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Accueil du site > Actualités > Technologies > Les ravages du postulat anti-relativiste sur l’enseignement de la (...)

Les ravages du postulat anti-relativiste sur l’enseignement de la quantique

Curieux  :

- Je viens de lire dans Agoravox que la Relativité c'est fini, qu'ils ne vont pas tarder à trouver vachement mieux. Bigre ! Ont-ils arraché les dents au diable ? Sur Usenet, vous avez aussi les pseudonymes « Richard Hachel » et « Pentcho Valev » qui jurent qu'ils ont révolutionné tout ça, et qu'Albert Einstein n'était qu'un zimbécile… Quelques précisions ?

 

Z'Yeux Ouverts :

- Fin 17e siècle, Isaac Newton avait toutes les excuses pour s’imaginer qu’un temps absolu, celui de son dieu, ça existait. Il s’imaginait de même qu’il existait un espace et un repère d’espace absolu, toujours celui de son dieu à lui qu’il avait. Trois cents trente ans plus tard, nous n’avons plus aucune de ces excuses. Nous avons quarante-dix-sept-plus-onze preuves que d'un endroit à l'autre, d'une particule à l'autre, les écoulements du temps diffèrent, et que les possibilités de mesurer l'espace diffèrent de même.

 

Curieux  :

- Dans ces conditions, avec des preuves partout, la Relativité ne peut être que parfaitement intégrée à la microphysique ! Dame, en cent dix ans !

 

Z'Yeux Ouverts :

- Justement non, ça n'est toujours pas intégré. Un gros empêchement théorique est le postulat corpusculariste maintenu envers et contre tous les faits expérimentaux. J'ai très longtemps sous-estimé l'autre gros empêchement : pour de bon, leur temps du dieu d'Isaac Newton, divin paramètre ubiquitaire, ils y croient toujours, tous les héritiers de la secte Göttingen-København, et ainsi empêtrés de leur postulat anti-relativiste depuis octante huit ans, depuis 1927, ils persistent à se prendre les pieds dans la barbe, sont obligé de faire intervenir de magiques « collapses » dont ils ne fourniront jamais la physique. Le dernier article de Roland Omnès persiste à faire appel à ses mystérieux collapses, dont les mystères lui résistent autant que la sainte trinité demeurait incompréhensible (et pour cause…) à Aurelius Augustinus, évêque d'Hippone (354-430) : Scheme of a Derivation of Collapse from Quantum Dynamics. En pdf : 1601.01214.pdf à l'adresse http://arxiv.org/abs/1601.01214

Je passe charitablement sur les empêchements tribaux, territoriaux, rhétoriques, voire criminels, dont le harceleur Marmotte est un parfait représentant.

 

Commençons par l'expérience de Pound et Rebka, en 1959 à Harvard.

https://en.wikipedia.org/wiki/Pound%E2%80%93Rebka_experiment

Vous pouvez accéder à la publication originale par le lien suivant : http://journals.aps.org/prl/pdf/10.1103/PhysRevLett.3.439

Ce qu'il fallait mettre en évidence est gh/c2 = 2.5×10−15 .

Expériences plus récentes et plus précises par Pound et Snider :

http://journals.aps.org/prl/abstract/10.1103/PhysRevLett.13.539

Vous trouverez aussi un cours fort complet sur la relativité générale impliquée, au lien :

luth2.obspm.fr/IHP06/lectures/mester-vinet/IHP-2GravRedshift.pdf

 

Professeur Castel-Tenant  :

- L'expérience n'a été possible que grâce à la finesse exceptionnelle de la raie gamma, émise ou absorbée par le noyau du fer 57, découverte par Rudolf Mössbauer (à l'époque ce fut sur l'Iridium 191) : demi-largeur relative de 3.10-13. Si dans une B.U. vous pouvez accéder au cours de Chpolski sur la physique atomique, tome 1, pages 381-391, ou § 129 et 130, vous trouverez là aussi un excellent exposé, en français. Ils commencent par exposer l'utilisation de la raie Hβ de l'hydrogène pour vérifier l'effet Doppler du second ordre relativiste, puis ils présentent les contraintes expérimentales, notamment thermostater l'émetteur et l'absorbeur, pour la raie à 14,4 keV du 57Fe.

Les Éditions Mir ont disparu en même temps que l'URSS et la plus grande partie de leurs ouvrages sont désormais introuvables. Springer Verlag a racheté le fonds Mir pour une bouchée de pain, réédite certains succès de librairie pour beaucoup plus cher, et en broché seulement, et a laissé le reste à la critique rongeuse des souris. Ce qui les intéressait était d'éliminer un concurrent.

 

Z'Yeux Ouverts :

- Dans cette expérience réalisée à Harvard en 1959, ce qui était mesuré là est l'effet de la différence de potentiel de gravité, sur une hauteur de 21 m, sur l'écoulement du temps, donc la fréquence de résonance du 57Fe. Ce qu'il fallait mettre en évidence est gh/c2 = 2.5×10−15 .

