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Accueil du site > Actualités > Technologies > Qui veut défier Einstein avec quelques notions physiques ?

Qui veut défier Einstein avec quelques notions physiques ?

Cette fois, je propose de réfléchir à la relativité générale d’Einstein en déployant quelques arguments physiques. Je précise bien, physique, pratiquement sans mathématiques. L’honnête homme instruit croit qu’une nouvelle théorie scientifique répond à une nécessité empirique, lorsque l’expérience contredit un modèle, ou bien peine à expliquer certains phénomènes. Cette conception épistémologique est valable, surtout dans des domaines spécialisés. Mais elle ne détermine pas en toute situation le ressort des nouvelles théories. L’histoire connaît des exemples de modèles qui ont été élaborée grâce à des raisonnements mathématiques effectués indépendamment de l’expérience pour répondre à des exigences de cohérence. Ce fut le cas de l’électron relativiste de Dirac ou de la relativité générale d’Einstein. Si au 21ème siècle, une nouvelle cosmologie doit émerger, ce sera avec des raisonnements physiques et mathématiques réalisés indépendamment de l’expérience (qui viendra après). Je propose donc l’idée d’une nouvelle cosmologie sans la justifier par une quelconque déficience de la cosmologie relativiste, même si quelques faits semblent échapper à cette théorie. Je donne juste un exemple, l’anomalie des sondes Pioneer dont la résolution récente ne fait pas consensus. La nouvelle cosmologie émerge avec des questions métaphysiques. Et dès qu’on parle de métaphysique, il y a le pour quoi et le pourquoi. Quelles sont les causes efficientes et finales. Je m’en tiendrai ici aux causes efficientes. A la fin de ce modeste exposé se pose la question de la source des phénomènes mécaniques. A vous de jouer !

Ce billet est aussi une expérience humaine. Il dévoilera comment les gens se comportent dans un contexte où l’autorité savante est contestée avec des éléments tangibles mais pas décisifs. Le résultat de l’expérience est déjà acquis. Les gens suivent l’autorité et c’est pour cette raison que les régimes autoritaires et totalitaires ont pu prospérer. Mais ne tenez pas compte de cette remarque et réfléchissez sur la base des considérations physiques que je vous propose mais qui sont je le reconnais lacunaires. Je n’ai pas tout exposé, le royaume de la physique est bien trop vaste. Votre avis m’intéresse, autant que celui des scientifiques avertis et des soutiens de toute nature (éditeurs etc.) dans cette aventure fascinante du 21ème siècle qui nous rapprochera des secrets de l’univers. Quoique, je crains que ces secrets ne causent quelques angoisses métaphysiques et fassent fuir les gens.


Einstein et la question du champ en physique (texte provisoire)

C’est dans ses écrits épistémologiques que l’on comprend le mieux la démarche d’Einstein et sa vision des choses qui s’inscrit dans l’achèvement de la physique moderne dite « classique ». D’ailleurs, Einstein achève la physique moderne, le verbe achever étant à prendre dans les deux sens comme nous l’enseignera le devenir de la physique après le 20ème siècle. L’une des questions générales les plus importantes concerne le lien entre les mathématiques et les choses physiques, autrement dit, ce qui est représenté et « ce qui est » ou bien « arrive ». Cette question, elle est d’une importance cruciale dans le contexte de la relativité générale. L’espace-temps est décrit par un champ de tenseurs mais ce champ exerce-t-il une influence physique ? C’est la grande question qui se pose dans la cosmologie relativiste qui en fait a été construite en accordant une réalité physique à l’espace-temps. Ce détail est parfaitement clair dans les écrits d’Einstein et notamment le manuscrit de 1950 (Conceptions scientifiques, Flammarion, chapitre sur la théorie de la gravitation généralisée).

Einstein part du constat classique que l’inertie traduit le fait que l’espace exerce une influence sur les masses et donc possède une propriété physique mais si l’espace « agit » sur les objets, les objets n’agissent pas sur l’espace dans la conception newtonienne. Dans la conception relativiste, les choses se présentent différemment mais l’espace reste une réalité physique car un espace dépourvu de contenu physique n’a pas sa place dans la relativité. Le caractère spatial de la réalité physique est exprimé avec le champ de tenseurs. Ce qui a une conséquence assez curieuse. Ni la particule massique, ni le mouvement, ne constituent des éléments fondamentaux dans la conception relativiste dont le « bloc substantiel » reste le champ. La particule n’apparaît que dans une région limitée de l’espace où l’intensité du champ ou alors la densité d’énergie est importante (Einstein, p. 38).

Bien qu’acceptée par la plupart des scientifiques, la cosmologie relativiste laisse en suspens la question de la réalité physique associée à l’espace. Si cet espace influence la disposition des masses conformément à la loi des géodésiques, alors l’espace a des propriétés mécaniques et se conçoit dans le cadre de la « physique des dispositions » en plus d’être le lieu de propagation des rayons lumineux et donc de se concevoir dans la « physique des informations ». Néanmoins, si on ne peut douter de propagation la électromagnétique dans l’espace relativiste, il est possible de débattre sur l’effet mécanique ce même espace relativiste. Une autre conception est possible mais elle reste inexplorée à ce jour. Elle repose sur l’idée que l’espace n’est qu’un lieu de communication et que tous les phénomènes mécaniques ont comme source la Matière.

Ces remarques conduisent à tracer les deux conjectures auxquelles on ne peut échapper tout en évoquant quelques idées spéculatives. Celle des singularités qui émergent à partir d’un champ et celle du champ qui émane des sources. Einstein concevait les masses comme manifestation du champ dans les lieux avec une densité d’énergie importante. Le champ est donc plus fondamental que les masses. Si l’on prend l’électricité, les charges électriques apparaissent plus fondamentales et constituent la source du champ électrique. Mais le point de vue inverse est aussi envisageable puisque les charges apparaissent dès lors que la divergence du champ électrique est non nulle. Le magnétisme est aussi causé par des sources. La grande question, c’est de comprendre la source des phénomènes de gravitation. L’espace est censé avoir des propriétés mécaniques mais comment peut-il influer sur les masses et être courbé par ces mêmes masses ? Il manque un élément de réalité physique permettant de transférer la source des mécanismes depuis l’espace vers la matière. Peut-être faut-il alors envisager de concevoir la matière quantique comme source des phénomènes mécaniques et de la gravité. Ou plutôt une matière gravito-quantique. La démarche est inverse de celle décrite par Einstein. Au lieu de mécaniser l’espace on ramène cet espace à un champ d’information et l’on conçoit la gravité comme le résultat de la capture de l’information gravitationnelle par les masses. Il reste à trouver quel est le processus impliqué. Les neutrinos et une interaction sous forme de processus faibles et forts ?

L’alternative est donc d’une clarté saisissante. Tout le génie d’Einstein a consisté à utiliser un champ pour bâtir la cosmologie relativiste mais ce faisant, l’hypothèse de Newton sur le fluide (mécanique) dans lequel se propage la force gravitationnelle n’a fait qu’être déplacé avec la géométrodynamique relativiste. Dans ce cadre, on ne demande plus si un fluide transmet la force de gravitation mais quelle est la source des mouvements matériels dans le cosmos avec une alternative ainsi proposée :

(i) celle d’Einstein et des propriétés mécaniques de l’espace, propriétés explicitement posées dans le manuscrit de 1950. L’espace est partie prenante avec l’inertie et les forces qui s’opposent aux accélérations, qu’elles soient gravitationnelles ou non. La source des phénomènes dynamiques générant le mouvement des masses et leur disposition est donc double, spatiale et matérielle. Cette double source se traduit notamment par les équations géodésiques du « genre temps » établies en 1927 par Einstein, Grommer et indépendamment, Lanczos. Cette conception suppose d’accorder à l’espace-temps où naviguent les masses une substantialité. C’est la thèse du substantivalisme, opposée au relationnisme de Leibniz.

(ii) La conception que je propose n’accorde aucune efficience mécanique à l’espace. La source des mouvements, qu’ils soient inertiels ou accélérés, translations ou rotations, ont pour origine dynamique la matière. L’espace n’est qu’un lieu de communication qui permet à la matière de capter des informations sur l’environnement. Cette conception s’inscrit dans une « physique de l’information ». C’est une tendance minoritaire mais prometteuse. Et le sens physique ? C’est assez simple dans le principe des théories. Admettons qu’un théoricien puisse établir une cosmologie fondée sur l’information. Il faudra faire comme avec les équations d’Einstein, parvenir à déduire des équations géodésiques. J’ai la conviction que c’est possible, même s’il me manque la maîtrise des mathématiques pour aller jusqu’au bout de ce rêve métaphysique qui redonnera tout son sens à la philosophie platonicienne et au doublet sensible intelligible revu dans une forme post-moderne et non pas pré-moderne. Sans oublier la doctrine de la matière double subtilement amenée par Plotin. A travers la future controverse entre la cosmologie d’Einstein et la cosmonadologie quantique on verra aussi se dessiner une préférence pour le dualisme matériel de Plotin ou le monisme de Spinoza cher à Einstein. Sinon, je ne suis pas un relationniste strict comme Leibniz dans la mesure où j’attribue à l’espace la propriété de transmettre des informations (et non pas des influences mécaniques comme vous avez noté).


