• samedi 26 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Technologies > Reste-t-il encore du pétrole ?
46%
D'accord avec l'article ?
 
54%
(91 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Reste-t-il encore du pétrole ?

Selon les spécialistes, l’épuisement des réserves d’or noir est inéluctable, mais pas dans l’immédiat.

Certains gisements de pétrole deviennent rentables, alors que leurs propriétaires n’espéraient pas en tirer un quelconque bénéfice dans l’immédiat. La demande n’a jamais été aussi forte, les prix jamais aussi élevés : le marché de l’or noir ne faiblit pas. La baisse de certains coûts, grâce à de nouvelles techniques, conforte le choix de se lancer dans l’exploitation de puits de pétrole, d’autant plus si le raffinage en revient au client, étant donné son coût élevé. Mais une question est récurrente : les réserves de pétrole ne sont pas extensibles, y a-t-il un risque de pénurie ? Pour Christophe de Margerie, directeur de l’exploration-production de Total : « Ce n’est pas un problème de réserves mais de capacités disponibles. » (Challenges, juin 2006). En effet, certains pays ont choisi de ne pas augmenter leurs capacités de production : ils savent que, lorsqu’on ne produit pas, les prix montent. En ce qui concerne les réserves à proprement parler, il resterait, au niveau mondial, plus de quarante ans d’exploitation pétrolière, selon BP. Ce chiffre, calculé par le biais du ratio réserves/production, ne prend pas en compte la pression de la consommation, qui a tendance à provoquer une augmentation de la production. Or, la croissance mondiale est actuellement de 2% : il ne resterait alors que trente années d’exploitation potentielle de l’or noir. Il faut cependant ajouter que les réserves prouvées américaines donnent un ratio réserves/production de dix ans depuis quatre-vingts ans : les prévisions d’appauvrissement des ressources ne cessent d’être repoussées.

L’état des réserves mondiales
Selon les sources, les réserves prouvées mondiales varient de 1750 milliards de barils (un baril équivaut à 159 litres). Les réserves de pétrole sont variables du fait de trois raisons : économiques, techniques et politiques. Economiques, d’une part : les compagnies pétrolières déclenchent la production d’un gisement uniquement si l’opération s’avère rentable. Les projets ne sont donc déclenchés uniquement dès lors que le prix du baril est élevé : la période actuelle est propice à l’investissement dans ce type d’exploitations. Techniques, d’autre part : les profils de production établis à partir de modèles peuvent cacher des « bonnes » ou « mauvaises » surprises pour les compagnies pétrolières. Pour calculer les réserves d’un pays ou celles détenues par un exploitant pétrolier, on retire des réserves les quantités qui ont été produites pendant l’année, on y ajoute les volumes découverts dans le cadre de l’exploration, et on y ajoute ou on en retire les révisions de réserves des gisements en production. Politiques, enfin : lorsqu’ils leurs chiffres de réserves, les pays producteurs font passer un propos exprimant leur poids dans l’univers pétrolier. Le mode de calcul des chiffres n’est donc généralement pas indiqué.
Les réserves des majors sont, elles, stables. « Depuis trente ans, on a trente ans de réserves », affirme Jean-Louis Schilansky, délégué général de l’Union française des industries du pétrole. Les compagnies pétrolières trouvent d’une année sur l’autre l’équivalent de ce qu’elles ont extrait. Dans le cas de Shell, les réserves ont légèrement augmenté. Les nouveaux puits se trouvant dans des zones plus éloignées et à des profondeurs plus importantes, le coût de l’extraction augmente. Il est de 8,50 dollars pour un baril chez Total.

Poursuivre l’exploration
L’exploration pétrolière a pour but de trouver les pièges à hydrocarbure, et de calculer si les réserves potentielles sont assez importantes pour entreprendre un forage. Dans les soixante premières années du vingtième siècle, les majors ont d’abord exploité les champs pétroliers directement accessibles, avant de plancher sur la nature des terrains dans le but de leur exploration. Aujourd’hui, les nouvelles technologies permettent de modéliser le sol... et les réserves.

par Franck lundi 17 juillet 2006 - 19 réactions
46%
D'accord avec l'article ?
 
54%
(91 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox