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Accueil du site > Actualités > Technologies > Séisme scientifique de magnitude 10. Le paradigme holotropique

Séisme scientifique de magnitude 10. Le paradigme holotropique

Ce long billet évoque le prochain bouleversement des sciences. Le séisme épistémologie risque de faire basculer l’axe de nos connaissances.

Rappel d’une observation décisive mettant en évidence un nouveau tropisme végétal

La gravité entropique et holographique, c’est ainsi que je désigne, provisoirement et faute de dénomination plus inspirée, la conception inédite découlant des travaux du physicien Eric Verlinde sur la nature de la gravitation. Une conception dérivée des recherches initiées par Hawking et Bekenstein sur la mécanique des trous noirs dans un contexte quantique. Les idées développées par Verlinde ont suscité quelques débats très pointus mais peu ont saisi ce dont il est question car la conception entropique de la gravité nécessite un effort de décentrement et d’imagination scientifique nécessitant de quitter les évidences sensibles. Bref, la « gravité entropique et holographique » est aussi étrange à comprendre que la mécanique quantique. Ce qui ne rend pas aisée l’exposition des processus provenant de cette gravité lorsqu’ils s’appliquent au tropisme de certains végétaux comme le dipladénia, plante volubile importée d’Amérique du Sud. Mais est-on certain d’un lien avec la gravité ? Avant de théoriser, je vais résumer cette découverte inédite sur une nouvelle forme de tropisme végétal.

J’ai observé une attirance manifestée par les tiges du dipladénia dès lors qu’on place à une distance de quelque centimètre un support. La tige est comme attirée par le support et finit par se courber pour venir à son contact. Ce phénomène est bien distinct du thigmotropisme décrivant l’enroulement de la tige dès lors que le contact avec le support est réalisé. Les botanistes expliquent la rencontre de la tige et du support par une croissance aveugle par les plantes volubiles qui cherchent le support et s’y enroulent une fois le contact établi. L’observation effectuée sur le dipladénia suggère qu’il n’y a pas de hasard, la tige étant comme sensible à la présence du support qu’elle semble percevoir au point de se tordre pour aller à son contact. Il n’y a donc pas de cause matérielle expliquant ce processus qui se distingue alors du thigmotropisme dépendant du contact physique.

Rappelons que la gravitation exerce une force mécanique responsable du gravitotropisme des végétaux. La réception de la lumière induit le luminotropisme alors que le contact physique est responsable du thigmotropisme. Et donc une question : par quel « processus » le végétal perçoit-il la présence du support. La lumière visible étant exclue car le phénomène se produit dans l’obscurité. Il reste l’éventualité d’un rayonnement infrarouge dont la réflexion par le support pourrait être captée mais c’est bien improbable. Si donc on exclut un mécanisme transitant par l’espace, on peut invoquer une sorte « d’action à distance » ou disons, d’influence. La similitude avec la gravitation newtonienne s’impose. Mais la difficulté tient au fait que la gravitation qui pourrait attirer la tige vers le support est ridiculement infinitésimale. C’est sans doute pour cette raison que les botanistes n’ont pas prêté attention à ce phénomène. Néanmoins, la gravité fait actuellement l’objet d’un changement de nature. Elle ne serait plus une force attractive (d’essence mécanique) une réaction entropique (d’essence informationnelle et holographique). Evidemment, ce rapprochement est inattendu, étrange, peu crédible, aventureux. Pour preuve, cette réaction d’un internaute face à la présentation récente de cette hypothèse sur Agoravox :

« Vous oubliez, bien que citant Verlinde, que quelle que soit la façon de considérer la gravitation (interaction ou force entropique) au niveau macroscopique les deux approches conduisent à la même loi classique découverte par Newton....Donc que la pomme tombe parce qu’elle interagit avec la terre ou qu’elle tombe pour que l’entropie du système augmente ça n’a aucune importance...les deux approches aboutissent à la même description.... Faire intervenir une force entropique pour expliquer que les haricots brassent l’air à la recherche d’un truc où s’enrouler c’est quand même vraiment gonflé ! » 

