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Les rêveurs d’espace découvrent un troyen

« Ils » se disaient depuis longtemps qu’il devait en exister. Mais chercher une aiguille dans une botte de paille, enfin presque, ce n’est pas la tâche la plus aisée. Les yeux n’y suffisent pas toujours. Même pas les gros yeux. Et puis, encore faut-il savoir où chercher.

Astéroïde2010TK7-1.pngBien sûr ils auraient pu chercher de manière préférentielle aux points de Lagrange. Ils l’ont certainement fait. Mais un troyen n’est pas très gros, et l’éclat du soleil - bien qu’il soit distant - se superpose à la luminosité de petits objets.


Wise, lui, n’a fait ni une ni deux : il a cherché partout. Et grâce à lui, « ils » en ont enfin trouvé un. « Ils » ? Les rêveurs d’espace. Les astronomes, quoi. Grâce à Wise ils en ont enfin repéré un.


Un troyen est un astéroïde qui accompagne une planète. Ils sont sur la même orbite, vont à la même vitesse, et sont situés dans des coins protégés de l’attraction terrestre : un point de Lagrange, soit un lieu dans l’espace où les forces d’attraction du soleil et de la Terre s’annulent (Image 2). Il en existe 5. Un petit corps qui se trouve sur un de ces points reste indéfiniment à égale distance des centres d’attraction. Il ne peut donc pas entrer en collision avec notre planète.
lagrange-point.jpg


Et c’est le cas de 2010 TK7 (entouré de vert - cliquer sur l’image Nasa 1 pour l’agrandir), astéroïde d’environ 300 mètres de diamètre découvert par le télescope spatial Wise (Wide-Field Infrared Survey Explorer) au point de Lagrange 4. Lancé en décembre 2009 et « ancré » au point de Lagrange , il photographie et cartographie le ciel en infrarouge, c’est-à-dire selon les températures des astres et non leur luminosité. Il peut donc capter des objets très peu lumineux mais dont la chaleur de surface est plus élevée que celle de l’espace environnant.


Wise (image 3 Nasa) fait partie de la flotte de télescopes spatiaux. On connaît bien Hubble, mais d’autres remplissent des missions différentes, dont la recherche de la première lumière d’après le Big Bang ou la formation des toutes premières étoiles et galaxies. Ici quelques magnifiques images du télescope Herschel.

 

nasa-wise.jpgWise est en orbite polaire. Il n’est plus fonctionnel à 100%, son liquide de refroidissement ayant commencé à manquer en octobre dernier. Mais il garde encore actifs deux de ses quatre « yeux » qui scrutent l’infrarouge. Ses archives (2,7 millions d’images du ciel dans toutes les directions) sont à disposition des astronomes du monde entier, amateurs compris, depuis avril.


« Il a découvert lors de cette mission : 20 comètes, plus de 33 000 astéroïdes entre Mars et Jupiter, et 133 objets géocroiseurs (NEO). Les géocroiseurs détectés sont des astéroïdes ou des comètes ayant des orbites situés autour de 45 millions de km de la trajectoire de la Terre. Actuellement, le télescope est entré en hibernation depuis le début du mois de Février 2011.


Aujourd'hui, 57 % des données prises par le télescope viennent d'être mises en ligne par la Nasa. Ces données sont accessibles via un archive publique en ligne. L'enquête complète, avec un retraitement des données sera disponible au printemps 2012. Le prédécesseur de WISE : IRAS (InfraRed Astronomical Satellite), a effectué une mission de cartographie similaire il y a 25 ans, et ces données sont toujours valables pour les astronomes d'aujourd'hui. De même que l'héritage de WISE est prévu pour durer des décennies. »


Wise a aussi photographié récemment un nouveau rémanent de supernova, IC 443 dans la constellation des Gémeaux. Un rémanent est une sorte de nuage de matière éjecté par une étoile ayant explosé en supernova, et qui est en expansion dans l’espace. Ici l’onde de choc du rémanent (image 4 Nasa) est prise en infrarouge.


