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Accueil du site > Actualités > Technologies > Obsolescence déprogrammée

Obsolescence déprogrammée

Le 26 septembre dernier, les écologistes ont fait inscrire un amendement au sein de la future loi sur l’environnement qui sera discutée en Octobre prochain. Cet article a pour objet de réprimer un type de tromperie sur la marchandise, visant à raccourcir délibérément la durée de vie d’un objet dans le but de pousser au rachat. Ou dit plus simplement, de lutter contre l’obsolescence programmée.

La protection de l’environnement et des ressources sont des points importants dans une politique de long terme. En revanche, il convient aussi de ne pas faire n’importe quoi au motif que cela fait bien auprès du public et des militants dans une visée électoraliste.

Et il est à craindre que le texte du 26 septembre ait plus à voir avec l’agitation médiatique qu’une véritable politique de protection dont nous avons vraiment besoin.

La première difficulté à laquelle ce texte, s’il est voté en l’état sera confronté, sera son passage auprès du Conseil Constitutionnel. Et tout porte à croire qu’il ne passera pas cet obstacle pour une raison simple : à part de grands principes généraux, il n’est stipulé nulle part comment définir précisément l’obsolescence. 

Pour prouver, il faut quantifier. Si une entreprise met en vente une machine à laver conçue pour durer 10 000 cycles, comment dire si oui ou non cette durée est raisonnable ou un appel déguisé à l’obsolescence ? Le concurrent qui va vendre une machine prévue pour 5 000 cycles peut-il être poursuivi sur cette base ? Et si une troisième entreprise arrive sur le marché avec une machine calibrée à 15 000 cycles, la première, autorisée, tomberait-elle sous le coup de la loi ?

C’est la première difficulté à laquelle cet amendement aura à faire face : l’absence de référentiel fiable, sans lequel aucune loi ne peut s’appliquer.

La seconde difficulté, c’est que la cible de cet amendement est l’obsolescence programmée. Un concept dont le nom court le web mais dont l’existence n’est pas certaine par bien des côtés.

Le net semble regorger d’histoires à ce sujet. Mais quand on y regarde de plus près, un lot de cinq histoires constituent la quasi-totalité des exemples donnés. 

La voiture, l’ampoule électrique, l’imprimante, le bas nylon et le smartphone. 

Cinq objets d’un usage courant mais pourtant représentant loin d’être les seuls à être en vente et donc susceptibles d’être victimes d’obsolescence précoce volontaire. 

L’explication en est simple. Ces cinq exemples ont été choisis et montés en épingle dans un documentaire sorti en 2010, « prêt à jeter », qui est si souvent relaté qu’on peut le considérer comme étant une Bible par celles et ceux qui pensent qu’effectivement, le commerce est pollué par des entreprises sans foi ni loi dont le seul but est de nous enterrer vivant sous des monceaux de produits bas de gamme destinés à tomber rapidement en panne.

Pourtant, de même que la Vraie Bible ne peut être crue aveuglément, le documentaire élude de façon assez flagrante certains points importants. Cela suffit à faire douter de la pertinence, et même de l’honnêteté de ce programme. Et par extension, de douter de l’existence de l’obsolescence programmée.

L’exemple le plus criant en est l’ampoule électrique. Tout le monde en connait l’usage et l’histoire qui y est raccordée : le cartel Phoebus, dans les années 30, aurait, tel un groupe de satanistes réunis un soir d’orage dans un chateau des Carpates dans le but de boire le sang d’une Vierge, fait main basse sur le marché en imposant une courte durée de vie aux ampoules afin de s’assurer d’une rente régulière et importante. Les plus zélés rapportant l’exemple de l’ampoule de Livermore, qui brûle dans une caserne de pompiers non-stop depuis 1901, disant que comme quoi, une ampoule éternelle ou presque, c’est possible.

Ce qui est vrai. Mais ce que les zélés rapporteurs ne disent point, c’est que cette ampoule, dotée à l’origine d’une puissance éclairante de 60 watts, n’en produit plus que 4 en lumière visible. A peine le niveau d’une bougie. Ce à cause d’un phénomène physique nommé « résistance croissante » du filament de carbone.

Vous êtes bien entendu libres de vouloir une ampoule aussi brillante qu’une bougie, mais c’est un peu du gâchis. A moins que vous ne soyez capables de percevoir l’infrarouge, gamme d’onde dans laquelle l’ampoule brille désormais.

Interrogés par la Justice, les membres du cartel Phoebus ( qui furent condamnés pour entente illicite sur les prix, soyons justes ) n’eurent aucun mal à prouver leur bonne foi : s’ils vendent des ampoules à filament de tungstène finissant par se briser, c’est parce que les filaments carbones perdent au fil du temps leur puissance lumineuse au profit de la puissance calorifique. C’est une loi de la physique contre laquelle on ne peut rien.

Ayant le choix entre une technologie fragile mais à éclairage constant et une autre plus solide mais aux performances se dégradant dans le temps, le choix avait été fait. Au bénéfice du consommateur car je ne pense pas que quiconque voudrait d’une ampoule qui perdrait de sa puissance au fil du temps. 

C’est la première leçon : l’arbitrage entre diverses technologies peut donner le sentiment d’une programmation de la déliquescence. Il ne s’agit en fait que d’équilibrer les contraintes physiques avec les gains potentiels. Pour le consommateur comme le producteur.

