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Accueil du site > Actualités > Technologies > Riz : une variété résistante aux inondations mise au point.

Riz : une variété résistante aux inondations mise au point.

Le riz aime l’eau, c’est bien connu et nous avons tous des images dans la tête de repiquage du riz dans des rizières inondées. Sans compter des souvenirs de Sylvana Mangano dans Riz Amer si mes souvenirs sont exacts. Il aime l’eau mais pas trop tout de même car il est malheureusement sensible à l’immersion prolongée et donc aux inondations. Or il se trouve que la zone dans laquelle le riz est la production agricole primordiale et la nourriture journalière de millions de gens, en Asie du Sud et du Sud Est, est aussi une région du monde où sévit la mousson. Les rizières dans les bassins fluviaux ou les cuvettes peuvent ainsi être totalement détruites en cas d’inondations prolongées.

La connaissance du génome d’un végétal aussi important pour l’alimentation humaine a donné lieu très tôt à des travaux qui se sont achevés en 2001 par la publication du séquençage et de la cartographie de ce génome, point de départ de travaux ultérieurs d’amélioration des caractéristiques de la plante. L’une des possibilités est la création de variantes OGM par greffage sur ce génome de gènes en provenance d’autres organismes vivants pour leur apporter certaines qualités manquantes. Comme vous le savez sans doute, et bien que les OGM soient cultivés de manière intensive et depuis de nombreuses années dans plusieurs pays du monde, d’autres pays sont farouchement opposés à la culture de plantes transgéniques. C’est le cas des Philippines où est implanté l’Institut de Recherche sur le Riz, IRRI.

Or le riz est un végétal qui comporte de nombreuses variétés, plus de 120 000, chacune avec ses caractéristiques propres, ses avantages et ses inconvénients. Il est également un végétal à développement rapide. Parmi toutes ces variétés, une variété de faible rendement mais qui résiste bien à l’immersion prolongée cultivée au Bangladesh a été identifé et le gène responsable de cette caractéristique localisé. II a ensuite été possible, grâce à sa rapidité de reproduction, de développer par les méthodes traditionnelles de sélection, une variété de riz résistante aux inondations. C’est donc un exemple de développement réussi d’une variété végétale utile à l’humanité par une combinaison des techniques les plus avancées de la génétique (transgénèse, sélection assistée par marqueur, clonage fonctionnel) au niveau de la recherche mais en repassant au système de sélection traditionnel pour la production de la variété finale. Ce n’est malheureusement possible que dans des cas très favorables comme celui du riz.

Cette variété devrait avoir un développement rapide dans les années à venir d’après ses promoteurs. C’est ce que nous pouvons souhaiter de mieux pour l’alimentation des populations de l’Asie du Sud Est.


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10 réactions à cet article    


  • Hakim I. (---.---.29.92) 22 août 2006 13:28

    A quand les grains de riz pourvus de branchies ?...


    • (---.---.229.120) 22 août 2006 16:11

      bon encore un cassique ! ce gars raconte n’importe quoi ! l’article commercial quoi !

      A suivre ! bonne vision ;


    • (---.---.111.76) 22 août 2006 19:58

      ben moi dans le riz ce que je préfère c’est les branchies.


    • Moise (---.---.20.36) 22 août 2006 19:50

      On vous sent acquis a la cause des OGMs mais savez vous exactement ce que cela veut dire pour le paysan qui se laisse ppiéger par ces plantes transgéniques ?

      « C’est donc un exemple de développement réussi d’une variété végétale utile à l’humanité par une combinaison des techniques les plus avancées de la génétique (transgénèse, sélection assistée par marqueur, clonage fonctionnel) au niveau de la recherche mais en repassant au système de sélection traditionnel pour la production de la variété finale. »

      Peut etre qu’ils ont réussis a modifier génétiquement une espèce mais savez vous que créer une espèce comme celle de base ne peut etre que le fait de la nature ? Si comme vous le dite, les paysans d’asie adoptent cette graine soit disant miraculeuse, le rique n’est-il pas de laisser disparaitre les autres variètés ??

      De plus, le clonage fait que la plante produite va se féconder elle meme, c’est la pire consanguinitée que l’on puisse imaginer.Elle va se feconder elle meme puisque c’est la emme racine genetique qui est semé dans toute la rizière en question !

      Et encore, non seulemnt elle va se féconder elle meme mais les graines produites seront inutilisables, puisque comme vous le savez sans doute, les semancier, type MONSANTO, pour ne citer que lui, font aussi la modification génétique empechant la plante de repousser correctement afin de rendre dependant le paysan du semancier d’origine !

