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Accueil du site > Actualités > Technologies > Les malheurs de Flamanville

Les malheurs de Flamanville

Décidément, un vent mauvais souffle sur le nucléaire, car après les bétons pourris, après les carences constatées pour le fond de cuve et le couvercle de cette centrale nucléaire, après les années de retard qui s’accumulent, et l’explosion du prix du chantier, lequel a été multiplié par 3, voici venir le temps des soupapes défaillantes.

Ce béton pourri avait été dénoncé par le Canard Enchaîné, lequel évoquait des trous de près de 50 cm sur 3 zones de l’enceinte du bâtiment du réacteur, terminologie refusée par le responsable du chantier, celui-ci préférant utiliser le mot «  fissure »…appuyé par Guillaume Bouyt, de l’ASN, (autorité de sûreté nucléaire) qui assure que c’étaient seulement des « zones de béton plus pauvres en gravier que ce qui était souhaité »…utilisant ainsi une fois de plus un laborieuse langue de bois, cette malfaçon constatée n’est que la suite d’une longue série : 2007, 2008, 2011 (à 2 reprises), et 2012, sans oublier le dôme du réacteur endommagé (lien) par la chute d’un engrenage. lien

Cette fois-ci, c’est l’IRSN qui a sonné l’alarme, et les accros à la théorie du complot qui étaient convaincus que des « forces occultes » au sein de l’ASN, « faisaient tout pour couler l’entreprise nucléaire  », en seront pour leur compte.

En effet, au sein d’une association de vieux ingénieurs du nucléaire, l’un d’eux s’était fendu d’une lettre dénonçant, lors du problème de la cuve de l’EPR, un « évident complot  », imaginant que « certaines mouvances » œuvrant au sein de l’ASN pratiquaient des « coups tordus » destinés à « bloquer tout le nucléaire français », pointant particulièrement du doigt le président de l’institution de sureté nucléaire, Pierre-Franck Chevet, assurant qu’il est un anti-nucléaire viscéral et qu’il s’agirait donc d’un « sabotage ».

Il assure même dans un courrier envoyé à quelques députés, que « le président de l’ASN a utilisé sa position à la tête d’une institution, dont la réputation scientifique et technique se doit d’être irréprochable, pour manipuler un dossier en fonction de son obédience politique anti-nucléaire  ». (Voir le commentaire du 21 mai- 15h58 et de 16h35).

Décidément, la théorie du complot se niche toujours là où on ne l’attend pas…

Mais revenons à nos soupapes.

Tout comme la cuve, c’est un organe essentiel de la centrale nucléaire, car elle permet de réguler la pression de l’eau, en cas d’emballement du réacteur…

En haut lieu, on assure que ce n’est pas grave, voire normal, et que ce serait essentiellement du au fait que l’EPR de Flamanville soit un prototype, négligeant l’existence d’autres EPR : à Hinkley, en Finlande, ou en Chine, tous ces EPR étant du fait d’AREVA.

Tout à commencé par un article de Médiapart, qui évoquant un rapport confidentiel, faisant évidemment réagir l’IRSN, lequel, tout en refusant le terme «  confidentiel », confirme ce problème de soupapes.

Pour bien comprendre le risque encouru, il faut se souvenir de l’accident nucléaire de Three Miles Island, en mars 1979, puisque c’est un dysfonctionnement de ces soupapes qui est à l’origine de l’accident, lequel a conduit à l’arrêt du programme nucléaire américain.

Lors de la surchauffe du réacteur, une des soupapes était restée ouverte, provoquant la vidange de tout le circuit de refroidissement, et déclenchant la fonte du cœur du réacteur.

Or à Flamanville non seulement les pilotes censés déclencher les soupapes ne fonctionnent pas, mais ils fuient fréquemment, rendant aléatoires, et incontrôlables les soupapes elles-mêmes. lien

En effet, depuis 2014, à Flamanville, des essais ont été réalisés démontrant des « difficultés sur les questions d’ouverture et de fermeture des soupapes », et l’IRSN annonce que les essais seront poursuivis en 2015, tout en se refusant à dramatiser la situation, assurant : « pour l’instant on ne peut pas encore conclure que c’est grave, car on n’a pas encore jugé complètement la qualité » (de ces soupapes), et l’avis technique sur ce problème sera rendu « sans doute dans le courant de l’été  ». lien

En tout cas, l’IRSN a fait la liste des dysfonctionnements établis : « risque de fuites de fluide primaire, échec à l’ouverture observé, échec à la fermeture observé », ajoutant qu’aucune fuite n’est acceptable, et que cette multitude de défaillances peut avoir des « conséquences graves » faisant aussi le constat que les soupapes choisies par AREVA sont moins fiables que celles qui équipent le parc nucléaire français actuel.

