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Accueil du site > Actualités > Technologies > Quoi de neuf en technologie ?

Quoi de neuf en technologie ?

biotechnologies, énergie, nanotechnologies, robotique, informatique

 

- L’homme à réaction

Le pilote suisse Yves Rossy, premier homme au monde à voler avec des réacteurs sous une aile et surnommé « l’homme à réaction », a réussi jeudi son premier vol d’essai en France en Isère (sud-est).

Parti en avion de l’aérodrome du Versoud, Yves Rossy, 49 ans, a allumé les quatre réacteurs disposés sous ses deux ailes avant de sauter dans le vide à environ 2 500 mètres d’altitude.

Il a ensuite déployé ses ailes, qui lui permettent de se redresser, et a effectué un vol d’environ cinq minutes à près de 200 km/h. Il a ensuite éteint ses moteurs et ouvert son parachute pour se poser sans encombre sur une aire d’atterrissage de parapente.

Voir photos.

- La mutation par radiation mieux que les OGM ?

La mutation incitée des plantes est une technique lancée il y a 80 ans par le biais de laquelle on utilise l’irradiation pour réorganiser la composition génétique des plantes afin de les rendre plus résistantes aux maladies ou augmenter leur rendement.

Contrairement à la technologie OGM, hautement contestée surtout en Europe, la mutation incitée n’introduit pas de matière génétiquement modifiée étrangère dans la plante. Elle ne fait que réorganiser son identité génétique pour améliorer par exemple son rendement, son goût, sa taille ou sa résistance aux virus et parasites.

Le directeur général adjoint de l’AIEA Werner Burkart n’a pas manqué de citer plusieurs exemples à succès de cette méthode expérimentée dans le monde comme certaines variétés d’orge ainsi mutées qui poussent dans les Andes péruviennes à des altitudes jusqu’à 5 000 mètres et dont le rendement a été augmenté de 52 % entre 1978 et 2002.

- Des pommes biologiques naturellement sans ver

Les mots ont-ils un sens ? Ce qu’on appelle biologique ici, c’est de ne pas utiliser des pesticides mais on utilise des virus, ce qui serait « naturel » !

Ils attaquent les larves du carpocapse des pommes, l’ennemi principal des vergers, à l’aide d’un virus. Celui-ci est inoffensif pour les autres insectes et animaux. Pour les larves, en revanche, l’infection est mortelle.

Le produit biologique ainsi pulvérisé présente une efficacité comparable à celle de son pendant conventionnel, tout en étant plus respectueux de l’environnement. Les chercheurs sont parvenus à emballer le virus dans une capsule. Elle protège le virus des rayons UV, qui provoqueraient sa mort, et le rend appétissant pour les jeunes carpocarpses grâce à des substances appétentes.

 

- Coopération internationale pour les réacteurs à neutrons rapides 4G

Le CEA, le JAEA (1) et le DOE (2) ont décidé de prolonger et d’élargir leur coopération en matière de recherche et développement sur les réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium (RNR-Na).

À ce jour, la technologie des réacteurs à neutrons rapides de quatrième génération est celle qui dégage le plus large consensus au niveau international. Les réacteurs à neutrons rapides seront conçus pour utiliser de façon optimale les ressources en combustible nucléaire. Ils apparaissent ainsi comme les systèmes nucléaires les plus à même de répondre de manière durable à la croissance des besoins en énergie. Ils permettront en outre une gestion optimisée de fin de cycle du combustible, en appliquant les résultats acquis en matière de séparation/transmutation. Ces réacteurs pourraient être déployés à partir de 2040.

« Conformément aux orientations nationales, le CEA a entrepris l’étude d’un prototype de quatrième génération dont la mise en service est prévue en 2020 ».

Pour une critique voir ’’[Les réacteurs nucléaires de 4e génération : une illusion pour l’énergie|http://futura24.site.voila.fr/nucle/generation4.htm]’’.

- Du fuel à base de gaz naturel

Synfuels International a mis au point un procédé économiquement rentable pour transformer le méthane en fuel à un coût de 38 $ le baril.

- De l’hydrogène à partir de l’éthanol

Bien que présenté comme la « solution définitive pour le transport basé sur l’hydrogène », l’intérêt ne paraît pas si évident car il faut chauffer l’éthanol à 310 °C et la réaction produit du CO2. Cela permettrait du moins de résoudre le problème du chauffage des voitures fonctionnant à l’hydrogène...