C’est à peu près le cas également pour le bas nylon. Inventé par la société américaine Dupont de Nemours pour pallier au manque de soie réquisitionnée pour les besoins de l’armée américaine ( la soie était utilisée pour la toile des parachutes ), le nylon a rapidement conquis le marché des bas féminins, les femmes adorant sa solidité, sa transparence et sa durabilité.

La légende veut de la société Dupont aurait dès lors, pour pallier des ventes insuffisantes en raison de la trop grande solidité du tissu, décidé de dégrader volontairement la qualité des fibres afin qu’elles se brisent plus facilement, poussant à racheter de nouveaux bas.

Cette histoire serait corroborée par des témoignages d’ingénieurs de la société.

Ces témoignages, pourtant, sont soit anonymes, soit portent des noms de personnes n’ayant jamais travaillé chez Dupont. Ce qui les rendent hautement suspects.

Le bon ouvrier utilise le bon outil.

Dès les années 50 en fait, la qualité moins bonne de ces bas fut remarquée. Le magazine Good Housekeeping se fendit d’un article au fil duquel la vérité se fit jour : les femmes appréciaient les bas nylons de première génération, mais critiquaient l’ aspect plastifié donné à leurs jambes en raison de la taille des fibres. Dupont testa et mis en vente une seconde génération de bas, aux fibres plus fines, moitié moins épaisses que la première génération. Elles donnaient un aspect plus satiné aux jambes ce qui séduisit les acheteuses, passant outre sur le fait que ces derniers étaient, par nature, plus fragiles.

http://www.vintageconnection.net/NylonStockings.htm

C’est la seconde leçon : le choix du public peut pousser une entreprise à vendre des produits plus fragiles pour couvrir le marché. Comme nous le voyons, ce n’est pas Dupont qui a dégradé volontairement la qualité de son nylon, c’est le public qui a exigé des mailles plus fines et donc plus fragiles.

Le choix du public est une donnée à toujours prendre en compte. Au prix de la R&D, ce n’est pas par plaisir qu’ Apple, Samsung, LG, Sony ou d’autres encore sortent une nouvelle gamme de téléphones par an, parfois même plus souvent.

L’industrie n’est pas un système statique. Une société désireuse de garder ses positions ou d’en conquérir d’autres se doit de garder une avance technologique et d’en faire profiter ses clients. Quelle que soit la marque du smartphone, rester en mouvement permet de faire bénéficier à sa clientèle des nouvelles avancées techniques.

Il faut cependant garder à l’esprit qu’en aucune façon l’entreprise ne vous force à vous défaire de votre ancien appareil pour acquérir la dernière génération.

Elle vous y incitera, c’est vrai. Mais aucune entreprise ne fait de bénévolat. Elles rémunèrent des dizaines de milliers d’employés par ce biais, ce qui soutient l’économie. La dernière décision appartient de toute façon à l’acheteur potentiel. Si le nouvel appareil ne convient pas, il passera son tour et attendra un futur modèle. Ou pas.

Le suivi des anciens modèles est lui assuré de toute façon, dans certaines limites : pour prendre l’exemple de l’ Iphone, un modèle est susceptible de recevoir trois ou quatre mises à jours majeures au fil de son existence. Mais même quand il n’est plus éligible pour recevoir une nouvelle mouture de son OS, Apple laisse la possibilité de retélécharger les anciennes versions sur son site. Ce qui permet au propriétaire de l’appareil obsolète de pouvoir continuer à l’utiliser et le remettre d’aplomb en cas de soucis logiciel.

On pourrait rêver, bien entendu, d’un smartphone plus durable. Mais l’entreprise est limitée par les capacités physiques du matériel embarqué dans le téléphone. A quoi bon intégrer iOS 4 dans un Iphone EDGE pour gérer la vidéo quand ce type d’appareil n’est pas équipé des capteurs adéquats ?

C’est notre troisième leçon : L’entreprise propose, le public dispose. Nous n’avons pas forcément besoin d’un nouveau smartphone tous les ans. Mais pour certains, cela en jette d’avoir le dernier modèle, que ce soit en terme de vêtement, de sac à main, de voiture ou de télévision. C’est à nous de nous dire si oui ou non notre télé écran plat est encore dans le coup malgré le fait qu’on ne puisse pas la brancher directement sur le Net.

Une blague d’informaticien dit que lorsque l’ordinateur est en panne, le problème se trouve souvent entre la chaise et le clavier. Force est de reconnaitre que ce proverbe est parfois justifié. Et l’imprimante, sujet oh combien houleux, en est la victime.

Tout a été dit ou presque. Avec plus ou moins de justification. Oui, les cartouches sont chères et on peut les remplir à nouveau au lieu d’en racheter des nouvelles, ce qui nous fait économiser pas mal d’argent. Mais ces objets quelque peu insolites en ces temps de mails sont-ils vraiment les pompes à fric souvent dénoncés ?

Le problème des cartouches est autre et réel, ce n’est pas de cela dont il s’agit. Mais le bruit court que les fabricants auraient volontairement bridé leurs machines afin de les rendre hors-service au bout d’un certain temps d’utilisation. 

