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Accueil du site > Actualités > Technologies > « Machininutiles » et « D.D.K »

« Machininutiles » et « D.D.K »

Au bistro de la Toile.

- Oh ! Victor, fais voir ta montre... Ah ! T'es décidément pas dans le coup, mon pauvre. T'as une vieille tocante de goulamas. Ça ressemble à rien. Maintenant, faut avoir une montre « branchée », qui te permet de savoir le temps qu'il fait, de connaître les boutiques qui peuvent te vendre des produits dont tu n'as pas besoin, d'envoyer des essémèsses à des amis auxquels tu ne dis même pas bonjour quand tu les croises dans la rue, etc., etc.

- En fait, la nouvelle « machininutile » qui vient d'arriver sur le marché et qui va faire fureur au pied des sapins de Noël a un nom et une fonction finalement assez saines si l'on prend un peu de recul et si on a un peu d'humour. Le nom c'est : « D.D.K. » pour « détecteur de kons ». La fonction : signaler, dans la rue, le degré de haute konnerie de nos concitoyens. On a déjà subi la konnerie de ces demi-conversations bruyamment infligées, dans les trains, dans les bistros, par des goujats débiles ; on subit à présent les étranges gratouillis de ces personnes qui semblent vouloir soulager le prurit impératif d'une petite machine rectangulaire ; bientôt, on va donc se régaler de voir des débiles « branchés » se foutre la gueule dans une pancarte, dans un agent de police, dans un platane, trop occupés qu'ils seront à gratouiller la montre « branchée » de leur poignet !

- Pas mal, pas mal. Effectivement cet ustensile qui arrive sera bien un D.D.K. un Détecteur de Kons !

- D'autant plus kons que cette machininutile est aussi et surtout un implacable espion de la vie personnelle de son utilisateur. Le GPS qui y est intégré permet à Google et autres rufians « branchés » de vous suivre à la trace, et les programmes planqués dans la bête permettent de savoir qui vous appelez, de traquer vos goûts, vos affinités, de connaître vos amis, vos ennemis, vos opinions politiques et religieuses, vos inclinations sentimentales et sexuelles, etc. C'est tout simplement « little Big Brother » à son poignet ! Pire que les taulards a qui on met un bracelet à la cheville pour les surveiller ! C’est la dernière étape avant la puce RFID implantée dans la viande !

- Pire, effectivement, Victor, puisque les kons paient, et cher, pour cette servitude volontaire ! Internet est un outil formidable, mais tous les produits satellites qui en découlent, comme cette tocante-espion, et la menace de la puce électronique dont tu parles, c'est effrayant.

-Eh oui, Loulle. La konnerie humaine est vraiment la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini ! Tiens, puisque tu parles d'internet, tu iras voir le dernier « hibouc » que je viens de publier : CHILOUM. Ça te changera des montres « branchées » : c’est tout le contraire de la servitude. Allez ! Á la nôtre !

- Á la nôtre.

 

Illustration : merci à Chimulus


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3 réactions à cet article    


  • Txotxock Txotxock 8 décembre 2014 10:18

    On peut voter plusieurs fois oui ?


    • oncle archibald 8 décembre 2014 12:18

      Dis donc Victor, on n’a pas le même dictionnaire patois/français. Chez moi un goulamas c’est une gonzesse assez grossière, qui n’entretient pas sa maison, et qui a des moeurs un peu laisser aller .. Jamais entendu dire qu’un homme soit un goulamas … Bon, ce que j’en dis, c’est pas pour te faire de la peine, c’est juste pour que tu ne passes pas pour une tantouse. 


      Moi des montres je n’en mets même plus depuis que je suis à la retraite, sauf quand il faut garder mes petits enfants .. Il yen a un qui a Judo à 11 heures, l’autre foot à 15h30, l’autre piano à 16 heures .. Les pauvres, ils ne peuvent pas souffler une minute … 

      A leur âge le jeudi (qui était le mercredi de l’époque) je faisais des « tours de vélo » dans les rues de mon village avec mes potes. On avait des frondes et quelques cailloux ronds bien choisis dans les poches, en quête de quelque malfaisance … Le pied c’était quand il y avait un feu ou un accident ou un noyé .. La sirène sur le toit de la mairie appelait les pompiers, on allait vite à leur caserne et on attendait qu’ils sortent puis on essayait de suivre le camion, pin-pon pin-pon … S’il avait freiné sec on se plantait tous dessus !

      • Ruut Ruut 16 décembre 2014 08:38

        Un poste remplis de sagesse.

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