Le catalyseur est formé par une pièce de céramique perforée à l’intérieur par des canaux et recouverte d’un aérogel contenant des nanoparticules de cobalt. Ce sont ces dernières qui agissent dans la transformation de l’éthanol en hydrogène. Le catalyseur doit être chauffé à la température de 310 °C lors de son fonctionnement. Un mélange d’éthanol et d’eau sous forme gazeuse passe à travers les canaux et sort sous forme de dihydrogène H2 et de dioxyde de carbone CO2. À partir d’une molécule d’éthanol et trois molécules d’eau, on obtient six molécules de H2 et deux de CO2.

Le catalyseur sera installé à l’intérieur même du véhicule et permettre la production en direct de l’hydrogène.

- L’énergie de demain sera-t-elle tirée de l’infrarouge ?

Alors que les panneaux solaires actuels se contentent de convertir la lumière visible en énergie, les chercheurs de l’Idaho National Laboratory (INL) travaillent à un nouveau type de collecteurs utilisant le proche infrarouge avec un rendement jamais atteint jusqu’ici.

Pour cela, les chercheurs proposent d’utiliser des panneaux tapissés de millions d’antennes minuscules, sensibles aux photons IR du soleil et d’autres sources, première étape vers la réalisation d’un collecteur pouvant être produit en très grande série à moindre coût.

Ces « nanoantennes » visent l’infrarouge moyen, comme celui rayonné continuellement par la Terre, même la nuit, après avoir absorbé l’énergie du Soleil durant le jour. Les « piles » solaires actuelles, en revanche, ne peuvent mettre à profit que la lumière visible, et deviennent inopérantes durant la nuit. De plus, les nanoantennes sont susceptibles, dans un développement ultérieur, d’absorber la chaleur résiduelle des immeubles durant la nuit, ou celle produite naturellement par l’électronique, et de convertir cette énergie habituellement gaspillée en électricité. Ces dispositifs minuscules se présentent sous la forme de spirales d’or tracées sur un support à base de polyéthylène, une matière communément employée dans les sachets en plastique.

De fabrication relativement simple par gravure sur un substrat bon marché, les nanoantennes peuvent être adaptées à diverses fréquences du rayonnement infrarouge selon leurs dimensions et leur forme. Elles pourraient constituer la « peau » de différents objets usuels, tels des ordinateurs portables ou des téléphones cellulaires, leur fournissant une énergie continue et peu coûteuse.

Voir aussi en anglais, ainsi que le projet de récupérer la chaleur de l’asphalt. Il y a encore d’autres améliorations des cellules photovoltaïque, comme tous les mois désormais...

- Les supercondensateurs arrivent

Comme annoncé en janvier 2007, la société EEStor annonce la commercialisation en 2009 de supercondensateurs (electrical energy storage unit ou EESU) qui devraient équiper les voitures électrique Zenn. Bien que la communauté scientifique soit sceptique sur la faisabilité de ces supercondensateurs qui nécessitent des matériaux sans aucune impureté, le produit semble au point. Les supercondensateurs sont LA solution pour le stockage électrique car on peut les recharger en quelques minutes, ils peuvent décharger rapidement de grandes quantités d’énergie à la demande et surtout ils devraient être bien plus durables et moins polluants que les batteries ne comportant pas de transformation chimique (quoique pour l’instant il semble qu’on associe supercondensateur et batteries classiques).

- Nissan Eco Pedal : un frein à la surconsommation

Nissan a dévoilé sa dernière technologie baptisée Eco Pedal. Elle permet selon le constructeur japonais de réduire et d’adapter sa consommation en carburant selon les conditions de circulation grâce à un logiciel calculant en temps réel la consommation et le besoin réel en énergie.

Le procédé technique ? Lorsque le système est enclenché (on peut le déconnecter librement), il calcule le taux de carburant utilisé, et idéal, par rapport aux conditions de circulation à travers des capteurs. Quand la consommation s’avère supérieure aux besoins (et donc une pression trop importante sur la pédale d’accélérateur), l’Eco Pedal agit avec un mécanisme de refoulement pour indiquer au conducteur de lever le pied. Ici l’expression prend un autre sens !

Le conducteur peut également suivre en temps réel le niveau optimal de rendement énergétique grâce à un éco-compteur intégré au tableau de bord. Si le niveau de consommation est idéal un voyant vert est allumé, mais se met à clignoter comme premier avertissement d’une surconsommation. Les ingénieurs de la marque en charge du développement et de la conception de cette pédale soulignent que le rendement de l’utilisation de l’essence est ainsi optimisé de 5 à 10 % selon les conditions routières. L’Eco Pedal (économètre version Nissan donc) devrait apparaître au cœur de la gamme Nissan à partir de l’année prochaine (pas d’information sur les modèles, optionnel ou de série).

