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Accueil du site > Actualités > Technologies > Piratage : et si Hadopi n’était pas un fiasco ?

Piratage : et si Hadopi n’était pas un fiasco ?

L'ennemi public numéro un du Web libre en France a d'abord fait trembler les internautes... avant de les faire franchement marrer au regard du nombre famélique de poursuites engagées par Hadopi. Pourtant, à y regarder de plus près, la Haute Autorité n'a-t-elle pas atteint son but ? Le piratage d'œuvres numériques est en chute libre et les mentalités ont singulièrement évolué en quelques mois.

Commençons par le commencement... Il ne s'agit pas d'affirmer qu'Hadopi est le preux chevalier qui a sauvé l'industrie du divertissement (musique, cinéma, jeux vidéos) de la faillite. En revanche, on peut décemment se demander si pendant que tout le monde se gausse sur les ratés de la mise en œuvre de l’arsenal pénal anti-pirates, Hadopi n'est pas, très discrètement, en train de remplir ses objectifs principaux : criminaliser la perception du téléchargement illégal et promouvoir les offres légales.

Téléchargement illégal : les raisons de la baisse

Le téléchargement illégal est indéniablement en baisse depuis deux ans. En 2011, la chute a été spectaculaire avec -35% de téléchargement en peer to peer. Un décrochage qui coïncide avec l'entrée en vigueur d'Hadopi même si d'autres motifs peuvent également l’expliquer.

Tout d'abord, il est indéniable que les modes de consommation des "pirates" numériques ont évolué au fil des années et que le peer to peer autour duquel a été conçu Hadopi est aujourd’hui en perte de vitesse face à de nouvelles formes de visionnage (notamment le streaming).

Mais même en prenant en compte ce contexte, il serait absurde de minimiser l’impact des mesures dissuasives et pénales en France et à l’étranger (où des législations similaires à Hadopi se sont multipliées) : le principal site de streaming illégal (Megavideo) a été fermé et il devient de plus en plus difficile pour l'internaute lambda de trouver facilement des contenus de qualité à visionner ou télécharger.

Et comme en parallèle l'industrie de la musique et du cinéma semble (enfin) avoir pris la mesure de la nouvelle donne numérique, la mise en place d’Hadopi a coïncidé avec l’explosion du nombre de plateformes légales de téléchargement et de streaming.

De iTunes à Deezer, en passant par Spotify ou les programmes en VOD désormais disponibles sur la majorité des télévisions, l'offre légale s'est considérablement étoffée et représente désormais une alternative crédible pour des internautes de moins en moins geeks et de plus en plus consommateurs qui préfèrent payer plutôt que de se lancer dans l'aventure du téléchargement ou du streaming illégal.

Et Hadopi dans tout ça ?

Avec Hadopi, on est certes loin de l'arme de dissuasion massive présentée à son lancement par les autorités et les gros bras de la production audiovisuelle et musicale... On aurait pourtant tort de considérer qu’il s’agit d’un fiasco total.

Certes, le bilan judiciaire d'Hadopi a de quoi faire sourire (ou faire pousser un ouf de soulagement) : trois décisions judiciaires en 18 mois d’existence, dont une condamnation à 150 euros d'amende pour le téléchargement de deux chansons de Rihanna, une relaxe et une condamnation avec dispense de peine.

Beaucoup de bruit pour rien ? Peut-être, sauf que l'objectif des promoteurs d'Hadopi n'a jamais été de faire condamner la France entière, mais bel et bien de faire évoluer les perceptions pour que le piratage d'œuvres numériques ne soit plus banalisé.

Et dans ce contexte, on ne peut pas dire que l'échec de la Haute autorité soit total. Au-delà des chiffres et des offres légales, il est indéniable que la vision du piratage a changé en France. Il demeure certes des puristes de la liberté du Web qui restent et demeureront attachés à un accès universel et gratuit aux œuvres numériques... mais quid de l'internaute moyen ?

S'il est impossible de déterminer avec précision le rôle joué par Hadopi, il serait absurde d'affirmer qu'il est nul dans la nouvelle donne numérique. Les symboles ont parfois autant, voire plus de poids que les actes. Et dans ce contexte, la création très médiatisée (notamment par ses opposants) d'Hadopi a contribué à changer la perception du piratage.