La encore, l’exemple le plus frappant est issu du documentaire de Cosima Dannoritzer, réalisatrice de « prêt à jeter ». On y voit une imprimante Epson qui serait programmée pour rendre l’âme après 18 000 copies, le coup de grâce étant donné par une puce intégrée à la carte. Un logiciel russe est censé lui rendre vie. Il ne fait en réalité que remettre à zéro le compteur intégré.

Mais est-ce bien la réalité ? Interrogé, le service client d’ Epson a formellement nié toute présence d’un dispositif rendant la machine inutilisable au bout d’un certain laps de temps. On peut imaginer que bien entendu, ils n’allaient pas dire autre chose.

Pourtant, ce serait logique : le marché de l’imprimante, ainsi que d’autres, sont ultra-concurrentiels. Est-il logique de penser qu’un fabricant d’imprimante plomberait ses propres produits afin de pousser à racheter d’autres produits de la même marque ?

Je ne sais pas pour vous, mais quand un produit me déçoit, quand je dois le renouveler, j’ai tendance à aller chez les concurrents. Aussi je considère comme douteux l’argument de la panne provoquée.

La société Epson a communiqué sur le problème et ne nie pas la présence de la puce ni du compteur. Elle nie en revanche le lien avec la panne : cette puce ne servirait qu’à informer la machine d’une saturation du tampon encreur quand il se produit et son nécessaire remplacement. Ce qui est plausible car les fabricants d’imprimantes ont prévu à l’usage des consommateurs une procédure de remise à zéro du compteur après le changement du tampon afin que la machine puisse fonctionner à nouveau.

http://blogs.lexpress.fr/generation-verte/2011/05/06/imprimantes-epson-et-la-puce-qui-fache/

La Commission Européenne s’est penchée déjà sur la question, et les arguments des fabricants semblent avoir convaincu les instances continentales. Cela n’a pas empêché par ailleurs le Parlement Européen d’interdire l’importation en Europe de machines bridées qui empêchent l’usage de cartouches de marque générique ou de la réutilisation d’anciennes cartouches remplies à moindre frais.

http://www.gel-ink.com/10-puce-des-cartouches-puce-des-cartouches.html

Quand à la fragilité et la courte vie des imprimantes, il est frappant de voir que la majeure partie des pannes frappent en premier les modèles à jet d’encre.

Les SAV le savent : les causes de pannes viennent avant tout des cartouches mal insérées et forcées dans leurs logements, ou par la piètre qualité de l’encre de substitution. Si elle est trop pâteuse, les buses s’encrassent plus rapidement et le nettoyage qui suit est parfois pénible.

Pour résumer la chose, on peut dire que non, les entreprises ne sont pas des bénévoles au grand coeur. Elles conçoivent des produits qu’elles espèrent vendre au meilleur prix et en grande quantité. 

Mais leur construction a un coût. L’entreprise doit trouver le juste équilibre entre solidité et prix de revient. Elle doit aussi arbitrer entre diverses technologies qui ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients.

Le plus important, c’est qu’ au final, c’est nous qui décidons malgré toutes les influences extérieures. Et si nous ne sommes pas satisfaits de quelque chose, alors c’est aussi à nous d’intervenir pour changer les choses. A la condition d’avoir bien identifié le problème.


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137 réactions à cet article    


  • JL JL 1er octobre 2014 10:30

    Nous connaissions l’INC, institut national de la consommation dont la mission est de protéger les consommateurs.

    Mmavinbear devrait nous donner les références de la société qui l’emploie et dont la mission est de toute évidence de protéger les producteurs.


    • trevize trevize 1er octobre 2014 11:42

      "Mmavinbear devrait nous donner les références de la société qui l’emploie et dont la mission est de toute évidence de protéger les producteurs."

      C’est votre réponse habituelle ! Comme avec Georges Bush, vous êtes le gentils, si on ne pense pas exactement comme vous, on est le méchant. C’est ridicule et pitoyable. Je finis vraiment par me demander de quel côté est l’obscurantisme.


    • JL JL 1er octobre 2014 11:52

      trevize,

      Vous demandez de quel coté est l’obscurantisme ? Et c’est vous qui fustigez la pensée manichéenne ?

       smiley


    • rocla+ rocla+ 1er octobre 2014 11:52

      L’ obscurantisme se trouve facilement la nuit . 


      Noire .

    • trevize trevize 1er octobre 2014 11:54

      Je pense que vous confondez pensée binaire et pensée manichéenne, qui sont radicalement opposées.


    • JL JL 1er octobre 2014 12:35

      trevize,

      Ok, au temps pour moi :

      Vous demandez de quel coté est l’obscurantisme ? Et c’est vous qui fustigez la pensée binaire ?

       smiley  smiley


    • trevize trevize 1er octobre 2014 13:16

      Jolie pirouette, en gymnastique je vous mettrais 10.

      De mon côté, j’ai dit ce que j’avais à dire : votre propos, sur tous les sujets, consiste à affirmer que vous êtes le gentil, et que celui qui ne pense pas comme vous est un vendu à la solde des méchants.

      Soit le niveau -1 de la discussion, et la tactique principale des véreux, banquiers, rentiers et politiques de ce monde, que vous fustigez pourtant dès que vous en avez l’occasion.
      Assouplissez votre pensée, que diable ! si vous n’êtes pas capable de reconnaître les défauts de votre camp ni les qualités de votre adversaire, c’est que vous avez une vision partielle du monde.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 1er octobre 2014 13:32

      Je m’en était déjà aperçu...