La différence d'altitude - très petite devant le rayon terrestre - multipliée par la gravité moyenne à cette altitude donne une différence de potentiel de gravitation, que nous notons \Delta\phi Δφ. D'où la nouvelle fréquence Mössbauer : \nu' = \nu(1 + Δφ/c²). Les expérimentateurs montèrent la source de γ au centre du cône d'un haut-parleur (un gros boomer comme en fabriquait Altec Lansing à cette époque), alimenté en basse fréquence. Il suffisait de repérer la phase à laquelle l'absorption par un filtre en 57Fe se produisait devant le détecteur, pour en déduire la vitesse qui par effet Doppler-Fizeau compensait exactement l'effet du potentiel gravitationnel. L'expérience a été faite dans les deux sens, du haut vers le bas de la tour du laboratoire de physique, et du bas vers le haut. Déjà très convaincante, cette vérification des équations de la Relativité Générale a encore été améliorée depuis, en 1964 par Pound et Snider. De nombreuses mesures ont été faites aussi en embarquant une horloge atomique sur un avion civil pour de grands parcours, qui ont pleinement confirmé la justesse des corrections prédites par la Relativité restreinte (vitesse) et par la relativité générale (altitude). Certes ce sont de très petites différences, qui ont demandé des moyens métrologiques de grande précision, alors qu'un scénario de fusée intersidérale à des vitesses relativistes nécessaires à la réalisation du paradoxe des jumeaux de Langevin (qui plaît tant à des foules de kranks), nécessite un stock de propergols irréalisable, impossible à réunir sur Terre ; du reste la construction de la fusée gigantesque est aussi du domaine de la fiction. On a de nombreuses confirmations que les lois relativistes qui servirent à Langevin, sont très bien vérifiées, sur des cas accessibles et réels. Les expériences de Pound et Rebka, puis de Pound et Snider en 1964 ont été amplement précisées par un maser à hydrogène à la précision de 10−4 de la différence relativiste à vérifier.

 

Curieux  :

- Je résume ce que je comprends : Il suffit d'une différence d'altitude de 21 m, à la surface de la Terre, pour que la différence de l'écoulement du temps soit mesurable ! Mais alors cela implique qu'entre les différentes molécules d'un gaz, qui s'agitent les unes par rapport aux autres à une vitesse du même ordre de grandeur que la vitesse du son, elles ont toutes une "notion du temps" différente et incompatible aux autres ? C'est donc la conséquence implacable de l'effet Doppler-Fizeau, pourtant établi au 19e siècle ? C'est bien la première fois qu'on attire mon attention là dessus.

 

Professeur Castel-Tenant  :

- C'est bien pourquoi les raies caractéristiques d'un gaz sont élargies par l'agitation thermique, aussi bien en absorption qu'en émission. On peut utiliser ces largeurs de raies pour estimer la température d'un gaz, à des distances astronomiques.

 

Z'Yeux Ouverts :

- L'application à la microphysique n'est pas moins surprenante, aux yeux du plus grand nombre. Nous avons vu plus haut les différences d'énergie d'un électron (ou de son atome ou de sa molécule aussi bien) selon qu'il occupe son état de base qui lui soit accessible (c'est à dire non déjà occupé par un électron plus lié), ou un état dit "excité". D'où résulte une divergence dans les temps propres de ces électrons, prédite par la Relativité.

 

Curieux :

- Mais alors, si je vais jusqu'au bout de vos affirmations, cela implique que pour l'électron le plus lié, le temps s'écoule moins vite que pour l'électron dans un état moins lié, et encore moins par rapport à l'électron libre, et encore moins que pour un électron accéléré ?

 

Z'Yeux Ouverts :

- C'est parfait, vous avez assimilé le message. Et la différence de fréquences entre ces états est exactement la fréquence emportée par le photon sortant, ou apportée par le photon entrant. C'était déjà décrit par Erwin Schrödinger en 1926, dans son article envoyé en septembre à la Physical Review, sauf que dans sa malchance distraite, Schrödinger avait oublié de revenir dans le cadre relativiste pour cette fin d'article, et qu'en conséquence les fréquences initiale et finale de l'électron émetteur étaient fort loin des fréquences brogliennes réelles, et étaient dépourvues de tout sens physique. Cela a suffi pour que cette partie de son travail soit universellement oubliée, au lieu d'être promptement corrigée.

 

Professeur Castel-Tenant  :

- Ces lacunes et malchances dans le travail de Schrödinger sur l'équation d'onde de l'électron ont été corrigées deux ans plus tard, en 1928 par Paul Adrien Maurice Dirac (1902-1984). "The Quantum Theory of the Electron" , http://www.math.ucsd.edu/ nwallach/Dirac1928.pdf ou https://www.jstor.org/stable/94981

Dirac connaissait déjà une première solution relativiste, celle connue sous le nom de Klein-Gordon, déjà écrite par Schrödinger mais abandonnée en cours de route, et la trouvait mauvaise pour l'électron ; depuis nous savons qu'elle convient pour des particules sans spin, telles que les pions. Dirac prit la décision de ne plus avoir d'équation quadratique, mais entièrement du premier degré.

