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Le tout numérique (ou de l’urgence de s’écarter du tout ou rien)

Certaines personnes tentent d’introduire la question du tout numérique en cette période de débats sur l’HADOPI. Il est fondamental de savoir que les positions pro et anti HADOPI n’ont absolument rien à voir (ou devraient) avec la question du tout numérique, et l’adoption de l’HADOPI n’a absolument pas pour objectif de s’opposer à, ou de freiner, en quelque manière que ce soit l’objectif des pro tout numérique.

Simplifier le schéma en imaginant que les pro tout numérique sont forcément contre l’HADOPI et les anti tout numérique sont forcément pour l’HADOPI est au mieux une erreur et au pire une démarche tout à fait malhonnête et réductrice.

C’est pourtant la voie qu’ont choisi certaines personnes sur Agoravox et ailleurs, tentant de convaincre la population que la modernité veut que nous passions au tout numérique. Je peux par exemple citer des articles comme « Hadopi : Le gouvernement défend les fabricants de carrosses contre la concurrence inacceptable des constructeurs automobiles » (article d’Oxide datant du 30 avril 2009 sur Agoravox) et « Hadopi : ce que la loi ne dit pas » (article de Cbx datant du 6 mai 2009 également sur Agoravox)

Le rien numérique vaut-il mieux que le tout numérique ?
 
Le tout numérique implique la dépersonnification du monde et, donc, l’isolement des individus qui le composent. Le tout numérique est un piège prônés par ceux-là même que l’on croit combattre en revendiquant la dématérialisation de tout. Cela ne veut pas dire que la réponse adéquate soit le rien numérique. En effet, le numérique est en lui même une technologie qui peut être extrêmement positive en ce sens qu’elle peut être complémentaire au monde réel (et inversement). Dès lors qu’un des deux univers fait disparaître l’autre, c’est un avenir bien sombre qui se dessine.
 
A l’époque des disques vynile, des cassettes audio et des cassettes vidéos, lorsque le CD et le DVD sont apparus, l’industrie du disque et du cinéma nous ont sorti le même argumentaire pour justifier la disparition des précédents supports que ce que nous sortent aujourd’hui les défenseur du tout numérique : « La modernité veut… », « Ceux qui s’y opposent sont passéistes », « Gain de place », « Support plus sûr », « Révolution technologique », etc…
 
Quid de ceux qui voudraient qu’une diversité de choix soit proposée entre les différents supports plutôt que de voir les nouveaux remplacer les précédents.
 
Les collectionneurs, les DJs et les rappeurs se sont battus pour que le disque vynile ne disparaissent pas, celui-ci constituant une part importante de leurs activités. Mais quid de la cassette audio et de la cassette vidéo (que l’on nommera plus tard VHS) ?
 
Depuis quelques temps les majors essaient d’annoncer la mort du CD pour passer à un autre support, et cet autre support, c’est le MP3, la musique dématérialisée. Ne doutons pas qu’ils vont nous faire le même coup avec les films. Toujours le même vieil argumentaire (c’est d’ailleurs plutôt celui-ci qu’ils devraient penser à changer unilatéralement) « La modernité veut… », « Ceux qui s’y opposent sont passéistes », « Gain de place », « Support plus sûr », « Révolution technologique », etc…
 
Cette fois ils ont trouvé une aubaine extraordinaire : l’HADOPI ! L’excellent prétexte pour introduire la question du tout numérique chez les anti-HADOPI et remporter enfin l’adhésion populaire qui lui manquait pour le passage vers le CD et le DVD, en y ajoutant le prétexte de la valorisation des artistes (et notamment des artistes indépendants) et une dimension révolutionnaire pro-démocratique. Qu’on ne s’y trompe pas, je suis moi-même contre l’HADOPI et je sais que ce projet est liberticide et anti-démocratique, mais ce que j’essaie de souligner, c’est que les majors utilisent cela pour ramener les foules derrière eux. Ils ne prônent pas le numérique mais bien le tout numérique. Or le tout numérique est aussi stupide et dangereux que le rien numérique.
 