- Nissan et son système anti-collision

Nissan a dévoilé un prototype présenté comme “Zero collision” et efficace dans un rayon de 360 degrés autour de la voiture. Ce modèle Safety Shield s’appuie sur nombre de technologies : prévention du changement de file (PLD), prévention de la collision latérale (SCP), prévention de la collision de recul (BCP) et aide au contrôle de la distance (DCA).

On s’approche de la conduite automatique, mais on imagine des scènes burlesques d’une voiture affolée et incontrôlable en cas de dérèglement du système !

- Rendre les voitures électriques plus bruyantes pour les piétons

Rien n’est parfait. On avait déjà vu que les voitures électriques ont un point faible, le chauffage. On pouvait penser légitimement que le fait s’être silencieuses constituait un grand progrès, mais cela se révèle dangereux pour les piétons, surtout les mal-voyants. D’où ce projet de les doter de haut-parleurs simulant le bruit d’un moteur thermique !

- La ventomobile

- Un cargo à vent

Le premier cargo allemand utilisant partiellement le vent comme force motrice complémentaire a été mis à l’eau le 2 août 2008 depuis le chantier naval de la ville portuaire de Kiel. Dénommé « E-Ship I », le navire (130 mètres de long et 22,5 mètres de large), équipé en outre d’une motorisation diesel conventionnelle (deux moteurs de 3,5MW chacun), n’est pas un voilier au sens classique du terme : la propulsion vélique ne résulte pas de l’action de voiles traditionnelles, mais de celle de 4 cylindres rotatifs verticaux de 25 mètres de haut, encore appelés « turbovoiles ». Développées par le constructeur éolien allemand Enercon, ces voiles tubulaires métalliques doivent permettre, sur les longues distances, de réduire de 30 % à 50 % la consommation de carburant de ce « cargo hybride ».

« Le E-Ship est pour le moment le voilier le plus moderne du monde », déclare le directeur de projet Dirk Lindenau. Le principe physique exploité est pourtant connu depuis longtemps. Inventée dans les années 1920 par Anton Flettner, la technologie utilisée fait appel à l’effet Magnus : elle exploite le vent latéral pour créer une importante dépression du côté du cylindre rotatif vers lequel on désire créer la force perpendiculaire à la turbovoile et qui entraînera le navire. En effet, au contact avec le côté du cylindre tournant dont la vitesse a le même sens que le vent latéral, la vitesse du vent augmente et donc la pression dans cette zone diminue (équation de Bernouilli), d’où l’apparition d’une force d’entraînement pointant vers cette zone. Ceci explique que les cylindres en rotation produisent une poussée longitudinale lorsque le vent souffle sur le côté. L’effet Magnus est également exploité par les joueurs de football par exemple pour la trajectoire travaillée des tirs de coups-francs. Il explique également l’effet plongeant d’une balle de ping-pong lors d’un smash.

- Des cerfs-volants pour produire de l’électricité

À l’université de Delft, c’est la traction sur le fil qui est convertie par un générateur installé au sol (voir la vidéo publiée par le Guardian).

Tant que l’engin prend de l’altitude, il exerce une traction et produit de l’électricité. Une fois à son apogée, il redescend tout seul, avant de remonter en produisant à nouveau de l’électricité.


- Inov une maison modulaire montée en 3h

D’abord fabriqués en usine, les modules de 3,5 sur 7 mètres sont livrés par camion, puis montés et assemblés par grue en 3 heures seulement. Comptez ensuite une semaine pour les raccordements comme l’électricité et la plomberie, et la maison est prête à l’emploi !

Outre cet avantage, le pré-assemblage en usine présente aussi un intérêt écologique, avec moins de problèmes de chantier et de pollution.

90 m², 110 m² ou 135 m², avec patio ou sans patio... le client peut tout choisir, jusqu’à la version « prête à finir », où il pose lui-même son sol, réalise ses murs, etc. La maison s’adapte à tous les budgets : comptez 108 000 € TTC pour un modèle de 90 m² sans patio, 145 000 € avec patio, ou encore 176 000 € pour le modèle de 110 m².

Elles se distinguent par un ensemble de matériels et techniques d’isolation performants, tels que le complexe plancher, avec une mousse polyuréthane de 60 mm d’épaisseur, ou encore les murs, avec 200 mm d’isolant en laine de verre intégré dans 2 couches de bois. Les maisons se trouvent aussi équipées de panneaux rayonnants électriques pour le chauffage et de panneaux solaires pour la production d’eau chaude sanitaire.

