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Accueil du site > Actualités > Technologies > Maïs transgénique : la menace fantôme

Maïs transgénique : la menace fantôme

Le maïs Bt 11, transgénique, peut maintenant être cultivé. Les principales critiques avancées jusqu'ici ont été d'ordre environnementales. Cet article veut mettre l'accent sur un risque souvent ignoré, qui planera sur toutes ces cultures en l'absence de contrôles adéquats.

Le dossier des OGM semble faire l'objet d'une sorte de consensus en France. Les experts ont un problème car, dans le même temps les données environnementales ne sont pas vraiment faciles à juger. Par exemple, les épandages de pesticides sont nettement réduits lorsque l'on cultive des maïs Bt 11, un maïs génétiquement modifié qui, sauf revirement de dernière minute, va être l'une des premières culture de plante génétiquement modifiée (PGM) autorisée en France. Il convient de considérer ces points pour comprendre que les cultures s'étendent dans le monde et, surtout, que les agriculteurs sont souvent favorables (bien moindre toxicité lors de la culture et meilleurs rendements). Les apiculteurs ne suffiront pas, j'en ai peur, à contrecarrer cette évolution.

Il y a pourtant un problème latent avec ces plantes qui demande une explication. Le maïs Bt 11 un gène issu d'une bactérie, codant pour une protéine ( CryIA(b) - pour protéine Crystal ) toxique pour des chenilles de lépidoptères dont la Pyrale du maïs. Il a aussi fallu insérer un autre gène codant pour une transferase de Streptomyces viridochromogenes (un champignon). La combinaison des deux produits de ces gènes tue les chenilles visées. Pour la petite histoire, le principe de cette action vient de la protéine "Crystal" produite par les spores de B. thuriengensis (Bt) qui est, aujourd'hui encore un des principaux moyens de l'agriculture "biologique" pour lutter contre les chenilles ravageuses. Dans le cas "biologique" les spores sont pulvérisées en surface et sont donc dépendantes des pluies. J'ai voulu insister sur cette proximité entre la culture "bio" et la culture OGM pour montrer qu'il faut se garder de juger trop vite. Ceci dit, la différence entre "bio" et OGM est que le produit "bio" est "lavable" et donc jamais dans les grains consommés.

Qu'en est-il des grains de la plante génétiquement modifiée ? C'est la question, de base qu'on considère en général comme réglée sans difficulté. De fait, les différentes parties d'une plante ont des composants bien différents : les feuilles sont vertes et les grains chargés d'amidon. On sait faire exprimer un gène dans un tissu particulier et la plante originelle modifiée a pu être testée et vérifiée conforme. Quel est le problème donc ?

Ces constructions ont commencé vers 1985, ce qui est peu en regard de tout ce qu'on ne sait pas sur les remaniements qui peuvent affecter de grands génomes sur plusieurs générations. le principe de précaution demanderait un moratoire plus long. Le maïs Bt 11 est cultivé dans de nombreux pays et des millions de personnes ont consommé ce maïs. Reste que si le gène codant pour la protéine toxique se trouve "remanié" dans une plante on risque de mettre un peu de temps pour le détecter, surtout si ce n'est pas une procédure régulière car les experts en auront décrété autrement. Il est aussi possible que les effets sur l'homme de la toxine telle qu'elle est produite par les maïs OGM soient différés. Ces constructions n'ont pas pu être testées comme il aurait fallu, en partie à cause du caractère propriétaire de ces plantes. Pour être tout à fait clair : il reste possible qu'une instabilité génomique fasse s'exprimer la toxine dans les grains.

