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Accueil du site > Actualités > Technologies > Nouvelle ontologie de l’univers quantique : l’antimatière (...)

Nouvelle ontologie de l’univers quantique : l’antimatière n’est pas faite d’anti-particules

Si on se place dans le cadre de cette nouvelle ontologie extraite de la théorie quantique algébrique des champs (AQFT), alors il faut revoir l’ensemble de cette conception dite « particulaire » de l’antimatière. Rappelons que cette nouvelle ontologie postule que ni les champs ni les particules ne sont les « éléments basiques » de la nature. On en déduit que ce postulat s’applique également aux antiparticules. C’est ce point de départ qu’on adopté deux philosophes de la théorie des champs qui se sont penchés sur ce que devient le doublet matière antimatière dans le contexte de l’AQFT (D.J. Baker, H. Halvorson, Antimatter, in : British Journal for the Philosophy of Science, 61, 93-121, 2010). Par-delà le côté ésotérique de ces mathématiques quantiques hors de portée pour ceux qui ne sont pas docteurs dans cette spécialité, on retiendra la présentation claire faite par les auteurs dans le résumé. Au lieu de la vision classique conduisant à penser que l’antimatière est faite d’antiparticules, il faut renverser la proposition et admettre que les antiparticules ne sont en vérité que des particules comme les autres mais faites d’antimatière.

En analysant le contenu de la théorie des champs, les auteurs de cette étude concluent que la matière et l’antimatière sont des notions plus générales que celle de particule. Allant jusqu’à émettre un avis argumenté sur le côté plus fondamental de la « matière », sorte de substance qui serait irréductible aux particules et même aux champs. Se confirme alors le présupposé anti-réductionniste accordant la priorité ontologique au tout face à la partie. Et ce tout se présente comme une « substance » structurée, avec une organisation formelle très complexe. Cet « ordre informationnel » est alors analysé à partir des formalismes mathématiques de la théorie des champs, avec une focalisation sur les propriétés quantiques des particules et antiparticules. Puis avec les « propriétés génériques » contenues dans la théorie algébrique des champs. Par exemple, les propriétés de symétries et la structure algébrique sous-jacente aux formalismes dont découlent les nombres quantiques des particules. Ces nombres étant alors les formes permettant de qualifier ces particules, à l’instar des qualités que possèdent nos objets macroscopiques comme une balle dont on connaît le matériau, la souplesse, la couleur et le diamètre. Pour une particule, ce sera le spin, l’isospin, le nombre baryonique, etc.

Si l’on interprète radicalement les propositions ontologiques développées par Baker et Halvorson, alors, il se confirme que le monde des états quantiques observés et des particules est un monde qui s’exprime à partir d’une substance quantique informationnelle sous-jacente. Ce qui reviendrait à penser que les particules sont autant des phénomènes microphysiques que des « fictions ontologiques » créées par une « certaine » interprétation des expérimentations physiques. Ce constat s’appliquant évidemment aux antiparticules. Ce qui aboutit à concevoir une substance et une anti-substance ou plutôt une substance dédoublée en deux polarités, l’une positive et dirigée vers le monde exprimé, l’autre négative et orientée vers l’autre côté de la réalité. Ce qui rejoint l’idée d’un « champ immanateur » que j’avais suggérée (L’Expressionnisme). Rien de spécial à ajouter si ce n’est que le concept de champ n’est plus vraiment pertinent dans ce domaine métaphysique. Mieux vaut employer cette vieille notion de substance qui une fois revisitée dans le cadre de l’AQFT saura se réclamer d’une « légitimité ontologique ».