L’espace et l’univers : à consommer sans modération.

 

En vidéo, l'étonnant mouvement de 2010 TK7 :


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15 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 1er août 2011 12:35

    A vous n’avez pas vu il y a un astre qui a une révolution de 25000 ans, de notre point de vue terrien on voit sa trajectoire décrire un C, ( comme cookie ) et ca se rapproche.


    • loxias loxias 1er août 2011 19:25

      Anywhere out of the world !


      • easy easy 1er août 2011 19:39

        Oh la la, trop étonnant cette trajectoire (si on ne trouve pas de masses mobiles dans son contexte pour l’expliquer).
        Merci l’ami.


        Vous dites des images de l’espace qu’elles sont magnifiques.
        il se pourrait qu’il y ait, dans cette qualification, l’oeuf ou la poule de notre jeu de valeurs, de notre conditionnement au Beau/Laid Bien/Mal

        Oeuf ou poule, c’est très difficile à déterminer mais il y a une relation dans cette qualification que l’on fait des étoiles ’si belles’ qu’elles sont le repère auquel on soumet la beauté des yeux de nos belles et notre rejet de tout ce qui chez l’homme, sent la sueur.


        Il y a quelque chose de pervers ou délirant chez l’Homme qui voit les étoiles, les lacs ou dauphins magnifiques alors qu’au fond, il ne devrait rien placer au-dessus des êtres qui sont obligés de marcher dans la boue, de suer en guenilles dans les mines et de chier leur poids de merde tous les ans. 

        Il n’est pas basiquement logique d’accorder ’magnifique’ aux montagnes, couchers de soleil et autres rayons verts alors que c’est à nos pères qui suent dans le noir et la poussière de la mine, qui se saoulent et insultent tout ce qui bouge pour tenter d’oublier le déni de leur sacrifice, qu’il faudrait l’accorder.


        • amipb amipb 2 août 2011 00:42

          Pas d’accord, Easy, seuls les poètes voient la réalité. Les autres sont aveugles à leur cœur.

          Comme dirait Saint Exupéry, ce n’est pas aux restes de la fête que l’on juge sa grandeur. Ce n’est pas, non plus, à ses déjections que l’on juge une grande âme.

          Votre prose me semble de plus en plus torturée : arrêtez de tout intellectualiser. Il n’y a pas de solution, car il n’y a pas de problème.


        • easy easy 2 août 2011 09:23

          @ amipb,

          Peut-être êtes-vous en train de donner une bonne définition de ce qu’est un intellectuel.


          Je suis plutôt de ceux qui considèrent qu’il n’y a pas de Solution car il n’y a pas de Problème pour peu que l’on s’entende déjà sur les Enveloppes qu’on examine.
          Par exemple : si par son comportement l’Homme en arrivait à rendre la vie complètement impossible sur Terre pour tout ce qui ne ressemble pas à un cafard, ça ne serait pas un Problème d’un point de vue disons externe ou de cafard.
          Mais dans ce mouvement, beaucoup d’Hommes et de bestioles vivront des problèmes et il ne serait pas logique de les dénier, de dire qu’il n’y a pas de problème alors qu’il y en aura mille milliards.
          Et cela, tout en sachant que le fait de vivre pose toujours mille problèmes, à une mouche comme à une baleine et cela avant même l’apparition de l’Homme.
          Le problème ’Que bouffer’ n’est qu’un des problèmes classiques de toute forme de vie et il est logique, vital que chaque forme de vie s’affaire à le résoudre.


          Disons que pour un Homme, plus il serait déçu, plus il serait enclin à renoncer à ce bon aveuglement qui pousse chacun à se battre pour survivre, à battre les autres pour saisir une bouée ou nourriture, à lapider pour ne pas être lapidé.

          Oui, le déni de sa finitude est une bonne chose. Sans ce déni, nous serions tous des renonçants. Oui le déni de sa finitude (très personnelle mais aussi communautaire) est une bonne chose, même s’il conduit à des hystéries (personnelles et communautaires).

