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Quand le train met à mal la Légende du Tour

Tour de France 1964. Parti le matin du 12 juillet de Brive, le peloton s’était lancé, dans l’après-midi, sur les pentes du plus connu des volcans d’Auvergne, le Puy-de-Dôme, redoutable « juge de paix », comme on disait alors en jargon, avec ses 4,100 km d’ascension finale à 12 % de moyenne. Et si le nom du vainqueur, le grimpeur espagnol Julio Jiménez, n’est plus connu que de quelques spécialistes, tous les amateurs de cyclisme ayant dépassé la soixantaine ont encore en mémoire le fabuleux duel qui a opposé sur le « géant des dômes » les deux grands champions français Raymond Poulidor et Jacques Anquetil dans un mano a mano entré dans la Légende du Tour. Un évènement sportif qui ne se produira plus : la route, au grand dam des fans de la « petite reine », va laisser place à un train à crémaillère.

Desservir le Puy-de-Dôme par un train n’est pas une nouveauté : dès le 19 juillet1907, une voie ferrée implantée au milieu de l’emprise routière reliait déjà, sur 14,7 kilomètres, la métropole auvergnate de Clermont-Ferrand au sommet du puy. Mais la ligne, électrifiée dès 1912, n’a jamais été rentable et son exploitation a dû être arrêtée en automne 1925 pour laisser la place, l’année suivante, à la seule desserte routière après démantèlement de la voie ferrée.

77 ans plus tard, le Conseil général, soucieux de valoriser le site, a confié à la société Thalès une étude de faisabilité sur la création d’un moyen de transport innovant alternatif à la route à péage. Dès 2004, le principe d’un train panoramique était arrêté, mais il a fallu attendre janvier 2008 pour que la société d’ingénierie québécoise Snc-Lavalin soit, au terme d’un appel d’offres, désignée par l’Assemblée départementale comme délégataire de service public dans le cadre d’une concession de construction puis d’exploitation, sur des rames automotrices suisses Stadler Rail, du futur Panoramique des Dômes !

Pourquoi un train à crémaillère  ? La question peut en effet se poser, eu égard au coût d’un tel projet : 80 millions d’euros ! Mais les réponses s’imposent de manière évidente. Écologique tout d’abord car le train répondra aux nouvelles exigences environnementales et pourra, par la mise en place d’un système de récupération, produire lui-même la moitié de sa propre énergie. Touristique ensuite car les clients, confortablement assis, découvriront au fil du parcours, à travers de grandes baies, la plupart des 80 puys qui constituent la chaîne montagneuse la plus étonnante de France. Sécuritaires enfin car nul n’a oublié le dramatique accident du car polonais tombé le 22 juillet 2007 dans un ravin au bas de la descente de Laffrey (Isère) en causant la mort de 26 pèlerins. Une catastrophe qui a toujours épargné le Puy de Dôme mais qui, sur une route à 12 % de pente, pesait comme une épée de Damoclès sur la tête des exploitants et des élus locaux. En outre, le train permettra de maintenir la desserte du puy en hiver, ce qui était évidemment impossible par la route pour cause d’enneigement.

Les travaux ont débuté dès le printemps de cette année 2010, obligeant les touristes suffisamment motivés pour visiter le géant à gravir, chaussures de marche aux pieds et sac au dos, l’antique sentier des muletiers, la route étant d’ores et déjà partiellement éventrée. Après la mise en pace de la première rame du Panoramique des Dômes au cours de l’été 2011, les travaux s’achèveront au printemps 2012. Et c’est en juin de cette année que les premiers touristes pourront partir à l’assaut du Puy de Dôme dans un train à crémaillère qui les amènera sans fatigue jusqu’à la gare souterraine flambant neuve du sommet. 

Nul doute que le succès sera au rendez-vous de cette spectaculaire innovation, à tel point que les chiffres de fréquentation du site – 400 000 visiteurs par an – devraient exploser. Et cela d’autant plus que le Puy de Dôme peut, depuis janvier 2008, s’enorgueillir du label Grand site de France, à l’instar des Gorges du Verdon, de la Cité de Carcassonne, de la Pointe du Raz, du Pont du Gard ou bien encore des Gorges du Tarn. Une étape, peut-être, avant que ce site exceptionnel sur le plan géologique et emblématique du Parc naturel des volcans d’Auvergne*, soit intégré au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le dossier est en voie d’inscription sur la liste indicative française, étape décisive avant transmission aux instances internationales.

