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Maths à venir

Les mathématiciens se réunissent à la mutualité les 1er et 2 décembre pour discuter de leur avenir. La dernière fois qu’a eu lieu un tel colloque, c’était en 1987, il y a 22 ans ! C’est dire l’importance de cette conférence ! Mais commençons par nous poser la question de savoir pourquoi les mathématiciens vont se réunir.

En réalité, nous pouvons affirmer que la France est la première nation mathématique du monde, tout simplement car elle compte parmi ses chercheurs actuels le plus grand nombre de médaillés Fields, cette récompense mathématique ultime que l’on qualifie parfois, à tort, de prix Nobel de mathématiques mais qui est bien plus prestigieuse car décernée seulement tous les 4 ans sous conditions draconiennes. Tout semble donc aller pour le mieux. Cependant, au royaume de Descartes, la vie des mathématiciens n’est pas si rose et la communauté craint de perdre, à terme assez court, cette place privilégiée de leader. En effet, il en va des mathématiques comme des autres disciplines, elles sont, en quelque sorte, un gigantesque château de cartes dont les médaillés Fields ne sont que le sommet. Que la base vienne à s’écrouler et c’est tout l’édifice qui chutera. Or, certains signes sont particulièrement inquiétants. On constate en effet une forte désaffection des jeunes générations pour les sciences en général et les mathématiques en particulier. Le nombre n’a certes jamais été synonyme de qualité mais il n’empêche, moins de jeunes intéressés entraîne fatalement une statistique plus défavorable quant à la probabilité d’avoir en son sein les leaders de demain.

 

Beaucoup a été fait pour essayer de redorer le blason des sciences et inciter les jeunes à s’y investir. Hélas, cela a été un échec patent. On a pourtant presque tout essayé, d’une présentation plus attrayante à un allègement substantiel des programmes de mathématiques à quelque niveau que ce soit. De mon point de vue, la raison du fiasco vient de plusieurs phénomènes que je vais énumérer ci-après mais que je ne justifierai pas faute de place. Le premier point est celui d’une désaffection des jeunes pour l’effort en général, quelle que soit la discipline concernée et pas seulement scientifique. La civilisation de la Game Boy et du loisir en général consomment un temps considérable qui auparavant pouvait être consacré à l’étude faute d’alternative. La suppression des internats avec leurs études qui obligeaient les élèves à travailler a aussi été probablement assez désastreuse. Mais ce n’est pas tout. Contrairement aux attentes des acteurs probablement bien intentionnés qui ont suggéré l’allègement des programmes, la conséquence d’un niveau d’exigences et connaissances plus faibles a été un moindre intérêt. Ne nous y trompons d’ailleurs pas, lorsqu’on veut fabriquer un champion sportif, en général, on ne lui allège pas le programme d’entraînement… Mais il y a aussi eu des phénomènes sociétaux beaucoup plus pervers qui sont encore à l’œuvre dans notre société et en sapent les fondements. Dans la méritocratie républicaine, le mathématicien avait initialement une position sociale enviable, une considération importante de la part de ses concitoyens. Dans une société dont la seule finalité est l’argent, lequel est d’ailleurs devenu une valeur, dans une société qui ne valorise que le manager ou banquier et laisse le technicien sur le bord du chemin, dans une société où l’ingénieur est mis sans vergogne en compétition mondiale avec des crève-la-faim et donc avec un salaire parfois indigent pendant que d’autres « se gavent », dans une société où on valorise de la même façon ceux qui dissertent sur l’air du temps à leurs moments perdu et ceux qui passent des heures penchés sur des copies difficilement compréhensibles, alors oui, le parcours de facilité est tentant, il est même plus que tentant, il devient la norme. Et il n’en est de meilleure preuve que les faits ; nous vivons une époque de désertion des études scientifiques.