Halvorson et Baker conçoivent en premier lieu l’antimatière comme une matière dont les formalismes quantiques sont identiques mais dont les solutions ont une fréquence négative, ce qui laisse supposer également une énergie négative. Ce qui n’a pas de signification physique mais sans doute méta-physique. De plus, la transformation d’une particule en une antiparticule consiste à changer la charge électrique. L’électron devient un positron, le proton chargé positivement devient un antiproton chargé négativement. Mais le neutron ne peut pas se transformer en antineutron. Ainsi, comme le notent les auteurs, une particule neutre coïncide avec son antiparticule. Le neutron et l’antineutron ne sont qu’une seule et même particule. Ce qui est exact, sauf dans la représentation issue de la chromodynamique quantique. Auquel cas, un neutron est composé de deux quarks d, dont la charge est -1/3, et d’un quark u, dont la charge est +2/3. En toute rigueur, un antineutron sera composé de deux antiquarks d et d’un antiquark u. Mais ces deux options sont indiscernables du point de vue de l’électrodynamique quantique. La charge électrique reste un mystère pour les physiciens. Sans la charge, le monde matériel où nous vivons et que nous percevons n’existerait pas. C’est donc une propriété fondamentale et essentielle, de la matière diront les uns, ou de la « substance quantique ». La masse aussi reste une énigme mais l’ordre du « monde quantique » repose sur une autre propriété toute aussi essentielle que la charge, c’est le spin, dont on a vu qu’il conditionne le comportement d’un ensemble de particule selon qu’il soit entier (cas du photon et des bosons de l’interaction faible ou forte) ou demi-entier (électron, protons, neutrons et la série des baryons).

La charge et le spin (avec la masse) sont des « caractères forts » des manifestations spatiotemporelles de la « substance quantique » qu’on appelle phénomènes physiques, matière, atomes, et qui rendent possible le monde des objets. Et certainement la vie. Pour finir avec la conscience. Il est assez étrange et paradoxal de concevoir que ces particules, propriétés du monde manifesté, ne sont pas les constituants basiques individués du monde substantiel quantique qui comprend la « matérialité » dans ses deux polarités, « matière » et « antimatière ». Ces réflexions métaphysiques couvrent également la question de l’espace et du temps. Comme l’ont établi ces deux auteurs, la mécanique quantique de base supporte une ontologie des objets particulaires dans un espace euclidien mais dès que l’espace-temps courbe intervient (notre espace en réalité), l’ontologie des particules se dissout. Cette conclusion philosophique est liée aux difficultés rencontrées par les « théoriciens du Tout » où l’incompatibilité entre cosmologie relativiste et mécanique quantique se dessine nettement. Mais aussi quelques points de raccordement qu’on ne peut discuter ici.

Les analyses de Baker et Halvorson sont difficilement accessibles, ce qui n’empêche pas de préciser comment cette nouvelle conception du matériel se dessine, notamment dans le § 6 de l’article intitulé « une notion presque générale de l’antimatière ». Dans la théorie des champs réaliste, il n’y a pas de particules mais des « secteurs mathématiques » découpés au sein de la théorie ? Ces secteurs sont produits par une opération de supersélection liée aux nombres quantiques. Par exemple, on peut faire apparaître le secteur des fermions et celui des bosons. Idem pour la matière et l’antimatière qui répondent ainsi à une nouvelle définition dire réaliste par les auteurs : « un système matériel et sa contrepartie antimatérielle sont donnés par des états appartenant au sein de secteurs découpés par la « supersélection ». D’où la conclusion des auteurs en § 7. Le dogme d’une antimatière faite d’antiparticule a été renversé. Le concept d’antimatière est beaucoup plus général que cette image naïve le laissait penser. L’antimatière apparaît dans la représentation d’un système physique (AQFT) où l’ontologie des particules est absente. De plus, cette distinction entre matière et antimatière s’applique à tous les éléments constituant du monde quantique relativiste.

Ces investigations spéculatives de haute voltige incitent à proposer une conclusion partielle sur le caractère très spécial des théories quantiques qui sont surdéterminées (Einstein l’avait déjà remarqué). Autrement dit, leur formalisme contient plus d’information que les phénomènes mesurés par l’expérience. Cette configuration épistémologique a suscité des milliers de publication et des dizaines d’ouvrages consacrés à l’interprétation de « l’univers quantique ». Avec comme question centrale, la signification physique contenue dans les théories. Que représentent par exemple les fonctions d’onde ? Des réalités sub-physiques ou des artifices théoriques ? D’autres questions plus ontologiques ont émergé. Comme celle de la matière, l’antimatière, les champs, les particules. Quelle est l’ontologie fondamentale du monde ?

