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Accueil du site > Actualités > Technologies > Ni hasard, ni nécessité : la vision scientifique moderne en (...)

Ni hasard, ni nécessité : la vision scientifique moderne en question

Marc Halévy ne fait pas partie de l’establishment universitaire, ce qui ne l’empêche pas de mener des réflexions dans les champs du savoir, parcourant la systémique, les doctrines métaphysiques inspirées par la Kabbale ou le Tao, tout en ouvrant des voies inactuelles susceptibles de livrer une compréhension alternative de la Nature. Halévy s’inscrit dans un domaine marginal mais néanmoins indispensable à la connaissance, celui de la philosophie de la Nature. En Occident, la science moderne est un passage obligatoire permettant d’accéder à la compréhension de la matière, du cosmos et de la vie. La conception moderniste du monde est issue des savants modernes, Galilée, Descartes, Newton, Laplace, Darwin pour n’en citer que quelques uns. Cette conception allie le matérialisme, l’objectivisme, l’atomisme et le mécanisme, avec les systèmes de mesure et les dispositifs théoriques issus des résultats empiriques. On peut adhérer à ces conceptions ou bien les refuser et proposer d’autres voies. Pour se faire une idée, il faut examiner les thèses développées dans son dernier livre (Halévy, Ni hasard ni nécessité, Oxus, 2013).

La science théorique moderne a placé au centre du dispositif ontique le hasard (entre autres). Il est temps de renverser la conception et de passer à une vision qui redonne une certaine, pour ne pas dire nouvelle, intelligibilité à la Nature. Halévy propose trois portraits « métaphysiques » dessinant le dispositif savant en usage dans trois civilisations, la Chine, l’Inde et l’Occident issu de la Grèce. Ces trois civilisations sont déterminées historiquement et ontologiquement par trois rapports gnoséologiques au monde. La Chine accentue le volet pratique, en s’appuyant sur les déterminants dynamiques pour s’y couler en jouant sur le non agir, tout en mettant l’accent sur la finalité, le pour quoi, l’utilité des choses en vue d’une fin. L’Inde est centrée autour d’une approche transcendantale, avec la préoccupation des fondements, des origines, des causalités et donc du pourquoi ; le but de l’existence étant alors de se fondre dans le cosmos. La Grèce met l’accent sur une approche structurelle, cherchant à établir les lois de la Nature afin de s’y faufiler. La préoccupation grecque est théorique, axée sur la modalité, le comment des choses. Aristote avait distingué une science qui s’occupe du comment et une métaphysique qui cherche la causalité en amont, le pourquoi, et en aval, le pour quoi. Mais c’est en Europe moderne que cette distinction se développe sous la forme d’un cloisonnement et qu’après Galilée, le comment du monde phénoménal se sépare du pourquoi et du « en vue de quoi », ces deux volets étant alors dévolus aux théologiens, puis aux métaphysiciens modernes, puis remisés au placard suite au décret positiviste établi par Auguste Comte. La Nature devient mécanique et nomologique. La question des fins se sécularise en s’invitant dans les pensées historicistes avec un « pour quoi » adossé au progrès. Celui-ci étant réservé à l’homme mais pas à la Nature qui devient dépourvue d’intention et de finalité. C’est contre ce schéma que s’inscrit en faux Halévy avec la présentation de deux visions du monde qui s’affrontent au sein même de la science. Rappelons que cette même science est issue d’une scission entre deux systèmes du monde à l’époque de Copernic, Galilée et Descartes.

