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Accueil du site > Actualités > Technologies > Pour « un peu moins de CO2 » faut-il être pro nucléaire ?

Pour « un peu moins de CO2 » faut-il être pro nucléaire ?

Un argument fréquemment avancé, " une centrale nucléaire n’émet que très peu de CO2 ", peut-il à lui seul justifier que nous décidions de construire de nouvelles centrales ?

Ainsi lit-on : "Je serai complètement anti-nucléaire quand nous serons complètement sortis, à l’échelle mondiale, des énergies fossiles. Ce n’est vraiment pas le cas aujourd’hui" dans un article publié sur "Objectif Terre".

Certes il est plus qu’urgent de réduire, et de façon considérable, nos émissions de gaz à effet de serre et les constats sur la réalité du réchauffement climatique se font chaque jour de plus en plus nombreux et alarmants.

Voir par exemple : "Le plus noir des scénarios climatiques se profile"

Evoquer " changements climatiques " et " réchauffement global " aujourd’hui n’a plus la même signification qu’il y a seulement 5 ans : des anglo-saxons commencent à parler de " climate breakdown ".

Si " breakdown " peut signifier " panne ", " to break down " est également en anglais " se décomposer " : c’est probablement à une véritable décomposition du climat que nous allons assister.

Il y a 5 ans nous pensions que :

  • l’Antarctique ne serait pas affecté avant très longtemps par l’évolution du climat
  • la calotte groenlandaise y serait assez insensible
  • le permafrost des régions nordiques " pourrait relâcher un jour " le méthane qu’il contient en masse
  • la banquise arctique pourrait disparaître vers 2050
  • ...

Aujourd’hui nous constatons que :
  • l’Antarctique se réchauffe vite et de façon importante
  • la calotte du Groenland fond et glisse à une vitesse assez surprenante vers l’océan
  • les teneurs en méthane dans l’air des régions arctiques augmentent terriblement vite
  • la banquise arctique a peu de chances d’exister vraiment après 2015 – 2020
  • ....

Examinons donc une fois de plus cette " solution nucléaire ", ses bases et conséquences, en nous basons sur cet " EPR " que la France voudrait vendre de par le monde.

Quelques données sur le " European Pressurized Reactor "

Un tel réacteur n’existerait pas si nous ne disposions pas d’éléments naturels fissiles, que l’on va chercher dans le sous sol où ils se trouvent sous forme diffuse : il faut donc extraire et concentrer, purifier afin d’obtenir le combustible nucléaire.

Des mines d’uranium ont été actives en France, laissant derrière elles des " stériles " émetteurs de plus ou moins de rayonnements dangereux pour la santé de toute espèce vivante : l’extraction de matériaux fissiles est, comme toute activité minière, polluante.

Une vue de la mine d'uranium d'Arlit au Niger

Elle l’est d’autant plus que peu de précautions sont prises afin qu’elle ne le soit que de façon la plus minime possible : c’est la situation que nous avons connue en France pendant quelques dizaine d’années, c’est la situation qui existe actuellement en divers points du globe et notamment au Niger où l’opérateur Français, Areva, exploite plusieurs sites d’extraction.

Ceci au prix de conflits avec les populations locales, de pollutions diverses et d’épuisement de nappes phréatiques fossiles...

Ce qui se passe aujourd’hui au Niger, même si cela est assez peu connu et ne fait pas la " une " des journaux télévisés, est-il vraiment admissible ?

Voir à ce sujet " Notre nucléaire, au mépris de l’humanité et de l’environnement... "

NIGER • Areva bâtit son royaume au cœur du désert "

Bulletin d’information n°7 de janvier-février 2009 - NOUVELLES DES POPULATIONS DU NORD NIGER "

Pollution radioactive au Niger. La face cachée du nucléaire suisse

URANIUM/EXTENSION DES CARRIÈRES À ARLIT La société civile locale dénonce des manquements

Les mines d’uranium d’AREVA au Niger et au Gabon "

Une fois extraits, purifiés, conditionnés... ces produits de l’industrie minières deviennent des " combustibles " qui dégageront, en un temps très bref, une énergie thermique que leur dégradation naturelle aurait libérée sur de très longues périodes.

Les mécanismes naturels de dégradation nucléaire produisent donc de la chaleur diffuse dans la croûte terrestre à un rythme très lent, variable selon les éléments considérés.

Un " EPR " qui nous fournira 1600 MW électriques a une puissance thermique d’environ 4500 MW : c’est d’abord et avant tout une gigantesque bouilloire qu’il faudra, cycle de Carnot oblige, refroidir afin de récupérer une fraction, environ 35%, de sa puissance totale sous forme d’électricité.

65% de la chaleur produite est a priori perdue car elle est devenue une chaleur de basse température incapable de fournir un travail mécanique : au mieux on en utilisera une fraction pour chauffer quelques bâtiments ou quelques serres en hiver, quelques bassins d’engraissement de poissons...

L’excédent de cette chaleur devra être évacué, ce qui pourra se faire dans l’atmosphère via des aéro-réfrigérants, dans les rivières ou en mer.

En cette époque de réchauffement climatique accélérer la désintégration d’éléments naturels afin d’obtenir de l’électricité revient à libérer environ 3 fois plus d’énergie thermique, donc de chaleur, " dans la nature ", une nature qui en fait n’en demande pas tant.

Océans et atmosphère n’ont vraiment aucun besoin qu’on les réchauffe à l’époque actuelle, et cette injection de chaleur doit être qualifiée de " pollution thermique ".

Son rayonnement, de très basse énergie, ne lui laisse aucune chance de franchir l’atmosphère pour se disperser dans l’espace : c’est bien la biosphère que nous réchauffons.

Les problèmes que pose l’évacuation de ces calories ne sont pas anodins et le seront de moins en moins.

Quel que soit le mode d’évacuation adopté, il nécessite l’utilisation de très grandes quantités d’eau : les centrales sont installées le long de fleuves ou sur le littoral, et l’on peut estimer entre 4 et 5 m3 par kWh les besoins en eau d’une centrale.

Nous devons nous souvenir de dérogations demandées par EDF pour rejeter des eaux à des températures supérieures aux normes, lorsque survient une canicule ou lorsqu’une sécheresse diminue le débit des fleuves.

La sécheresse, conséquence prévisible de la canicule "

Canicule : Un encadrement strict des conditions d’exploitation des centrales électriques et de leur température de rejet d’eau "

Ecluse à sec dans le Marais Poitevin, canicule 2003

Remémorons-nous que " Le plus noir des scénarios climatiques se profile " (lien en haut de page) et tirons-en cette déduction : l’évolution du climat pourrait bien nous priver de certaines centrales à certaines périodes, ce qui réduirait notablement leur utilité.

Avec une utilité diminuée (ce que l’on sait très probable sans que l’on puisse connaître l’ampleur de la diminution) ces centrales demeureraient-elles vraiment " utiles " ?

Certes nous en avons un certain nombre en bord de mer, qui ne dépendraient donc pas des débits fluviaux, mais elles sont également soumises à quelques aléas ou le seront.

A propos, Blayais a dû mettre à l’arrêt 2 de ses 4 réacteurs, début 2009, à cause de " l’arrivée de débris végétaux issus de la Gironde qui ont bouché les prises d’eau des réacteurs. "

Pour ce qui concerne l’océan les estimations du GIEC sur la montée de ses eaux sont d’ores et déjà revues à une nette hausse et pourraient friser les 2 mètres à la fin de ce siècle.

Mercator Océan
Un site pour visualiser les variations océaniques

Aujourd’hui les prévisions établies il y a quelques années sur les effets du réchauffement global apparaissent comme largement dépassées, et l’on établit donc de nouveaux pronostics basés sur de nouvelles observations et de nouveaux calculs.

