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Accueil du site > Actualités > Technologies > Quoi de neuf en « biologie » ?

Quoi de neuf en « biologie » ?

évolution, génétique, biodiversité, éthologie, anthropologie, neurologie

- La vie semble possible sur Encelade !

C’est plutôt que la vie ne serait pas complètement impossible sous la croûte de cette lune de Saturne !

L’analyse des données acquises par Cassini lors du survol d’Encelade montre un monde où la vie est possible. La sonde a révélé la présence d’eau, de gaz carbonique et de molécules organiques dans les éjections des geysers et détecté des températures de -93 degrés Celsius, suffisamment élevées pour laisser penser que les températures sous la surface d’Encelade seraient compatibles avec la présence d’eau à l’état liquide, un des critères pour que la vie telle que nous la connaissons soit possible.

Nombreux sont les scientifiques à penser que tant qu’il y a de l’eau sous forme liquide, la vie trouvera une voie pour apparaître. Ce qui est vrai pour la planète Terre peut très bien l’être également sur d’autres régions du Système Solaire.

- Des acides aminés venus de l’espace

Ce n’est qu’une confirmation de plus de la probable origine cosmique des briques de la vie (et donc que la vie devrait être à peu près la même partout dans l’univers).

Dans ces deux météorites, les teneurs atteignent 249 ppm (parties par million), contre une moyenne de 15 ppm dans les autres météorites carbonées.

On a par ailleurs découvert un précurseur de la glycine dans l’espace (l’aminoacétonitrile).

- Découverte des structures de base de l’ARN

Découverte fondamentale ! Au lieu de s’en tenir aux interactions entre deux nucléobases voisins (Adénine-Uracile et Guanine-Cytosine étant les plus stables) ce nouveau modèle montre que tout ARN est composé d’une combinaison de 19 ensembles de 8 nucléobases stables. Les nucléotides (AGCU) peuvent être considérés comme les lettres ou phonèmes de 19 mots de 8 lettres maxi avec lesquelles sont écrits toutes les séquences de l’ARN (en fait, ce sont plutôt les briques d’un jeu de construction dans l’espace).

Contrairement à son célèbre cousin, l’acide désoxyribonucléique (ADN), formé sur toute sa longueur de deux brins complémentaires qui s’enroulent en une double hélice monotone, l’ARN n’est constitué que d’un seul brin capable de se replier en une multitude de structures complexes. Cette diversité structurale explique la multiplicité de rôles que joue l’ARN à l’intérieur de la cellule, notamment dans la régulation de l’activité des gènes.

Cette approche consiste à assembler la structure in silico à partir de motifs qui tiennent compte de l’ensemble des interactions entre un nucléotide et ses voisins, indépendamment de la séquence de l’ARN. Les bio-informaticiens de l’Université de Montréal ont ainsi pu faire une découverte primordiale : un nombre très restreint de petits motifs de huit nucléotides ou moins suffit pour reconstituer les structures des ARN répertoriées dans les banques de données expérimentales.

"Nous avons pensé que construire un langage structural à partir de mots déjà formés plutôt qu’à partir de lettres prises isolément permettrait de faire de meilleures prédictions quant à la structure qu’adopte une molécule d’ARN dans l’espace", explique François Major. "Notre hypothèse s’est avérée pleinement fondée ; nous avons seulement été surpris par le peu de mots que comporte ce langage, dix-neuf pour être plus précis. Ce qui n’empêche pas que leurs différentes combinaisons dans l’espace génèrent un très grand nombre de structures tridimensionnelles.

- L’encyclopédie de la vie en libre accès

Le projet EOL, Encyclopedia of Life, est lancé. Préparé depuis plusieurs années, présenté en version de démonstration en mai 2007, il consiste à rassembler derrière un même site web (www.eol.org) toutes les informations connues sur les espèces connues, vivantes et disparues, soit 1,8 million de fiches.

- Un reptile marin de 15 mètres

Le pliosaure géant découvert il y a deux ans au Spitzberg est encore plus grand que ne le pensaient les paléontologues. Ce reptile marin qui vivait à l’époque des dinosaures, mais qui n’en était pas un, devait mesurer au moins 15 mètres de long d’après les os retrouvés lors de la campagne de fouille de l’année dernière.

- Un calmar géant plus vrai que nature au Muséum à Paris

Le premier calmar géant naturalisé au monde vient d’enrichir la collection de la Grande galerie de l’évolution du Muséum national d’histoire naturelle à Paris, grâce au recours à une technique de conservation inédite.


- Glutamate et sexualité de la mouche

Un insecte hétérosexuel peut devenir temporairement bisexuel si l’on modifie la concentration d’une substance cérébrale appelée glutamate. Et ce, même s’il est adulte ! C’est ce que viennent de démontrer des chercheurs CNRS du laboratoire "Développement et communication chimique chez les insectes" à Dijon, chez l’animal star des laboratoires de génétique : la mouche du vinaigre, baptisée savamment Drosophila melanogaster, ou drosophile.

- Le papillon se souvient de sa vie de chenille

Très étonnant, quand on voit toutes les transformations de la métamorphose !

Des chercheurs de l’université de Georgetown, Washington, ont découvert que les chenilles du Sphynx du tabac, un parasite de la plante éponyme, pouvaient être « dressées » pour éviter certaines odeurs en associant ces fragrances à des petits chocs électriques. Soumises à ce traitement, les larves mettent rapidement en place des conduites d’évitement. Comportement qui persiste après la métamorphose, lorsque les chenilles se sont transformées en papillon.


