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Accueil du site > Actualités > Technologies > Nouvelle conception de jugement dans la justice : L’électronique

Nouvelle conception de jugement dans la justice : L’électronique

Je vois souvent aujourd'hui, des personnes humaines comme vous ou moi se plaindre de l’indépendance douteuse des magistrats par rapport au pouvoir, aux "puissants", cette indépendance des magistrats serait même une "fable".

Aujourd'hui, rassurez-vous, j'ai la solution !, une solution efficace comme vous allez bientôt le constater.

En effet, les programmes informatiques pourront porter des jugements dans un proche avenir (espérons-le). En outre, selon les scientifiques, les serviteurs de l'ordre électroniques vont imposer des peines beaucoup plus impartiale et raisonnable que les gens.
Les études ont prouvé que les verdicts des juges sont souvent influencés par des problèmes personnels, et même par le repas avant l'audience.

Plusieurs programmes informatiques, qui sont développés de porter des jugements, existent déjà. Il y a quelques décennies, de grands écrivains de science-fiction, tels qu'Isaac Asimov ou Philip K. Dick, imaginaient une justice rendue par des superordinateurs, objectifs, omniscients et interdisant toute erreur judiciaire (puisque « l'erreur est humaine »)... Le rêve de ses écrivains se réalise enfin, en effet un jugement pratique, sans états d'âme, neutre et efficace, tel est la solution que je propose à notre monde en constante évolution.

Ceci représente une incroyable avancée technologique pour nos sociétés démocratiques et notre avenir. Le logiciel prend notamment en considération les critères suivants : nature de l'infraction, préjudice subi par la victime et éventuelle circonstance aggravante ou atténuante.

Les intentions de cette technologie sont louables :

- lutter contre la corruption des magistrats.

- uniformiser l'application de la loi pénale, parfois mal connue des juges.

Ce logiciel analyse les données suivantes : casier judiciaire, situation familiale, études suivies, ambitions professionnelles, appartenance à un gang... Dans un très proche avenir, ce logiciel devra être mis en place dans tous les tribunaux, magistrats, la sécurité des citoyens ne doit pas faillir, nous devons rester très attentifs sur ce point.
J’espère rapidement une localisation de ce logiciel en Europe et en Asie.

L'idée du bracelet électronique est déja mis en place depuis un certain temps, ses résultats sont un franc succès, reste que la mise sous surveillance électronique ne doit pas être considérée comme une faveur faite au condamné.

Nous devons moderniser l'exercice de la justice pénale en Occident, la justice électronique devra s'inscrire dans les moeurs, nous devons évoluer et poursuivre notre route vers le progrés.

La justice pénale, telle que nous la connaissons aujourd’hui, semble se déployer dans (au moins) deux directions, en relation directe avec les changements qui ont affecté ses procédures et ses ressources tout au long de ces vingt dernières années. D’un côté, elle semble intégrer un intérêt accru pour les justiciables, au point de leur accorder une plus grande place dans la procédure et de multiplier les opportunités de les soustraire au processus pénal traditionnel. D’un autre côté, les acteurs judiciaires s’équipent progressivement de tout un arsenal technologique qui leur permet de réorganiser certaines pratiques et d’envisager d’autres modes d’administration de la justice.

Le processus pénal (preuve par ADN, visioconférence, tests toxicologiques aux usagers de drogues, polygraphe, logiciels d’aide à la décision judicaire etc.) se modernise au cours des siécles, aujourd'hui, nous faisons face à une justice dépassé qui ne parvient plus à répondre aux attentes des citoyens. Dans un tel contexte, les procédures sont appelées à évoluer au gré des objets qu’elles incorporent, remettant en question le systéme judiciaire.

"En 2014, les hommes continueront à se détacher de la nature pour se créer un environnement qui leur correspond le mieux". Isaac Asimov.

Notre conception de la justice est la conception de tous pour un avenir radieux et sans encombre.

