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Accueil du site > Actualités > Technologies > Les investissements dans la désalinisation amenés à croitre

Les investissements dans la désalinisation amenés à croitre

Les technologies de désalinisation sont l’une de celles à suivre au XXIe siècle, comme nous le rapportions il y a près d’un an et demi au Forum de l’eau d’Istanbul. Ce nouvel « or bleu », qui devient rare, contaminé et pourtant ô combien nécessaire, fait l’objet de la part des technologies propres de beaucoup d’attention. Treehugger estime que d’ici 2016, les investissement dans les techniques de désalinisation, qui vont permettre à certains pays de soulager leur stress hydrique, augmenteront de 191%.
 

Au total, donc, les investissements devraient atteindre 3,3 milliards de dollars par an en 2016 aux Etats-Unis (et 16,6 milliards pour l’ensemble de la planète). Actuellement, les Etats-Unis ont une capacité de désalinisation de près de 8 800 millions de litres d’eau par jour. Un chiffre qui devrait passer à 13 000 millions de litres en 2016. D’ici là, le coût total des installations qui permettent de traiter l’eau de mer passera de 820 millions de dollars à plus de 1,3 milliards.





La conclusion de cette équation, c’est que malgré le coût encore élevé des technologies de désalinisation, les Etats investissent, car ils n’ont pas réellement le choix (au sujet de l’eau, voir notre article récent sur la gestion des eaux municipales par la ville de Los Angeles pour comprendre l’urgence de la situation). La désalinisation consomme de l’énergie, beaucoup, et l’impact environnemental est loin d’être neutre. Mais c’est politiquement, plus que technologiquement ou environnementalement, que la décision d’investir s’envisage. Sans eau, on ne va pas loin.


TechnoPropres

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4 réactions à cet article    


  • Redrogers 29 novembre 2010 12:03

    Heureusement que la « science » est là pour nous sauver ! Que dis-je, les « techno propres » !
    Intéressante très ponctuellement, et pour des cas vraiment particuliers, la dessalinisation est une belle saloperie quand elle passe à grande échelle.
    Vous parlez pudiquement « d’impact environnemental loin d’être neutre » mais si on regarde le schéma présenté dans votre article, il faudrait mettre en évidence une 6ème phase, avec une police au moins aussi voyante que les 5 autres : c’est la petite mention « concentrated seawater ». Les rejets des stations de dessalinisation sont monstrueux et ravagent tout ce qui se trouve à la sortie du tuyau et au delà.
    Encore une fois, plutôt que de remettre en cause notre mode de fonctionnement, on préfère creuser un peu plus le trou où on est tombé... C’est beau le « progrés » !


    • easy easy 29 novembre 2010 18:13

      Il m’a toujours semblé qu’il était plus logique de récupérer les eaux de pluies ou de neige avant qu’elles n’aillent se mélanger à l’eau de mer ou aux terres que de désaliniser et dépolluer (car il n’y a pas que le sel à retirer de l’eau de mer)

      En France, il tombe, arrondissons, 1 m d’eau par an (dans les endroit les plus pluvieux du Globe, ça passe à 10 m)
      La France fait 500 000 km² ou 500 000 000 000 m² . C’est donc en gros 500 000 000 000 mètre cube d’eau pour 60 000 000 d’habitants. Ce qui fait 8 000 mètres cube d’eau par habitant (une piscine de 4 m x 1000 m x 2 m de profondeur par personne) 


      Dans la réalité, en France, nous prélevons 32 milliards de mètres cube d’eau pour l’ensemble des besoins. 32 sur les 500 qui tombent du ciel

      Certes, il faut laisser une partie des précipitations aller en terre pour permettre aux plantes de vivre mais on voit que si l’on récupérait d’avantage des pluies, on en aurait de l’eau en rab. 

      Les pays assoiffés sont souvent ceux où il pleut le moins. Mais entre un secteur aride et une zone tropicale, il y a quoi 2000 ou 3000 bornes tout au plus. 3000 km d’aqueduc c’est faisable non ?

      Au large de la Guinée, en pleine mer, ça doit pleuvoir un max non ? On y installe une piscine flottante grande comme la France. Vu qu’il doit pleuvoir dans les 10 m d’eau par là bas, ça ferait non pas 500 milliards de mètre cube mais 5 000 milliards. 5000 divisé par 32 (ce que consomme réellement la France, tous besoins confondus) ça fait 156 fois 60 millions d’habitants aussi hydrovore que nous qui seraient pourvus. 156 x 60 millions = 9,4 milliards d’habitants. Bin oui, un bassin de récolte de pluie d’une surface comme la France, posé sur la mer ou dispersé en plus petits voire minuscules morceaux sur terre et en zones pluvieuses, ça peut récupérer de quoi faire vivre 9 milliards de Terriens comme des Français


      • plancherDesVaches 29 novembre 2010 19:40

        Le « besoin » d’écologie est venu du fait de la constatation de la destruction de notre planète.
        En effet, au plus les humains consomment de l’énergie, de la matière, de la nourriture, au plus la planète est exploitée.
        Si les humains sont ainsi poussés à consommer, cela est en grande partie dû à la mode de vivre comme les plus riches.
        Le besoin d’écologie est donc le résultat du capitalisme.

        L’ « écologie » est un effet du capitalisme.
        Tuons le capitalisme, nous n’aurons plus besoin de faire de l’ « écologie ».
        Surtout que ceux qui nous la vende veulent surtout en profiter.


        • chuppa 30 novembre 2010 12:13

          Citernes individuelles : une obligation légale ?!
          Plusieurs pays européens obligent la présence d’une citerne de 3.000l minimum lors des nouvelles constructions, et évidemment le raccordement vers les gros consommateurs : toilettes, machines laver...
          Simple , pas cher , terriblement efficace .
          J’ai installé une citerne de 10.000 l (4 personnes, 4 chevaux, jardin, potager) Je ne consomme que 500 l eau chez Veolia.

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