Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Technologies > Quand les physiciens parlent d’un Dieu caché

Quand les physiciens parlent d’un Dieu caché

Une idée erronée ou approximative suggère que la science et la religion sont deux domaines séparés et que de surcroît, la pratique des sciences devrait éloigner les scientifiques de Dieu, à l’instar d’une certaine philosophie moderniste qui elle aussi, se réclamant de la raison, pense que la rationalité éloigne des fausses conceptions infantiles véhiculées par les religions et permet à l’homme de trouver son vrai chemin en ce monde bien incertain. La réalité est en fait bien plus contrastée et subtile. Nombre de scientifiques sont pénétrés d’une fois religieuse et quelques-uns n’hésitent pas à suggérer quelques ponts entre leurs recherches scientifiques et la quête d’un Dieu qui se dévoilerait dans on ne sait quelle improbable particule ou théorie. Si les connivences entre les scientifiques et « le problème Dieu » sont admises, elles ne sont connues qu’imparfaitement et c’est le grand mérite de l’ouvrage écrit par Jacques Arnould que de nous faire voyager dans cette étrange histoire des « noces ambiguës » entre Dieu et les physiciens. Car malgré le sous-titre de l’ouvrage : « Quand les scientifiques parlent de Dieu », il est question essentiellement des physiciens, notamment ceux du 20ème siècle. L’historien des sciences qu’est Arnould n’ignore pas que de rares biologistes ont évoqué Dieu mais ce sont les physiciens qui en parlent le plus, pour des raisons assez évidentes, qui sont le plus souvent esthétiques avec les mathématiques de la nature interprétées comme un signe du divin.

Le récit des liens entre les scientifiques et le religieux est un terrain parsemé de chausse-trappes. En théologien averti, Arnould a su éviter les pièges inhérents à ce thème faussement frivole dont l’exposition impose une connaissance non seulement des travaux scientifiques mais aussi des questions religieuses et plus précisément de la théologie. Le lien ambigu entre les savants et Dieu n’a pu se dessiner qu’à partir du moment où la science s’est affranchie, avec sa comparse la philosophie, des dogmes et de ce que l’on doit désigner comme théologie révélée, fondée sur les Ecritures. Cette époque est datée, elle court sur deux siècles, les 17ème et 18ème, avec l’avènement des théologiens séculiers. Descartes, Leibniz, Spinoza, Newton et d’autres figurent dans cette catégorie. L’émancipation de la Raison et l’avènement de la science n’ont pas « mis à mort » le Dieu de l’univers mais scindé la théologie (avec la religion) en deux branches, l’ancienne étant la théologie révélée, la nouvelle étant la théologie séculière dont une branche est une théologie naturelle, basée sur un sentiment esthétique de l’ordre dans la nature, grâce notamment à la gravitation universelle de Newton. C’est l’époque du Grand architecte vénéré notamment dans les loges maçonniques.

Entre le 18ème siècle et l’époque dont nous héritons se déroula l’éclipse de Dieu selon les termes employés par Arnould. Non pas que la religion ait disparu mais que les physiciens, enivrés de science positive mécaniste et réductionniste, se sont éloignés du divin mais aussi d’une interrogation sur le Tout de l’univers. Dans le courant du long 20ème siècle, la compréhension du Tout est à nouveau à l’ordre du jour et par voie de conséquence, lorsque l’universel se pointe, Dieu n’est jamais loin même s’il se cache. C’est la leçon que l’on peut tirer de ce livre racontant cette partie de cache-cache avec Dieu jouée par les physiciens et notamment les cosmologistes avec trois figures qui se détachent, celles d’Einstein, de Lemaître et d’Eddington. Cette étude s’avère aussi passionnante qu’un roman, elle regorge de détails, anecdotes et phrases prononcées ou écrites par ces physiciens qui, non content de trouver des modèles d’univers, se penchent sur des questions métaphysiques, sur le pourquoi des choses et sur le fait qu’elles soient devenues ce qu’elles sont. Hasard ou intention dans l’univers ? Telle est l’une des grandes questions du 20ème siècle avec la possibilité d’un Dieu de la Nature qui se distingue du Dieu de la Révélation. Si l’on suit les développements du lien tissé entre Dieu et les physiciens, on voit se dessiner quelques indices pour une seconde théologie naturelle, post-moderne évidemment, mais ce ne sont quelques indices car comme l’indique Arnould dans sa conclusion, ces physiciens n’ont pas cherché vraiment à construire une cosmo-théologie mais se sont plus à jouer avec ce divin qui continue à se cacher. Ne voyons pas une quelconque condescendance de l’auteur qui fait preuve d’une bienveillance à l’égard de physiciens dont il parle comme s’ils étaient ses amis. Qui sont des théologiens tout aussi amateurs que déguisés ajouterai-je.


