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Nanotechnologie, Mon Amour...

Les nanotechnologies, comme le nom l’indique, sont des technologies pratiquées à l’échelle du nanomètre (nm), à savoir 1 milliardième de mètre. Pour fixer les idées, voici un petit tableau comparatif :

Cheveu humain (épaisseur) 80.000 nm
Cellule sanguine  7.000 nm
Virus 100.000 nm
Molécule d’eau (H2O) 0.3 nm
Atome quelconque 0.2 nm
 
Le fait de travailler à si petite échelle pour différents matériaux (Or, Titane, Carbone, Zinc,…) leur confère des propriétés physico-chimiques hors du commun. Le nano-cuivre est élastique à température ambiante. Le nano-carbone est 100 fois plus résistant et 6 fois plus léger que l’acier. Le nano-argent est un antibactérien puissant. Ce ne sont là que quelques exemples représentatifs des « propriétés Superman » des nanomatériaux.

A l’image de l’adolescent qui s’identifie à son héros de jeux ou de BD favoris, « homo-technicus » ingurgite et exploite donc très vite ces prouesses technologiques en se prenant lui-même pour Superman. A la recherche de nouveaux marchés, nos grand technocrates ont tôt fait de commercialiser la « potion magique » sans se poser de questions. Au royaume du pognon et de la techno-science, prudence et conscience n’ont évidement pas droit au chapitre.

Car si ces matériaux ont des propriétés extraordinaires, il va sans dire qu’il existe un revers de médaille qui tombe assez vite sous le sens lorsqu’on observe le petit tableau ci-dessus. Quel est le comportement de ces « petites-minis-microscopiques » particules face aux barrières biologiques, aux cellules vivantes ??? Et qu’advient-il de ces petites merveilles une fois libérées dans la nature ??? Voilà deux questions bien embarrassantes auxquelles maitre pognon armé de sa technoscience ne souhaite point répondre pour le moment. Les perspectives de gains et de profits à court terme sont pour le moment encore bien trop importantes par rapport à l’hypothétique, possible, envisageable problème futur. Quitte à faire marche arrière a posteriori, (si c’est encore possible) comme on l’a fait pour l’amiante ou la vache folle (avec tous les coûts humains, financiers et environnementaux que cela comporte), pour le moment, on fonce !

- Le passage des barrières biologiques pourrait certes permettre un dosage et un ciblage adéquat dans le domaine médical, agronomique ou alimentaire mais il pose sérieusement question quand on sait que ces nanoparticules peuvent affecter l’ADN, code source de la vie. Présentes partout dans l’organisme et sans obstacle aucun, ces nanoparticules pourraient s’avérer d’aussi puissants, si pas plus dangereux, prédateurs que les virus dont nous aurions toutes les peines du monde à nous débarrasser. Avec le passage des barrières céphaliques, hépatiques ou placentaires on peut imaginer le pire. Des expériences in vitro ont déjà démontré une baisse de l’immunité, une désorganisation des fonctions cellulaires et une altération de l’ADN. Cfr. Notes (1)&(2)

- Une autre propriété importante des nanoparticules provient de leur haute réactivité chimique due à une moindre surface de contact. Atout particulièrement intéressant en matière de catalyseur mais forte réactivité avec l’oxygène qui entraine la formation de radicaux libres particulièrement nocifs pour la santé humaine (athérosclérose, diabète, maladies neuro-dégénératives, cancer, ….).

- Rappelons qu’en sus de ces deux « formidables » propriétés, les nanoparticules sont peu ou pas biodégradables ! Que faire une fois que ces particules se retrouvent dans l’eau, l’air, la terre, les arbres, les plantes, les animaux ? Les multiples problèmes de pollution de l’air par l’émission de particules fines (nanoparticules de carbone) des moteurs diesel ne devraient-ils pas nous mettre la puce à l’oreille ? (3) La présence de plus en plus inéluctable de métaux lourds en fin de chaine trophique ne devrait-elle pas nous alarmer ? Les difficultés de dépollution des sols en métaux lourds et matières toxiques ne suffisent-elles pas ?