Dans un autre article très fouillé, Baker poursuit son analyse des structures fondamentales liées aux symétries des champs quantifiés qui ne permettent pas d’aboutir à une ontologie des particules. La question de l’individualité dans l’univers peut alors être abordée soit dans une version réaliste de la mécanique quantique (dans le sillage de Bohm) ou alors dans une ontologie de l’espace-temps. Auquel cas, les champs quantifiés auraient « vocation » à produire un espace-temps structuré. Une sorte de tissage de points formant la trame de l’espace et du temps (D.J. Baker, Identity, Superselection Theory and the Statistical Properties of Quantum Fields, in : Philosophy of science, 2012). Au final, on constate que ces analyses participent d’une intention de développer une philosophie de la nature basée sur les résultats les plus avancés de la science contemporaine. Avec deux conjectures générales : qu’est-ce qui dans les théories quantiques et relativistes correspond au monde physique réel, avec la matière, l’antimatière et l’espace-temps ? Réciproquement, comment construire une théorie qui représente la matière, l’antimatière et l’espace-temps ?

Cette nouvelle ontologie de la matière et antimatière suscite plus de question qu’elle n’apporte de réponse. On se demandera ce que devient l’atome dans la version quantique relativiste. La théorie quantique conventionnelle conçoit les atomes avec la spécification des orbitales ; niveaux d’énergie occupés par les électrons ; déduits de l’intégration de l’équation de Schrödinger. La charge est introduite dans un contexte classique, celui du potentiel électrostatique, contexte du reste issu du cadre moderne hérité de la physique de Newton et Lagrange. Un cadre issu de l’expérience. Alors qu’un autre cadre, celui plus formel de l’AQFT, laisse apparaître un autre positionnement de la charge. Ces spéculations confirment l’idée d’un monde substantiel doté d’un ordre très compliqué générant les manifestations physiques étudiées par la science. Monde phénoménal que j’avais déjà désigné comme monde dé-formé, issu du monde super-informé. Ce monde phénoménal est néanmoins ordonné (lois et théories physiques) mais moins que le monde plus fondamental. Les implications philosophiques de cette situation ontologique nouvelle sont vertigineuses. Pas seulement en physique mais aussi en biologie et dans les sciences de l’esprit.

Pour l’instant, on retiendra l’idée d’un ordre global surdéterminé et pour l’essentiel caché et sans doute en devenir (téléologie). Cet ordre se dévoile à travers les relations entre les formalismes quantiques censés contenir une ontologie de la « substance quantique », mais aussi avec les théories cosmologiques censées inclure une ontologie de la « substance spatio-temporelle ». Ces deux substances suscitent une interrogation. Une ou deux substances ? Sans oublier la prise en compte de la non-séparabilité quantique qui elle aussi, dévoile cet ordre global mettant en relation les phénomènes du monde. En résumé la conception d’un univers doté d’un ordre informationnel caché se précise. Cet ordre se manifeste dans les phénomènes, les objets, sans doute la vie. La « matière » et l’espace-temps en découlent, avec leurs régularités représentées dans les formalismes mathématiques physiques.

Liens utiles

http://philsci-archive.pitt.edu/4071/1/Antimatter.pdf

http://philsci-archive.pitt.edu/9377/1/StatisticsOfFieldsREV2.pdf


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39 réactions à cet article    


  • bourrico6 13 novembre 2013 09:43

    Une question, vous comprenez tout ce que vous écrivez ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2013 09:48

      Bien sûr que je comprends et en plus j’apprends en écrivant ces textes


    • ZEN ZEN 13 novembre 2013 10:02

      Faut être un peu bourrico pour poser des questions pareilles... smiley


    • JL JL 13 novembre 2013 09:47

      Encore un article qui amalgame joyeusement physique et métaphysique. Dans ce domaine, on peut tout dire et son contraire : bref, tenir des anti-discours.

      L’auteur écrit : ’’Au lieu de la vision classique conduisant à penser que l’antimatière est faite d’antiparticules, il faut renverser la proposition et admettre que les antiparticules ne sont en vérité que des particules comme les autres mais faites d’antimatière.’’

      Paf ! Voilà qu’on apprend que la matière serait faite de particule, lesquelles seraient faites de matière ! Quant à l’antimatière, elle est tout naturellement faite d’antiparticules, lesquelles sont faites d’antimatière ! Puisqu’on vous le dit ! Sans blaaague !

      Si cela n’est pas un pas en avant dans l’anticonnaissance, je donne ma langue au chat de Schrödinger !