Werner Laferier


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34 réactions à cet article    


  • Bubble Bubble 31 mars 2014 11:01

    Bonjour, Mr. Laferier.
    Je vous cite : "Ce logiciel analyse les données suivantes : casier judiciaire, situation familiale, études suivies, ambitions professionnelles, appartenance à un gang...« 

    Il est clair que ce qui est jugé n’est pas l’acte qui a suscité une condamnation mais le profil de l’accusé. Ce qui résulte de cette analyse de données sera, j’imagine, une probabilité ou une distribution de probabilités que l’accusé ait un profil qui correspond au coupable recherché.
    -> Ce n’est pas une justice si ce ne sont pas les faits qui sont étudiés, mais seulement une reconnaissance légale d’une présomption de culpabilité.
    -> En étendant le raisonnement, puisque les faits deviennent secondaires, il est envisageable d’arrêter des personnes »en prévision« puisque leur profil révèle des potentiels coupables.
    -> Les définitions des termes »innocent« et »coupable« , dans le cas où les faits ne comptent plus, sont laissées à la liberté du programmeur de l’algorithme de décision, et le jour où les machines seront capables de donner eux même des définitions aux mots, s’il arrive, elles auront la même sensibilité que les humains et seront exposées aux même faiblesses.

    Avez vous vu le film »12 hommes en colère" ? C’est un bon rappel de ce que la justice devrait être : en présence du moindre doute, le jugement est reporté ; et d’autre part, tous les a priori sur l’accusé, c’est à dire finalement les données que devraient traiter vos algorithmes, ne doivent pas être pris en compte.


    • Werner Laferier Werner Laferier 31 mars 2014 13:16

      Bonjour.
      Encore une fois, la technique est infaillible, tout est mis en œuvre afin que l’accusé ait une peine adaptée à la hauteur de son crime ou délit, c’est le manque de confiance en vous et aux autres qui vous poussent à affabuler, la machine est ce qu’il y a de plus fiable en matière de justice, finis les bons sentiments et autres sottises, le bon sens, l’intégrité, le jugement implacable, c’est ce qui triomphera dans l’avenir.
      Les sociétés d’armement peuvent participer au processus de développement de la machine, bien entendu, n’oublions pas qu’ils ont mis en oeuvre des drones, des robots de détection ect...


    • Bubble Bubble 31 mars 2014 14:14

      Mr. Laferier, en tant que statisticien je rêve de voir un jour apparaître un modèle mathématique infaillible. En ce qui concerne la justice, j’imagine qu’un modèle infaillible est aussi transparent et accessible : pouvez vous nous donner plus d’informations techniques sur son fonctionnement ?


    • epicure 31 mars 2014 17:31

      La meilleure façon de s’assurer que le programme de justice ne sera pas fiable, c’est de le confier à des sociétés privées, surtout d’armement ( des sociétés de psychopathes ).


    • Werner Laferier Werner Laferier 31 mars 2014 18:11

      Oui biensur epicure, épargnez nous votre raisonnement qui tourne toujours au complotisme, vous n’êtes finalement pas si éclairé que ça.
      Les sociétés d’armement sont doué pour développer des programmes techniques permettant d’assurer le fonctionnement des institutions.
      Il y’a une évolution des liens entre défense, recherche et technologie, sachez que Vous devez nombre de technologies qui vous servent au quotidien à ces sociétés tel que les caméras par exemple.


    • JL JL 31 mars 2014 11:49

      Que peut-on répondre à un individu qui écrit :

      ’’(la justice pénale) semble intégrer un intérêt accru pour les justiciables, au point de leur accorder une plus grande place dans la procédure et de multiplier les opportunités de les soustraire au processus pénal traditionnel.’’ ?

      Affligeant.


      • Werner Laferier Werner Laferier 31 mars 2014 13:09

        C’est vous qui êtes affligeant, vous ne voulez tout simplement pas comprendre la chance que cela représenterait dans le système judiciaire si c’était en œuvre.


      • JL JL 31 mars 2014 13:27

        ’’Je vois souvent aujourd’hui, des personnes humaines comme vous ou moi’’

        WL, dites nous, svp, c’est quoi, pour vous, des personnes non humaines ?

        Vous allez voir qu’avec le TAFTA, les personnes non humaines (les personnes morales) vont s’en donner à cœur joie contre les personnes humaines et contre les États nations, et ce ne sont pas vos petits programmes informatiques qui les protègeront contre une supposée dépendance de la Justice !