Il semblerait bien imprudent de tenir pour des certitudes ces estimations : à combien devrons-nous les réévaluer dans quelques années, et à quelle altitude faudra-t-il percher nos réacteurs nucléaires littoraux pour qu’ils soient assez longtemps épargnés par les vagues ?

Cette inéluctable montée des eaux sera probablement conjuguée à des manifestations climatiques susceptibles de maltraiter durement nos sociétés : comment absorberons-nous ces chocs, ne pourront-ils pas être la cause de désorganisations profondes, qui seraient des obstacles à une gestion correcte de certaines installations ?

Si la " Montagne du Roule " qui domine Cherbourg culmine à un peu plus de 100 mètres les terres basses de la presqu’île forment une langue de terre marécageuse à très faible altitude que la mer ne tarderait pas à envahir, créant peut-être quelques difficultés pour le transports de " colis " vers notre usine de retraitement de La Hague, pour ne citer qu’un exemple.

On redoute aujourd’hui en Californie des phénomènes qui pourraient se produire ici aussi, vases communicants obligent : " California panel urges ’immediate action’ to protect against rising sea levels "

Comme l’Australie méridionale la Californie est depuis quelques années affectée par une sécheresse inhabituelle, et l’on s’aperçoit que l’Amazonie devient de moins en moins humide : " L’Amazonie, un puits de carbone menacé par la sécheresse "

Quel rapport, se demandera-t-on, avec " nos " centrales ?

Juste pour nous faire penser que si nous ne subissons pas, jusqu’à maintenant dans l’Ouest de l’Europe, des phénomènes d’une vigueur qui nous les rendraient inquiétants ce n’est peut-être que partie remise.

Notamment le régime transatlantique des vents entre Amérique et Afrique pourrait être bouleversé pas la sécheresse amazonienne, ce qui aurait probablement des conséquences mondiales : nous ignorons totalement à quelle sauce le réchauffement global nous cuira !

Et nous commencerons à mijoter bien avant qu’il nous faille démanteler des " EPR " en fin de vie : ils sont annoncés pour 60 ans de service.

Qu’est-il prévu s’il fallait dans l’urgence mettre à l’arrêt quelques centrales puis les démanteler bien plus tôt que ce que nous prévoyons aujourd’hui, pour motif de changement climatique (à propos, combien de temps la centrale de Brennilis, à l’arrêt, attendra-t-elle encore son démantèlement ?) ?

Rien probablement, tout comme rien n’est à ce jour prévu pour faire face à un accident nucléaire majeur !

Nucléaire : la France est-elle bien protégée ? "

Nous ne disposons d’aucun plan de gestion d’un accident nucléaire majeur, c’est tout à fait officiel, mais comment affronterions-nous des urgences nouvelles et inattendues ?

Avec quels dispositifs, quels moyens ?

Ne faudrait-il pas provisionner dès maintenant certaines sommes (probablement considérables...) destinées à faire face à des dangers nouveaux, par un prélèvement de quelques centimes par kWh sur les revenus de nos fournisseurs d’électricité nucléaire ?

Personne ne peut être certain que le pire se produira, mais personne ne peut garantir qu’il ne se produira pas et, entre les deux, il faut prévoir un système de sécurisation et d’assurance : il semble faire sérieusement défaut.

Il y a actuellement en France une soixantaine de réacteurs nucléaires qui pourraient être source de graves problèmes si les conditions devenaient contraires.

Tous les réacteurs du monde sont d’ailleurs soumis à des incertitudes du même ordre.

Des tubercules inspirés des baleines à bosse et des rorquals
20% de rendement supplémentaire pour les éoliennes

A l’heure où l’on espère mettre en oeuvre une forme de développement " durable ", ce qui est une tâche de très grande difficulté, envisager la multiplication des centrales nucléaires me semble être une des meilleures façons de faire du " durable " qui aurait éventuellement de très bonnes chances de devenir de l’intenable, du périlleux au delà du raisonnable, de l’insupportable pour de très longues périodes...

D’ailleurs pour ce qui concerne les très longues périodes la question des déchets nucléaire n’est pas résolue : il faut stocker des quantités non négligeables de produits dangereux pour des milliers d’années sans que l’on puisse savoir si les méthodes de stockage employées seront efficace à long terme...

Notamment la question d’un confinement durable n’est absolument pas résolue, ce qui signifie qu’un stockage au départ très bien localisé pourrait devenir la source d’une dispersion incontrôlée d’éléments radioactifs...

" L’insoluble équation des déchets nucléaires "

Obama met un coup d’arrêt au projet de stockage nucléaire de la Yucca Mountain "

Déchets nucléaires à Bugley : EDF doit revoir sa copie

EPR : Inquiétude autour de la radioactivité des déchets

En fait il faut nous rendre à l’évidence : le nucléaire est une filière particulièrement riche en incertitudes qui portent sur des dangers à des niveaux aussi élevés que divers.

Danger implique coûts : coûts sur les assurances et coûts d’éventuelles réparations des dommages.

On voit dans " Nucléaire : la France est-elle bien protégée ? " qu’il serait grandement préférable qu’un accident nucléaire majeur n’ait pas lieu car il produirait probablement une somme de dommages à peu près impossible à indemniser, les assurances n’en couvrant qu’une très faible portion.

A ce chapitre des coûts et de l’utilité de construire de nouvelles centrales nucléaires une controverse s’est développée il y a peu, initiée par une association " Sauvons le Climat ", sur la base d’un article (" Tout électrique, tout nucléaire, tout effet de serre ? ") qui avançait que plus de centrales nucléaires pourrait conduire à un prix de l’électricité plus élevé (...payer 20 ct d’euro le kWh d’électricité pour se chauffer c’est l’équivalent de payer le fioul de sa chaudière sur la base d’un pétrole à 300 $ le baril ! ").

Il sera intéressant de lire " Réponse à “Sauvons le nucléaire” "

En résumé, le nucléaire devrait et pourrait coûter beaucoup plus que ce que l’on suppose qu’il coûte, car en effet il est désormais impossible d’en évaluer de façon fiable la facture, les différentes évaluations se gonflant au fil du temps les données de base sont devenues inaccessibles...

Il n’est pas nouveau que la question se pose : " cout d’electricite nucleaire " la " Proposition de résolution de M. Michel BARNIER tendant a la creation d’une commission d’enquete sur le cout de l’electricite d’origine nucleaire " a été rejetée.

Ceci dans le cadre d’une stabilité climatique et économique (" Voici l’analyse graphique de l’action AREVA CI au 15/03/2009 ") telles que nous en avons connues, et qui sont désormais très nettement remises en cause.

Enfin il faut un délai d’au moins 7 ans (lorsque tout se passe " comme prévu ") entre la prise de décision de construire une centrale nucléaire et le moment où elle entrera en service.

Or nous assistons depuis quelques années à une effervescence, qui ne semble pas en voie de se tarir en dépit de la crise économique et financière actuelle, dans le domaine des énergies renouvelables (desquelles j’exclus le nucléaire, dépendant d’une ressource fossile) qui est en voie de remodeler en profondeur le paysage énergétique.

Energie marine, éolienne, solaire... prennent une réalité que nous n’aurions peut-être pas imaginée de cette ampleur il y a 7 ans.

Est-il vraiment raisonnable d’opter pour un mode de production d’électricité qui s’avère potentiellement le plus dangereux à tous points de vue, aux coûts cachés qui pourraient nous réserver de fort mauvaises surprises et qui pourrait nous apparaître demain, dans plus ou moins 7 ans, comme l’un de ces mauvais choix dont il faudrait encore longtemps payer le prix ?


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41 réactions à cet article    


  • Mouche-zélée 16 mars 2009 14:03

    Parlant de CO2, les taux actuels sont parmi les plus bas historiquement que la Terre ait connu. Ces taux de CO2 ont été normalement autour de 1000ppm et souvent encore plus élevés. Nous sommes sous la barre des 400ppm.

    Voir : Princeton Physicist Tells Congress Earth in ‘CO2 Famine’ — Increase ‘Will Be Good for Mankind’

    De plus, ce CO2 n’est responsable qu’à peine de 3% de l’effet de serre, dont 0.117% sont d’origine humaine. Les vapeur d’eau sont responsable de 95% des gaz à effet de serre. Allons-nous taxer les vapeur d’eau ?

    The Global Warming Hoax And Scam

    -Selon de hauts scientifiques japonais, le réchauffement climatique n’a rien à voir avec l’activité humaine

    Mondialisation.ca, Le 2 mars 2009

    Un rapport scientifique majeur d’universitaires japonais conclut que le réchauffement planétaire n’est pas dû à l’homme et que la tendance au réchauffement généralisé depuis le milieu de 20ème siècle est désormais arrêtée.

    Ce rapport a été entrepris par la Société de l’Énergie et des Ressources (JSER) japonaise, une société représentant les scientifiques universitaires des domaines de l’énergie et des ressources.

    -Satellite Data Show No Warming Before 1997. Changes Since Not Related to CO2

    Bref on ne sait plus quoi croire, si ce n’est que rien n’est trop fou pour faire du pognon, pas même la guerre l’hitoire nous l’a prouvé .....


    • Lord_Mahuf Lord_Mahuf 16 mars 2009 17:48

      "Parlant de CO2, les taux actuels sont parmi les plus bas historiquement que la Terre ait connu. Ces taux de CO2 ont été normalement autour de 1000ppm et souvent encore plus élevés. Nous sommes sous la barre des 400ppm."
      Les concentrations dont vous parlez n’ont jamais été connues par l’homme. à l’époque des 1000ppm, il n’y avait pas grand chose sur terre que des dinosaures. êtes-vous un dinosaure pour souhaiter un retour à ces conditions ?

      Pour la suite de votre message, en effet, ça laisse perplexe ces rapports contradictoires...


    • Mouche-zélée 16 mars 2009 18:06

      C’est bien là tout mon problème .
      Je n’affirme rien je n’en ai pas les compétences, je m’interroge sur les multiples contradictions ....

      Bien entendu je suis pour le bon sens, dommage que nous ayons attendu si longtemps à réaliser que 80% de l’essence dépensée en énergie thermique inutile c’est un poil débile ...


    • bluelight 16 mars 2009 20:38

      Excellent commentaire .
      Mais qui n’explique pas pourquoi le catéchisme du chagement climatique a autant de succès .

      Voici pourquoi :

      pour éviter d’évoquer la catastrophe écologique première dont est responsable l’espèce humaine, qui serait décrite par des êtres intelligents extérieurs à la Terre comme une espèce nuisible et sans dignité : la destruction des espaces naturels et de la biodiversité par explosion démographique et consumériste, les deux étant en interaction (il faut exploiter des esclaves issus de l’explosion démographique pour produire toujours plus) .

      Extrême-gauche tiers-mondiste ou altermondialiste, pseudo-objecteurs de croissance, pseudo-écolos politico-médiatiques, courtisans des oligarches, gauche caviar et droite bling bling, extrême-droite religieuse ou nationaliste, tous dans la même catégorie, des imposteurs, qui se prosternent devant le tabou démographique .

      A lire bientôt sur AgoraVox un article sur ce sujet .



    • jcm jcm 16 mars 2009 21:05

      @ Mouche-zélée :

      Qui croire ?

      D’abord se renseigner, à toutes les sources possibles (et j’en cite quotidiemment sur la page en lien en fin de ce message).

      En se renseignant on évite d’écrire "normalement autour de 1000ppm" (il y a des courbes de concentrations en CO2 disponibles sur le Net pour qui voudrait les chercher).

      Il y a 4,5 milliards d’années la Terre existait déjà, avec problement une atmosphère naissante loin de celle que nous connaissons, et "elle ne s’en portait pas plus mal".

      Heureusement pour nous mais ce n’est vraiment pas notre problème.

      Par contre plus la teneur en CO2 est élevée plus l’effet de serre est intense, plus la température grimpe : là est "notre problème".

      Sachant que le rendement des céréales baisse de 9% pour chaque degré d’élévation de température nocturne, à quel prix sera le grain de blé ou de riz pour 400, pour 500, pour 600 ppm de CO2 ?

      Dommage, il faudra attendre que les rendements aient baissé de façon dramatique pour que des gens comme vous se disent que finalement, peut-être, si nous avons si faim, c’est bien "qu’il y a quelque-chose qui cloche"...


    • sisyphe sisyphe 17 mars 2009 12:09

      Enfin un article documenté, étayé, argumenté, sur les dangers et les nombreux problèmes de l’énergie nucléaire, et, donc, la necessité absolue de développer les énergies propres, naturelles, renouvelables... 
      Ca fait du bien, au milieu de tous les articles du lobbying incessant d’Areva et d’EdF...

      Merci à l’auteur. 


    • Kalki Kalki 16 mars 2009 14:13

      La question du rendement énérgétique est bien posé :

      Récupé 1 tiers de l’énergies SEULEMENT, et dissiper la chaleur au lieu de l’utiliser, voila bien encore une solution de l’age de pierre ou on a tout a profusion.
      Il faudra bien qu’on arrette de penser comme ca un jour...

      En meme temps faut il rapprocher les centrales (plus petite) des villes pour ainsi coupler à un reseau de chauffer/eau chaude pour récuperer presque 100% de l’energie.

      Toshiba invente la centrale nucléaire « de poche » http://www.linformaticien.com/Actualit%C3%A9s/tabid/58/newsid496/3567/toshiba-invente-la-centrale-nucleaire-de-poche/Default.aspx

      	 	 Des réacteurs nucléaires miniatures en vente libre
      http://www.lesmotsontunsens.com/mini-reacteurs-nucleaires-miniatures-en-vente-libre-etats-unis-2544


      Un reacteur à fusion fait par un étudiant de 17 ans ? (le reacteur consomme plus d’énergie qu’il n’en produit donc il ne s’autoentretient pas mais il fonctionne, la science n’a rien de complexe)

      http://www.bit-tech.net/news/hardware/2007/03/28/homemade_fusion_reactor/1
      http://www.fusor.net/
      http://brian-mcdermott.com/what_it_takes.htm
      http://brian-mcdermott.com/fusion_is_easy.htm

      • Kalki Kalki 16 mars 2009 14:22

        Multiplier les centrales c’est multiplier les risques, surtout si elle sont très pret des villes.

        On contrepartie de quoi ? Un meilleur rendement pour quelques années de plus ? Le combustible nucléaire n’est pas inépuisable non plus.

        Tout est affaire de risque. On le voit en bourse, le feu ca attire, ca réchauffe et ca brule des forets entière.



      • Eloi Eloi 16 mars 2009 15:01

        Multiplier les centrales c’est multiplier les risques, surtout si elle sont très pret des villes.

        L’énergie nucléaire est donc un moyen de limiter la consommation énergétique, et donc la croissance infinie, plus qu’une quelconque nouvelle "énergie gratuite".

        Il est d’ailleurs étonnant de voir la peur provoquée par 50 centrales nucléaires extrêmement contrôlées, surveillées, étudiées, entrenues, quand on la compare à d’autres "machines de mort" fabriquées par dizaines de millions, aux mains de certains individus au comportement adolescent, mal entretenus et tellement sujets à des pannes. Et qui elles tuent des milliers de personnes par an... L’automobile...