N’attendez pas une réflexion poussée sur la physique ou sur Dieu. Ce livre parle de l’homme et plus précisément de ces physiciens tiraillés entre trois pôles, celui de la Nature et de la cosmologie, celui des Ecritures et celui de l’expérience vécue. Le cosmos mathématique suscite un émerveillement esthétique laissant accroire à la trace d’un Créateur (ou d’une Création) tout en nourrissant un embryon de théologie naturelle qui évidemment ira parfois se confronter avec la théologie révélée enseignée par les institutions religieuses, le Vatican en l’occurrence pour la religion à laquelle participe Lemaître. Ensuite, il y a le sentiment du divin, éprouvé différemment par un Einstein qui cherche la foi dans le cosmos alors que Eddington, en quaker averti, sait pertinemment que la foi est nourrie par l’expérience intérieure. Comme le précise Arnould, l’astronome Eddington, piétiste convaincu, s’en remet à la part mystique de l’âme plutôt qu’à l’œuvre de la raison. Sa foi le conduit à combattre les tendances matérialistes dans la science mais aussi à prendre position sur l’idée du big-bang qu’il trouve répugnante. En fait, Eddington se pose en juge arbitre signalant les « hors-jeu ontologiques et théologiques ». Il sépare bien la foi mystique liée à la transcendance de la foi naturaliste liée à l’expérience immanente du physicien.

Toute autre est la position de Lemaître qui en cette année 1927 décisive (congrès de Solvay sur la mécanique quantique mais aussi parution d’Etre et Temps de Heidegger) émit l’hypothèse de l’atome primitif. Une idée induite par la flèche du temps et la pensée d’un univers qui à l’origine, se serait trouvé concentré avant de se disperser conformément au second principe. Les oreilles du Vatican n’ont pas été sourdes à cette hypothèse si bien que Pie XII s’empara un peu trop vite de cet atome primitif pour en faire une sorte de preuve attestant du fiat lux. Ce qui eut l’heur de déplaire fortement à un Lemaître conseillant aux autorités pontificales de ne pas s’immiscer dans les affaires cosmologiques. Comme Eddington mais en empruntant un chemin différent, Lemaître s’est employé à éviter les confusions entre deux options théologiques, naturelle ou révélée, en précisant que les connaissances de l’univers ne sont d’aucun secours pour le salut humain et la rédemption. Si cela avait été le cas, Moïse et Saint-Paul auraient révélé la relativité affirma Lemaître avec cette docte boutade.

Le cas de Einstein est lui aussi très singulier. Avec une foi naturaliste inspirée de Spinoza qui bien évidemment, n’est pas en odeur de sainteté avec l’origine religieuse d’Einstein qui, déçu de ne pas avoir trouvé Dieu dans le cosmos mais surtout affligé par les événements du monde dans les années 40 avec le tragique sort de sa communauté, chercha son salut non pas dans le cosmos ou la Torah mais dans le sionisme, s’imaginant en saint juif après avoir décliné la présidence de l’Etat d’Israël. En fait, le Dieu que cherchait Einstein n’a rien de commun avec le Dieu raconté dans les Ecritures mais se rapproche du Dieu impersonnel panthéiste qui est censé gouverner la métaphysique de Spinoza avec l’harmonie de tout ce qui existe et notamment celle qui réunit l’âme et le corps. De la métaphysique il est aussi question dans ce portrait des physiciens. Avec une leçon à retenir. Arnould insiste sur les égarements visant à inventer un Dieu bouche-trou pour combler les déficits gnoséologiques de la physique. Le danger n’est pas tant pour une science qui sait s’y prendre pour se défendre contre la religion que pour une théologie qui tenterait de placer son Dieu au gré des contingences épistémologiques. Ce que l’opinion ignore, c’est que c’est la science (ou son principe) qui contamine la théologie, bien plus que l’inverse.

On retiendra trois couples, Eddington et le mysticisme, Lemaître et le concordisme, Einstein et le naturalisme. Trois manières de disposer la cosmologie et un domaine religieux comprenant la foi ainsi que la théologie. Par trois physiciens qui ont été sous l’influence de l’ancienne physique de Newton et de la nouvelle physique du 20ème siècle.

Et la mécanique quantique dans tout ça ? Elle intervient dans le chapitre 8 qui évoque le dialogue de sourds entre Bohr et un Einstein dont on connaît la célèbre formule, Dieu de joue pas aux dés ! Que dire de plus sinon que Einstein ne n’est jamais remis des quanta, se positionnant comme un farouche conservateur, nostalgique du déterminisme classique. Une nouvelle histoire a commencé après le décisif tournant des années 1960. La physique s’est mise en quête d’une théorie du Tout. Une physique qui a pris note du schisme entre théologies naturelle et révélée et qui s’est parfois orientée vers d’autres cieux, ceux des philosophies orientales, avec l’appui de la physique des particules dans le sillon du bootstrap de Chew et des recherches de Fritjof Capra sur le « Tao de la physique ». Dans les années 1970 apparaît aussi le principe anthropique qui suscita maintes controverses suite aux hypothèses de Carter selon lequel l’univers est réglé de telle manière qu’il permette l’apparition de la vie et de l’homme. On voit bien qu’il s’agit d’une transposition du Dieu personnel de la révélation qui soucieux de l’homme et le créant au Dieu cosmique qui crée les conditions pour que l’homme apparaisse. Bien que subtilement amenée, cette hypothèse ne paraît pas tangible mais l’étonnement des physiciens face au cosmos est tout à fait légitime. C’est le même étonnement « métaphysique » dont faisait état Aristote. Métaphysique parce que cette spécialité est dédiée au pourquoi des choses et non au comment qui concerne la science positive.

