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Accueil du site > Actualités > Technologies > Qui a empoisonné Stanley Meyer ?

Qui a empoisonné Stanley Meyer ?

Mais qui connaît Stanley Meyer ? Pourtant cet inventeur sera célèbre un jour, car son invention va révolutionner la planète.

Car Stanley Meyer est l’inventeur du moteur à eau. Ne souriez pas... cette invention lui a couté la vie. Stanley Meyer n’est pas un scientifique, juste un inventeur génial.

Il a imaginé extraire l’hydrogène de l’eau, par une application inverse de l’électrolyse, consommant moins d’1/2 ampère. Alexandre Tchernovsky (mort subitement en 1992) travaillait déjà sur ce qu’il appelait « l’énergie du vide » et avait mis au point un appareil produisant cinq fois plus d’énergie qu’il n’en consommait, suivi dans ces expériences par Hal Puthoff, qui appelle ça « energie du zéro absolu ».

L’invention de Stanley va beaucoup plus loin : dans un bac en plexiglas, pourvu de barres métalliques, il verse de l’eau du robinet, alimente en courant (moins d’un demi-ampère, pour une fréquence de 20 000 hertz par seconde) Et ça marche : il fabrique plusieurs centaines de pour cent d’énergie de plus qu’il consomme, et produit de l’hydrogène capable de fondre l’acier.

La température de l’eau contenue dans le container en plexiglas ne change pas.

Son invention est donc un « séparateur d’eau », qui fractionne l’eau en oxygène et hydrogène.

Pour s’en convaincre, il suffit d’aller visionner la vidéo de son expérience sur internet : leweb2zero.tv en tapant « moteur à eau » lire aussi la revue Air et cosmos, n° 1756, du 30 juin 2000.

Il a mis des années a obtenir l’agrément des scientifiques, ceux-ci voyant d’un mauvais œil un chercheur, petit ingénieur, sans le moindre diplôme scientifique, venir leur voler la vedette.

Il y a toujours eu un large fossé qui sépare les inventeurs des scientifiques.

Une équipe de scientifiques anglais a observé que Stanley Meyer a décomposé avec succès de l’eau pure en gaz combustible grâce à des impulsions à haute tension, et faible courant mesuré en milli-ampères. Ils ont remarqué que suffisamment de gaz était produit pour fournir une flamme qui a fait fondre instantannément de l’acier.

La revue Eye-Witness estime que Stanley Meyer a développé un système électrique qui peut extraire de l’eau ordinaire (sans chlore !) des mollécules d’hydrogène et d’oxygène avec peu d’énergie, bien moins d’énergie que ce que requiert une électrolyse habituelle.

En septembre 91, Stanley Meyer a donc fait breveter son invention (aux Etats-Unis, au Japon et en Europe) et a tout de suite eu plusieurs propositions.

On l’a poliment prié de laisser sa découverte dans un tiroir contre 1 milliard de dollars.

Il a reçu aussi des menaces de mort.

Bien sûr, imaginez la révolution que son invention va provoquer !

Car cette invention est une menace pour tout ceux qui vivent de l’énergie du pétrole, puisqu’elle mettrait l’énergie quasi gratuite à la portée de tous : pensez donc, toutes les sociétés qui vendent de l’énergie feraient faillitte !

D’apres Paul Czysz (ancien chercheur à la Nasa, et qui est en contact avec eux sur l’avancement de la recherche), la Nasa a passé un contrat avec Stanley Meyer.

Mais en 2006, Stanley est mort empoisonné. Et son invention avec lui.

Avant de disparaître, il avait installé un nouveau prototype de son invention sur un Buggy, le réservoir de celui-ci ne contenant que de l’eau.

Qu’importe, une brèche est ouverte, et les internautes peuvent même se procurer ses brevets en tapant sur un moteur de recherche le nom de l’inventeur.

Il y a onze brevets déposés : leur liste est en ligne, et chacun peut se les procurer en écrivant à : « Commissioner of Patents & Trademark, Washington dc 20231 USA »

Alors, à qui le tour ?