En 2009, Bodard Construction prévoit même de réaliser des maisons « passives », qui se passent d’un système de chauffage conventionnel et de climatisation, notamment grâce aux panneaux photovoltaïques.

 

- Les vitraux purifiaient l’air grâce à leurs nanoparticules d’or

Selon des chimistes autraliens du Queensland University of Technology (QUT) les nanoparticules d’or des vitraux du Moyen Âge pouvaient détruire les molécules organiques volatiles lorsqu’elles étaient excitées par l’énergie solaire.

- En route vers l’invisibilité

La mise au point de matériaux qui peuvent inverser le sens naturel de propagation de la lumière visible va permettre la création de dispositifs optiques d’une précision inégalée, de nanocircuits pour ordinateur et... pourrait même livrer le secret de l’invisibilité.

Il n’est pas question ici de rendre « transparent » la matière ou un être vivant comme le fameux homme invisible de H. G. Wells, mais bien de le soustraire au regard des observateurs. Comment ? Un objet n’est visible que parce qu’il réfléchit (ou émet pour certains) de la lumière. L’idée des scientifiques est donc de créer une structure capable de dévier les rayons lumineux pour les faire contourner un objet et reprendre ensuite leur trajectoire initiale, comme le ferait l’eau d’une rivière autour d’un rocher. La lumière n’étant du coup ni réfléchie ni bloquée, l’objet deviendrait alors invisible.

En fait, le nanotapis de fils d’argent et le nanofilet de pêche métallique qu’ils ont fabriqué font bien plus que courber la lumière (en réalité de l’infrarouge), ils la tordent dans l’autre sens ! Ce phénomène, qui porte le nom de « réfraction négative » est totalement inconnu dans la nature.

Cette propriété, rend possible de nombreuses innovations. Moins médiatique que l’invisibilité, mais certainement plus utile à la science, la plus attendue des scientifiques est sans doute la mise au point d’une superlentille permettant d’obtenir une image parfaite affranchie des limites optiques traditionnelles, à savoir la limite de Rayleigh qui n’autorise pas l’observation de détails inférieurs à la longueur d’onde de la lumière. Quant à rendre invisibles des objets, si un premier pas est franchi aujourd’hui, la maîtrise de la lumière à l’intérieur des métamatériaux n’est pas encore assez suffisante pour pouvoir espérer un résultat immédiat et spectaculaire. Déçus ? Alors juste pour se consoler, il faut savoir que cette superlentille pourrait aussi servir à atteindre un autre Graal de la physique : la lévitation.

Voir aussi, en anglais.

- Le premier capteur en nanotubes de carbone

- Mieux que les nanotubes, les microtubes de carbone ?

Après les nanotubes de carbone et leurs propriétés miracles voici maintenant les tubes de carbone géants. Découverts par des chercheurs du Los Alamos National Laboratory et de l’université de Fudan en Chine, ils permettraient de réaliser, par exemple, une armure légère et à l’épreuve des balles comme celle que l’on voit dans le nouvel opus de la série Batman.

En chauffant un mélange d’éthylène et de paraffine à 850 °C dans un tube en quartz, Huisheng Peng de l’université de Fudan (Chine) et ses collègues du célèbre Los Alamos National Laboratory aux États-Unis ont obtenu non pas des nanotubes de carbone, mais littéralement des microtubes, puisque ceux-ci ont un diamètre de 40 à 100 micromètres pour des longueurs de quelques centimètres. Tout naturellement, ces derniers ont été baptisés des tubes de carbone géants (colossal carbon tubes en anglais).

Très légers, ils pèsent environ 10 mg/cm3 et sont plus résistants à l’étirement que les fibres composées de nanotubes de carbone. Ils sont même 30 fois plus résistants que le Kevlar composant les gilets pare-balles de l’armée américaine.

Des études au microscope électronique ont révélé que les parois des tubes, qui ont une épaisseur d’un micron, contenaient des pores de forme rectangulaire dont les dimensions variaient entre quelques centaines de nanomètres et quelques microns.

- Des virus pour assembler des micro-batteries

Des chercheurs du MIT ont créé à l’aide de virus des microbatteries imprimées sur quatre bandes de platine (qui s’élargissent ici vers la gauche). Deux rangées d’électrodes, trop petites pour être visibles ici, sont alignées à l’extrémité de chaque bande de platine et recouvertes d’une couche de lithium.