- Pourquoi le langage penche-t-il à gauche ?

"Nous avons observé que le cortex gauche présente globalement une activité électrique plus rapide (autour de la fréquence 40 Hz) que le cortex auditif droit ; lequel présente, lui, davantage d’activités d’environ 4 Hz".

Ils ont noté des oscillations rapides (40 Hz) au niveau des régions initiant les mouvements de la langue, nécessaires à la production des phonèmes ; et des oscillations lentes (4 Hz) dans les aires impliquées dans les mouvements de la mâchoire, déterminant le rythme de la parole.

- Des restes humains datant de 1,2 million d’années découverts en Espagne
Le Monde 27.03

Un fragment de mandibule et une prémolaire inférieure découverts sur le site préhistorique d’Atapuerca, dans la région de Burgos, au nord de l’Espagne, font reculer dans le temps l’arrivée des premiers humains en Europe de l’Ouest. Vieux d’environ 1,2 million d’années, ces restes sont attribués à Homo antecessor, un ancêtre possible des Néandertaliens et d’homo sapiens, par l’équipe hispano-américaine qui les a mis au jour. Les hominidés précédemment trouvés près d’Atapuerca dataient de 800 000 ans.


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8 réactions à cet article    


  • nounoue david samadhi 26 avril 2008 15:24

    ne serait il pas le terme plus proche de cette article ?

     


    • Jean Zin Jean Zin 26 avril 2008 16:50

      Pour les 2 premières brèves seulement !


    • Jean Zin Jean Zin 26 avril 2008 16:52

      En fait, aussi étonnant que cela puisse paraître, le plus probable c’est que la vie ait les mêmes bases partout puisque nous avons été contaminés nous-mêmes par l’espace. La vie est cosmique !


    • nounoue david samadhi 26 avril 2008 16:00

      la revolution epigenetique est en marche ...

      la suite

       

      L’épigénétique prend le pouvoir
      La biologie fait sa révolution : l’épigénétique remet en question la place centrale de l’ADN pour s’intéresser aux bizarreries que la génétique ne peut pas expliquer.

      Et si la génétique se trouvait à l’aube d’une révolution aussi majeure que celle vécue par la physique classique lorsque Einstein vint y mettre son grain de sel relativiste ? Une sorte « d’âge quantique » de la biologie moléculaire où l’ADN ne seraitplus lapièce maîtresse de la machinerie cellulaire mais un acteur parmi d’autres ?
      C’est la conviction qui s’impose à grande vitesse dans les laboratoires à travers le monde. S’affranchissant de la pensée dominante en vogue depuis la découverte de la double hélice par Watson et Crick il y a un demi-siècle, une nouvelle école de pensée répondant au nom d’épigénétique a surgi. Son credo : l’ADN n’explique pas tout et son étude ne suffit pas à comprendre comment un organisme se construit et comment il évoluera sa vie durant.
      Zut ! seriez-vous tentés de soupirer. Déjà que nous avions du mal à ingurgiter les fondements de la génétique et à comprendre le rôle attribué à l’ADN... Faudrait-il tout reprendre à zéro et considérer que nos connaissances en ce domaine ne valent plus rien ? Non, bien sûr. Le cadre génétique tel que défini ne s’effondre pas avec l’arrivée de l’épigénétique. Il s’enrichit juste extraordinairement, prend du recul par rapport à la molécule d’ADN et élargit le champ d’observation pour s’intéresser aux autres molécules présentes dans la cellule. Ce faisant, il permet d’expliquer des faits dérangeants qui, jusqu’à présent, avaient été glissés sous le tapis parce qu’ils ne collaient pas avec la théorie du « tout-ADN ».


      • Jean Zin Jean Zin 26 avril 2008 16:57

        Entièrement d’accord sur l’importance de l’épigénétique. Je parlais aussi le mois dernier d’ARN qui ne codaient pas des protéines mais avaient directement une action enzymatique. Ce ne sont que les nouvelles du mois de mars !


      • melanie 27 avril 2008 00:43

        www.notre-planete.info/actualites/actu_1627_impact_meteorites_vie.php

         

        Je signale aussi un superbe livre sur les créatures pharalineuses des grand fonds ... : :www.amazon.fr/Abysses-Claire-Nouvian/dp/2213625735

        Sans compter le nombre de ’espèces inouies découbertes chaque année par les chercheurs dans la canopée ou simplement les forêys tropicales humides ...

        La terre était et est encore pour quelques temps la seule planète foisonnante de vie.


        • melanie 27 avril 2008 15:37

          J’ai tappé mon texte tard...ça se voie


        • Jean Zin Jean Zin 27 avril 2008 20:59

          Oui, bien sûr pour la gégène. Les chercheurs assurent que ce n’est pas fort du tout et juste désagréable... C’est quand même une des nouvelles les plus extraordinaires du mois quand on voit l’ampleur des transformations au moment de la métamorphose qui préserve donc le système nerveux et la mémoire.

          Sinon, pour les découvertes de nouvelles Terres chaque mois, c’est juste une façon de vendre leurs prouesses pour les astronomes. Mélanie a raison, il n’y a que sur notre bonne Terre qu’il y a de la vie grouillante jusqu’à maintenant !

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