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56 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 11:02

    À l’auteur :

    Et sans métaphysique ?

    « il faut passer aux modèles mathématiques et aux expérimentation pour valider une théorie. Y compris quand cette théorie contient des éléments métaphysiques implicites ou explicites. »

    À partir du moment où vous intégrez des éléments métaphysiques à une théorie physique, il me semble que ma question ait tout son sens (pour un vrai scientifique).


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 11:04


      Ma question :

      Par les mathématiques et l’expérimentation, êtes-vous en mesure de prouver la compatibilité de la physique et de la métaphysique ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 11:11

      @Jean-Pierre Llabrés

      désolé, je ne comprends toujours pas la question.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 11:19

      @Bernard Dugué

      Désolant et navrant pour un esprit supposé scientifique ! ! !...

      Hier, votre réponse était de type dilatoire :
      Votre question n’a pas de sens et je n’y ai pas répondu.

      Maintenant, vous pouvez réfléchir sur le fait qu’elle n’a pas de sens, ou alors qu’elle renvoie à des considérations historiques qu’il vous appartient d’expliciter.


    • Alren Alren 23 février 20:03

      @Bernard Dugué

      Je suis d’accord avec vous : Einstein ne pouvait proposer une nouvelle cosmologie sans avoir une théorie de la gravitation. Et il dû recourir à la théorie des espaces courbes (avec tenseurs) empruntée à l’imagination des mathématiciens pour cette théorie de la relativité générale qu’il a eu tant de mal à élaborer.

      (Pour la relativité restreinte, qui devait expliquer l’expérience révolutionnaire de Michelson et Morley, il est parti, sans jamais l’avouer, des travaux de Lorentz et Henri Poincaré),

      On peut cependant remarquer que ce « support de pensée » lui a permis de prédire des phénomènes qui ont toujours été avérés, notamment les lentilles gravitationnelles.

      Vous avez parfaitement raison de souligner que si la matière courbe l’espace, l’espace agit sur la matière par l’inertie, l’augmentation de la masse avec la vitesse jusqu’à cette limite de la vitesse de la lumière où la masse serait infinie. Ce qui rappelle le problème de l’œuf et la poule. Ou pose la question de « l’acteur intermédiaire  » de cette interaction.

      En physique quantique, on s’en sort avec des particules « had hoc », la dernière en date étant ce boson de Higgs qui n’explique rien du phénomène d’augmentation de la masse avec la vitesse (phénomène sensible près de 300 000 km/s) non plus d’ailleurs que de « l’élongation » du temps.

      Ceci dit, je partage le point des critiques sur l’emploi du mot métaphysique : il n’y a rien de « surnaturel » dans tout ça, sens que prend, de nos jours, ce mot datant de l’Antiquité grecque.


    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 23 février 11:05

      En résumé, vous tentez de réintroduire de la métaphysique là où le matérialisme vous indispose !


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 11:13

        @M de Sourcessure

        Je n’introduis rien pour la bonne raison que le matérialisme contient de la métaphysique


      • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 23 février 11:51

        @Bernard Dugué



        Physique : science de la nature (phusis en grec) de ce qui est observable par l’homme, être raisonnable sensiblement affecté. La physique d’une époque est l’ensemble des théories et des expérimentations d’une époque.
        La résistance de la nature à nos prévisions est le critère qui permet de déclarer qu’un discours est scientifique s’il peut être vérifié ou remis en cause par une expérimentation, quand une prévision déduite du discours ne se réalise pas expérimentalement. Par contre, un discours portant sur quelque chose qui ne peut pas donner lieu à une expérimentation ne relève pas de la science.

        Métaphysique : ce qui dépasse la nature. La raison dans son souci d’unifier l’univers dépasse ce qui est observable et produit des idées, des principes régulateurs d’unification (la nature, les esprits, Dieu) à quoi rien d’observable ne correspond. Si Dieu explique (donne la cause) le monde, c’est en fait une hypothèse (posée dessous le moi et le monde) à quoi rien d’observable dans la nature extérieure ne correspond.

      • robin 23 février 13:47

        @M de Sourcessure

        Si vous relisez vos propres définitions vous réaliserez (en particulier la métaphysique) qu’elles sont trio floues pour qu’on puisse raisonnablement répondre à la question. Exemple : ce qui dépasse la nature ? qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire rigoureusement. Pour décider ce qui dépasse ou pas la nature il faut la connaître dans sa totalité, définition donc nulle et non avenue.


      • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 23 février 15:21

        @robin

        lol 

      • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 23 février 15:24

        @M de Sourcessure

        il ne s’agit pas d’une définition, mais d’une étymologie, c’est le sens des mots grecs qui ont servi à fabriquer le mot « métaphysique » !

      • Rounga Rounga 24 février 15:46

        @M de Sourcessure
        Le mot « métaphysique » vient du titre qu’Andronicos de Rhodes a donné à un recueil de textes d’Aristote au premier siècle avant J.C. Etant donné que ce recueil venait après la Physique, il l’a appelé meta ta physica, ce qui signifie « après la physique », et qui a donné naissance au terme « métaphysique ». C’est cela l’étymologie du mot.

        Aristote, dans l’ouvrage en question n’emploie jamais le terme « métaphysique », mais traite de « philosophie première », science des premiers principes, science de l’être en tant qu’être, ou encore de théologie (dénominations qui ne désignent pas forcément des choses identiques).
        Aujourd’hui, la métaphysique est une discipline qui a mauvaise presse, qui fait figure de discours vaporeux, mystique, voire irrationnel, alors que c’est une discipline on ne peut plus rationnelle et rigoureuse. On ne peut d’ailleurs pas faire l’économie de la métaphysique, car la question de la liberté humaine, par exemple, est une question métaphysique, qui a une importance capitale en politique, en sciences humaines, en psychologie, en épistémologie.

      • Taverne Taverne 23 février 11:40

        L’infini est ce qui limite l’esprit. Mais cela ne veut pas dire que l’esprit est incapable de saisir l’infini.
        Deux exemples :

        - le Temps, cette ligne infinie. Ici la science ne peut rien modéliser en équations. Mais la métaphysique a permis de concevoir la notion de temps infini. La science se contente de la calculer sur la base de mesures arbitraires fondées sur les cycles terrestres (jour et nuit, saisons, années...). Imaginons que vous naissiez sur une planète sans aucun cycle, aucun repère permettant de donner des mesures au temps, vous seriez bien ennuyé et beaucoup douteraient de l’existence du temps.

        - pour le nombre Pi, c’est le contraire. C’est la science qui l’a compris en premier. La science a modélisé de façon très précise la ligne sans fin de ce nombre irrationnel. L’esprit du quidam, lui, n’a pas de conception empirique ou évidente de Pi. La métaphysique n’est pas appropriée à cette notion. Pourtant, c’est une erreur de penser que l’esprit humain est incapable de se représenter Pi de le même façon qu’il se représente le Temps.


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 11:52

          @Taverne
          « Mais la métaphysique a permis de concevoir la notion de temps infini. »

          Vos « explications » suivantes (infra) ne démontrent rien de cela.


        • Taverne Taverne 23 février 12:00

          @Jean-Pierre Llabrés

          La métaphysique admet parfaitement que le temps est une dimension infinie qui s’ajoute aux trois dimensions infinies de l’espace. Mais déjà dans l’Antiquité, le temps était perçu comme infini par la notion d’éternité ou de cycles éternels.


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 12:02

          @Taverne
          « le Temps, cette ligne infinie. Ici la science ne peut rien modéliser en équations. »

          Ah bon ?
          Imaginez que nous soyons à 1 seconde du Big Bang,
          puis à une demie seconde,

          puis à un quart de seconde,
          et cætera...
          N’avez-vous pas la certitude que vous pouvez continuer ainsi à l’infini ?

          N.B. :
          Chuck Norris a compté jusqu’à l’infini.
          Deux fois !


        • Taverne Taverne 23 février 12:17

          @Jean-Pierre Llabrés

          Selon ce que nous dit Einstein, il serait impossible d’être une seconde avant le Big Bang, puisque avant cette explosion le temps n’existait pas. C’est le Big Bang qui aurait lancé le processus du temps.


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 14:40

          @Taverne

          Exact.
          Mais vous pouvez diviser à l’infini la première seconde après le Big Bang.