        SÉCURITÉ ALIMENTAIRE  : Nos normes plus strictes que les normes américaines et que les « normes internationales » (niveaux de pesticides, contamination bactérienne, additifs toxiques, OGM, hormones, etc.), pourraient être condamnées comme « barrières commerciales illégales ».
        GAZ DE SCHISTE : Les gouvernements européens ne réglementeraient plus les exportations de gaz naturel vers les nations TAFTA. La fracturation hydraulique pourrait devenir un droit pour les sociétés qui pourraient exiger des dommages et intérêts auprès des nations qui s’y opposent.
        EMPLOI  : Les entreprises souhaitant délocaliser dans les états concernés par le projet TAFTA où les salaires sont inférieurs, seraient protégées. L’Inspection et le code du travail devenant illégaux, plus de préavis de licenciement. Pôle emploi devrait être privatisé ou serait attaqué en justice par les sociétés d’intérim pour concurrence déloyale. Les conséquences du TAFTA sur le taux de chômage en Europe ne seraient que néfastes.
        SANTÉ & RETRAITES  : Les médicaments pourraient être brevetés plus longtemps, les groupes pharmas pourraient bloquer la distribution des génériques. Les services d’urgence pourraient être privatisés. Les Assurances privées pourraient attaquer en justice les CPAM pour concurrence déloyale. Les retraites par répartition pourraient être démantelées, les compagnies d’assurances se substitueraient aux CRAM,ARRCO, AGIRC…
        EAU & ÉNERGIE  : Ces biens seraient privatisables. Toute municipalité s’y opposant pourrait être accusée d’entrave à la liberté de commerce, idem pour l’énergie, qu’elle soit fossile, nucléaire ou renouvelable. La sécurité nucléaire serait réduite. Le prix du gaz et du kW seraient libres.
        LIBERTÉ & VIE PRIVÉE  : Grâce à la révolte publique, les sociétés espérant enfermer et monopoliser l’Internet ont échoué l’année dernière à faire adopter leur ACTA répressif ; des textes plus pernicieux sont dans le TAFTA.
        SERVICES PUBLICS  : Le TAFTA limiterait le pouvoir des États à réglementer les services publics tels que : services à la personne, transports routiers, ferroviaires, etc. et réduiraient les principes d’accès universel et large à ces besoins essentiels.
        CULTURE & PRODUCTION ARTISTIQUE  : Les gros producteurs d’audiovisuel pourraient interdire les productions privées ou professionnelles à faible budget comme youtube, vimeo, dailymotion, les financements collaboratifs seraient rendus illégaux. Les musées nationaux perdraient leur droit de préemption sur les trésors artistiques nationaux au profit de collectionneurs privés.
        ENSEIGNEMENT  : Les universités privées pourraient attaquer en justice l’Éducation nationale pour concurrence déloyale. De la maternelle au doctorat, les sociétés privées contesteraient aux écoles, cantines scolaires et resto U, toutes subventions municipales, régionales ou nationales.


      • JL JL 31 mars 2014 13:42

        démosthène le mal nommé,

        les mots du dictionnaire ne vous appartiennent pas.

        Je déteste être tutoyé par quelqu’un qui confond arguments et insultes grossières.


      • trevize trevize 31 mars 2014 12:50

        Complètement à la masse... Je suis plutôt pro-technologie, mais là, se faire juger par une machine ?

        Quand donc les humains comprendront-ils que leurs créations sont aussi faillibles qu’eux-même ? Nos malheurs viennent toujours de là : on crée un machin, on l’encense, on l’élève au niveau de divinité, pensant avoir atteint la perfection. On laisse les commandes au machin, et il commence à se tromper, et les problèmes arrivent. Mais malgré les problèmes, l’orgueil de l’humain fait qu’on ne réévalue pas le statuts de divinité du machin, non non, le machin est parfait, si il y a des problèmes, c’est à cause de l’humain qui se sert mal du machin. Alors on crée un autre machin pour régler le problème... et, au passage, on crée de nouveaux problèmes. ça fait des dizaines de milliers d’années que ça dure.

        Il serait temps qu’on comprenne, que quand on laisse la machine aux commandes, nous devenons des pions dans les rouages du système, nous nous piégeons nous-même dans la matrice. En matière de décisions, la machine ne devrait jamais avoir plus de pouvoir qu’un système ABS sur une voiture : un garde-fous qui nous empêche de faire des bêtises plus grosses que nous. L’outil est au service de l’humain, un moyen et non une fin. C’est l’homme qui commande et non ses créations.


        • Werner Laferier Werner Laferier 31 mars 2014 13:06

          Le processus est infaillible, puisqu’une équipe technique assurera le bon fonctionnement de « la machine » 24 H sur 24, pas de souci à avoir de ce côté là.
          Les humains sont faillibles, certainement pas la machine, c’est pour cela que nous recherchons quotidiennement des moyens pour améliorer l’homme, dont la puce RFID dont je pense vous en avez entendue parler. Quant à votre dernier paragraphe, je le trouve plus qu’ambigüe, parler de « matrice » vous discrédite, il faut arrêter de voir du complotisme il n’y en a pas.
          Ayez confiance, c’est tout ce qu’on vous demande.


        • trevize trevize 31 mars 2014 13:55

          Mais ça va pas bien ou quoi ??

          « Ayez confiance, c’est tout ce qu’on vous demande » smiley smiley vous êtes en train de me demander de me comporter en mouton bêlant ? Vous savez tout mieux que tout le monde, merci de nous instruire smiley smiley

          "Les humains sont faillibles, certainement pas la machine« Savez-vous d’où vient la machine ? Vous croyez qu’elle tombe du ciel ? Ce sont les humains qui créent la machine. Ce sont les humains qui écrivent l’algorithme. Les humains sont faillibles, donc tout ce qu’ils créent est faillible... L’erreur de l’humain se retransmet dans les machines et les programmes qu’il crée. Pas besoin de sortir de polytechnique pour comprendre ça. Redescendez sur Terre par pitié ! Essayez de comprendre qu’il y a forcément une différence entre l’intention des concepteurs du système ( »écrire un algo qui rend une justice impartiale« ) et l’algorithme final. Il y a une différence entre ce que l’on veut que la machine fasse, ce qu’on lui demande de faire, et ce qu’elle fait effectivement. Car on ne demande pas textuellement à la machine de »rendre une justice impartiale«  ; l’humain traduit cet objectif en langage machine, et lors de cette traduction il y a forcément erreur (sauf si on considère que l’équipe de développement est surhumaine). En soi, ce n’est pas dramatique, nous sommes imparfaits. Mais la grosse erreur que nous faisons souvent, que nous pourrions chaque fois éviter, et qui nous coûte toujours très cher, c’est que nous nous aveuglons, nous oublions que la machine contient notre erreur, nous faisons comme si ce que nous avons créé est parfait, laissons la machine aux commandes, et c’est là que son oeuvre destructrice commence.

          Le film matrix est un mythe moderne, et il y a infiniment plus de choses à en apprendre que tous les articles de votre blog. Entre autres, il contient une mise en garde simple : si nous donnons trop de pouvoir à nos créations (machines, institutions, religions...), si nous les considérons parfaites, infaillibles, et les plaçons au-dessus de nous, alors nos créations nous écraseront, la situation s’inverse, le système devient le maître et l’humain l’esclave ; nous servons la machine, nous devenons des pions, des variables du système ; nous sommes piégés dans la matrice.

          A la limite, je pourrai concevoir l’idée d’un système qui vérifie les jugements rendus par les juges, compare à la jurisprudence pour éviter que certains accusés soient trop lourdement ou trop légèrement condamnés (normalement c’est le boulot de l’avocat, mais bon...) ; mais pas une machine qui prend la décision d’elle-même : ça c’est une abomination.

          Autre chose, vous nous assénez des affirmations genre »Dans un très proche avenir, ce logiciel devra être mis en place dans tous les tribunaux" vous avez une source d’information pour ça, ou alors c’est juste l’expression de votre délire personnel ?


        • Ruut Ruut 31 mars 2014 15:55

          Werner Laferier, Windows dispose luis aussi d’une imposante équipe technique et il est très loin d’être infaillible.

          De Plus certaines fois respecter la loi est un crime contre l’humanité.


        • stepht 31 mars 2014 13:27

          « L’erreur est humaine », certes, mais le bug est assurément informatique !
          La justice rendue par les machines ? Argh ! Certainement pas. Ce qu’il lui manque, à la Justice, c’est de l’humanité, justement !
          « Processus infaillible » ! Dans quel univers ?
          « RFID » et « infaillible » dans la même phrase... est-il besoin de commenter ?
          « complotisme » et « ayez confiance », et bien justement, le complotisme contre les peuples, il est permanent ; c’est pour cela qu’une démocratie ne peut s’appuyer que sur une constitution qui permette au peuple de contrôler ses représentants. La confiance, ça se mérite !