Les deux visions du monde qui s’affrontent sont issues de la science moderne avec d’un côté la physique standard et ses deux piliers, la mécanique quantique et la cosmologie, conçues avec des formalismes mathématiques surdimensionnés ; et de l’autre côté une physique nouvelle issue de la thermodynamique du non équilibre, du devenir et des théories de la complexité. Pour un physicien orthodoxe, la quête d’unité est un horizon. Il n’y a pas lieu d’opposer les représentations extrapolées à partir de la physique. Halévy se situe plus dans le champ de la philosophie de la Nature. En ce cas, l’opposition entre deux catégories de sciences physiques est accentuée pour conduire à une opposition entre deux systèmes du monde. Avec page 80 une question permettant d’appréhender ces deux visions : Dieu est-il ingénieur ou artiste ? On aura deviné que le Dieu ingénieur renvoie à la dimension technique de l’univers, au grand architecte des Lumières et à une physique qui calcule, mesure, assemble, crée des structures en découvrant d’autres structures et les règle pour les assembler. Le Dieu artiste renvoie à une opposition heideggérienne entre la vision technique et la vision poétique du monde. C’est aussi (dans un autre cadre) une opposition assez connue entre une physique de l’être et une physique du devenir. On retrouve bien ici la signature de Prigogine.

L’autre axe de la métaphysique de l’intention proposée par Halévy, c’est le principe holistique. En ce sens, une seconde opposition se dessine, entre une physique réductionniste, atomiste et mécaniste, et une physique holiste, répondant au principe de Mach étendu aux phénomènes en devenir. Un système hologrammique repose sur l’interconnection de toutes les parties avec chacune d’entre elles qui évolue en adoptant un des états possibles obéissant à un critère, celui d’être compatible avec l’évolution du tout (p. 92). L’universalité du principe holistique conduit à suggérer qu’en tout domaine de l’univers est inscrite la loi d’évolution globale qui détermine localement un champ de contraintes. Le devenir des choses est mû par une intention systémique locale tendant à actualiser ses potentialités. Avec mémoire globale et intention locale. Tout se déroule selon le principe d’un jeu subtil des possibles et des impossibles (Je dirais pour ma part des chemins ouverts vers le concept, vers la compossibilité des formes, et des impasses conduisant à la dégradation ou au chaos entropique).

L’avènement d’une nouvelle conception du monde est donc la thèse défendue par Halévy qui est suffisamment lucide pour repousser cet avènement à une vingtaine d’années, le temps que les savants cherchent et trouvent quel est le système du monde le plus vrai. En attendant, des pistes sont tracées avec des balises permettant de nous orienter comme ces six oppositions présentées dans la seconde partie de l’ouvrage et censées mettre face à face une notion issue de la science moderne et une autre qui se dessine dans la nouvelle métaphysique. Chaque notion est illustrée par une figure de la science.

Galilée et Sheldrake, le matérialisme contre l’hylozoïsme Descartes et Bergson, l’analycisme contre l’holisme Newton et Hobbes, mécanicisme contre organicisme Lavoisier et Prigogine, réductionnisme contre émergentisme Laplace et Teilhard de Chardin, déterminisme contre téléologisme Boltzmann contre Trin Xuan Thuan, hasardisme contre intentionnalisme

Ces dipôles, comme se plaît à les désigner l’auteur, tracent une démarcation entre l’ancienne et la nouvelle vision des choses. Le nouveau système du monde combine alors les éléments suivants : hylozoïsme, holisme, organicisme, émergentisme, téléologie, intentionnalisme. L’importance est accordée à une approche qui met en avant le tout et qui insère les parties dans une organisation et ordre à la fois ontologique et téléologique avec la thèse d’une matière qui n’a rien d’un objet mécanique mais qui, conformément à la doctrine hylozoïque, contient la vie en puissance. Avec un rôle important de la mémoire. Il est en effet utile de remarquer que si le passé n’est plus, il reste inscrit dans une mémoire et c’est ce qui permet aux systèmes d’évoluer et aux émergences de se déployer car le temps n’est pas uniquement ce qui s’écoule mais aussi ce qui s’accumule. Un effet de seuil produit les émergences grâce à la mémoire. Le processus trouve sa solution en quelque sorte, après avoir orienté ses intentions pour trouver la solution. Mais parfois le processus échoue.

La métaphysique de l’intention proposée par Marc Halévy offre ainsi une vue de la nature en décalage face aux « savants égarements de la modernité ». Avec un horizon métaphysique si bien qu’on ne sera pas étonné de retrouver quelques reformulations de notions classiques qu’on trouve chez Spinoza, le conatus décliné en intentions, ou chez Leibniz avec une monadologie inversée dans le temps et la causalité. Si les monades étaient soumises à un principe téléologique qui permet leur réglage dans le temps, ce réglage étant alors compris comme la réalisation du tout grâce aux parties. Je partage cette vision mais suis en désaccord avec la place de la mécanique quantique à laquelle j’assigne un rôle ontologique qui diverge avec celui proposé par Halévy qui ne voit pas dans la physique quantique une propension à la nouveauté en la rangeant dans une physique à faible taux d’activité, ce qui est le cas de la cosmologie relativiste.

La « métaphysique de l’intention » est un livre qui ouvre vers l’avenir dans la mesure où il nous reconduit vers nos racines gnoséologiques, non seulement Leibniz et Spinoza mais aussi la gnose des flux et des fondements qu’on trouve en Inde ou en Chine. Ce n’est qu’une pièce du puzzle puisque comme je l’ai déjà suggéré la physique nous reconduit aussi vers Aristote, Platon, Plotin et le soufisme.

http://www.editions-oxus.fr/livre-3...


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23 réactions à cet article    


  • lsga lsga 22 janvier 2015 09:47

    « La Chine accentue le volet pratique, en s’appuyant sur les déterminants dynamiques pour s’y couler en jouant sur le non agir »
    Résumé la Chine a Lao Tseu : typique des petits bourgeois occidentaux.

     
    La Philosophie de l’agir de Confucius a été beaucoup plus importante dans le développement de la Chine. 

    • lsga lsga 22 janvier 2015 09:51

      « L’Inde est centrée autour d’une approche transcendantale, avec la préoccupation des fondements, des origines, des causalités et donc du pourquoi ; le but de l’existence étant alors de se fondre dans le cosmos »

       
      L’Inde est polythéiste. Elle a 100.000 écoles et 1 Millions de courants différents avec 10 Millions d’approches différentes. 

      • lsga lsga 22 janvier 2015 09:54

        « La Grèce met l’accent sur une approche structurelle, cherchant à établir les lois de la Nature afin de s’y faufiler »

         
        Ce qu’on appelle le miracle grecque en science, c’est l’axiomatisation de la géométrie (Euclide). Les grecques ne vont pas essayer d’établir des lois de la nature. Tout au plus, vers la fin, Aristote établira une méthode de classification des espèces. Mais pas de lois naturelles.
         
        Un excellent livre, sérieux, sur le sujet : Scientist Role in Society, Ben David

        • lsga lsga 22 janvier 2015 09:59

          Cette tentative de récupération de Prigogine est assez scandaleuse.

          Pour rappel : 
           
          « L’ambition de certaines pratiques mystiques a toujours été d’échapper aux tourments d’un monde changeant et trompeur. Einstein a fait de cette ambition la vocation même du physicien, et, ce faisant, l’a traduite en termes scientifiques. Les mystiques cherchaient à vivrece monde comme une illusion : Einstein, lui, entendait démontrer qu’il n’est qu’une illusion, et que la vérité est un Univers transparent et intelligible, purifié de tout ce qui affecte la vie des hommes, la mémoire nostalgique et douloureuse du passé, la crainte ou l’espoir de l’avenir. »

          • lsga lsga 22 janvier 2015 10:08

            Bon, j’ai fini de lire l’article en diagonale, et je le trouve globalement pitoyable.

             
             
            L’approche holistique, c’est bien, encore faut-il la formaliser, et la confronter à l’expérience. Si vous êtes incapables de le faire, incapables de formaliser et mathématiser vos théories, et incapables de créer un protocole expérimental pour les tester : CELA NE FAIT PAS DE VOS THÉORIES DES THÉORIES PHILOSOPHIQUES. Tout au plus, cela fait de vos théories un brouillon, un torchon, scientifique. 
             
            Pour info, il n’y a jamais eu aucun progrès scientifique qui ait été obtenu grâce à des penseurs brouillons qui déblatéraient leurs « visions » de l’avenir de la science avant que de jeunes scientifiques ne s’occupent de formaliser leur pensée géniale et incomprise. Cela ne marche pas comme ça. 
             
            Bref : soit vous formalisez la cosmonadologie, soit vous finirez dans les lymbes de l’Histoire. Des physiciens ratés qui pensaient avoir une pensée révolutionnaire, qui ont déblatéré des théories farfelues informalisables, avant de disparaître sans laisser de trace : il y en a eu énormément, et aucun d’entre eux n’a obtenu le statut de philosophe. 


            • bourrico6 22 janvier 2015 12:55

              Une fois n’est pas coutume, j’applaudis des deux mains !


            • christophe nicolas christophe nicolas 22 janvier 2015 18:39

              Tu es complètement à la rue Isga, dans une vision complètement matérialiste qui ne reflète pas la réalité.


              As tu déjà lu un traité de métallurgie ? Il n’y a pas de démonstration mathématique et c’est de la science. Tu ne décris pas la science, tu décris ta vision de la science dans une optique dure qui ne reflète pas la réalité. Prenons ITER, c’est de la science dure et c’est une daube absolue qui va exploser, pondue par tous les grands cerveaux de la planète.

              Tu prends l’hot cat d’Andréa Rossi, ça marche, il n’y a pas d’équation et c’est la bonne solution. C’est un leurre ta mécanique des milieux continus, ça ne correspond pas à la réalité et il y a plein de belles équations.

              Le plus important est d’observer et de décrire les phénomènes. Un fois que c’est compris, on fait des essais pour mieux cerner les choses et établir des lois.

              Les gens qui partent des équations ne se rendent pas compte qu’ils présupposent que les propriétés physiques sont isotropes et les métallurgistes savent bien que c’est faux ce qui donne des précis de métallurgie qui n’ont pas d’équation généralisables, non parce que les gens sont idiots mais parce que c’est inadapté.

              Du coup, tous ces trucs d’univers sont complètement délirant comme l’électromagnétisme loupe tout ce qui est intéressant, comme le nucléaire qui va vers une catastrophe, etc... Un désastre, tel est le bilan de cette science dure qui détruit les richesses.

              Il est certain qu’Einstein a fait des math et il est parti vers la science du désordre implicitement contenue dans les math qui ont besoins de l’isotropie des propriétés dans l’espace. Pour trouver les choses intéressantes, les math doivent arriver après les concepts et les essais.

              Une très grande partie des théories vont partir à la poubelle, ça ne sert à rien du tout. Elles n’auront plus aucune application utile. On fera du nucléaire à basse température et c’est bon. Une bonne partie de la science partira à la poubelle comme les épicycles de Ptolémée.

              La vision métallurgiste est beaucoup plus belle, elle est comme la vie, diverse et non généralisable parce que les orgueilleux se sont plantés pour une raison toute simple, ils ont voulu remplacer Dieu par la science ce qui donne une mauvaise science.

            • howahkan howahkan Hotah 22 janvier 2015 10:32

              la science humaine dit : seul moi je sais, elle s’occupe de la matière et de rien d’autre, de ce qui se mesure et encore elle sait inventer un tas de choses improuvables par la mesure, voir fausses bien sur..car il n’y a rien d’autre...le scientifique méprise totalement le vilgus pecum...

              elle va dans le sens voulue par le maître financier du monde : asservissement...

              sauf un au hasard il s’agit de David Bohm, ami de jiddu Krishnamurti, spécialiste du quantique et qui lors d’un entretien a dit a krishnamurti ,que en revenant dans le passé, il ne retournerait sûrement pas dans le champ de la science.....

              la religion organisée dit ici bas tu n’es rien, tu ne sais rien ,tu est une merde..va voir le prêtre lui il sait, il est un intermédiaire entre le divin qui te concerne quand tu seras mort seulement...si tu rencontres une personne qui dit avoir vécu une sorte de béatitude extrême au delà des mots tout en étant bien éveillé dans le monde réel , il est fou tout ce qu’il dit est faux sauf les vieux mots....

              En général l’humain se perçoit comme un centre autours duquel le monde tourne ..
              il ne sait rien de tout cela, ni de pourquoi il fait cela, ni de son propre fonctionnement, en clair il ne sait strictement rien de lui meme,sauf quelques bribes pseudo psy comme ici..’

              (lien wiki superficiel, le vrai but de cela est de manipuler, je fus former a cela ,voila comment je sais)

               pour manipuler les autres,afin de les faire bosser pour lui oh centre suprême..

              nous ne sommes plus capable de vivre avec nous meme..nos non vies sont une tentative impossible de fuir....

              ceci prendra peut être un sens quelques minutes,avec de la chance, avant la mort du corps.......


              • fred.foyn Le p’tit Charles 22 janvier 2015 10:44

                Dieu est-il ingénieur ou artiste ?
                Dieu est tout et rien à la fois...c’est selon comme dirait l’autre..un concept une idée..dont l’interprétation diverge dans les dogmes des religions..mais dans la nature il est absent..quoiqu’on en dise c’est le chaos (comme dans l’univers)..aucune organisation..du plus petit au plus gros c’est un combat perpétuel pour la survie...Même les écolos n’ont aucune relation directe avec la nature..qui le pourrait d’ailleurs..On se contente de regarder les dégâts causés par l’homme en espérant y remédier..mais il n’y a aucune potion magique tant que l’humanité habitera cette planète...c’est mon avis.. !


                • christophe nicolas christophe nicolas 22 janvier 2015 20:52

                  Le chaos, le chaos... c’est toi qui le dit. Pleures tu que le poule mange une araignée ? C’est ça le combat partout dans la nature ?

                  Il ne faut pas s’assimiler à des animaux qui n’ont pas d’âme. Il y a des preuves de Dieu mais tu ne voudrais pas qu’il te dirige comme un pantin, il nous laisse libre et promet la résurrection éternelle, c’est déjà bien. Sur terre, il faut gagner sa place au Paradis. Il n’y aura pas de triche sinon, là, ce serait désespérant. 

                  Franchement, on ne peut rien lui reprocher, c’est parfait. On en chie un peu pour convaincre ceux qui pourrissent la vie sur terre mais au moins, s’ils restent butés, on ne les aura pas sur le dos après. Il est certain que si tout le monde voulait aller au Paradis, ce serait le Paradis sur terre, mais bon... les profiteurs...


                • Hervé Hum Hervé Hum 22 janvier 2015 11:08

                  Vous continuez à vous poser des questions puériles parce que la réponse est d’une simplicité confondante et connu depuis longtemps. Ici, on est face à un déni et non à une interrogation métaphysique.

                  La vie est donner sens à l’existant.

                  Cette affirmation est un truisme, une tautologie incontestable car déduite de l’observation de l’Univers.

                  Une fois cela posé, la nécessité est le sens et le hasard la relation de causalité issu de ce sens.

                  Ce qui conduit à donner comme définition de la conscience ;

                  « le sens de l’action en conséquence de la connaissance »

                  où la connaissance est « la mémoire de la chose observé ».

                  L’intelligence étant ici « la capacité d’action en conséquence de la connaissance. » Sachant que l’action peut être théorique, la capacité à manier les concepts, ou physique, la capacité à faire interagir la matière.

                  Ceci conduit à une formalisation elle aussi connu depuis fort longtemps déjà.

                  et lsga, il comprend ce que j’écris là ????


                  • njama njama 22 janvier 2015 11:53

                    Hasard et nécessité, un dogme ?
                    -----------
                    Une nouvelle approche thérapeutique du cancer Affaire Galilée du XXème Siècle ?

                    Auteur : Henri Boiteux, Agrégé de l’Université, Ancien Administrateur de l’Institut de Recherches Scientifiques sur le Cancer (C.N.R.S)
                    Article publié dans la revue Nexus des mois de Juillet/Août 2004
                    [.............]

                    La querelle de la transcriptase inverse bacterienne

                    Il faut dire que l’existence de cette transcriptase inverse est une pierre, même une très grosse pierre, dans le jardin de Jacques Monod, supérieur direct de Beljanski de 1952 à 1971, puis Directeur de l’Institut Pasteur jusqu’à sa mort en 1976.

                    Jacques Monod a obtenu le Prix Nobel parce qu’il a montré que l’ADN est le point de départ des réactions biochimiques qui, par l’intermédiaire de l’ARN, produisent les protéines nécessaires à la vie des cellules donc à la vie tout court. Pour J. Monod c’est l’ADN qui a le rôle primordial dans la vie et le développement de la cellule. Fort de son succès, il publie un livre ” Le Hasard et la Nécessité “, qui sort en 1970 (année de l’annonce par Temin de la réalité de la transcriptase inverse dans certains virus) et dans lequel on trouve le passage suivant :
                    ” Il n’est ni observé, ni d’ailleurs concevable, que l’information soit jamais transférée dans le sens inverse (c’est à dire de l’ARN vers l’ADN). C’est l’un des principes fondamentaux de la biologie moléculaire. ”

                    Jacques Monod avait donc nié à priori la possibilité de transformation de l’ARN en ADN, c’est à dire l’existence de l’enzyme permettant cette transformation. Beljanski a montré au monde entier que Jacques Monod s’est complètement trompé dans son propre domaine de recherche (les bactéries) Commence alors pour Beljanski une exclusion de la communauté des biologistes français. Car Jacques Monod refuse à priori de s’incliner devant les faits. Au lieu de refaire ou de faire refaire les expériences de Beljanski pour en vérifier les résultats, il s’enferme dans sa vision de la vie de la cellule et refuse d’en discuter  : il a édicté son dogme et tout le monde doit s’incliner. C’est ce qu’ont compris tous ceux qui gravitent autour de lui, à l’exception de Beljanski. Il faut remarquer que la conclusion ” c’est l’un des principes fondamentaux de la biologie moléculaire ” déborde largement le domaine des bactéries qui est l’objet des travaux de J. Monod. D’après lui, ce principe s’applique à tout le domaine du vivant, qu’il soit animal ou végétal. J. Monod ne fait pas dans le détail.

                    Puisque Beljanski a infirmé l’affirmation de J. Monod, celui-ci fait savoir aux biologistes que Beljanski est un mauvais chercheur ; il est inutile de tenir compte de ses travaux, donc de lire ses publications. Cela n’empêche pas Beljanski de continuer ses recherches, même si ses conditions de travail sont devenues difficiles car Monod l’a parqué dans une pièce en sous-sol en lui enlevant des moyens de travail (par exemple l’utilisation de l’animalerie). Il est aidé par son épouse, seule technicienne à sa disposition, que Monod n’ai osé lui retirer.

                    [...]

                    Par ses raisonnements de biochimiste, Beljanski montre que les liaisons ouvertes ne se situent pas au hasard, mais séparent les deux hélices sur une certaine longueur. Il montre que cela a pour conséquence de resserer l’ADN aux deux extrémités de cette partie ouverte, de modifier des enzymes, etc…etc…

                    [...]

                    http://beljanski.org/francais/2004/08/une-nouvelle-approche-therapeutique-du-cancer-affaire-galilee-du-xxeme-siecle/

                    Retour sur le cas du Dr Beljanski, victime d’une fatwa medicale
                    http://reseauinternational.net/retour-cas-du-dr-beljanski-victime-dune-fatwa-medicale/


                    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 22 janvier 2015 16:20

                      Après des années sur Agoravox, je dois rappeler ce que d’autres ont déjà « dénoncé », l’impolitesse de Bernard DUGUE qui ne répond jamais aux commentaires des lecteurs et des rédacteurs : Est-ce du mépris ou est-ce de l’orgueil, dans les deux cas ce n’est pas honorable !