Finalement, une question reste sans réponse. Faut-il penser que le dialogue entre science et théologie est un dialogue de sourds, voire impensable ou impossible, ou bien existe-t-il d’autres pistes non explorées mais appréhendées ? C’est ce que laisse entendre l’auteur dans le chapitre 11 avec un passage obligé, celui du fameux colloque de Cordoue en 1979, deux ans avant le colloque de Cerisy sur l’auto-organisation. Je donne cette précision car ces deux rencontres n’avaient pas le même enjeu mais partageaient un souci de comprendre les choses en adoptant une démarche transversale. C’était le signe d’une époque marquée par la curiosité et les échanges interdisciplinaires dans un but de connaître le monde. Je ne suis pas certain que cet esprit soit encore très présent actuellement.

Dans ce dernier chapitre, Arnould prend une position éclairée et ouverte, en osant évoquer une mal-mesure des théologies monothéistes venant des scientifiques tout en citant les « bonnes paroles » d’un Carl Sagan critiquant l’étroitesse des conceptions dogmatiques avec un Dieu bien trop étriqué pour être à la dimension des enjeux cosmologiques universels. L’univers est bien plus grand et plus élégant que ne l’affirmaient nos prophètes. La position finale d’Arnould peut faire débat mais je la partage, notamment lorsqu’il propose une leçon de Proclus revisitée par Hillman sur l’unicité de l’univers et donc de la description qui doit en découler, qu’elle soit restreinte au Nomos ou alors élargie à la métaphysique, la théologie et le mystère. Il faut aussi mettre en garde le syncrétisme des religions qui s’adressent aux personnes. En ce cas, elles ne sont pas équivalentes et proposent chacune un sens de l’existence, que l’on soit chrétien, kabbaliste juif, mystique soufi, bouddhiste, hindouiste ou taoïste. Unicité pour le Dieu du cosmos, diversité pour le Dieu des hommes. Telle est la leçon de sagesse qui clôt ce passionnant livre.

Pour clore cette recension, un avis personnel. Si une métaphysique, voire une théologie émerge des sciences physiques, elle sera « Une » mais présentera certainement quelques « connivences ontologiques » avec toutes les théologies « révélées » à l’homme, les métaphysiques d’Orient ainsi que les spiritualités antiques comme celles de Platon, Plotin ou Proclus.

Paru chez Albin Michel, Jacques Arnould, Sous le voile du cosmos (2015)


Moyenne des avis sur cet article :  3.06/5   (35 votes)




Réagissez à l'article

104 réactions à cet article    


  • Aldous Aldous 1er avril 2015 09:09

    L’hellénisme chrétien de l’antiquité tardive avait déjà la même approche conciliant Dieu avec la science. Aristote et Platon étaient vu comme des précurseurs des pères de l’Eglise et Constantin dédiait sa cathédrale sainte sophie non pas à une sainte prénommée Sophie mais à la sophia de Dieu, la sagesse divine.

    Le scientisme moderne post-maçonnique réduit Dieu à un grand architecte. C’est bien commode : l’architecte ne vient jamais enquiquiner le propriétaire sur l’usage qu’il fait de sa création. Cette évolution a été assez paradoxalement préparée par le catholicisme qui a introduit à la fin du 1er millénaire un souverain pontife comme « tampon » entre la volonté de Dieu et celle des Hommes, (comprendre les rois). Tampon qui a permit aux politiques de continuer de violer les règles morales chrétiennes en toute tranquilité, puisqu’absoud par le pape. Un morale à deux vitesses, dure avec les modestes et bienveillante avec les puissants, qui a fini par déchristianiser l’Europe occidentale. 

    Dans le christianisme orthodoxe, où ce rôle du pape n’a jamais été accepté, cette dichotomie entre dieu et la sagesse (c’est à dire la morale dans la politique et pas uniquement la morale des moeurs) n’a jamais eu lieu. C’est pourquoi un Vladimir Poutine peut se retirer dans le monastère de Varlaam sans que cela ne surprenne les Russes, et qu’il en tire manifestement une réflexion sur la façon de gérer les crises actuelles qui a limité l’embrasement du conflit.

    • La mouche du coche La mouche du coche 1er avril 2015 15:12

      Attention, ce commentaire nécessite de RÉFLÉCHIR. je vais vous faire du mal mais la doctrine de l’évolution est une vaste supercherie. 

      .

      Les principales critiques des opposants à l’évolutionnisme me semblent recevables et toutes dirimantes (elles étaient d’ailleurs déjà formulées en son temps par Darwin lui-même et les évolutionnistes feraient bien de commencer par lire son livre ) :

      .

      • - Absence dans la nature de fossiles “intermédiaires” bizarres, imparfaits, avec des moignons, des bouts d’ailes, des écailles à la place de plumes, etc. que réclame obligatoirement cette théorie alors qu’on a plus de 150 ans de recherches archéologiques derrière nous.

        .

      • - Présence très ancienne par contre de fossiles très sophistiqués comme les araignées, oiseaux, etc. qui détruit l’idée d’une évolution allant dans le sens d’une complexification croissante de la cellule vers le mammifère.

      .

      Je devrais m’arrêter là, cela suffirait, mais il y a encore :

      • - Théorie darwinienne du HASARD, mot qui n’explique rien alors qu’une théorie scientifique digne de ce nom a pour mission de SIMPLIFIER et PRÉDIRE, ce que la théorie évolutionniste ne fait pas. Avec Newton, on peut prédire la trajectoire d’une pomme, que peut-on prédire avec Darwin ? En réalité le mot HASARD n’est qu’un mot-valise pour dire “je ne sais pas”. On pourrait le remplacer aussi bien par CARAMBAR ou DIEU. Cela expliquerait tout autant, c’est-à-dire rien du tout. Tout ceci n’est pas scientifique.

      .

      Devant de telles difficultés, les évolutionnistes devraient s’arrêter et chercher une autre théorie plus précise, plus scientifique et plus sérieuse, mais ils ne le font pas, et ceci nous alerte qu’ils ne sont plus des scientifiques mais de nouveaux clercs d’une religion absconse, comprise uniquement par eux comme sous l’ancienne Égypte. De ces religions bidons, l’histoire en est gorgée et l’évolutionnisme n’est juste que la dernière. Elle disparaitra comme les autres. 

      .

       smiley

      Pour aller plus loin, vous pouvez suivre le fil de commentaires ici ; http://www.agoravox.tv/culture-loisirs/culture/article/darwin-les-origines-de-l-homme-et-40181 et là : http://www.agoravox.tv/culture-loisirs/culture/article/une-video-plus-facile-sur-l-40194


    • JC_Lavau JC_Lavau 1er avril 2015 19:01

      La couche du moche : il suivait son idée. C’était une idée fixe, et il était surpris de ne pas avancer.

      Il s’imagine qu’à force de répéter son ignorance, il va nous convertir à l’ignorance.

      Si quelqu’un voit le moyen pour le réhabiliter et l’empêcher de mourir idiot, qu’il ait la charité de nous l’exposer ! Pour moi, La couche du moche est un cas désespéré.


    • La mouche du coche La mouche du coche 1er avril 2015 20:30

      @JC_Lavau

      Au lieu de vous croire intelligent, essayez plutôt de contredire mes arguments. Bonne chance smiley


    • JC_Lavau JC_Lavau 1er avril 2015 23:56

      @La mouche du coche.

      Lève-toi un peu plus tôt, et étudie la biologie, au lieu de prétendre qu’elle n’existe pas.


    • lermontov lermontov 2 avril 2015 00:27

      @La mouche du coche

      Les formes intermédiaires existent. In utero. Par exemple, le foetus humain a une queue à tel moment de son développement et la perd ultérieurement. Imaginons que pour des raisons qui le regardent, le hasard décide de conserver celle-ci. Tu ne retrouverais en ce cas aucun fossile intermédiaire.


    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 01:02

      @lermontov

      Le foetus de dauphin commence par avoir les quatre moignons de pattes. Mais il ne subsiste rien de ce début de pattes arrière sur le dauphin adulte.


    • lermontov lermontov 2 avril 2015 01:15

      @ JC_Lavau

      Quelle explication donnez-vous à cela ? ’La nature ne fait rien en vain’ [Darwin]


    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 01:29

      @lermontov.

      Ce slogan est idiot. D’où vient-il ?


    • Claudec Claudec 2 avril 2015 08:11

      @La mouche du coche


      Tout à fait d’accord.avec vous, quoi qu’en pense l’immense majorité de ceux qui, dénués de la moindre imagination autant que du sens de l’observation, ne peuvent que s’en remettre aux idées reçues.
      L’homme est une poussière d’étoile, comme les autres espèces peuplant, non seulement notre planète mais l’univers. Sa vanité l’a conduit, à s’inventer des dieux, et ses angoisses à en entretenir les cultes aussi primitifs que contradictoires, en ayant oublié en cours de route sa propre condition.

      Pour approfondir cette réaction  : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com


    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 11:03

      @La mouche du coche. Je suggère à l’outrecuidant prophète créationniste d’apprendre les bases de la sédimentologie, de la stratigraphie, de la pédogenèse, et de la tectonique. Que pour la première fois de sa vie il comprenne pourquoi non seulement la fossilisation est un phénomène rare, voire biologiquement et géologiquement scandaleux, et pourquoi il est encore plus rare que ce qui a pu être fossilisé, puis qui aurait échappé au recyclage par subduction ou métamorphisme, devienne accessible à la surface.