Cet article est une mise en garde quant à la consommation de produits dérivés de plantes de type Bt. Je ne suis, par contre, pas hostile à l'utilisation des OGM pour faire produire du coton ou toute sorte de produit non alimentaire. Il y a quand même eu des problèmes avec le Coton au tout début ; un épisode qui a connu peu d'écho en Europe :

http://www.jaia-bharati.org/indiatoday/transgen-fg.html


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43 réactions à cet article    


  • Ronny Ronny 27 février 2012 10:47

    @ auteur

    Deux ou trois remarques :

    - Une différence importante avec le maïs Mon810 : le Bt11 est un maïs doux qui peut être destiné à l’alimentation humaine, alors que le Mon810 n’est destiné qu’à l’alimentation animale

    - Quant les faucheurs détruisent des parcelles où on lieu des essais en champ pour évaluer les effets toxiques de tel ou tel OGM, ils ne se rendent pas compte qu’ils aident les entreprises comme montsanto ou syngenta en empêchant les chercheurs de faire leur travail. En conséquence, il est impossible d’opposer des arguments scientifiques aux décisions européennes d’autorisation puisque les essais qui pouvaient fournir de tels éléments sont détruits avant que les résultats soient obtenus.

    - Pour faire suite à la remarque ci-dessus, si une variété est inscrite au catalogue européen des variétés cultivées, elle ne peut être interdite en France que si il est démontré que cette variété pose un risque sanitaire ou pour l’environnement. Si ce n’est pas le cas, l’interdiction sera cassée, et les cultivateurs autorisés à cultiver la lignée en question, qu’elle soit OGM ou non d’ailleurs !


    • diverna diverna 27 février 2012 12:30

      On a trop mis en avant, par le passé les effets sur l’environnement , minimisant l’impact des pesticides qui, sinon (culture non OGM) sont pulvérisés sur les cultures. Il y a un essoufflement des arguments anti-OGM et je tente de faire une menace sur le long terme : nous avons le droit d’exiger des travaux sur la stabilité des génomes ainsi « trafiqués ». Dommage que cette direction n’ait pas été prise depuis le début de l’aventure OGM.


    • Ronny Ronny 27 février 2012 15:20

      @ yoann

      Non, les chercheurs de CNRS, de l’INRA ou des universités ne font pas ce que Monsanto ou Syngenta leur demandent...

      Oui, ils ont du mal à obtenir certaines des lignées transgéniques que ces firmes ont produites

      Oui, ils publient leur données, et celles ci deviennent accessibles à tous à condition d’avoir un peu de culture scientifique, que celles ci montrent ou ne monternet pas d’effet sur l’environnement ou la santé, encore fauit il prendre le temps de les lire et de comprendre pourquoi certains avis divergent parfois

      Oui, ils ont du mal à mener à bien les expérience d’évaluation d’impact en raison de dégradation

      et oui, désolé, mais les faucheurs, sans s’en rendre compte, donnent en dégradant les essais et études aux champ un sérieux coup de main aux sociétés de biotechnologie !


    • gordon71 gordon71 28 février 2012 02:36

      ronny 


      et oui, désolé, mais les faucheurs, sans s’en rendre compte, donnent en dégradant les essais et études aux champ un sérieux coup de main aux sociétés de biotechnologie !

      en quoi ce genre d’action peut être considéré comme un coup de main ?

    • glattering 28 février 2012 04:31

      Bonjour à tous,

      Je pense que regarder attentivement cette conférence de M Bourguignon est un devoir de citoyen pour arrêter de se faire enfumer par le discours dominant. Pour comprendre les tenants et aboutissants d’une agriculture consommatrice d’engrais, de pesticides et d’insecticides et bientôt d’OGM, comme une fuite en avant face à des sols de moins en moins fertiles car complètement détruits à coup de produits toxiques.
      1) première étape qui enclenche la fuite en avant : on tue les sols en mettant des pesticides
      2) du coup, on met des engrais pour conserver les rendements
      3) et on rajoute des insecticides car les plantes malades attirent les insectes
      4) et on envisage même des OGM pour diminuer (soit disant) les quantités de pesticides et conserver les rendements.
      Tout ça profite à une industrie pétrochimique et agroalimentaire, pour qui le seul objectif est le profit (et non pas la simple rentabilité).

      La présentation de M Bourguignon (agronome) est tout simplement passionante tant on apprend de choses à la minute ! Merci.

      Lien vers les fichiers torrent de la conférences :
      http://www.les-renseignements-genereux.org/rechercher/?id=5498&var_recherche=bourguignon


    • Ronny Ronny 28 février 2012 22:26

      @gordon

      Parce que pour soutenir une interdiction de culture du Mon 810 ou du syngenta Bt11,en France, alors que ceux ci sont autorisés au niveau européen, il faut prouver que ces variétés constituent un risque sanitaire ou environnemental.