De manière générale, il est important de se méfier des gens qui disent à la population « L’avenir, c’est ça ! » car l’avenir est quelque chose d’informel et d’incertain qui appartient seulement à la population. Ceux qui affirment que « L’avenir c’est… » sont des personnes qui établissent dans leur tête un schéma selon lequel l’ « avenir » est en opposition avec la population et qu’il est nécessaire de faire entendre raison celle-ci, qui ignore ce qu’est censé être l’avenir, en la convainquant qu’elle a l’obligation de prendre le train en marche sous peine de passer pour ringarde.
 
Question : qui conduit le train ?
 
Il est important, fondamental même, que la population ne se laisse pas confisquer son avenir par d’autres qui pensent que leur vision de l’avenir est celle qui prévaut.
 
Question n° 2 : qui est « d’autres » ?
 
 
Qu’est-ce que le tout numérique ?
 
Le tout numérique c’est la disparition des objets physiques : livres, CD, DVD, journaux, monnaie, cartes bleues, chèques, courrier, claviers d’ordinateur, clés, guichets, crayons, horloges, … Mais aussi la disparition des lecteurs : chaîne Hi-Fi, lecteur DVD, unité centrale, urne de vote, isoloir, etc… et la création d’un nouveau marché composés de nouveaux objets et services conçus et commercialisés spécialement pour la dématérialisation : disque dur virtuel, Ipod, ebook, matériel de reconnaissance biométrique, logiciels virtuels (j’entends par là sans leur support, le tout en ligne), jeux virtuels (idem), supermarchés virtuels, musées virtuels, écrans tactiles, e-factures, achats de licenses de droits d’utilisation à la place de l’achat de l’objet qui comprend en plus la license, etc…
 
Il est important de préciser que la fin de l’unité centrale entraîne également la mort du PC (Personnal Computer, où les données sont sur notre disque dur personnel), et l’émergence de son remplaçant le NC (Network Computer, où l’ensemble de nos données (images, vidéos, MP3, etc) sont stoqués en ligne) chez un serveur. Ce qui était personnel ne le sera plus et le contrôle direct que l’on avait dessus aura totalement disparu.
 
 
Arguments des défenseurs du tout numérique confrontés à la réalité
 
Argument : Ce qui existait jusque-là est passé, vieux, volumineux et doit donc disparaître.
 
Réponse : pourquoi vouloir faire tout disparaître ? Qu’on laisse donc le choix à chacun de composer son univers comme il l’entend, sans lui imposer de marche à suivre.
 
Argument n° 2 : dans le cas de la musique dématérialisée, cela aide les artistes à se faire connaître et affaiblit les majors qui empochent le plus grand pactole, laissant des miettes aux artistes.
Réponse n° 2 : Oui, le virtuel aide les artistes à se faire connaître, mais cela n’afffaibli en rien les majors et la rémunération des artistes reste toujours très dérisoire face à ce qu’empoche encore les majors avec la virtualisation de la musique. Pour modifier la situation et permettre aux artistes de vivre de leur art, ce n’est pas le changement de support qui doit être fait mais la restitution aux artistes de leurs droits (qu’ils ont cédé à la boîte qui les diffuse lorsqu’ils ont signé chez elle) et la modification imposée aux majors de leurs contrats (cela vaut aussi pour les maisons d’édition) incluant une rémunération des artistes supérieure à celle des majors sans condition (les artistes étant tout de même les créateurs de l’œuvre !). Le fait de changer de support en conservant l’état actuel des contrats des majors qui inclut la cession des droits des artistes au profit des majors et leur sous rémunération (une aumone !) ne fait que perpétuer le problème.
 
Argument n°3 : Le public pourrait investir sur les artistes
Réponse n°3 : Quelle horreur ! Cette proposition revient ni plus ni moins à faire du public des actionnaires et à ce que celui-ci, donc, impose par le chantage aux artistes un certain rendement et une œuvre conforme à ses attentes ! L’art n’étant pas un service, on ne peut exiger de l’artiste une conformité aux attentes (qu’elles soient celles des maisons de disques, des maisons d’édition ou du public !). En clair, cette idée prône un nouveau mode de pressions sur les artistes. Inacceptable. La liberté réatrice est directement visée par cette idée.
 