      Brefs les OGMs ne sont pas un produit miracle comme vous avez l’air de le penser, mais bien un produit a but cmmercial et dominateur.Une fois les espèces repuctrice éliminée ou meme pire brevetée, le semancier n’a plus qu’a attendre que le paysan lui demande ces fameuse graines !Casant ainsi le cycle plus que millénaire de l’agriculture ancestrale !

      De toutes façon, les OGMs ne devrait meme pas etre semés en plein champ a cause du simple doute qui pese sur eux depuis leur invention !


      • Moise (---.---.20.36) 22 août 2006 23:22

        Modification apres avoir vu les docus vidéos du site proposé ci-dessus :

        Les paysans ne peuvent resemer derriere une recolte parce que c’est BREVETé, jusqu’ou ira la logique capitaliste de proprièté du vivant ??????

        Mais quelle folie, que ce mode de commercialisation !!! je vous conceile d’ailleurs un film docmantaires nommé : « Le bien commun » que vous trouverez surement sur le reseau au symbole de l’ane ou du croisement du cheval et de l’anesse !vous voyez ?


      • (---.---.162.15) 23 août 2006 00:50

        Il ne semble pas que l’on soit dans les modes de reproduction que vous présentez, puisque l’auteur de l’article a écrit :
        — - II a ensuite été possible, grâce à sa rapidité de reproduction, de développer par les méthodes traditionnelles de sélection, une variété de riz résistante aux inondations. (...) en repassant au système de sélection traditionnel pour la production de la variété finale.
        — -

        Est-ce que c’est donc des OGM ? Oui et non ?? Ce n’est pas clair, le fait que l’auteur soit probablement pro-OGM ne permet pas de se faire une opinion.

        Am.


      • (---.---.107.66) 23 août 2006 10:42

        D’après ce que je comprends de l’article, il ne s’agit pas ici d’OGM :
        - on repère le gène qui rend le riz plus résistant aux inondations chez une variété de riz à faible rendement
        - on croise « naturellement » cette variété de riz résistante avec des variétés à meilleur rendement
        - on garde les plants qui possèdent le gène de résistance aux inondations.

        En gros, c’est l’histoire de toute l’agriculture depuis les origines, mais assisté par l’ingénierie génétique pour aller plus vite... ? L’auteur peut-il me confirmer si j’ai bien compris ?

        Lire aussi l’article du monde qui en parle.


      • kirinyaga (---.---.242.1) 23 août 2006 10:25

        OGM ne veut pas dire grand chose. La distinction qu’on fait habituellement c’est entre deux types de modifications génétiques :

        - un groupe de gènes très précis ajouté en laboratoire (par l’intermédiaire d’un virus par exemple) aux cellules germinales d’une plante. Cela permet notamment d’introduire du patrimoine génétique totalement étranger à ces plantes, voir provenant du règne animal.

        - sélection/transfert d’un groupe de gène (forcément moins important) par hybridation de deux plantes préexistantes (ou d’animaux). L’homme se substitue alors simplement à la sélection naturelle pour favoriser tel ou tel gène. C’est la méthode utilisée depuis la nuit des temps par les éleveurs et les cultivateurs. C’est plus lent (on est limité par la vitesse de reproduction), moins spécifique (impossible de sélectionner un groupe de gènes très précis et/ou volumineux), et limité par les gènes existants déjà parmi les différentes variétés.

        Ici c’est la deuxième méthode (dite « naturelle ») qui a été utilisé pour l’introduction des gènes et la « fabrication » de la nouvelle plante, mais les méthodes de détection de la première méthode ont été utilisés pour identifier le gène responsable du caractère recherché, puis pour le suivre et sélectionner les hybrides « naturels » qui l’avaient.

        Bref une excellente démonstration du potentiel positif des techniques génétiques et des OGMs. Le gène introduit existe déjà dans d’autres variétés de riz, on est sûr qu’on a pas introduit de saloperies dans le patrimoine génétique, et les capacités de reproduction de la plante sont intactes puisqu’on les a utilisées pour la manipulation.


        • CaDerange (---.---.36.55) 31 août 2006 13:18

          Vous avez tout à fait compris. Il ne s’agit pas d’un OGM mais d’un hybride résultant de la méthode traditonnelle d’amélioration des plantes utilisée depuis des siècles sans que personne ne s’en plaigne.

          C’était d’ailleurs tout l’intérêt de cet article de signaler qu’on avait réussi dans ce cas à concilier les méthodes traditionnelles de reproduction et les méthodes modernes d’etudes et d’analyse de l’ADN. Apparemment tout le monde ne l’avait pas compris comme ça.


          • Isabelle (---.---.219.69) 12 mars 2007 20:41

            Bonjour, je cherche justement cette étude sur la variété résistante aux inondations qui a été mise au point. Savez-vous qui a fait l’étude ? Où avez-vous trouvé cette information ? Merci. iabelanger@yahoo.ca

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