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Les NTIC sans fil : un danger pour la santé ? (4 février 2009, condamnation BOUYGUES TELECOM au démontage d’une antenne relais)

Les dangers sanitaires potentiellement générés par les NTIC sans fil suscitent depuis des années de nombreuses polémiques. Récemment, le 4 février 2009, au nom du principe de précaution, la Cour d’Appel de Versailles a condamné BOUYGUES TELECOM au versement de dommages et intérêts ainsi qu’au démontage d’antennes relais installées dans la ville de Tassin-la-Demi-Lune. L’association Robin des Toits, située à Paris, milite depuis une dizaine d’années sur ce sujet sensible, non pas par phobie de la téléphonie mobile ou par inquiétudes démesurées mais sur la base de connaissances scientifiquement validées. Sa mission consiste donc à seconder et à fédérer des personnes ou des collectifs luttant pour la sécurité des populations exposées à ces NTIC sans fil. A ce titre, Melting-Actu se propose de retracer sous forme d’article les informations recueillies dans le cadre d’une émission radiophonique, à l’occasion d’une interview exclusive que nous avons menée avec Monsieur Marc Cendrier, Président de Robin des Toits.
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication sans fil (téléphones portables, Wi-fi, bluetooth, RFID, etc.) ont de plus en plus le vent en poupe et envahissent massivement les entreprises et les lieux publics. Elles constituent par ailleurs un outil de travail prépondérant dans toutes les formes d’organisation du travail pour une majorité de salariés. Pourtant leur utilisation ne reste pas sans danger pour la santé. En effet de nombreuses recherches scientifiques, appuyées par la plus grande enquête épidémiologique jamais réalisée jusqu’à ce jour et publiée dans la Une Bruxelloise du Soir (Etude INTERPHONE), confirment et attestent la présence de risques sanitaires dangereux et avérés, liés notamment à une surexposition massive aux ondes électromagnétiques.
 
Ainsi, la prolifération de toutes ces sources de rayonnement, encore dénommée « Electrosmog » dans les pays anglo-saxons, engendre aujourd’hui le développement de handicaps particulièrement invalidants et exclusifs comme l’hyper électrosensibilité dont les symptômes se manifestent sous la forme de migraines, nausées, acouphènes ou encore douleurs dans la nuque. Non reconnu en France, ce syndrome a pourtant fait l’objet de nombreuses mesures comme la résolution d’une directive européenne visant à abaisser les seuils d’exposition (3V/m alors que les seuils autorisés français, conformément au Décret Jospin, avoisinaient une fourchette de 41 à 61 V/m) ainsi que la mise en place d’un protocole de détection de cette pathologie. En outre, une étude dirigée par le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer) semble confirmer que l’utilisation massive des GSM pour une durée supérieure à dix ans pourrait bien être à l’origine de la multiplication de différentes formes de cancers, principalement quatre grands types (Gliomes, méningiomes, neurinomes de l’acoustique ou tumeurs de la glande parotide). C’est pourquoi, de nombreuses associations, dont la structure « Robin des Toits », ont décidé de réveiller les consciences et d’alarmer les pouvoirs publics avec suggestions concrètes à l’appui, sur un fléau qui ne cesse de s’amplifier - d’autant plus que des incidences sur les femmes enceintes ou porteurs de pacemaker ont également été détectées.
 
Selon la Constitution française, il est écrit à l’article 1er de la Charte de l’Environnement que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. » En ce sens, le gouvernement et les représentants de l’Etat ont déjà présenté, en réponse à ce problème de santé publique, un plan d’actions mais hélas inadapté à la situation actuelle. En conséquence, l’association Robin des Toits, tout comme le CORPS (Coordination pour une Obligation de Responsabilité Politique et Sociale) ont émis à leur tour un certain nombre de propositions peu onéreuses, efficaces et faciles à instaurer. On pourrait citer entre autres : la mise en place de nœuds de raccordements filaires, sans danger pour la santé, pouvant couvrir les zones d’ombres à haut débit et évoluer en fonction des progrès technologiques, la soumission des opérateurs à des règlements et obligations coercitives en matière de santé publique, le respect impératif du seuil d’exposition du public fixé à 0,6V/m, seuil maximal et indépassable et non moyen, l’interdiction formelle de la vente de portables à des enfants de moins de 14 ans, la reconnaissance de l’hyper électrosensibilité, la prise en charge des mesures de champs électromagnétiques par des organismes indépendants et non mandatés par les opérateurs eux-mêmes, l’affichage obligatoire du Débit d’Absorption Spécifique dans les points de vente de téléphones sans fil et mobiles, la vente unique de kits piétons filaires. A ces solutions s’ajoute par ailleurs, la possibilité et la nécessité de mener une large campagne d’information auprès de l’opinion publique à l’appui des fonds engagés dans une étude comparative sur les mesures prises par nos voisins européens quant aux valeurs limites d’exposition du public aux ondes radioélectriques.
 
Malheureusement, en dépit des alertes adressées à divers représentants des collectivités territoriales dans plusieurs courriers et lettres ouvertes (lettre de l’association Robin des Toits du 20 octobre 2008, courrier du CORPS du 16 septembre 2008, Lettre de Robin des Toits du 16 octobre 2008 adressée au Maire de Strasbourg), leurs revendications restent vaines et muettes. Les intérêts économiques et industriels sont, à priori, supérieurs à ceux des citoyens en terme de santé publique, alors que certains lobbies ont déjà mis le doigt sur des dysfonctionnements et des super gaspillages monstrueux et scandaleux quant à l’installation de ces nouveaux moyens de télécommunication dans les services publics. En l’occurrence, les collectivités font appel à des cabinets privés qui ne jurent que par les ondes hertziennes tandis que les installations filaires sont inoffensives sur le plan médical et largement moins coûteuses. Résultat : alors que 98 % de la France est déjà achalandée en Internet haut débit à fibres optiques, le département des Hauts de Seine a investi plus de 500 millions d’euros dans un projet d’installation de bornes Wi-fi. (Source : Robin des Toits)
 
Désormais, les associations en appellent à la responsabilité publique et pénale des élus, quant à l’application scrupuleuse du principe de précaution et n’hésitent plus dorénavant à se porter partie civile devant les tribunaux en se basant précisément le dernier rapport indépendant BIOINITIATIVE, confirmé et validé par l’Agence Européenne de l’Environnement. Ainsi le 4 février 2009, la Cour d’Appel de Versailles a confirmé le jugement du Tribunal de Nanterre et condamné la société BOUYGUES TELECOM au versement de dommages et intérêts pour trouble du voisinage devant la présence d’antennes à proximité des habitations ainsi qu’au retrait immédiat de ces installations.
 
Faut-il encore espérer maintenant que ce jugement suscite la promulgation et l’application d’une loi. Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET prévoit prochainement d’organiser une table ronde au sujet des antennes. La ville de Toulouse, tout comme d’autres villes de France prennent désormais les devants et s’inspirent de dispositifs espagnols conjuguant santé publique et technologies. A Paris, on espère la mise en place de zones « blanches ».

Conclusion, comme le disait Shakespeare, « quand le courage empiète sur la raison, il ronge le glaive avec lequel il combat. » Gageons que les efforts de Robin des Toits portent leurs fruits et se propagent dans tout l’hexagone !!!
 
Sandra WAGNER
Coordinatrice générale du journal www.melting-actu.com
 
 
Crédit photo Association des Nogentais (AdN)
 

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17 réactions à cet article    


  • JL JL 26 février 2009 18:09

    La politique tarifaire des opérateurs est en elle-même un double scandale : prix exhorbitants poussant à la surconsommation, et alignements de ces tarifs pénalisants pour les consommateurs (ce qui laisse supposer une entente entre eux).
     
    Nous avons donc affaire à une fausse concurrence qui aboutit à multiplier les antennes, et au bout du compte, s’il y a des problèmes de santé, il sera difficile d’accuser tel opérateur plutôt qu’un autre. Cette situation est intolérable. Les pouvoirs publics trahissent la population.


    • Stéfan Stéfan 26 février 2009 19:07

      Je suis désolé mais la moindre des choses quand on publie un article c’est de vérifier ce qu’on écrit.

      Vous écrivez : "alors que 98 % de la France est déjà achalandée en Internet haut débit à fibres optiques, le département des Hauts de Seine a investi plus de 500 millions d’euros dans un projet d’installation de bornes Wi-fi. (Source : Robin des Toits)"

      Il y a 3 erreurs grossières dans cette seule phrase.
      1. Le taux de couverture de 98% c’est du haut débit par ADSL et non par fibre optique. Passons sur cette 1ère erreur que l’on pourra qualifier d’erreur d’inattention.
      2. Le projet du conseil général des Hauts-de-Seine c’est essentiellement un projet de réseau très haut débit en fibre optique. Ce n’est pas un projet de réseau Wi-Fi.
      3. Le projet du conseil général des Hauts-de-Seine c’est
      422 millions donc 59 millions d’euros d’argent du conseil général (le reste étant financé par les opérateurs privés).

      A partir du moment où dans une seule phrase on trouve 3 erreurs aussi flagrantes, je ne vois pas comment on peut considérer cet article comme sérieux. 


      • San Kukai San Kukai 27 février 2009 11:36

         Il ne s’agit pas d’un article. Juste d’un billet promotionnel d’une ligne militante (sans préjuger de la validité de ses thèses par ailleurs). Un article permettrait de faire la part des choses à partir d’opinions et d’études objectives pouvant ouvrir sur des conclusions contradictoires et donc sur un débat public. On est ici dans le buzz, dans l’intox, pas dans l’information.


        • San Kukai San Kukai 27 février 2009 12:16

           La remarque de Stephan m’a fait chercher les « connaissances scientifiquement validées » dont parle l’article. Je n’y connais pas grand chose en ondes et en téléphonie, mais j’aime comprendre et me faire une opinion à partir des sources.

          Le sujet de l’article concerne le danger des antennes relais. Dans le premier paragraphe de l’article, l’auteur mentionne l’étude Interphone. Or, en cherchant succinctement, on découvre que l’objectif de l’étude Interphone est d’étudier s’il existe une relation entre l’usage du téléphone mobile et les tumeurs de la tête. Il ne s’agit donc pas dans cette étude de nocivité des antennes-relais.

          Par ailleurs, en cherchant un tout petit peu plus, on apprend que l’étude Interphone n’est pas achevée et que ses conclusions ne seront publiées qu’en 2009. Dire que cette étude a été publiée est donc infondé. Par ailleurs, selon l’Institut national du cancer, les résultats des études réalisées dans chaque pays ne peuvent être interprétés qu’à la lecture des résultats d’ensemble. Si l’on analyse dans le détail les travaux qui constituent l’étude Interphone :

          - Concernant l’étude israélienne : il n’y a pas, dans l’état actuel des connaissances, d’association prouvée entre le risque de développer une tumeur maligne et le téléphone portable.
          - Concernant l’étude française : la puissance de l’étude est limitée et l’intervalle de confiance ne permet de tirer aucune conclusion solide.

          - Concernant l’étude suédoise : ce travail n’apporte pas d’éléments nouveaux et souligne la nécessité d’avoir une durée de suivi supérieur pour obtenir des résultats solides.

          - Concernant l’étude britannique : les connaissances actuelles ne permettent donc pas de se faire une idée précise des éventuels effets nocifs que l’utilisation du téléphone portable pourrait provoquer.

          Et l’INC de conclure : aucune preuve scientifique ne permet aujourd’hui de démontrer que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque notable pour la santé, que ce soit pour les adultes ou pour les enfants. Le ministère souhaite toutefois que l’Organisation Mondiale de la Santé réalise rapidement une synthèse des résultats de l’ensemble du programme INTERPHONE afin d’en tirer des conclusions scientifiquement validées.
          Ce qui signifie logiquement qu’en l’absence de synthèse, les conclusions ne peuvent être scientifiquement validées.

          Voilà pour le premier paragraphe : les « connaissances scientifiquement validées » sur la nocivité des antennes relais concernent exclusivement les téléphones portables et, selon le ministère français de la Santé, ne seraient pas « scientifiquement validées ». Avant de me faire traiter de suppôt à la solde des entreprises de téléphonie et d’agent infiltré, je tiens juste à signaler que je suis technicien dans le domaine juridique et n’ai aucun préconçu ni aucune connaissance en matière scientifique, mais que je suis d’autre part un zététicien qui déteste prendre des vessies pour des lanternes et gober les lubies à la mode.


          • Ranjo 27 février 2009 22:54

            il y a des mondes paralleles celui des experts officiels et celui des hommes .


            essayez, quelques gros mots cle que les experts officiels n’ont jamais pensé a taper sur google c’est dur la maladie d’alzheimer !!!

             compatibilité électromagnétique, immunité aux champs electromagnetiques rayonnées, IEC60601-1-2, IEC 61000-4-3, CISPR22....

            dispositifs médicaux, lecteur de glycemie, thermometre electronique, tensiometre, electrostimulateurs etc..

            3V/m, 10V/m de 80Mhz a 2.5Ghz 1V/m de 30Mhz a 1Ghz

            12° de l’article le 32 du code des P et T, article 3 de la directive 1995/5/CE dite RTTE., 89/336/CEE , 2004/108/CE ,

            tout un univers avec loi normes cours methodes que vous n’auriez pas soupçonné car le risque n’existe pas avec l’information officielle, ca se passe sur la terre des milliers d’electroniciens travaillent a limiter ces risques pour tous leurs produits afin de respecter la loi mais il n’existe pas  au pays des bisounours ou vivent les experts officiels si le pollueur est puissant. .

            ces experts tu leur donne le sahara dans six mois il faudra leur fournir du sable ! (coluche un peu modifié)

            L213-1 code consommation et 223-1 du code penal pour confronter a leur actes.


          • San Kukai San Kukai 28 février 2009 19:15

             Merci pour ces normes (qui me semblent cependant incompréhensibles, désolé pour mon inculture…). Rien dans les éléments donnés ci-dessus ne ressemble néanmoins à une analyse épidémiologique. Or, il s’agit bien de faire la relation entre les ondes électromagnétiques et les symptômes dont se plaignent les personnes dites électrosensibles. S’il y avait une nuisance réelle (comme dans le cas de l’amiante, par exemple), celle-ci aurait été épluchée par plusieurs équipes et les conclusions seraient publiques. Or, il n’en est rien.

            Pour reprendre l’exemple de l’amiante, ses méfaits étaient connus dès l’Antiquité. Seule une volonté politique en France a refusé d’appliquer le principe de précaution en dépit des nombreuses études épidémiologiques disponibles. Mais concernant les ondes radio, ce n’est pas le cas. Les craintes sont (pour l’heure) basées sur des croyances, pas sur des faits.


          • San Kukai San Kukai 27 février 2009 13:26

             À la lecture du second paragraphe, j’ai voulu en savoir plus sur l’« électrosensibilité ». Selon l’auteur, les symptômes se manifestent sous la forme de migraines, nausées, acouphènes ou encore douleurs dans la nuque. Ayant déjà souffert de tels maux, je me demande à juste titre si je ne suis pas électrosensible. Que faire ?

            Je clique sur le premier lien proposé par Gougueule et je tombe sur ça. Pour près d’une soixantaine d’euros, je peux m’acheter une casquette « anti-rayonnement » ou un caleçon pour dix euros de moins (si je tiens plus à mes spermatozoïdes qu’à mes neurones). Cherchant à en savoir plus sur l’efficacité de tels produits, je tombe sur le blog d’une personne électrosensible qui affirme : dès que je mets la casquette, je ressens comme un relâchement, une détente aux niveau de mon cerveau, une sensation de légèreté. Une casquette contre les migraines qui a des effets probants… comment se fait-il qu’elle ne soit pas vendue en pharmacie ? Ne serait-ce pas là une nouvelle arnaque du style de celle de la Bague de Rê, qui avait valu quelques déboires à Danièle Gilbert ? (En écrivant tout cela, ça commence à me lancer un peu dans le crâne, au niveau du front, un peu au-dessus de mon œil gauche).

            A priori, je pressens une des ces arnaques à la crédulité qui depuis des temps immémoriaux font les choux gras des vendeurs de talismans énergétiques, colliers d’ambre, bracelets de cuivre et autres bagues magnétiques. Mais cela reste un a priori.


            Comment donc vérifier la relation entre les migraines, nausées, acouphènes, etc. avec les ondes électriques ? Sont-elles réellement la cause de mes troubles (troubles dont je deviens de plus en plus conscient au fur et à mesure que je m’en préoccupe) ? Comme j’aime bien la démarque scientifique bien faite, j’ai recherché les méta-analyses sur les études concernant l’électrosensibilité réalisées en double aveugle. Je suis tombé sur un travail de l’unité Mobile Phones Research, Division of Psychological Medicine, Institute of Psychiatry and Guy’s, King’s and St. Thomas’ School of Medicine du King’s College de Londres intitulé : « Electromagnetic Hypersensitivity : A Systematic Review of Provocation Studies ». Le protocole est relativement simple : les personnes se disant électrosensibles sont elles plus aptes que les autres à détecter les champs électromagnétiques que les personnes lambda, en aveugle et en double aveugle.

            Les résultats de cette méta-analyse, réalisée à partir d’une trentaine d’études, concluent à une incidence négative. Ils ne nient pas l’existence de symptômes, mais en aveugle, ne peuvent les relier à l’émission d’ondes. En clair, les personnes électrosensibles peuvent manifester des symptômes physiques, même indépendamment d’une émission électro-magnétique. La machine marche, ils ont des migraines ; et quand elle ne marche pas aussi. Mais parfois, quand la machine marche, ils n’ont pas de migraines ; idem quand elle ne marche pas… La corrélation n’est donc pas prouvée et la cause serait par conséquent à chercher ailleurs. Tiens, depuis quelques minutes, je n’ai plus mal à la tête.

            Autant pour l’électrosensibilité de l’article, qui me fait fichtrement penser au mauvais œil que l’on invoquait autrefois pour brûler les sorcières. Le mal était réel, mais la cause était identifiée de façon absurde.

            • San Kukai San Kukai 27 février 2009 13:48

               Toujours dans le second paragraphe, l’auteur dit qu’une étude dirigée par le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer) semble confirmer que l’utilisation massive des GSM pour une durée supérieure à dix ans pourrait bien être à l’origine de la multiplication de différentes formes de cancers, principalement quatre grands types (Gliomes, méningiomes, neurinomes de l’acoustique ou tumeurs de la glande parotide).

              À la recherche de ces éléments sur le site du Centre international de recherche sur le cancer, je tombe sur l’étude israélienne mentionnée dans un commentaire précédent, ou sur une présentation de l’étude Interphone.

              La phrase de l’auteur est mise au conditionnel (semblepourrait bien…) à juste titre. Le CIRC ne semble pas en effet proposer d’autre étude que celle d’Interphone… dont les conclusions ne sont pas encore publiées… Ici encore, il s’agit d’un buzz, les formes de cancer proposées énumérant les champs d’étude sur lesquels portent les travaux des organismes associés à l’étude Interphone et non les conclusions auxquelles elle serait arrivée.

              On assiste dans ce dernier cas à une confusion volontaire alarmiste qui n’a rien à voir avec une information.


              • San Kukai San Kukai 27 février 2009 14:07

                Les mesures préconisées par le troisième paragraphe semblent sensées, dès lors qu’on identifie une nocivité des ondes sur la santé. Or, nous avons vu plus haut que la méta-étude anglaise concluait à l’absence de corrélation entre les champs magnétiques et les symptômes invoqués.

                Il demeure qu’il y aurait des incertitudes quant à l’innocuité des portables utilisés de façon intensive. À ce sujet, il est de plus en plus souvent recommandé d’utiliser des kits main libre afin d’éloigner le mobile de la tête. Cette mesure de précaution se fonde notamment sur les premiers résultats de l’étude Interphone et nous ne pouvons que la suivre. L’Institut national du cancer propose certaines précautions, tout en précisant que : en l’état actuel des connaissances, la communauté scientifique n’a pas établi un lien entre l’utilisation de téléphones portables et un risque accru de cancer

                Mais tout ceci n’a aucun rapport avec les antennes relais, puisque les risques possibles concernent les téléphones mobiles. Sur quelle étude scientifique se base donc l’auteur pour demander la diminution de la puissance d’émission des antennes relais ? Interphone… qui ne concerne pas les antennes-relais. On a donc tout un train de mesures proposées par le troisième paragraphe, sans que rien ne vienne les justifier scientifiquement… Je veux bien argumenter en faveur du principe de précaution, mais que l’on donne au moins une piste sérieuse justifiant sa mise en œuvre.


                • San Kukai San Kukai 27 février 2009 14:21

                  Dans le quatrième paragraphe, l’auteur écrit que les collectivités font appel à des cabinets privés qui ne jurent que par les ondes hertziennes tandis que les installations filaires sont inoffensives sur le plan médical et largement moins coûteuses. Or, de façon purement dialectique, dès lors que l’on oppose les ondes au fil en disant que ce dernier est inoffensif sur le plan médical — il faut comprendre ici inoffensif pour la santé, le domaine médical concernant les soignants, mais bref… — on en déduit que les ondes sont nocives pour la santé… Quand les artifices de discours viennent au secours de l’absence d’approche scientifique, ça donne une affirmation fondée sur du vide, qui bernera cependant de nombreux lecteurs inattentifs.


                  • Néwick 27 février 2009 15:56

                    @ San Kukai :
                    J’avais commencé à faire comme vous, en allant voir notamment les résultats de l’étude Interphone (ici) mais vous avez très bien dit ce que j’ai pu retrouver. Merci de cette contribution !


                    • San Kukai San Kukai 27 février 2009 16:39

                       Merci pour ce témoignage. Du coup, j’ai écrit un article critique de celui-ci à partir des réactions ci-dessus. Il est en lecture chez les rédacteurs.


                    • Denis Lebioda 28 février 2009 10:37

                      Bonjour

                      Nier la réalité des maladies causées par les ondes électromagnétiques est une bien lourde responsabilité que prennent certains. Mais peut-être est-ce seulement par ignorance.

                      Je les invite donc à prendre connaissance des travaux des nombreux scientifiques et médecins qui travaillent sur ce sujet. 

                      Voir par exemple les travaux de l’Artac et du Professeur Belpomme :
                      http://www.contaminations-chimiques.info/?2009/02/27/563-intolerance-aux-champs-electromagnetiques-un-point-sur-les-recherches-de-lartac

                      Bien cordialement
                      Denis Lebioda


                      • San Kukai San Kukai 28 février 2009 19:08

                         Merci pour ce lien. Cependant, à la lecture de cette page, le professeur Lebiola n’apporte aucune preuve de causalité entre les ondes électromagnétiques et les symptômes qu’il a analysés. Il écrit lui-même qu’il attribue ces désordres pathologiques aux champs magnétiques en l’absence d’une autre pathologie explicative des symptômes.

                        Il écrit un peu plus loin : des tests de provocation vont être effectués : des malades seront soumis à des champs électromagnétiques afin de mesurer les réponses induites au niveau cérébral. Ce qui signifie que ces travaux n’ont pas encore eu lieu et que l’attribution des troubles aux ondes radio sont fondées sur une supposition en l’absence d’une autre pathologie.

                        On peut d’ores et déjà prévoir les conclusions de l’étude du professeur Montagné, une méta-étude (citée ci-dessus) ayant conclu à une absence de relation entre les champs électromagnétiques et les symptômes dont se plaignaient les personnes qui se disaient électrosensibles.

                        En l’absence de preuve (méta-étude d’un protocole en double aveugle), il est impossible de conclure à la nuisance des antennes relais.