Argument n° 4 : Le tout virtuel, c’est plus écologique
Réponse n°4 : Faux ! Il existe une quantité de produits recyclables qu’il s’agît d’étendre et des alternatives écologiques qu’il s’agît de développer. En pronant le tout virtuel, non seulement on ne favorise ni le recyclage ni la recherche d’alternatives écoligiques (ceux-ci n’étant plus financés) mais on pollue davantage. L’erreur est de croire que parce que c’est virtuel et qu’on n’a pas d’objet matériel entre les mains, on pollue moins parce qu’on a résolu le problème de la dimension biodégradable ou non des produits. Les supports sont bien physiques, eux, qu’ils soient dant une unité centrale (puces, diodes, etc) ou qu’ils soient sur sur un serveur, sur un ordinateur distant. Or ces matériaux ne sont pas biodégradables, tout comme l’énergie (électricité) qu’ils nécessitent (l’électricité faisant principalement appel au nucléaire, dont on ne sait encore aujourd’hui que faire des déchets et dont un seul accident peut être fatal pour toute la flore et la faune d’une région, voire d’un pays, et bien sûr, par voie de conséquence, de la planète entière, car dans la nature, tout est une chaîne.)
 
Argument n°5 : C’est plus facile. Pas besoin de se déplacer.
Réponse n°5 : C’est vrai. Mais c’est aussi son principal défaut. Ne plus se déplacer, cela revient à favoriser un mode de vie sédentaire où l’on ne rencontre personne (ou alors virtuellement), on ne voit rien du monde extérieur (remarque, si tout le monde s’y met, il n’y aura plus grand chose à voir et plus grand monde de physique à qui parler, mais il restera tout de même le monde, le jour, la nuit, le soleil, etc…). Quant à la facilité, laissez-moi rire : ce n’est quand même pas si difficile d’aller s’acheter un truc ou d’aller voter ! Et puis qu’on ne me dise pas que c’est un calvaire, sinon, autant devenir un légume.
 
 
Quels lobbies derrière le tout numérique ?
 
Derrière le tout numérique, on retrouve les mêmes qui ont fait disparaître le disque vynile, les cassettes audio et les cassettes vidéos et les même qui font mine de défendre aujourd’hui l’HADOPI tout en infiltrant les anti-HADOPI, les industriels : SONY, EMI, PHILIPS, UNIVERSAL, WARNER, etc… et des politiques qui voient dans le tout numérique une meilleure façon de contrôler l’ensemble de la population.
 
 
Quels intérêts sert le tout numérique ?
 
Les intérêts des industriels et politiques défendant le tout numérique sont simples et effroyables. Certains émanent de la démarche purement commerciale et d’autres d’un champ bien plus large : le contrôle social.
 
Imposer le tout numérique permet aux majors de changer de support et de lecteur et donc de passer au filtrage, à l’écrémage des artistes et de leurs œuvres. En effet, déjà lors du passage au CD et DVD, certaines œuvres et certains groupes de musiques ont simplement disparus ! Le tout n’étant pas, bien sûr, crié sur les toîts, les industriels prétexteront, si on leur demande, que ces artistes ou ces oeuvres n’étaient pas assez rentables. Et de fil en aiguille on réécrit la culture, l’air de rien, en faisant progressivement disparaître certaines références.
 
Imposer le tout numérique permet de créer des nouveaux supports et de nouveaux lecteurs et obliger la population à suivre en souscrivant à de nouveaux services, en achetant les nouveaux formats ainsi que les lecteurs qui permettent de les lire mais aussi (tant bien que mal) à refaire sa discothèque, sa vidéothèque, sa bibliothèque, etc. Ce qui représente une rentrée d’argent sûre et permanente pour les industriels.
 
Imposer le tout numérique permet aussi de détruire davantage le lien social, en isolant chaque personne, de collecter des information et de contrôler mieux l’ensemble des citoyens. Dans cet esprit, le filtre que l’HADOPI veut imposer aux internautes pourrait bien être un début, un grand pas en ce sens.
 
 
Conséquences d’une société tout numérique ?
 