      Par exemple durant 70 millions d’années, depuis le Crétacé supérieur, les ancêtres du coelacanthe ne nous avaient laissé aucun fossile que nous ayons découvert. Ah oui bien sûr, c’est le dieu des trous qui s’est occupé personnellement de recréer la lignée coelacanthe à l’Holocène, peu avant que miss Latimer soit mise au courant de ce que les pêcheurs ramenaient dans leurs filets...

      Aux ratites et à quelques anatidés marins près, pratiquement aucune lignée aviaire actuelle n’a laissé de fossiles permettant d’en reconstituer l’histoire par les méthodes habituelles de la paléontologie. Bah oui : la plupart vivaient en milieu forestier, et leurs cadavres n’avaient aucune chance d’échapper au recyclage biologique complet. Pratiquement toutes les biocénoses réussissent à recycler le maximum de toutes les matières organiques, plus les phytolites siliceuses, plus les phosphates osseux, etc. N’échappaient à ce recyclage que des test calcaires dans certains fonds marins, et dans certains cas des squelettes de diatomées.

      Même les gisements houillers n’existent que par des conjonctions fortuites : failles actives et subsidence anoxique de mangroves lagunaires + recouvrement par des cendres volcaniques ou des épisodes rhexistasiques + absence de champignons (non encore inventés) sachant recycler ces couches de matériaux sédimentaires organiques dans un milieu fortement acide et réducteur.


    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 13:58

      @JC_Lavau.
      Phytolithes.

      Que celui qui n’a jamais commis de faute d’orthographe me jette la première pierre.


    • Gollum Gollum 2 avril 2015 14:03

      @JC_Lavau

      Ce qui veut dire d’ailleurs que ce que l’on a découvert n’est qu’une infime partie de ce qui a existé réellement…

      Pour la mouche signalons aussi les dinosaures à plumes bien avant l’émergence des oiseaux… smiley

    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 14:12

      @Gollum : « ce que l’on a découvert n’est qu’une infime partie de ce qui a existé réellement ». Voilà !


    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 14:16

      @JC_Lavau : champignons non encore inventés au Carbonifère. Ils existent depuis.
      Cette précision était oubliée dans mon texte d’hier.


    • lermontov lermontov 2 avril 2015 16:14

      @ JC_Lavau

      Ce slogan est de cet idiot d’Aristote ; mais vous retrouvez cette idée dans tout Darwin (je suis allé vite en besogne).

      Ex : « Grâce à cette lutte, les variations, quelques faibles qu’elles soient et de quelque cause qu’elles proviennent, tendent à préserver les individus d’une espèce et se transmettent ordinairement à leur descendance, pourvu qu’elles soient utiles à ces individus dans leurs rapports infiniment complexes avec les autres êtres organisés et avec la nature extérieure. [...] J’ai donné à ce principe, en vertu duquel une variation si insignifiante qu’elle soit se conserve
      et se perpétue, si elle est utile, le nom de sélection naturelle,
      [...] » (in Origine des espèces, III, La lutte pour l’existence).

      Donc, les pattes du dauphin foetus ?


    • Gollum Gollum 2 avril 2015 16:20

      @lermontov

      Donc, les pattes du dauphin foetus ?

      Ben justement le dauphin adulte ne les a plus les pattes en question.. Cela répond-il à la question ? Something else ? smiley

    • lermontov lermontov 2 avril 2015 16:35

      @ Gollum

      Ca ne répond pas à la question.


    • agauchtoute agauchtoute 3 avril 2015 18:40

      @La mouche du coche

      si les physiciens se mettent a penser comme les pretres imans rabbins rien ne va plus !

      les dieux vivent cachés ??? bien sur ils n’existent pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!

      c’est l’avantage qu’ils ont  : certains parlent de « dogmes »

      quelle naiveté !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • JC_Lavau JC_Lavau 4 avril 2015 02:49

      @agauchtoute. « si les physiciens se mettent a penser comme les pretres, imans ou rabbins, rien ne va plus ! » Aussi il y a des domaines où ça ne va pas du tout.

      La maturité scientifique, ça ne tombe pas tout cuit dans s’bec.
      Il y faut plein de désillusions, de corrections des erreurs précédentes  ; il s’en faut de loin que toutes les branches scientifiques, ou à prétentions scientifiques, soient de maturités équivalentes. C’est probablement la biologie qui a conquis le plus tôt sa maturité scientifique, quand Thomas Huxley a sû reconnaître avec humour que son « Bathybius, je l’aimais bien, je l’ai même porté sur les fonts baptismaux », mais ne tiendrait pas les promesses qu’on attendait de lui : ce n’était pas un protoplasme primitif, mais du précipité de sulfate de chaux.
      La tectonique et la géophysique ont conquis leur maturité scientifique dans les années septante, quand les géologues ont eu à jeter dans les poubelles de l’Histoire, leur dogme protéiforme de géosynclinal à toutes les sauces.
      Je pourrais multiplier et diversifier les exemples. Plusieurs hérissent les fanatiques crédules qui plombent Agoravox, et qui ne tolèrent pas qu’on ébranle leurs mythes préférés.