                      • San Kukai San Kukai 28 février 2009 23:49

                         Ayant cherché quelques renseignements sur le professeur Belpomme, je suis tombé sur un article de Libération daté du 8 novembre 2007. Dans cet article, on explique que le professeur Belpomme, auditionné par la Commission des Affaires économiques à l’Assemblée nationale, a reconnu que son rapport annonçant une catastrophe sanitaire aux Antilles contenait de nombreuses erreurs et ne pouvait par conséquent être utilisé par les instances de l’État pour mener une politique préventive ou/et curative.

                        L’article conclut de la façon suivante :
                        La Commission va continuer ses auditions pour faire la lumière sur cette controverse. L’audition du Professeur Belpomme a néanmoins laissé un profond sentiment de malaise, devant ce qui ressemble pour le moins à un manque de rigueur impardonnable pour un scientifique, sur des sujets aussi délicats et anxiogènes pour les populations concernées

                        Cette information est relayée sous une autre forme par le magazine Agriculture & Environnement. Elle l’est aussi sur le site du Premier ministre.

                        Sans vouloir présumer de ses conclusions sur les ondes électriques, on peut peut-être émettre quelques réserves par rapport au jugement cette personne, qui semble coutumière des déclarations alarmiste. Quoi qu’il en soit, seule une compilation d’études randomisées en double aveugle serait recevable d’un point de vue épidémiologique et non les conclusions d’un seul chercheur, aussi réputé soit-il.


                      • Sandra Melting Actu Sandra Melting Actu 1er mars 2009 19:06

                        Bonjour,

                        Au vu des commentaires avancés, j’aimerais préciser svp certaines choses. D’abord, Melting actu a choisi volontairement de placer cet article sur Agoravox dans le but de susciter un vrai débat, une vraie polémique puisque c’est l’objectif du journal Agoravox. Les contradictions sont recherchées et donc les bienvenues donc merci à ceux qui ont répondu !!!

                        Les propos cités dans l’article, comme vous auriez du le lire dans le chapeau introductif, sont issus d’une interview avec l’association Robin des Toits. Bien sûr nous nous sommes servis de multiples sources, mais tout reste encore à faire. Pour l’instant c’est ce que nous avons sous la main...ET J’AI BIEN PRECISE POUR L’INSTANT !!!!!

                        Nous n’avons pas, en tant que journalistes, pour objectif de faire volontairement du buzz ou l’intox pour cette association, d’autant plus que nous travaillons sur un dossier contenant même des avis contraires issus de l’AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles), et des collectivités territoriales. Nous sommes sur le point de réceptionner d’autres informations contradictoires avec les propos de Robin des Toits. Nous sommes donc sur le qui vive et nous ne manquerons pas par la suite de publier les autres articles.
                        D’ailleurs, effectivement, je confirme que pour les Hauts de Seine, la source de Robin des Toits est une erreur, nous avons vérifié : les fonds privés sont de 422 millions d’euros pour un investissement du Conseil Général des Hauts de Seine de 59 millions d’euros. Une personne des Hauts de Seine doit encore nous contacter pour confirmer la donnée. Ceci dit sur internet nous avons déjà plusieurs sources en notre possession qui confirment cette information. Il s’agit par ailleurs effectivement d’installations à fibres optiques et non du Wi Fi.

                        Donc toutes nos excuses pour cette erreur.


                        Aussi, nos recherches ne sont donc pas bouclées définitivement et nous sommes ouverts à tous types de sources cherchant soit à infirmer soit à confirmer. Merci donc pour vos contributions que vous aviez bien voulu afficher dans vos commentaires : nous ne manquerons pas en ce sens de les étudier.

                        L’étude INTERPHONE est une étude parmi d’autres, elle concerne certes les téléphones mobiles. Mais en attendant, ceux qui se focalisent sur les antennes relais uniquement, ont tort et faux dès le départ, si vous regardiez le titre de l’article vous vous seriez aperçus qu’il s’agit des NTIC sans fil et non uniquement de BOUYGUES TELECOM et de son jugement !!!!

                        Sur ce excellente soirée à vous et au plaisir de vous lire à nouveau !


