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Accueil du site > Actualités > Technologies > Quel avenir pour la fusion thermonucléaire ?

Quel avenir pour la fusion thermonucléaire ?

L’énergie nucléaire existe sous deux formes : la fission où l’on casse des noyaux atomiques, ce qui libère de la chaleur : c’est le procédé utilisé aujourd’hui dans les centrales nucléaires. La fusion thermonucléaire est exactement l’inverse : on fait fusionner des noyaux atomiques ce qui produit beaucoup plus de chaleur que la fission.

 
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Comment fonctionne la fusion thermonucléaire ?
Les noyaux des atomes ayant la même charge électrique, ils se repoussent. Pour les faire fusionner il faut détruire la structure de l’atome en les chauffant à plus de cent millions de degrés. On obtient alors un nouvel état de la matière appelé plasma. Après les solides, les liquides et les gaz, le plasma est le 4ème état de la matière qui représente près de 99% de la production d’énergie dans l’univers puisque c’est ce qui constitue les étoiles et le soleil.
Le plasma est un gaz tellement chaud que les atomes ont perdus leurs électrons et les noyaux animés d’une grande vitesse peuvent entrer en collision et fusionner.
Plusieurs expériences ont déjà réussi à la fusion, mais on n’a pas encore réussi à ce que la réaction s’auto entretienne sans apporter d’énergie.
 
Les différents moyens pour obtenir la fusion.
 
Le confinement inertiel, c’est le moyen utilisé par le Laser Megajoules à Bordeaux et le National Ignition Facility, aux Usa.
On bombarde une minuscule cible de deutérium avec des lasers extrêmement puissants. Ceci produit une explosion comparable à une mini bombe H, Aujourd’hui les verrous technologiques sont encore trop nombreux pour envisager une production industrielle d’électricité : il faut arriver à positionner très précisément la cible à quelques microns près, puis une fois la cible détruite par la fusion, il faut pouvoir régulièrement réinjecter d’autres cibles à la vitesse d’une balle de fusil et avec la même précision. Ces deux machines ont été construites surtout dans un but de recherches militaires.
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La Zmachine, ou striction magnétique. On utilise un courant de plusieurs centaines de millions d’ampères pour produire un champ magnétique intense qui compresse très violemment le plasma pendant un temps très bref. Les laboratoires Sandia aux Usa ont obtenu une température de 3 milliards de degrés, mais sur des durées de quelques milliardièmes de secondes.
Le principal avantage de cette machine et qu’elle ne produit aucune radioactivité
L’idée de la Z machine inventée par le russe Sakharov a été longuement étudiée ensuite par l’américain Fawler et par de nombreux scientifiques du monde entier qui ont fini par abandonner l’idée de produire de l’électricité avec ce procédé. Pour une raison très simple : pour démarrer la machine il faut envoyer un courant de près de dix millions d’ampères dans le circuit électrique, ce qui cause de gros dégâts qu’il faut réparer. A titre de comparaison, nos maisons supportent en moyenne un courant de 30 ampères. Ainsi après chaque impulsion électrique, il faut arrêter la machine pour réparer ces dégâts.
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La fusion froide. Ce procédé a été inventé dans les années 1980. Le phénomène que les chercheurs ont découvert est étonnant et aura certainement des applications, mais la production d’énergie est si faible que ce procédé ne pourra jamais passer au stade industriel. C’est surtout le tapage médiatique qui a beaucoup fait parler de cette expérience.
Il y a eu des milliers d’essais réalisés par de nombreux scientifiques un peu partout dans le monde.
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La Focus fusion ou Z Pinch. Inventé simultanément par Mather aux Usa et Filipov (ici en photo) en Urss en 1960. Les chercheurs manquant de moyens ont conçu des machines à la limite du bricolage, cependant les résultats obtenus sont intéressants. Voir le lien à la fin de l’article.
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Le confinement magnétique, procédé utilisé pour Iter.
Dans les années 1920 les scientifiques remarquent que la fusion d’atomes d’hélium s’accompagne d’un fort dégagement de chaleur. Ils en déduisent que c’est ainsi que fonctionne le soleil et les étoiles. Ils essayent alors de reproduire ce phénomène naturel.
Dans les années 1950 plusieurs pays construisent de petits réacteurs expérimentaux : il y a eu d’abord le Jet en Angleterre, puis Tore et Tore Supra à Cadarache, le Tokamak des soviétiques qui est devenu le nom de cette forme de réacteurs. Au début ces recherches se faisaient dans un secret absolu car la fusion permettait la mise au point de la redoutable bombe H : la bombe à hydrogène.
En 1958 lors du sommet "Atomes pour la Paix" de Genève, plusieurs pays décident de coopérer pour réaliser la fusion. En 1985 naissait le projet Iter. Aujourd’hui, l’Union européenne, le Japon, les Usa, la Russie, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud sont associés au projet. 
La construction d’Iter sera terminée vers 2016, les premières fusions devraient être obtenues vers 2018 et les expériences dureront jusqu’en 2040.
Iter n’est pas prévu pour produire de l’électricité, c’est un instrument de recherche fondamentale. On construira ensuite un autre prototype de réacteur appelé Demo qui vérifiera si on peut produire de l’électricité de façon rentable au niveau industriel. Si cela fonctionne, l’exploitation commerciale pourrait commencer vers 2060.
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Comment fonctionne Iter.
C’est un gros anneau entouré de bobinages électriques qui vont produire des champs magnétiques extrêmement puissants. Le cœur de l’anneau est chauffé à plus de 100 millions de degrés, on injecte alors une pastille de combustible de 1 gramme. La fusion se déclenche et si toutes les conditions sont réunies la réaction s’auto entretient et on n’a plus besoin de fournir de l’énergie pour maintenir cette température. 
 
Les avantages de la fusion.
La fusion produit une gigantesque quantité d’énergie : 1 gramme de deutérium produit autant d’énergie que 7 tonnes de pétrole ! Il suffirait d’un camion de 32 tonnes de combustible pour alimenter toute la France en énergie pendant un an. Lorsque la fusion s’auto entretient, elle produit dix fois plus d’énergie que ce qui a été injecté, c’est un rendement énorme.
 
Le combustible nécessaire est abondant puisqu’il faut de l’hydrogène lourd ou deutérium qu’on trouve en grande quantité dans l’eau de mer, et du tritium qui est aussi une forme d’hydrogène mais qui est extrait du lithium, métal léger qu’on trouve dans la croûte terrestre. Les réserves nous assurant plusieurs milliers d’années d’énergie et le combustible ne représente que 1% du coût de fonctionnement du réacteur.
 
La fusion n’utilise pas de matière radioactive et lorsqu’il y a des déchets radioactifs, ils sont très peu énergétiques, d’une durée de vie de moins de cent ans et occupent très peu de volume. La gestion des déchets est donc beaucoup plus simple qu’avec les centrales nucléaires actuelles. De ce fait le démantèlement pose peu de problèmes.
 
La réaction ne peut pas s’emballer car la fusion thermonucléaire n’étant pas une réaction en chaine comme dans les centrales nucléaires actuelles. D’ailleurs dès qu’il y a le moindre petit problème, la réaction s’arrête d’elle-même.
 
Les difficultés d’Iter.
La température de la fusion dépasse les 100 millions de degrés. Comme aucun matériau ne résiste à de telles températures, on contient le plasma par un champ magnétique. Mais la fusion produit des neutrons à très haute énergie, comme si on faisait exploser en permanence une bombe H. Puisque ces neutrons sont neutres, ils ne sont pas retenus par les champs magnétiques et attaquent la paroi du réacteur composée de plaques d’un alliage métallique de 1cm d’épaisseur. Ces plaques devant être régulièrement remplacées par des robots, il faudra donc arrêter le réacteur.
De plus sous l’action des neutrons, les parois produisent de l’hélium qu’il faut évacuer. Ces parois doivent donc être étanches vers l’intérieur et poreuses vers l’extérieur : comment réaliser un matériau poreux et étanche à la fois ?
 
Pour obtenir ces champs magnétiques intenses, on utilise des courants de plus de dix millions d’ampères. Pour y arriver il faut que les fils électriques aient une résistance presque nulle, ce sont des alliages spéciaux appelés supraconducteurs très fragiles : comment les faire résister à des flux de neutrons comparables à ceux d’une bombe H pendant toute la durée de vie du réacteur ?
Pour que ces bobinages électriques soient supraconducteurs, ils doivent plongés dans de l’hélium liquide à -270°, alors qu’à moins d’un mètre, le plasma est à plus de 100 millions de degrés. Il y a d’énormes fuites thermiques qu’on ne sait pas encore résoudre.
 
On n’a jamais manipulé des neutrons à très haute énergie. La fusion dans Iter produira des neutrons de 14 Mev, les plus énergétiques qu’on aie utilisés faisaient 4Mev dans Superphénix, et ça posait déjà d’énormes problèmes techniques.
 
Comment transférer les cent millions de degrés de la fusion au système de production d’électricité ? Les ingénieurs ont prévu d’utiliser des milliers de tonnes de plomb et de lithium fondu dans lequel on fera passer des tuyaux pour acheminer l’eau vers les turbines. Mais la réaction entre le plomb fondu et l’eau est extrêmement violente, une fuite serait la cause d’une grave catastrophe.
 
L’autre sérieux problème est que ce plomb fondu sera confit de tritium radioactif, or d’une part on ne sait pas du tout retenir ce tritium qui passe à travers le métal et d’autre part lorsque le réacteur aura fonctionné suffisamment longtemps, on ne sait pas retraiter ce plomb pour en extraire le plomb. Vu l’extrême dangerosité de ces produits, quel personnel acceptera de travailler sur ces projets ?
 
Iter produira des matières fissiles extrêmement chaudes qu’on ne peut pas transporter. Il faudra donc construire une usine de retraitement du type de La Hague autour de chaque réacteur !
Même si on arrivait à produire de l’électricité de façon industrielle, il faudrait les techniciens les meilleurs pour gérer ces installations très complexes dans des conditions de sécurité optimale. Ce serait impossible sur une centaine de réacteurs au niveau national et encore moins dans le tiers monde.
 
Des scientifiques prix Nobel de physiques critiquent ce projet : Masatoshi Koshiba pense que ce projet est dangereux. Pierres Gilles de Gennes affirme : "Le projet Iter a été soutenu par Bruxelles pour des raisons d’image politique, et je trouve que c’est une faute".
Le coût d’Iter est aussi très critiqué : Iter coûtera 15 milliards d’euros réparti entre 7 pays, soit 30 millions d’euros par an pour la France sur 30 ans. Alors que les chercheurs du Département des Etats Unis ont prouvé que le prix du kwh obtenu par la fusion serait 4 fois supérieur au prix du kwh des réacteurs à fission actuels.
 
Vu les incertitudes et les difficultés insurmontables, il semble que la production industrielle d’électricité avec la fusion thermonucléaire soit impossible, au moins pour ce siècle. Cependant il ne faut pas abandonner les recherches, d’une part car on trouvera peut être plus tard, d’autre part réunir des milliers de scientifiques venus du monde entier amène des avancées technologiques dans de nombreux autres domaines : par exemple la résonance magnétique utilisée en imagerie médicale utilise les aimants supraconducteurs développés pendant les recherches sur la fusion thermonucléaire. Le Laser Megajoules sert à l’astrophysique en laboratoire qui permet de reproduire les conditions existant à l’intérieur des planètes ou des étoiles, le micro usinage, la simulation d’armes nucléaires.
 
Si on veut augmenter la production d’électricité, il y a encore mieux à faireque la fusion thermonucléaire, il faudrait d’abord améliorer les rendements des différentes formes énergies, en particulier les énergies renouvelables et la fission nucléaire avec les nouveaux générateurs. Bien sûr qu’il serait plus sage de diminuer nos consommations et le gaspillage, mais c’est un autre problème.
 
Liens.
 
Laser mégajoules.
National Ignition Facility qui a atteint 111 millions de degrés le 29 janvier 2010.
 
 
 
 
Iter.
Opposants à Iter.
 
Ebook de Benuzzi-Mounaix. Document très complet sur la fusion.
Remerciements à Henri Lehn pour ses nombreuses informations.
 

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150 réactions à cet article    


  • Terran 15 février 2010 16:07

    En parlant de sommes astronomiques.
    Les verts ont fait stopper superphoenix.
    L’article soulève le fait qu’on ne pourra pas maintenir la fusion car les matériaux résisterons pas.

    Moi je veux bien !
    Seulement, c’est du chamanisme.
    Parce que l’article ne dit pas que la fission génère de nouveaux matériaux.

    Nous en sommes donc arrivé au stade ou nous savons déclencher la fusion.
    Nous savons créer de nouveaux matériaux.
    Nous savons positionner une cible au micron près, cela n’est pas difficile contrairement à ce que laisse entendre l’article.

    (Pour info j’utilise souvent une machine à mesurer tridimensionnelle donc le degré d’incertitude est de l’ordre du 1/10 eme de micron.
    Et il existe des machines de contrôle qui tournent au 1/100 eme de micron.)

    Je vois beaucoup de problèmes dans l’article, ceci explique qu’il est passé.
    L’auteur a du faire des contorsions pour pourvoir passer la modération.
    Beaucoup de problèmes mis en avant, et peu de solutions envisagées.

    Il y a tout de même des avancées majeures.
    Si l’auteur avait lu l’article du NIF il eut été moins pessimiste.
    Tu as traduis l’article Evrard ?

    Sinon ma réflexion personnelle est que les matériaux seront trouvés car la solution viendra d’un alliage.
    Ce mot est inexistant dans l’article.

    A titre indicatif encore et pour comparaison.
    Ce qui permet à un acier d’être inoxydable c’est l’adjonction de chrome.
    Sinon, il s’oxyde.

    L’Invar, un autre exemple qui permet de s’affranchir des contraintes de température, un alliage qui ne se dilate pas et même certaines nuances ont un coefficient de dilatation négatif, ils se contractent sous l’effet de la chaleur.

    Alors oui, il faut des crédits.
    Mais surement pas dans l’éolien et le reste, car pour l’eolien, le rendement maximal de la turbine est atteint par exemple.
    La recherche dans les renouvelable est bien plus aisée que dans le nucléaire puisque pour le renouvelable les loi physique sont parfaitement connues et maitrisée.
    Ce n’est pas du renouvelable que viendra une production suffisante d’énergie, ce n’est pas assez dense.


  • ObjectifObjectif 18 février 2010 23:44

    A terRan TanPlan :

    "Ce n’est pas du renouvelable que viendra une production suffisante d’énergie, ce n’est pas assez dense."

    Tant que vous ne saurez pas calculer la densité de l’énergie solaire, pour laquelle vous devez connaître la masse du photon, vous direz des bêtises... bien denses.

    Allez, juste un petit coup de google...

    Vous voyez, je garde espoir : chacun peut corriger ses erreurs.


  • frugeky 15 février 2010 11:01

    Toute la recherche autour de la fusion nucléaire est interressante en termes de technique comme le fut en son temps la recherche sur la fission. Il y a eu pour celle-ci des retombées industrielles dont on a du mal, à l’heure actuelle, à gérer toutes les conséquences (déméntèlement des équipements anciens, gestion des déchets,...).
    Je pense que ce serait commettre la même erreur que de vouloir rentabiliser ces recherches, fondamentales pour la compréhension du monde qui nous entoure.
    Vous présentez également la fusion comme ne présentant pas de danger d’émission de radioactivité mais les matériaux bombardés devront aussi être retraités et stockés et ce encore plus souvent que dans les centrales actuelles.
    Pour la production électrique, ce qui semble être le fond de votre article, une utilisation plus conséquente des renouvelables me semble être la priorité avec son pendant : le financement de recherches pour développer ces filières.
    Pour me résumer, oui aux recherches sur la fusion, non à leurs développement industriels pour produire de l’electricité.


    • appoline appoline 15 février 2010 17:02

      @ Frugeky,


      « Pour me résumer, oui aux recherches sur la fusion, non à leurs développement industriels pour produire de l’electricité. »

      Il ne faut pas courir avant se savoir marcher. Nous maîtrisons difficilement la fission nucléaire, nous voyons bien que tout ce qui sort des procédures créée de vives inquiétudes et pour cause les conséquences d’un dysfonctionnement peuvent être gravissimes. L’auteur parle là, d’un processus qu’aucun matériau connu se peut stopper, souvenons nous du vase de Soisson

    • Terran 15 février 2010 17:31

      ***L’auteur parle là, d’un processus qu’aucun matériau connu se peut stopper***

      Heu si, ça s’éteint tout seul, le difficulté c’est justement de maintenir la réaction.
      Et nous ne connaissons pas tous les matériaux !!!


    • ObjectifObjectif 16 février 2010 10:35

      A l’a terRan TanPlan :

      Et non, et on ne connait pas leur densité non plus, n’est-ce pas ?

      Toujours pas trouvé la densité du photon ? Et oui, tu peux pas trop chercher, des CNC à faire tourner...


    • floyd floyd 15 février 2010 11:03

      Merci Evrard pour votre article intéressant. J’apprécie beaucoup que vous fassiez la part des choses.


      Si il y a bien un domaine ou les gens ont souvent une vision manichéenne c’est bien le nucléaire. Les écologistes intégristes, qui ne font souvent pas la différence entre la fusion et la fission, y voient une abomination, alors que d’autres pensent que c’est la solution proche à tous nos problèmes. La réalité bien sûr est entre les deux.

      Je pense que la fusion nucléaire sera un jour une source importante d’énergie, mais pas pour tout de suite. Evidemment, il faut continuer la recherche dans ce domaine.

      Dans le numéro spécial de la Recherche sur ’La lumière quantique’, qui traite des lasers, un article intéressant, intitulé ’Les plus gros lasers du monde’, décrit les projets Mégajoule, en construction près de Bordeaux (LMJ), et le NIF son concurrent américain. D’abord il faut savoir qu’ils ont été construit avant tout pour faire de la recherche militaire, pas pour chercher une source d’énergie civile. Environ 20% des tirs du LMJ et 55% ceux du NIF seront consacrés à des expériences civiles. Ensuite, même si ces projets atteignent les températures de fusion, cela ne veut pas dire que nous aurons une source d’énergie pour bientôt :

      « Les physiciens du NIF espèrent atteindre l’ignition d’ici à deux ans.Mais même si le NIF ou le LMJ parviennent à l’ignition, cela ne voudra pas dire que la fusion par confinement inertiel est à portée de main, rappelle Michel Konig, du laboratoire pour l’utilisation des lasers intenses (LULI) à l’école polytechnique de Palaiseau. Ces installations ne peuvent effectuer que trois ou quatre tirs par jour, notamment parce qu’il faut fortement refroidir les lasers entre deux tirs. Or, pour des centrales par confinement laser, il faudrait parvenir à un tir par seconde ! »

      • izarn 15 février 2010 11:44

        Iter ne fonctionnera jamais. Pas plus que les autres recherches sur la fusion.
        L’idée est basée sur la vitesse acquise par les neutrons et protons par échauffement et confinement. Mais la ou le bas blesse, c’est que le confinement devient rapidement trés insuffisant. On obtient la fusion mais celle-ci s’éteinds trés rapidement.
        Ce phénomene existe a l’interieur de la bombe H, il a perturbé les essais au début.
        Américains et britanniques ont raté leur premiers essais, et ils ont recalculé et revu à la baisse leur ambitions. Pour obtenir une arme mégatonnique, ils ont été obligé d’augmenter de maniere trés importante l’amorce A, pour que celle-ci contienne le plus longtemps possible la fusion développée au coeur de la bombe. (Voir l’opération GB Grapple a Christmas Island dans le Pacifique : Wikipédia) Une fois l’explosion A terminée, la fusion cesse, quelque soit le carburant en deuterure.
        En fait toute fusion stabilisée sur terre est impossible. Alors pourquoi dans le soleil ça marche ?
        Et bien c’est simple, à la place de la bombe A qui sert de confinement, c’est l’énorme pression gravitique qui s’en charge, et c’est meme elle qui « allume » les étoiles. Et celle-ci est gratuite, mieux elle est quasi eternelle et ne dépends pas du tout de la fusion elle-meme, puisque les étoiles en fin de vie s’effondrent sur-elle meme. D’ou parfois la naissance des trous noirs. Bien sur de maniere logique le soleil diminue de masse, mais c’est totalement insuffisant pour faire cesser la fusion.
        La vie d’une étoile n’a donc aucun rapport avec Iter, ni aucun rapport avec une Bombe H.
        Ce n’est que pure propagande et secret de polichinelle de la guerre froide.
        La plus grosse bombe H jamais construite a atteinds en Russie 60 megatonnes. Et jamais personne n’a fait mieux. En plus cette bombe était totelement inutilisable car bien trop lourde. Elle était basée sur un systeme à plusieurs étages : Fission-Fusion-Fission et donc extremement polluante.
        Si on avait dépensé tout cet argent vers des énergies plus réalistes, nous aurions probablement résolu nos besoins énergétiques...
        Bref tout cela est issu d’un fondamental délire issu d’un docteur Folamour...


        • Terran 15 février 2010 16:53

          ola ola ola !!!

          Du calme l’ami !
          On va décrypter un peu, la « pression gravitique » j’ai pas trop vu ça moi !
          Je sais pas ce que c’est.

          Par contre j’ai compris la striction magnétique.
          Ton commentaire tiens un peu du chamanisme et c’est un peu facile de dire comme ça que ça marchera pas et que les physiciens ont rien compris.