Toutefois la difficulté mathématique fit un grand bond en avant : les coefficients de Dirac α et β sont des matrices carrées 4 x 4, et l'on a facilement de la misère à les interpréter, quelle que soit la variante adoptée.
Les p_1, p_2 et p_3 sont les coordonnées de l'impulsion, ou quantité de mouvement, en tant qu'opérateurs. m est la masse au repos. Désormais la fonction ψ a quatre composantes, on la qualifie de bispineur. Les matrices α et β sont hermitiennes et leur carré est la matrice unité.
α2 = β2 = I4

De plus elles anticommutent (i et j distincts) :
αi αj + αj αi = 0

αi β + β αi = 0

Elles sont des représentants d'une algèbre de Clifford, créée en 1878 par William Kingdon Clifford (1848-1879).

 

Z'Yeux Ouverts :

- La première surprise venant de cette invention mathématique par Dirac, fut que le spin de l'électron en était une conséquence naturelle. La seconde surprise vint en 1930 et 1932 par Erwin Schrödinger, qui prouva qu'il en découlait une Zitterbewegung ou en français un « Tremblement de Schrödinger » :

La vitesse instantanée d'un électron libre est toujours alternativement c et -c, comptée sur l'axe du déplacement.

La fréquence de cette alternance est le double de la fréquence broglienne, soit 2 mc²/h. Mais le partage entre chaque partie d'alternance dépend de la vitesse de groupe.

L'amplitude de déplacement de cette alternance semble bien être h/mc, ce qui nous laisse avec des problèmes d'interprétation encore douteuse.

Enfin Schrödinger prouva que l'équidistance spatiale Dirac-Schrödinger est celle qui ramène la dispersion de Compton électron-photon exactement à la loi de Bragg. Je l'ai redécouvert en 2011, car le monde entier ignore tout de cette découverte d'Erwin Schrödinger ; seule la conférence Nobel de Dirac en 1933 la mentionne ; silence radio forcené partout ailleurs. http://www.deonto-ethics.org/quantic/index.php?title=Calcul_diffusion_Compton_et_Zitterbewegung

 

Curieux :

- Et avec une application numérique, qu'on ait une idée claire des ordres de grandeur ?

 

Z'Yeux Ouverts :

- Je crains que vous ne regrettiez votre demande, car mathématiquement, ça va devenir plus trapu, et de nombreux lecteurs auront intérêt à sauter directement au chapitre suivant.

 


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71 réactions à cet article    


  • amiaplacidus amiaplacidus 10 mars 13:09

    Maintenant qu’Agoravox publie des articles de physique fondamentale, les revues scientifiques, telles que « Nature » ou « Journal of physics » doivent s’accrocher si elles veulent rester dans la course.
    .
    Sans compter l’effet sur le CV : j’imagine l’un de nos auteurs favori dire :« j’ai publié 15-20 articles sur Agoravox ». C’est la gloire assurée, le Nobel pratiquement certain.


    • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 14:46

      @amiaplacidus
      On notera avec intérêt les interventions de Bernard Chaverondier, là : http://www.hilpers.fr/113539-livre-sur-mecanique-quantique/2 à partir du 1er janvier 2008.


    • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 16:59

      @amiaplacidus. As-tu procédé au recensement des articles du Cabanel et du Gué sur Avox, pour leur nomination au prix Ignobel ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 04:46

      @JC_Lavau. Distinguer la physique des mathématiques.

      Il est à signaler sur le fil voisin, du 1er janvier 2008, https://groups.google.com/forum/?hl=fr# !search/%22Re$3A$20question$20sur$20le$20spin%22$20/fr.sci.physique/ny82VjJVqvg/16rJg6Na9NoJ on pourrait croire que Michel Talon répond à la question posée « Qu’est-ce que le spin ? », or non, il répond à un sous ensemble mathématique de la question, soit « Qu’est-ce qu’un spineur ? ». Or le spin, grandeur physique a en outre des propriétés dimensionnelles que le spineur des matheux n’a pas.


    • Pentcho Valev 10 mars 13:20

      L’expérience de Pound-Rebka a confirmé la variation de la vitesse de la lumière (dans un champ de gravitation) prédite par la théorie de l’émission de Newton : 

      http://www.einstein-online.info/spotlights/redshift_white_dwarfs 
       Albert Einstein Institute : « One of the three classical tests for general relativity is the gravitational redshift of light or other forms of electromagnetic radiation. However, in contrast to the other two tests - the gravitational deflection of light and the relativistic perihelion shift -, you do not need general relativity to derive the correct prediction for the gravitational redshift. A combination of Newtonian gravity, a particle theory of light, and the weak equivalence principle (gravitating mass equals inertial mass) suffices. (...) The gravitational redshift was first measured on earth in 1960-65 by Pound, Rebka, and Snider at Harvard University... » 

      http://courses.physics.illinois.edu/phys419/sp2013/Lectures/l13.pdf 
       University of Illinois at Urbana-Champaign : « Consider a falling object. ITS SPEED INCREASES AS IT IS FALLING. Hence, if we were to associate a frequency with that object the frequency should increase accordingly as it falls to earth. Because of the equivalence between gravitational and inertial mass, WE SHOULD OBSERVE THE SAME EFFECT FOR LIGHT. So lets shine a light beam from the top of a very tall building. If we can measure the frequency shift as the light beam descends the building, we should be able to discern how gravity affects a falling light beam. This was done by Pound and Rebka in 1960. They shone a light from the top of the Jefferson tower at Harvard and measured the frequency shift. The frequency shift was tiny but in agreement with the theoretical prediction. » 

      Pentcho Valev


      • sarcastelle 10 mars 14:44

        @Pentcho Valev

        .
        Donc la vitesse de la lumière tombe à zéro à la distance maximum d’observation optique d’un trou noir de Michell ? 

      • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 14:55

        @sarcastelle.
        Cela fait une dizaine d’années que le yaourt bulgare masqué engorge les forums et fait fuir les derniers participants aux forums scientifiques de Usenet. Par son absence totale de police locale, Usenet a les propriétés d’une passoire Shadok du troisième genre : garder l’eau sale, et laisser filer les pâtes.

        On en a eu un qui devenait de plus en plus menaçant à mesure que son délire nous faisait rigoler : il voulait à toute force que le coran contienne la vitesse de la lumière, avec neuf décimales exactes.
        http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,527.0.html
        http://groups.google.com/group/fr.sci.astrophysique/browse_thread/thread/3b bd6b236cb0b766?hl=fr


      • Victorin (---.---.130.65) 10 mars 13:51

        Merci à l’auteur de confirmer d’une manière éclatante que l’écoulement du temps est contingent du mieux et de l’altitude.

        J’avais de manière empirique déjà remarquer que :

        • au boulot la journée se traine désespérément ;
        • au bar d’altitude, ben pas du tout.

        • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 14:38

          @Victorin. Je prédis que tu seras moins faraud concernant les bienfaits de l’altitude, quand surpris par le mauvais temps, tu devras bivouaquer debout dans la paroi, à attendre que l’orage cesse et le jour revienne, afin de voir où tu peux poser tes pieds.


        • sarcastelle 10 mars 14:46

          @JC_Lavau
          .

          Ou quand les pompes dans un cunimb auront entraîné son parapente à dix mille mètres ! (voir en ce moment sur Agoravox.tv)

        • Victorin (---.---.130.65) 10 mars 15:39

          @JC_Lavau

          « La vie n’est qu’un théâtre et chacun y joue son rôle »

          Bien à vous.


        • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 03:39

          @Victorin
          Je ne suis pas sûr que Victorin ait laissé un interstice non déconnant dans son message d’hier.
          Je vais tenter de faire semblant de croire qu’il y en ait un...
          Au cours de la journée, son métabolisme change plusieurs fois, son pouls et sa respiration changent, sa vigilance change énormément.
          Si Victorin avait été plus vigilant, il aurait remarqué qu’avec les résonances Mössbauer, on met en évidence des variations de fréquence de l’ordre du millionième de milliardième. Ce qui est incommensurable avec ce que peuvent apprécier ses sens et encore moins son humeur fantasque.


        • Rmanal 10 mars 14:59

          Aujourd’hui le modèle que donne les hommes « influents », politiques, artistes, journalistes, est que tout le monde peut dire et affirmer n’importe quoi, sans passer pour un con fini. Les plus stupides sont même encensés (cf Nabila).
          Le modèle pour les jeunes est donc le même : tout le monde pense qu’il détient la vérité, qu’il est plus intelligent, plus beau, etc que les autres. Conséquences : des imbéciles viennent de partout déverser leurs paroles « universelles » sans qu’aucune censure, sous forme de rappel à la raison, n’intervienne.
          Le XXI è sera le siècle des crétins, et de son corolaire les religions.


          • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 03:29

            @Rmanal. Je t’encourage à donner de la clarté à ton discours : donne à savoir à tes lecteurs de quoi tu parles, de qui tu parles, quel souhait au juste tu formes sur qui devrait faire quoi au lieu de quoi, pour que tu sois plus mieux satisfait, ou moins insatisfait. N’oublie pas de préciser quels services tu es prêt à rendre à ton prochain, pour l’équité.


          • sarcastelle 10 mars 15:01

            Ah, les éditions Mir ! Mir et MZ, mes deux fournisseurs favoris du temps où tel le capitaliste assez bête pour vendre à l’URSS la corde qui servira à le pendre, je lisais et roulais pour deux balles en alimentant en devises occidentales les patries des travailleurs. 


            J’étais tellement avare qu’après avoir repéré à la Librairie du Globe les titres intéressants, j’allais encore les chercher en occasion chez Gibert. 

            Il y avait trois niveaux. Tout en bas la collection « sciences pour tous » avec autant d’éducation socialiste que de science ; au milieu la collection des gros pavés noirs à jaquette orange, niveau bac/premier cycle, avec un peu de socialisme, sans plus ; et au sommet des brochés de haut vol malaisément accessibles, avec pas du tout de socialisme dedans. 






            • amiaplacidus amiaplacidus 10 mars 15:42

              @sarcastelle

              Je me souviens, lors de mes jeunes années, que les livres scientifiques en français, publiés à Moscou, étaient d’un prix ridiculement bas, à peu près 5 fois moins chers que l’équivalent publié chez Dunod. Et quand je dis équivalent, je dois dire souvent bien supérieures quant à la qualité pédagogique.