Imaginez. Imaginez un peu ce à quoi cela pourrait ressembler : des rues sans magasins (car les achats se feraient par Internet exclusivement) mais composés exclusivement d’habitations (d’où personne ne sort), de bureaux et d’entrepots. De temps en temps, des camions de livraison pour les entrepots et les particuliers. Des rues quasi désertes, les seules personnes qu’on y croiserait sortiraient pour se rendre à leur travail, des gens ne s’adressant plus à leurs amis que par mail ou par tchat, ou encore par mobile depuis chez soi ou au travail. D’ailleurs le taux de chômage exploserait vu que les magasins n’existeraient plus et donc plusieurs employés occupant des postes qui n’existeraient plus alors seraient licenciés (pour le plus grand profit des patrons qui auraient moins d’employés à rémunérer). Pas de travail, ça veut dire aussi pas d’argent, et donc pas de moyen de payer le loyer, l’électricité, l’abonnement Internet, la nourriture, etc. et donc un nombre exponentiel de SDF (une grande majorité de la population). Et ces SDF, comment vivront-ils ? Ils n’auront pas d’argent puisque la monnaie serait virtualisée et qu’il sera impossible de leur donner un accès au compte de ceux (rarissimes) qui auront des revenus. Comment vont faire ces SDF pour vivre ? Il n’y a plus de magasins, plus de supermarché, plus d’épicerie… Ils ne pourront même pas voler pour se nourrir. Ou alors dans les entrepots , mais ceux-ci seront équipés de matériels de reconnaissance biométrique. Autant dire mission impossible pour les SD de se nourrir dans cette société. Mission impossible aussi pour voter, car avec l’e-vote, on ne pourra voter que par Internet. Autant dire que la société deviendra une société de castes où seules quelques personnes pourront décider de l’avenir du pays, les autres n’ayant pas de reconnaissance officielle, et d’ailleurs, n’existeront même plus, à moins de se manger les un les autres, procéder au cannibalisme pour survivre. Il y aura aussi des tentatives plus gores encore d’usurpation d’identité. Une personne faisant partie de l’élite qui rentre chez elle pourrait bien voir son doigt sectionné et son œil arraché pour que l’usurpateur (qui sera appelé « terroriste » par les médias virtuels et le gouvernement alors que ce ne sera rien d’autre qu’une personne qui essaie de survivre) confonde le système biométrique. Les projets politiques seront alors encore plus sécuritaire, et pour remporter l’adhésion de l’élite, les politiques tenteront de faire naître une véritable psychose paranoïaque au sein de cette élite afin que celle-ci vote des projets toujours plus contraignants et liberticides. Au final, tout le monde se logera une balle dans la tête.
 
Voilà la belle société du tout numérique !
 
Le numérique est un progrès technologique indéniable, mais il ne faut pas qu’il devienne exclusif. Il n’est positif que dans l’équilibre des choix entre matériel et virtuel.

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16 réactions à cet article    


  • thomthom 7 mai 2009 11:19

    Vous mélangez numérique et dématérialisation.

    Un CD ou un DVD, c’est du numérique, ne vous en déplaise !
    Le « tout numérique » ne veut rien dire. il y a toujours besoin d’un support, même pour un fichier mp3 (un lecteur mp3, un disque dur, un CD sur lequel on le grave, une clé USB...)

    La dématérialisation, en fait, permet simplement de dissocier le contenu de son support : le contenu, parce qu’il est numérisé peut très facilement etre transféré d’un support à un autre et dupliqué à l’infini (tant qu’on a des supports disponibles). Internet juste permet de réaliser tout ca sans avoir de contrainte géographique.

    A part ca, quelques idées intéressantes perdues dans un article sans queue ni tete...


    • RilaX RilaX 7 mai 2009 11:41

      L’article aurait pu être intéressant, s’il n’y avait pas tant d’analyses a l’emporte pièces, de raisonnement poussés a l’extrême a tel point que c’en deviens absurde, et de propos affectés aux uns et aux autres.

      Par exemple, j’aimerai savoir qui a dit « Ce qui existait jusque-là est passé, vieux, volumineux et doit donc disparaître. » ?


      • L'enfoiré L’enfoiré 7 mai 2009 11:47

        Thomthom,
         C’est ce qu’on peut dire de négatif à l’article en effet : se tromper entre le contenant et le contenu.
         Par contre, si cette confusion a été faite, c’est qu’elle existe bel et bien.
         Le disque vinyl était-il autre chose que des impulsions gravées ?
         Son défaut était l’aiguille qui grattait l’information et l’usait prématurément.
         Le CD et le DVD n’est pas altéré par le lecteur.
         Le problème du numérique c’est son évolution rapide auquelle il sera difficile de trouver un suivi par l’industrie. 
         
        @L’auteur,
         « les seules personnes qu’on y croiserait sortiraient pour se rendre à leur travail »
        Vous oubliez le télétravail ?
        Sortir n’est pas une question de numérique, mais simplement pour voir autre chose que ses 4 murs. 


        • L'enfoiré L’enfoiré 7 mai 2009 12:12

          RougeNoir,

           Même remarque que pour un autre rédacteur : un peu d’« A propos » ne serait pas superflu. J’aime savoir à quoi « ressemble » mon interlocuteur. Trois articles dans la boîte, serait temps de montrer la « couleur » par autre chose que Rouge et Noir.
           Si j’étais chez AV, j’imposerais la marque de fabrique à l’inscription.


          • patroc 7 mai 2009 14:08

             Article long et pas (inter)net !.. Internet dématérialise (c’est un concept) l’information pour la rendre accessible à tous et tous peuvent la numériser (rematérialiser) de nouveau !.. Les taxes sur ces supports numériques existent déjà mais hadopi a pour but d’empêcher cette dématérialisation d’exister (celui qui veut partager son cd ou dvd via internet ne le pourra plus sans enfreindre la loi).. Comprenez le danger : Avec hadopi, c’est le principe même d’internet (le partage dématérialisé de l’information) qui est légiféré et mis sous surveillance.. Vous voulez envoyer le dernier Greco à votre ami loin de vous (cd que vous avez acheté bien sûr !), avec hadopi, l’envoyer par internet vous met hors la loi !.. Alors gravez le et envoyez le lui par la poste (5euros + le prix du cd).. Aujourd’hui, hadopi pour la musique et hadopo demain pour vos positions politiques ?..


            • RougeNoir 7 mai 2009 15:34

              J’aurais certes dû parler du tout virtuel plutôt que du tout numérique, mais je pense que mon propos était sufisamment clair dans le texte, et donc que chacun a bien compris de quoi je parlais. Par ailleurs, je trouve que le saquage de mon article est bien hâtif et infondé. Mais je ne m’en surprends qu’à moitié car le sujet doit gêner pas mal de monde, et ça c’est quelque chose qui me fait rudement plaisir :)

              RougeNoir (n’en déplaise à certains !) ;)


              • L'enfoiré L’enfoiré 7 mai 2009 16:09

                RougeNoir,
                 Exact. J’ai plussé l’article. Pas de saquage chez moi, je fais partie du « milieu ». 
                 Je suis très « numérique ».
                 Je comprends le plaisir.
                 Ce que je demandais est d’un peu commenter votre « ego » dans votre A propos, que l’on puisse mettre plus qu’un Rouge et Noir


              • RougeNoir 7 mai 2009 15:38

                Pour Patroc : Je rappelle, comme je l’ai écrit dans mon article, que je suis contre l’HADOPI. Inutile donc de me mettre en garde contre les dangers de l’HADOPI, j’en ai parfaitement conscience et je les dénonce moi-même


                • RougeNoir 7 mai 2009 15:42

                  Je rappelle donc que l’HADOPI n’est pas contre le tout dématérialisé vu que ceci sert les intérêts (comme je l’ai écrit dans mon article) des mêmes qui défendent l’HADOPI, à savoir les majors (du disque, du film, du livre) et certaines personnalités politiques.


                  • Stéfan Stéfan 7 mai 2009 15:50

                    Quelques bonnes idées dans cet article, mais beaucoup trop de jugements à l’emporte-pièce et de malencontreux raccourcis, malheureusement.