      • Eloi Eloi 16 mars 2009 14:57

         
        Océans et atmosphère n’ont vraiment aucun besoin qu’on les réchauffe à l’époque actuelle, et cette injection de chaleur doit être qualifiée de " pollution thermique ".
         
        Je me permets de recopier ici un petit post posé sur un article précédent (et fort intéressant) sur l’énergie des marées : ici
         
        ********
        Puissance recue (Ps) par la Terre du Soleil :
        Ps=E*(1-a)*S
        Où :
        E=1000 W/m² est le puissance surfacique reçue par la Terre du soleil
        a=0.3 est l’albedo terrestre
        S=4*Pi*R^2 est la surface de la Terre (en la supposant sphérique)
         
        On obtient :
        Ps=3.56*10^17 W
         
        Puisse énergétique mondiale en 2005 (toutes sources et vecteurs confondus) :
        Wm=11.43 GTep=4.79*10^20 J
        Soit :
        Pm=1.52*10^13 W=15.2 TW
         
        Pm/Ps=4*10^(-5)
         
        Nous consommons donc 0.004 % de l’énergie thermique issue du soleil. Nous avons donc relativement de la marge du côté de la production de chaleur issue de nos sociétés, si nous mettons de côté le fait que l’écosystème est une boucle de rétroaction potentiellement métastable (ce dont je n’ai absolument aucune idée en termes quantitatifs)
         
        **********
         
        Un " EPR " […] : c’est d’abord et avant tout une gigantesque bouilloire qu’il faudra, cycle de Carnot oblige, refroidir afin de récupérer une fraction, environ 35%, de sa puissance totale sous forme d’électricité. […] L’excédent de cette chaleur devra être évacué, ce qui pourra se faire dans l’atmosphère via des aéro-réfrigérants, dans les rivières ou en mer.
         
        Cette "ressource naturelle en source froide"sera exactement la même, que l’on utilise du géothermique profond, du charbon/pétrole/biogaz, du solaire par concentration... ou du nucléaire. Les paramètres variables étant uniquement :
        * la quantité de chaleur globale que l’on veut transformer en électricité
        * la densité de puissance de la centrale électrique
         
        Cet argument est donc un argument pour la décroissance énergétique, et non pas contre le nucléaire, puisqu’il est contre toute source d’énergie à partir de la chaleur...
         
         
         
        D’ailleurs pour ce qui concerne les très longues périodes la question des déchets nucléaire n’est pas résolue : il faut stocker des quantités non négligeables de produits dangereux pour des milliers d’années sans que l’on puisse savoir si les méthodes de stockage employées seront efficace à long terme...
         
        Une quantité non négligeable d’efforts sont dépensés afin de résoudre ce problème. Bien retenir que les recherches pour éliminer ces déchets et s’en servir comme source d’énergie (quelques milliers d’années) ont été stoppées en 1997
         
        Or nous assistons depuis quelques années à une effervescence, qui ne semble pas en voie de se tarir en dépit de la crise économique et financière actuelle, dans le domaine des énergies renouvelables (desquelles j’exclus le nucléaire, dépendant d’une ressource fossile*) qui est en voie de remodeler en profondeur le paysage énergétique.
         
        A propos de l’énergie, au niveau stratégique mondial, il faut prendre en compte les contraintes suivantes : 
        * du peu de maturité des énergies "renouvelables" : elles ne sont pas prêtes actuellement à prendre le relais (en termes d’implantation, rendements parfois négatifs, puissances insignifiantes…),
        * de la nécessaire décroissance : cette décroissance ne passera pas par les "ampoules basse énergie" ou autres "futilités" qui ne changeront rien : elles passeront par un changement de paradigme économique et de gestion de la population, au niveau mondial, qui ne PEUT pas se faire en peu de temps
        * du délai qu’il faut envisager pour ce genre de changement, délai qui dépasse largement les prévisions de Total de réserves de pétrole (et c’est dire)
        * du problème du relâchement de CO2 dans l’atmosphère
         
        Toutes ces contraintes forcent à admettre qu’il nous faut une énergie :
        * immédiatement accessible
        * puissante : capable de fournir des GIGAWATTS (et pas moins)
        * qui ne relâche pas des déchets immédiatement dans la nature par un pot d’échappement
         
        Et, mes excuses, il n’en existe aucune capable de tenir ces contraintes autres que le nucléaire :
        * Un EPR produira 1,5 GIGAWATTS (1500 Megawatts)
        * les déchets en terme de volume sont faibles, localisés et on peut les surveiller
        * les acteurs du nucléaires SAVENT qu’ils ne peuvent pas les laisser dans des caves pour des millions d’années et travaillent d’arrache-pied pour élaborer des technologies capables de les éliminer (avec des réacteurs rapides, nous aurions des milliers d’années d’énergie rien qu’avec nos propres déchets franco-français)
         
        Et il est plus ou moins évident que cette énergie nucléaire est TRANSITOIRE :
        * le temps que nous apprenions à changer nos économies, et la gestion de la population (tristement obligatoire)
        * le temps que nous apprenions à nous servir plus efficacement d’énergies renouvelables, ou de réacteurs à fusion type ITER ou de manière correcte du meilleur réacteur à fusion qui existe dans l’univers : le soleil (mais mes excuses, nous devrons alors passer par des systèmes de production d’énergie dans l’espace, sur Terre, sont rendement est excessivement mauvais ; et là, on en est loin, vu la baisse des budgets dans l’espace)
         
        Merci malgré tout à l’auteur.
         
         
         
        * à titre de curiosité intellectuelle, j’invite les lecteurs à consulter l’article sus-cité sur l’énergie marémotrice : on s’y rend compte que l’énergie marémotrice est donc une « énergie fossile »)
         
         
         



        • Kalki Kalki 16 mars 2009 15:25

          "Nous consommons donc 0.004 % de l’énergie thermique issue du soleil."

          Oui d’accord, cependant ne répétons pas l’erreur tout à fait typique dans un déni scientifique ( se basant sur la science actuelle, en système fermé) qui par exemple n’a pas pris en compte les risques de la pollution pour l’humain et le réchauffement planétaire . 

          Ca devait être des risques mineurs, inateignable qui n’arriveraient jamais, au grand jamais. Quel optimisme...

          L’espoir fait vivre, et l’optimisme tuerait il ?


        • Kalki Kalki 16 mars 2009 15:34

          C’etait une réflexion personnelle

          Il y a plusieurs voies vers la décroissance.

          La décroissance soit on l’accepte (comme inévitable) soit on se prend un décroissance en pleine face et de force.

          L’une voie est douce, l’autre plus raide.

          On peut se casser les pattes sur les 2 voies, la douce est trompeuse, la raide est rapide mais o combien dangereuse.

          On ne peut pas dire laquelle est plus dangereuse.

          Vouloir prolonger le grand reve américain ou il nous faut 10 planete pour en subvenir a une, c’est en quelque sorte, ne meme pas se lancer vers une de ses voies. Ca reporte le malheur, qui nous force a prendre la voie la plus raide. On repousse depuis longtemps, depuis qu’on s’est lancé vers la voie industriel/individualist/consumériste de masse ( jusqu’a produire ce qu’on à pas besoin et créer de nouveau besoin).


        • Eloi Eloi 16 mars 2009 15:37

          Oui d’accord, cependant ne répétons pas l’erreur tout à fait typique dans un déni scientifique ( se basant sur la science actuelle, en système fermé) qui par exemple n’a pas pris en compte les risques de la pollution pour l’humain et le réchauffement planétaire .

          Ce calcul n’est là que pour donner un vague ordre de grandeur : on ne peut bien sûr pas en tirer beaucoup plus d’information.

          0.004% du flux lumineux annuel, c’est très faible, quand on le compare aux fluctuations principales du soleil : tous les 11 ans, de 0.1%.


          Cependant, nous avons aujourd’hui les moyens de prendre en compte au moins une partie de ces risques, et bien plus que lors du début de l’ère industrielle où ce genre considération était inimaginable. Là peut se trouver une source d’optimisme smiley


        • Eloi Eloi 16 mars 2009 15:43

          @ Kalki

          je suis entièrement d’accord avec vous, et je ne suis préoccupé que par la constante de temps nécessaire au changement de nos paradigmes sur la croissance économique et de la population : toute une éducation et un ré-apprentissage qui n’est en aucun cas fait aujourdh’ui. Cette constante nous place au-delà des réserves ou de la consommation admissible de pétrole, et largement au-delà de la généralisation de toutes les pistes d’énergies renouvelables.

          Il y a donc un choix à faire. Et considérer que le nucléaire risque de multiplier la croissance est probablement un voeux pieux : c’est une énergie chère et qu’il faut surveiller. Et dont les réserves sont rares. Le nucléaire est plus une industrie de petits économes qu’on ne veut le croire.

          De toute façon, l’énergie facile, rapide et sûre, c’était le pétrole. S’il y en avait une autre de meilleure, nous l’aurions déjà utilisée. Quoi qu’il arrive nous en sommes donc à devoir faire des comptes d’apothicaires...


        • jcm jcm 16 mars 2009 19:34

          J’ai bien conscience que la quantité de chaleur rejetée par un EPR est infinitésimale par rapport à l’ensemble de l’énergie que nous consommons, et encore plus minuscule par rapport à l’énergie reçue par la Terre en provenance du Soleil.

          Là où elle devient nettement plus importante c’est lorsqu’il s’agit de la dissiper, et c’est le problème qui se pose par temps chaud lors du rejet en rivières.

          C’est le problème de la quantité d’eau indispensable pour constituer une source froide et la question de l’eau est (et sera) de plus en plus un énorme problème mondial : il nous faudra de plus en plus utiliser l’eau avec beaucoup d’efficacité et autant de parcimonie, tout en veillant à ce que la biodiversité souffre le moins possible de ces usages.

          Les rejets thermiques des centrales nucléaires peuvent paraître anecdotiques face aux masses océaniques certes, mais ces dernières sont déjà fort mal en point, soumises à un réchauffement qui les fait se dilater, qui pousse les espèces à migrer pour certaines ou à probablement disparaître pour d’autres (et l’on peut assez raisonnablement estimer que les manchots empereurs n’en n’ont plus pour très longtemps si le rythme actuel de réchauffement perdure).

          Ceci affecte aussi la capacité à absorber plus ou moins de gaz carbonique... : nous sommes au coeur d’un faisceau de contraintes très fortes et difficiles à résoudre.

          Mais je souhaite faire un parallèle avec une molécule médicamenteuse qui me soignerait et dont une fraction serait évacuée dans mes urines.

          10 mg par jour dont 3% rejoignent finalement la rivière : je pourrais estimer que "ce n’est rien".

          Pourtant nous sommes un certain nombre à utiliser cette molécule et l’on s’aperçoit qu’elle affecte fortement les poissons.

          Cette question de la chaleur émise n’a en fait que peu de rapport avec celle évoquée dans un autre article d’un ralentissement de la rotation terrestre à cause de l’utilisation de l’énergie des marées, à laquelle vous vous référez.

          L’inconvénient "source froide" sera au rendez-vous de toute production d’énergie dans un cycle thermique, et l’exploitation de la géothermie aurait également l’effet de tirer des profondeurs terrestres des calories qui y auraient dormi longtemps encore, pour les faire finalement aboutir dans les airs et les eaux, j’en suis bien conscient.

          Seulement il est d’autres cycles qui ne présentent pas cet aspect extractif : une centrale solaire thermique capte une chaleur dont une très grande part serait absorbée par l’atmosphère et quitterait d’autant moins la biosphère que l’effet de serre serait important.

          Par ailleur par sa taille toujours assez imposante (si l’on désire de la puissance) un champ de capteurs doit permettre de changer localement le climat : certains promoteurs de centrales solaires thermiques pensent ainsi convertir certaines zones désertiques en aires de maraîchage abritées sous les réflecteurs.

          Les retombées d’un tel couplage doivent également être prises en compte dans un calcul plus vaste que celui de la seule énergie électrique produite.

          Quelques milliers d’hectares de cultures maraîchères en zones désertiques, cela signifie une production agricole, des emplois, de la création de richesse pour beaucoup plus de personnes que n’en générera une centrale nucléaire.

          Il semble donc thermiquement, mais aussi économiquement et socialement, beaucoup plus raisonnable d’utiliser le rayonnement solaire que l’atome, et l’énergie éolienne quand à elle ne produit aucun rejet thermique.

          Enfin des projets comme TREC / DESERTEC largement basés sur des mix renouvelables et sur le solaire thermique ne se conçoivent vraiment que dans le cadre de coopérations internationales étroites et fortes : ce pourrait être l’occasion d’un projet à la hauteur de la construction de l’Europe (qui a commencé avec la CECA, ou Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) appliqué à l’ensemble du pourtour méditerranéen.

          C’est, disons le tout net, d’une envergure tout à fait démesurée par rapport au seul fait de construire un, deux, ou même trois EPR en France.

          Mais évidemment ce n’est pas à la portée de n’importe quel représentant de commerce : seule une personnalité politique d’envergure serait capable de fédérer autour d’une telle idée, et là... il faudra peut-être attendre...






        • Eloi Eloi 17 mars 2009 08:37

          @ jcm

          J’apprécie l’honnêteté de votre réponse, et à quelques détails près, je suis d’accord avec vous :
          * disons que si l’intensité énergétique humaine reste à son stade actuel, que l’on utilse n’importe quelle source thermique, cela ne devrait pas provoquer de bouleversement global, car notre apport calorique est négligeable sur le court terme. Qu’en est-il sur un millier d’années, la question vaut d’ailleurs d’être posée...
          * l’énergie nucléaire en France arrive à s’en sortir, à quelques petits problèmes près. Si nous envisageons une stagnation énergétique, voire à long terme une décroissance, ce problème de source froide devrait disparaître, nucléaire ou nous

          D’ailleurs pour pouser la réflexion :
          * si l’on couvre 10% du Sahara avec des miroirs pour faire du solaire à concentration, couplé un vecteur électrique, pneumatique, ou hydrogène, peut importe. Quel sera l’impact sur le "fragile" équilibre climatique, si l’on refroidit les déserts et réchauffe les zones plus froide ?

          Cette objection uniquement à titre intélectuel, puisqu’on en est bien loin dans les fait...


        • Eloi Eloi 17 mars 2009 08:39


          C’est, disons le tout net, d’une envergure tout à fait démesurée par rapport au seul fait de construire un, deux, ou même trois EPR en France.


          Entièrement d’accord, et c’est la raison pour laquelle j’affirme que, dans le délai (probablement plusieurs décennies) entre la fin du pétrole et la concrétisation de ce genre de projet (électricité à la prise et dans la voiture), nous n’avons guère d’autre choix que le nucléaire. C’est un avis pragmatique, veuillez le croire...


        • Eloi Eloi 16 mars 2009 15:31

          En fait il faut nous rendre à l’évidence : le nucléaire est une filière particulièrement riche en incertitudes qui portent sur des dangers à des niveaux aussi élevés que divers.