 

- Des traces de drogue sur les doigts

Grâce à la spectographie de masse, il serait possible de détecter sur des empreintes digitales d’infimes traces de produits chimiques, notamment cocaïne, marijuana ou toutes sortes d’explosifs.


- Le nouveau passeport électronique piraté en quelques minutes

En 2006, la firme néerlandaise Riscure réussissait à déchiffrer le code de sécurité en analysant les données qui s’échangent entre la puce et la tête de lecture. Cela avait pris environ deux heures.

Mais aujourd’hui, Jeroen van Beek, de l’université d’Amsterdam, a réussi à « cracker » la puce RFID de deux passeports britanniques en quelques minutes seulement. Il affirme avoir mis au jour plusieurs failles de sécurité dans le dispositif, et notamment le moyen d’introduire de nouvelles données directement en mémoire. Cela, en utilisant un simple lecteur de carte vendu 80 dollars dans le commerce.


- Et voici l’ordinateur à 12 dollars !

Pas de quoi s’emballer, ce n’est que de la récupération et ce n’est pas le premier projet du genre...

Un groupe d’étudiants du Massachusetts Institute of Technology (MIT) s’est mis en tête de développer un ordinateur dont le prix n’excéderait pas 12 dollars, accessible à tous les enfants et étudiants du tiers-monde.

C’est lors d’un voyage en Inde que Derek Lomas a eu cette idée. Il s’est aperçu que de nombreux étudiants utilisent couramment un ordinateur très basique, souvent bricolé et assemblé avec un clavier bas de gamme qu’ils connectent à un simple téléviseur pour faire tourner des programmes.

Ayant passé toute son enfance dans l’univers Apple, il a donc eu l’idée de concevoir une machine autour d’un antique Apple II, dont les divers éléments sont devenus très bon marché, mais adapté à certaines fonctions basiques actuelles. Exit les webcams et autres gadgets surtout prisés du monde occidental, mais un accès au web reste prévu en servant d’un téléphone portable, du moins pour ceux qui ont les moyens de s’offrir la communication. Selon l’équipe, le prix de commercialisation d’un tel engin ne devrait pas dépasser 12 dollars, et Lomas affirme qu’au moins une société indienne a déjà exprimé son intérêt pour un tel projet.

- Des mémoires non volatiles (MRAM) plus rapides

Ces dernières devraient à terme remplacer les RAM et permettre de commercialiser des ordinateurs portables moins gourmands en énergie. Il s’agit encore une fois d’une application de la spintronique.

Couplées à un faible champ magnétique, des impulsions de courants polarisés aussi courtes qu’une nanoseconde ont ainsi été capables de changer l’orientation de l’aimantation. C’est un record puisque auparavant, des durées de l’ordre de 10 nanosecondes étaient obtenues pour des MRAM.

 

Rappelons qu’actuellement les mémoires DRAM (Dynamic Random Acces Memory) et SRAM (Static Random Acces Memory) à base de semi-conducteurs des ordinateurs ont un caractère « volatil » : l’information stockée meurt dès que l’on éteint l’ordinateur. La mémoire des MRAM, qui utilisent non pas des charges pour stocker des informations binaires, mais l’orientation de l’aimantation dans des domaines d’un solide, est, elle, permanente.

- Une avancée vers les circuits logiques moléculaires

La première jonction hautement conductrice entre une molécule organique et une électrode de métal vient d’être élaborée par une équipe internationale de physiciens. Ces travaux pourraient conduire au développement de circuits "électroniques moléculaires" plus petits et plus rapides que les transistors et portes logiques conventionnels.

Les tentatives précédentes ont toutes rencontré le problème de franchissement d’une barrière de potentiel significative à travers la jonction. Inévitablement la conductivité est faible et les performances des circuits finis s’en ressentent en conséquence.

Les physiciens ont montré qu’il était possible d’apparier des électrodes de métal (du platine dans ce cas), "directement" à "l’ossature" de carbone d’une molécule organique (ici le benzène), permettant ainsi aux électrons de se déplacer plus facilement à travers la jonction.

- Un circuit spintronique en plastique

Des physiciens de l’université de l’Utah viennent de réaliser un circuit spintronique basé sur un plastique semi-conducteur semblable à celui utilisé dans les diodes électroluminescentes organiques (Oled). Une première qui ouvre la voie à une électronique encore plus miniaturisée.