Les réactions les plus appréciées

  • garat (---.---.---.19) 8 août 2007 14:12

    Stanley Meyer est, semblerait-il, mort le 29 mars 1998 et non en 2006 comme vous l’indiquez.

    Quant à son invention, j’aurais tendance à la classer avec certaines des inventions de Tesla, la machine de Prioré, ect.

    Mais si on venait me montrer avec un prototype qui marche (on pourrait préciser que Stanley Meyer a été convaincu de fraude en 1996 et a été condamné), j’en serais le premier ravi.

  • Forest Ent (---.---.---.205) 8 août 2007 15:28
    Forest Ent

    Un appareil qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme, ça n’existe pas ailleurs que dans la BD. L’énergie ne se crée pas à partir du vide. C’est le principe de conservation de l’énergie.

    Quand on mélange oxygène et hydrogène, ça explose. L’énergie dissipée provient d’une perte de potentiel électromagnétique de l’ensemble des atomes. Pour les séparer à nouveau, il faut y mettre au moins la même quantité d’énergie.

    Quel que soit le procédé utilisé, la séparation consomme au moins cette quantité d’énergie, appellée « énergie de liaison ». Comme l’on ne peut pas la récupérer en entier après explosion (il me semble la moitié au mieux), le bilan énergétique global de l’électrolyse est négatif.

    Cela fait d’ailleurs qu’une voiture qui roule à l’hydrogène consomme en fait deux fois plus d’énergie qu’une qui roule à l’essence.

    Je ne vais pas faire un précis de thermo ici. Il y en a plein sur internet. Mais il existe à ma connaissance une seule source importante d’énergie disponible non polluante et pas trop chère, c’est de consommer moins.

    Quand à ce que l’on appelle « l’énergie du vide » en mécanique quantique, c’est un phénomène extrêmement faible, à la limite de la mesurabilité, et qui n’a rien à voir avec l’électrolyse.

  • Forest Ent (---.---.---.205) 8 août 2007 13:58
    Forest Ent

    Ca fait aventures de Tintin et Milou, ce truc-là.

    Désolé, je me raccroche aux lois de la physique : il y a conservation de l’énergie, ou bien le monde n’existe pas.

    Pour séparer les atomes d’une molécule, il faut plus d’énergie que l’on ne peut en récupérer quand ils fusionnent à nouveau. Pas de miracle sous le soleil. Que le procédé de l’électrolyse puisse être amélioré un peu, soit. Mais il ne faut pas rêver.

  • spartacus1 (---.---.---.130) 8 août 2007 19:17
    spartacus1

    Encore une chose, le fait qu’il y ait des brevets de déposé ne signifie absolument pas que l’invention brevetée soit valable. Les bureau de brevet ne se prononcent pas sur la validité d’une invention, mais sur le fait que cette invention n’a jamais été déposée auparavant.

    Je peux parfaitement faire breveter un des poules modifiées génétiquement pour pondre des oeufs cubiques (plus facile à ranger, lol), encore que, conceptuellement, c’est réalisable. Il suffit que j’aie suffisament d’argent pour faire un recherche d’antériorité et payer les frais d’enregistrement.


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191 réactions à cet article

  • Forest Ent (---.---.---.205) 8 août 2007 13:58
    Forest Ent

    Ca fait aventures de Tintin et Milou, ce truc-là.

    Désolé, je me raccroche aux lois de la physique : il y a conservation de l’énergie, ou bien le monde n’existe pas.

    Pour séparer les atomes d’une molécule, il faut plus d’énergie que l’on ne peut en récupérer quand ils fusionnent à nouveau. Pas de miracle sous le soleil. Que le procédé de l’électrolyse puisse être amélioré un peu, soit. Mais il ne faut pas rêver.

    • thirqual (---.---.---.64) 8 août 2007 14:28

      Sans parler de « consommer des ampères ». Vous prendrez bien une larme de manque de rigueur avec votre toast de jargon sans queue ni tête ?