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2013 09:51

        Cher JL, procédez à un auto-examen

        vous vous faites un plaisir d’extraire des passages que vous ne comprenez pas pour discréditer le texte. Dites vous bien que vous n’êtes pas seul au monde et que ce n’est pas parce qu’un texte vous est incompréhensible qu’il est inintelligible dans l’absolu !


      • JL JL 13 novembre 2013 10:24

        Cher BD,

        croyez vous qu’avec ce genre d’hypothèses, on crée plus de questions qu’on en résout, ou bien l’inverse ?


      • epicure 15 novembre 2013 00:45

        bel exercice rhétorique : à une critique d’une phrase qui en veut pas dire grand chose, on répond à son détracteur qu’il ne comprend rien.

        Vu que ce sont les ( anti ) particules qui font la matière et non l’inverse, le concept matière/anti-matière n’est juste qu’une référence entre particules de matières qui s’anihilent les unes les autres au contact.
        L’ontologie classique (pour reprendre les mots de l’auteur ) fait reposer l’opposition sur une simple question de charge opposées, donc qui fait que les particules opposées s’attirent pour se transformer en énergie (photons etc... ).
        Alors qu’une fait l’ontologie défendue par l’auteur amène quelque chose de supplémentaire et plus compliqué, donc anti-scientifique car rompant avec le principe du rasoir d’Occam.


      • soi même 13 novembre 2013 09:54

        Votre attachement à la nouvelle ontologie de l’univers me fait pensé à certains anciens qui avaient décrété que la terre était plat.

        A votre avis que veut dire vide plus que vide, vous êtes dans l"impossibilité de le décrire, et pour causse. Vous êtes dans une spéculation et protection que les lois physique qui sont valable sur Terre sont valable pour le Cosmos.

        Vous dans le déliriun tremens de la Métaphysique Quantique.


        • bibou1324 bibou1324 13 novembre 2013 09:54
          Je n’arrête pas de voir apparaître le mot « ontologie », que je ne connaissait pas. Je cherche un peu sur un dictionnaire, il n’existe qu’une seule définition de ce mot dans le larousse : ontologie : nom féminin (latin scientifique ontologia) : Théorie/étude de l’être.

          « Nouvelle théorie de l’être de l’univers quantique : l’antimatière n’est pas faite d’anti-particules »

          Le titre n’a juste aucun sens. Le mot ontologie ne peut pas être associée à une théorie quantique, étant donné que le monde quantique est imperceptible à nos sens. A moins que vous qualifiez d’être, un atome ou une particule subatomique... 

          Mais j’ai plutôt l’impression que vous employez des mots ronflants pour vous sentir « au dessus », pour essayer de convaincre de votre théorie que vous êtes le seul à pouvoir comprendre, puisque vous n’utilisez pas les mots dans leur sens nominal.

          « Se confirme alors le présupposé anti-réductionniste accordant la priorité ontologique au tout face à la partie »

          Juste cette phrase m’a fait mourir de rire. Magnifique article de pataphysique. J’aurais voulu faire l’article le plus incompréhensible possible en mélangeant des concepts n’ayant rien à voir, je crois que je n’aurais pas fait mieux.

          • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2013 10:01

            Le mot ontologie est employés dans les deux textes publiés dans des revues de philosophie des sciences que j’ai utilisés entre autres pour écrire ce billet. Je pense maintenant être fatigué de répondre à des commentateurs qui ne font pas d’effort pour comprendre et nuisent au propos en se faisant passer comme plus intelligent que l’auteur. Un blogueur scientifique assez connu vient d’ailleurs de fermer les commentaires pour ce genre de motif. A bon entendeur !

            This would seem to render the concept of antimatter irrelevant to matters of fundamental ontology. For if only particles can properly be called \anti" or not, and particles are no part of QFT’s most basic ontology, it follows that the most basic things in a -eld theoretic universe cannot be categorized into matter and antimatter.


          • Gnaffron 13 novembre 2013 10:12

            Ne vous inquiétez pas, l’auteur est plus que coutumier de ces ramassis de texte amphigourique qui polluent avec une constance consternante la rubrique « technologies » de ce site. Ne rien y comprendre est plutôt signe de santé mentale.


            Quant à l’utilisation du mot « ontologique », mon opinion est que M. Dugné tente actuellement une inscription dans le livre Guinness des records. Je vous laisse faire une recherche dans les (trop) nombreux articles de ce pédant individu pour vous en convaincre, c’est édifiant...