Ce commentaire illustre parfaitement le propos d’un Candide, ce dénominatif étant à prendre dans l’acception positive, le Candide n’étant pas un ignare mais simplement un type doué de bon sens mais qui passe à côté du savoir faute d’une ouverture d’esprit suffisante. Bien évidemment que la conséquence « mécanique » de la gravité entropique est la même que celle de la gravitation newtonienne, la pomme tombant vers la terre, parce que l’entropie réagit dit la nouvelle conception et parce que la terre attire la pomme dit Newton. Par contre, Newton ne peut pas expliquer l’attraction entre la tige et le support, alors que la « réaction entropique » le permet. Autrement dit, la « gravité entropique holographique » englobe la cosmologie relativiste qui englobe la physique newtonienne, mais aussi constitue une esquisse de théorie plus vaste faisant reposer sur un principe de même essence (l’information, le tropisme) la gravitation des corps physiques, la courbure spatiotemporelle et le tropisme de cette plante volubile qu’est le dipladénia. C’est ce saut conceptuel vertigineux qui déroute notre Candide dont le mérite est d’inciter à exposer clairement le procédé scientifique visant à unifier en englobant les différences phénoménales grâce à un formalisme plus complet.

La cosmologie relativiste n’a rien d’un caprice théorique puisqu’elle permet de formaliser un phénomène complètement étranger à la mécanique newtonienne. Ce phénomène, c’est la courbure de l’espace-temps. Les conséquences épistémologiques en sont même radicalement modifiées puisque selon les dires d’un grand philosophe des sciences, on doit admettre qu’après Einstein, l’espace-temps est dans l’univers, alors qu’avec Newton, c’est l’univers qui est conçu dans l’espace-temps (sous-entendu, absolu). En suivant un même ordre de raisonnement, on peut imaginer, moyennant quelques ajustements adéquats en terme de principe et concepts, qu’une théorie élargie puisse englober le phénomène gravitationnel et le tropisme de certaines plantes et même d’autres faits naturel. D’ailleurs, qu’est-ce la gravitation sinon le phénomène du tropisme physique, autrement dit de la disposition de l’univers exprimé comprenant espace-temps et orientation des masses. Le tropisme végétal étant l’orientation de la plante ou l’arbre en fonction de la configuration matérielle de l’environnement.

Nouveau paradigme autour de la « gravité entropique et holographique »

Un nouveau paradigme se dessine à partir de la mécanique quantique des trous noirs. Mais la prudence s’impose car les choses se présentent sous un angle tout aussi équivoque et ambigu que lors de l’élaboration des analogies entre la formulation statistique de l’entropie par Gibbs-Boltzmann et la théorie de l’information de Shannon. Ces idées ont égaré les biologistes pendant quelques décennies. La compréhension du vivant n’a pas progressé avec les résultats de la thermodynamique. C’est même l’inverse qui s’est produit. Les méditations d’Henri Atlan sur la vie et l’information ont certes ouvert une perspective heuristique intéressante mais au prix d’un abus d’interprétation des analogies statistiques, le tout adossé à une conception moléculariste du vivant. Tout aussi heuristiques furent les prolongements de la thermodynamique initiés par Prigogine, égarant les épistémologues dans les méandres de l’auto-organisation comme Graal universaliste. Même la thermodynamique a été la source d’erreurs dans l’interprétation des formalismes (voir J. Tonnelat, Thermodynamique probabiliste, Masson (1991)) La mise à jour de similitudes entre domaines séparés répond au souci scientifique légitime d’unification mais peut parfois placer la compréhension d’un phénomène naturel ou social dans une impasse savante. Qui hélas incite à prononcer une fin de non recevoir aux critiques et aux conceptions alternatives.