          Là tu délires je crois ! Tu parles de bombe A qui sert de confinement et ensuite que c’est l’amorce !!!
          Je bug moi !
          Je vais pas être le seul.


        • geo63 15 février 2010 11:46

          Article très intéressant et documenté notamment sur le projet ITER.

          A la question : quel avenir pour la fusion thermonucléaire ? on peut répondre : il restera au moins les bombes comme cela est mentionné dans l’article. On mesure combien certains de ces physiciens du nucléaire proches des pouvoirs politiques sont effrayants.

          Une remarque :

          « La résonance magnétique utilisée en imagerie médicale utilise les aimants supraconducteurs développés pendant les recherches sur la fusion thermonucléaire ».

          Cela me paraît être un raccourci. Les aimants supraconducteurs développés pour la RMN par les physiciens d’Oxford Instrument (notamment) vers les années 60 - 70 ? étaient destinés aux études structurales des physico-chimistes, leur mise au point technique visait ce but. Ceci a conduit entre autres à l’étude structurale des protéines (ex : le prion) à l’aide des appareils dits à « haut champ » (voir l’un des plus performant inauguré récemment à Lyon).
          Le développement de l’imagerie médicale s’est greffé sur cette vague extraordinaire de la recherche...à mon avis.


          • zadig 15 février 2010 11:47

            Peu de gens ici pourront bénéficier des centrales à fusion.
            Il faut être jeune et vivre très longtemps.
            Il y a longtemps, j’étais enfant je me souviens, la fusion c’est dans 40 ans.

            Alors soyons pragmatiques relançons les surgénérateurs.
             (tués par des écolos illuminés )


            • zadig 15 février 2010 13:23

              A Cassino
              D’accord avec votre message. Super Phénix a aussi connu un problème de fuite
              de sodium.
              (haute température+haute pression+micros fissures de la cuve=fuites)
              Mais il faut continuer à chercher. un autre fluide peu être ?

              Les écolos ont fait pression pour que tout soit arrête.


            • krolik krolik 15 février 2010 16:02

              @Cassino,
              Et bien si, SuperPhénix sera obligatoirement démantelé (et c’est bien avancé), pour la simple et bonne raison.
              Voynet avait prévu qu’un possible changement de gouvernement renverse la décision, donc elle a demandé à faire de l’irréversible...
              Alors sur la cuve principale, on fait une soudure de garagiste, sans respecter aucune procédure agréer...
              La sureté de l’installation n’est plus démontrable, et elle ne peut être remise en route...
              @+


            • Terran 15 février 2010 16:45

              @ Krolik

              Merci du commentaire sur la soudure.
              Je suis dégouté de lire ça !
              Vlà l’image qu’ils donnent à notre industrie nucléaire les verts !!!
              C’est gerbant !
              Le politique qui prend le pas sur le technique, c’est dingue !

              Après, ils se plaignent que ça marche pas...
              Mouarf !


            • olivier cabanel olivier cabanel 15 février 2010 17:32

              Zadig,
              redémarrer superphénix, vous plaisantez surement ?
              cette installation, concue en pleine zone a risque sismique, qui n’aurait pas pu résister à un seisme important,
              de plus il y a eu des malfaçons pendant la construction,
              une grève a empeché le coulage en continu du batiment du réacteur, et normalement il aura fallu tout détruire et recommencer, pour empêcher les points fragilisés,
              de plus, une passerelle de plus d’une tonne est tombée sur le dome du réacteur (le calcul de probabilité affirmait que le risque qu’un poids d’un kilo tombe un jour sur le dome du réacteur était de l’ordre d’une fois tous les 100 000 ans)
              tout comme la fuite de sodium, elle était « probable » une fois tous les cent mille ans, et elle s’est produite au bout de six mois,
              soyons sérieux.
              on a dépensé une fortune pour une installation qui n’a fonctionné que quelques semaines, et vous voudriez la redémarrer !
              alors qu’on a toujours pas réussi a vidanger le sodium liquide contenu dans le circuit de refroidissement, et qu’on continue depuis des années a salarier des centaines de personnes sur le site, pour le démanteler.


            • Terran 15 février 2010 18:04

              Chamanelle a toujours rien compris.

              Zadig a écrit relancer les surgénérateurs.

              C’est pas interdit de reconstruire du neuf et mis à jour à ce que je sache chamanelle !!!
              Votre cerveau ne comprend vraiment que ce qu’il veut comprendre chamanelle, vous faites une fixation sur superphoenix !


            • FYI FYI 15 février 2010 20:07

              Effectivement dès que les politiques touchent à la technique, on voit tout de suite que l’intérêt général, ils ne savent pas ce que c’est. De toute manière le retour de bâton sera inéluctable pour ces intégristes verts. Il suffit de voir le couac de Copenhague, je veux dire soyons sérieux nous avons des besoins, et la technique, on peut l’avoir...
              Je partage ce fil, il faut RELANCER cette superbe idée que le monde nous envie, le super-générateur qui permettra de « réutiliser » les déchets nucléaires, et pourquoi ?

              Car dès que les réacteurs nucléaires vont utiliser de l’uranium 238 en masse, qui est au passage une matière première renouvelable, très facilement exploitable et estimer pour 4500 ans (je veux dire par là sans recherche pointue). Donc beaucoup de déchet à retraiter ...
              La deuxième on parle de plus en plus de petit réacteur nucléaire, qui demandera des coûts d’exploitations et de coût moindre.

              L’Afrique du Sud est très intéressée par les petits réacteurs nucléaire ainsi que les Russes, les Chinois suivent ça de très près.