      Pour ce faire, il faut bien entendu expérimenter, et en conditions les plus ’naturelles’ possibles, en prenant bien entendu les précaution ad hoc.

      Si on détruit les essais en champ destinés à l’évaluation des risques, on empêche les labos de recherches publics - qui contrairement aux propos ’d’après boire’ que je lis dans ce fil ne sont pas du tout vendus aux privés - de produire ces données. On se prive donc d’une source potentiel d’arguments qui pourraient soutenir une éventuelle interdiction, et donc on donne par là même un sérieux coup de main aux entreprises comme Montsanto...

      Le meilleur argument que je puisse donner est que c’est bien en faisant des essais en champ que l’on a pu mesurer des taux de transfert de pollen GM ! Ceux ci étaient estimés avant expérimentation à quelques centaines de mètres pour le mais Bt, mais on sait maintenant que ceux ci peuvent se produire sur plusieurs dizaines de km, voire plusieurs centaines pour certaines espèces végétales... D’ou des implicatgions en termes de distances d’isolemetn, ou des avertissements forts de la communauté scientifique par exemple en regard de la culture de colza OGM !

      Evidemment le risque c’est que les recherches des labos publics ne révèlent pas de dangerosité particulière autre que des transferts de transgènes (ce qui est problématique en soit, mais gérable) auquel cas l’argumentaire de certains opposants de principe tomberait ! La situation me paraitrait d’ailleurs plus saine ainsi, c’est à dire si les arguments des anti OGM se fondaient sur des principes éthiques ou « moraux », parfaitement légitimes au demeurant, plutôt que sur des données « scientifiques » non évaluées, non maîtrisés lorsqu’elles ne sont pas tout simplement erronées...


    • gordon71 gordon71 29 février 2012 09:37

      merci de votre réponse

      que pensez vous de la position d’un groupe comme PMO pièces et main d’oeuvre qui dit (en résumé) :

      « si l’on accepte le dialogue »citoyen« avec la »techno science« , on a déjà perdu, car leur cabinets et officines de communication sont trop puissants pour avoir un réel »débat citoyen« 

      donc pas de dialogue car le dialogue proposé est un stratégie »d’acceptabilité"


    • epapel epapel 7 mars 2012 22:46

      L’absence de dialogue est plus puissante que le dialogue ???

      smileysmileysmiley


    • foufouille foufouille 27 février 2012 12:22

      et surtout, il suffira d’un plant OGM pour demander du fric aux agriculteurs
      comme aux usa


      • epapel epapel 7 mars 2012 19:56

        Aucun des OGM actuellement commercialisés n’est stérile. Le système surnommé Terminator (qui était un OGM stérile) n’a pas fait ses preuves sur le terrain et il n’a jamais été utilisé. Un tel système présenterait l’avantage de maîtriser des disséminations indésirables, mais il obligerait les agriculteurs à acheter de nouvelles semences chaque année. Soulignons que c’est ce qu’ils doivent faire actuellement pour le maïs, OGM ou non, qui est cultivé sous forme d’hybrides féconds, mais ne donnant pas de descendance suffisamment productive. La reproduction conditionnelle ne permettrait plus aux agriculteurs de reproduire aussi facilement ces OGM et donc de les croiser avec d’autres variétés.

        smiley smiley smiley


      • gordon71 gordon71 27 février 2012 14:12

        BONJOUR

        Ppour moi au delà du problème sanitaire l’effet le plus néfaste de OGM est sociétal et culturel, en privant les agriculteurs à réutiliser leurs semences « fermières » comme cela se pratique depuis le premier jour de l’agriculture.

        cette main mise totalitaire de l’industrie agrochimique et de ses armées d’avocats, pour moi c’est cela la véritable peste brune

        http://video.google.com/videoplay?docid=7268737065824987382#docid=9020648638114334100


        • epapel epapel 7 mars 2012 19:54

          Une grande partie des Indiens cultivateurs de coton sont au contraire des partisans convaincus que les OGM sont un bienfait pour la société indienne.

           smiley  smiley  smiley 


        • diverna diverna 8 mars 2012 19:37

          Les survivants... voir le lien à la fin de l’article. Je ne dis pas qu’il y ait une possibilité intéressante pour les OGM avec le Coton mais le moins qu’on puisse dire est que Monsanto s’est « planté » aux dépens des petits. conclusion : la vigilance est de mise.


        • joelim joelim 27 février 2012 14:27

          Des gènes peuvent passer d’une plante à une autre

          Des espèces de plantes éloignées génétiquement qui s’échangent des gènes, on appelle cela un transfert horizontal et ce phénomène vient d’être mis en évidence chez des graminées. (...) des espèces du genre Alloteropsis ont reçu des gènes conférant une forme de photosynthèse adaptée à leur milieu. Une sorte de raccourci évolutif qui pourrait alimenter les craintes devant les OGM.

          Je parie que ça ne va pas empêcher les docteurs Folamour de la biologie de continuer à nous fourguer leurs processus de fabrication si dangereux mais qui les rémunèrent si bien...

          • diverna diverna 27 février 2012 16:23

            Je réponds aussi par ce message à Gordon71.
            Les transfert horizontaux existent effectivement mais de toutes évidences ça n’a pas arrêté les OGM. La quesion est bien plus sensible s’il y a risque d’une modification de ce qui est dans l’assiette (ou dans la nourriture des animaux qui ensuite seront dans l’assiette). De ce point de vue on peut envisager un scénario catastrphe que je n’ai pas inclus dans mon texte car plus spéculatif mais que je peux ébaucher ici : les champs non OGM à proximité des champs OGM vont être pollinisé par le pollen OGM et il est possible que ce soit parmi les semences de ces champs là (partiellement OGM de « seconde génération ») qu’on ait des problèmes sanitaires. Là on aurait Monsanto and co demandant l’interdiction de ces champs non OGM ! Vous souriez ? Vous avez tort .


          • joelim joelim 28 février 2012 15:00

            Ne pas oublier les « mauvaises » herbes qui vont à terme acquérir tous ces outils de défense...


          • epapel epapel 7 mars 2012 19:53

            Une utilisation excessive de glyphosate aux USA a fait émerger des herbes résistantes à cet herbicide. Cette résistance ne provient pas d’un transfert des gènes de résistance des plantes cultivées dans les mauvaises herbes, mais d’une adaptation classique.

             smiley smiley smiley


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 février 2012 16:05

            Bonjour,

            entendu ce matin sur E1, un agriculteur qui utilise un litre de coca et 23 grammes d’aspirine par hectare comme fongicide et pesticide. Économie, 10.000 euros par an...Coca Cola va-t-il tuer Monsanto... ? 


            • epapel epapel 7 mars 2012 17:31

              Apparemment, vous l’entendez tous les matins : ça s’appelle entendre des voix.


            • epapel epapel 7 mars 2012 22:55

              J’oubliais : smileysmileysmiley


            • al.terre.natif 28 février 2012 12:04

              @ l’auteur :

              « J’ai voulu insister sur cette proximité entre la culture »bio« et la culture OGM pour montrer qu’il faut se garder de juger trop vite. Ceci dit, la différence entre »bio« et OGM est que le produit »bio« est »lavable« et donc jamais dans les grains consommés. »

              Heu ... vous comparez l’agriculture OGM à une agriculture dite « bio », mais il existe une autre manière de produire sans utiliser d’additifs pour augmenter les rendements ou bien diminuer les prédateurs ... cela s’appelle l’agroécologie, le principe est simple : on varie les plantes cultivées, dans le but de ne pas avoir de concentration forte d’une espèce végétale, qui attire fatalement des prédateurs en grand nombre. La variété, la diversité des cultures permet avant tout un contrôle « naturel » et automatique des prédateurs. Favoriser une vie florissante de toutes les petites bêtes, y compris les « nuisibles », permet naturellement et « biologiquement » d’obtenir les mêmes résultats (voir de meilleurs).