    • Gollum Gollum 1er avril 2015 10:38

      Texte intéressant. Qui montre qu’un vrai scientifique a souvent des aptitudes métaphysiques et philosophiques contrairement aux guignolos « scientistes » ici sur Avox qui viennent souvent pourrir les commentaires..


      L’historien des sciences qu’est Arnould n’ignore pas que de rares biologistes ont évoqué Dieu mais ce sont les physiciens qui en parlent le plus, pour des raisons assez évidentes, qui sont le plus souvent esthétiques avec les mathématiques de la nature interprétées comme un signe du divin.

      Ben oui. Déjà les Nombres étaient l’expression même de Dieu chez les Pythagoriciens, avec la Géométrie chez Platon.. Idem chez Plotin. On en retrouve des traces dans la tradition juive avec des nombres qui sillonnent les textes, souvent des nombres triangulaires, que ce soit le 666 de Salomon que Jean reprend dans son Apocalypse.. ou les 153 poissons de la pêche miraculeuse de Jean. La Kabbale elle, marie le Verbe et le Nombre par la Guématrie.

      Sur la recherche du Tout par les physiciens. Je pense qu’il s’agit d’une utopie. Le physicien est coincé par la rigueur même de sa pensée et des ses démonstrations éventuelles. Or si l’Univers comporte éventuellement des aspects psychiques, spirituels, amoureux, poétiques, artistiques, symboliques, etc… il est bien évident que ces aspects là pourront difficilement se retrouver dans une seule équation de physique aussi subtile soit-elle…

      Aussi : Comme le précise Arnould, l’astronome Eddington, piétiste convaincu, s’en remet à la part mystique de l’âme plutôt qu’à l’œuvre de la raison.

      Et il a bien raison car tout ce que je viens d’évoquer ne peut être saisi par la raison mais bien par une intuition intellectuelle « globale » qui appréhende le Tout par en haut et non pas par la raison qui est d’en bas. Ceci dit, il faut utiliser au maximum la raison pour en faire un tremplin afin d’accéder à l’Un. C’est du reste ce qu’ont toujours proposé les gnoses de toutes les époques. La Guématrie kabbalistique notamment par la profusion des rapports entre nombres et lettres provoque un état de conscience propre à accéder à cette Unité.

      Vous évoquez le colloque de Cordoue et de Cerizy. Je serai assez d’accord avec vous sur le fait que les choses semblent sommeiller en ce moment.. smiley

      Quant à moi la meilleure solution me semble du côté d’Abellio, qui a su désocculter les anciennes gnoses antiques dans un langage moderne en mettant en valeur une structure universelle à l’œuvre dans le monde phénoménal.

      La différence essentielle quand même entre gnose et sciences c’est que la première est éminemment qualitative alors que les secondes sont quantitatives. Que pour la première étudier les textes ne suffit pas, il y a un saut qualitatif à faire. Alors que pour les secondes, tout se trouve dans les livres. Le seul obstacle étant le niveau intellectuel du prétendant..

      Bref, nous sommes dans deux mondes qui ne communiquent guère. 


      Vous verrez ici sur ce lien un chapitre du physicien Basarab NICOLESCU : Raymond Abellio et la conversion de la science.

      En conclusion Nicolescu se demande : conversion de la science ou du scientifique ?

      Bien évidemment il s’agit du scientifique. La science restera toujours la science de par sa nature même et qui ne peut changer

      Quand je lis vos textes j’ai l’impression que vous êtes toujours dans cette utopie, et cette confusion, de vouloir réformer quelque chose qui n’est pas réformable.

      Le but de la science est d’expliquer le monde extérieur. Pour la Gnose il n’y a plus de monde extérieur et c’est l’Homme qui doit muter et accéder à une surhumanité, dont Nietzsche avait envisagé la venue.. D’ailleurs Nietzsche avait bien compris que dans cette tâche le savant était à la ramasse

      Être un savant suppose une immense érudition dont l’unification peut laisser à désirer. C’est le propre des phénomènes extérieurs de toujours aller vers une pluralité et une diversité qui éloignent de l’Un. Idem pour les techniques, fruits des sciences, éminemment plurielles et efficaces, et donc diaboliques par essence et catastrophiques et destructrices sur le long terme. Alors qu’une Gnose traditionnelle recherche toujours l’Un, parce qu’elle a postulé l’Un dès le départ.. 

      Alors que le scientifique, notamment le physicien, a la nostalgie de l’Un parce que cette pluralité appelle une unification, unification qui n’arrive jamais… 

      L’abondance des particules sub-atomiques notamment est une image assez parlante de cette pluralité, quasi babélienne, et fourvoyante.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er avril 2015 14:05

        @Gollum

        Cher Gollum, utopie certes, mais je compte bien là réaliser avec d’autres. La science conduit vers l’universel, il faut juste trouver la voie et aller jusqu’au terme de l’énigme du monde pour rejoindre le mystère de l’universel

        Cela ne passe pas par une réforme mais une refondation de la science avec les ordres manifestes et cachés.


      • Pyrathome Pyrathome 1er avril 2015 14:48
        Quand les physiciens parlent d’un Dieu caché

        .