Est-ce grave docteur ? La réponse est oui, c’est grave ! Pourquoi ? Tout simplement parce que notre modèle de vie occidental est basé sur les mathématiques. Vous en voulez des exemples ? Lorsque vous appuyez sur un bouton, c’est des maths qui vous allument la lumière ; quand vous tournez votre robinet, de même l’eau arrive grâce à de l’électricité qui actionne les pompes. Or le réseau électrique est géré par satellite, sinon il ne marche pas (cf la grande panne de 1979), ce sont donc des maths que vous consommez. Quand vous utilisez votre téléphone portable, ce sont des maths de très haut niveau pour la gestion et l’interconnexion mondiale des réseaux. Quand vous prenez votre voiture, l’allumage, le GPS, le radar de recul, les phares au xénon, l’ABS, etc., tout cela, ce sont des maths et s’il n’y en avait pas, vous en seriez encore à tirer une charrette à bras, un éfourceau en langage ancien.

Mais où est le problème diront certains ? Aujourd’hui nous vivons objectivement dans un système de compétition mondiale et, nous venons de le voir, les maths sont partout, elles sont même l’objet de la compétition. Baisser la garde dans ce domaine, c’est perdre la place que nous avons aujourd’hui dans le concert des nations, c’est voir notre niveau de vie relatif être relégué au fond du classement mondial, c’est devenir un pays en voie de sous-développement. Je ne prendrai qu’un seul exemple mais qui engage largement notre avenir. L’activité Airbus, en France, représente en 2009 un tiers des emplois industriels civils[1]. Pourrait-on faire un avion sans mathématiques ? Bien sûr que non ! Il en est bien sûr de même pour l’industrie automobile, le nucléaire et, d’une manière générale toute activité industrielle. Or l’industrie, globalement, représente 22% du PIB du pays et 80% des volumes d’exportations, ces exportations qui nous permettent d’importer sans quoi nous n’aurions ni écrans d’ordinateurs, ni téléphones mobiles, ni… Il est donc primordial de rester un pays fort en maths, collectivement. Il est fondamental de transmettre cet héritage à nos enfants dans l’espoir qu’à leur tour ils le feront fructifier.

Sans doute les lignes qui précèdent ne suffiront-elles pas à en convaincre certains. Il me faut donc entamer un autre registre, celui de la vie en société. En effet, notre idéal, dans les sociétés démocratiques, c’est la liberté, celle de penser, d’agir, de s’exprimer. Or l’ignorance est un frein à la liberté. L’ignorance ne permet pas de se faire une idée objective du monde qui nous entoure. L’ignorance nous empêche d’accomplir des actes qui sont pourtant naturels ou qui semblent l’être a posteriori. Ainsi, l’ignorance de certaines lois de la physique mais qui ne peuvent être mises en musique que grâce aux maths, empêche de faire des avions et donc de voler, de se déplacer. L’ignorance des lois de l’électricité, encore des maths, empêche de s’éclairer, de se chauffer, d’avoir l’eau courante, de téléphoner, de s’informer, etc..

Que peut bien être une démocratie dans laquelle le peuple est ignorant ? Cette question est loin d’être anodine car nous avons des signes aujourd’hui qui sont alarmants. Prenons un exemple emblématique du moment. Il s’agit de la thèse du réchauffement climatique et attaquons-là sous un angle mathématique. Clairement, le climat est l’hypersystème par excellence. Il faut donc, a priori, pour le modéliser correctement, une pléthore de paramètres dont on ne peut que très difficilement cerner l’impact individuel sur le modèle global. Cette vision à elle seule discrédite largement la thèse du réchauffement climatique qui serait dû à la seule augmentation du taux de gaz carbonique dans l’atmosphère. En effet, en ayant dit plus haut qu’on ne peut cerner facilement l’impact individuel d’un paramètre dans un modèle complexe, on voit bien alors que le GIEC nous sert une thèse simpliste. Cette thèse est d’ailleurs combattue par de plus en plus de scientifiques, le directeur de l’institut de physique du globe nous ayant récemment fait grâce d’une excellente interview sur le sujet. Nous voyons donc que la connaissance mathématique est un des ingrédients essentiels d’un vrai débat démocratique dans la société et la condition d’une vraie liberté ; liberté de compréhension, liberté de jugement, liberté d’action.

Passons, pour finir ce texte, à la question ultime de la connaissance mathématique en tant que connaissance humaine. Il va de soi que la connaissance mathématique, ne serait-ce qu’en la prenant dans sa portion réduite à la logique, est à la base même du raisonnement humain. Cela ne veut pas dire que le système est fermé comme l’affirme le théorème de Gödel, mais il n’est pas vide à l’heure actuelle et le système se construira au fil du temps et de l’évolution de notre race. Il n’empêche, aucun raisonnement humain actuel dans quelque activité que ce soit qui serait contradictoire, aujourd’hui, du raisonnement mathématique ne serait accepté et ne saurait l’être, ce qui est heureux. Mais les mathématiques ont bien d’autres cordes à leur arc. Elles permettent de définir le beau (nombre d’or) ou l’agréable (musique), elles permettent de comprendre la nature qui nous environne,  elles nous permettent de communiquer entre nous au niveau mondial (Internet) et la liste serait presque infinie. Je conclurai donc par cette phrase. Compte tenu de leur universalité et de leur proximité de l’homme et de notre monde, faire des mathématiques, à n’en pas douter, c’est faire le bien car ce ne peut être que faire progresser l’homme et son monde.

Alors, bonnes maths à venir !



[1] Information donnée par le cabinet d’expertise Secaphi Alpha à un séminaire de la fédération européenne de la métallurgie le 5/10/2009.


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12 réactions à cet article    


  • Deneb Deneb 1er décembre 2009 12:43

    Les mathématiques sont à la base de toute l’activité humaine. Curieusement, les mathématiques pures n’ont qu’un seule application pratique : c’est les jeux. Alors que l’auteur fustige les Game Boy et autres jeux informatiques, il n’y a pas de meilleur apprentissage des mathématiques que les jeux. A cause des ordinateurs qui onr envahi nos foyers, un enfant d’aujourd’hui pratique les opérations complexes dont les enfants d’il y a 50 ans ne seraient jamais capables, sauf les surdoués, bien entendu. Je ne sais pas si vous vous rendez compte du nombre d’opérations que nécessite une recherche sur Google, pourtant on doit les assimiler et utiliser instinctivement si l’on veut trouver quelque chose.

    Donc, cher auteur, inutile de blâmer le jeu, puisque les mathématiques ne sont au fond que ludiques.


    • tom pilliby 1er décembre 2009 22:07

      Le jeu « gratuit » sur Game boy ou autre jeu informatique n’est pas à blâmer,sauf s’il devient— hélas trop souvent— addictif...
       Mais qu’a-t-il à voir avec les Mathématiques ? pas davantage que le client de machines à sous ou de roulette du Casino !

      Les Mathématiques, celles enseignées il y a ...50 ans !
       - faisaient acquérir rigueur et logique
       -développaient l’esprit d’analyse en même temps que celui de synthèse
      Bref, elles STRUCTURAIENT un cerveau.

      Associées à une étude sérieuse de la langue française :
       -alphabétisation
       -acquisition de vocabulaire par la lecture
       -connaissance des structures de la langue par la grammaire
       -étude approfondie des grands auteurs : poètes,romanciers, philosophes, en liaison avec l’histoire de leur peuple et de leur époque

       Oui, grâce à cet ensemble, il y a 50 ans, nous étions capables de lire un énoncé et de le comprendre, ce qui, hélas ! n’est plus aujourd’hui à la portée de tout un chacun !

       Des recherches sur Google peuvent être fort utiles à un élève ainsi formé et préparé.
       
       A un élève inculte ( ou presque), elles ne sont d’aucun intérêt, sauf, peut-être, de pouvoir rendre à son professeur un devoir « copié-collé » ou, par chance, de pouvoir combler l’intelligence insatisfaite d’un enfant doué....