              Vous ne voyez pas vraiment de mal aux OGM, et bien comme on vous l’a répété tout au long des commentaires, les principaux maux de ces techniques sont :

              - la dépendance de l’agriculteur vis à vis du producteur de maïs transgénique, qui doit acheter chaque année de nouvelles graines, et s’endetter si le prix de ces graines augmente .... Il ne pourra pas réutiliser les graines de sa précédente récolte, car elles ne donneront rien (hybrides F1 modifiés)

              - la diversité des espèces de maïs : elle diminuera au fur et à mesure jusqu’a ce qu’il ne reste plus que les « marques » ogm, les anciennes variétés auront disparues, et avec elles des milliers d’années d’évolutions de la plante.

              - On n’a aucune idée de l’impact sur 30 ans, 100 ans de telles manipulations. En touchant au matériel génétique, nous prenons le risque de changer durablement l’avenir de la plante, et du même coup, de ceux qui la consomment. 

              Surtout !! : il existe d’autres méthodes, sauf qu’elles ne profitent à aucune entreprise, elles profitent juste à l’Humain, et à la Terre ! Ces techniques seront toujours dénigrées par des experts en .... commerce et « économie » !


              • diverna diverna 28 février 2012 19:32

                Vous m’avez mal lu. C’est parce que je refuse le discours (simpliste) revenant à donner quitus aux pratiques actuelles utilisant les pesticides. Je ne dis pas que les OGM sont la solution, c’est l’inverse. Les solutions mises en avant par plusieurs personnes dans ces commentaires sont tout à fait marginales (le « bio » c’est 3 % des surfaces en France) . Il faut envisager la question du rendement . Si les agriculteurs utilisent des pesticides ce n’est pas par hasard...
                Je vous rejoins tout à fait sur l’impact des OGM sur le long terme et dans une autre réponse j’ai indiqué que la possible menace que font peser les semis à partir des récoltes dans les cultures qui jouxtent des champs OGM peut devenir un conflit futur si il s’avère que ces champs pollinisès par les OGMs sont justement ceux qui sont porteurs de « dègènèrescences » . Dans ce scènario il risque d’y avoir une pression pour interdire d’utiliser ses propres semences.


              • al.terre.natif 29 février 2012 12:13

                « Vous m’avez mal lu. »

                Où peut être vous êtes vous mal exprimé, qui sais :)

                « Je ne dis pas que les OGM sont la solution, c’est l’inverse. Les solutions mises en avant par plusieurs personnes dans ces commentaires sont tout à fait marginales (le »bio« c’est 3 % des surfaces en France) . Il faut envisager la question du rendement . Si les agriculteurs utilisent des pesticides ce n’est pas par hasard... »
                Le « bio » c’est 3%, le reste c’est du « conventionnel » (ce mot m’horripile, car ça n’a rien de conventionnel de balancer des tonnes de produits chimiques dans nos sols) ... très bien, mais justement, « ce n’est pas un hasard », bien sûr que non, ça répond à une logique de guerre ! Oui, vous avez bien lu ! Un logique de guerre qui résulte de l’industrie des deux grandes guerres. Celles ci produisaient des produits chimiques en grandes quantité, et on cherché à les écouler après guerre, une fois que les bombes n’étaient plus achetées par les états....
                C’est ainsi que les seules statistiques sur l’épandage de fumier en France .... viennent de ces industries, qui avaient calculé la capacité du marché ...

                C’est donc pour des raisons avant tout économiques que l’agriculture à été transformée (« la révolution verte » ...) en industrie, spécialisant toujours plus les cultures, écartant la partie élevage de la partie culture, pour toujours produire plus et vendre plus.

                Mais puisque la question du rendement vous intéresse, sachez que l’on peu obtenir de meilleurs rendements en bio qu’en agriculture « conventionnelle » ... pas automatiquement, ça demande du temps pour redonner à la Terre ce dont elle à besoin, d’équilibrer les cultures, mais c’est vraiment possible.