        Caché au fond de chacun d’entre-nous ainsi que dans tout ce qui vit dans l’univers et en Navarre..... smiley


        • Emile Mourey Emile Mourey 1er avril 2015 15:16

          @ l’auteur


          Intéressant. En ce qui me concerne, le titre m’interpelle puisque j’ai publié deux ouvrages intitulés, l’un « Dieu rayonnant », l’autre « Dieu caché », portant notamment sur une interprétation « humaine » de l’ancien testament, ainsi que sur les chapiteaux romans, avec une conclusion non formulée mais en filigrane sur « Ce qui nous dépasse ».

          En revanche, les évangiles, si on faisait un effort pour mieux les comprendre, pourraient être la première tentative, évidemment bien maladroite, d’une réflexion théologique sur l’esprit et la force vitale (Je suis la vie !... L’esprit est comme le vent...).

          • JC_Lavau JC_Lavau 1er avril 2015 18:47

            Quand j’étais minot, les « bons » livres autorisés expliquaient qu’être passés au cours de l’Histoire de plusieurs dieux à un seul dieu, c’était un vachedé progrès. Mais ils défaillaient à expliquer que passer d’un seul dieu à zéro dieu, c’était un progrès au moins aussi appréciable. Ils étaient infoutus à penser l’animisme, et à sortir de l’animisme.

            Le premier auteur à nous expliquer en détail l’animisme et son emprise tenace sur nos traditions mentales fut Jacques Monod, dans « Le hasard et la nécessité ».

            Aussi longtemps qu’on traite de comprendre, prévoir, modéliser, traquer ou éviter d’autres animaux, la projection animiste fait bien l’affaire. Echec cuisant pour comprendre les orages, la météo, les montagnes, la mer, le Soleil... Tout le reste, en somme.

            Au long de l’évolution technologique du Néolithique, et de la révolution démographique et politique qui s’ensuivait, les nouveaux princes, le clergé et les artisans ont rusé : ils ont appris ce qu’il fallait d’astronomie, de météo, d’hydraulique, de chimie des métaux et des céramiques... Mais les princes avaient besoin des clergés pour faire la guerre, et maintenir leurs peuples sous domestication. Ainsi l’animisme a persisté jusqu’à nos jours, pour les besoins des politiques, et par la pesanteur interne des clergés, préoccupés de maintenir leurs privilèges.

            Quelques innovations mineures : à présent c’est à vous faire croire à une déesse Gaïa et à ses colères, à un « Réchauffement Climatique Anthropique » miraculeusement médié par le méchant dioxyde de carbone, à une « acidification des océans » non moins miraculeusement médiée par le même méchant dioxyde de carbone que sont occupés les nouveaux clergés aux ordres des oligarques. Moyennant de scandaleux privilèges dans la carrière académique et pseudo-scientifique, des membres du dit clergé, achetés et payés pour mentir aux peuples.

            Comme tous ceux qui l’ont précédé, ce clergé ment comme un congrès d’arracheurs de dents, ou de psychanalystes freudiens (ou lacaniens). Comme tous les autres, il échoue dans toutes ses prophéties, invariablement démenties par les faits.

            Il y aurait largement de quoi s’interroger sur la structure des délires animistes, et les délires collectifs dans la pensée de meute (group-think) de ces clergés qui persistent à vous vendre des dieux.

            Naturellement ni Dugué ni les auteurs qu’il vous vante, ne font ce travail d’analyse et de critique : Comme les Bogues damnées, lui aussi veut tirer ses revenus de ce genre d’escroquerie...


            • lermontov lermontov 2 avril 2015 00:17

              @JC_Lavau

              Donc, si j’entends bien, l’invention de l’agriculture a mécaniquement généré un accroissement de la population et un changement d’organisation de la société ?

              Merci d’expliciter.


            • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 00:55

              @lermontov.
              « Mécaniquement » n’est pas l’adverbe approprié.
              En revanche la causalité fut bien comme vous l’avez dit ; c’est un fait très bien établi.
              D’une économie paléolithique à des économies agricoles, la population qu’un territoire pouvait nourrir a été multipliée par cent au moins.
              D’où des problèmes politiques entièrement nouveaux. Sans parler des nouveaux problèmes sanitaires, quand des bactéries ou des virus ont franchi la barrière génétique depuis les animaux domestiqués vers les humains.

              Les premiers empires dont on ait des traces archéologiques, avec des villes notables, furent des empires hydrauliques. Sur l’Indus, une civilisation agricole hydraulique avait totalement disparu des mémoires. Celles du Tigre et de l’Euphrate ont laissé des traces mieux connues. Celle d’Egypte est de loin la plus connue. Celle de Cnossos (Crète) n’a pas résisté au tsunami levé par l’éruption du Santorin. Il y en a eu aussi sur la plaine alluviale du Danube. On ne retrouvera sans doute jamais les traces archéologiques recouvertes par la Mer Noire, quand le Bosphore a cédé et s’est ouvert.

              La guerre aussi est essentiellement une invention néolithique.