       Aujourd’hui comme hier, l’apprentissage des Mathématiques c’est le travail et la rigueur.
       L’ordinateur, Google, ne sont que des outils. S’ils ne sont pas utilisés par des cerveaux préalablement construits, ils ne sont que de piètre utilité ,
       Ils ne peuvent en aucun cas suppléer à l’enseignement consciencieux, méthodique et rigoureux d’ un bon professeur .


    • Francky la Hache Francky la Hache 1er décembre 2009 23:13

      Je vous conseille (de prof de maths !) de vous amuser avec quelques jeux de chez ArmorGames, section puzzle and skill (rangés par note).
      J’affirme que Cargo Bridge ou démolition city vaut quelques cours de Scs physiques ou de techno au collège. Certains casse-tête sont très sympas.
      Biensûr, rien ne peut remplacer un cours de maths. smiley


    • Deneb Deneb 2 décembre 2009 07:20

      Tom : les maths sont une occupation ludique pour la plus grosse boule neuronale sur Terre qui sans ça s’emmerderait grave. Mais elles sont aussi une croyance. Qu’est-ce qui a poussé le premier maçon de faire une maison bien carré plutôt que de la faire de façon en apparence completement bordelique mais hyper organisé en fait, comme l’oiseau qui fait son nid ? C’est le vice. Le gout pour la prise de tête. Il s’est pris au jeu. Son fils, par opposition à son père, a inventé la roue. smiley

      Vous croyez vraiment qu’il y a 50 ans, on comprenait mieux les maths qu’aujourd’hui ? On ne pigeait que dalle. Il y a 50 ans, il n’y avait pas internet et le choix de lecture était franchement très réduit. Si l’on voulait trouver des trucs interessants, il fallait y mettre le prix et plus ça prenait énormément de temps. Il y a 50 ans, les gens étaient cons, mais cons !! La radio devérsait des "dominique nique nique ...". Le curé avait un grand pouvoir et tout le monde le craignait.

      Bref, il y a 50 ans, on se prenait très au sérieux. Et on ne peut pas bien reflechir quand on se prend trop au sérieux. Sauf quand on est completement dingue, comme John Nash.


    • ObjectifObjectif 1er décembre 2009 13:25

      Et il y a aussi un grand inconvénient aux mathématiques et à la logique :

      ils permettent de comprendre comment un intérêt à 5% permet de confisquer la masse monétaire de manière inexorable...

      et ils permettent de comprendre les effets d’échelle et de masse...

      et ils permettent de comprendre des expériences scientifiques et des statistiques qui montreraient par exemple que l’efficacité de nombreux vaccins n’est pas prouvée, voire sont plus dangereux que les maladies que les vaccins sont réputé soigner...

      Donc les mathématiques sont dangereuses car elles rendent les citoyens libres et indépendants.


      • Lapa Lapa 1er décembre 2009 14:43

        Vous oubliez deux points importants qui auraient mérités d’être développés :

        dans notre méricratie actuelle, la grande majorité des décideurs, notamment politiques, sont issus de formation littéraire ou droit et sont, en très grande majorité, incapables de résoudre une équation du premier degré, mais surtout incapables de la poser à partir d’un énoncé. Dans un monde hyper technologique, ça les rend dépendant d’expertises extérieures. Et comme le mode de fonctionnement actuel n’est pas rationnel ni cartésien mais émotionnel ; ils ne font qu’empirer les choses.

        deuxième point à développer c’est que les mathématiques sont essentielles pour poser un raisonnement juste (implication, équivalence, égalité, logique, réciproque...). Couplées à une maîtrise grammaticale du français, les maths permettent de raisonner justement et sainement. Le découpage à la tronçonneuse de ces deux matières fondamentales aggrave les lacunes de compréhension et de raisonnement des citoyens qui sont maintenant peu enclins à comprendre le sens d’un énoncé avec des phrases comprenant des appositions liées logiquement. Cela induit non-sens ou contresens dans la compréhension quotidienne et impacte fortement nos capacités de communication et d’indépendance intellectuelle.

        Le monde est complexe, les maths sont aussi un outil pour aider à sa comprhéension et son décodage.


        • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 1er décembre 2009 19:31

          Philippe Meirieu, ancien directeur de l’IUFM de Lyon : « Il est plus important aujourd’hui de connaître la différence entre le civil et le pénal que de savoir résoudre le théorème de Thalès » (Le Monde, 28 mars 2006).

          On résoud un problème, ou une équation, mais pas un théorème ...


        • curieux curieux 1er décembre 2009 21:41

          Vous avez tout à fait raison. Les politiques ne sont dans la politique que parce qu’ils sont incapables de faire autre chose et qu’ils ne veulent pas travailler.
          Abandonner les maths, c’est faire encore plus de gogos qu’il n’y en a. Des gogos qui ont une absence totale de logique, ce qui permet à nos escrocs de refiler n’importe quoi comme la crise ou la grippe A


        • Yohan Yohan 1er décembre 2009 17:57

          Une désaffection qu’il faut corréler au manque d’information sur les débouchés, les métiers et les filières qui y mènent. Peu de référents identificatoires permettant aux jeunes filles (qui je crois ont de meilleurs résultats en math) notamment de se projeter avec une vision concrète de ce qui les attend sur le marché du travail.
          Ainsi, on trouve certes à l’Onisep des films sur les métiers mais finalement rien ou presque sur les métiers scientifiques et industriels de haute technologie


          • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 1er décembre 2009 19:20

            L’Académie des Sciences avait déploré les propos de l’ancien ministre socialiste de l’Education nationale Claude Allègre (France Soir, 23 novembre 1999) sur la dévaluation des mathématiques : «  Les maths sont en train de se dévaluer, de manière quasi-inéluctable. Désormais, il y a des machines pour faire les calculs. Idem pour les constructions de courbes.  » (Voir Le Monde, 22 mars 2000, pour la réaction de l’Académie des Sciences).

            Georges Lochak avait répondu par avance à Allègre : «  Croire que les calculs sur ordinateurs remplaceront les mathématiques (dont ils ne font, en réalité, qu’exprimer les rudiments) est d’une grande candeur  ». (« Platon est-il mort ? », Quadrature, n° 28, avril-juin 1997, pp. 25-27). Allègre a aussi fait savoir qu’il n’estimait pas davantage les «  élucubrations philosophiques  ».


            • Panzerfaust 3 décembre 2009 10:40

              Les mathématiques sont partout … sans y être vraiment. Elles sont à la base de presque toutes les sciences et surtout des sciences dures. Malgré tout, pour la majorité d entre nous et même pour ceux qui ont suivi un cursus scientifique, leur utilisation dans la vie professionnelle est peu fréquente et basique, ce qui limite leur intérêt sur un CV.

              Elles permettent encore de départager les candidats dans les concours recherchés. Si vous voulez devenir fonctionnaire et être tranquille pour le reste de votre vie, vous avez intérêt à être bon en maths pour réussir des concours de plus en plus sélectifs. Mais ce n est pas vraiment une bonne raison de faire des maths.

              Pour le reste, je ne sais pas si un jeune étudiant devrait baser son avenir sur un cursus mathématique ou scientifique. La voie est très difficile et les débouchés incertains, précaires et pas forcément intéressant sur le plan de revenus. Il vaut sans doute mieux explorer d autres voies beaucoup plus juteuses : professions médicales, carrières dans le public, finances…

               


              • KiLVaiDeN 9 décembre 2009 04:18

                Et si c’était un abandon temporaire des sciences, pour enfin s’intéresser à une philosophie de vie, où chaque humain se verrait sa nature d’homme et sa liberté restituées ? Je ne trouverais cela pas si destructeur que ça, bien au contraire, j’estime que nous avons besoin de décompresser un peu, d’arrêter de courir derrière le progrès, et de résoudre les problèmes humains avant de continuer à aller presque sans relâche dans le sens du progrès. Il y aura un temps où, sages de notre expérience, nous pourrons continuer vers de nouveaux horizons, mais il est grand temps de faire une halte, de soigner les blessés, de recharger les batteries, pour repartir de plus belle.

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