      Mais bon, il vit avec des oeillères depuis si longtemps...

      Si cela le rassure...

    • JL JL 1er octobre 2014 14:23

      trevize,

      les commentaires ici vont plutôt dans mon sens que dans le vôtre, non ?

      Est-ce que tous ces intervenants se trompent ?

      Vous en voulez des arguments ?

      En voilà : Très intéressante émission de la RTBF (Belgique)

      « La croissance est l’autre nom de l’accumulation du capital » Michéa : le libéralisme et la fin des valeurs communes cf. voir 22è mn, le § sur l‘obsolescence programmée et les usine de l‘est. ‘ce ne sont pas les ouvriers qui sont poussés par leurs syndicats pour saboter les usines ; ce sont les ingénieurs qui sont payés par les patrons pour saboter les objets‘.

      L‘Iphone5 composé d’or, d’argent, cobalt, tantale, et accusé d’obsolescence programmée, sortira le 21 septembre 2012 en France. « Le matérialisme, c’est acheter des choses dont nous n’avons pas besoin avec de l’argent que nous n’avons pas pour impressionner des gens qui n’en ont rien à foutre » (Boni, c‘est là)

      « Trois ingrédients sont nécessaire pour que la société de consommation puisse poursuivre sa ronde diabolique : la publicité, qui crée le désir de consommer, le crédit, qui en donne les moyens, et l’obsolescence accélérée et programmée des produits qui en renouvelle la nécessité. Ces trois ressorts de la société de croissance sont de véritables pousse-au-crime ».(Petit traité de la décroissance sereine : Serge Latouche).

      Ps. J’en ai d’autres ; vous voulez ? Qui est obscurantiste ?


    • JL JL 1er octobre 2014 14:29

       ’’votre propos, sur tous les sujets, consiste à affirmer que vous êtes le gentil, et que celui qui ne pense pas comme vous est un vendu à la solde des méchants.’’

      Je ne l’aurais pas comme ça, mais je n’interviens jamais pour faire le malin encore moins pour me faire moucher : j’ai passé l’âge.

      Ceci explique cela, qui vous défrise tant.


    • JL JL 1er octobre 2014 14:34

      trevize encore,

      décidément, fichu esprit d’escalier !

      Apprenez que je ne suis d’aucun camp, en l’occurrence, je ne saurais y voir aucun un défaut. : encore un effet de votre pensée binaire et de votre défaut de souplesse que vous me reprochez, un comble !!!

      Si ce que je dis ne vous plait pas, ne généralisez pas : discutons en point par point. La généralisation est la technique des sophistes.


    • trevize trevize 1er octobre 2014 16:24

      "les commentaires ici vont plutôt dans mon sens que dans le vôtre, non ?

      Est-ce que tous ces intervenants se trompent ?« 

      Vous aimez bien les citations, en voilà une : »C’est pas parce quils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison« 

       »Apprenez que je ne suis d’aucun camp, en l’occurrence, je ne saurais y voir aucun un défaut.« 

      Si vous ne vous revendiquez d’aucun camp, c’est que vous êtes seul dans le votre. Et si vous ne vous trouvez pas de défauts, c’est que vous êtes dans le déni et le narcissisme pur. Personne n’est parfait.

       »Si ce que je dis ne vous plait pas, ne généralisez pas : discutons en point par point. La généralisation est la technique des sophistes.« 
      Je vous reproche juste de discréditer les gens à l’aide des vieilles ficelles des harangueurs de foule du moyen-âge, en désignant des boucs émissaires par des phrases du type »combien on vous paie pour raconter vos mensonges ?« ou, en l’occurrence sur ce fil précis, demander  »les références de la société qui l’emploie et dont la mission est de toute évidence de protéger les producteurs.« 

      J’essaie juste de vous aider à faire la part des choses. Le monsieur vient et nous apprend que la fameuse ampoule qui brille depuis 100 ans ne fournit plus que 4W de lumière. Il vient nous dire que l’obsolescence programmée, qu’elle soit une réalité ou non, ne se réglera sûrement pas par la loi, puisqu’il sera extrêmement difficile de prouver devant un tribunal qu’un défaut de conception a été intentionnellement introduit pour que le produit tombe en panne. Il vous dit aussi que si le produit est de mauvaise qualité, vous avez toujours le choix de ne pas l’acheter.

      Tout cela est informatif et très vrai, même si l’obsolescence programmée est une pure saloperie.

      Là-dessus, débarque la bande d’excités habituels, les don quichotte pourfendeurs du capitalisme véreux, qui voient tout en noir ou en blanc. D’après leurs analyses précédentes, l’obsolescence programmée est noire, elle est le mal. Et là le monsieur, dans son article il la décrit en gris. Le don quichotte ne voit pas le gris. Si c’est pas blanc, c’est que c’est noir. Alors boum le don quichotte amalgame l’auteur au camp du mal, il clique sur »moins" et il décharge un peu de sa bile haineuse dans les commentaires. Il est toujours aussi frustré, le monde est toujours aussi pourri, mais ça fait du bien de se décharger et de se conforter dans ses petites idées étriquées.


    • JL JL 1er octobre 2014 19:58

      trevise,

      je connais Mmarvinbear, nous avons tellement ferraillé.