            Je ne vois en revanche qu’une occurrence du mot épistémologique. Je suis inquiet. Nanard est-il souffrant ?

            Bref, la seule question qui demeure en suspend est où donc Dugné trouve-t-il les psychédéliques images qui ornent inévitablement ses monuments de lyrisme. Je suis sidéré. Existe-t-il sur l’internet du web mondial une banque d’images destinées spécifiquement aux hurluberlus ? Mystère...

          • Gnaffron 13 novembre 2013 10:22

            Ah, cross-post avec l’auteur.


            Je suis véritablement ravi de votre réponse, savez-vous ? Car vous indiquez la solution idéale à nos deux problèmes respectifs : Mes commentaires (ainsi que ceux d’autres personnes) vous ennuient et vos articles me lassent. Bien. 

            Puisque vous le mentionnez, allez publier vos pavés sur votre blogs ! Agoravox n’est pas la plateforme pour y étaler vos délires monomaniaques. S’il vous plait de croire que c’est parce que nous sommes trop bête pour comprendre les perles d’intelligence qui suintent surement de votre prose, fort bien. Allez donc ameuter un public digne de votre génie sur votre site et de grâce, épargnez-nous votre prochain article en ces lieux.

            Promis, sur votre blog je ne viendrai pas commenter

          • robin 13 novembre 2013 13:33

            « Le titre n’a juste aucun sens. Le mot ontologie ne peut pas être associée à une théorie quantique, étant donné que le monde quantique est imperceptible à nos sens. A moins que vous qualifiez d’être, un atome ou une particule subatomique...  »

            être ca veut dire exister, ainsi vous ne voyez pas les ondes électro-magnétiques mais c’est pas pour autant qu’elles n’existent pas.


          • ZEN ZEN 13 novembre 2013 10:01

            Dans la théorie des champs réaliste, il n’y a pas de particules mais des « secteurs mathématiques » découpés au sein de la théorie ? Ces secteurs sont produits par une opération de supersélection liée aux nombres quantiques. Par exemple, on peut faire apparaître le secteur des fermions et celui des bosons. Idem pour la matière et l’antimatière qui répondent ainsi à une nouvelle définition dire réaliste par les auteurs : « un système matériel et sa contrepartie antimatérielle sont donnés par des états appartenant au sein de secteurs découpés par la « supersélection »

            C’est bien ce que je me disais aussi... smiley
            Mais ça se discute...


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2013 10:12

              Disons que tu as une salade de fruit, avec des pommes et de la pastèque. Les morceaux sont coupés en forme de cubes ou de billes. Tout est mélangé. Le physicien étudie cette salade, en extrayant les morceaux. Il effectue une sélection sur les formes. Les cubes, il est appelle les baryon, les billes, il les appelle les fermions Il effectue une autre sélection, les morceaux de pommes, il les appelle antimatière, les morceaux de pastèques, il les appelle matière


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2013 10:14

              Rectificatif, les cubes, ce sont les bosons,


            • ZEN ZEN 13 novembre 2013 10:54

              C’"est beaucoup plus clair ! smiley
              C’est pas sorcier, comme dirait quelqu’un...


              • Castel Castel 13 novembre 2013 11:21

                "Sans oublier la prise en compte de la non-séparabilité quantique qui elle aussi, dévoile cet ordre global mettant en relation les phénomènes du monde."

                Cette citation de l’article me parait paradoxale. La non-séparabilité semble plutôt montrer un état naturel non définissable (la fonction d’ondes) qui pourrait s’opposer à la notion d’ordre global ?


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2013 11:26

                  La non séparabilité (entanglement si vous voulez) est reliée à la conception holographique de la cosmologie et la gravitation d’après les travaux les plus récents

                  http://arxiv.org/pdf/1308.3716v2.pdf


                • robin 13 novembre 2013 13:37

                   Plus simplement on dirait : « Tout est dans tout ».

                  Ou dit autrement : Dès que vous grossissez un peu trop la matière pour y voir toujours plus élémentaire ou fondamental vous risquez de vous retrouver à comptempler l’univers entier.


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2013 14:58

                  Ce n’est pas plus simple ce que vous dites, c’est simplement inexact


                • robin 13 novembre 2013 13:35

                  M. l’auteur il faut bien avouer qu’à partir du moment où une majorité de lecteurs ont du mal à vous comprendre c’est qu’en toute logique vous ne savez pas transmettre votre savoir, dès lors à quoi bon publier ?