              Pour confirmer, je viens d’aller rechercher, au fond de ma bibliothèque, l’immémorable « Calcul différentiel et intégral » par N. Piskounov. J’avais dû le payer à l’époque ( 1965), l’équivalent de 15-20 €. En un peu plus de 850 pages, avec de nombreux exercices. on parcourait une grande partie de l’analyse.
              Ce fut un compagnon constant de mes 2 premières années d’études supérieures.

              Bon, de l’autre côté, il y avait les éditions US « Schaum » en anglais, pas chères également, mais, approche moins rigoureuse, plus pragmatique, à l’américaine et plutôt de niveau secondaire que supérieur.

              Nostalgie ...


            • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 16:03

              @amiaplacidus.
              Une autre mine, mais en broché, c’est Dover, aux Etats, qui republie des ouvrages historiques. Lavoisier en traduction anglaise d’époque : chez Dover.
              Le Treatise, de James Clerk Maxwell, édition posthume : chez Dover.
              Microwave spectroscopy : Dover.
              Magnetic atoms and molecules : Dover.
              Magnetism and metallurgy of soft magnetic materials : Dover.
              H. Weyl : Dover.
              The theory of the properties of metals and alloys, by N.F. Mott and H. Jones : Dover.
              Optical processes in semiconductors : Dover.
              F.R. Nabarro. Theory of crystals and dislocations. Dover.
              Georg Joos. Theoritical physics : Dover.
              ...

              C’est chez eux aussi qu’on peut trouver la partition de Boris Godounov, à un prix sciant ($13).
              La Bibliothèque Municipale de Saint-Quentin avait doublé la mise en le faisant relier, pour un résultat incomparable.


            • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 16:40

              @sarcastelle
              Bin, ma MZ (Motorradwerk Zchopau) ça n’est pas un si bon souvenir que ça. Elle polluait fort, elle pissait l’huile, et elle a cassé sa chaîne primaire sur l’autoroute.


            • Abou Antoun Abou Antoun 10 mars 17:38

              @amiaplacidus
              Bon, de l’autre côté, il y avait les éditions US « Schaum » en anglais, pas chères
              C’était surtout des séries d’exercices avec corrigés ’SCHAUM SERIES’ . je ne me souviens pas de ’textbooks’ dans cette série.
              Quelques succès de librairie de MIR ont été traduits chez FREEMAN en éditions brochées avec une typo. sommaire à prix disons abordable.


            • amiaplacidus amiaplacidus 10 mars 18:07

              @Abou Antoun
              En fait, si je m’en souviens bien, les SCHAUM présentaient la théorie par le biais d’exercices complètement corrigés dont le corrigé était développé avec beaucoup de détail. Comme je le disais, pragmatique, à l’américaine, sans trop souci de rigueur, mais avec efficacité.

              A contrario chez MIR (Les éditions de la paix), la théorie est présentée avec rigueur (j’ai le « Piskounov » sous les yeux) et passablement de pédagogie, de nombreux exercices, mais dont on n’a que la solution, sans développement. Je me souviens avoir passé des heures à rechercher la cause d’une erreur dans la résolution d’un exercice, mais c’est aussi formateur.

              À noter que mon exemplaire est relié pleine toile en bon état, quoique tachée, pages grisâtres piquetées parfois en brun clair. Le livre est encore en très bon état compte tenu que je l’ai beaucoup utilisé durant 1-2 ans et de son âge, je n’ai pas trouvé la date d’impression, mais je l’ai acheté, sans doute, vers 1965, il a donc, au minimum 50 ans.
              L’impression et la reliure, sobre, était sans doute de bonne qualité.


            • sarcastelle 10 mars 18:10

              @JC_Lavau

              .
              Plusieurs ennuis graves avec ma 250 ETZ, une MZ « modernisée » peu avant la chute du mur. Pas d’ennuis graves avec mes deux 125 TS, les vieilleries ; rien que des trucs absurdes comme fausses pannes à répétition à cause de l’obturation de la mise à air du bouchon par la sacoche de réservoir, arrachage des valves de chambre à air, casse rapide des anneaux de maillons de la chaîne secondaire, oxydation des contacts divers de l’usine électromécanique régulatrice... 


            • popov 11 mars 17:33

              @sarcastelle

              Les éditions MIR, la collection des « Landau et Lifchitz ». On pouvait vraiment s’en mettre plein la lampe pour pas cher. Rayonnement culturel de l’URSS !


            • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 18:21

              @popov. Manuels de technologie aux éditions Mir.
              C’est aussi un moyen très sûr pour se faire des jaloux, des ennemis.
              http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php/topic,2017.0.html
              Il s’agit de l’homicide involontaire par imprudence, commis à Brétigny sur Orge, début juillet 2013. Avec sept morts.

              Les cheminots sont entrés dans une rage folle, quand j’ai mentionné qu’en 1983, quand cette TJD a été posée et les boulons approvisionnés, on savait depuis longtemps que de telles concentrations de contraintes amenaient vite des fissures de fatigue, et que maintenir par routine ce dessin de tête de boulons était une faute professionnelle. Ils m’ont donc banni pour me faire taire. Ils avaient commencé par argumenter que la SNCF est dispensée des connaissances banalisées de longue date dans l’aéronautique et le nucléaire. Années cinquante (soixante ?), l’OTAN avait organisé et financé un colloque de métallurgistes, consacré à la fatigue des métaux. Il y avait urgence après les explosions en vol des Comets.
              Je n’ai pas retrouvé immédiatement dans ma bibliothèque l’ouvrage de grande diffusion qui donnerait tous les détails. Il était aux éditions Mir :

              http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php/topic,2017.msg4400.html#msg4400
              Citation (22 octobre 2013) :
              J’ai ce livre depuis l’année 1972 : l’adresse qui est écrite dedans est encore à Bures sur Yvette, soit quand nous étions jeunes mariés. La traduction française aux éditions Mir est de 1971.
              Titre : Eléments de machines.
              Cinq auteurs : V. Dobrovolski, K. Zablonski, S. Mak, E. Radtchik, L. Erlikh.

              Les pages 11 à 55 sont consacrées à la résistance des pièces de machines à toutes sortes de causes de fissuration, et avant tout à la fissuration par fatigue, accessoirement aux fissurations par frottement et surtout roulement (cas rencontrés sur des champignons de rails) . Les conseils pour éviter les concentrations de contraintes sont très détaillés.

              Devant de telles pièces, il faut énormément de mauvaise foi, comme celle déployée sur le forum des cheminots cité plus haut, pour soutenir que le dessin des boulons d’éclisses, avec concentration de contraintes particulièrement fautive, n’était pas une faute professionnelle déjà en 1983-1984, époque de l’approvisionnement des pièces de la TJD qui a défailli à Brétigny en juillet dernier. Les connaissances étaient entièrement disponibles depuis plus d’une dizaine d’années. Probablement une vingtaine d’années si l’on tient compte des efforts de l’OTAN pour faire progresser la connaissance métallurgique de la fissuration par fatigue : Avant que je commence ma thèse, l’OTAN avait déjà organisé des colloques scientifiques sur ce thème.

              Ce qui est moins bien, c’est que mon inhibition à écrire et publier ce paragraphe a duré près de deux mois : ah oui, évoquer la réalité est tellement conflictuel...

              Fin de citation (22 octobre 2013).


            • Piere CHALORY Piere CHALORY 11 mars 20:15

              @JC_Lavau

              J’avais un copain qui en avait acheté une, c’est vrai la MZ c’était pas top : laid au possible, tripesque, ça avançait pas. Aucune compression, il coupait le moteur et ça s’arrêtait de tourner un bon moment après... 

              C’était pas cher, heureusement !

              Un jour, comme il était jeune et s’amusait à pencher au maximum dans les virages, la barre qui passait à travers le cadre en tôle emboutie et qui servait à poser les pieds a commencé à prendre du jeu, et dans la descente du Bd Périer à Marseille, à la sortie d’un virage en épingle ; le cadre s’est coupé en 2, la pédale du frein arrière est partie avec les cale-pieds...

              Il a pas pu freiner et s’est embouti dans une porte de garage, physiquement il s’en est bien tiré, mais il a fallu jeter la MZ.

            • popov 12 mars 09:39

              @JC_Lavau

              Bonjour

              Je ne suis pas ingénieur, donc je n’ai pas de livres de technologies de chez MIR, rien que des livres de physique.

              Un ami Russe qui vivait au Japon et n’avait pas confiance dans les détecteurs de radiation vendus au Japon s’était fait envoyer un détecteur de fabrication russe (aux bonnes vielles normes soviétiques, comme il disait). Il n’avait pas tort, les détecteurs japonais donnaient des chiffres un peu trop optimistes.

              Je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir vos liens. Il semble qu’il y a des idées à creuser.


            • JC_Lavau JC_Lavau 12 mars 11:02

              @JC_Lavau.
              Pris par l’ambiance des éloges aux éditeurs méritants, j’en ajoute aux éditions Dover.
              1926 : Tullio Levi-Civita. The absolute differential calculus (calculus of tensors).
              Levi-Civita (1873-1941) a poursuivi l’oeuvre de Ricci-Curbastro, ils ont fondé le calcul tensoriel, dont Woldemar Voigt, puis Albert Einstein via Marcel Grossmann firent un excellent usage. Avoir accès à l’original est fatal à bien des impostures courantes, utilisées pour justifier l’infâme « produit vectoriel ».

              1951 : A. d’Abro. The rise of the new physics. 2 volumes. Irremplaçables pour l’historien amateur, mais jamais cités par aucun des « auteurs autorisés ». Il est vrai qu’il accorde une large place aux auteurs vaincus, que les vainqueurs cherchent à biffer du paysage scientifique, en particulier au pionnier Erwin Schrödinger.

              En langue française et lui aussi fort abordable, en collection de poche Quadrige / Presses Universitaires de France : sous la direction René Taton ; La science contemporaine. Quatre volumes, mais je n’en ai que deux.
              Une collection parallèle existe pour l’histoire des techniques. Consultables dans certaines bibliothèques municipales. Irremplaçable.


            • Abou Antoun Abou Antoun 10 mars 15:40

              Les Éditions Mir ont disparu en même temps que l’URSS et la plus grande partie de leurs ouvrages sont désormais introuvables.
              Ça, c’est à coup sûr une perte pour l’humanité. On en parle encore, par exemple ici.


              • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 18:30

                @Abou Antoun.
                Je ne m’étais pas étendu, mais tu fournis l’occasion de dire du bien de plusieurs auteurs d’ouvrages parus chez Mir.
                Chpolski, déjà cité : Physique atomique, en deux volumes. Donne de nombreux détails concrets et expérimentaux introuvables sur tout livre d’origine française.
                Même compliment pour les deux seuls volumes que j’aie de Sivoukhine, Optique en 2 volumes.

                Bien moins dogmatiques, bien moins domestiqués que les auteurs français.

                Sirotine et Chaskolaskaïa : Fondements de la physique des cristaux. Les seuls auteurs à utiliser le tenseur métrique pour donner toute la métrique indispensable à la radiocristallographie. Les seuls à part moi-même : http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/syntaxe3.htm

                Je ne peux pas tous les citer, en construction mécanique, ni matériaux de construction, ni électrotechnique (déjà en raréfaction en 1994 : impossible de trouver une série complète), chimie industrielle, chimie analytique, thermique industrielle, algèbre linéaire (Béklémichev), géométrie analytique (Postnikov déjà cité).


              • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 16:36

                Avant et après ce début de chapitre, c’est à :
                http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Microphysique_contee.pdf
                La microphysique que l’on vous conte est-elle bien la bonne ?


                • chapoutier 10 mars 17:40

                  dugué va en faire une jaunisse


                  • escoe 10 mars 19:52

                    Si dans une B.U. vous pouvez accéder au cours de Chpolski sur la physique atomique

                    J’ai toujours le Chpolski et je ne m’en, sépare pas. Il contient une admirable démonstration de la supériorité de la centrifugation pour l’enrichissement isotopique.
                    J’ai aussi le Arnold « méthodes mathématiques de la mécanique classique » qui contient une extraordinaire démonstration de pourquoi lorsque un chien, et un cheval courent à la même vitesse sur le plat et abordent une côte le cheval est obligé de ralentir. Après ça vous avez compris à peu près définitivement l’analyse dimensionnelle


                    • JC_Lavau JC_Lavau 13 mars 20:13

                      @escoe. Ou plutôt la nécessité de lois de la similitude ?


                    • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 20:31

                      Je suggère qu’on close là l’éloge funèbre des éditions Mir : c’est entendu, à l’unanimité, les quatre personnes ici présentes regrettent leur disparition.

                      Sur le coeur du sujet : ici fut repris, au titre près, le premier d’une série de quatre articles qui furent refusés. Le but de ce chapitre est de recadrer la physique quantique dans son cadre naturel, soit le cadre relativiste. Or depuis octante-huit ans, le clergé vainqueur au congrès Solvay en septembre 1927, s’est dispensé du cadre relativiste, et se cramponne depuis lors au temps de Newton. D’où pléthore de contradictions, jusque dans le formalisme.

                      Parmi les conséquences inévitables, il faut enfin tenir compte du fait que le photon est à temps propre nul - mais pas à durée nulle, sinon sa longueur serait nulle, et il n’y aurait plus jamais de figures d’interférences. S’il est à temps nul, pour lui, arrivée et départ sont simultanés ==> émetteur et absorbeur sont également causaux, à parts égales. John Cramer en était là en 1986, il ne semble pas qu’il ait progressé sur ce point depuis ; il est du reste devenu très discret et ne répond pas aux courriels, ni sa fille non plus, qui pourtant a repris en partie la diffusion. En 1997, quand j’ignorais l’existence de Cramer, je ne faisais pas mieux : juste une transaction à deux partenaires, l’émetteur et l’absorbeur. Défaut majeur : cela dénie le rôle de l’espace intermédiaire, et le cas princeps traité par Max Planck en 1900 - le corps noir et la densité de photons dans la cavité - rue dans les brancards, échappe à ce stade primitif de la théorisation.

                      Ce ne fut qu’au cours des dernières années que j’ai conceptualisé, encore de façon assez brute, qu’un photon est une transaction réussie entre trois partenaires : l’émetteur, l’absorbeur, et l’espace ainsi que tous les dispositifs optiques intermédiaires, tels que polariseur, rotateur de plan de phase, lame quart d’onde, optique focalisatrice, interactions bosoniques avec les autres photons (réels ou virtuels), etc. La formalisation est encore à faire, notamment rien n’est encore fait pour évaluer les impédances optiques de divers dispositifs de ce genre, y compris un désaccord en polarisations entre absorbeur et émetteur.

                      Or l’absorbeur potentiel ne voit l’émetteur potentiel qu’à travers ces impédances optiques, et inversement. C’est bien cette double carte bidimensionnelle d’impédances qui prédétermine les probabilités à travers lesquelles le bruit de fond Schrödinger-de-Broglie va faire fulgurer telle transaction plutôt que toutes les autres envisageables.

                      Dix-huit ans ! Il m’a fallu dix-huit ans pour achever une conceptualisation indispensable, pratiquement seul contre tous. Chaverondier excepté comme on l’a vu plus haut, mais depuis longtemps il ne fréquente plus Usenet.

                      Ici, ce qu’on peut faire, c’est tester la lisibilité de l’exposé, qui a l’obligation d’être pédagogique et vulgarisateur.

                      Parmi les bénéfices attendus : un énorme allègement des calculs, en comparaison de la méthode des intégrales de chemin qui valut à Feynman son Nobel en 1965. Méthode monstrueuse, très inutilement coûteuse en temps de calcul.


                      • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 20:34

                        @JC_Lavau. Désolé. Cinq personnes, « escoe » ne m’était pas encore visible.


                      • Abou Antoun Abou Antoun 10 mars 21:02

                        @JC_Lavau
                        Je suggère qu’on close là l’éloge funèbre des éditions Mir : c’est entendu, à l’unanimité, les quatre personnes ici présentes regrettent leur disparition.
                        Normal, on ne va pas transformer ça en réunion d’anciens combattants. Question physique je me garderai bien d’ajouter un avis. Mon dernier cours de physique remonte à 1967 (certificat d’électromagnétisme de la licence de maths). Depuis j’ai lu quelques ouvrages de vulgarisation. Dans le genre, j’ai encore en bibliothèque les 3 tomes de Feynman édition originale cartonnée chez Addison Wesley (Lectures on Physics). Cela se lisait comme un polar. je ne sais pas si Feynman était un grand physicien mais c’était un grand pédagogue.
                        Question relativité je me souviens d’un cours sur la relativité restreinte qui m’a paru très convaincant, et c’est à peu près tout.
                        Je me retire donc du débat qui n’est pas à mon niveau.
                        La physique est passionnante mais très difficile. En maths on reste maître du jeu puisqu’on construit son univers et sa vérité. Les maths c’est un truc de fainéant, pas de manips, pas de TP, pas de confrontation avec une ’réalité’ dont personne ne sait si finalement ce n’est pas un leurre.
                        Voilà pourquoi j’ai définitivement opté pour les mathématiques.


                      • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 22:04

                        @Abou Antoun. Mais tu es qualifié pour donner un avis sur la lisibilité.

                        Je suis presque toujours seul pour trouver mes erreurs. Mais je suis mal armé pour anticiper les difficultés de lecture des autres.

                        C’est dans le Feynman que j’ai appris que le champ magnétique entre courants, et donc les forces magnétiques, est juste une perspective électrostatique relativiste. Mais il ne donnait le calcul que pour le cas le plus simple : deux courants parallèles de même sens, avec même vitesse de dérive électronique. J’ai dû compléter pour courants en sens inverses, et perpendiculaires.

                        Là dessus, toute l’électrotechnique repose sur ces mêmes perspectives relativistes, mais où dominent les spins des matériaux ferromagnétiques, voire ferrimagnétiques. Là le niveau de difficultés mathématiques devient immédiatement plus sélectif.


                      • Abou Antoun Abou Antoun 10 mars 23:00

                        @JC_Lavau
                        Mais tu es qualifié pour donner un avis sur la lisibilité.
                        Eh bien je dirais que question style c’est assez bien foutu. Maintenant, je suppose que le but de l’article est de convaincre. Alors pour être franc l’argumentaire n’est guère possible à suivre sauf par un spécialiste ou quelqu’un qui déciderait de le devenir en potassant tous les liens, etc... Il faut une motivation et un ’background’ que les lecteurs d’AV n’ont pas.
                        Je ne suis pas contre le fait que des articles scientifiques de haut niveau soient publiés sur AV dans la mesure où je sais que quelquefois les voies normales sont verrouillées. Mais pour qu’il y ait la moindre résonance il faut que l’article soit lu par des pairs de l’auteur qui donneront leur avis en abondant dans le sens de l’auteur ou en donnant des arguments contre.
                        Je crois en le génie d’Einstein, et pour le critiquer il faut être une pointure de son acabit, cela ne court pas les rues. Je crois aussi naïvement que tous les chercheurs en quête d’une théorie unifiante se casseront les dents. Les théories décrivent bien les phénomènes dans des conditions d’application particulières. Les phénomènes microscopiques et macroscopiques ne se traitent pas de la même manière, les changements quantitatifs induisent des changements qualitatifs, il y a des problèmes d’échelle pour les distances, pour les temps, pour les masses.
                        Tout le monde cherche Dieu à sa façon. Pour les physiciens il est peut être symbolisé par un jeu d’équations. Les mystiques ont leur propre approche guère plus fructueuse. 
                        Bon courage à toi et au plaisir de communiquer à nouveau sur des sujets plus abordables.


                      • meslier meslier 10 mars 21:40


                        La relativité générale c’est fini , mais la relativité restreinte a encore de beaux jours devant elle ...


                        • JC_Lavau JC_Lavau 10 mars 22:05

                          @meslier. Sens-toi complètement libre d’argumenter avec des preuves, ta condamnation hâtive de la RG.


                        • meslier meslier 11 mars 19:27

                          @JC_Lavau

                          Il faut s’orienter vers une théorie quantique de la gravité, qui est la quête ultime pour de nombreux physiciens, car toute la physique, à l’exception de la gravité, est bien décrite par les lois quantiques

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