            • lermontov lermontov 2 avril 2015 01:20

              @ JC_Lavau

              Je pense à autre chose : le passage du matriarcat au patriarcat a entraîné la sédentarité et donc la nécessité de survivre à demeure donc l’agriculture, etc.


            • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 01:31

              @lermontov.

              Cela me semble aussi faux que possible.


            • lermontov lermontov 2 avril 2015 16:09

              @ JC_Lavau

              Vous pourriez argumenter. Et m’exposer votre affaire concrètement.


            • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 19:41

              @lermontov.

              Aux enfers grecs, remplir un tonneau percé était le supplice des filles de Danaé.
              Je ne suis pas volontaire pour consacrer des années à remplir bénévolement un panier percé. Ou tu t’instruis, ou pas. Mais comme une personne autonome.


            • lermontov lermontov 2 avril 2015 22:53

              @ JC_Lavau

              ’D’une économie paléolithique à des économies agricoles, la population qu’un territoire pouvait nourrir a été multipliée par cent au moins. : cause du passage de telle économie à telle autre ? Le reste, c’est ce que l’on appelle une conséquence. Et à moins que vous ne me sortiez cette causa prima, votre affaire n’est qu’un roman dont la seule vertu est d’être logique, sanctifiée par l’autorité Science, tenue pour vraie par le vulgaire.

              Comme je vous l’ai dit, je tiens le passage du matriarcat au patriarcat comme cause de la sédentarité. J’aurai plaisir à voir votre culture - et non votre instruction - à l’oeuvre pour démolir ce point.

              Vous n’avez rien dit plus haut concernant les 4 papattes du foetus dauphin.


            • JC_Lavau JC_Lavau 3 avril 2015 01:31

              @lermontov.

              Et tu vas me payer combien pour te tapiriser sur toute l’archéologie, toute la biologie, toute la géologie, toute l’économie paléolithique puis néolithique ?

              Et même si tu me payais, je m’en fous de ton fric, je n’ai plus de temps à consacrer aux cas désespérés.


            • lermontov lermontov 3 avril 2015 10:30

              @ JC_Lavau

              Vous agitez l’eau pour la troubler et faire croire à la profondeur ; mais il n’y a rien derrière, visiblement.

              Hormis les quelques fois où vous jargonnez pour faire croire que, ce ne sont de votre part que jugements moraux. Ce n’est pas très scientifique. On vous demande des faits, pas des opinions de café de commerce.

              Vous devez avoir une grosse tête, ’toute l’archéologie, toute la biologie, toute la géologie, toute l’économie paléolithique puis néolithique’. Entre autres, puisque vous savez tout à la mesure de l’ignorance de l’Autre. Je serais curieux de connaître votre volume cérébral, histoire de le comparer avec celui du premier sapiens, un certain Adam. Et je n’ose imaginer ce volume chez votre descendance avec tous les livres griffonnés depuis des lustres ! Moi, je suis plutôt adepte du ’La première chose que je sais est que je ne sais rien’ (d’un autre idiot grec, Socrate ; je le précise charitablement pour vous éviter de donner à voir votre -sic - ’instruction’.)

              [Etrange majesté que la votre, l’écume aux lèvres, quand même. Jacadi ’La majesté est silencieuse ou bien déchue’. ]


            • bourrico6 3 avril 2015 10:41

              @lermontov

              Je pense à autre chose : le passage du matriarcat au patriarcat a entraîné la sédentarité et donc la nécessité de survivre à demeure donc l’agriculture, etc.

              Ce ne serait pas plutôt à vous d’argumenter un peu ?
              Parce que vu d’ici, votre phrase n’a aucun sens, on dirait du « petit charles »


            • lermontov lermontov 3 avril 2015 11:32

              @ bourrico6

              L’objet du matriarcat est d’empêcher la relation entre fils et mère via la transmission d’identité. Cette identité de lignée maternelle se transmettant également aux filles, l’exogamie devient donc une nécessité.


            • bourrico6 3 avril 2015 11:39

              @lermontov

              euh... on va arrêter la hein, vos explications m’embrouillent plus qu’autre chose.


            • lermontov lermontov 3 avril 2015 12:45

              @ bourrico6

              exogamie : nécessité de trouver femme hors du milieu d’origine.

              Théoriquement*, dans le matriarcat, pouvoir, richesse économique, propriété (le cas échéant, forcément clanique et non individuelle) étant aux mains des femmes, l’homme quitte son clan pour investir un autre clan.

              (*Je dis théoriquement car du fait de l’existence d’isolats, il est possible que l’exogamie se soit déroulée localement sous d’autres modes.)

              On sait d’autre part que l’homme à ce moment est nomade. Entre nomade et sédentaire, la différence n’est pas seulement l’habitat ; elle est avant tout psychique (être tourné vers buts immédiats ou médiats, faculté d’abstraction, etc).

              Dans la fiction Lavau, rien de tout cela : de - 120 000 à - 12 000, l’homme caracole et tout à coup, comme pris d’une envie de pisser, il invente l’agriculture. La justification du roman ensuite, une extrapolation, est que la vie du chasseur-cueilleur était un enfer. Ce que l’on sait faux, à présent.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès