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Merci qui ? Merci Free !

Folie, démagogie, idiotie, impossible, mauvaise qualité... que n'a-t-on pas entendu au sujet de Free lorsque ce fournisseur d'accès à internet s'est lancé sur le marché — juteux — de la téléphonie mobile ? Souvenez-vous des cris d'orfraie de l'opérateur historique France Télécom « Orange » qui pensait que jamais il ne serait possible de pratiquer des tarifs aussi abordables pour le consommateur, et que forcément cela serait au détriment de celui-ci. Et, en écho, « c'est tout à fait exact » répondirent S.F.R. et Bouygues Télécom, pour qui le gâteau des S.M.S. (et pas seulement) était mieux à partager en trois.
 

Flash-back

Deuxième semestre 2011. La rumeur enfle, assez — trop — grosse pour qu'on puisse la penser vraie, une offre exceptionnelle pour les abonnées serait dans les cartons. Le prix serait à moins de cinq euros. La concurrence, n'y prête pas attention, ironise, glose. À ce tarif ce n'est pas possible, réalisable rentable. Mais la patience est une vertu et pour voir ce qu'on allait voir il faut attendre, le début d'année 2012.

Et effectivement, janvier voit ladite rumeur enflée de plus en plus, sans savoir avec certitude si c'est du lard ou du cochon. Un abonnement à moins de 5 euros devrait voir le jour, c'est toujours aussi beau pour être véridique penseront certains.

Le coup de massue tombe enfin, c'est énorme. Un premier abonnement à 0 euro pour les abonnés Free internet se met en place. Cela touche une seule personne par foyer, ensuite ce sera 2 euros incluant une heure de communication et 60 textos. Une offre plus dense à 15.90 € existera en parallèle pour les gros consommateurs, et divers services associés ainsi qu'un temps de connexion supérieur.

À ces tarifs, l'on aura droit à une carte SIM envoyée 15 jours après inscription, et l'activation de celle-ci se fera le plus simplement du monde sur son compte en ligne. Et ça marche !

Quelques mois plus tard

Les trois opérateurs bien en place, ceux qui se partagent depuis plus d'une décennie le juteux marché (surtout de l'envoi des SMS très très rentables) n'ont pas vu d'un bon oeil, l'arrivée du trublion Xavier Niel, patron efficace de la société Illiad. C'est que le garçon n'est pas à son premier coup d'essai. Mettre en rage la concurrence, il s'y était déjà essayé et avec succès. En effet, aurait-on oublié que si nous disposons des meilleures offres internet à l'échelle mondiale, c'est dû d'abord et grâce à cet homme ?

Pouvoir téléphoner gratuitement en national et à l'étranger dans une centaine de pays (je suis concerné), avoir du haut débit de qualité et le tout à moins de 30 euros était tout aussi impossible et comme par hasard on retrouve les mêmes opérateurs pour qui cela était suicidaire, et que jamais ils n'en arriveraient aux mêmes extrémités tarifaires. On a vu la suite.

Après qu'Orange — France Télécom ait tenté lamentablement de plomber l'accord d'itinérance conclu avec Free (bien que coup bas ne venait pas que de cette direction), il semble désormais que tout soit rentré dans l'ordre. On a assisté in fine, au triste spectacle d'un vieux coq montant sur ses ergots, mais qui à un moment doit se rendre à l'évidence et accepter qu'un jeune fougueux vienne prendre une place qu'il mérite !

Aujourd'hui, les murs ne sont plus lézardés, ils s'effritent voir s'effondrent. Si pour les trois grands du marché, la pilule est toujours aussi grosse à avaler, il n'en va pas de même pour tout le monde. Nombre de contrats « low-cost » fleurissent. Au même titre que l'on a assisté à un resserrement de l'offre classique offrant une baisse des tarifs conséquente, mais ce n'est pas encore assez.

Les oubliés de la crise enfin reconnus

La tour de force de Free est d'avoir réussi à offrir un engagement forfaitaire simple et accessible aux bourses très serrées. Car, pour 2 euros mensuels, chacun peut avoir un crédit temps acceptable. Tout comme les petits consommateurs (dont je suis) n'ont pas à payer le prix fort pour un service qu'il n'utilise pas. Il y avait bien les cartes prépayées, mais là aussi elles sont trop onéreuses et ont des contraintes.

 

Gageons que nous ne sommes qu'au début du processus, qui verra une réelle concurrence qui bénéficiera d'abord aux consommateurs, et pas uniquement aux actionnaires.


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