                        • San Kukai San Kukai 1er mars 2009 20:45

                           Merci pour ces précisions qui semblaient indispensables. En tant que lecteur, on aurait pu apprécier qu’ils figurassent dans l’article plutôt que dans un commentaire. Votre article tel quel est en effet particulièrement orienté et ne permet de prendre aucun recul par rapport à la position d’une association militante.

                          Uniquement pour polémiquer :

                          Concernant le titre
                          Vous écrivez : ceux qui se focalisent sur les antennes relais uniquement, ont tort et faux dès le départ, si vous regardiez le titre de l’article vous vous seriez aperçus qu’il s’agit des NTIC sans fil et non uniquement de BOUYGUES TELECOM et de son jugement !!!! 

                          D’abord, je suis francophone et non syglophone. J’ignore par conséquent ce que signifie NTIC et me concentre sur ce que je comprends dans le titre (je vous cite) : 4 février 2009, condamnation BOUYGUES TELECOM au démontage d’une antenne relais. Il s’agit donc bien de la condamnation de Bouygues Tel. Cette approche est d’ailleurs confirmée par l’introduction en gras de votre article (seconde phrase) : Récemment, le 4 février 2009, au nom du principe de précaution, la Cour d’Appel de Versailles a condamné BOUYGUES TELECOM au versement de dommages et intérêts ainsi qu’au démontage d’antennes relais installées dans la ville de Tassin-la-Demi-Lune. La troisième phrase, enfin, introduit Robin des Toits ; le lecteur se dit donc qu’il s’agit bien d’antennes sur les toits.

                          Concernant le corps de l’article
                          Il paraît donc à la lecture des commentaires, dont le vôtre, que vous n’avez pas vérifié les propos tenus par votre interlocuteur, ni la teneur scientifique de ses affirmations. Or, n’importe quel zozo (la preuve ci-dessus) peut en trois clics avoir accès aux sources. Ces sources sont en outre bienvenues sur internet en général et sur AgoraVox en particulier, la disposition de liens hypertextes étant relativement aisés à mettre en œuvre. On attendrait en effet d’un article qu’il porte un jugement critique sur les propos de la personne interviewée afin d’aider le lecteur à ce faire une opinion. À défaut, il ne s’agit pas d’un article, mais d’un compte-rendu ou d’un verbatim. Ce n’est en aucun cas un travail d’investigation journalistique.

                          De surcroît, vous ne prenez aucune précaution quant aux affirmations de votre interlocuteur. Quand vous écrivez que les propos de Robin des Toits sont faits sur la base de connaissances scientifiquement validées, on suppose que c’est vrai parce que vous l’avez vérifié. Si ce n’est pas le cas, vous devriez écrire : selon les dires de Robin des Toits. Or, ce n’est pas le cas ET vous ne l’avez pas vérifié. Votre crédibilité journalistique est donc particulièrement mise à mal.

                          Concernant la conclusion
                          Vous citez Shakespeare : quand le courage empiète sur la raison, il ronge le glaive avec lequel il combat. Vous êtes ici dans le vrai. Le courage des Robins prend le pas sur la raison et sur la démarche scientifique au point de la nier, invalidant les arguments qu’il emploie par leur mauvais usage. C’est particulièrement dommage que le combat est probablement juste au départ : vouloir informer la population de risques industriels potentiels. Mais les moyens qu’ils emploient et les arguments qu’ils développent peuvent être invalidés par le premier venu (la preuve ci-dessus), ce qui devient gênant pour une association qui se réclame d’une approche scientifique.

                          Vous concluez par : Gageons que les efforts de Robin des Toits portent leurs fruits et se propagent dans tout l’hexagone !!! Les trois points d’exclamation prêtent à sourire et le ton de cette phrase, totalement partiale, va totalement à l’encontre du B.A. BA enseigné dans les écoles de journalisme. Enfin, elle est loin de laisser supposer un article impartial pouvant présenter des thèses opposées à celles que vous exposez précédemment.

                          Dans l’attente de votre prochain article qui, je l’espère, présentera les faits sous un jour critique et contradictoire. 

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