Jusqu’à présent, l’information binaire traitée par les ordinateurs est matérialisée par la présence ou l’absence de charges dans des semi-conducteurs, qui doivent de ce fait comporter des centaines de milliers d’atomes pour stocker ces charges. Dans un circuit spintronique, un seul électron suffit à stocker une information binaire. Le gain potentiel pour la miniaturisation est évident.

Malheureusement, même si cela démontre que la spintronique est réalisable avec des semi-conducteurs organiques, les Oled utilisées par l’équipe n’ont produit que peu de lumière. L’étude du mécanisme d’émission reste en accord avec les prévisions pessimistes d’une limite de 25 % dans le taux de conversion de l’électricité.

 

- Changement d’IP en Europe

Face à la pénurie d’adresses IPv4, la Commission européenne souhaite qu’au moins un quart des entreprises, des autorités publiques et des foyers européens utilisent la prochaine génération de protocole internet (IPv6) d’ici 2010.

- 35 % des PC sous Vista rebasculent vers Windows XP

La cause en serait la possibilité pour les possesseurs de rétrograder gratuitement des éditions Vista Business et Vista Ultimate à XP Professionnel. Une facilité accordée par Microsoft dont ne se priveraient pas un grand nombre d’utilisateurs de l’environnement Windows, puisque ce serait pas moins de 35 % des PC achetés (sur une période de six mois) sous Vista qui seraient depuis repassés sous XP.

- Le Google de l’emploi

Face Contact permet à tout employeur de diffuser une offre d’emploi auprès d’un réseau de relations.

Lancé au cours du troisième trimestre 2007, le Britannique Workhound se présente comme le Google de la recherche d’emploi. Ce moteur de recherche agrège près d’un million d’offres d’emplois provenant d’agences pour l’emploi et d’offres publiées sur les sites corporate des entreprises.

- Google révolutionne les applications web

La véritable révolution, c’est de passer des applications locales aux applications réseaux et c’est ce que permet la "Google App Engine" disponible en préversion depuis avril. La différence avec les anciens programmes, c’est l’indépendance du système d’exploitation puisque les applications sont accessibles par les navigateurs web, et c’est donc un nouveau coup donné à la suprématie de Microsoft. Sous ses aspects discrets, c’est un changement complet de logique où l’ordinateur personnel et son système d’exploitation perdent toute importance, devenant simple interface au réseau. Du coup, ce qui est valorisé, c’est l’utilisation, les outils pour analyser le trafic devenant essentiels.

Signalons, par ailleurs, que Google devrait proposer officiellement dans les prochains jours un service de suggestions de recherche, similaire à celui que propose déjà Yahoo. Cette fonctionnalité, baptisée Google Suggest, est en fait disponible depuis quelques années depuis Google Labs. Elle vise à améliorer les résultats de recherche en corrigeant les fautes de frappe couramment commises par les internautes ou en leur suggérant les mots-clés les plus efficaces pour leurs requêtes.

 

- Des réseaux auto-organisés

Le but du projet européen WINSOC (“Wireless Sensor Networks with Self-Organization Capabilities for Critical and Emergency Applications”) est de constituer un réseau sans fil qui s’auto-organise à partir de différents capteurs (comme des détecteurs de feu).

Voilà une des (rares) bonnes utilisations des capacités d’auto-organisation. C’est comme cela que pourrait se constituer aussi un réseau WiFi à partir des ressources locales disponibles qui se connectent et se relaient comme dans le p2p, donnant des réseaux plus robustes que les réseaux centralisés.

- Les accéléromètres, nouvelles interfaces

Le Mu 1050 SW est en effet muni de petits accéléromètres, qui détectent des chocs dans les trois dimensions. Cette fonctionnalité est utilisée comme une nouvelle interface. Pour passer d’un menu à l’autre ou pour déclencher une action, on peut se contenter de tapoter les côtés de l’appareil ou la face arrière. La possibilité n’est pas si futile pour un appareil présenté comme tout-terrain, comme on peut s’en rendre compte en essayant de prendre une photographie avec des gants de ski...

Ce genre d’équipements tend aujourd’hui à se multiplier. La manette de jeu de la console Wii, de Nintendo, ou l’iPhone d’Apple sont les exemples les plus connus, mais il en est bien d’autres, comme le Skyscout, cet instrument astronomique qui surimpose le nom des astres que l’on observe. Déjà, en 2003, des chercheurs pensaient à utiliser des accéléromètres et des gyroscopes pour dérouler les menus d’un téléphone en faisant varier son inclinaison. Tout cela n’est qu’un début...