          Vous avez parfaitement raison. Mais maintenant il faut raisonner sur des arguments.
          * Quel est le risque réel de l’énergie nucléaire ? Sur toute son utilisation civile, le seul événement réellement catastrophique est Tchernobyl, dont la conception n’a rien à voir avec celle des réacteurs actuels et envisagés. Le deuxième, qui n’a donné lieu à aucune "fuite" radioactive, et est donc à envisager en "risque potentiel", est Three-Miles Island ; ce risque de fusion du coeur est maintenant éliminé dans la conception des EPR
          * de l’autre côté, imaginons que nos sociétés soient incapables de dépasser notre intoxication au pétrole et au gaz. Toute notre productivité chute alors au niveau de celle du Moyen Age. Nous seront alors incapables de soutenir la surpopulation mondiale qui se réduira alors de manière drastique par famines, guerres, maladies jusqu’au niveau de celle du Moyen Age. Quelques 4 milliards de morts totalement inévitables. Pire encore, la civilisation ne pourra émerger à nouveau que lorsque les stocks carbonés se seront reconstitués, dans quelques dizaines millions d’années. Autant dire que ce seront des dinosaures qui devront alors se poser la question...

          Quelle alternative avons-nous AUJOURD’HUI au pétrole ? Quelle énergie peut-elle être généralisée en moins de 30 ans, qui ne soit pas le nucléaire ? Qu’utiliserons-nous, pendant ces décennies où il faudra reconvertir toutes nos économies au renouvelable et à la décroissance, si nous n’avons droit ni au pétrole, ni au nucléaire ?

          Il est normal d’avoir peur de l’avenir, puisqu’il est à peu près évident qu’il ne ressemblera en rien au siècle précédent, en terme de paradigme de société. Là où est la question c’est, de quoi faut-il avoir le plus peur  ? Et s’il faut faire le choix entre des millions d’années de barbarisme et le risque (tout relatif) du nucléaire...

          Que vous vouliez des énergies renouvelables, c’est le cas de tout le monde, même les partisans du nucléaire, et cela j’en suis-sûr. Mais si c’était si immédiat (instaurable en moins de dix ans), ce serait déjà en route, ne vous inquiétez pas. Et pas la peine d’invoquer le lobbye nucléaire : il n’empêche pas de dépenser plus de 150 millards de dollars en 2008 pour les énergies renouvelables, ce qui est extrêmement encourageant, à mon sens.


          • Emmanuel Aguéra LeManu 16 mars 2009 17:00

            Quid de la chaleur souterraine ?


          • Kalki Kalki 16 mars 2009 17:10

            Oui mais pour le moment il y a très rarement eu de Contrat politique, ou de Vision politique sur le long terme.


            Il m’en vient a l’esprit surtout ceux que nos chauvins nous rabbachent : Le concorde, l’europe.

            Car nous en venant à la meme conclusion : il faut soutenir l’énergie nucleaire pour conforter la sécurité énergétique,
            MAIS PASSER aux énergie renouvellable.

            Et en fait je ne pense pas, qu’une "ENTREPRISE" ou une multinationnalle se lancerait sur cette, ca ne peut etre fait que par les état.

            Et pour avoir une qualité énergétique, on doit produire partout et par diverse source d’énergie renouvellable.

            Le projet trec
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Trans-Mediterranean_Renewable_Energy_Cooperation

            À partir d’études satellites exécutées par le Centre aéronautique et spatial (DLR) il a démontré qu’en occupant moins de 0,3% de la surface entière désertique de la région MENA, des centrales thermiques solaires pourront produire assez d’électricité et d’eau douce pour satisfaire aux demandes actuelles de l’EU-MENA, et aux augmentations des demandes que l’on attend dans le futur. L’utilisation des vents en Maroc et sur terre autour de la mer Rouge générerait des approvisionnements additionnels d’électricité. Les puissances solaire et éolienne pourront être distribuées en MENA et être transportées par des lignes de courant continu de haute tension (CCHT) à l’Europe en subissant des pertes de transmission totales qui n’excéderont pas les 10-15%.


          • foufouille foufouille 16 mars 2009 17:19

            @ eloi
            le lobby pro veut une rente eternelle sur le nuke
            le reste ils en ont rien a cirer comme les petroliers


          • Kalki Kalki 16 mars 2009 17:27

            De meme je voudrais appuyer sur le point le plus important (celui qui nous conduit au probleme actuel)

            La démographie doit etre "limité " par zone géographique (sans considération économique ou région riche pauvre).

            Elle doit tenir compte de l’énergie renouvellable disponible dans cette ou à proximité encore rentable.
            Des terre cultivable disponibles et de ce qu’on peut y faire pousser ( et de la valeur nutritionnelle de ces aliments).
            En tenant également en compte le coup en haut ( et les besoins énergétique pour en avoir, et les traiter).

            L’énergie pronenant du soleil pourrait etre le facteur le plus important finalement.

            Se rappeller que tout n’est pas énergie ... la chimie manquera si on y pense pas.

            VOILA, des prémices qui mériteraient beaucoup de travail encore pour creer une carte, edes limites hautes basses , et "moyenne" pour chaque zone géographique. (apparement personne ne l’as fait encore).


          • Eloi Eloi 17 mars 2009 08:54

            @ foufouille

            le lobby pro veut une rente eternelle sur le nuke


            Peut-être... Mais en arriver à ce genre d’argument ne fait rien avancer. d’ailleur cela montre que vous n’êtes pas contre le nucléaire, mais contre son lobbye. Méfiez-vous alors aussi du lobbye éolien qui va nous pomper de grande quantité d’argents pour alimenter son parc de centrales thermiques...

            De plus, à ceux qui ont des doutes sur la viabilité économique (je ne m’avance pas sur les autres critères) d’un système mixte nucléaire/renouvelable en cette ère de début de la fin du pétrole
            * la part dans l’énergie mondiale du pétrole/gaz/charbon est d’environ 88%, celle du nucléaire 6% et celle du renouvelable (hors hydroélecvtrique) de 1%
            * l’industrie (appelez-le lobbye, si vous voulez) nucléaire ne pourra sûrement pas prendre 100% du marché en moins d’un siècle
            (lourdeur et lenteurs des constructions et des procédures, lenteur du processur de R&D, manque de personnels qualifiés, ressources limitées)

            Je ne suis pas de cet avis, mais si certains ici pensent sérieusement que le renouvelable peut tout remplacer, la remarque la plus évidente est :
            * ALLEZ-Y !!!! Travaillez sur des principes d’énergie renouvelable, montez vos entreprises !!!! Il y a largement de la place (économique) pour vos convictions. Et en toute honnêteté, je serais ravi de lire des articles sur AgoraVox sur votre réussite, vos calculs d’impacts, vos prévisions, vos solutions techniques !!!

            Franchement, ca vaut le coup de ne pas perdre votre temps à vouloir abattre l’industrie nucléaire qui est finalement très réduite !! Passez le plutôt à réfléchir à toutes ces idées, et il y a matière ! Et je vous jure, que, même si je suis favorable au développement du nucléaire, cette injonction n’est en rien hypocrite !



          • Eloi Eloi 17 mars 2009 08:57

            @ Kalki

            Oui mais pour le moment il y a très rarement eu de Contrat politique, ou de Vision politique sur le long terme.

            Nos politiques sont tellement attachés à leurs rentes et leur privilèges qu’ils sont prêts à n’importe quelle prostitution pour récolter des voix. Si les concepts et les idées s’échangent, certains n’hésiteront pas à se coller sur la vague qui monte, sur leur petite "part de marché politique". Finalement ils ne sont rien d’autres que nos larbins. Pourvu que nous soyons intelligents, motivés et cohérents en groupe... Et ca, c’est notre travail de citoyen...


          • foufouille foufouille 17 mars 2009 15:00

            @ eloi
            le systeme est tellement ouvert que le francais qui a inventer le moteur a air comprime est parti en inde
            pour qu’une innovation soit accepte, il faut avoir un lobby puissant
            c’est tout juste si on encore le droit de recuperer les graines de son jardin
            alors il faut pas rever
            c’est pour ca que les eoliennes actuelles sont bases sur le systeme du moulin a vent
            comme pour le nuke c’est un lobby qui veut plein de fric sans les consequences


          • Eloi Eloi 17 mars 2009 16:10

            @ foufouille

            On ne peut ignorer ces lobbyes, je suis d’accord avec vous.

            Cependant, ce constat fait, on est content, le système est pourri (ce que tout le monde avec un peu de jugeote peut se rendre compte dès qu’il veut le faire). C’est bien. Que faire ensuite ? 

            Nier toutes les possibilités sous prétextes que des profiteurs viendront manger dans la soupe, c’est ne plus rien faire. Il reste donc une solution, bête, stupide : faire. Je crois qu’il n’y a pas d’autres choix.

            Nous débattons stérilement POUR, CONTRE ces solutions alors qu’il reste un monde à construire. Construisons plutôt. Et tant pis pour les profiteur.


          • foufouille foufouille 18 mars 2009 11:48

            @ eloi
            a part tous les tuer, je vois de solution
            chaque nouvelle solution est noyautee voire criminalisee


          • sobriquet 16 mars 2009 18:48

            C’est bien plus de deux tiers de l’énergie nucléaire qui est dissipée en chaleur : une fois qu’elle est convertie en électricité, il y a encore des pertes : dans l’acheminenement, les transformateurs, et encore au niveau de l’usager : chauffage, chauffe-eau, éclairages, moteurs divers, ordinateurs, blocs TNT, écrans, ... Et encore au niveau industriel : sidérurgie, cimenterie, ...

            En dernier lieu, quelle part de l’énergie produite n’est pas convertie en chaleur par l’Homme ? 1% ? 10% ?

            Et surtout, si toute l’énergie exploitable contenue dans nos ressources minières (charbon, uranium, ...) était convertie en chaleur, est-ce que cela aurait un impact significatif sur le climat ?


            • timiota 16 mars 2009 19:36

              Mais tout est converti en chaleur, c’est l’entropie. Une fois que vous avez regardé l’écran, les phtons ont chaufé votre rétine, et les neurones ont chauffé pour transmettre l’info au cerveau. Aucun doute.

              Seul le vivant semble "non entropique", bien qu’il le soit aussi, justq ’uil organise à partir de grand flux toute une topologie en partant du microscopique (ADN/virus) .

              Allez une petite exception quand même, pour frimer :
              il y a de l’énergie rayonnée vers le cosmos, celle qui échappe à l’éffet de serre, et nous évite d’avoir trop chaud (façon vénus ou dans une serre justement). L’atmosphère est transparentes dans certaines bandes de l’infrarouge (3-5 et 8-10 microns à la louche, le pic de l’émission thermique étant vers 10 microns à 300K). C’est précisément l’origine de la gelée blanche (surface du sol bien plus froide que l’air de la couche basse de l’atmosphère car l’air a du mal à rayonner thermiquement, alors que le sol peut , pour sa part, émeettre des radiations thermiques aisément, il est "bien couplé" (notion de corps "noir" et non gris, regardez des braises et vous voyez des variations de degré de rouge sur une même région chaude d’une buche en fonction de la légère couverture en cendre ou de la différence de composition du bois, donc du charbon qui en est sorti, suivant les essences et l’oxygénation du feu ...)


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 16 mars 2009 19:52

              Quarante % de l’humanité vit sous les cent mètres au dessus de la mer, et quatre vingt dix sept % ignorent ce risque. Ils n’en prendront conscience que quand les infos relateront tous les jours les disparitions d’îles paradisiaques et les catastrophes qu’engendreront le moindre coup de vent sur les tropiques. 

              EPR comme ITER ( 3OO emplois ouvriers ) sont des dossiers permettant à nos Autorités de détourner des milliards d’Euros. Avec tous ces financements collossaux, il deviendrait possible d’équiper chaque individu d’une partie mportante de sa consommation par production à domicile et par des voies alternatives. L’Etat se refuse à l’admettre car c’est la fin de nombreux abonnements...

              A noter l’absence de pro-nucléaire dans ce fil, ce qui déclare une baisse de soutiens aveugles aux lobbys puissants. Le CO2 est encore un argument facile pour fixer de nouvelles taxes dessus...Classique en matière de gouvernance !



              • Kalki Kalki 16 mars 2009 20:11

                Il y a au moin 2 pro nucléaire, moi y compris sur ce fil.

                Pro nucléaire par pragmatisme si il le faut.

                C’est vrai, aucun pro nucléaire pur et dur, sans contraste.


              • Eloi Eloi 17 mars 2009 09:23

                Quarante % de l’humanité vit sous les cent mètres au dessus de la mer, et quatre vingt dix sept % ignorent ce risque. Ils n’en prendront conscience que quand les infos relateront tous les jours les disparitions d’îles paradisiaques et les catastrophes qu’engendreront le moindre coup de vent sur les tropiques.

                C’est loin d’être un argument anti-électronucléaire

                EPR comme ITER ( 3OO emplois ouvriers ) sont des dossiers permettant à nos Autorités de détourner des milliards d’Euros. Avec tous ces financements collossaux, il deviendrait possible d’équiper chaque individu d’une partie mportante de sa consommation par production à domicile et par des voies alternatives. L’Etat se refuse à l’admettre car c’est la fin de nombreux abonnements...

                Regardez le prix des panneaux solaire individuel, chauffe-eau individuel, éolienne individuelle, retirez les subventions de l’Etat (puisqu’il y en a des tas), multipliez par le nombre d’habitants (60 millions), multipiez par la hausse des prix due à une multiplication de la demande (puisque l’offre ne suivra pas et que les subventions permettront des marges encore plus grandes pour les industriels), ca fait un paquet de centaines de milliards d’€.
                Avez-vous déjà fait une étude de prix sur du photovoltaïque sur votre toit ?

                A noter l’absence de pro-nucléaire dans ce fil, ce qui déclare une baisse de soutiens aveugles aux lobbys puissants. Le CO2 est encore un argument facile pour fixer de nouvelles taxes dessus...Classique en matière de gouvernance !

                Vos insultes sont des arguments faciles... Et d’autant plus ridicules que vous être probablement partisan d’énergies respectueuses...



              • jjwaDal marcoB12 16 mars 2009 22:03

                Non (pour répondre au titre).
                Le nucléaire est une source d’énergie marginale et appellée à le rester pour de nombreuses
                raisons. Si l’hypothèse du GIEC est bonne nos efforts au cours des 10 années à venir sont
                essentiels et on ne peut rien attendre du nucléaire à cette échéance. En comparaison l’éolien
                décolle et on pense installer pour 210GW de nouveaux équipements en 5 ans (+ de 500GW
                en 10 ans) Et le nucléaire ?...
                Le potentiel de Negawatts sur 10 ans est aussi énorme : songer que l’utilisation massive des
                composites dans l’automobile et le passage au moteur électrique diminuerait de plus de 50%
                nos besoins énergétiques dans les transports, ne parlons pas des gains dans l’isolation de l’habitat.
                S’il fallait remplacer les centrales à charbon US, indiennes et chinoises par du nucléaire cela
                aurait un résultat, mais on sait qu’on ne va pas dans cette direction.
                Par ailleurs le recours massif au nucléaire ou aux renouvelables ou un mix des deux ne
                suffira pas pour limiter nos émissions dans l’avenir à la moitié de nos émissions actuelles.
                Sans contre-émissions ou "émissions négatives" nous n’y arriverons pas.
                A part ça le nucléaire ne peut pas être installé partout et nécessite des investissements de
                départ très lourds. Les chinois ont les moyens et ont installé de l’ordre de 80/90GW de
                centrales à charbon pour la seule année 2007. On peut attendre longtemps qu’ils installent
                60 EPR/an et les USA ont viré le nucléaire du "stimulus énergétique" du nouveau président.
                Faut-il en rajouter ?