    • Forest Ent (---.---.---.205) 8 août 2007 15:28
      Forest Ent

      Un appareil qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme, ça n’existe pas ailleurs que dans la BD. L’énergie ne se crée pas à partir du vide. C’est le principe de conservation de l’énergie.

      Quand on mélange oxygène et hydrogène, ça explose. L’énergie dissipée provient d’une perte de potentiel électromagnétique de l’ensemble des atomes. Pour les séparer à nouveau, il faut y mettre au moins la même quantité d’énergie.

      Quel que soit le procédé utilisé, la séparation consomme au moins cette quantité d’énergie, appellée « énergie de liaison ». Comme l’on ne peut pas la récupérer en entier après explosion (il me semble la moitié au mieux), le bilan énergétique global de l’électrolyse est négatif.

      Cela fait d’ailleurs qu’une voiture qui roule à l’hydrogène consomme en fait deux fois plus d’énergie qu’une qui roule à l’essence.

      Je ne vais pas faire un précis de thermo ici. Il y en a plein sur internet. Mais il existe à ma connaissance une seule source importante d’énergie disponible non polluante et pas trop chère, c’est de consommer moins.

      Quand à ce que l’on appelle « l’énergie du vide » en mécanique quantique, c’est un phénomène extrêmement faible, à la limite de la mesurabilité, et qui n’a rien à voir avec l’électrolyse.

    • debase (---.---.---.199) 8 août 2007 18:10

      A Forest Ent

      « C’est le principe de conservation de l’énergie. »

      Il me semble que ce principe n’est rien d’autre qu’un postulat qui s’est avèré jusqu’à présent fort commode pour mettre en équation nombre de phénomènes et qu’on ne remet pas en question justement à cause de cela.

      Mais qui sait si un jour ce concept d’« énergie » ainsi que le principe de sa « conservation » ne montreront pas leurs limites et s’il ne faudra pas se baser sur un autre ’postulat’ ?

      Car d’abord qu’est-ce exactement que de l’« énergie » ? Ca serait équivalent à de la « masse » parait-il...

      Un moteur ’à eau’ est-il donc vraiment si inimaginable dans la mesure où il y aurait ’consommation’ d’eau ? Je me souviens qu’il y a quelques années cette idée de moteur à eau avait à nouveau refait surface et qu’il n’y avait pas unanimité totale des points de vue des quelques scientifiques éminents interrogés sur le sujet.

      Distance, temps, masse, énergie, matière, etc... des sujets passionnants n’est-ce pas ? (dont je ne suis pas spécialiste).

    • Forest Ent (---.---.---.205) 8 août 2007 18:27
      Forest Ent

      Oui bien sûr il est possible de convertir de la masse en énergie, mais c’est un peu compliqué à faire. Il me semble que l’on n’y arrive que dans des accélérateurs géants, puisqu’il faut pour amorcer le débat atteindre déjà de très hautes énergies. Ce n’est pas une conversion qui se fait très spontanément, sinon on la trouverait plus dans la nature.

      A ma connaissance (à confirmer par un spécialiste), cette conversion n’intervient pas dans une centrale nucléaire ou une bombe atomique, dans lesquelles on n’exploite il me semble que l’énergie de liaison électronucléaire faible.

      Quand à une physique sans les principes fondamentaux que sont la conservation de l’énergie et le principe de moindre action, je ne vois pas ...

    • spartacus1 (---.---.---.130) 8 août 2007 19:07
      spartacus1

      Totalement irréaliste ! Je suis ingénieur de formation et je pense savoir un peu de quoi je parle.

      L’eau n’est, somme toute, que la « cendre » de la combustion (oxydation) de l’hydrogène, au même titre que le gaz carbonique (CO2) est la « cendre » de l’oxydation du carbone.

      La réaction d’oxydation dissipe de l’énergie. La réaction inverse, c’est à dire l’extraction de l’hydrogène de l’eau (ou du carbone du CO2") et qui s’appelle réduction consomme une énergie strictement équivalente à celle procurée par l’oxydation.

      On peut parfaitement dissocier l’eau (opérer une réduction) en lui procurant de l’énergie. Lors de l’oxydation de l’hydrogène obtenu, on récupérera exactement la même quantité d’énergie que celle que l’on avait fournie pour la dissociation. Donc, en principe, un bilan énergétique nul, mais il y a un gros bémol : les deux opératins successives ont provoqué une augmentation d’entropie et l’énergie obtenue est moins utilisable que l’énergie fournie. Bon, j’arrête ici, je ne vais pas faire un cours de thermodynamique.

      Concernant la transformation de la masse en énergie, c’est bien se qui ce passe dans une centrale nucléaire (on parle alors de conservation du couple matière-énergie). Après la fission d’un noyau d’uranium, la masse totale des produits de fission est légèrement inférieure à la masse du noyau d’uranium, une partie de la matière s’est transformée en énergie. La transformation inverse, énergie vers matière, peut se faire dans des accélérateurs de particules (par exemple au CERN), cela n’a strictement aucun intérêt pratique, mais un très grand intérêt en recherche fondamentale.

    • spartacus1 (---.---.---.130) 8 août 2007 19:17
      spartacus1

      Encore une chose, le fait qu’il y ait des brevets de déposé ne signifie absolument pas que l’invention brevetée soit valable. Les bureau de brevet ne se prononcent pas sur la validité d’une invention, mais sur le fait que cette invention n’a jamais été déposée auparavant.

      Je peux parfaitement faire breveter un des poules modifiées génétiquement pour pondre des oeufs cubiques (plus facile à ranger, lol), encore que, conceptuellement, c’est réalisable. Il suffit que j’aie suffisament d’argent pour faire un recherche d’antériorité et payer les frais d’enregistrement.

    • marc (---.---.---.252) 8 août 2007 20:17

      spartacus1

      Une question, peut-être ( sans doute ) idiote : l’oxydation de l’hydrogène s’est produite dans la nature et a demandé de l’énergie mais ce n’est pas l’homme qui l’a fournie. La dissociation en question dans ce fil devrait en effet produire la même quantité d’énergie, dés lors utilisable, N’y a -t-il pas là forcément un gain pour nous ? non ?

    • Pierre JC Allard (---.---.---.67) 8 août 2007 23:47
      Pierre JC Allard

      Je suis sceptique - vous voyez, comme c’est facile d’être poli ? smiley - mais, malgré cet euphémisme, il y a peut-être ici quelque chose de sérieux, car on peut remarquer la forte présence de l’auteur sur l’édition d’aujourd’hui. Il y a complots... et complots. Voir le lien. http://www.nouvellesociete.org/5141.html

      Pierre JC Allard

    • funram (---.---.---.108) 8 août 2007 23:54
      funram

      On parle beaucoup de la « loi de la conservation de l’énergie », qui n’est, je le rappelle qu’un modèle physique très commode pour nous autres physiciens.

      Pourquoi ne pas parler d’un autre modèle tout aussi pratique et théorique que cette loi ? Ce modèle ? La formule de physique la plus connue du monde : E=mc². Cette loi, autrement appellée loi de la relativité générale, sous-tend que l’énergie et la matière sont équivalentes, et donc que l’on peut changer de l’énergie en de la matière, et vice-versa, avec un quota de c². C’est exactement ce que fait une bombe nucléaire, au passage.

      Et oui, avec la physique, on peut dire tout et son contraire. Ettonnant, non ?

    • slashbin (---.---.---.189) 9 août 2007 00:29

      Tsss,... conclusion hâtive. L’énergie est matière et vice-versa. Le principe de conservation de l’énergie telle que pensé habituellement est un cas particulier du principe plus général du principe de conservation masse-énergie. Si on considère que la masse n’est qu’une forme d’énergie (comme l’énergie potentielle, cinétique,...), en fait on peut toujours parler de principe de conservation d’énergie.

      En d’autres terme, s’il y a perte d’énergie, elle doit se retrouver sous forme de masse, et vice-versa. Jusqu’à preuve du contraire, il n’y pas de changement de masse avec ce pseudo moteur à eau, donc le principe de conservation d’énergie habituel s’applique, sauf si on venait à prouver que cette loi ne tient pas, et là, je vous garantis un prix Nobel.

      Le principe de conservation d’énergie est donc en l’état actuel de nos connaissances plus qu’une simple commodité, mais un fait physique. Peut-être sera-t-il réfuté un jour (personnellement, j’en doute, mais bon), mais d’ici là, il est cohérent de l’invoquer.

    • spartacus1 (---.---.---.62) 9 août 2007 07:37
      spartacus1

      @marc qui nous dit : Une question, peut-être ( sans doute ) idiote : l’oxydation de l’hydrogène s’est produite dans la nature et a demandé de l’énergie mais ce n’est pas l’homme qui l’a fournie. La dissociation en question dans ce fil devrait en effet produire la même quantité d’énergie, dés lors utilisable, ...

      Un préliminaire : il n’y a pas de question idiote, par contre, il peut y avoir des réponses idiotes.

      En fait, c’est le contraire qui se produit : l’oxydation dégage de l’énergie, pensez que dans un fourneau, on brûle du charbon, c’est à dire que l’on oxyde le carbone contenu dans le charbon, pour dégager de l’énergie calorifique. La réduction (dissociation), au contraire demande un apport d’énergie. Dans le cas du charbon, ce sont les fougères arborescentes de l’ère secondaire, qui ont opéré cette dissociation à partir du CO2 atmosphérique en utilisant l’énergie solaire par le biais de la photosynthèse.

      @funram qui nous dit :...nous autres physiciens. ...

      Pourquoi ne pas parler d’un autre modèle tout aussi pratique et théorique que cette loi ? Ce modèle ? La formule de physique la plus connue du monde : E=mc². Cette loi, autrement appellée loi de la relativité générale, sous-tend que l’énergie et la matière sont équivalentes, et donc que l’on peut changer de l’énergie en de la matière, et vice-versa, avec un quota de c². C’est exactement ce que fait une bombe nucléaire, au passage.

      Il m’étonnerait vraiment beaucoup que vous soyez physicien, parce que vos connaissances en la matière me paraissent, pour le moins, assez particulières.

      La relation de : E=mc² n’a que très peu de chose à voir avec la relativité restreinte ou générale. Einstein a fait bien d’autres travaux que ceux liés à la relativité. Cette relation exprime simplement la conservation du couple matière-énergie. Relisez une peu mon message plus haut, vous verrez que je fais mention de ce principe physique.

      De toute façon, nous parlons de deux choses totalement différentes :

      1) Des réactions de type chimiques : oxydo/réduction (ou plus, plus simplement combustion/dissociation) qui se passent au niveau de l’atome et plus spécialement au niveau des couches d’électrons entourant le noyau.

      2) Des réactions que l’on va dire, pour simplifier, physiques : fission/fusion de noyaux d’atomes. Qui se passent au niveau subatomique, au niveau du noyau, c’est à dire, dans un monde environ 1000 fois plus petit (je dis plus petit, toujours pour simplifier des notions assez complexes) et qui n’a rien à voir avec le monde du niveau atomique.

      Ces réactions physiques sont de deux ordres :

      a) Des réactions de fission : on « casse » un noyau d’un élément lourd (uranium ou plutonium par exemple). La masse totale des produits de fissions (plusieurs noyaux d’atome plus légers) est légèrement inférieure à la masse du noyau initial, la différence a été convertie en énergie électromagnétique. C’est cette réaction qui est exploitée dans la bombe atomique (hélas) et dans les centrales nucléaires actuelles. Elle génère des produits de fissions radioactifs à très longue durée de vie : les fameux déchets nucléaires dont il faut bien reconnaitre que l’on ne sait pas trop quoi en faire et que, surtout, ils représentent un très grand danger potentiel (je ne travaille pas dans le domaine de l’énergie nucléaire, je suis donc totalement libre pour le dire).

      b) Des réactions de fusion : on fait fusionner des noyaux d’atomes légers (par exemple : hydrogène, deutérinum, tritium ...) pour obtenir un noyau plus lourd (par exemple hélium). La masse du noyau lourd est un peu plus faible que la somme des masses des noyaux initiaux, ici encore, la différence a été convertie en énergie électromagnétique. C’est cette réaction qui est exploitée dans la bombe dite thermonucléaire ou bombe H (hélas). C’est également ce type de réaction que l’on se propose de domestiquer dans le cadre du projet ITER.

      Mais la gageure est d’importance : il faut au moins trois conditions simultanées pour entretenir une réaction de fusion : une température de plusieurs centaines de millions de degré pendant un temps relativement long avec une densité de matière assez importante. Actuellement, nous ne savons faire que deux conditions simultanément. Les recherches seront certainement assez longues (sauf erreur, on parle de 40 ans pour ITER).

      À mon avis, la maîtrise de la fusion est l’avenir en ce qui concerne l’énergie, matière première quasiment inépuisable (eau), impossibilité de réaction en chaîne incontrôlée (il suffit de supprimer l’une des conditions de la fusion), pas de déchets radioactifs ou des déchets ayant une durée de vie de quelques minutes.

      Je ne comprends pas que les recherches sur le sujet ne soit pas plus importantes. Ou, plutôt, je le comprends trop bien : les gens qui ont investis des sommes colossales dans les centrales nucléaires classiques n’ont aucunement l’envie de voir leurs installations périmées avant d’être rentrés dans leurs fonds et comme c’est un lobby assez puissant ...

      [mode_ironique] Après tout, les déchets, cela ne nous concerne pas, après nous, le déluge. Nos descendants des 1000 à 2000 générations suivantes trouveront bien un moyen de s’en occuper ![/mode_ironique]

    • olivier cabanel (---.---.---.118) 9 août 2007 08:29
      olivier cabanel

      c’est vrai que tout cela est tellement invraisemblable que je comprend votre réaction. allez voir la vidéo sur « leweb2zero.tv » et peut etre allez vous changer d’avis.

    • marc (---.---.---.252) 9 août 2007 14:09

      Spartacus

      Merci pour votre réponse. Je réalise l’étendue de mon ignorance

      Je pose le problème autrement : Prenons le pétrole : la transformation des micro organismes en pétrole a dû demander de l’énergie, énergie fournie par la nature et stockée dans ce pétrole. On récupère le pétrole et on en tire de l’énergie , en quantité supérieure à celle nécessitée par l’extraction et le raffinage dudit pétrole. On récupère donc à notre avantge une partie de l’énergie fournie par la nature au cours de millions d’années. ne peut-on pas envisager le problème de l’hydrogène contenue dans l’eau de la meme façon ?

    • olivier cabanel (---.---.---.118) 9 août 2007 14:11
      olivier cabanel

      bon, d’accord,

      le monde n’existe pas.

      et la terre continue d’etre plate.

    • olivier cabanel (---.---.---.118) 9 août 2007 14:13
      olivier cabanel

      çà fait du bien de rêver.

      titre que j’emprunte à mon dernier cd.

      mais peut etre que vous ne rêvez pas ?

      çà doit pas etre drole tous les jours.

    • olivier cabanel (---.---.---.118) 9 août 2007 14:15
      olivier cabanel

      quelle certitude.

      comme j’aimerais la partager.

      quoique... les vrais scientifiques ne peuvent que douter pour avancer.

    • marc (---.---.---.252) 9 août 2007 14:37

      Spartacus

      Je viens de visionner les videos du Stirling et autres moteurs utilisant de l’eau. Il me semble qu’ils n’infirment pas vraiment la règle de la conservation énergie/matière. Ils diminuent considérablement les pertes d’énergie. c’est différent. Qu’en pensez-vous ?

    • Forest Ent (---.---.---.205) 9 août 2007 15:44
      Forest Ent

      @ Spartacus

      Il y a perte de masse dans une fusion ? On passe de deux protons isolés à deux protons réunis. Quelle est la particule manquant à l’arrivée ?