- Un robot fonctionne avec des neurones de rat

Un robot fonctionnant avec un véritable petit cerveau vivant composé de neurones de rat, capable "d’apprendre" des comportements comme éviter un mur, a été mis au point à l’université de Reading (Angleterre).

"Nous lui avons déjà donné un certain apprentissage par répétition, puisqu’il reproduit certaines actions", a déclaré à l’AFP le responsable de l’équipe multidisciplinaire, Kevin Warwick. "Mais nous voulons maintenant lui apprendre" des comportements, a-t-il dit.

Le cerveau biologique du robot, baptisé Gordon, a été créé à partir de neurones prélevés sur un rat. Ils ont été placés dans une solution, séparés puis mis sur un lit d’une soixantaine d’électrodes.

"Dans les 24 heures, a souligné le chercheur, des connexions ont poussé entre eux", formant un réseau comme dans un cerveau normal. Et "en une semaine il s’est produit des impulsions électriques spontanées et ce qui paraissait être une activité de cerveau ordinaire".

"Nous avons utilisé cette réaction pour relier le cerveau au robot avec des électrodes. Désormais, le cerveau contrôle le robot, et celui-ci apprend, par répétition", explique le scientifique.

"A l’heure actuelle, nous estimons qu’il y a de 50 000 à 100 000 neurones en activité" dans le cerveau de Gordon, a noté le chercheur. Un rat en possède au plus un million, et un homme quelque 100 milliards.

Et comme dans le cas de l’homme, si le cerveau de Gordon n’est pas stimulé régulièrement, "il se laisse aller". Alors qu’avec "des stimulations, les connexions se renforcent, il semble devenir plus alerte", fait remarquer Kevin Warwick.

L’équipe de l’université de Reading dispose de plusieurs cerveaux en activité. "Et c’est drôle, fait remarquer le chercheur, il y a des différences entre eux : il y en a un un peu violent, un peu actif. Un autre ne fera pas ce qu’on lui demande, il s’écrasera contre les murs. Chacun a sa personnalité !"

Article plus détaillé d’Automates Intelligents, ou voir en anglais.

- Un assistant robot pour personnes âgées

Dans sa forme actuelle, uBot a la taille d’un nourrisson. Imaginons que la personne âgée ait perdu ses lunettes. Ubot pourrait aider la personne âgée à retrouver ses lunettes de différentes manières.

Il pourrait par exemple appeler une relation : fils ou filles au travail par exemple.

Dans ce cas, le robot serait capable d’afficher le visage de cette relation sur son écran et moyennant une connexion internet à disposition de cette relation, le robot pourrait être piloté à distance afin de fouiller la maison.

Une fois localisé, le robot aurait les moyens de récupérer ces lunettes.

Les chercheurs travaillent dans le cadre d’une collaboration interdisciplinaire nommée ASSIST. Dans ce cadre, les chercheurs réalisent d’abord des entretiens avec les personnes âgées afin de déterminer quels sont les principaux besoins que le robot devrait être capable de couvrir.


 

 

Voir aussi une vidéo d’un robot qui obéit à la voix

- Haier invente le lave-linge sans lessive

Chaque Français utilise en moyenne 10 kg de lessive par an. D’où l’idée de développer un lave-linge fonctionnant uniquement à l’eau.

Maintes fois annoncée puis reportée, la sortie en France du Wash2O de Haier a suscité un grand scepticisme de la part de ses concurrents. Sa mise au point a pourtant nécessité cinq ans de recherche, affirme le fabricant chinois.

"Le procédé de l’électrolyse sépare les composants de l’eau, explique Patrick Bailly, le directeur de la filiale française. D’un côté, les ions OH- enlèvent la saleté, et de l’autre les ions H+ jouent le rôle de l’eau de Javel". La machine dispose tout de même d’un programme "avec lessive". Coup de génie ou coup de bluff ? "Les normes de tests ne sont pas les mêmes en Chine que pour les constructeurs européens" se plaint Elisabeth Bartharès, du Gifam. Le blanc ne serait ainsi pas aussi impeccable que le linge lavé avec lessive. (prix 900 €)

Voir d’autres produits électroménagers "écolos".


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10 réactions à cet article    


  • Olga Olga 8 septembre 2008 18:06

    Des virus pulvérisés sur des aliments : Miam miam...
    C’est chose faite depuis un moment sur les viandes "industriels" : Beurk...