        • Porcu Nustrale 23 février 17:23

          @Taverne


          Taverne semble aussi pointu en physique qu’en écriture de chansons. smiley

        • JC_Lavau JC_Lavau 23 février 12:58

          Question déjà posée, sans jamais de réponse : énumération de tous les théorèmes qui pourtant soient de la physique, et qui porteraient sur « information ».
          Attention, hein ! J’ai bien écrit théorèmes, et pas postulats. Je sais bien que Dugué n’a jamais encore réussi à faire la différence, mais d’autres lecteurs, peut-être ?

          Je cite souvent le théorème de la variété requise de W.R. Ashby, mais s’il est important pour le physicien transactionniste, il demeure un théorème mathématique, pas physique. Et lui ne se trompe pas sur le concept d’information : seul le récepteur définit ce qui est information, pour lui.


          • amiaplacidus amiaplacidus 23 février 13:54

            @JC_Lavau

            Juste une question de terminologie, mais la précision n’a jamais nuit en science, au contraire.

            Un théorème fait partie du champ des mathématiques.

            En physique on parle de loi.

            En principe, n’importe quel quidam qui a un petit vernis scientifique connaît cette terminologie.


          • JC_Lavau JC_Lavau 23 février 18:49

            @amiaplacidus
            Certes ! Et plus grave encore, on ne peut mathématiser ce qu’on s’est donné la peine de définir préalablement.
            As-tu remarqué l’entourloupe pratiquée par Dugué et les faiseurs qu’il cite ? Ils affirment puis utilisent des « théorèmes » jamais démontrés de « conservation de l’information ». Laquelle information est postulée dans le vide, sans définition de son destinataire.


          • Zip_N Zip_N 23 février 13:37

            Taverne,

            « Selon ce que nous dit Einstein »

            C’était en mars ou en avril  ? il leur dit quel mois apparaît en 1 er ?

            Vous êtes en train de dire que le temps a pas créé et fait le big bang mais l’a uniquement vu naitre ? le temps aurait pu apparaître avant le moment connu du big-bang, dans ce cas il aurait fallu que la gestation de l’univers soit naturellement ou non écourtée, il serait certainement moins dense, intense, volumineux, diversifié et plus homogène et moins dispersé. Il a pas fallu 0 seconde d’énergie pour générer des miliers d’années de matières, concevoir une gestation du big bang pour qu’il apparaisse. Vous confondez espace et univers.


            • Taverne Taverne 23 février 14:00

              @Zip_N

              Pour le Big Bang, ne vous adressez pas à moi, allez voir plutôt ce qu’en dit Einstein. Je ne suis pas l’initiateur de cette hypothèse et, de plus, je ne m’y intéresse pas plus que cela. C’est la démarche philosophique et pratique qui m’anime. La vie réelle ici sur la Terre : comment mieux penser, par exemple.


            • Hermes Hermes 24 février 15:27

              @Taverne

              Cela me semble pertinent mais pas antinomique. Les récents développements théoriques (cf article récent sur futurascience) suggèrent qu’en se rapprochant du big bang, dans le continuum espace-temps, il n’y a plus de temps mais seulement de l’espace.

              Notre pensée procède de même : dépendante du temps, elle se cantonne au connu. En rassemblant sa présence dans le présent, on libère la pensée de la notion de temps et l’espace intérieur dans lequel tout trouve un sens s’épanouit. Les nouvelles compréhensions surgissent.

               smiley


            • robin 23 février 13:42

              Je me lance à nouveau espérant encore et toujours avoir une réponse de l’auteur moi le simple sans-dents scientifique :

              Lorsque Einstein a conçu le principe d’équivalence masse inerte masse gravitationnelle il a utilisé la célèbre expérience de pensée de l’ascenseur en postulant qu’il est impossible par une expérience interne à l’ascenseur de savoir si cet ascenseur accélère vers le haut à 1G où si il est au repos dans le champ de gravité. Or si, il existe une expérience : celle consistant à emporter avec soi dans l’ascenseur un objet électriquement chargé et observer si il rayonne ou pas un rayonnement d’accélération, à moins que l’objet chargé rayonne aussi au repos dans le champ de gravité terrestre ce qui par symétrie temporelle indique qu’un objet chargé qui accélère génère un champ d’accélération artificielle. Autre bizarrerie selon le référentiel accéléré ou non (par rapport à quoi d’ailleurs sinon le fameux repère absolu de Newton ?) on observera un rayonnement (et donc des photons et donc des quantums d’énergie) ou non . Ce qui veut dire dans l’absolu que l’existence même de toute matière/énergie est relative puisque l’existence de tout ou partie de ce qui l’a constitue diffère selon le référentiel d’où on l’observe.