Tout cela n’est guère rassurant quand l’on sait que l’EPR peut être considéré de par sa conception comme le réacteur le plus dangereux au monde, d’autant qu’il utilisera du mox, combustible à base de plutonium, dont la période ou demi-vie est de 24 000 ans. lien

Ajoutons pour faire bonne mesure que Bouygues est menacé par la justice pour du travail au noir sur le chantier de l’EPR, concernant des centaines d’ouvriers, (plus de 500) la décision finale venant d’être repoussée au 7 juillet prochain. lien

Pas surprenant des lors que Didier Anger, l’euro député, ne décrète que l’EPR est « le moins sûr du monde  ». lien

Tout n’est donc pas rose dans la ville des Flamands.

Attendons donc, mais restons dans le domaine nucléaire, particulièrement dans celui des normes.

La connaissance sur les effets de la radioactivité a beaucoup évolué au cours des années, et on est loin de l’époque ou Pierre et Marie Curie, manipulaient sans crainte de dangereux produits radioactifs.

À l’époque, peu de scientifiques se doutaient qu’on ne pouvait impunément manier des éléments radioactifs, et Marie Curie brassait des centaines de kilos de minerais, alors qu’il y a un gramme de radium par tonne de minerais, et ce n’est qu’en juillet 1898 que le couple réalisera que la radioactivité n’est pas le résultat d’une réaction chimique, mais un phénomène physique naturel, les radio-isotopes se transformant en dégageant de l’énergie sous forme de rayonnements divers, rayonnements qui seront appelés rayons gamma ou béta. lien

Pierre Curie va même aller jusqu’à tester les effets du radium sur sa propre peau, constatant une brûlure, puis une plaie sur la peau, ce qui donnera plus tard naissance à la curiethérapie qui utilise le radium pour soigner les tumeurs malignes. lien

Aujourd’hui on connait un peu mieux les effets néfastes de la radioactivité, et des normes ont été établies pour tenter de protéger la santé des êtres vivants, tout en sachant que la norme n’empêche pas le danger.

Ajoutons qu’il est admis que certains peuvent recevoir des doses dépassant les normes admises sans pour autant hériter d’une leucémie, d’un cancer, alors que d’autres ne résisterons pas à des doses moindre.

Les différentes catastrophes nucléaires qui se sont succédées font pourtant bouger les lignes, et au Japon, depuis Fukushima, les autorités ont pris la décision d’acter un seuil admissible moins contraignant, ce qui permet de réduire la zone d’exclusion… et de limiter le montant des indemnisations.

La volonté initiale des autorités japonaises était de ramener l’exposition à 1 mSv/an, mais réalisant l’impossibilité d’atteindre ce seuil, de nombreuses municipalités souhaitent que ce seuil soit porté à 20 mSv/an, afin de permettre le retour des populations, sauf que pour nombre de japonais, surtout les jeunes, un trait définitif a été tiré, et ils ne reviendront plus jamais vivre dans la zone contaminée. lien

Après l’accident, les niveaux de radioactivité mesurés dans les sols de la ville de Fukushima dépassaient plus de 4 fois la limite légale, atteignant 46 540 becquerels par kilogramme, alors que le taux japonais admissible est de 10 000. lien

Ça ne devrait être une surprise pour personne quand l’on se souvient que 1800 mSv/h avaient été mesurés sur le site dévasté. lien

Mais les japonais ne sont pas les seuls concernés par le drame de Fukushima : en effet, l’Union Européenne s’est mise à passer au compteur Geiger les 8000 tonnes de denrées qu’elle fait venir chaque année du Japon, et, des poissons à sushi, aux brocolis, en passant par les algues, les champignons, le thé vert, les abricots, etc…et elle constate une augmentation de la radioactivité.

La commission européenne envisage donc une modification : au lieu de fixer des seuils pour les radioéléments à courte et à longue vie, elle va l’élargir au plutonium et au strontium, promettant qu’avec ces nouvelles normes, un européen ne dépassera pas 1 millisievert par an, ce qui n’induit qu’un seul cancer pour 100 000 habitants, soit pour la France 3800 décès annuels.

Sauf que la CRIIRAD a refait les calculs de Bruxelles et constate que dans de nombreux cas on dépasse de 10, voire de 100, la limite de 1mSv/an, pour la bonne raison que dans le cas des aliments « de moindre importance  » (épices, aromates…) la limite tolérée est jusqu’à 10 fois supérieure aux autres denrées, sachant que ces épices sont de véritables « buvards à césium ».

Une pétition a donc été lancée par la CRIIRAD afin d’empêcher que ces nouvelles normes ne soient discrètement entérinées cet été. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « le grain de maïs a toujours tort devant la poule ». 

L’image illustrant l’article vient de lesaliboffis.blogs

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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170 réactions à cet article    


  • Calva76 Calva76 10 juin 2015 08:49

    Aaaah, des (bonnes) nouvelles de Flamanville.
    Cela manquait. smiley


    • bourrico6 10 juin 2015 09:16

      @Calva76

      En fait ça mélange 3 choses :

      - Ca commence avec les soupapes, bon, c’est le titre en même temps.
      - Ca enchaine avec les Curie, genre on est encore dans les années 50 à croire que la crème à bronzer au radium c’est le must, heureusement, Cabanel est la pour nous mettre en garde contre les dangers des produits de beauté..
      - Il termine avec son violon d’ingres, Fukushima.