      Si quelqu’un a toujours raison ici, il est au premier rang, quels que soient les sujets, et toujours du coté du manche. C’est bizarre, non ?

      Bien sûr qu’il ne peut pas nier que l’obsolescence programmée est une réalité. Mais la vision qu’il présente est celle d’un bisounours. Moi je dis que c’est une saloperie.

      Quand il dit : ’’Le net semble regorger d’histoires à ce sujet. Mais quand on y regarde de plus près, un lot de cinq histoires constituent la quasi-totalité des exemples donnés. ’’, il se fout du monde.

      Mmarvin aurait pu avoir l’honnêteté de fournir son lien : le voilà, avec la photo

      Sur cet autre site, on a une autre version .

      Quoi qu’il en soit, là encore, ce n’est ni tout noir, ni tout blanc. Selon Mmarvin, c’est tout blanc !

      Et c’est encore tout blanc sur toute la ligne, puisqu’il prétend que, hormis les cinq exemples recensés, tout baigne.

      Je vous ai donné mes arguments, ici et plus bas : ceux-ci et l’impression d’avoir à faire à un lobbyiste justifient pleinement ma réaction, et même si ça vous défrise, je ne vous permet pas de me parler sur ce ton. Mais bien sûr, vous faites ce que vous voulez, mais si vous persistez dans ce rôle de donneur de leçons, un conseil à mon tour ; commencez par vous lire vous-même.


    • trevize trevize 1er octobre 2014 21:20

      Je ne vois pas bien de quel « ton » vous voulez parler ; je n’estime pas avoir été plus malpoli ou rude que le commentateur moyen ou même médian sur agoravox. Je vous sens un peu plus défrisé que moi.
      Ce que vous appelez donner des leçons, j’appelle ça communiquer, émettre une information à l’intention d’un récepteur. Malheureusement de nos jours pour beaucoup de personnes, communiquer ça veut dire s’enfermer dans l’enceinte de ses petites idée et balancer des boulettes enflammées sur l’autre. Et comme il faut adapter son langage à son interlocuteur ...

      Cela dit, c’est injuste ; les reproches que je vous fais, je pourrais les faire à une majorité de commentateurs d’Avox. Et maintenant, me voilà avec un mystère de plus sur les bras : pourquoi vous ?


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 1er octobre 2014 23:47

      Si quelqu’un a toujours raison ici, il est au premier rang, quels que soient les sujets, et toujours du coté du manche. C’est bizarre, non ?


      Pas vraiment. En fait, je suis loin d’être idiot, même si je ne prétends pas à la connaissance ou la vérité absolue. 

      Ce que je sais, je le vérifie pour être certain de ne pas me tromper en déformant. Ce que je ne sais pas, je le cherche et quand je le trouve, je l’apprends. C’est un concept passionnant, vous devriez essayer un jour.

      Vacheries à part, il faut aussi savoir que je traine sur pas mal de sites d’allumés du bulbe. Leurs folies ont un côté délassant, je dois le reconnaître. Certains, comme Mourey ici, ont même une écriture hypnotique qui me passionne. C’est en vérifiant ( et bien souvent, en infirmant ) leurs croyances que je me cultive.

      Pour en revenir à l’ampoule, je trouve intéressant de citer son gardien non officiel, histoire de paramétrer le degré de crédibilité des liens proposés.


      « Je pense que l’ampoule est restée vivante toutes ces années car ceux qui l’ont fabriquée lui ont donné une étanchéité parfaite, empêchant l’air d’entrer dans l’ampoule et de désintégrer le filament de carbone. L’ampoule opère donc dans le vide et ne chauffe pas. Voilà le secret »


      Une ampoule vivante... Putain heureusement que le pompier est à la retraite...

    • Trelawney Trelawney 2 octobre 2014 09:11

      L‘Iphone5 composé d’or, d’argent, cobalt, tantale, et accusé d’obsolescence

      Franchement JL Est-ce que vous croyez vraiment en la connerie que vous venez de dire ? Parce que si vous y croyez, c’est que vous n’avez plus aucun esprit critique.

      Est-ce que Apple va dépenser des dollars (si chèrement volés dans la poche du consommateur)pour payer des ingénieurs en R&D qui n’auront comme mission que de développer des bugs pour réduire la durée de vie des portable ? Ils leurs suffit de sortir l’Iphone6 puis 6 et demi puis 6 trois quart pour que les gens se ruent chez leur revendeur et jettent d’eux même l’Iphone5 en parfait état de marche à la poubelle.

      L’obsolescence programmée elle est plutôt dans la tête du consommateur que dans le produit.

      N’oubliez pas la devise d’Apple « l’art de rendre indispensable des choses complétements inutiles »


    • foufouille foufouille 2 octobre 2014 09:49

      « Si quelqu’un a toujours raison ici, il est au premier rang, »
      marrant, je croyait que l’agent avait toujours raison
      -
      « les gens se ruent chez leur revendeur et jettent d’eux même l’Iphone5 en parfait état de marche à la poubelle. »
      ils le revendent pas ?


    • Trelawney Trelawney 2 octobre 2014 11:30

      ils le revendent pas ?

      A qui ?


    • foufouille foufouille 2 octobre 2014 11:36

      aux gens qui achètent d’occasion. tu as des magasins d’occasion.
      tu connais pas ?


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 2 octobre 2014 13:06

      C’est ce que je fais quand je change de téléphone.


      Je le revends.

      Pareil pour d’autres objets. Revente ou don à Emmaus. Si je jette, c’est qu’il est vraiment hors d’usage.

    • zic_quili 1er octobre 2014 11:01

      « Au bénéfice du consommateur car je ne pense pas que quiconque voudrait d’une ampoule qui perdrait de sa puissance au fil du temps. »


      Quelle belle buse que l’auteur ahahahaaa

      J’en rigole encore. Mais quel nul !

      Cette phrase qui peut resumer l’article est simplement d’une betise ideale.
      Pourquoi ?
      Parce que les questions (evidentes) a poser sont les suivantes :

      - Au bout de combien de temps l’ampoule commence-t-elle a perdre de sa puissance ?
      - Quelle est la progression de la perte de la puissance (estimation moyenne, bien sur) ?
      - Apres combien de temps la perte de la puissance a reellement un impact sur la lumiere qui en emane (deduction du point 2)
      - Un consommateur a-t-il les capacites et le droit de remplacer son ampoule quand il le veut, quand il se rend compte qu’elle n’eclaire plus suffisamment ? (question idiote a l’image du texte)

      Ou alors le nullissime auteur de cet article bidon pense qu’il faut prendre les gens par la main parce qu’ils ne sont pas capables de comprendre et faire quoi que ce soit par eux-memes ?

      Parce que moi, une ampoule qui eclaire encore apres plus d’un siecle, je dis bravo, quelle merveille !!
      Meme si la puissance est tombee a 4 watts. Evidemment que la puissance decroit, mais si elle decroit apres 10 ans, cette ampoule est quand meme 1000x mieux que les saletes qu’on nous vend qui se deteriore au bout de 1 ou 2 ans.

      Pfffff... je ne sais meme pas comment on peut ecrire ces idioties ...

      • Mmarvinbear Mmarvinbear 1er octobre 2014 11:30

        Parce que ces ampoules ne sont plus produites depuis des décennies, il est difficile de citer un chiffre exact.


        En revanche, le standard de longévité des ampoules des années 1920 était de 2500 heures environ.

        Cette moyenne a été abaissée à 1000 heures pour obtenir un compromis entre consommation électrique, luminosité et durée de vie.

        Il faut savoir en effet que sa luminosité et sa durée de vie dépendent de la tension électrique qui l’alimente. 

        Mais ces équivalences ne suivent pas une suite mathématique régulière. Diminuez la tension de 20 %, et vous multipliez la durée de vie de l’ampoule par 24. En revanche, vous diviserez sa luminosité par deux. Pour avoir le même niveau d’éclairage, vous devrez doubler votre consommation !




      • Doume65 1er octobre 2014 23:09

        Bonjour.
        Je vois qu’il y a une méconnaissance totale sur les ampoules à filament ici.

        Une ampoule à filament, c’est simple : On fait passer du courant dans un fil fin, qui sous l’effet joules chauffe. Plus il est fin, plus il chauffe. Plus il chauffe, plus il est lumineux ( et emet vers le bleu). mais plus il chauffe, plus il se dégrade vite. Dans un bain d’oxygne, il ne dure que queques secondes, d’où la nécessité de le mettre dans une ampoule sous vide ou contenant du gaz neutre. Comme l’a souligné quelqu’un ici, dans les années trente, les industriels ont trouvé un compromis entre luminosité (et couleur) et durée de vie ; Vu que le prix est modique, il vaut mieux économiser l’électricité ! On préfère une lampe qui consomme 80 Watts pour mille lumens et qui durera 1000 h à une qui consommera 500 watts mais durera éternellement. Les économies en ampoules ne compenseront pas le coût de l’électricité. De plus, il est vrai que les ampoules perdent en luminosité au cours du temps. A ce propos, les ampoules halogènes durent plus longtemps, ne perdent pas de luminosité et consomment moins qu’une ampoule à filament classique (elle se régénère) . Aucun complot n’a empêché l’industrie de les fabriquer ; Au contraire, il n’y a plus qu’elles qui sont encore autorisées.

        @ l’auteur :

        Une « puissance éclairante de 60 watts », ça ne signifie rien du tout. Vous auriez dû faire un minimum de recherche avant de pondre votre article. Une led donne pour la même consommation (exprimée en watts) dix fois plus de lumière perçues par un homme (exprimée en lumen) qu’une ampoule à incandescence des années 2000, et vingt ou trente fois plus qu’une des années 1900.


      • Enabomber Enabomber 1er octobre 2014 11:06

        Je ne connais pas les tenants et aboutissants de l’affaire, mais il est certain qu’on a beaucoup trop fait porter à l’obsolescence programmée le chapeau de la c...rie programmée du con-sommateur. Plutôt que s’interroger sur ses comportements, celui-ci se sent bien mieux s’il peut trouver un bouc émissaire. NB : je ne porte un jugement que sur l’attitude bien documentée du con-sommateur, pas sur la réalité ou non de l’obsolescence programmée.


        • Doume65 1er octobre 2014 23:16

          « l’obsolescence programmée » existe belle et bien. J’ai discuté il y a vingt ou vingt cinq ans avec un ingénieur employé par une marque d’électro-ménager française. Il m’a expliqué que son travail consistait à concevoir des membranes de compresseur de réfrigérateur qui duraient cinq ans. Je lui ai demandé :
          - Au moins cinq ans ?
          Avec un grand sourire, il m’a dit :
          - Non, cinq ans !

          Du reste, la personne honnête à qui j’ai voulu acheter un frigo il y a deux mois m’a dit qu’un frigo, aujourd’hui durait cinq ans, qu’il soit bon marché ou cher... (le mien qui a le joint de porte fatigué en a trente.)


        • Bernard Pinon Bernard Pinon 1er octobre 2014 11:06

          Il faut cependant garder à l’esprit qu’en aucune façon l’entreprise ne vous force à vous défaire de votre ancien appareil pour acquérir la dernière génération.


          Non ? On ne doit pas vivre sur la même planète...

          • trevize trevize 1er octobre 2014 11:29

            Hé bien, expliquez-nous ?
            En quoi est-on forcé d’acheter la dernière génération d’IPhone par exemple ? Apple vous envoit un commando pour vous torturer jusqu’à ce que vous cédiez ?


          • bourrico6 1er octobre 2014 12:10

            Apple vous envoit un commando pour vous torturer jusqu’à ce que vous cédiez ?

            La contrainte physique n’est qu’une des multiples façon de contraindre les gens.


          • trevize trevize 1er octobre 2014 12:32

            « La contrainte physique n’est qu’une des multiples façon de contraindre les gens. »
            ça ne répond pas vraiment à ma question ; je n’ai pas l’impression d’avoir été forcé un jour de jeter du vieux matériel encore en fonction pour en acheter du plus récent. J’aimerais qu’on m’explique comment ça se passe, histoire de me défendre si je me retrouve face au phénomène, et aussi pour m’assurer que ça ne m’est vraiment jamais arrivé.


          • JL JL 1er octobre 2014 12:38

            «  Une société très inégalitaire un gaspillage énorme, parce que la dilapidation matérielle de l’oligarchie – elle-même en proie à la compétition ostentatoire – sert d’exemple à toute la société. Chacun à son niveau, dans la limite de ses revenus, cherche à acquérir les biens et les signes les plus valorisés. Médias, publicité, films, feuilletons, magazines « people », sont les outils de diffusion du modèle culturel dominant. » (Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète)


          • foufouille foufouille 1er octobre 2014 12:40

            « je n’ai pas l’impression d’avoir été forcé un jour de jeter du vieux matériel encore en fonction pour en acheter du plus récent. »
            tu l’a acheté pourquoi ?


          • trevize trevize 1er octobre 2014 14:18

            Vous ne répondez toujours pas à ma question. Pinon a fait forte impression avec sa petite phrase pleine de cynisme, puis il a disparu, sûrement car il n’a rien d’autre à dire. Je ne vois toujours pas à quel moment on nous met le couteau sous la gorge pour jeter un truc qui marche et en racheter un autre équivalent mais plus récent.

            Si tout ce que vous avez à invoquer c’est l’argument du matraquage médiatique, de la télé, de la pub etc, alors c’est que vous n’avez rien compris. Le problème des fashions victimes qui veulent toujours être à la mode, c’est un problème personnel, qui se trouve dans leur tête. On ne le réglera pas par la loi. La pub ne fait pas apparaître ex nihilo les désirs dans l’esprit des gens ; elle ne fait que révéler ce qui existe déjà. Nous, les humains on a un truc qui s’appelle l’introspection, qui permet de comprendre ce qui déconne chez nous et d’y remédier ; mais pour cela, déjà, il faut déjà admettre qu’on a un problème ; et ça c’est personnel, personne ne peut le faire à votre place. Vous voyez les fashion-victim comme piégées, et elles le sont, mais par leur esprit, pas par la pub et la société de consommation ; et surtout, elles ne se considèrent pas comme telles.
            Retirez sa drogue ou son dealer à un drogué, il sera toujours drogué, envoyez-le en cure de force, il replongera tôt ou tard, et d’ici-là, il vivra constamment dans la peur de la rechute.
            De même, faites disparaître la marque apple, et vous aurez une horde de zombies en manque. On ne peut pas sauver les gens contre leur gré ; tout ce qu’on peut faire, c’est les garde-fous, les encadrer dans leurs connerie, leur permettre de répéter leurs erreurs encore et encore jusqu’à ce qu’ils les comprennent.


          • bourrico6 1er octobre 2014 15:03

            Le premier qui me vient à l’esprit est une forme « d’exclusion sociale ».
            Si vous n’êtes pas comme les autres, vous allez le sentir.

            Juste pour montrer, je n’ai pas de télé et je n’aime pas le foot ni les bagnoles ni les portables.
            Et bien vous n’imaginez pas le nombre de conversations dont je m’exclus d’office.

            Et que dire des méthodes de manipulation utilisées par les publicitaires ?
            C’est assez cavalier de les dédouaner comme ça je trouve.
            Pourquoi avoir fait bouger les choses au sujet des emprunts par téléphone pour les particuliers si ce n’est parce qu’à un moment on a considéré que les prêteurs avaient leur part de responsabilité.
            L’abus de faiblesse n’a pas été « inventé » pour rien non plus.

            Pour reprendre votre phraséologie, vous faites porter la responsabilité sur le drogué et non sur le dealer.