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2013 14:57

                    Mais bien sûr, d’ailleurs, les élèves qui échouent au lycée, c’est la faute des professeurs et les gosses qui jouent comme un pied au foot, c’est la faute des entraineurs.


                  • robin 13 novembre 2013 15:01

                    M. Dugué, il n’est pas interdit d’être bon pédagogue ou bon vulgarisateur, mais tout le monde n’est pas un Bogdanov il est vrai.


                  • Gcopin fessesbouc 13 novembre 2013 22:50

                    Bonjour à tous

                    Dans l’article ce qui me pose problème, c’est le fait de ne pas voire la finalité. A moins que ce soit une preuve moderne d’ontologique de plus. Je dis çà par rapport à la phrase « La charge et le spin (avec la masse) sont des « caractères forts » des manifestations spatio-temporelles de la « substance quantique » qu’on appelle phénomènes physiques, matière, atomes, et qui rendent possible le monde des objets. Et certainement la vie. Pour finir avec la conscience. » Dans ce cas l’article prend un caractère scientiste, positiviste et en finalité athéisme fort ce qui décrédibilise le sujet, à savoir la physique quantique.

                    Citations de Albert Einstein
                    "Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement. "


                  • picpic 13 novembre 2013 16:12

                    De mon point de vue, celui qui utilise des mots simples cherchent à communiquer, celui qui tartine son texte de toutes sortes de mots complexes et flous à un autre leitmotiv.
                    Vous n’avez pas plutôt envie de communiquer avec le plus grand nombre ?
                    Un maçon pourrait vous expliquer son métier et ses termes techniques que vous n’y comprendriez rien.
                    A moins que vous ne décidiez d’ouvrir un dictionnaire pour chaques mots, perdant ainsi le fil de l’article et beaucoup de temps...et encore...
                    Ontologie par exemple ? à quoi faites vous référence ?
                    philosophie ou métaphysique ? Vous ne le précisez pas ?
                    Comment vous comprendre alors ?
                    Prenez le mot simple : heureux...qui vous dis que ce mot signifie la même chose chez vous et chez moi ? Ce mot est un mot valise, flou...

                    La véritable intelligence, c’est la faculté de se faire comprendre et pas la faculté à comprendre.


                    • christophe nicolas christophe nicolas 13 novembre 2013 18:35

                      Je ne vois pas trop l’intérêt de l’antimatière qui apparaît très fugacement. Je sais qu’il y en a qui pensent que c’est le carburant du futur mais c’est absolument inutile et inutilisable sauf pour avoir des crédits. comment accélérer avec un réservoir d’antimatière, que de problèmes... 

                      Et puis c’est une opposition de charge et il y a bien l’équilibre des charges dans la nature.

                       C’est comme si vous disiez que vous vouliez des hommes avec la stature des femmes ou des femme avec la stature des hommes. Je ne vois pas trop l’intérêt de créer des antiatomes ou des anticouples. Vous croyez que cela va faire avancer les vaisseaux spatiaux ?

                      C’est comme lorsque la femme veut se voir égale de l’homme et non complémentaire de l’homme, cela crée une désintégration.... Le CERN fait dans le féministe ou quoi ! Je sais que c’est à la mode le forçage égalitaire.

                      Pourquoi vouloir faire l’inverse de la création ? Drôle d’idée... ça tient du fantasme comme la machine à remonter le temps. Bon je vais prendre une antibière, il paraît que ça fait maigrir.


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2013 21:26

                        L’antimatière est plutôt une antisubstance dont le rôle est énigmatique mais bien réel. Sans l’antisubstance, nous ne seriez pas ici pour en parler. L’univers vous aurait mis en bière


                        • kalagan75 13 novembre 2013 19:59

                          Ton texte est totalement incompréhensible pour 99% des visiteurs de ce site .

                          je te cite :
                          Mais bien sûr, d’ailleurs, les élèves qui échouent au lycée, c’est la faute des professeurs et les gosses qui jouent comme un pied au foot, c’est la faute des entraineurs

                          des professeurs nullissimes, j’en ai côtoyé quelques uns dans ma carrière ( j’ai également pratiqué le sport à haut niveau , les entraineurs ou éducateurs incompétents pullulent )

                          Les bogdanov sont peut-être des usurpateurs, mais ils ont compris qu’il fallait être audible par le plus grand nombre ...


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2013 21:24

                            Hitler a su aussi être audible par le plus grand nombre

                            vive les masses, vive la démocratie, vive la pédagogie et la formation des ignorants

                            Il fut un temps où les gens cherchaient à s’élever maintenant, ils veulent la mécanique quantique en suppositoire


                          • kalagan75 13 novembre 2013 23:25

                            Hitler a su aussi être audible par le plus grand nombre

                            franchement , il n’y a rien à ajouter ... je ne savais pas qu’avox s’adressait essentiellement à une élite


                          • robin 14 novembre 2013 07:21

                            Que Dugué soit obligé d’exploser le point Godwin pour s’expliquer prouve bien qu’il a un problème dans sa démarche.


                            En fait il se moque de transmettre quoi que ce soit, il se fait plaisir c’est tout ! 

                          • NAMASTE 13 novembre 2013 22:57

                            @ B. Dugué,


                            ne vous faites pas de souci au sujet de la critique de l’emploi du mot ’ontologie« 

                            Moi-même ai écrit »Le racisme comme non-sens ontologique « le 8 novembre et un lecteur (Popov que je salue cordialement) a commenté :

                            Encore un auteur qui veut nous épater avec le mot »ontologique". Thomas d’Aquin doit se retourner dans sa tombe.

                            En fait, je pensais que vous seriez plus critiqué pour la métaphysique ...

                            • rhea 1481971 14 novembre 2013 07:33

                              Article proche des théories de Régis Dutheil : l’univers lumineux et son miroir l’univers superlumineux


                              • epicure 15 novembre 2013 01:18

                                " Ce constat s’appliquant évidemment aux antiparticules. Ce qui aboutit à concevoir une substance et une anti-substance ou plutôt une substance dédoublée en deux polarités, l’une positive et dirigée vers le monde exprimé, l’autre négative et orientée vers l’autre côté de la réalité.« 
                                le plus gros enfumage de l’article c’est le »ce qui aboutit", comme si c’était une évidence. Quand à l’explication de cette antimatière ça sent plutôt l’utilisation de substances psychotropes qu’un discours scientifique.
                                C’est ça qui st beau avec la métaphysique, on peut dire tout et n’importe quoi.

                                DU point de vu rationnel et scientifique (rasoir d’Occam) il est plus logique de faire de l’antimatière une simple variation de la matière se différenciant par quelques propriétés.
                                pas la peine d’aller chercher un truc complexe, inexplicable qui n’apporte rien à la connaissance, sauf pour certains à se faire plaisir à créer des ontologies sortant du domaine matérialiste.


                                • Pepe de Bienvenida (alternatif) 17 novembre 2013 10:09

                                  Je vous rappelle que le schmilblick est un oeuf.


                                  • claude-michel claude-michel 17 novembre 2013 10:21

                                    Heu....qu’en pense Stephen Hawking.. ?


                                    • Hervé Hum Hervé Hum 17 novembre 2013 11:34

                                      Bon, je n’ai pas compris grand chose, mais peut être l’idée directrice.

                                      Si c’est le cas, cela me fait un peu penser à une idée, celle de considérer le monde subatomique comme la séparation ontologique de la matière. En d’autres termes, au niveau subatomique c’est le sens qui guide la matière, alors qu’en dessus c’est la matière. De fait, il est impossible de comprendre la charge, la masse atomique ou tout ce qui se passe au niveau subatomique autrement que par le sens et celui se déduit des effets constatés sur les particules atomiques en dessus du monde subatomique..

                                      Maintenant, pour comprendre comment fonctionne l’Univers je vais vous le formuler en une phrase.

                                      « L’Univers est un jeu de miroir, je en miroir » Pas clair ?

                                      Alors faites une expérience simple, mettez vous entre deux miroir placés l’un en face de l’autre et vous verrez comment l’Univers fonctionne. Enfin, si vous comprenez bien ce que vous voyez !!!

                                      Si vous ne comprenez pas, demandez moi. Le plus surprenant, c’est que cela fonctionne dans tout les domaines observables, tant de la physique, de la biologie, que de la sociologie humaine ou encore du fonctionnement du cerveau. Bref, c’est une « idée du tout ».
                                       

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