              Par contre les surgénérateurs, la France a encore une bonne longueur d’avance, alors on écoute les écolos et la plèbes ? Ou le génie industriel pour tous est plus important ?

              Les petits réacteurs nucléaires permettront d’en faire profiter la planète et pas uniquement les grandes puissances, en outre sachant que la planète à 98% d’eau salé, ces réacteurs permettront aux pays pauvres de se doter de réacteurs de dessalement très performant. C’est un projet projet par exemple que l’Afrique du Sud soutient auprès de ces voisins sub-sahariens, afin de relancer l’agriculture de masse dans le continent ...

              Et ainsi de suite ....


            • Ni naïf Ni Crédule dede 15 février 2010 21:36

              Pour le sodium, il faut construire une installation pour pouvoir le passiver, ce qui ne veut pas dire qu’on a pas réussi à vidanger le sodium

              Pour la centaine de travailleur du démantèlement (on dit plutôt « déconstruction ») cela fait des emplois avec des techniciens hautement qualifiés.
              C’est un marché d’avenir : http://lpsc.in2p3.fr/MasterITDD/M2/Moniteur.pdf


            • ObjectifObjectif 16 février 2010 15:01

              @FYI :

              "Les petits réacteurs nucléaires permettront d’en faire profiter la planète et pas uniquement les grandes puissances, en outre sachant que la planète à 98% d’eau salé, ces réacteurs permettront aux pays pauvres de se doter de réacteurs de dessalement très performant. C’est un projet projet par exemple que l’Afrique du Sud soutient auprès de ces voisins sub-sahariens, afin de relancer l’agriculture de masse dans le continent ..."

              Donc certains reprochent à l’Iran de s’équiper en nucléaire, et vous proposer de disséminer ce matériau dans des pays où la sécurité est rarement assurée ? Surprenant...

              En général, les pays qui ont des problèmes d’eau ont aussi du soleil, et des simples capteurs solaires thermiques à 60% de rendement peuvent faire bouillir de l’eau aussi bien et moins cher que des chauffe-eau nucléaires.


            • FYI FYI 17 février 2010 14:18

              @ObjectifObjectif

              En gros seul certain pays ont le droit d’utiliser cette énergie ? Heureusement qu’ils ont encore le droit d’avoir des véhicules automobiles, car vu le nombre d’accident ils sont inconscients n’est-ce pas ?
              Pour rendre l’eau de mer potable de manière industriel, seul cet énergie est pour l’instant envisageable.


            • ObjectifObjectif 18 février 2010 10:26

              @FYI :

              « En gros seul certain pays ont le droit d’utiliser cette énergie ? »

              J’entends les mêmes médias qui défendent le nucléaire comme vous le faites, dire à longueur de journée que l’Iran n’y a pas droit.

              Mais si vous pensez le contraire, pourquoi pas : vous comptez donc diffuser des réacteurs nucléaires dans quels pays : libye, afghanistan, yemen, Nigéria,... lesquels ? Dites-le nous, je suis impatient...

              " Heureusement qu’ils ont encore le droit d’avoir des véhicules automobiles, car vu le nombre d’accident ils sont inconscients n’est-ce pas ?« 

              Désolé, pas compris le lien, vous voulez aussi diffuser des automobiles nucléaires ?

               »Pour rendre l’eau de mer potable de manière industriel, seul cet énergie est pour l’instant envisageable."

              Vous semblez porter des œillères techniques alors :
              - un simple concentrateur solaire avec une évaporateur et un condensateur font de l’eau potable et de l’eau chaude pour une famille pour quelques $ ;
              - une bonne climatisation alimentée par panneaux solaires électriques vous donne des litres d’eau issue de l’air, propre, sans avoir à mettre l’énergie de vaporisation, en refroidissant en plus la maison, et le tout avec un COP de 3 au minimum.

              Rappelez-moi quel est le COP d’une centrale nucléaire ?

              Des climatisations comme cela, il y en a dans tous les pays en développement, mais l’eau est juste jetée : ce sont l’ignorance et le gaspillage qui tuent, pas le manque d’énergie.


            • finael finael 15 février 2010 12:04

              Bonjour,

              Votre article, bien documenté et bien écrit, fait le point sur l’état actuel des recherches.

              Il est bon de noter, et les dates que vous donnez le montrent bien, que ce n’est pas d’aujourd’hui que datent les recherches sur la fusion nucléaire, les « tokamaks » américains fonctionnent depuis les années 60.

              J’ai eu l’occasion de m’informer sur les divers projets et expériences dans la seconde moitié des années 70 et force est de constater que 40 ans plus tard on n’a guère progressé alors que la course à la puissance n’a jamais cessé.

              J’en suis arrivé à penser qu’à moins d’une percée décisive en physique fondamentale on n’est pasprès de voir ce type d’énergie


              • L'enfoiré L’enfoiré 15 février 2010 20:14

                Salut Finael,
                 J’ai bien aimé l’article qui se voulait le plus objectif possible en donnant les points positifs et négatifs. 
                 Wiki rappelle qui ce n’est que "Le 21 novembre 2006 qu’est signé au Palais de l’Elysée l’accord final sur la construction d’ITER, par les représentants de la Chine, de la Corée du Sud, des États-Unis, de l’Inde, du Japon, de la Russie et de l’Union européenne« 

                Voila bien un bon projet international où chacun paye et pourrait s’y retrouver.
                Les premiers test sont prévus pour dans 15 à 20 ans.
                L’exploitation pourrait prendre le même temps.
                C’était ce mois, que les décideurs devaient se rencontrer pour le »stop« ou »encore" vu le doublement du budget prévisionnel.