          • trevize trevize 1er octobre 2014 16:06

            « Le premier qui me vient à l’esprit est une forme « d’exclusion sociale ».
            Si vous n’êtes pas comme les autres, vous allez le sentir.
            Juste pour montrer, je n’ai pas de télé et je n’aime pas le foot ni les bagnoles ni les portables.
            Et bien vous n’imaginez pas le nombre de conversations dont je m’exclus d’office.
             »

            Oui, je veux bien, mais face à l’angoisse d’être exclu, l’individu a un choix. Soit il n’achète pas le bidule, et il trouve un autre moyen de faire taire l’angoisse (par exemple en cherchant au fond de lui-même ce qui la cause). Soit il l’achète pour faire comme les autres, il est un mouton et on ne peut pas faire grand-chose pour lui ; certains moutons sont heureux comme tels, qui serions nous pour leur dire qu’ils se trompent et que nous savons mieux qu’eux ce qui est bon ou mauvais pour eux ? D’autres moutons sont tristes et souffrent, ceux-là on peut les aider un peu, mais c’est à eux de faire le gros du boulot. C’est à eux d’abandonner les pratiques qui leur font du mal quand ils se sentent prêt, pas à nous de leur interdire ces pratiques.

            Je ne veux pas dédouaner les publicitaires de leurs torts, mais par contre je ne suis pas d’accord pour qu’on leur mette toute la faute sur le dos, en se dédouanant des siennes au passage. Nos désirs, nos pulsions, nos envies préexistent à la pub, qui ne fait que les détourner pour son profit. C’est abject, soit, mais il faut bien comprendre que la défaillance vient du consommateur qui se laisse manipuler ! Si on faisait disparaître la pub demain, les gogos resteraient toujours aussi aisément manipulables et ils tomberaient très rapidement dans un autre piège ; le vrai problème est là.
            Si je construis ma maison en paille et qu’elle s’envole au premier coup de vent, est-ce de la faute du vent ? Ou la mienne, d’avoir construit une maison en paille et cru bêtement qu’elle tiendrait le coup ?

            Mais oui, je fais porter la responsabilité sur le drogué, bien sûr, puisque c’est lui le responsable ! Qu’il s’en aperçoive ou pas, c’est bien lui qui oriente ses pulsions vers l’objet de son choix (argent, pouvoir, drogue, alcool, jeux, filles, produits à la mode, cinéma, séries télé...). Si être esclave de ses pulsions le fait souffrir, ce n’est pas en faisant disparaître l’objet de son désir qu’il fera partir la souffrance. Enlevez la drogue, il reste le manque. La seule façon de s’en sortir, c’est de comprendre pour quelle raison il est si attiré par l’objet, trouver le noeud du problème qui est toujours en soi, jamais dehors.


          • ibox 1er octobre 2014 16:11

            t’inquiète pas, neuneu. Quand tu seras plus agé, les gens autor de toi parlerons d’aut’chose que de portables-bagnoles-football, c’est juste une étape de la vie.


          • Doume65 1er octobre 2014 23:22

            @ Bourrico6

            « Juste pour montrer, je n’ai pas de télé et je n’aime pas le foot ni les bagnoles ni les portables.
            Et bien vous n’imaginez pas le nombre de conversations dont je m’exclus d’office
            . »

            Tu peux toujours discuter sur Agoravox ! Et tu vois, on te répond !

            Je sais que je parle à un convaincu. Personnellement, j’ai des tas de discussions avec tout le monde autour de moi, sans jamais évoquer la télé ou le foot, et très peu les voitures.


          • Mmarvinbear Mmarvinbear 1er octobre 2014 23:51

            Juste pour montrer, je n’ai pas de télé et je n’aime pas le foot ni les bagnoles ni les portables.


            Ce n’est pas ce que nous aimons pas qui importe, c’est ce que nous aimons ou ce qui nous passionne.

            Et force est de reconnaitre que pas mal de pisse-froids ne sont pas écartés parce qu’ils ne supportent pas le PSG ( qui le fait, d’ailleurs ? ), mais parce qu’ils n’ont rien d’autre à proposer. 

          • bourrico6 2 octobre 2014 08:25

            t’inquiète pas, neuneu. Quand tu seras plus agé, les gens autor de toi parlerons d’aut’chose que de portables-bagnoles-football, c’est juste une étape de la vie.

            Très fin comme réponse.

            Par contre, t’aurai pas du quitter l’école avant le primaire, tu saurai écrire.


          • Doume65 2 octobre 2014 12:13

            @bourrico6

            « Par contre, t’aurai pas du quitter l’école avant le primaire, tu saurai écrire. »

            Et toi, tu n’aurais pas dû rédiger cette semonce qui contient trois fautes !


          • foufouille foufouille 1er octobre 2014 11:18

            "Ce qui est plausible car les fabricants d’imprimantes ont prévu à l’usage des consommateurs une procédure de remise à zéro du compteur après le changement du tampon afin que la machine puisse fonctionner à nouveau."
            c’est faux, epson ne fournit pas ce logiciel ou depuis peu. il existe depuis des années un logiciel gratuit qui permet remettre à zéro les anciennes imprimantes alors qu’il reste de l’encre dans la cartouche.
            encre de bonne qualité sans DLC

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