Le Panoramique des Dômes aura donc eu raison de la course cycliste. Exit le Tour de France et les envolées de ses champions sur les pentes du géant de trachyte. Il subsistera certes une voie routière en parallèle à l’emprise ferroviaire, mais elle sera désormais réservée aux seuls secours ou à des véhicules de travaux. Qui plus est, l’actuel parking situé sur le plateau sommital aux abords des ruines du temple de Mercure va totalement disparaître pour être rendu à la nature. Impossible par conséquent d’organiser une arrivée d’étape sur le Puy de Dôme. Qu’à cela ne tienne, il restera toujours aux promoteurs du Tour le Mont Ventoux : aucun projet de desserte ferroviaire ne menace la route du géant provençal ! 

* Cf. Si les volcans d’Auvergne se réveillaient...  (avril 2010)

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14 réactions à cet article    


  • Waldgänger 22 octobre 2010 11:06

    Salut Fergus

    Je crois que de toute manière, la Société du Tour de France n’organisait plus d’arrivées au sommet du Puy de Dôme, je crois que c’était lié à la pente moyenne pour faire passer la caravane et les installations, ou quelque chose dans ce genre (route étroite ?), mais je ne suis plus très sûr.

    Il y a aussi une page intéressante au Puy de Dôme, même si elle est loin d’atteindre l’intensité dramatique de 1964. En 1952, une étape en fin de tour s’y termine, et Coppi, en faisant une fin de montée phénoménale, laisse sur place les ténors du peloton et rattrape les malheureux échappés.


    • Fergus Fergus 22 octobre 2010 12:17

      Salut, Waldgänger.

      Il est vrai que cela fait longtemps qu’aucune arrivée n’a été organisée au sommet du Puy de Dôme, en raison probablement de l’exiguïté de l’espace disponible au sommet. Cela dit, s’il n’y a plus d’arrivée de course professionnelle sur le site, il est possible que le Puyde Dôme reste ouvert dans certaines conditions aux cyclotouristes, cela sera décidé d’ici à 2012.

      Pour ce qui est de Fausto Coppi, impossible de ne pas être admiratif de ce grand bonhomme tant il était capable d’exploits magnifiques. Dommage que sa carrière ait été amputée de trois années de compétition durant la guerre !

      Bonne journée.


    • nataraja 24 octobre 2010 01:13

      Pour préciser il y avait la place ( le parking etait assez grand )pour une arrivée en haut car ASO avait proposé un dispositif allégé ( télés et cars coureurs au pied de la montagne) comme ca peut arriver pour les arrivées au ventoux ou au sommet d un col comme le tourmalet . ce n est certes pas une autoroute mais la route d acces n est pas trop etroite et la pente moyenne ne rebutait pas la caravane publicitaire puisque celle ci passe de temps a autre sur des routes similaires ( et heureusement car sinon ca serait triste sportivement) . Le problème c est que le directeur du parc naturel du puy de dome refusa categoriquement a plusieurs reprises que la fete du tour prenne d assaut ce massif protégé qui plus est sur une route a pèage depuis quelques années, pour info il est aussi question de renforcer la protection du parc du ventoux mais les collectivités locales assurent que les cyclistes amateurs et du Tour pourront toujours venir grimper la mecque du cyclisme , les habitants du coin et defenseurs de la nature pensent autrement etant donné les 20 tonnes de dechets et autres immondices improbables ( des canapés retrouvés !) ramassées durant les 3 jours suivants la course . A terme de plus en plus d endroits plus ou moins sensibles semblent interdit au Tour ( queyras , cevennes , bauges, chartreuse, mercantour..) , qui est de toute facon mort il y a quelques temps .


    • Fergus Fergus 24 octobre 2010 09:11

      Bonjour, Nataraja.