                Vous devriez regarder le documentaire passionnant de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global », vous y verrez notamment deux exemples ou le rendement est bien plus efficace que dans le conventionnel, chez un producteur indien, qui à 1,8ha, et qui nourri 15 personnes à l’année et entièrement, et qui peut en plus, vendre des tonnes de denrées diverses. L’autre exemple vous parlera certainement plus, c’est le bio dans une immense ferme en ukraine, qui produit comme ça depuis 30 ans, et qui à toujours battu des records de rendements par rapport à ses voisins « conventionnels ».

                Le problème aujourd’hui, c’est surtout l’intoxication mentale dont nous sommes les victimes. Arriver à nous faire croire que la Nature est mauvaise pour nous, et que si on ne la contrôle pas, elle ne produit rien, ça c’est vraiment ce qui nous empêche de changer, et ça ce n’est pas un hasard ....

                Voila, j’espère que vous arriverez à me lire ... ;)


              • diverna diverna 29 février 2012 18:19

                Je vais répondre mais d’abord ce lien :

                http://www.actu-environnement.com/ae/news/ogm-mon810-moratoire-semis-15048.php4

                Pour être clair je trouve la situation préoccupante. Le MON810 produit la dite toxine comme le Bt11 mais comme c’est un maïs fourrage les vaches consomment de grandes quantités de cette protéine toxique pour les chenilles (puisque c’est dans les feuilles). Ce que je regrette,moi, c’est le manque d’information pour que chacun comprenne bien que c’est ce qui est dans l’assiette qui est en cause. En cherchant le lien ci-dessus je suis tombé sur un autre forum avec des remarques comme celle-ci :

                « Ce qui me gène, c’est que ni les abeilles ni les papillons ne butinent le maïs, pas plus que les autres plantes de la même famille d’ailleurs (poacées, anciennement graminées).
                Chez ces plantes la pollinisation est faite par le vent et pas par les insectes.
                 Le message serait tout à fait crédible s’il parlait de colza transgénique au lieu de maïs. »

                qui montre une méconnaissance totale du problème (ce qui n’est pas une tare mais c’est ce que je dénonce). Il faut que toutes ces personnes qui s« interrogent (la preuve, la recherche d’information sur un forum) comprennent concrêtement de quoi il retourne.

                Maintenant ma réponse à al.terre.natif :

                Dans tous les domaine il y a des »ultras« qui veulent tout refonder. On peut aussi chercher :

                1 - une bonne information des gens

                2 - De la recherche publique pour contrer les arguments des sociétés comme Monsanto

                3 - un équilibre entre rendement et »n’importe quoi«  ; cet équilibre est dans l’état actuel de l’art LOIN du »tout bio" (très loin). 


              • al.terre.natif 1er mars 2012 12:17

                « Dans tous les domaine il y a des »ultras« qui veulent tout refonder. On peut aussi chercher : »
                1 - une bonne information des gens
                2 - De la recherche publique pour contrer les arguments des sociétés comme Monsanto
                3 - un équilibre entre rendement et « n’importe quoi » ; cet équilibre est dans l’état actuel de l’art LOIN du « tout bio » (très loin). 

                J’ai peut être du mal à vous lire, où du moins à vous comprendre, mais une chose est sûre, on est assez d’accord sur le fond.

                Juste vous me considérez comme un « ultra » car je vous précise que le rendement peut être aussi bon dans du 100% « bio » que dans le « conventionnel ». Bien sûr qu’il n’existe que très peu de bio aujourd’hui, mais ce n’est pas être extrémiste que de souhaiter qu’il y en ait plus et de donner des arguments concrets sur les capacités de ce type de cultures et le potentiel qu’elles recèlent ! Ce n’est pas être utopiste que de viser l’utopie, pour mieux s’en approcher jour après jour ! Et en plus, je ne vous dit pas que c’est la seule manière de voir les choses !

                Vous souhaitez de la recherche publique pour contrer les arguments de monsanto ? Et pourquoi n’écoutez vous pas les arguments privés de petits ou grands agriculteurs qui ont réussi à faire du tout bio, sans avoir les inconvénients qu’on nous met toujours en avant ? 

                Oui, de la recherche publique serait bien, mais de la recherche publique en plus des recherches et expérimentations menées par les agriculteurs eux même ! La Terre n’a pas forcément besoin de laboratoires, d’analyses chimiques et de gros moyens, elle à juste besoin de temps et de sueur, et d’un peu de réflexion...