                Mais le résultat, on ne le verra pas, cher Finael.  smiley


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 février 2010 12:47

                Article sérieux et bien développé,

                « Si cela fonctionne, l’exploitation commerciale pourrait commencer vers 2060. » si vous faites le compte, des générations d’ingénieurs vont être grassement payés pour inventer cette machine dont on ne sait toujours pas si ça marchera. Ce qui coûte le plus cher pour le moment, c’est de raccorder tout le réseau électrique à cette future centrale, et cela peut-être en vain.

                Mais si vous allouez cette somme ( 20.000.000.000 d’euros ) à la re-localisation des sources d’énergie et la recherche vers les modes dernières générations en matière de photo voltaïque, et si vous l’accouplez à ces modes d’éclairage 12 volts inusables et consommant dix fois moins, point n’est besoin de fondre des quantités de plomb en le polluant de radioactif sans savoir encore comment le recycler.

                Avant de chercher dans ces directions fumeuses, trouvons la méthode pour diminuer d’autant les consommations à domicile. C’est dans cette direction et dans l’isolation des maisons que se trouve les progrès les plus probant en la matière. Et ça coûte pareil !



                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 février 2010 13:23

                  Hier, juste après avoir plussé cet article, je suis tombé là dessus : http://s.wat.tv/media/dyn/pre/90x70/27/99/3072799.jpg?qp2vo ça dure une heure, mais il ne faut pas rater ça avant d’émettre un avis.


                • krolik krolik 15 février 2010 15:39

                  @Cassino,

                  Je viens de refaire notre cuisine. Eclairage avec bandes de LED sous 5V.
                  La durée de vie est donnée pour ... très longtemps.
                  Ca ne chauffe pas.
                  Par contre pour le salon, de l’halogène 500W, c’est toujours bon, la couleur de la lumière halogène fait une meilleure tête, pas comme les tubes fluo.. Et puis cela fait un appoint de chauffage en hiver. D’ailleurs se mettre quatre halogène de 500 watts au ras du sol ça remplace avantageusement un radiateur électrique dans une pièce et puis en prime on a la lumière gratos..
                  @+


                • Terran 15 février 2010 16:57

                  Exact Krolik

                  Les pertes par effet joules ne sont plus des pertes, elles sont de la chaleur.
                  Bien utile en hiver, surtout une chaleur qui part du sol, là ou l’air est le plus frais.

                  Lumière ET chaleur en un seul appareil sans pertes en quelque sortes.


                • krolik krolik 15 février 2010 18:00

                  @Cassino,
                  Oh non les ampoules halogènes classiques, tubulaires, en 230 volts, et l’on fait varier la puissance avec un variateur équipé d’un triac qui hache l’onde de courant.. ce qui fait que potentiellement à chaque coupure de la sinusoide ça fait un parasité.. et il faut un condensateur pour calmer cet effet de coup de bélier à la fermeture rapide du triac.
                  Je me méfie beaucoup des lampes basse tension, la tension est faible, mais l’ampérage est rapidement important. Vous mettez 5 lampes de 50 watts en 12 volts, ça tape dans le 20 ampères.. S’il se produit un court circuit batifolant sur la ligne, il y a de fortes chances que la protection (fusible, disjoncteur) ne s’en aperçoive pas.. et ça va chauffer dur au point de courct-circuit, et mettre le feu..
                  Les LED ça va, faible ampérage.


                • Terran 15 février 2010 18:12

                  Et oui Krolik, le courant continue a besoin de câbles de grosses sections.

                  L’alternatif restera encore longtemps le meilleur moyen d’utiliser l’énergie électrique.
                  D’ailleurs, ne serait-il pas souhaité d’augmenter la fréquence Krolik ?


                • ObjectifObjectif 16 février 2010 10:19

                  A terRan TanPlan,

                  Quel rôle jouez-vous aujourd’hui ?

                  "Et oui Krolik, le courant continue a besoin de câbles de grosses sections.« 

                  Ah bon ? Théorie à TerRan TanPlan ? vous avez une explication à ce besoin ? Le courant continu est plus dense ?

                   »L’alternatif restera encore longtemps le meilleur moyen d’utiliser l’énergie électrique."

                  Les industriels du transport électrique vous font tellement confiance qu’ils basculent les ligne les plus puissantes... en continu.


                • zelectron zelectron 15 février 2010 12:53

                  Quand aux sommes importantes utilisées dans les domaines de ces recherches elles sont sans commune mesures avec celles du sport professionnel footballistique et autres tennis, rugby, formule 1, ainsi que des lotos, petits chevaux, casinos... etc qui atteignent des sommets pharaoniques.


                  • FYI FYI 15 février 2010 20:16

                    Et les trilliards allouées au renflouement des banques, c’est pas sérieux les coûts pour la recherche sur le nucléaire face au gain retiré, et on pourrait aller encore plus vite si la volonté « politique » y était, m’en-fin, seul le médiocre intéresse, l’intérêt général c’est trop rasant ....


                  • faxtronic faxtronic 15 février 2010 12:55

                    L important, c est de mettre beaucoup d argent dans un projet hyper ambitieux, quelque soit le projet d ailleurs. Le programme Apollo fut ce genre de projet, ses retombes sont innombrables.


                    • sobriquet 15 février 2010 13:36

                      C’est à la foi vrai et insuffisant. Le choix du projet a son importance : on pourrait par exemple financer un projet hyper ambitieux d’éducation populaire. Ses retombées seraient innombrables, mais en plus, les connaissances développées seraient pérennes.