Doit-on s'en réjouir ? En tout cas, il est absurde de ricaner sur ses insuffisances quand elle a atteint ses véritables objectifs.


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44 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 8 janvier 2013 11:41

    Info et intox du point en 2011 qui n’a aucune possibilité de contrôle.


    La seule chose que l’on peut affirmer c’est moins de téléchargement visible en France,
    un bon VPN et c’est parti comme avant ,
    c’est comme les cigarettes on fume moins de cigarettes ...vendues en France.

    Philippe 


    • cogno4 8 janvier 2013 11:47

      Le piratage d’œuvres numériques est en chute libre

      Soyons sérieux, en dehors de quelques monsieurs tout le monde qui trouvaient très aisé l’utilisation de megaupload, personne dans mon entourage et dans les gens que je rencontre n’a cessé de télécharger.

       et les mentalités ont singulièrement évolué en quelques mois.

      Mais bien sur.

      il devient de plus en plus difficile pour l’internaute lambda de trouver facilement des contenus de qualité à visionner ou télécharger.

      Voila qui démontre que vous n’y entravez rien du tout, il y a des dizaines de plateformes équivalent megaupload, et ce n’est pas la plateforme qui fait la qualité du contenu, mais ceux qui l’y mette.
      Et il existe de sites qui référencent ce genre de liens, on trouve des sites avec des milliers de liens parfaitement valides.
      Idem avec les liens Torrent.

      Maintenant vous parlez de l’offre légale ?
      Moi je vous dit qu’il faut être un couillon pour payer X euros un morceau mp3 en qualité dégradés, idem pour payer un avi aussi en qualité dégradés, l’offre légale, c’est une qualité médiocre au prix fort.
      Vous vous souvenez de ces pubs « le piratage c’est du vol », placé au début des dvd légaux, et dont le visionnage était obligatoire ? c’est l’exemple typique qui consiste a emmerder celui qui reste dans la légalité, et accessoirement à se tromper de cible.
      Le même phénomène se retrouve dans les jeux, aujourd’hui simplement loués, impossible à échanger ou a revendre, pouvant être coupés sur décision de l’éditeur, et inutilisables le jour ou le suivi aura cessé.... je joue encore à des jeux de plus de 10 ans, je pense que cela ne sera plus possible dans l’avenir.

      Bref, votre offre légale n’a qu’un seul effet, vacciner de plus en plus d’utilisateurs, et les pousser vers les versions crackées et illégales qui ont moins de soucis que les versions légales.

      Bref, vous me faites rire, et vous me semblez surtout être un bon pigeon pour qui les millions d’hadopi ne sont pas dépensés dans le vent, un bon gogo quoi.


      • TicTac TicTac 8 janvier 2013 11:49

        Un petit coup de VPN et hop !

        Franchement, je me retrouve à payer pour ce service alors que je serais prêt à la faire pour une offre légale cohérente...quelle connerie.



        • devphil30 devphil30 8 janvier 2013 13:38

          Effectivement à raison de 2 ou 3 € par mois tu peux télécharger en étant localisé en Hollande , au Luxembourg , c’est très cher.

          Oui tu as raison mon ami payes tes oeuvres numériques comme cela les artistes partiront de France pour aller en Suisse.

          Les anciennes générations d’artistes n’ont pas vu le changement et s’accrochent à leurs droits , leurs productions , ils gagnent des millions via le merchandising , la saccem leur reverse un max.

          Par contre les jeunes artistes se produisent sans passer par les boites de production et ils s’en sortent très bien , diffuse leur oeuvre sur internet et gagne de l’argent ce qui est totalement normal.

          C’est quoi le problème du téléchargement ?
          Comment on fonctionnait au temps des cassettes audio et video ?
          On ne peux pas parler de révolution numérique et rester avec des standards de 30 ans en arrière.

          Je ne suis pas inquiet pour les artistes , c’est surtout une volonté de conserver un maximum de gain qui a poussé les boites de production à faire le forcing pour adopi.
          Les méchants téléchargeurs qui vont mettre l’industrie du disque et du cinéma en péril 

          La fréquentation des cinémas n’a jamais été aussi importante ces dernières années.


