercure dans l’atmosphère ?

      Savent-ils que le grand péril de l’arctique, ce n’est pas la glace qui fond ?

      L’ours polaire a déjà commencé à s’adapter, il n’y a pas de soucis a se faire pour lui. Il descend vers le sud et il se mêle génétiquement aux grizzlis locaux. Il y a de plus en plus de « grolards (Grizzli bear + polar bear) » observés dans la nature. L’espèce évolue, elle s’adapte. 

      Non, le grand péril arctique, c’est le mercure, issu des centrales à charbon, chinoises ou autres, et qui se concentrent dans les neiges polaires et dans la chaîne alimentaire. Les populations locales sont déjà ravagées par l’alcoolisme, maintenant, c’est le mercure qui se rajoute à leurs soucis. Et grâce aux Verts, dans quelques décennies, nous aurons plein de nouveaux Minamata à déplorer.

      Qu’en pensent Cohn-Bendit, Duflot et tout le reste de la bande ?
  • kalon (---.---.---.2) 1er juillet 2011 19:46

    Ce qui me géne dans cette analyse est qu’elle ne prend pas vraiment en considération le vieillissement des centrales et que si ce ratio est pris en compte, le risque augmente chaque année suivant une courbe à progression gaussienne.
    Il n’y a pas que le béton des zones de confinement qui devient poreux du fait des radiations, il y a tout le reste de l’installation qui vieillit également.
    Ainsi, si l’on devait revoir ce risque en fonction du calcul du nombre d’année d’amortissement financier, les chiffres seraient tout autre.
    Hors ce calcul d’amortissement est basé sur la durée d’exploitation « rentable », c’est à dire avant frais de reconditionnement.
    On peut également considérer que si le béton d’une centrale neuve pourrait (?) résister à un séisme de magnétude 8.00, ce méme béton aprés 30 années de radiation ne résistera plus à un seisme de magnétude 6.00 ou moins.
    Trop de ratios interviennent que pour pouvoir user de statistiques ou, méme de probabilité quant au calcul de ce risque.
    Nous sommes ici dans le cadre d’un systéme de type chaotique qui, de par sa nature, nous reste, actuellement, inexploitable au niveau prévisionel.
    En effet, méme en arrétant toutes les centrales demain, nous ne pouvons pas encore dire que le risque devient nul, rien que du fait de l’existence de ces centrales.
    Pour en conclure, c’est la terre qui a crée l’homme et devra vivre avec et s’adapter, tout comme c’est l’homme qui a construit le nucléaire, il devra aussi vivre avec et s’adapter.

    • Croa (---.---.---.178) 2 juillet 2011 08:30
      Croa

      Faux, la fiabilité est faible au début (très faible pour un réacteur prototype) puis s’améliore de plus en plus vite, atteint un maximum qui se dégrade ensuite avec le vieillissement surtout dans le cas de technologies prototypes. Les technologies haut de gamme de grandes et moyennes série restent ensuite à fiabilité quasi constante passé un certain âge, parce qu’il est possible d’anticiper l’usure des pièces sensibles ( cas des avions par exemple mais pas tout à fait celle des réacteurs nucléaires, à cause de certaines dégradations incontrôlables.)
      Cela n’a rien d’une « progression gaussienne » laquelle ne concerne que les technologies bas de gamme pour lesquelles l’obsolescence est programmée d’avance.

    • kalon (---.---.---.119) 2 juillet 2011 12:20

      A cause de certaines dégradations non seulement incontrolables mais également irréparrables tel la porosité du béton qui augmente avec les années de radiation. (centrale de felkensteim)
      Ainsi, je maintien que la probalité d’un accident majeur augmente de façon gausienne avec le vieillissement du matériel hors ce ratio majeur n’est pas reprit dans les calculs de probabilité tel que présentés dans l’article.
      En d’autres termes, et en poussant le raisonnement à ses limites, la probabilité d’accident majeur est de 100 % dans le cas ou aucun démantellement n’est prévu vu qu’elle ne s’arrétera alors qu’en cas d’accident majeur !

  • jcm (---.---.---.20) 1er juillet 2011 20:33
    jcm

    Mais où sont-ils, nos fiers à bras pro nucléaire ?

    Pas le moindre ici pour démonter mon raisonnement, en montrer les énormes failles et fournir une conclusion inverse...

    Certes il ne faut pas confondre fier à bras et fort en cervelle mais quand même quelle déception...

    Et puis ce serait dommage qu’il ne nous reste plus, ou presque plus, de pro nucléaires en France car en cas d’accident il eût été légitime de faire appel à leur contribution active pour aller nettoyer en zone radioactive, assurés que nous sommes que la force de leur conviction leur permettrait de braver mieux que quiconque le danger des radiations.

    Au Japon on cherche de la main d’œuvre motivée, aux environs de Fukushima...

  • joletaxi (---.---.---.162) 1er juillet 2011 23:04

    @jcm


    il y a des jours comme cela où on est fatigué de devoir sans cesse relever les mêmes affabulations, les mêmes exagérations, les mêmes erreurs,les mêmes manipulations.

    Dans le même ordre d’idée, il y a un bout de temps que je ne m’immisce plus dans les discussions concernant le réchauffement climatique,on est tombé dans une configuration de comportements sectaires et idéologiques où le débat est impossible

    Ne le prenez pas mal, mais votre billet est sans intérêt.Il ne fait que ressasser les mêmes antiennes que votre « confrérie » beugle depuis 50 ans.
    Dès que quiconque émet la moindre opinion un peu contraire, vous devenez agressifs,lisez les commentaires ci-dessus.

    Je note cependant une chose:d’autres pays font un choix différent.
    Comme par hasard,ce sont des pays en pleine croissance économique, où très rapidement le niveau de vie des citoyens devient meilleur.
    Nous serons très rapidement des nations de deuxième zone,que ceux-là même viendront visiter comme des endroits typiques et si « naturels ».
    Mais cela reste un choix respectable,que je ne partage pas, vous l’aurez compris.



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