                      Contrairement par exemple à certains projets militaires français, qui ont eu des retombées très positives sur l’emploi, mais qui se retrouvent aujourd’hui sans débouchés, et pour lesquels le maintient d’une expertise suffisante coûte très cher  : écrire des notices ne suffisant pas : il faut continuer à former des gens (techniciens, chercheurs), leur donner les moyens d’expérimenter, et donc financer des programmes.


                    • Terran 15 février 2010 21:19

                      même un projet très humble a besoin d’argent, l’argent c’est du travail.

                      Un projet humble mettra plus de temps si il n’y a pas d’argent.
                      SI l’idée est bonne elle sera reprise.
                      Quand on a bon ça paie.


                    • Ni naïf Ni Crédule dede 15 février 2010 21:45

                      La recherche ça coute, mais si on cherche pas, on trouve pas, et si y a pas de sous, on peut pas trouver !!!!!! et même si on cherche, on n’est pas certain de trouver...c’est tout con, mais c’est comme ça (à peu de chose prés !). cqfd


                    • cob 15 février 2010 13:14

                      Est-ce par étourderie ou par malhonnêteté que vous omettez de préciser que les expériences sur la fusion froide n’ont jamais pu être reproduites et ne sont probablement qu’une chasse au dahu ?


                      • krolik krolik 15 février 2010 14:58

                        Des expériences de fusion froide à la manière de Fleischman-Pons sont reproduites maintenant de façon régulière un peu partout de part le monde.
                        On ne sait toujours pas trop pourquoi cela fonctionne, vraisemblablement une résonnance à la façon de Prigogine (large Poincaré system) sur un effet tunnel.
                        Mais de toutes les façons, l’excès d’énergie obtenu reste très faible et à une température ambiante ! D’ailleurs cela a permis de faire des progrès dans la science de la calorimétrie, science ingrate s’il en est.
                        Battre le Premier Principe en brêche, c’est bien pour l’esprit, mais pour obtenir de l’énergie exploitable, il faut également battre en brêche le second principe de thermodynamique (cf Carnot) sinon la moindre pompe à chaleur fait beaucoup mieux tout de suite.

                        Il est très dommage que l’on est donné des vertus incroyable à cette manip de fusion froide en 1989. Une manip intéressante comme il s’en fait régulièrement dans tous les labos du monde, mais de là à ce que cela fasse le tour du monde et que cela amène des centaines de millions de personnes à rêver..
                        C’est un peu comme si Becquerel découvrant la radioactivité avec des sels d’uranium sur une plaque photo se serait dit :
                        - mais il y a de l’énergie apportée sur ces plaques photos !! construisons une réacteur nucléaire à sel d’uranium et plaques photos. Des millions de plaques photo sur lesquelles on ferait passer de l’eau, et lors de leur irradiation il y a de la chaleur à récupérer, une fois les plaques photo irradiées et bien on les change..
                        Heureusement que Becquerel n’a pas eu cette idée là. Mais c’est tout à fait dans l’axe de la pensée des journalistes qui ont mis en exergue la Fusion Froide. Cela a décrédibilisé la Fusion Froide et a interdit toute publication dans des revues « à comité de lecture ».
                        Alors qu’il apparait qu’il y a beaucoup d’autres choses à réaliser avec ces manips, applications forts intéressantes mais sans production directe d’énergie.
                        Il ne faut pas fantasmer sur le fait :
                        - on pourrait avoir de l’énergie gratuite.
                        - ils savent tout, mais on nous cache tout....
                        Régle : ce qui est gratuit ne vaut rien.. ou alors c’est que ce n’est pas gratuit.. comme l’éolien, le PV, d’ailleurs c’est si gratuit qu’il faut subventionner ces énergies.

                        @+


                      • ObjectifObjectif 18 février 2010 10:39

                        @krolik :

                        "Régle : ce qui est gratuit ne vaut rien.. ou alors c’est que ce n’est pas gratuit.. comme l’éolien, le PV, d’ailleurs c’est si gratuit qu’il faut subventionner ces énergies."

                        Je serais curieux de voir enfin le bilan des subventions publiques aux différentes formes d’énergie.

                        Car si mettre en exergue les subventions au solaire est la mode, quel est leur niveau par rapport aux subventions aux autres énergies ? Avant de prendre des décisions stratégiques, il faudrait que l’information disponible aux citoyens soit exacte, comme vous semblez bien le savoir dans votre vie professionnelle.


                      • krolik krolik 18 février 2010 11:39

                        @Objectif X2
                        Il y a eu les premiers réacteurs Marcoule G1-G2, Chinon à but militaire.
                        Ce qu’il y a de sûr c’est que tous les UNGG ainsi que les REP 900MW et suivants ont été financés par emprunts sur le marché international. Emprunts qui sont remboursés régulièrement par EDF en fonction des rentrées facturées aux clients. et pour l’EPR c’est la même chose.
                        Tôt ou tard il faudra revenir à la vérité des prix, et là, la chute sera dure, très dure.
                        Les Herr Doktors allemands font installer des éoliennes depuis 20 ans, pour l’énergie gratuite du vent, et le prix du kWh éolien est toujours subventionné par le contribuable...En sus du fait qu’ils induisent des instabilités sur le réseau européen à le mettre par terre.
                        Ils sont devenus très mauvais ces Herr Doktors ! Le génie qui caractérisait leurs prédécesseurs s’est envolé.
                        @+

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