           
          Simplement j’ai pas envie de mettre 15 à 18 € dans une musique ou un film sur un support vite gravé dont le coup de revient est à peine de 2 € , le reste servant à gaver les dinosaures de la musique ou du cinéma.

          Philippe 

           
           

        • TicTac TicTac 8 janvier 2013 14:21

          Pas certain d’avoir été compris, sur ce coup...

          Je paye un accès à un VPN qui me permet de télécharger illégalement ce que je veux.
          Je n’en fais pas commerce, je visionne ce qui m’a échappé au ciné, à la télé, j’en passe, et ce comme nombre d’entre nous parce qu’effectivement, le monde, l’offre a changé.

          Bien d’accord sur le fait que les artistes hadopi sont accrochés à leurs sous et qu’ils ne veulent surtout pas voir que le monde a changé et que leur modèle économique est perdu.
          D’ailleurs, je voudrais bien voir ce qu’on a fait pour les industries (textile, sidérurgie...) qui ont elles aussi payé leur tribut à la mondialisation : leur a-t-on inventé des taxes pour combler leur manque-à-gagner ? NON !

          Alors basta, parce que payer aussi cher sa place de ciné, payer pour le DVD, la redevance télé, les taxes sur les disques durs ou supports numériques pour soutenir un secteur que je paye aussi au travers des subventions, non !

          Mais je trouve anormal aussi de payer pour l’accès à un VPN alors que ce fric pourrait permettre de financer ce marché du film ou de la musique directement : en rétribuant chaque artiste en fonction du nombre de téléchargements.
          Que chacun puisse vivre de son travail me paraît normal, même si ces artistes doivent savoir que la vie d’avant, c’était avant, et qu’aujourd’hui, ils doivent changer.

          Donc du coup, je ne comprends pas trop ta charge contre moi.
          Je ne suis pas pro-hadopi, bien au contraire.
          Je souhaite juste que le marché évolue au gré de la technologie et des besoins de chacun.
          Une culture accessible, largement diffusée, et ce sans que le cochon de payeur paye sans cesse sans réelle contrepartie.

          C’est mieux, dit comme ça ?

        • devphil30 devphil30 8 janvier 2013 16:06

          « Un petit coup de VPN et hop !

          Franchement, je me retrouve à payer pour ce service alors que je serais prêt à la faire pour une offre légale cohérente...quelle connerie. »

          Ton message n’est pas compréhensible TicTac , on comprend le contraire de ce que tu penses sur hadopi

          Philippe 


        • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 8 janvier 2013 11:55

          @L’auteur « Le piratage d’œuvres numériques est en chute libre et les mentalités ont singulièrement évolué en quelques mois. »


          Vous préparez sans doute un concours d’entrée à l’école du rire ?

          Si votre propos prétend au sérieux, le simple fait de reprendre le terme de « piratage » pour désigner l’échange de données sous licence vous disqualifie d’emblée. On pourrait à la limite admettre métaphoriquement le terme de « piratage » appliquée à une industrie éditant clandestinement et vendant des produits culturels en spoliant les auteurs. Mais un jeune qui enregistre sur sa clé usb des musiques circulant sur Internet est dans la même situation que celle dans laquelle nous étions il y a 20 ans lorsque lorsque nous enregistrions sur cassettes des musiques passant sur les ondes de la radio, pour nous-mêmes ou pour nos amis. Ce n’est ni du « piratage » ni du vol.

          Cela vous semble normal qu’une personne qui chante une fois puisse vendre sa chanson 1 million de fois ? Pourquoi serait-ce normal ? Ce n’est ni normal ni juste. Simplement la technique le permet. C’est ainsi.

          Eh bien ! la technique permet aussi d’autres choses et ce n’est ni bien ni mal, c’est ainsi. 


          • al.terre.natif 8 janvier 2013 12:13

            « streaming illégal » ah bon c’est illégal du streaming ????

            illégal pour le site qui le publie, mais pas pour l’internaute qui regarde ...

            ya encore plein de manières de ne pas payer en restant dans la légalité et hadopi n’a rien fait du tout, que dépenser nos sous... encore une manière d’augmenter les dettes pour un sujet HYPER essentiel ....

            ce qui est génial, c’est que certains sont satisfaits de ce type de dépenses inutiles au possible. Ben c’est pas demain qu’on aura un budget à l’équilibre en France et ca ne sera pas « à cause des fonctionnaires » .... 


            • cogno4 8 janvier 2013 12:18

              Notez d’ailleurs qu’il est très facile de télécharger le contenu de vidéos en streaming.


            • devphil30 devphil30 8 janvier 2013 13:42

              Enregistrer un film à la télé sur la box c’est interdit aussi ???

              Par contre la publicité sur les maigres films encore présents à la télé c’est autorisé ... !

              On ne parle pas de la dégradation des oeuvres .... !

              Toujours le fric par la publicité , la taxe sur les CD pour les méchants téléchargeurs.

              Philippe 

            • al.terre.natif 8 janvier 2013 14:01

              ah ben ca on va pas changer les règle d’un système qui marche si bien ! Hors de question que ceux qui produisent et distribues se retrouvent a assumer ce qu’ils peuvent faire payer aux consommateur final ... C’est toujours le dernier maillon qui mange pour tous les autres.

              Serait p’têtre temps qu’on se détache de cette chaine ;)


            • Camille69 Camille69 8 janvier 2013 12:48

              Hadopi ne sert a rien, je ne télécharge rien qui soit Français ni film, ni musique, ni logiciel, ni jeux,

              hadopi ça sonne comme un truc pour école maternel.


              • devphil30 devphil30 8 janvier 2013 13:40

                Français ou pas Français la loi réprime le téléchargement donc si vous télécharger à partir de la France soyez prudente 


                Philippe 

              • urigan 8 janvier 2013 13:52

                Hadopi, c’est du pipeau !
                J’ai reçu la fameuse lettre (13/07/2012), par mail, m’indiquant que j’avais téléchargé illégalement« quelque chose » un jour ét à une heure où malheureusement pour eux je naviguais sur les eaux de l’atlantique. Comme il était expliqué sur la lettre, je leur ai fait un courrier leur demandant des précisions et surtout ce que j’avais bien pu télécharger ce jour là, sans leur dire que j’étais absent ce jour là..
                J’attends toujours leur réponse. Mais, dois-je le préciser, c’était au moment où eux ; devaient établir leur rapport d’activité pour justifier la rente que leur versait le gouvernement.
                Hadopi, c’est du pipeau, et j’ai le sentiment que leur robot pique au hasard des adresses ip à qui envoyer les courriers.


                • fb 8 janvier 2013 13:56

                  Merci à l’auteur pour ce moment de franche rigolade !

                  HADOPI doit en être à 30 M€ en frais de fonctionnement, a été incapable de définir et d’homologuer une application qui permettrait de garantir qu’une connexion ne puisse pas être utilisée à des fins de contrefaçon numérique (et pour cause... en plus avec M. Riguidel c’était loin d’être gagné !), est incapable de surveiller que ce soit le streaming ou le direct download (et pour cause car sur un réseau switché...), tout ça pour aboutir à :

                  - la condamnation d’une personne qui n’a pas réalisé d’acte de contrefaçon (sa femme a reconnu être la personne à l’origine de téléchargements illégaux),
                  - une dispense de peine,
                  - une relaxe !

                  Quant à la supposée baisse des téléchargements illégaux c’est de la méthode Coué, les meilleurs indicateurs sont les chiffres de vente : le disque continue de s’effondrer, le cinéma se porte tellement bien (et s’est toujours bien porté) que l’État pioche dans le magot du CNC et l’édition littéraire est en bonne voie pour réaliser toutes les erreurs stratégiques de l’industrie du divertissement à une vitesse record après avoir pris un délai de réflexion très important !

                  Avec Virgin qui dépose le bilan, cet article n’en est que plus savoureux.


                  • lulupipistrelle 8 janvier 2013 14:00

                    Avec Hadopi, tout le monde a découvert une désobéissance civile facile, à la portée du plus nul des internautes : le piratage. 


                    • Pyrathome Pyrathome 8 janvier 2013 14:02

                      Vous vous prétendez homme de gauche avec cet article ?
                      Vous voulez rigoler j’espère.....


                      • cogno4 8 janvier 2013 14:44

                        On a toute une classe politique qui se prétends de gauche également... peut être s’agit-il du même type de « gauche »


                      • Inquiet 8 janvier 2013 14:33

                        En admettant que Hadopi ne soit pas un fiasco : est-ce bien ainsi ?


                        Parce que le fond du problème est là : est-il juste que l’Hadopi arrive à ses fins ?

                        Est-il juste de forcer les comportements massifs ?

                        Si oui, alors pourquoi ne pas forcer les riches à payer leurs impôts ?
                        Chose absolument légale et pouvant mener à prison si on ne respecte pas la loi. Mais en fait, eux ils arrivent à leur but : ne faire ni prison ni payer d’impôts.
                        Et c’est souvent les mêmes qu’on appelle ....... les ayants droits.

                        On comprend le terme, puisqu’il ne s’agit pas seulement de revendiquer une égalité naturelle devant la justice, mais il faut AVOIR le droit avec soit. D’où l’expression : les ayants droits. Nous on n’en fait pas partie hein smiley


                        • Deneb Deneb 8 janvier 2013 14:59

                          Non, HADOPI n’a pas atteint les objectifs qu’il s’est fixé.
                          Par contre, il est, comme le dit souvent Guillaume Champeau de Numérama, un paravent contre d’autres lois liberticides, qui risquent d’être bien plus méchants et oppressifs.
                          On ne peut pas arrêter le téléchargement illégal. L’Etat a beau engager les informaticiens surdiplômés, ils sont impuissant contre l’ingéniosité des centaines de milliers de téléchargeurs. Comme les serviteurs de l’Etat ne sont pas complétement débiles, ils installent un épouvantail, dont les oiseaux le plus malins se moquent éperdument, mais qui fait peur aux plus simples d’esprit. En même temps, ils ont l’air d’en avoir fait beaucoup, pour calmer provisoirement ceux qui se remplissent les poches depuis des décennies et qui sont susceptibles de financer leur prochaine campagne. En pratique, le message que HADOPI nous livre, c’est donc : téléchargez, si vous voulez, mais soyez discrets et n’en faites pas une activité lucrative.


                          • Inquiet 8 janvier 2013 15:13

                            Une sociologue pointe l’inefficacité de la Hadopi :


                            Je cite la conclusion :


                            En conclusion, la sociologue distingue cinq types de justifications dans les discours des personnes interviewées, et ce d’après les travaux de Sykes et Matzaes, pour qui ses processus de neutralisation permettent «  à l’individu de maintenir sa croyance dans la validité d’un ordre légitime tout en violant les règles » :

                            • Le déni de responsabilité : il s’agit ici de l’invocation de facteurs exogènes à l’activité de téléchargement illégal : indisponibilité des biens sur le marché français, fichiers téléchargés pour enfants en bas-âge, programmes de tv,… « Quand on n’a pas d’argent, c’est normal de pirater », « Mais c’est de la fatalité technologique ! », ont par exemple expliqué certains sondés.
                            • Le déni du mal causé : c’est le sentiment de ne pas causer de tort à autrui, en ce qu’il n’y aurait par exemple pas de conséquences importantes pour ces grosses industries...
                            • Le déni de la victime : on retrouve ici l’idée selon laquelle les majors l’industrie du disque mériteraient par exemple leur sort, car elles n’ont pas réussi à adapter leur modèle économique.
                            • L’accusation des accusateurs : l’individu s’en prend aux mobiles de ceux qui le « condamnent » : les intérêts purement financiers des sociétés commerciales et de l’industrie dominante ; le coût d’une répression vaine, la Hadopi (« une institution parasite payée avec nos impôts », « faire payer le citoyen, l’État, pour des majors privées »…).
                            • La soumission à des loyautés supérieures : la question du libre accès à la culture et de la gratuité est ici invoquée, de même que la liberté, l’autonomie ou le politique (« quelque chose d’idéologique à la limite du communisme » ; « Un réseau pair à pair c’est le peuple en direct »…).

                            • cogno4 8 janvier 2013 15:33

                              C’est toute la beauté de faire des loi stupides...

                              Au final, les gens déculpabilisent de plus en plus.
                              Exemple avec le conduite sans permis, comme chacun est susceptible de se faire retirer son permis plus vite qu’avant, la conduite sans permis en deviens de plus en plus acceptable, ou du moins, est comprise par de plus en plus de gens.
                              La c’est pareil, les lois et l’état ne vivant pas sur le même planète que les gens, et ne visant qu’a protéger une minorité de « Depardieux », et bien il n’y a plus aucun scrupule à s’assoir sur hadopi.

                              L’Etat perd toute crédibilité, il ne respecte pas les gens, donc les gens ne le respectent pas non plus lui et ses bottins de règlements.


                            • lulupipistrelle 8 janvier 2013 17:54

                              Quel faux-cul ce sociologue... tout est dans le non-dit. 


                              Hadopi a une conséquence imprévue : en y contrevenant, en tout état de cause, le pirate fait un premier pas pour saborder un Etat qui nie son opinion. .
                              Quand une mesure, une loi sera mise en route contrairement aux voeux de la majorité réelle, les récalcitrants majoritaires y contreviendront de plus en plus souvent...

                            • Sword 8 janvier 2013 15:17

                              Désolé, mais non seulement c’est un fiasco, mais c’est en plus une trahison au peuple Français qui à voté à 90% contre cette infamie.

                              Le téléchargement est naturellement légal puisqu’il fait parti du protocole d’échange de données institué par la technologie Internet dont seul le fournisseur d’accès est payant.

                              Le principe original de cette technologie est bel et bien l’échange GRATUIT de données et ce n’est pas l’internaute qui en est responsable, sachant que les producteurs n’ont pas su s’adapter au marché numérique en ligne durant des années.

                              Ce n’est pas parce le gouvernement de Sarkozy à décrété illégal un procédé légal depuis sa création que l’on va culpabiliser ou respecter cet incurie législative aux fondements liberticides.

                              Hadopi est une de ces lois illégales qui violent la liberté d’échange d’information et contrevient à libre culture en incriminant l’usager d’internet qui n’est pas responsable des pertes de sociétés de productions parce qu’elles n’ont jamais pris la peine de s’adapter à l’évolution.
                              Comme toute loi scélérate, elle doit être abrogée au plus vite !


                              • Cocasse Cocasse 8 janvier 2013 15:27

                                Ce qui sort au cinéma et dans les bacs de disques est devenu tellement pourri qu’on a même plus envie de le télécharger, même gratuitement.
                                En fait, il faudrait même être payé pour écouter la plupart des « artistes » actuels.
                                 smiley


                                • cogno4 8 janvier 2013 15:35

                                  Il reste de très bons artistes, mais qui n’utilisent pas les canaux classiques.
                                  Donc oui, ce qui est dans les bacs est globalement sans intérêt.

                                  Quand au cinoche, vu le prix des places, je réserve ça pour les grandes occasions, genre une fois par an.


                                • Jelena XCII 8 janvier 2013 15:34

                                  J’en connais quelques uns autour de moi qui ont arrêté de pirater suite à Hadopi, non pas par mauvaise conscience, mais par peur de se faire prendre...


                                  • cogno4 8 janvier 2013 15:36

                                    C’est ça, ce sont les quelques « monsieur tout le monde » dont je parlais au début.
                                    C’était devenu trop simple avec megaupload, tellement simple que même les gens les plus improbables s’y mettaient.


                                  • Jelena XCII 8 janvier 2013 15:51

                                    Je vous l’accorde, alors qu’avec un logiciel P2P, il y a toujours un risque que l’Elysée connaisse ton IP et qu’un commando du GIGN débarque dans ton appart (enfin c’est ce qu’ils se disent...).


                                  • Deneb Deneb 8 janvier 2013 16:25

                                    edelweiss : explique moi, comment on fait pour « consommer » un livre, une chanson... En les brûlant ?


                                  • Deneb Deneb 9 janvier 2013 06:24

                                    C’est juste que tu utilises une sémantique fallacieuse et collaborationniste. Parler de consommation de l’immateriel est une absurdité, mais les majors cherchent justement à introduire subrepticement cette notion dans l’inconscient populaire. 


                                  • nemotyrannus nemotyrannus 8 janvier 2013 18:07

                                    D’accord sur tout sauf la dernière phrase.


                                    Lire n’instruit pas forcément et ne rend pas obligatoirement moins stupide , pas moins que d’autres supports.
                                    Au mieux on apprend l’orthographe et la patience.

                                  • Guy Liguili Guy Liguili 8 janvier 2013 18:11

                                    Le problème piratage vs offre légale c’est que je ne vois pas pourquoi je devrais acheter du mp3 encodé à 320 (au mieux), qui de plus ne m’appartiens pas légalement, quand je peux avoir du FLAC gratuit.
                                    Tant que l’offre légale sera de moins bonne qualité que l’offre gratuite je choisirai la gratuite, simple question de bon sens.


                                    • Talion Talion 8 janvier 2013 18:41

                                      "il devient de plus en plus difficile pour l’internaute lambda de trouver facilement des contenus de qualité à visionner ou télécharger."

                                      Dans tes rêves !...  smiley


                                      • chmoll chmoll 8 janvier 2013 19:16

                                        si les zeuvres concerne la frenchies c vrai, pasque des zeuvres y en a pas sur les tv frenchies
                                        on est plutot dézeuvré


                                        • Deneb Deneb 8 janvier 2013 19:25

                                          Tiens, il y a Pascal Obispo (le n°1 de ITunes, le chéri des fanboys de la pomme) qui déclare être déçu d’Hadopi. Tremblez, vilains pirates !


                                          • foufouille foufouille 8 janvier 2013 20:00

                                            et pirate


                                          • eau-du-robinet eau-du-robinet 8 janvier 2013 23:09

                                            Hadopi na pas empêché Virgin Megastore à mettre les clés devant la porte !

                                            Une grande partie des achats sont désormais effectue sur internet ou les boutiques tournent 24 sur 24 et 7 sur 7. 

                                            L’industrie du disque c’est mal adapté aux nouvelles technologies et beaucoup des sociétés ont fait les frais de ce manque de prévoyance.

                                            Une société qui à très vite compris comment s’imposer sur ce marché est Apple avec son IPOD (lecteur numérique) liée avec ITunes (achat des titres en ligne).... L’association des deux, matériel et vente de musique, été un vrai coup de génie (de vue commercial). Un titre de musique couté 0,99 cts donc 33 cts sont versée à l’industrie de la musique !

                                            L’industrie de la musique c’est fait donc avoir par Apple qui est devenu une n’ème intermédiaire en l’artiste et l’acheteur.


                                            • eau-du-robinet eau-du-robinet 8 janvier 2013 23:24

                                              Bonjour Anticore,

                                              Hadopi est un échec total, une grande usine à gaz et rien d’autre !

                                              Avant Hadopi les téléchargements se sont fait via le réseau internet ceci sans cryptage.
                                              Les FAI’s (Fournisseurs d’Accès Internet) avait la vie facile pour surveiller les données et adresses circulent sur internet.

                                              Aujourd’hui il suffit à s’abonner à un des nombreux réseaux VPN (pour en donner qu’un seul exemple) avec une juridiction se trouvent par exemple en Suede ou la législation est beaucoup plus favorable à l’abonnée internet qu’en France, pour échapper à la surveillance des fournisseurs ! Les connexions VPN sont crypté et les fournisseurs ne voyant plus grand choses ! Les téléchargements illégales se poursuivent donc bel et bien presque comme avant ( mais crypté ) !


                                              • noux noux 9 janvier 2013 00:31

                                                Alors ???????

                                                35 % de téléchargements en moins , c’est 35% de ventes en plus ?

                                                Parce-que si c’est pas le cas, c’est que les méchants pirates n’ont de toutes façons pas les moyens d’acheter les œuvres.

                                                La seule chose que mérite Hadopi c’est un boycotte massif de la culture.

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