Qu’à cela ne tienne, l’engouement est à son comble, l’explosion des brevets est faramineuse. Rien que dans le domaine alimentaire plus de 400 entreprises réparties dans le monde entier s’intéressent aux nanotechnologies(4). Les Etats-Unis y consacreront 3,7 milliards de dollars pour la période 2005-2009. L’Europe y consacrera 7,5 milliards d’euros pour la période 2007-2013, ce qui représente le montant par habitant le plus important du monde.

Pour 2005, le chiffre d’affaire de ce secteur et celui des semi-conducteurs s’élevait à 300 milliards de dollars, à peu près autant que le montant des exportations de l’OPEP. Nouveau moteur de l’économie, les magnats des nanotechnologies pactisent avec ceux du pétrole, des TIC, des biotechnologies, de l’alimentaire, du narcotrafic et des armes.(5)

Leur utilisation est de plus en plus importante pour toute une série de domaines de la vie quotidienne : électroménager, électronique, revêtements, soin corporel, cosmétique, textile et alimentation. Crème solaire anti UV à base de dioxyde de titane (TiO2) ou d’oxyde de zinc (ZnO). Crèmes anti-rides à base de fullerènes, molécules de carbone associées sous forme d’hexagones ou pentagones à toxicité potentielle. Vêtements aux fibres imbibées de nanoparticules d’argent pour en réduire l’usure. L’ionisation facile de l’argent le rend en effet bactéricide et détruit donc les microorganismes responsables de l’usure. Le nano-argent trouve d’ailleurs de plus en plus de débouché dans le domaine médical avec par exemple des bandages et pansements en nanoparticules d’argent en vente libre dans les pharmacies. Et tant qu’on y est, pourquoi ne pas imaginer des vêtements Batman avec des fibres textiles composées de nanoparticules de titane ou de carbone pour résister aux intempéries ou aux chocs ?

Dans l’alimentation, on peut retrouver des nanoparticules d’enrobage ou comme auxiliaires de production (adjuvants, disperseurs, chélateurs, additifs). Les exemples ne manquent pas. Complément alimentaire constitué de poudre de nanoparticules de calcium et de magnésium. Incorporation de nanoparticules d’argent pour un effet antibactérien. Films d’enrobages contenant des nanoparticules de d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane pour faire écran aux UV sont sur le marché. D’après les estimations du groupe « Helmut Kaiser », plus 300 nano-aliments sont déjà sur le marché. Et d’ici 2015, ils constitueraient 40% des aliments industriels ! Toujours d’après ce même groupe, le marché global des nano-aliments s’élevait à 5,3 milliards de dollars en 2005 et atteindra les 20,4 milliards en 2010.(4)

Pourtant, depuis 2004 le nombre de rapports et de mises en garde non taxés de technophobes ou de « gentils écolo » se multiplient. En 2004, la Royal Society du Royaume-Uni tirait la sonnette d’alarme sur les nombreuses lacunes dans la connaissance des risques liés aux nanoparticules. En septembre 2005, le SCENIHR met le doigt sur les insuffisances en matière de toxicologie et d’écotoxicologie. Le CCNE (Comité consultatif national d’éthique-France) insiste sur la responsabilité du financement par l’industrie de la recherche concernant le risque, qu’il considère comme une priorité éthique. En septembre 2007, l’INRS (Institut national de Recherche et de Sécurité –France) appelle à une prévention accrue sur les lieux de travail concernés par la production et la manipulation de nanoparticules et de nanomatériaux. Dans un rapport de juillet 2007, l’U.S FDA insiste sur le fait que la pharmacocinétique et la pharmacodynamique des nanoparticules diffèrent de celles des particules « normales » et constate que les études de toxicité n’en tiennent pas compte. Juillet 2008 : L’AFSSET estime que les nanomatériaux présentent un risque potentiel pour les travailleurs exposés et préconise la mise en place de systèmes de confinement dans les industries.

Pour clore, un petit extrait de la conférence 2009/2010 sur les nano-aliments issus du site du groupe Helmut Kaiser (4). 

« Si aux nouvelles découvertes en matière d’analyse et de décodage d’ADN - qui permettent aux industries de prévoir, contrôler et améliorer la production agricole - on ajoute les techniques de manipulation des molécules et atomes alimentaires, la future industrie alimentaire possède de puissants moyens de ‘design alimentaire’ avec bien plus de capacité et de précision, et ce à moindre coût et de manière ‘durable’ ».

N’étant pas un pro de la traduction, je laisse le passage en anglais, bien plus parlant et éloquent !

« On the one side, further breakthroughs in crop DNA decoding and analysing enable the industries to predict, control and improve the agricultural production. On the other side, with technology of manipulating the molecules and the atoms of food, the future food industry has a powerful method to design food with much more capability and precision, lower costs and sustainability ».

De la splendide prose technocrate qui croit dur comme fer à la croissance, au développement et au progrès. Une prose forcée qui n’a également pas omis de placer son fameux « sustainable », son leitmotiv passe partout. Une prose surfaite qui nous parle de puissance, de contrôle, de performance ou de « design » à propos de nourriture comme s’il s’agissait d’un projet ou de la conception d’une bagnole ou d’un pot de yaourt. Avec une frontière entre le vivant et l’inerte de plus en plus floue, la perception de l’homme démiurge n’atteindrait-elle pas des sommets ?

Tels les soldats du Reich avançant sur l’Europe, l’hydre techno-capitaliste étend son ombre…

Choisissez vous êtes libres : pétrole, OGM, nucléaire ou nanotech ???

Si vous pas content, il y existe aussi « inondation, sécheresse, famine, froid polaire, neige ou pluie intempestive, tempête, guerre, bombe, terrorisme, coulée de boue, érosion, marée noire, pluie acide, incendie, pollution, cancer, drogue, alcool, suicide, etc. ». Choisissez vous êtes LIBRES !

Texte largement inspiré du dossier Grappe du 31 octobre 2009 : Nanotechnologies : Les nanoparticules sont parmi nous...

Le Grappe rappelle qu’il plaide pour l’adoption d’un moratoire sur la mise sur le marché de produits manufacturés contenant des nanoparticules ou des nanomatériaux et susceptibles d’être, inhalés, ingérés ou absorbés par voie cutanée (la clause de sauvegarde peut être invoquée au niveau national face à l’Union européenne dont l’arsenal législatif actuel est totalement laxiste à l’égard des nanotechnologies).

Les produits commercialisés à ce jour doivent faire l’objet d’un retrait programmé de marché, jusqu’à ce que leur innocuité pour l’homme et les écosystèmes ait été établie. De toute manière, un étiquetage distinctif doit être imposé.

Le Grappe lance un appel à tous les responsables politiques pour qu’ils mettent tout en œuvre pour que la législation européenne prenne en compte de manière spécifique les risques liés aux nanoparticules, comme le demandent la plupart des spécialistes en la matière.

Sur le sujet, le site pièces et main d’oeuvre mérite aussi détour.

Notes :

(1) Friends of Earth Australia, Europe and USA : “Out of the laboratory and on to our plates ; a report by G.Miller and Dr Rye Senjen, mars 2008. en ligne sur http://www.foeeurope.org/activities/nanotechnology/index.htm

(2) The Royal Society and The Royal Academy of Engineering : Nanosciences and nanotechnologies ; July, 2004. http://www.nanotec.org.uk/finalReport.htm

(3) http://www.questionsante.be/outils/particulesfines.pdf

(4) Helmut Keiser group : http://www.hkc22.com/Nanofoodconference.html

(5) Rapport sur l’évolution du secteur des semi-conducteurs et ses liens avec les micro et nanotechnologies. Claude Saunier, Sénateur, Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (21/01/2003). Cfr. http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Bottom_up.pdf
 
 
par ploutopia (son site) jeudi 11 mars 2010 - 31 réactions
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  • Par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.xxx.217) 11 mars 2010 15:24
    Indépendance des Chercheurs

    C’est évident que, dans l’actuel système, on commercialise d’abord et on regarde les effets ensuite. Les intérêts des industriels passent avant ceux du "petit citoyen".

    A propos des nanotechnologies, voir notre article de décembre 2008 :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/12/25/nanotec hnologies-recherche-ethique-et-controle-citoyen.html

    Nanotechnologies, recherche, éthique et contrôle citoyen

    Alors que l’avenir du CNRS et de l’INSERM paraît de plus en plus compromis, La Grande Epoque a mis en ligne le 25 décembre une dépêche évoquant l’inauguration, il y a deux mois, du LHC (Large Hadron Collider) du CERN avec la participation de François Fillon. A cette inauguration, comme à bien d’autres occasions ces derniers temps, il avait été question du « début d’une ère nouvelle pour la recherche ». Mais le triomphalisme affiché par les hauts responsables s’accorde mal avec la réalité d’une mise en cause générale de l’indépendance des chercheurs et des moyens et institutions de la recherche publique. Le cas des nanotechnologies nous en fournit un exemple troublant. Le National Research Council des Etats-Unis a émis un constat très sévère des insuffisances du programme de recherche de ce pays sur les nanotechnologies, en ce qui concerne l’étude des risques et des conséquences pour la santé. Mais quelle est la situation de ce côté-ci de l’Atlantique ?

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/12/25/nanotec hnologies-recherche-ethique-et-controle-citoyen.html ]

    dont voici un extrait :

    Le 10 décembre, le National Research Council diffusait aux Etats-Unis un rapport intitulé «  Review of Federal Strategy for Nanotechnology-Related Environmental, Health, and Safety Research  », présenté avec ce descriptif :

    «  This new book from the National Research Council finds serious weaknesses in the government’s plan for research on the potential health and environmental risks posed by nanomaterials, which are increasingly being used in consumer goods and industry. An effective national plan for identifying and managing potential risks is essential to the successful development and public acceptance of nanotechnology-enabled products.

    The book recommends a robust national strategic plan for addressing nanotechnology-related EHS risks, which will need to focus on promoting research that can assist all stakeholders, including federal agencies, in planning, controlling, and optimizing the use of engineered nanomaterials while minimizing EHS effects of concern to society. Such a plan will ensure the timely development of engineered nanoscale materials that will bring about great improvements in the nation’s health, its environmental quality, its economy, and its security.  »

    (fin de citation)

    Quelques titres de médias anglophones après la diffusion de ce rapport : « US nanotechnology plan lacks risk research  » (Nature du 17 décembre), « Government Fails to Assess Potential Dangers of Nanotechnology  » (Scientific American du 18 décembre), « Report Faults U.S. Strategy for Nanotoxicology Research » (Science du 19 décembre)...

    Un mois plus tôt, le 12 novembre, la Royal Commission on Environmental Pollution britannique avait de son côté rendu public un rapport dont le résumé officiel commence ainsi :

    « Urgent action needed on testing and regulation of nanomaterials

    There is an urgent need for more testing, extending existing governance arrangements and creating new arrangements for the control of the rapidly developing field of nanomaterials...  »

    (fin de citation)

    Le simple constat de retards et carences dans des programmes aussi essentiels pour la population que les recherches sur les conséquences des nanotechnologies pour la santé et l’environnement met en évidence une réalité inexcusable, et insupportable pour tout citoyen conscient. A-t-on donné le feu vert à des applications industrielles dans ces conditions ?

    (fin de l’extrait de notre article)

    Ou encore, de décembre dernier sur le même type de problématique :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/12/25/nanotec hnologies-recherche-ethique-et-controle-citoyen.html

    MDRGF, CNRS et "pertinence économique pour les entreprises"

    Le 30 décembre, Le Figaro publie une interview de Valérie Pécresse avec le titre « La réforme des facs libère les énergies ». Mais la politique poursuivie depuis deux décennies, et dont cette «  réforme » n’est que la suite programmée, a conduit à une véritable décadence des potentialités de la France à en juger par un éditorial du Monde intitulé « Revers français ». Et, même si Le Monde s’efforce de faire croire à une réussite allemande dans la création du nouveau train de grande vitesse chinois récemment inauguré dans la ligne entre Wuhan et Guangzhou, la réalité paraît autrement plus complexe. Il semble plutôt que l’on assiste à une véritable crise du tant vanté « modèle européen » basé sur la privatisation de l’Etat et sur les pouvoirs discrétionnaires de quelques « élites » fonctionnant en cercle restreint. La politique de démantèlement des organismes publics de recherche français comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et de l’université publique ne fera qu’aggraver encore cette crise. Mais, de surcroît, une telle instrumentation de la recherche et de l’éducation au service des grands intérêts privés produit de plus en plus directement des effets néfastes sur le plan citoyen. L’affaire du Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF), poursuivi en justice pour avoir publié des analyses de la présence de pesticides dans des raisins de table commercialisés, nous semble soulever la question de l’indispensable indépendance de la recherche publique et d’autres secteurs de l’Etat dans la défense de l’intérêt général.

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/12/25/nanotec hnologies-recherche-ethique-et-controle-citoyen.html ]

    Plus bas, dans ce deuxième article, nous écrivons :

    (...) force est de constater que le site de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) précise clairement :

    http://www.agence-nationale-recherche.fr/Agence

    (...)

    L’ANR s’adresse à la fois aux établissements publics de recherche et aux entreprises avec une double mission : produire de nouvelles connaissances et favoriser les interactions entre laboratoires publics et laboratoires d’entreprise en développant les partenariats.

    La sélection des projets retenus dans le cadre d’appels à projets (AAP) est effectuée sur des critères de qualité pour l’aspect scientifique auxquels s’ajoute la pertinence économique pour les entreprises.

    (...)

    (fin de citation)

    La propagande de l’ANR est reprise par le Guide du Financement des Entreprises dans ces termes : « Outre l’aspect scientifique, l’ANR sélectionne les projets sur leur pertinence économique pour les entreprises ».

    La « pertinence économique pour les entreprises » constitue donc, en réalité, le véritable critère d’attribution des crédits par l’ANR. De surcroît, la collaboration avec le secteur privé devient quasiment obligatoire dans les discours gouvernementaux récents adressés à la recherche publique française.

    Mais où est passée la pertinence pour les citoyens ? Pas seulement en ce qui concerne les pesticides, mais sur bien d’autres questions « sensibles », nanotechnologies comprises. Voir notre article du 25 décembre 2008.

    (fin de l’extrait)


    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/

  • Par ZEN (xxx.xxx.xxx.228) 11 mars 2010 10:22
    ZEN

    Merci à l’auteur pour ce dossier
    La réflexion éthique et politique sur ce développement des nanotechnologie est à peine entamée, alors que que la recherche est lancée à grandes vitesse (gros enjeux industriels et financiers)et que des applications existent déjà..
    Il existe un excellent cahier de l’Unesco là-dessus
    Je me permets d’ajouter quelques liens sur ce problème complexe pour le commun des mortels, mais non sans conséquences pour notre avenir

    Avancée à grande vitesse , mais sans grand recul
    , pour le meilleur des nanomondes ?
    - le vertige de l’infiniment petit-
    Un domaine riche de promesses et de révolutions scientifiques mais nécessitant information citoyenne et application absolue du principe de précaution
    Gigarévolution, nanoprécaution...
    -Une question ouverte-

  • Par Daniel Roux (xxx.xxx.xxx.141) 11 mars 2010 11:20
    Daniel Roux

    A mon avis, le principe de précaution ne passera pas l’année.

    Il y a trop de fric en jeu pour que les pourris cupides qui mènent le monde s’arrêtent aux risques qu’ils vont créer, sûrs qu’ils sont d’être au-dessus des lois bien à l’abri derrière leurs pantins politiques.

  • Par ZEN (xxx.xxx.xxx.228) 11 mars 2010 12:04
    ZEN

    Oui, les progrès ne tuent pas... quoique
    Inutile de se référer au passé et aux bienfaits des technologies
    Sans être craintifs ,nous sommes passés avec les nanos à une échelle encore jamais abordée, à une manipulation du réel qui n’a pas de précédent
    Sans être opposant par principe, on peut être légitimement très prudent
     Certains scientifiques demandent eux-mêmes une recherche préalable de fond, un moratoire nécessaire :

    "..Des firmes agroalimentaires commercialisent des nanocapsules pour une meilleure diffusion des nutriments. Mais les promesses annoncées soulèvent aussi des questions éthiques. On ignore tout de l’impact de ces nanotechnologies sur la santé et l’environnement. Du fait de leur finesse, ces « poussières » peuvent s’infiltrer partout, dans les alvéoles pulmonaires, le sang, franchir la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau. Des incertitudes persistent aussi sur leur dissémination dans les écosystèmes. Est-il acceptable que ces nanomatériaux soient introduits dans les produits de consommation courante hors de tout contrôle ? Si nous n’avons aujourd’hui aucun moyen de conclure sur leur dangerosité réelle, nous sommes incapables de prouver leur innocuité."

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