          • tiloo87 tiloo87 31 mars 2014 14:18

            Vous êtes en avance...d’un jour : le 1er avril, c’est demain !

            Sinon, avez-vous vu Brazil ? Ne savez-vous pas que c’est l’homme (et ses erreurs, donc, mais on lui reconnait ce droit ) qui alimente les machines qui vous fascinent tant ?


            • joelim joelim 31 mars 2014 14:45

              Avec Werner c’est le 1er avril tous les jours. Ses contributions sont toujours tellement caricaturales qu’à mon avis c’est une sorte de Donald Forestier. Bref du 2e degré pour dénoncer l’état d’esprit néo-conservateur US le plus vil et stupide. Ou alors... je n’en dis pas plus. smiley 


            • joelim joelim 31 mars 2014 14:37

              M’enfin arrêtez de critiquer tout ce qu’il vous demande c’est de lui faire confiance.


              Puisqu’il vous dit que c’est infaillible. Vraiment vos suspicions sont incompréhensibles. 

              Ce projet est d’autant plus crédible qu’il y a sans doute beaucoup de fric à se faire : création des logiciels (aides d’Etat pour la création de la boîte, argent des gogos qui vont tenter d’investir) puis gestion des règles juridiques (vente ou location des postes de gestion, vente de règles spécifiques à l’encan, etc.). Les perspectives de développement des bénéfices sont très vastes.

              OK en terme de justice ce serait pire que tout. Mais là n’est pas la question. Regardez, le gaz de schiste, c’est une grosse connerie, les puits se tarissent archi-vite, mais croyez-vous que cela nous a empêché de nous enrichir sur le concept ? Croyez-vous que vous ne pourrez pas vous enrichir non plus sur cette foutaise de justice électronique ? A nos yeux, c’est la seule question utile.

              • psynom 1er avril 2014 10:34

                « L’idée du bracelet électronique est déja mis en place depuis un certain temps, ses résultats sont un franc succès, reste que la mise sous surveillance électronique ne doit pas être considérée comme une faveur faite au condamné. »

                Non, non ! la faveur fut pour le groupe Thales avec 50 millions d’euros pour le juteux marché du bracelet électronique. Franc succès pour Thales... et Taubira


              • Ruut Ruut 31 mars 2014 15:06

                Une machine ne connaît pas l’empathie.
                Elle ne peut en aucun cas juger en son âme est conscience, elle n’as pas d’âme.


                • Jean 31 mars 2014 15:23

                  C’est de la provoc....


                  • trevize trevize 31 mars 2014 15:36

                    J’ai bien peur que non... ou alors, c’est du très haut niveau. Visitez donc son blog perso


                  • joelim joelim 31 mars 2014 18:01

                    Oui son blog est cohérent avec ce qu’il écrit ici. Mais ce n’est pas compliqué à faire. AMA c’est un apprenti Yes Men. Peut-être les Donald’s (Forestier) ont inspiré quelqu’un ou ont-ils repris du collier. Et comme les Yes Men, il(s) doi(ven)t avoir un sentiment d’échec de voir que les folles idées qu’il propose passent aussi bien (quoique). Mais rassure-toi Werner, à la longue les canulars des Yes Men ont contribué à faire changer les mentalités, ton approche n’est donc pas vaine. Quand même, dirait le futur 1er ministre.


                  • jef88 jef88 31 mars 2014 16:08

                    les protestations contre le jugement par une machine me font tordre de rire ........
                    en effet !
                    on utilise une balance depuis des siècles et des siècles ! ! ! !


                    • Bubble Bubble 31 mars 2014 16:21

                      @jef88 : Juger, ce n’est pas porter les poids, c’est constater de quel coté la balance penche, et le cas échéant, acheter. Avec une balance, vous pouvez toujours tester les poids et comparer ce que vous achetez avec ce que vous avez l’habitude d’avoir de par votre expérience.
                      Pour tenir la comparaison, imaginez plutôt une balance qui conclut vos achats elle même.


                    • totor101 totor101 31 mars 2014 17:54

                      la balance est le symbole de la justice (généralement tenue par une nana assez peu vêtue)
                      je pense que jef voulait démontrer le ridicule de l’ordinateur ....