    • spartacus1 (---.---.---.190) 9 août 2007 18:31
      spartacus1

      @Marc qui nous écrit : ... Prenons le pétrole : la transformation des micro organismes en pétrole a dû demander de l’énergie, énergie fournie par la nature et stockée dans ce pétrole. On récupère le pétrole et on en tire de l’énergie , en quantité supérieure à celle nécessitée par l’extraction et le raffinage dudit pétrole. On récupère donc à notre avantge une partie de l’énergie fournie par la nature au cours de millions d’années. ne peut-on pas envisager le problème de l’hydrogène contenue dans l’eau de la meme façon ?

      L’énergie du pétrole a été stockée les micro-organismes végétaux, par photosynthèse, au cours de leur vie. Pour les micro-organismes dépourvus de photosynthèse, elle provient indirectement de la photosynthèse, ceux-ci mangeant les micro-organismes végétaux. En fait toute l’énergie contenue dans le vivant provient directement ou indirectement de la photosynthèse à partir partir de la lumière solaire, à l’exception de certains organisme des grandes profondeurs marines (3000-4000 m.), vivant près de cheminées crachant du soufre à haute température, ces organismes tirent leur énergie de l’oxydation du soufre (à ma connaissance, je ne suis pas biologiste).

      La transformation des micro-organismes en pétrole est une suite de réactions chimiques assez complexes, dont certaines fournissent de l’énergie et d’autres en consomment. Je ne sais pas quel est le bilan énergétique global de ces transformations (je ne suis pas un spécialiste du pétrole), mais, s’il est négatif, l’énergie provient du fait de la compression du à l’enfouissement (lorsqu’on comprime un corps, celui-ci s’échauffe (faites l’expérience avec une pompe à vélo).

      L’eau n’est pas le résultat d’une accumulation d’énergie, mais au contraire, le résultat d’une fourniture d’énergie. Il est donc parfaitement illusoire de vouloir en tirer une énergie chimique quelconque, ce que les pompiers savent parfaitement puisque qu’ils l’utilisent pour éteindre !

      @Forest Ent qui a écrit : Il y a perte de masse dans une fusion ? On passe de deux protons isolés à deux protons réunis. Quelle est la particule manquant à l’arrivée ?

      Je vais essayer d’être simple, mais c’est assez complexe. Contrairement à une opinion répandue dans le grand public, les baryons (neutrons et protons) ne sont pas des particules élémentaires. Ils sont constitués d’autres particules : les quarks. les neutrons comportent deux quarks appelés « Down » un quark appelé « Up », les protons ont deux quarks « Up » et un quark « Down ». Il y a encore d’autres particules dans les baryons, par exemple les gluons, c’est à cause des gluons que l’on peut constituer des noyaux comportant plusieurs protons (de même charge électrique, ils devraient se repousser), c’est les gluons qui sont porteurs de la force de cohésion : l’interaction forte.

      Lorsqu’on fait un bilan de masse, la masse d’un noyau est inférieur à celle des baryons le constituant (par disparition de quarks). En fusionnant des baryons (un noyau d’hydrogène est constitué d’un seul proton) on a une disparition de masse qui est convertie en énergie électromagnétique.

      C’est la fusion de noyau léger qui procure le plus d’énergie, du type :

      Deutérium + Deutérium donne Hélium 3 + neutron

      Deutérium + Deutérium donne Tritium + proton

      Deutérium + Tritium donne Hélium 4 + neutron

      Le deutérinum est un isotope d’hydrogène, 1 proton, 1 neutron,

      Le tritium est un isotope d’hydrogène, 1 proton, 2 neutrons.

      Il est possible de fusionner des noyaux lourds, mais celà ne procure que peu d’énergie, par contre cela permet de fabriquer des corps simples « artificiels » dits transuraniens (neptunium, plutonium, américium, curium, berkélium, californium, einsteinium, fermium, ...).

      Notre soleil produit de l’énergie essentiellement à partir de la fusion de noyau léger. Par contre des étoiles plus massives ont des phénomènes de fusion de noyau lourds.

      Je ne pensais pas qu’un jour, je ferai de la vulgarisation scientifique sur Agoravox ! LOL

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