                      Pour sont article d’aujourd’hui je retiens son « erreur » d’avoir repris une erreur qui serait celle de Halévy  : «  » Halévy propose trois portraits « métaphysiques » dessinant le dispositif savant en usage dans trois civilisations, la Chine, l’Inde et l’Occident issu de la Grèce.«  »

                      Très insuffisant et volontairement faussaire : Et la Perse et l’Égypte ...

                      Il n y a pas de « civilisation occidentale » qui serait issue de la Grèce ! Il y a eu la « Romaine héritière de la Grèce elle même héritière de la Perse et d’Égypte » au temps où la « notion d’Occident » n’existait pas, il y a eu par la suite la renaissance de l’Europe qui a crée le monde d’aujourd’hui mais par l’apport et par la synthèse de tout le cumul historique autour de la méditerranée !

                      Par conséquent « l’Occident » n’est pas une civilisation dans le sens classique du terme !


                      • vachefolle vachefolle 22 janvier 2015 20:26

                        De toute manière ce genre de concept « civilisation » est tellement flou et fourre-tout qu’il est inutilisable des lors que l’on veut raisonner scientifiquement.

                        l’histoire humaine n’est qu’une continuité depuis la préhistoire, elle-même une continuité depuis les premiers sapiens, puis les premiers homo. Que signifie alors ces boites que les historiens essayent de créer ?

                        Quand à l’historique des « civilisations », quelle fut la premiere « civilisation » Historique ? la sumerienne, l’egyptienne, une autre  ?

                        Pourquoi s’arreter la, et ne pas aller voir les civilisations pre-historiques.

                        Vaste débat, pour au final ne comprendre que tout ceci n’est qu’une seule histoire, ou a des moments donnés une zone géographique s’est distingué sur le plan de la richesse ou du développement technique ou autre.


                      • vachefolle vachefolle 22 janvier 2015 17:45

                        Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement
                        Nicolas Boileau

                        No comment.


                        • Alphonse Dé 22 janvier 2015 20:52

                          Pour une fois d’accord avec vachefolle.
                          On a assez d’embrouilles comme ça, merci de respecter l’ agora.

                          Je ne retiendrai donc que le titre, qui me semble fort bon.


                        • Zip_N Zip_N 22 janvier 2015 21:05

                          1 fois ? vachefolle vient de se convertir aux frites ? are crisna agora aum


                        • soi même 25 janvier 2015 03:11

                          Et bien un exemple la courbe et le chemin plus court d’une droite, vous ne dirais sans problême que c’est faux, mais admettes que vous le transposé sur un autre plan de pensé, dans une autre dimension, es que vous pouvez m’assurer que ce concept est toujours faux ?


                        • Zip_N Zip_N 22 janvier 2015 21:02

                          « le temps que les savants cherchent et trouvent quel est le système du monde le plus vrai. »

                          Le système du monde le plus vrai ou le système du monde le moins faux ,quel serait t’il ? croissant ou décroissant ?


                          • soi même 23 janvier 2015 01:30

                            @ Bernard, je propose un quatrième concepts , la tarte à la crème, car la crème a beaucoup de qualité, c’est un produit noble du lait, cela fait du beurre, et cela fait aussi de la chantilly !

                            Oui, je crois que vous devez vous convertir à ce concept, la tarte à la crème !


                            • Zip_N Zip_N 23 janvier 2015 14:35

                              Une vache a frites ? et une pomme de terre à lait ? oui c’est une bonne idée du pseudo soi même, qui se dis lui même pour les intimes.


                              • JC_Lavau JC_Lavau 23 janvier 2015 16:00

                                Consternant et nul, comme d’habitude, hélas.


                                • Zip_N Zip_N 23 janvier 2015 23:13

                                  Il y a plus de question ?

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