                    La conclusion avec la dématérialisation de la société qui fait exploser le nombre de SDF à cause du chômage entraîné par la fermeture des magasins, avouez que c’est tiré par les cheveux et qu’il manque des étapes dans le raisonnement. A supposer que le reste des hypothèses soient justes (ce qui n’est pas nécessairement le cas), les services de vente en ligne et les livreurs dont vous parlez, il faut bien des gens pour les faire fonctionner, non ?

                    Quand au type qui arrache l’oeil d’un autre type pour pouvoir se faire passer pour lui devant le système de reconnaissance rétinienne, d’accord mais bon, la violence physique n’a pas attendu l’invention de la biométrie pour exister...


                    • RougeNoir 7 mai 2009 16:07

                      Je ne crois pas avoir fait de « jugement à l’emporte-pièce », ni tirer par les cheveux quoi que ce soit. Oui, il faut des gens pour les livraisons et les services en ligne, mais bien moins que dans un magasin (et je ne parle pas là que de supermarchés, il y a aussi les magasins type FNAC qui n’auront plus besoin de personnel pour dispatcher dans les rayons CD et DVD qui n’existeraient alors plus, plus besoin de personnel d’"accueil, de caissiers, de vigiles, etc. (le tout multiplié par le nombre de magasins à travers le pays ou à travers le monde). Il faut peu de personnes pour s’occuper d’un service en ligne. Bien moins que pour gérer un magasin destiné à accueillir des personnes, et ça, c’est un fait.


                    • RougeNoir 7 mai 2009 16:10

                      Quant aux « jugements à l’emporte-pièce », je crois que c’est surtout mon article qui en est la cible


                      • RougeNoir 7 mai 2009 16:13

                        Est-ce si difficile à admettre l’idée de faire coexister le matieriel et le virtuel ? Etrange... Je me pose pas mal de questions sur ce pourquoi mon article s’esty ramassé une telle claque injustifiée. Ai-je face à moi les interlocuteurs que je critique dans mon article ? Peut-être... Je ne jubile donc que davantage :))


                        • Tchoa Tchoa 7 mai 2009 19:38

                          Que suis-je, moi, l’être virtuel qui ajoute quelques octets aux bases de données d’AV, pour que l’auguste auteur de cet article y réagisse, lui-même en permuttant quelques zones magnétiques d’un disque dur ? C’est sûr que vitupérer contre le virtuel sur internet, c’est un comble. Surtout que sans réel, pas de virtuel car pas de modèle.

                          Alors, pourquoi cette peur du progrés ? cette paranoïa d’un futur inhumain ?
                          Désolé, mais j’ai, avec force, l’image de ceux qui ajoute de l’eau à leur Whisky prétextant que « ça saoule moins » ! Au secours Zigmund !

                          Il y a ceux qui aiment la technologie et les autres ...
                          Il y a ceux qui aiment les discours clairs, précis, avec un argumentaire logique mais synthètique ... et les autres.
                          Et pour justifier la claque : il ne faut pas citer des auteurs meilleurs que soi si c’est pour les descendre.


                          • finael finael 8 mai 2009 09:50

                            S’il y a un véritable danger dans le « tout numérique », et pire encore dans le « tout virtuel », c’est la pérénnité de l’information :

                            - Ce qui a été écrit ou dessiné dans la pierre a souvent persisté jusqu’à 5000 ans - voire plus - (et ce n’est pas fini).
                             
                            - Ce qui a été écrit ou dessiné sur du parchemin ou du papyrus il y a jusqu’à 1000 ans nous est souvent encore accessible (cela dépend des conditions de conservation).

                            - Ce qui a été écrit ou dessiné sur du papier résiste fort mal au delà de quelques siècles, essayez donc de faire un peu de généalogie pour voir !

                            - Les bandes et cartes perforées, d’il y a quelques dizaines d’années sont encore déchiffrables.

                            - Le reste ne tient pas plus de quelques années. Et que ferions nous sans électricité !

                            Voilà, a mon sens, le vrai danger du « tout numérique » : Quelles traces retrouveront nos descendants de nos civilisations : un peu de poussière et de rouille !!!


                            • L'enfoiré L’enfoiré 8 mai 2009 10:43

                              @L’auteur,

                               J’ai extrapolé cette dichotomie analogique numérique avec sa manière d’être, dans un article, si cela intéresse. Au départ seulement l’écriture....

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