                • Le péripate Le péripate 16 mars 2009 23:12

                   Quand les Viking sont arrivés au Groënland, il y avait beaucoup moins de glace qu’aujourd’hui. 
                  Autour de l’an mille, il y a eu un optimum climatique qui fait passer notre époque pour un âge glaciaire. Et le siècle de Louis XIV a été surnommé le petit âge glaciaire. Et le climat a cessé de se réchauffer.

                  Bref, le climat change tout le temps.

                  Mais en même temps, je trouve marrant qu’il soit argumenté en faveur du nucléaire en utilisant les peurs millénaristes.

                  C’est une forme d’énergie qui est appelée à profondément évoluer. 

                  Je prends le pari que ce sera une forme majeure d’énergie dans l’avenir, et que les océans vont à peine varier. 

                  Chiche ?


                  • Le péripate Le péripate 16 mars 2009 23:18

                     Ah, oui, précision très importante : les courbes de CO2 suivent les courbes de températures, au lieu de les précéder, comme il devrait, si le CO2 était la cause du réchauffement.


                  • Pierrot Pierrot 17 mars 2009 09:16

                    à @ péricate,

                    votre hypothèse est invérifiable pour les fluctuations de températures des périodes anciennes (600 000 ans) du fait de l’absence de suffisemment de précision temporelle.

                    Par contre depuis 1980, cette hypothèse ne tient plus.
                    L’augmentation des émissions de CO (et de CH4, N2O, O3, CFC, HCFC, SF6 ...) est antérieure aux évolutions de la températures dans les baisses couches de l’atmosphère.


                  • Le péripate Le péripate 17 mars 2009 17:28

                     C’est curieux, parce 1980 ou à peu près est le virage a partir duquel les temprératures cessent d’augmenter (mesures satellites), ce qui fait d’alleurs préférer au GIEC les mesures au sol, au moment ou le maillage devient moins dense ! Et que donc la simulation par ordinateur prend le relais. Sans compter l’affaire maintenant fameuse des mesures russes d’octobre prises pour décembre... Sans commentaires.


                  • krolik krolik 16 mars 2009 23:30

                    Pour les déchets nucléaires, je vous mets un petit film à charger ici, ce n’est pas du podcast, il faut le charger.
                    Pour un comparatif des émissions de CO2 pour différentes énergies , je vous mets un document sérieux ici

                    Et puis pour l’allégorie je vous ici l’accord ENEL AREVA de coopération dans le nucléaire, papier publié par ENEL, où au détour d’un paragraphe on peut lire qu’ENEL participera en France aux cinq prochains EPR. Je ne savais pas qu’il y avait 5 EPR de prévus en FRance, peut-être que vous vous le saviez !!

                    A partir de 2013 il va y avoir la bourse européenne des droits d’émission de CO2. Il est vraisemblable que les Allemands vont vouloir investir dans des réacteurs en France pour pouvoir diminuer leur production de CO2. La bourse du CO2 va induire un vrai bazar..

                    @+


                    • Pierrot Pierrot 17 mars 2009 09:12

                      0 @ l’auteur,

                      L’auteur ne semble pas connaitre son sujet car les inexactitudes sont immences.

                      Il serait fastidieux de les relever et de les commenter.

                      Juste une à titre d’exemple :
                      l’auteur pense que le phénomène de décroissance radioactive de l’uranium dans les mines est le même phénomène physique de la fission nucléaire dans un réacteur !

                      Sur terre, il n’y a quasiment pas de fission naturelle et spontannée de l’uranium car ce phénolmène impose des conditions bien précises : apport de neutrons initiaux, thermalisation des neutrons lents par de l’eau, de l’eau lourde ou du graphite...
                      L’absorption de 2 neutrons excédentaires sur 3 émis par la fission par une substance dite neutrophage (bore, acide borique, cadnium etc...)

                      Cette méconnaissance du phénomène physique et les nombreuses autres fautes en font un article absurde, inutile et pervers.

                      Ne pourrait on pas introduire un comité de relecture des articles proposés avant diffusion ?

                      Cela éviterait ces articles obscurantistes faux et inutiles.


                      • xris123 17 mars 2009 10:56

                        excusez-moi, je ne suis spécialiste de rien, mais j’ai entendu dire que le secteur nucléaire produisant actuellement 2,5 % de l’énergie finale consommée dans le monde (avec environ 440 réacteurs), doubler le nombre de réacteurs ne reviendrait qu’à remplacer les existants, qui arriveront tous en fin de vie, le temps qu’on les renouvelle, vu qu’il faut 5 à 6 ans pour en fabriquer un, et qu’ils ne peuvent être construits que par 3
                        boîtes au monde, et encore... 450 nouveaux reacteurs ne feraient que recréer plus ou moins la même puissance, tout cela à grands renforts d’ingénierie pour laquelle les gens ne sont pas formés. (voir échec des chantiers des 2 premiers réacteurs en construction). Ceci induirait des risques, de la prolifération lors des livraisons de combustibles frais et usagés, des monceaux de déchets dont tous les spécialistes s’accordent à dire qu’ils ne sauraient les contrôler sur ne serait-ce qu’un millier d’années. (Qui saurait conserver la mémoire et l’intégrité des lieux d’entreposages, de leurs caractéristiques physiques, de leur contenu ?... Des gardiens du temple, comme dans les BD que je lisais il y a 30 ans ?)
                        Selon l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) si on triplait le nombre de réacteurs d’ici 2050, soit la construction de 30 réacteurs par an, au final cela éviterait qu’au maximum 6 % des émissions de CO2 pour une capacité de production couvrant environ 4 à 6 % de l’énergie finale consommée dans le monde. Tout en ayant absorbé une quantité colossale de pépettes pour instaurer une rente à vie aux fournisseurs d’énergie nucléaire, qui sont bien loin de provisionner aujourd’hui les démantèlements des installations auxquels les états devront (du coup !) faire face pour assurer la sécurité des populations.

                        L’alternative ne serait-elle pas de proposer les pépettes à d’autres secteurs énergétiques en particulier ceux de l’efficacité énergétique et des renouvelables, solaire passif, exploitation des gisements géothermiques pour Paris et ailleurs dans le monde, biomasse... Nous serions vraiment en situation d’indépendance, on créerait plus d’emplois à long terme, et les économies de CO2 seraient bien plus importantes, puisque les nouvelles productions énergétiques auraient un impact sur nos modes de vie, impacteraient notre bon sens et rompraient avec le dogme de la croissance sans limite, ce que je considère pour ma part comme une notion de progrès et non comme un éventuel retour à la bougie. (ce qui reste néanmoins difficile à chiffrer en termes d’économies d’émissions, mais j’y crois !)

                        Donc : soit on triple le parc d’ici à 2050 et on a 6 % d’économies de CO2 à 2050 dans une courbe de consommation énergétique qui continue à grimper allègrement, et qui repose exactement le même problème 60 ans plus tard sans avoir résolu quoi que ce soit, tout en ayant développé tous les principes d’une économie nucléaire basée sur le secret et les interactions avec le secteur nucléaire militaire.... Soit on fait le choix d’une société consciente des impacts de sa consommation énergétique, qui développe des systèmes de production d’énergie localisée et adaptée au site, en toute indépendance et par bon sens.

                        Etant donné l’urgence du changement climatique, je pense pour ma part que vendre et construire des EPR en criminel parce qu’il détourne des ressources au profit réel des économies d’émissions de GES.

                        Sincèrement,
                        CD


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