                    • epicure 31 mars 2014 18:15

                      voyons faisons une petite liste ( non exhaustive ) de ce qui serait nécessaire pour faire une justice électronique :

                      il faut un ordinateur dont les composants soit le plus fiable possible.
                      il faut du matériel pour les interfaces : caméras, micros, claviers, tablettes tactiles etc....
                      Il faut des pilotes logiciels pour gérer chacune des interfaces matérielles externes.

                      Il faut un logiciel de transcription sonore pour que l’ordinateur puisse comprendre ce que disent les gens. Et pour qu’il soit efficace pour un jugement, il faudrait qu’il doit capable d’analyser les intonations.
                      Il doit avoir u logiciel d’analyse des images, et capable d’analyser les expressions des visages.
                      Un logiciel qui fasse le lien entre les images et le son (qui parle).
                      un logiciel capable d’analyser les preuves, et qui soit programmé pour en comprendre les implications.
                      Et enfin le super logiciel d’analyse globale capable de relier tout ça, en tenant compte de la psychologie humaine, pour aboutir à un jugement.

                      Donc au final on a une grosse usine à gaz, avec de nombreux logiciels indépendants qui interagissent les uns avec les autres, dont certains seraient d’une très haute complexité.

                      Si je suis directeur d’une société informatique, l’informaticien qui dit qu’on peut être sûr à 100% qu’il n’y aura pas de bug avec cette usine à gaz, je le vire.

                      Déjà il faut que les logiciels soient programmés de façon optimale pour rendre un bon jugement et il ne faut qu’il n’y ait aucun bug dans chaque sous élément. Hors je ne connais pas d’usine à gaz logicielle (OS ou un gros jeu par exemple) qui n’ait pas un bug caché. Plus il y a de lignes de codes, plus il y a de chance qu’il y ait un bug. là c’est des dizaines de milliers de lignes de code qu’il faudrait ( voire plus ).

                      Les logiciels les plus fiables ce sont ceux qui ont passé l’épreuve du temps où les bugs ont été résolus.

                      En fait les ordinateurs classiques ne sont pas du tout adapté à gérer ce qui relève d’un jugement, car il faudrait que les programmeurs prévoient à l’avance tous les cas possibles, toutes les interactions possibles entre les données.
                      Et l’ordinateur neuronal qui serait nécessaire à cette tâche devrait avoir en fait les mêmes capacités qu’un cerveau humain. Hors un tel ordinateur n’existe pas encore. Le problème c’est que leur programmation le fait par apprentissage, comme le cerveau humain. Donc il faudrait l’abreuver de nombreux procés avec des coupables, des innocents pour avoir la prétention de pouvoir faire un bon jugement. Mais pour que cet apprentissage soit fiable, il faudrait que les procés ne soient pas ambigus.

                      Enfin bref tout ceci restera de l’utopie pour un bon moment, ou alors ce sera un cauchemar judiciaire.

                      A la limite l’ordinateur pourrait être acceptable, uniquement si c’est un outil d’aide à la décision, mais pas lui qui prend la décision.


                      • Werner Laferier Werner Laferier 31 mars 2014 19:15


                        Qui vous parle d’un simple ordinateur classique ?
                        Voyons, si l’appareil électronique agit comme un cerveau humain, il serait donc inutile d’en créer un et laisser les humains continuer le travail de justice qui est plus que discutable.
                        Comme je l’ai dit dans l’article, les peines doivent être impartiale, le sentiment humain n’a pas sa place dans les décisions de justice, seul la loi doit être prise en compte.
                        Ce n’est qu’ainsi que la justice sera vraiment impartial et juste, il n’y aura plus d’interférences de la part du pouvoir ou autre, en effet, l’engin électronique ne se laissera pas corrompre, un politique qui aura fait une faute sera puni comme il se doit par exemple.


                      • JL JL 31 mars 2014 19:33

                        Le plus comique c’est que le budget de la Justice est une peau de chagrin au point que parfois les tribunaux sont en panne de photocopieuses. Ou autre chose !

                         smiley


                      • epicure 31 mars 2014 19:43

                        bref tu es dans de la totale science fiction.... un ordinateur qui n’existe pas en fait.

                        Pour information, il y a deux sortes d’ordinateur : les ordinateurs binaires, comme celui que tu utilises , les PC, mac, smartphones, tablettes etc... quine traite que de signaux binaire utilisant une logique binaire et des traitements de bits.
                        Et il y a les ordinateurs neuronaux qui fonctionnent selon le même principe des neurones, qui ont un traitement plus souple de l’information, ils peuvent reconnaitre la proximité de deux informations proches (lettres manuscrites, images, visages etc... ) plus facilement qu’un ordinateur binaire, ce n’est pas uniquement un univers de 0 et de 1, et c’est plus efficace pour mettre en liaison des données indépendantes, suffit qu’il y ait un réseau de connexion entre les deux ( c’est ce qui fait la force de notre cerveau humain, la richesse des connexions ), alors qu’avec l’ordinateur binaire il faut spécifier les liaisons.

                        Mais un ordinateur neuronal n’est pas une copie de cerveau humain, s’il n’y a pas de « programme » peur, ses actions ne seront pas modifiées par la peur par exemple. Donc pour qu’il y ait des problèmes d’interférences émotionnelles, il faudrait simuler tout les systèmes qui interviennent dans les interférences émotionnelles.
                        Mais la programmation est plus complexe puisqu’en fait cela passe par l’apprentissage.

                        Comment peux tu juger une affaire sans utiliser un minimum de psychologie pour comprendre si une personne peut avoir eu les motivations ou pas ?
                        Et tu prétends soutenir un système qui jugerait mieux qu’un être humain.
                        C’est inconciliable tes deux affirmations. Un bon juge doit savoir utiliser la psychologie. Et ça pour le programmer ... bonjour.


                      • JL JL 2 avril 2014 09:47

                        @ epicure,

                        Plutôt que de races d’ordinateurs (excepté les systèmes expérimentaux, tous les ordinateurs opérationnels sont basés sur la logique binaire), il convient de parler de différences de traitements ou de systèmes.

                        Exemples : les traitements algorithmiques tel le traitement informatique des impôts, les logiques floues tel l’ABS des voitures, les réseaux neuronaux capables d’apprentissage, les algorithmes génétiques et probablement d’autres que j’ignore.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 30 juillet 2014 09:22

                        Vous parlez de pas d’ordi classique (numérique).

                        Est-ce d’un ordi analogique dont vous parlez ?

                      • Rincevent Rincevent 31 mars 2014 19:55

                        J’ai d’abord crû à un texte écrit au second degré mais il semblerait que non. C’est con-sternant…


                        • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 6 mai 2014 00:18

                          Je me présenterai avec tes hauts faits, ô seigneur dieu, je célébrerai ta justice à toi seul.

                          Nul abruti n’est fondé à juger qu(o)i que ce soit.

                          A fortiori un abruti de robot programmé par un abruti d’adorateur de la machine, c’est-à-dire de l’inconscience.

                          La machine, c’est l’inconscience, c’est la négation de Soi.


                          • L'enfoiré L’enfoiré 30 juillet 2014 09:20

                            Bonjour Werner,

                            Je n’avais vu passer votre article.Je vais jouer à l’avocat du diable quand je lis les commentaires ci-dessus.
                            Rôle que je joue sans problème... smiley
                            Vous dites « Plusieurs programmes informatiques, qui sont développés de porter des jugements, existent déjà »
                            Vous n’avez pas donné de références de ces softs qui existent déjà.
                            Voyez-vous, dans la société qui occupait mon temps, nous avions un gros projet d’informatisation de la justice. « Simplement » pour mettre de l’ordre dans les dossiers, les jurisprudences et faciliter le rôles des juges et des avocats.
                            Un flop... Pas vraiment à cause du projet en lui-même, mais la faiblesse des moyens mis en oeuvre pour sa réalisation d’un côté et la résistance des acteurs de la justice eux-mêmes de l’autre.
                            La ministre de la justice de l’époque a mis le holà à cette affaire qui est encore... en justice.
                            Une autre société a repris le flambeau sans plus de succès.
                            Vous allez plus loin. Vous parlez de juger les affaires par l’informatique elle-même, au besoin par des robots.
                            C’est dire que là, on pousse vraiment plus loin.
                            Informaticien jusqu’au bout des ongles, je ne suis pas contre les robots et les softs.
                            Le problème, c’est qui va être mandaté de contrôler les programmes pour en détecter les failles. Un auto-contrôle par d’autres robots, comme dans les avions dont les machines se contrôlent entre elles ?
                            Cela n’empêche pas les crashes.  
                             

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Werner Laferier

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