Quand les américains nous promettent un Google Surpuissant
A en croire une propagande bien orchestrée par de multiples vidéos,
l’hégémonie de Google semble être la composante majeure de notre futur
digital. Il est intéressant de voir les productions d’un centre sur
l’histoire des médias aux Etats-Unis qui décline du prometeus ou de
l’EPIC à volonté. [1] On est en droit de se poser la question légitime
de savoir si ces vidéos essentiellement américaines ne sont pas au
final qu’une part visible de l’inconscient messianique américain qui baigne leur
civilisation.
On nous prédit en particulier un Google écrasant par sa puissante technologique tout ce qui se fait et se fera sur la toile, balayant Microsoft et se fiançant avec Amazon pour venir régenter le quotidien de tout les internautes du monde entier.
Il est vrai que pour l’instant tout porte à croire que cette prophétie se réalise : Google aligne les coups technologiques et commerciaux. Du "remarketing" aux services toujours plus affinés sur Google news ou Google Maps, le géant américain est entré dans une transe créatrice qui n’en finit pas de submerger nos habitudes et nous surprendre.
Google continue de piller allégrement les contenus propres de tous les journaux du monde entier en reversant des miettes de trafic à leurs auteurs.
Il est d’ailleurs amusant de voir la différence de traitement des lois anti-piratage qui s’attaquent sans sourciller aux péquins moyens qui téléchargent de la musique sans en tirer aucun bénéfice mais refusent de s’attaquer au plus grand pilleur ou pirate (c’est selon) qu’est Google qui, lui, s’en met plein les poches.
Il est bien connu que les lois anti-piratages sont largement issues du modèle américain de lutte contre le piratage et par conséquent avant tout mises en avant par des lobbies divers et variés pour défendre l’économie américaine seule.
Il n’est un secret pour personne que le plus grand annuaire de liens torrent, par exemple, pour les films piratés est bel et bien Google . Il suffit de chercher le nom du film plus "torrent" est vous avez accès à des liens de téléchargements.
Les vidéos oublient par contre que jusqu’à preuve du contraire le monde est toujours composé, et le sera toujours en 2050, composé d’hommes et de femmes qui sont le fruit d’une culture, d’un pays - avec des lois -, d’une religion, d’une conscience et que la technologie n’est pas à elle-seule l’unique et seul aliment de cette population .
Google en se posant, malgré lui ou volontairement, comme le porte-étendard d’un mode de vie et d’une vision du monde largement issue du modèle anglo-saxon ’américain’ se voit bel et bien et de plus en plus conforté comme le représentant d’un nouveau colonialisme américain ; un colonialisme ’digital’ qui impose par la technologie une vision tronquée de la vie des gens et du monde.
Ce problème deviendra donc à terme politique et culturel.
L’exemple ’chinois’ sous couvert de libertés d’expression - que Google n’avait pas hésité à bafouer auparavant - est symptomatique.
L’expulsion de Google de Chine n’est que le début d’une longue liste de pays qui suivront à terme car Google veut devenir un état dans l’état.
Le prochain pays sur la liste pourrait être la Russie si Google s’amuse à vouloir grignoter des parts de marché sur Yandex typiquement.
Google par son expansion devient une menace politique et joue, comme Twitter par exemple avec l’Iran, un rôle géopolitique majeur.
En basculant peut-être involontairement sur le terrain politique, Google vient de lancer la mécanique qui le fera reculer un jour , voire ’disparaitre’ car il peut devenir aussi l’enjeu pour l’Etat américain de négociation future avec ses partenaires.
En politique, il faut toujours se souvenir qu’on est toujours l’enjeu de quelqu’un et qu’on peut toujours être sacrifié au nom d’un intérêt supérieur (comme le démantèlement de Google au nom d’une loi Anti-trust ’sur mesure’).
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"En politique, il faut toujours se souvenir qu’on est toujours l’enjeu de
quelqu’un et qu’on peut toujours être sacrifié au nom d’un intérêt
supérieur"
Tout est dit dans cette phrase. L’informatique, comme je la connais, n’a été qu’une suite de jeu de coudes, de chaises musicales dans lequel on enlève à chaque fois une chaise. IBM pour le hardware, Microsoft pour le software, Google pour l’interware. Brel aurait chanté "Au suivant".
pourquoi l’europe est-elle incapable de créer un moteur de recherche européen qui lui serait propre afin de faire concurrence aux moteurs usa indien et chinois ?
Il y a d’autres moteurs de recherche : Altavista, Yahoo, Bing, Lycos et quelques uns moins connus car plus confidentiels. Le problème... A ce jour, Gogol est de loin le plus performant !
Ceci dit, à l’expansion-boomerang de la politisation, j’ajouterais un autre bémol : la pertinence des résultats. Car, outre les incidences publicitaires visibles, il n’est pas trop difficile d’occuper des bonnes places au hit parade des recherches si l’on sait comment fonctionnent les robots de classement.
"En politique, il faut toujours se souvenir qu’on est toujours l’enjeu de
quelqu’un et qu’on peut toujours être sacrifié au nom d’un intérêt
supérieur"
Tout est dit dans cette phrase. L’informatique, comme je la connais, n’a été qu’une suite de jeu de coudes, de chaises musicales dans lequel on enlève à chaque fois une chaise. IBM pour le hardware, Microsoft pour le software, Google pour l’interware. Brel aurait chanté "Au suivant".
Voltaire52, Je crois que vous oubliez que Google a bien plus de flèches à son arc qu’un moteur de recherche. Celui-ci n’était que la mise en jambe. Les moteurs de recherches, aujourd’hui, vous en avez des dizaines. Rien qu’en Chine Mais tout est une question de part de marché.
pourquoi l’europe est-elle incapable de créer un moteur de recherche européen qui lui serait propre afin de faire concurrence aux moteurs usa indien et chinois ?
Voila Le moteur d’origine française le plus utilisé.
Indexe plus de 120 millions de pages en français. Propose également un
annuaire thématique (le Guide Voila) comme la plupart de ses
concurrents. Avec le temps, les résultats sont de plus en plus
pertinents. Un bon complément à la base "française" de Google, Voila.fr
est idéal pour les recherches "grand public". La version
"expurgée" de toutes rubriques thématiques, bref une page style Google,
version test de futures fonctionnalités du portail Voila est Voilà
pour les Geeks (informaticiens fous). Voila est développé par
la société Echo,
filiale de Wanadoo.