              Autre chose bizarre : le principe de réciprocité : si je me déplace par rapport à un objet à la vitesse v, depuis mon propre référentiel cet objet se déplace à la vitesse -v. Raisonnement qu’il est impossible de tenir avec un photon, puisque vu du photon avec les formules de la relativité restreinte j’aurais une énergie infinie. Le photon ne peut donc pas constituer un référentiel de mouvement donc par extension il n’y a aucun sens à parler de la vitesse de la lumière, ce qu’on ne se prive pourtant pas de faire etc. etc.


              • robin 23 février 13:50

                @robin
                 ce que j’ai dit précédemment ouvre d’ailleurs une perspective sur la nature de l’inertie. N’est-elle pas l’énergie dépensée à faire rayonner électromagnétiquement la matière quand on tente de l’accélérer ?


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 13:57

                @robin

                En RR, l’intervalle d’espace-temps ds2 = x2 + y2 + z2 – (ct)2. Cet intervalle est appelé invariant de Lorentz. Selon le signe de cet invariant, deux événements séparés dans l’espace peuvent être connectés ou pas. Si l’intervalle spatial est supérieur à l’intervalle temps, deux événements ne peuvent être connectés. Dans le cas inverse, une connexion est possible avec une particule massique. C’est le cas d’un message que transmet un pigeon voyageur. Quand l’intervalle est nul, une connexion est possible mais uniquement avec une particule de masse nulle, ou plus précisément, un rayon de lumière.


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 14:12

                @Bernard Dugué

                Rectificatif, il fallait lire, selon le signe de cet intervalle et non pas de cet invariant


              • robin 23 février 16:24

                @Bernard Dugué

                Je ne suis pas sûr d’avoir compris à quoi répond votre message dans le mien ?


              • chapoutier 23 février 16:51

                @robin

                Je ne suis pas sûr d’avoir compris à quoi répond votre message dans le mien ?

                à rien du tout ; B D est un blagueur


              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 23 février 16:58

                @Bernard Dugué


                Vous êtes bloqué et quelque chose est solidement bloqué en vous, vous n’arrivez pas à vous libérer ! 

                Vous n’arrêtez pas de ruminer ce sujet largement dépassé, il l’était déjà du vivant d’Einstein. 

                Retenez bien ceci : «  » La relativité n’a de sens (en science, comme dans le bla bla quotidien) que si elle se définit par rapport à l’absolu«  ». 

                Einstein est mort en 1954, j’ai redéfini les concepts et les principes fondamentaux en 2001. Tout est consigné dans « RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET ÉPISTÉMOLOGIE ». 



                • Porcu Nustrale 23 février 17:31

                   


                    Dugué c’’est l’histoire d’un mec qui dit « voilà j’ai aucune idée pour expliquer pourquoi mais je crois savoir comment, et vous êtes priés de le croire » et oùkisontles les éditeurs de découvertes ?

                  Malheureument les éditeurs sont des gens sérieux, et à part ceux que le regretté Umberto Eco décrit dans son pendule de Foucault je ne vois pas d’autres issues pour Dugue.

                  • aimable 24 février 11:40

                    @Porcu Nustrale
                    tout cela tient de la religion , un prêt - a - penser
                    Mr Dugué est un gourou qui prêche dans le désert .


                  • Aristide 23 février 17:33

                    Un éclair de lucidité qui ramène la théorie de Dugé à des élucubrations de non spécialiste : « J’ai la conviction que c’est possible, même s’il me manque la maîtrise des mathématiques pour aller jusqu’au bout ... ».


                    CQFD

                    • abcd 23 février 20:59

                      J’aime pas l’idée de défier Einstein, quoique cela l’aurait surement amusé, parce que cela n’a pas de sens de dire qu’Einstein a dépassé Newton, chacun a fait au mieux avec son époque et c’était pas des minots de la pensée.
                      Bon au moins un postulat valide le vide n’est pas le néant, qu’il se courbe ou qu’il s’informe de la matière qui l’entoure, hormis pour unir la théorie quantique à la cosmologie, cela n’enlève rien à Einstein, qui symbolise aussi le chercheur isolé (sans une armée de collaborateurs) sans machine ou ordinateur.
                      Et si la vrai rupture théorique, c’était d’accepter que la science ne puisse plus être révolutionné par un chercheur isolé ?

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