          Ce déni vraiment indispensable de la non-importance de soi, nous conduit à nous rendre plus importants que nous le sommes et cela se voit en particulier dans le principe d’adoration. Adorer, faire d’une chose, d’un objet, d’une personne, une survaleur ou une valeur plus haute que soi (sur le papier), est une manière saine de se rendre indispensable à une sur-valeur, donc de se valoriser.
          Il est vital donc sain de porter des choses ou personnes aux nues (surtout après leur mort), de dire que les couchers de soleil sont magnifiques.
          ’Heureusement pour le Soleil et la Terre, je suis là pour en rendre compte et le chanter’ 
          ’Heureusement pour le Soleil et la Terre, je suis poète’

          Il n’y a aucun Problème à ce que les choses soient donc ainsi, fondamentalement organisées autour du déni de notre finitude, de notre non-importance strictement individuelle.

          Mais bon, il n’est pas catastrophique que de temps en temps, il y en ait un d’entre nous qui, va savoir pourquoi, est passé de l’autre côté de ce mur du déni et qu’il nous dise que la voie Lactée n’est pas forcément plus belle ou magnifique que la coulée de sueur d’un mineur, la colère d’un éboueur ou les insultes d’un ivrogne. Que ce corps qui se décompose en puant n’est pas forcément moins magnifique que celui qu’il était quand il forgeait, allaitait, caressait, frappait, rotait et pétait.
          Que le corps n’est pas forcément moins magnifique que l’esprit
           




        • hommelibre hommelibre 1er août 2011 21:46

          Intéressante réflexion, easy. Une manière inattendue de rebondir.

          Je n’ai personnellement pas d’empêchement à voir le beau dans le souffrant, dans le difficile, dans la sueur. « Magnifique » (latin : magnus) suppose « qui est ou rend plus grand », qui dépasse, ou transcende. Qui transporte au-delà de soi. L’association avec la grandeur objective (espace, montagne, coucher de soleil) fait qu’il est difficile de dire d’une fourmilière qu’elle est magnifique. Elle pourrait être captivante ou fascinante plus que magnifique. Ou alors, magnifique s’applique à la grandeur morale.

          Pour la sueur et les guenilles, les gueules noires et le travail qu’elles font, je dirais peut-être : impressionnant. Je serais admiratif ou plein de gratitude pour le courage quotidien de ces personnes, mais pas fasciné, ni hypnotisé par un aspect magnifique.

          Voilà. Les différentes faces de la réalité, des étoiles à la boue, ne sont pas sur la même jauge.


          • easy easy 2 août 2011 09:51

            «  »Les différentes faces de la réalité, des étoiles à la boue, ne sont pas sur la même jauge.«  »

            Qualifier, la qualification, sont des réalités tant il y a d’adjectifs et de qualifications


            Pour autant cette qualification n’est jamais une réalité liée à l’objet qualifié.

            Le tigre, son nom et son étagère d’étiquettes, tout ça n’a rien à voir avec l’animal lui-même qui ne vit rien de nos considérations sur lui mais en subit néamoins constamement les conséquences.

            L’éléphant, sans les regards et qualificatifs que lui accordent les hommes, sur sa chair, sa force ou son ivoire, peut très bien vivre sa vie. Mieux même.

            Il est logique, naturel, vital, que les suricates et nous ayons développé des mécanisme de reconnaissance rapide, économiques nous permettant de trier entre AMI / ENNEMI BECQUETABLE / TOXIQUE

            Les suricates aussi étiquettent tout très vite et très utilement.

            Mais l’Homme bat certainement tous les records d’étiquettage et il a donc besoin de dire que les étoiles sont plus belles que la boue.
            Qualifier les étoiles lui est UTILE. Ca entre dans sa stratégie.
             
            En l’occurrence, magnifier les étoiles, les placer au-dessus de tout, permet de placer d’autres choses ou personnes en dessous.


            Voyez-vous les amis, je suis certain d’une chose.
            Rien que sur cette histoire d’étoiles magnifiques, à poursuivre la discussion par exemple de la manière suivante : moi au centre d’une cuvette de 30 m de diamètre, tout autour 300 personnes debout sur un sol caillouteux. Et bien avant la trentième minute, j’aurais reçu une première pierre.


            Et je pense que j’aurais mérité d’être lapidé à mort. Car l’Homme a besoin d’hystériser pour échapper à la vision affligeante de sa mort ou à l’absurdité de son combat pour la vie ou à l’impossiblité de vivre sans être vilain, sans produire quelque chose qui pue.





          • Kalki Kalki 2 août 2011 10:56

            Peut être faut il tout détruire pour que tous puisse prendre conscience de leur fragiles absolues et de leurs folies

            Un cerveau normal s’en fiche des gens qui crèvent de manière systèmique : on s’en branle mémé

            Ils s’en fichent royalement, vous vous en fichez, ET VOUS NE CHERCHEZ PAS DE SOLUTION

            ET VOUS N’EN AVEZ PAS

            A PART : continuer a servir un système politico financier ...

            CONTINUEZ ALLEZ


          • Kalki Kalki 2 août 2011 10:57

            Le compteur des morts et de la souffrance tourne

            continuons tout droit


          • Kalki Kalki 2 août 2011 11:00

            Allez continuez a servir des sociopathes et un système sociopathe

            Prendre une décision en soi de changement : de faire autre CHOSE, que de suivre le chemin qui va ... dans le mur


          • Kalki Kalki 2 août 2011 11:07

            Vous fuyez, dans le capitalisme, le progres, la destruction du travail

            destruction des vies

            vous fuyez

            vous fuyez ce qui devrait etre fait

            Il n’y a plus de fuite possible, il n’y a plus de destruction de travail a faire en échange de ... « cookies » capitaliste pour tenir un temps : vous fuyez, vous n’avez pas vu, ou vous ne voyez pas ou l’on va

            Et vous fuyez toujours

            Vous fuyez en fait vos responsabilités envers la population, la société : c’est quoi une société ? est ce qu’on a le droit de tuer tout le monde

            Si si c’est juste des statistiques ... ce n’est RIEN, ca n’a pas d’importance, VOUS AVEZ DU SANG SUR LES MAINS

            comment en etes vous arrivez là ?

            ...

            Un jour vous serez obligé d’arreter de fuir et de JOUER, jouer au gestionnaire d’un jeu de monopoli, vous redonnerez de la nourriture aux gens, vous redistribuerez


          • Kalki Kalki 2 août 2011 11:13

            Ou sinon vous les tuez d’une manière ou d’une autre, proprement, ils ne vous servent plus à rien( RIEN NE SERT PLUS A RIEN )

            arrêtez de JOUER

            C’est facile de regarder derrière son bureau avec son travail de tortionnaire, « il vaut mieux être derrière le baton », avec la psychologique qui va bien avec, se croire supérieur, mieux et capable de juger

            J’ai choisi ma voie, de ne pas obéir, de ne pas devenir un nazi ... vous ne voyez pas ou l’on va !?

            Rien, c’est mieux que tout


          • Ruut Ruut 14 août 2011 14:05

            Le beau naid du laid, le bon du mauvais.
            C’est dans le mal que le bien pend sa source et l’inverse est vrais.

            Il n’y aura jamais de paradis sans enfert.


            • Ruut Ruut 14 août 2011 14:07

              L’humain grandit dans tous les domaine lorsqu’il assouvis sa soif de découverte.

              Il part en guerre et regresse lorsqu’il cherche d’explorer et de découvrir.


              • Ruut Ruut 14 août 2011 14:08

                Erreur de typo :
                L’humain grandit dans tous les domaine lorsqu’il assouvis sa soif de découverte.

                Il part en guerre et regresse lorsqu’il cesse d’explorer et de découvrir.

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