    Spray-on virus to keep lunchmeat safe

    Bacteriophage Spray Used on Pre-Cooked Meats

    Ça fait un peu peur, ces manipulateurs de virus qui petit à petit, en répandent sur tout ce qui se mange.
    C’est censé être de "bons virus". Imaginez la même chose, avec des virus beaucoup moins bons, utilisés par des personnes ayant des intentions encore moins bonnes... Il suffira de reprendre la même technique : virus diffusé en spray sur la nourriture, et vous imaginez la suite...


    • Marc Bruxman 8 septembre 2008 18:51

      Très bon article, qui montre à tous que derriére chaque problème, il y a une solution scientifique et technique efficace !

      Quand aux virus sur les pommes c’est choquant à premiére vue, mais bien utilisé le résultat peut être terrible :) Plus de rejet de produits chimiques sur les sols, moins de besoin en main d’oeuvre pour déployer le produit, franchement c’est cool comme truc. 

      C’est juste un peu difficile à vendre si le virus peut sauter de champs en champs. Comme les OGM en quelque sorte. 


      • Jean Zin Jean Zin 9 septembre 2008 15:02

        Je ne crois pas pour ma part qu’à chaque sujet il y ait une solution technique, ni que toutes ces innovations soient forcément positive, il faut éviter des généralisations hâtives. Je crois par contre qu’il faut être au courant de ce qui se prépare et savoir quelles solutions précises peuvent être données à quelques problèmes précis, quelles autres solutions sont dangereuses ou imaginaires. Cette revue des sciences et techniques s’adresse avant tout à l’esprit critique des lecteurs...


      • morice morice 8 septembre 2008 19:02

        passionnant, on dévore : encore merci à chaque fois pour tous ces petits exposés ! nickel !


        • krolik krolik 8 septembre 2008 20:55

          Plein de choses, mais trop de choses. Il y aurait de nombreux commentaires à faire, mais en passant d’un article à l’autre on oublie ce que l’on aurait eu à dire sur le précédent.
          Et arrivé au bout on est épuisé, donc on n’a plus envie d’écrire le moindre commentaire...
          Des articles plus fréquents et certainement moins longs..
          C’est mon avis et cela n’engage que moi..

          @+


          • nebojsa nebojsa 9 septembre 2008 00:55

            C’est vraiment sympa a lire :)


            • JL JL 9 septembre 2008 11:34

              Merci pour ce feu d’artifices ! Passionant, comme d’habitude.

              "L’énergie de demain sera-t-elle tirée de l’infrarouge ?" bizarre bizarre ! Imaginons un four dont les parois seraient couvertes de ces antennes, et alimenté par le courant produit. Un trou noir d’un nouveau type, capable de refroidir l’atmosphère, avant de périr par fusion ?

              "Nissan Eco Pedal : un frein à la surconsommation" : ça ne marche pas pour les diesels ? D’ailleurs, le problème se pose-t-il pour un diesel ? "

              Un robot fonctionne avec des neurones de rat" : verre à moitié vide, verre à moitié plein ? Est-ce une conscience de rat dotée d’un corps de robot ? Ça doit lui faire drôle !

              "Des cerfs-volants pour produire de l’électricité " : Génial "

              "Haier invente le lave-linge sans lessive" : finie la pollution par les lessives ?


              • JL JL 9 septembre 2008 11:45

                Je n’ai pas trouvé de films sur le fonctionnement de la ventomobile qu’on aimerait voir en action. Son polygone de sustentation me parait inadapté pour un vent de face ou latéral. Dans le premier cas, c’est la culbute arrière qui le guette, dans le second, une chute sur le coté. Quant au vent arrière, au mieux peut-il espérer faire aussi bien qu’avec une voile parachute de cette même dimension.


              • Jean Zin Jean Zin 9 septembre 2008 15:07

                Pas d’emballement ! L’énergie récupérée ne sera jamais égale à l’énergie dépensée, il n’y a pas de mouvement perpétuel. Pour le robot on est loin de la conscience. Pour la machine à laver sans lessive, l’inconvénient c’est quand même qu’elle consomme plus d’énergie que les autres machines à laver...


              • JL JL 9 septembre 2008 17:03

                Merci de votre réponse. Pour la M.A.L., ok c’est évident. Pour les neurones de rats, qu’en sait-on ? Quant au mouvement perpétuel, je voudrais dire ceci : s’il était possible de produire de l’énergie à partir de la chaleur emmagazinée dans un corps physique, cette configuration que j’ai évoquée donnerait la migraine à un certain Lazarre Carnot. C’est pourquoi je pense que ces cellules risquent photoélectriques de décevoir beaucoup de monde.
                 

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