      Bref, c’est la soupe habituelle, les soupapes ne servant que de prétexte, servie par le plus contreproductif des anti nucléaire.


    • Calva76 Calva76 10 juin 2015 09:48

      @bourrico6
      « le plus contreproductif des anti nucléaire. »
      C’est un euphémisme ! smiley
      .
      Mais bon, Flamanville étant prévu pour une exploitation de 60 ans minimum le marronnier de l’auteur a beaucoup de temps devant lui. smiley
      Ça tombe bien, les internautes aussi. smiley


    • Trelawney Trelawney 10 juin 2015 12:07

      @Calva76
      Mais bon, Flamanville étant prévu pour une exploitation de 60 ans

      Si un jour il est mis en fonctionnement, et, au train où vont les choses, ce n’est pas demain la veille. Mais bon tout est sous contrôle parait-il


    • bourrico6 11 juin 2015 16:14

      @Trelawney

      Mais bon, Flamanville étant prévu pour une exploitation de 60 ans

      On sait ce qu’il en est de ce genre de chose, aussi je ne miserai pas le moindre kopek la dessus.


    • Gabriel Gabriel 10 juin 2015 08:54

      Bonjour Olivier,

      Le nucléaire est il dangereux ? Oui évidement inutile d’en débattre mais là n’est pas le sujet de nos dirigeants, ce qui les intéresse, c’est combien cela rapporte et là, je ne comprends plus. Le coût de construction, de rénovation et d’entretien explose littéralement. Cela va couter une fortune aux contribuables dans les années à venir. L’électricité nucléaire bon marché c’est terminé, les augmentations successives font bientôt faire exploser la note de chauffage des ménages alors, quoi ? Pourquoi s’obstiner dans cette voix ? Mystère….


      • Calva76 Calva76 10 juin 2015 09:04

        @Gabriel
        "les augmentations successives font bientôt faire exploser la note de chauffage"
        Avez-vous des chiffres pour justifier cette affirmations ?
        L’amortissement financier des surcoûts calculé sur 60 ans et réparti sur un parc de 58 réacteurs est au maximum de 0.16 centimes d’€uros sur un coût global à la production de 4,6 centimes d’€uros le kWh. Cela fait une augmentation maximum de 3,5 %, effarant non ? smiley
        .
        Par contre les nouvelles taxes CO² risquent fort de plomber les coûts de l’électricité à base d’énergie fossile. Mais la pas de chiffre vu que... le montant des taxes est en cours de négociations. smiley
        .
        Le chaos serait donc à nos portes ?


      • olivier cabanel olivier cabanel 10 juin 2015 09:11

        @Gabriel
        oui, et je ne comprend pas moi non plus !

        il faut croire que les lobbyistes ont des arguments solides...ou que ce gouvernement est faché avec la logique...
        je crois qu’en haut lieu, on a compris l’impasse dans laquelle les EPR nous plongeaient, et ce serait l’une des raisons de leur choix de prolonger la vie des vieux réacteurs...choix discutable aussi, car l’addition sera lourde (elle l’est déjà) et la sécurité ne sera pas pour autant au rendez vous, puisqu’il est impossible de changer les cuves, cuves qui sont pourtant les plus problématiques, suite au vieillissement, aux micro fissures...
        bref, nous voila plongés, suite à l’aveuglement des gouvernements succèssifs dans une belle panade !
        merci de ton commentaire.

      • Trelawney Trelawney 10 juin 2015 12:25

        @Calva76
        L’amortissement financier des surcoûts calculé sur 60 ans et réparti sur un parc de 58 réacteurs

        Dans le genre clown, vous faites très fort. Bon si jamais (j’émet une hypothèse), vous êtes sérieux dans ce que vous dites, il vous faut très vite prendre des cours de gestion et si possible éviter ceux de « lutte ouvrière ».

        Pour ce qui est du surcout de Flamanville il faut s’en remettre au rapport d’Areva (2008) approuvé par le ministère de l’industrie de l’époque qui a cautionné les prêts bancaires pour la construction de ce bidule à savoir :

        Planning de construction : 54 mois, Taux d’actualisation : 8%, Durée d’appel estimée : 8760 h par an (durée d’appel maximum pour ce genre d’engin)

        Cout du MWh 100 euro. Ca c’est les estimations de 2008 hors dépassement de budget. L’estimation 2013 avec réactualisation du retard chantier, des intérêts intercalaires en découlant et du surcout travaux, est de 195 euro le MWh. mais vu ce qui se passe en ce moment on a déjà largement dépasser les 200 euro du MWh

        Question 1 : Comment faire supporter pendant 60 ans ce couts aux 58 réacteurs existants alors que dans 15 ans il ne restera plus que 30 réacteurs au mieux ?

        Question 2 : Comment intégrer le démantèlement des 28 réacteurs au surcout de Flamanville ?

        Si un jour vous cherchez du boulot, postulez pour un poste au ministère des finance, parce que vous n’avez rien à envier à un Sapin ou un Macron.


      • olivier cabanel olivier cabanel 10 juin 2015 13:22

        @Trelawney
        le problème avec calva et deux ou trois autres, c’est qu’ils ne prennent pas la dimension de ce scandale...

        passons sur le fait que ces garnements immatures viennent régulièrement polluer des articles qui ne leur plaisent pas, mais quand on voit ce qui est en jeu : le 1/5eme de la France menacée par un accident à Flamanville, je trouve scandaleux que soient acceptés les commentaires sans intéret qu’ils proposent, dans le but évident de venir géner le dialogue, l’échange...
        perso, je ne leur répond plus, et chacun fait comme il veut, et ils en sont encore, dans des réflexes primaires a compter les bons et les mauvais points.
        c’est leur accorder beaucoup d’honneur à répondre à leurs commentaires insignifiants.
        en tout cas, merci pour le votre.


      • Calva76 Calva76 10 juin 2015 13:32
        @olivier cabanel A la lecture de votre article c’est effrayant ! Il ne va plus nous rester que vos patates électriques pour nous en sortir. Seulement voila, que va-t-il se passer en cas d’utilisation de pommes de terre OGM ? smiley

      • sarcastelle 10 juin 2015 13:43

        @Trelawney

        Vos calculs financiers de prix de revient final du MWh suite aux retards du prototype s’appliquent aussi à la production d’électricité des dizaines d’exemplaires de la série ?

      • Calva76 Calva76 10 juin 2015 13:50

        @Trelawney
        Mais bien sûr, avec comme source de vos chiffres... GreenPeace qui annonce effectivement fièrement le kWh à 10 cents alors que la moyenne française est de 5.6 (statistiques cours des comptes 2014) !
        Le tarif de vente est de 14 cent le kWh de moyenne pour le particulier.
        Je vous rappelle que le coût de production de l’électricité éolienne est de 37 cents (une paille) et est (très) largement subventionné (annoncé comme revendu 8.5 cent le kWh HORS subvention). Nous ferons le bilan de l’état du parc dans 10 ans, mais je doute du MTBF sur cette période alors au delà... smiley
        .
        Ah oui au fait, d’où tenez vous le chiffres de 30 réacteurs dans 15 ans ?
        Vous y croyez encore aux promesses politiques vous ?
        Rendez-vous déjà en 2017 pour constater l’état opérationnel de Fessenheim hmmm. smiley


      • wawa wawa 10 juin 2015 15:43

        @Trelawney

        1)Parlons de ce taux d’actualisation de 8% qui a une influence majeur sur le prix moyenné sur 60 ans.

        Il a été calculé sur une base d’économie en croissance.

        Est il pertinent à un moment ou les taux d’intérêt flirtent zero et qu’il risquent d’y rester un moment faute de croissance. La croissance est elle encore possible (cf les travaux du club de rome).

        quelqu’un a t-il un graph calculant la variation du prix du MW.h en fonction du taux d’actulisation ?
        je dois avouer que mon faible niveau en economie ne me le permet pas.


        2)comment croire que les réacteurs ne seront pas amorti jusqu’à la corde, tant que justement les cuves gardent leur intègrité ? les réalités économiques finiront par s’imposer.

        3) si amortir les réacteurs existants me semble évident la question d’en construire d’autres se pose.
        la consommation electrique va t’elle augmenter ? ce n’est pas le résultat des dernières années désindutriaisation oblige. Sera t’il plus simple d’installer des ENR dans le cas de progrès significatifs de rendement solaire et du stockage (pouur l’eolien j’ai lu qu l’on était proche de la limite physique

      • Trelawney Trelawney 10 juin 2015 15:50

        @sarcastelle
        Areva tente de vendre 2 EPR à Cardif en Angleterre. Les 2 réacteurs seront vendu avec un prix maximum garanti au MWh. Autrement dit Areva financera la construction et vendra des MWh aux Anglais. C’est même anglais s’engage à payer au maximum 155 euro du MWh et pas plus. Si jamais la MWh coute plus cher c’est Areva qui prend en charge la différence.

        Donc 2 en Chine, 1 en France, 1 en Finlande et peut être 2 en Angleterre et c’est tout pour l’instant. On est très loin de la dizaine d’exemplaires. Pour info, les Chinois abandonne la filière EPR. Ils en auront donc 2 et pas plus


      • Trelawney Trelawney 10 juin 2015 15:54

        @wawa
        Vous avez raison on peut toujours renégocier un prêt, mais en ce moment les taux remonte. D’ailleurs pour ceux qui voulez renégocier leur prêt immobilier on peut dire que c’est trop tard.

        De même,ceux qui on choisit un prêt à taux variable plutôt qu’un taux fixe, dans les années 2008 ont fait un super bonne affaire.


      • Trelawney Trelawney 10 juin 2015 16:13

        @Calva76
        Ah oui au fait, d’où tenez vous le chiffres de 30 réacteurs dans 15 ans ?
        Vous y croyez encore aux promesses politiques vous ?
        Rendez-vous déjà en 2017 pour constater l’état opérationnel de Fessenheim

        Est ce que 40 ans ca vous parle ? C’est normalement l’âge limite d’un réacteur nucléaire. A moins qu’on décide qu’ils peuvent durer plus longtemps il faudra une expertise plus approfondi et nos pays limitrophes auront aussi leur mot à dire.

        Quoiqu’il en soit les plus anciens Fessenheim 1 et 2 atteindront leur âge limite en 2018. Sur ce point vous avez raison, il n’est pas raisonnable de les arrêter avant. Fessenheim 1 qui était prévu pour fournir 7700 GWh à ses débuts n’en fournit plus aujourd’hui que 4400 GWh pour des raisons de vétusté

        Le moins ancien Palluel 2 aura 40 ans en 2025 (dans 10 ans) il fournissait 12 000 GWh à ses débuts en 1985 et n’en fournit plus que 9000 GWh en 2014

        Vous avez donc Bugey 2 3 4 5 Dampière 1 2 3 Gravelines 1 2 3 4 5 6 Tricastin 1 2 3 4 Blayais 1 2 3 4 St Laurent B1 B2 Chinon B1 B2 Cruas 2 3 4 Paluel 1 2. Soit 30 réacteurs qui auront atteint leur 40 ans en 2025 soit dans 10 ans. Est ce qu’en 15 ans on est capable de les remplacer ? Est-ce que dans 15 ans et même avant nous aurons des moyens de productions d’électricité plus économique ?

        PS vous ajoutez Paluel 3 4 Saint Alban 1 2 Flamanville 1 2 Cattenom 1 2 Nogent 1 2 Chinon B3 B4 Belleville 1 2 et vous avez 14 réacteurs de plus qui auront atteint leurs 40 ans en 2030 soit dans 15 ans. mais on peut raisonnablement penser que ceux là peuvent encore fonctionner jusqu’en 2035. Donc je ne les compte pas


      • Calva76 Calva76 10 juin 2015 16:41

        @Trelawney
        « Soit 30 réacteurs qui auront atteint leur 40 ans en 2025 soit dans 10 ans »
        .
        Exact, mais il faut vous renseigner un peu :
        Les protocoles d’utilisation des réacteurs ont bien changés ces derniers temps (depuis 2005 exactement) :
        Ils sont à présent clairement orientés vers une limitation des cycles démarrage/arrêt pour préserver au maximum la mécanique.
        La compensation des appels énergétiques est maintenant effectuée par des turbine à gaz naturel avec démarrage ultra-rapide (moins d’une heure).
        Prenons un exemple comme Bugey. La prolongation est d’ores et déjà actée jusqu’en 2022 (confirmé ICI par les anti).
        EDF investi maintenant massivement dans la prolongation des sites existants (entre 2 et 3 Milliards d’€uros chaque année depuis 4 ans), ce n’est certainement pas pour fermer les sites.
        Même le réseau « sortir du nucléaire » est maintenant convaincu de la volonté de prolongation des sites à 50 ans au minimum.

        Rendez-vous dans 15 ans (ça passe vite) pour un premier bilan de la situation concrète. smiley


      • sls0 sls0 10 juin 2015 20:25

        @olivier cabanel
        Le problème avec calva et deux ou trois autres, c’est qu’ils ne prennent pas la dimension de ce scandale..

        Une dimension qu’ils prennent en compte c’est que le nucléaire est remplacé par du charbon avec ces 150.000 morts annuels et un rejet radioactif annuel équivalent à Fukushima.
        100.000 fois plus de morts que le nucléaire sans compter que le charbon c’est le plus gros producteur de CO².

        Entre des arguments qui tiennent la route de garnements immatures et les incantations d’un vieux lobbyiste pro charbon le choix est vie fait.

        Les garnements immatures j’ai l’impression qu’ils ont plus de respect pour les générations futures qu’un vieux lobbyiste pro charbon qui projette ses peurs avec des arguments plus ou moins foireux.

        Vos prochains arguments c’est les toilettes de Flamanville ? Les appareils à boisson de Flamanville ? Ou un secret caché de la zone 51.

        Restez avec vos patates électriques au moins c’est moins mortifère pour les générations futures, c’est les producteurs de pommes de terre qui vous payeront et non les producteurs de charbons.


      • Trelawney Trelawney 11 juin 2015 09:21

        @Calva76
        Il est bien là le vrai problème.

        Historiquement les centrales étaient conçues pour durer 30 ans. Comme l’état n’a plus les moyens de les remplacer ils ont décidé de prolonger la durée de vie à 40 ans. Ce n’est pas un problème en soi, car, en prévision, EDF a investi dans les travaux et audit nécessaire pour garantir le bon fonctionnement en toute sécurité.

        En 2025 Les 40 ans vont être atteint pour et dépassés pour 30 réacteurs sur 58 existants. La prolongation au-delà des 40 ans pour certain des réacteurs (pas tous car pour Tricastin et Fessenheim ça ne va pas être possible) va nécessiter un investissement estimé par Edf à 40 milliards d’euro. La prolongation n’est certes pas sans risque d’incident, mais je fais confiance au professionnalisme EDFD, car jusqu’ici ils ont prouvé que dans ce domaine ils sont sérieux. Il ne faut pas oublier qu’aux USA ils garantissent leurs centrales pour 60 ans et que ça ne va pas être possible notamment pour celle de Miami, qui ne va pas tarder à être inondé au prochain cyclone et celle de San Onofre pile poil sur la faille de San Andréas pour l’instant à l’arrêt mais qui va être rebranché très prochainement. Je ne suis pas devin, mais si une prochaine catastrophe nucléaire doit avoir lieu, il faudra regarder du cote des USA, car là bas ils font franchement n’importe quoi.

        D’autre par le démantèlement des autres réacteurs n’est pour l’instant pas chiffré et pas budgété. On pense (je n’en suis pas certain) qu’EDF va les faire tourner au ralenti sans production d’électricité et avec une équipe réduite. Donc ca va couter à EDF. Pour info,  3 Miles Island dont l’accident s’est produit en 1979 n’est toujours pas démantelé.

        Vous comprenez facilement qu’en raison des dépenses pour prolonger la durée de vie des réacteurs et pour l’arrêt d’autres, le surcout engagé par Flamanville ne pourra pas être absorbé par les autres réacteurs comme vous le dites et comme le laisse penser les autorités, Areva, mais pas EDF.


      • sarcastelle 11 juin 2015 12:21

        @Trelawney
        Vous annoncez d’abord un prix terrifiant de plus de 200 euros le MWh pour les EPR comme suite à votre calcul financier.
        J’observe alors que le surcoût du prototype ne va pas se répercuter dans ces proportions sur une série de plusieurs dizaines telle que prévue.
        Vous répondez que justement il n’y aura pas de telle série.
        Mais cela, c’est vous qui en faites la supposition. Il aurait donc fallu dire d’emblée : « voici un calcul financier dans le cas où la série d’EPR tomberait à l’eau et dans ce cas seulement »
        (ce qui aurait impliqué qu’on se rabattrait sur une autre énergie moins chère et qu’évidemment on ne paierait pas l’électricité de l’avenir au tarif que vous calculez - ou estimez avec quelque liberté dans les paramètres)
        Tout cela n’avait rien d’évident dans votre premier message.


      • manolo 11 juin 2015 12:57

        @olivier cabanel

        Le prolongement de la vie des réacteurs est peut-être aussi du au fait que les réserves d’uranium s’épuisent rapidement (jusqu’en 2040 environ)


      • bourrico6 11 juin 2015 16:20

        @olivier cabanel

        le problème avec calva et deux ou trois autres, c’est qu’ils ne prennent pas la dimension de ce scandale

        On prends très bien la dimensions des risque et du scandale.
        Le problème c’est toi, tout simplement, tu veux pas aller écrire pour les pro nuke ?
        Tu serais plus utile à ta cause.

        Parce qu’a part gueuler, dès que ça devient technique, t’as rien à répondre qu’a traiter les gens de débiles mentaux, encore sur ce fil d’ailleurs.

        Zéro discussion zéro échange, t’es juste la pour balancer ta soupe, remercier ceux qui vont avec toi, et ignorer ou insulter les autres..

        Un progrès toutefois, je ne vois plus ces smileys, ces symboles de ton arrogance.


      • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2015 16:55

        @manolo
        non, je ne le crois pas...

        en fait, les autorités préfèrent prolonger la vie des réacteurs, sachant que la génération de réacteurs qui suit (les epr) assure une électricité trop chère, plus chère que celle que produisent les énergies propres.
        alors, ils ont pris ce risque, sachant qu’ils font prendre un énorme risque aux populations.
        la sagesse serait d’arrêter les réacteurs au bout de 30 ans de fonctionnement.
        bien sur des pièces peuvent être changées, mais les pièces à problème sont celles que l’on ne peut pas changer, la cuve par exemple.
        mais ce n’est que mon modeste avis.

      • Trelawney Trelawney 11 juin 2015 19:42

        @sarcastelle
        Effectivement, Areva a annoncé au début de la construction de l’EPR, que ce dernier viendrait à remplacer les réacteurs ancienne génération type PER. Et cela pour des tas de raisons comme un carburant plus économique. De l’étude à la réalisation il s’est passé des choses qui ne sont pas allé en faveur de l’EPR : trop cher, trop compliqué, pas certain que ca puisse fonctionner avec un uranium moins cher. Pendant la construction, il s’est passé deux événements : la catastrophe de Fukushima et l’envolé du prix de l’uranium (avec notamment une intervention militaire au Mali et au Niger pour préserver les sites de production). Le premier événement a refroidit certains pays comme l’Inde, la Chine, l’Allemagne, la Suisse etc sur leur intention de se construire des réacteurs. Donc le cout de la matière première plus le cout de construction d’un EPR fait que ce dernier ne se développera pas comme le souhaite Areva.

        En se basant sur le prix d’achat d’un MWh pour l’EPR de Cardif soit environ 190 euro, on est proche du prix de revient d’un MWh EPR. Pour info un MWh de réacteur PER coute 95 euro maxi. Le PER reste très compétitif, c’est pour cela que les chinois abandonne la filière EPR


      • Ruut Ruut 16 juin 2015 17:37

        @Calva76
        le cout du stockage sur 4 milliards d’années ?
        chut....
        le cout des déménagements successifs et de reconstruction des lieux de stockage car fissure ou activité géologique exceptionnelle ou destruction cause guerre ou autre.


      • fred.foyn Le p’tit Charles 10 juin 2015 09:21

        +++++

        C’est devenu un très mauvais GAG..qui coûte cher..très cher..avec aux manettes des incompétents notoires aux salaires démesurés..Ce truc ne fonctionnera jamais...et nous devrons payé les pertes d’Aréva en plus.. ?
        Nous ne sommes même plus compétitif dans ce domaine...Du grand foutage de gueule de la part des politichiens-véreux.. ?

        • bourrico6 10 juin 2015 09:56

          @Le p’tit Charles

          La mafia, n’oublie pas la mafia voyons, celle nébuleuse complotiste dont tu parles si souvent, tu sais, le panier fourre tout ou tu balances tout ce qui te plait pas.
          Y en a c’est les gauchistes, toi c’est la mafia, chacun son fourre tout, c’est tellement pratique un fourre tout, chacun y voit ce qu’il désire.


        • olivier cabanel olivier cabanel 10 juin 2015 10:23

          @Le p’tit Charles
          oui, pour l’instant l’ardoise est salée ! 10 milliards...auxquels il faudra ajouter les milliards perdus pour l’epr de finlande... et peut etre des milliards de dédommagement pour les anglais, et les chinois, puisqu’un doute sérieux reste sur les cuves de ces epr construits par areva !

          je ne comprend pas l’entêtement hollandais !
          merci de ton commentaire.

        • soi même 10 juin 2015 13:29

          @Le p’tit Charles, l’artice est un grand foutage de gueule....


        • bourrico6 11 juin 2015 16:21

          @soi même

          Charles a tendance à apprécier tout et n’importe quoi il est la cible parfaite pour ce genre d’article fourre tout.


        • soi même 10 juin 2015 09:25

          Bonjour olivier, votre article , il veut dire quoi en définitif, que Flambyvile est mal bâtie, que la Curiethérapie va être un traitement de masse, que certain font joujou avec tous celas et d’autres se cache la tête sous le sable ?

          Bon j’aimerai que tu apporte des arguments plus sérieux, que tu fasses un véritable travail sur le sujet au lieux de nous laissez sur notre faim avec tes grains de maïs, l’africain neutropénie, et ta poule anémique.


          • Philippe Stephan Christian Deschamps 10 juin 2015 12:46
            Maurice fait le pari du mix énergétique

            les consommateurs seront aussi des producteurs.

            .

            Ce n’est qu’ainsi que les Smart cities pourront produire de manière compétitive financièrement leur propre énergie, se doter de Smart mini-grids modernes et sauront gérer leur énergie intelligemment. Il est évident qu’un régulateur doit compléter ce paysage énergétique avec un CEB revu complètement.

            http://www.businessmag.mu/article/khalil-elahee-maurice-besoin-dun-mix-energetique-coherent

            .sacrée mauricien une bonne longueur d’avance

            .


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 juin 2015 13:25

              @Christian Deschamps
              c’est une réalité incontournable, les consommateurs sont déjà pour beaucoup d’entre eux les producteurs, et la donne à déjà changé.

              les énergies propres sont déjà moins chères que celles proposées par les epr, et comme elles sont de moins en moins chères, la fracture va continuer de s’élargir.
              et tant mieux !!!
              ceci dit, tant qu’un gouvernement, celui ci, ou le précédent, n’aura pas compris qu’il est grand temps de tourner la page nucléaire, nous serons encore menacés.
              merci de votre commentaire.

            • Philippe Stephan Christian Deschamps 10 juin 2015 15:01

              @olivier cabanel
              .
              je n’aime pas la dépendance,les huissiers ; les sociétés géométrique
              les boites, les pyramides (pleine de Goa’uld ,et les barres d’immeuble . smiley


            • bernard bernard 14 juin 2015 22:48

              @olivier cabanel



              « ceci dit, tant qu’un gouvernement, celui ci, ou le précédent »

              Suis pas sûr que le précédent puisse tourner quoi que ce soit, n’existant plus et n’étant pas prêt de se reconstituer.
              Pour ce qui est de l’actuel, il ne fait que tourner en rond avec la folle du Poitou qui dit tout et n’importe quoi.

              Des charlots, tous.





            • olivier cabanel olivier cabanel 15 juin 2015 06:53

              @bernard
              d’accord bien sur...

              il faut quand même mètre au crédit de ségo la volonté d’interdire la vente du round up...
              attendons quand même le résultat final.
               smiley

            • Calva76 Calva76 15 juin 2015 12:05

              @olivier cabanel
              « il faut quand même mètre au crédit de ségo la volonté d’interdire la vente du round up... »
              En mètre-carrés () ou mètre-cubes (m3) parce que dans ce cas ce n’est pas du tout la même chose ! smiley

              Encore fâché avec les mesures le Cabanel... smiley


            • olivier cabanel olivier cabanel 15 juin 2015 13:20

              @olivier cabanel
              le lecteur me pardonnera ce mètre qui ne fait pas la distance, auquel il faut préférer mettre...certains que quelques donneurs de leçon n’hésiterons pas à s’engouffrer, à défaut d’autre chose.

               smiley
              on a les plaisirs qu’on peut.
               smiley

            • Gaston Lanhard 10 juin 2015 17:35

              La vérité sur les soupapes les délires de CABANELcommuniqué officiel de l’IRSN

              Note d’information relative à l’instruction technique du projet de réacteur EPR à Flamanville

               09/06/2015

              Dans un article publié le 8 juin 2015, Mediapart fait état d’ « un rapport confidentiel de l’IRSN […] sur les soupapes de sûreté de l’EPR de Flamanville  » et d’ « un autre rapport rendu en avril par l’IRSN à l’Autorité de sûreté […] sur les problèmes de fabrication du couvercle et du fond de la cuve du réacteur  ».


              L’IRSN examine la conception du réacteur EPR depuis de nombreuses années. L’instruction technique réalisée par l’IRSN se fait sur la base de dossiers transmis par EDF : ces dossiers donnent lieu à des échanges techniques entre l’IRSN, EDF, le concepteur AREVA et l’autorité de sûreté (ASN). Ces échanges ne sont pas publics. A la fin de son instruction, l’IRSN transmet à l’autorité de sûreté les conclusions de son expertise sous la forme d’un avis. Après le positionnement de l’autorité de sûreté, l’avis de l’IRSN peut faire l’objet d’une publication sur son site Internet. Dans le cadre de l’EPR de Flamanville 3, l’IRSN a déjà élaboré environ 150 avis sur de nombreux sujets (équipements, études d’accidents…).


              En 2014, l’IRSN a commencé l’examen de la conception des soupapes du pressuriseur de l’EPR : le pressuriseur a pour rôle de maintenir la pression voulue dans le circuit primaire et est équipé de trois soupapes afin d’assurer la protection contre les surpressions. L’examen réalisé par l’IRSN a notamment pour objectif de s’assurer de la capacité de ces soupapes à répondre aux exigences qui leur sont associées avec le haut niveau de fiabilité attendu de cet équipement de protection du circuit primaire (pression d’ouverture, pression de fermeture…). Dans ce cadre, l’IRSN a eu des réunions techniques avec l’exploitant et a assisté aux essais de qualification des soupapes réalisés en France. Ces essais ont notamment révélé un comportement non attendu du dispositif de pilotage des soupapes, notamment la non-ouverture à la pression prévue.


              Lors d’une réunion en février 2015, l’IRSN a présenté à l’ASN l’état d’avancement de son instruction, notamment l’analyse des risques de défaillance des soupapes et les résultats des essais de qualification en cours. Le rapport mentionné par Mediapart est en réalité un document de travail (« transparents »), élaboré dans le cadre de l’instruction pour la réunion précitée, qui fait le point sur les interrogations de l’IRSN à cette époque. L’instruction de la conception des soupapes du pressuriseur de l’EPR est toujours en cours et donne encore lieu à des échanges techniques avec l’exploitant. L’IRSN a prévu de transmettre à l’ASN les conclusions de son instruction à l’été 2015. Ces conclusions pourront comporter des recommandations d’actions complémentaires ou correctives.


              L’article mentionne également un « rapport […] sur les problèmes de fabrication du couvercle et du fond de la cuve du réacteur ». La citation provient d’un premier avis de l’IRSN transmis à l’ASN début avril 2015 : l’instruction sur le sujet va se poursuivre sur la base d’éléments complémentaires transmis par AREVA, qui nécessitent maintenant une analyse approfondie par l’IRSN, si nécessaire avec le concours d’experts externes.

              CQFD

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