26/1/10 - Dans le même ordre d’idée, les
Nations Unis (UNCTAD) ont créé un programme de formation en e-Tourisme pour quelques pays africains. Je n’ai malheureusement pas pu accepter d’intervenir dans ce programme, mais mon ami Philippe FABRY en charge des nouvelles technologies chez
ATOUT France a eu l’occasion de représenter la France et ainsi de prêcher la bonne parole dans ces pays. La qualité du kit pédagogique déployé en Afrique fait que nous avons considéré un déploiement pour les institutionnels (principalement les Offices du Tourisme) Français.
Je perçois cette nomination à l’initiative du Ministère des Affaires étrangères comme une volonté positive de la France de maintenir et de gagner des parts de marché sur ce continent. Un continent convoité par les pays anglophones à l’Est et un peu partout par les Chinois qui installent également des infrastructures numériques. Les entreprises françaises doivent aussi pouvoir influencer et répondre aux appels d’offres de ces pays en matière d’éducation. Qu’en sera-t-il si les Africains sont formés par les Chinois, les Américains ou encore les Italiens comme je l’ai fait ?
Nous avons, en France, et dans la région quelques entreprises qui peuvent intervenir pour fournir des contenus éducatifs et des logiciels et de la technologie appliquée à l’éducation. A l’heure où le Ministère de la Recherche lance des appels à projets pour le «
serious gaming » dont l’un des principaux débouchés et justement l’éducation, c’est autant d’opportunités commerciales pour instaurer de nouvelles formes d’enseignement en particulier en utilisant la formation à distance et pour pallier au manque d’enseignants dans ces pays. C’est aussi un fabuleux marché que le centre de compétitivité
IMAGINOVE soutient à Annecy comme en région Rhône-Alpes afin que nos startups puissent se positionner aussi en Afrique.
Alors effectivement on peu toujours faire mieux dans notre pays, bien que les services du
Secrétariat d’Etat à la Prospective et du Développement de l’économie numérique, récemment créé, assurent cette coordination. Mais que dire quand nos élites ne sont pas « branchées » ? Combien de professeurs et d’instituteurs sont-ils capables de maintenir un réseau pour leur école ? Par eux-mêmes ? S’ils sous-traitent cette activité, avec quel budget ? Combien connaissent-ils le potentiel de Facebook, de Twitter, Viadeo ou LinkedIn ?
Alors oui, je pense qu’il est judicieux que mon pays investisse quelques dizaines de milliers d’euros pour se rapprocher des africains, de leurs marchés et de maintenir l’aura de la France dans le domaine de l’économie numérique.