                Il en existe, ils vous parlent, mais vous n’entendez pas...

                Désolé, mais je suis remonté que vous me voyez comme un « ultra » ... je ne suis qu’un informaticien qui tente de revenir à la Terre, ni un économiste, ni un agriculteur. Juste quelqu’un qui essaye avec ses moyens d’avancer vers son modèle de société idéal.


              • mortelune mortelune 28 février 2012 13:18

                OGM = Organisation pour un Génocide Mondial

                Et pendant ce temps la Norvège a fabriqué un grenier à graines du monde
                Je me demande parfois où est le bon sens qui a tant servi à l’évolution de l’humanité. N’en faisons nous pas trop ?


                • al.terre.natif 28 février 2012 14:18

                  pour préserver toutes ces espèces de graines, il suffirait de ... les cultiver régulièrement ... tout simplement ... mais ça ... c’est trop compliqué pour les économistes ! Il vaux mieux éradiquer toutes les espèces mondiales, tout en les préservant ailleurs, comme ça, une fois qu’il ne restera plus que des graines transgéniques, des graines modifiées et pas forcément durables, et bien nous pourront acheter à prix d’or à ces réserves « mondiales » des graines pour tout recommencer...

                  C’est étonnant de voir les montants engagés dans la protection des graines (en les enfermant dans des bunkers), alors qu’un petit effort régulier permettrait de maintenir toute cette diversité et tout cet héritage de la Terre. Sans compter que si nous cultivions toutes ces graines dites « anciennes », nous pourrions nourrir toute l’humanité, mais ça ... pour beaucoup ça reste de l’utopie ...

                  Triste monde, heureusement que partout, des gens se mobilisent, bravent les interdits de cultiver certaines espèces, et permettent la prolifération de ces graines, naturelles, issues de milliers d’années d’évolution, et surtout non brevetés !

                  Alors faisons comme eux ! Cultivons et échangeons les graines, c’est la monnaie du futur (et du passé d’ailleurs...) ! 


                • patyack patyack 28 février 2012 16:20

                  Bonjour,

                  Sans compter que la dissémination est inéluctable à court et moyen terme, et profitant de l’opportunité et l’incompatibilité des semences traditionnelles ou fermières, ces firmes imposeront les leurs. Les agriculteurs seront soumis, bon gré, mal gré à des contrats de vente fluctueuses et imposés jusqu’à les exploiter aussi. Cette gan-graine d’OGM qui ronge nos racines, nos terre, neutralise et raréfie la biodiversité au détriment du pouvoir.


                  • ubotugy ubotugy 4 mars 2012 10:44

                    Inéluctable c’est le mot, c’est pour cela que les bunkers à semences se multiplient et non pas à cause d’une hypothétique catastrophe planétaire...

                    Retroussons nos manches, va falloir retourner arracher les mauvaises herbes !

                     smiley


                  • epapel epapel 7 mars 2012 17:35

                    Il y a environ 10% de plus d’OGM cultivés par an. Il ne s’agit pas toutefois d’une invasion comme celle des lapins en Australie. Les OGM sont jusqu’à maintenant obtenus à partir d’espèces qui ne se disséminent pas ou peu. Elles n’ont, le plus souvent, pas de raison de se disséminer lorsqu’elles sont devenues des OGM et ne le font pas. Le maïs doux destiné à la consommation humaine est cultivé couramment dans les mêmes exploitations que le maïs grains destiné aux animaux sans que ces variétés ne se mélangent.

                    Il n’y a pas de raison, de considérer que la fuite des OGM va inéluctablement conduire à leur accumulation progressive dans l’environnement. Si tel était le cas, il y aurait un mélange généralisé des différentes variétés de plantes et il n’y aurait donc plus qu’une seule variété. À moins de considérer que les variétés OGM ont des pouvoirs magiques et maléfiques. On ne trouve pas de repousse de maïs en dehors des champs de maïs. De multiples variétés de maïs ont été introduites au Mexique et le téosinte, l’ancêtre du maïs, n’en a pas été altéré.


                  • Bilou32 Bibi32 4 mars 2012 12:15

                    J’espère que la nature saura reprendre ses droits. Aux dernières nouvelles, il semble que des souches de pyrales puissent bouffer du transgénique sans souci... Et sous peu, espérons que des plantes adventices résisterons au Roundup. Le jour ou Monsanto sortira un maïs qui se contentera de 50 % des besoins en eau des variétés actuelles, ou bien se passera d’engrais azoté, mon opinion sur eux changera peut-être !


                    • epapel epapel 7 mars 2012 19:59

                      Oui, c’est inévitable, mais ce n’est pas spécifique aux OGM. Et ce n’est pas ingérable. Les insectes finissent toujours par devenir résistants aux pesticides chimiques. Il n’y a pas de raison qu’ils ne deviennent pas un jour résistants aux toxines Bt, produites par des OGM ou non. Après 15 ans de culture du maïs Bt et du coton Bt, il n’est pas apparu d’insectes résistants. La pyrale a été maîtrisée en cultivant volontairement des champs de maïs conventionnel au milieu des champs de maïs Bt.

                       smiley smiley smiley 


                    • gordon71 gordon71 4 mars 2012 14:06

                      bonjour diverna, je vous pose la question à vous aussi :


                      merci de votre réponse

                      que pensez vous de la position d’un groupe comme PMO pièces et main d’oeuvre qui dit (en résumé) :

                      « si l’on accepte le dialogue »citoyen« avec la »techno science« , on a déjà perdu, car leur cabinets et officines de communication sont trop puissants et pour

                       laisser la place à un réel »débat citoyen« 

                      donc pas de dialogue car le dialogue proposé est un stratégie »d’acceptabilité", première étape vers la soumission à la techno science partout dans nos vies


                      • epapel epapel 7 mars 2012 20:03

                        J’ai un vieux stock de bougies et de silex si ça vous intéresse.

                         smiley smiley smiley


                      • diverna diverna 7 mars 2012 21:22

                        Non , je ne partage pas ce point de vue « extra » mais c’est vrai qu’il faut un effort de discussion et d’information. Je suis frappé par la méconnaissance du dossier (réel) de la plupart des personnes autour de moi (et dans les forums). Il y a un problème général dans notre société du statut de l’expert. il suffit de voir comment ces experts ont un statut comparable à celui d’un juge à Bruxelles. C’est tout à fait excessif et c’est une altération de la démocratie. Dans d’autres textes j’ai contesté ce statut de l’expert.


                      • epapel epapel 7 mars 2012 22:48

                        Et c’est un expert qui parle !!!

                         smiley  smiley  smiley 


                      • epapel epapel 7 mars 2012 17:32

                        La toxicité des toxines Bt est nulle chez les vertébrés. Les toxines Bt sont des protéines. Elles sont très biodégradables et digérées pour donner des résidus qui sont des acides aminés indispensables pour tous les êtres vivants.


                        • diverna diverna 7 mars 2012 21:17

                          J’attendais celle là. Premièrement, ça a beau n’être que des acides aminés les chenilles n’ont pas l’air d’apprécier. Ce type de protéine participe à la formation de canaux. Ensuite, une toxine sans effet, sur une cellule de vertébré saine ; comment peut-on être sûr de l’ interaction avec une bactérie en principe non toxique (nous en avons des milliards dans notre corps) ou avec un virus de passage. ...
                          Ce qui est vrai pour nous (Bt11) l’est aussi pour le maïs fourrage. Nous manquons de recul pour donner ces doses à manger aux vaches en comptant sur la totale disparition par la digestion dans l’appareil digestif de la vache. Franchement, si on vous disait que les grains de maïs ont en plus des protéines attendues cette « non toxine pour les vertébrés », vous en mangeriez ?


                        • epapel epapel 7 mars 2012 22:40

                          Les vaches américaines en mangent depuis des années, des problèmes constatés ?


                        • epapel epapel 7 mars 2012 22:43

                          Aujourd’hui la bactérie Bacillus thuringiensis est l’insecticide le plus utilisé au monde en agriculture biologique.

                           smiley  smiley  smiley 

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