      Vous avez raison pour ce qui est du dispositif allégé qui permettait au Tour de gravir le Puy de Dôme. Qu’il ait été écarté de l’épreuve par la volonté du patron du Parc naturel ou pour toute autre raison n’aura d’ailleurs plus d’importance, l’arrivée du train réduisant la route à une voie unique. Une voie qui, comme je l’ai écrit dans un autre commentaire, devrait en théorie rester accessible aux cyclotouristes dans des conditions qui seront précisées d’ici à 2012.

      D’accord avec vous pour l’évolution très négative du Tour de France : cette épreuve ne fait d’ailleurs plus rêver les gamins.


    • ZEN ZEN 22 octobre 2010 11:18

      Salut Fergus

      Espérons que le projet aboutira, après la réalisation pharaonique d’un président mégalomano-narcissique
      Thalès remercie le Conseil général
      Je trouve le design du petit train bleu pyrénéen plus poétique...
      Vive l’Auvergne et ses fromages !
      Le Tour a d’autres tours dans sa musette...
      Bien à toi.


      • Fergus Fergus 22 octobre 2010 13:54

        Salut, Zen.

        Vulcania paraissait un projet démesuré lorsqu’il a été lancé, et sans doute n’eût-il pas vu le jour sans l’opiniâtreté effectivement quelque peu mégalomaniaque de Giscard. Et de fait, après avoir vu l’investissement tripler lors de sa réalisation, il n’a cessé, après des débuts prometteurs, de voir reculer le nombre des visiteurs, essentiellement pour cause de prix prohibitif.

        Par chance, l’éruption très médiatisée du volcan Eyjafjöll et l’intérêt concomitant pour le volcanisme ont donné à Vulcania un second souffle cette année. Mais, comme les cendres du volcan islandais, cela risque de retomber. A moins que l’arrivée du train sur le Puy de Dôme ne contribue à relancer Vulcania, distant seulement d’une vingtaine de kilomètres ? Peut-être verra-t-on l’émission d’un billet combiné qui pourrait être eu final une excellente opération pour les collectivités locales ?

        Cela dit, Vulcania (que je n’ai jamais visité) présente au moins un intérêt didactique vis-à-vis des écoles de la région, et cela au moins est une bonne nouvelle.

        J’avoue que je sèche sur le petit train bleu des Pyrénées (la Rhune est marron, Artouste est rouge...). Duquel s’agit-il ?

        Pour ce qui est des froamges d’Auvergne, tu prêches un convaincu, mais à condition de déguster des productions fermières et non de l’industriel pasteurisé !

        Enfin, le Tour a effectivement bien d’autres possibilités d’enflammer le public. je pense particulièrement à certaines routes du Pays Basque, peu empruntées, et qui offrent des pourcentages déments. Encore faudrait-il que cette épreuve ne finisse pas en eau de boudin, minée par les problèmes récurrents de dopage. A cet égard, le Tour, même s’il continue d’intéresser par le spectacle sportif, a déjà beaucoup perdu de sa crédibilité.

        Bonne journée.
         


      • ZEN ZEN 24 octobre 2010 12:00

        Fergus
        Bonjour
        Erreur de ma part
        IL s’agit du train jaune de Cerdagne, appelé le « canari »:Bourg Madame>La Tour de Carol
        A+



      • Fergus Fergus 24 octobre 2010 12:44

        Merci, Zen.

        J’avoue que je ne connais pas ce train, n’étant jamais allé dans cette région, un oubli qui sera sans doute réparé dans un avenir prochain.

        Bonne journée.


      • asterix asterix 22 octobre 2010 13:00

        Pourquoi un train à crémaillères ? Tout simplement parce qu’un train normal, même sur des rails à écartement réduit, n’est pas capable de monter des pentes de plus de 7 pour cent sans que ses roues ne patinent..
         


        • Fergus Fergus 22 octobre 2010 13:31

          Bonjour, Astérix.

          Vous avez évidemment raison : sur une telle pente, il devient impossible de faire rouler un train normal. De plus, la crémaillère apporte une incomparable sécurité d’usage en descente sans qu’il soit besoin de recourir à des systèmes classiques de freinage. Enfin, le train à crémaillère est utilisable en période hivernale sur des voies soumises au gel et aux précipitations.

          Les Suisses, fournisseurs du matériel roulant, sont d’ailleurs les grands spécialistes européens de ce type de locomotion, particulièrement fréquent dans l’Oberland Bernois (je pense notamment aux trains du Brienzer Rothorn, à celui de la Schynigge Platte ou à celui qui, au départ d’Interlaken, dessert le massif de la Jungfrau via, notamment les stations de Wengen et Grindelwald).

          Cela dit, il existe en France également de nombreuses lignes spectaculaires comme le train du Montenvers à Chamonix ou celui qui, par les gorges du Trient, relie Chamonix à Martigny en Suisse. Sans oublier le train basque de la Rhune et quelques autres...


        • jack mandon jack mandon 22 octobre 2010 18:37

          Fergus,

          Sans transition, le tour de France d’antan, la France d’autrefois, de ses héros d’après guerre qui poussaient allègrement leur machine, cerclés d’un boyau en diagonal de leur poitrail, comme les grenadiers d’un empire intemporel, bardés de lumière et d’acclamations, le visage transpirant et poussiéreux...avec cette foule hurlante, les français aime ça...gueuler.

          Un monde d’autrefois qui vit encore dans l’esprit des enfants d’un autre temps...les enfants d’hier avec la tête dans les études ou le coeur à l’ouvrage...qui regardent sans bien comprendre les enfants d’aujourd’hui.
          Les enfants d’aujourd’hui qui prennent les vieux de cinquante ans pour des ancêtres antédiluvien et foncent à la retraite sans passer à la case départ pour se retrouver vieux avant d’avoir rêvé, aimé, avant d’avoir pensé à la beauté de l’ouvrage.

          Je vous parle d’ouvrage, pas de travail, le travail c’est pour ceux qui croient que la liberté de choisir sa vie n’existe pas.

          Oui la beauté de l’ouvrage ça existe, mais les vocations des compagnons du tour de France ou du monde, ça ne fait plus rêver, qu’est ce qui fait rêver au fait ?

          En un mot, mon cher Fergus je répond à deux articles en même temps en mêlant les beautés fumantes de Vulcain dans un cadre aussi grandiose qu’inquiétant, papier que vous traitez avec sans doute un fond musical « l’après midi d’un faune » par exemple et les initiatives sociales humaines plus ou moins heureuses...

          les hommes travaillent dans l’approximation temporelle, la nature dans une éternité profonde et quelques fois cruelle.

          Et tous les deux se retrouvent dans le pouvoir et la tyrannie ambiante de Matignon, de l’ Elysée
          mais aussi de la rue, et puis y a qu’à et faut qu’on, mais ce dossier sur les retraites n’a pas été la tasse de thé des prédécesseurs de Nicolas Sarkosy....et les Français de brailler.

          Alors comme ça on va propulser des touristes dans ces décors encore vierges, c’est dommage, à moins d’être encadré, un touriste doit se sentir épié par un loup ou ours pour rester tranquille...les auvergnats se chargeront de veiller sur leur patrimoine...il parait qu’ils veillent au grain. Une idée reçue...quoi que ?
          Antoine Pinay, Georges Pompidou, V. Giscard d’Estaing...etc...tous de grands gestionnaires !

          Je vous avais prévenu, vous avez deux commentaires pour le prix d’un...sans supplément.

          Je pensais à vous, à vos articles, en poussant à l’instant ma bicyclette entre lac et montagne.
          Pour finir je me sentais plus près de votre dernier article que du précédent, la nature me détend et me nourrit, mes semblables me fatiguent...sauf vous, qui trouvez beaucoup d’écoute auprès de commentateurs assez différents les uns des autres, normal vous avez toujours un instrument de musique dans votre poche, quand ce n’est pas un orchestre symphonique.

          Une espèce de charmeur de serpent des temps moderne avec de la courtoisie sans modération...vous restez fidèle à votre passé mythologique irlandais.

          Pourtant un irlandais, ça castagne dans la fulgurance, c’est une image d’Epinal ou gaélique
          ou les deux à la fois. Rassurez vous je n’ai pas bu, c’est simplement l’effet de l’oxygène sur les neurones après un exercice physique soutenu.

          Merci et bien à vous


        • Fergus Fergus 22 octobre 2010 19:26

          Merci à vous, Jack, pour ce long et... dense commentaire.

          J’ai fait partie de ces gamins émerveillés par les « forçats de la route », ceux dont Jacques Godet (avec une certaine emphase) ou Pierre Chany narraient les exploits dans les colonnes de L’Equipe. Sans remonter aux boyaux en travers de la poitrine dans la traversée de la Casse Déserte, on croyait encore, dans les années cinquante et soixante, à l’éthique du sport. 1964 : les Anquetilistes contre les Poulidoristes. Je faisais partie des seconds, peut-être en raison de mes origines paysannes et par sympathie pour son accent limousin. Souvenirs...

          Curieux que vous parliez du Tour de France des compagnons au contact de cet article. Mais finalement pas étonnant car il y avait alors une similitude entre le parcours semé d’embûches qui amenait les premiers vers leur chef d’oeuvre, et cet autre parcours, lui aussi semé d’embûches, qui amenait le champion vers son chef d’oeuvre à lui, sportif et non moins admirable car pas (ou peu) gangréné par le fric : souvenez-vous, il arrivait encore que les courses se déroulent par équipes nationales !

          Oui, nous faisons assurément partie des gens qui aiment le travail bien fait, à l’ancienne, c’est à dire respectueux de celui à qui il est destiné, mais aussi respectueux de soi-même. Par chance, cette qualité-là, car c’en est une, n’a pas totalement disparu, mais ce n’est évidemment pas chez nos politiques actuels qu’il convient de la rechercher. Mais je préfère changer de sujet tant cela peut être déprimant...

          Malheureusement, les hordes de touristes ne seront pas propulsées dans des décors encore vierges car le Puy de Dôme est depuis des décennies une attraction prisée, et les marchands du temple y ont droit de cité. Mais l’arrivée du train aura cela de bon qu’elle s’inscrira dans un projet de réhabilitation sans précédent du site avec l’enterrement de la gare supérieure et surtout la destruction de l’immonde parking qui en dénaturait le plateau, à deux pas des ruines gallo-romaines. Le volcan y regagnera de la dignité et les Auvergnats de la fierté.

          Vous avez raison, la musique n’est jamais loin et, juste avant de revenir sur le net, j’écoutais des symphonies fort différentes, l’une de Gounod, peu connue, l’autre, d’inspiration épique, de Gossec, un compositeur que j’apprécie et dont il est fort possible que je parle un jour prochain.

          Pour ce qui est du pseudo de Fergus, je l’ai choisi parce que j’avais donné ce nom à un héros de BD dont j’avais commencé à écrire le scénario pour un copain dessinateur. Le copain est décédé prématurément, et j’ai gardé le nom par affinité pour ces origines celtiques (irlandaises mais aussi écossaises, plusieurs rois ayant porté ce nom) qui me vont comme un gant ; la preuve : je me suis installé en Bretagne bien que non breton, par goût pour les paysages, l’architecture et les gens que l’on y rencontre. Une bien belle région ! Et les Bretons sont un peu comme les Irlandais : francs du collier, fiables et fiers sans excès.

          Cordiales salutations, Jack, et bonne soirée.


          • Imhotep Imhotep 22 octobre 2010 22:22

            Etant né à Clermont Ferrand, je me souviens que l’on disait, pour faire fuir les touristes (bougnat accueillant mais …) que le Puy de Dôme allait se réveiller. Une brèche dans ses flancs le fera peut-être. Non ?


            • Fergus Fergus 22 octobre 2010 23:19

              Bonsoir, Imhotep.


              Au delà de la boutade, un réveil des volcans d’Auvergne reste évidemment possible (cf. mon article récent Si les volcans d’Auvergne se réveillaient... ) mais, malgré la proximité des dernières éruptions, cette menace est infiniment moins probable dans un avenir proche qu’un méga séisme à San Francisco. Quant au Puy de Dôme, il présente une belle épaisseur de trachyte qui n’est pas près d’être percée. Le volcanisme auvergnat ne risque par conséquent pas de faire fuir des touristes que les bougnats (j’en suis un également) ne cherchent plus à faire fuir depuis belle lurette.

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