Après avoir alerté le lecteur sur une docte prudence, il est temps d’entrer au cœur de cet hypothétique cyclone épistémique et ontologique qui se dessine avec les recherches sur les trous noirs initiées dans les années 1970 et qui livrent maintenant quelques ouvertures avec l’implication du paradigme holographique. C’est en effet il y a presque quarante ans que cette longue histoire a commencé, avec l’élaboration de la thermodynamique des trous noirs, spéculation scientifique issue de la combinaison de la cosmologie relativiste et de la mécanique quantique. Le point focal, c’est cette analogie entre les lois du trou noir et celles de la thermodynamique. Commençons par l’horizon des événements. Cette structure instaure une séparation entre deux domaines, celui où tout événement (action physique) sera capté par le trou noir et celui où l’on peut s’en échapper. Cette séparation est une surface et donc, pourvue d’une aire. Selon Stephen Hawking, le second principe de la mécanique des trous noirs énonce que l’aire d’une section d’horizon des événements ne peut que s’accroître avec le temps. L’aire joue alors un rôle parallèle à celui de l’entropie en thermodynamique.

Le premier principe de la mécanique des trous noirs relie la variation de la masse d’un trou noir à la variation de la surface d’horizon additionnée à celle de son moment angulaire et sa charge électrique. Une analogie pas très évidente est tracée avec le premier principe de la thermodynamique calculant la variation d’énergie d’un système à la variation d’entropie additionnée au travail effectuée. L’aire joue encore un rôle parallèle à l’entropie alors que l’intensité du champ de gravitation correspond à la température. Cette dernière étant homogène pour un système parvenu à l’équilibre, alors que la gravité est la même sur toute la surface d’horizon d’un trou noir indépendant du temps (Hawking et Penrose, La nature de l’espace et du temps, Folio Gallimard, p. 62). A partir de ces constats et en généralisant le second principe, Bekenstein est arrivé à d’étranges conclusions résolues par une non moins étrange déduction : selon Hawking un trou noir émet un rayonnement thermique et s’évapore peu à peu. S’en suivirent de longues controverses sur une autre déduction tout aussi curieuse : de l’information est censée être perdue lorsqu’un objet tombe dans un trou noir ; en violation avec le principe fondamental de conservation de l’information. Ce que refusa Leonard Susskind qui contribua à résoudre ce dilemme après deux décennies de controverse savante. Les conclusions ne sont pas évidentes à comprendre mais disons grosso modo que l’information se concentre à la surface du trou noir et qu’il y aurait partout de l’information, visible ou non, exprimée ou non, dans l’univers. Bref, on reconnaît le principe holographique.

Autant le dire honnêtement, les détails mathématiques et conceptuels discutés par les spécialistes des cordes et des trous noirs sont hors de portée du grand public et même de la plupart physiciens. Mais cela n’empêche pas de saisir la perche tendue et de réfléchir à cette révolution scientifique en marche dont Susskind nous dit qu’elle fut initiée dans le milieu des années 1990 avec une nouvelle manière de voir le monde physique, mettant en jeu une nouvelle sorte de relativité et de complémentarité quantique. D’où une question fondamentale : assiste-t-on à une troisième compréhension de l’univers ? La première fut celle de Galilée et Newton qui initièrent une conception mécaniste grâce à l’usage de la mesure du monde et des mathématiques appliquées. La seconde conception résultat d’un double héritage, celui de la mécanique quantique et des relativités d’Einstein. En 1927, la messe était dite. Or, Susskind suggère une refonte de la complémentarité quantique (consignée par Bohr) et une nouvelle relativité, autrement dit une nouvelle manière de voir l’univers en usant des déductions tirées de la mécanique des trous noirs et du principe holographique. Verlinde s’est engouffré dans la brèche en revoyant complètement la nature de la gravitation qui, même si elle continue à faire tomber les pommes, est rendue méconnaissable pour un physicien instruit à la vieille école.

Néanmoins, un immense doute persiste. Contrairement aux deux précédentes révolutions en physique, assorties de faits expérimentaux inédits, cette troisième révolution semble reposer sur expérience de pensée et donc, d’une manière de voir construite à partir d’un subtil calcul théorique et d’interprétations conférant un sens à l’univers, plutôt qu’un nouveau champ empirique. Autrement dit, rien de bien neuf depuis Einstein et Bohr. Les propos de Verlinde et Susskind laissent perplexe. J’avoue être assez troublé en écrivant ces lignes tout en méditant sur le sens de cette vision de l’univers. Il se pourrait bien que les physiciens n’aient pas réalisé les ultimes implications métaphysiques de leurs travaux et les possibles raccordements avec la compréhension de la conscience et pour le dire plus précisément, du Dasein, du dispositif par lequel l’homme est « encarné » avec l’univers matériel (voir précédemment les liens entre conscience et trou noir). Si un nouveau paradigme se dessine, il se situe dans le sillage des idées formulées par Bohm sur l’ordre implié, mais aussi de conceptions systémiques et de réflexions initiés dans les années 1980, notamment par Rupert Sheldrake et Ken Wilber. L’univers contient bien plus d’informations que ce qui est manifesté dans le monde spatio-temporel. Que j’ai d’ailleurs désigné en d’autres pages comme monde exprimé. On comprend alors l’importance du tropisme végétal du dipladénia qui, s’il se confirme, constitue un fait expérimental dont l’explication fait appel à la nouvelle conception du monde physique.

 La surdétermination de l’information doit être discutée avec principe holographique dont voici le principe. Une image tridimensionnelle est restituée grâce à un faisceau laser envoyé sur un hologramme, sorte de négatif photographique contenant la diffraction de ce même faisceau par l’objet irradié. La propriété de l’hologramme est que si on en coupe un morceau, il pourra restituer l’intégralité de l’objet mais avec un peu moins de précision. Ce qui n’est pas le cas d’un négatif photo qui une fois coupé, ne restitue qu’une partie du paysage photographié. Le principe holographique généralisé postule que derrière chaque chose, il y a bien plus de forme que celle exprimée par cette chose. La théorie de la forme doit être cherchée dans la théorie quantique où se dévoile la dualité forme et énergie, avatar contemporain de l’hylémorphisme aristotélicien (voir ma thèse Procès et Miroirs, Poitiers, 1996). Si l’énergie est équivalente à la forme (principe qui sera en vigueur dans le nouveau paradigme) alors il est logique que la mécanique quantique du trou noir (là où l’énergie est condensée) accorde une place éminente à l’information et laisse se dessiner le paradigme holographique. Comme l’a établi Susskind, infirmant Hawking, l’information ne disparaît pas dans un trou noir. D’après mes investigations personnelles, il se peut que le réel visible soit que le résultat de deux mouvements, l’un d’expression, l’autre d’impression, le tout orchestré par deux processus invisibles liés à une super entropie et une super gravité qui lui est contraire. L’entropie physique n’est que la conséquence de la dispersion liée à l’expression, alors que la gravitation classique est la conséquence du processus inverse. Il se pourrait même que notre espace-temps soit le résultat dynamique d’une superposition de trous noirs fusionnant l’espace d’un instant et donc, fournissant une surface d’horizon en trois dimensions. Pas si évident. Il faut penser en quatre, voire cinq dimensions pour se représenter cet ensemble de processus.

La cosmologie relativiste d’Einstein constitue le dernier stade de la physique moderne dont l’un des enjeux fut de cartographier tout ce qui est « en surface et mesurable ». Le monde spatio-temporel est complètement balisé. Se déplacer dans le territoire ne nécessite pas une carte mais un GPS. Tel est l’aboutissement ultime des théories d’Einstein et de la physique héritée du 19ème siècle. La physique a achevé la cartographie de l’univers spatiotemporel, des masses, des processus microphysiques observés dans les dispositifs quantiques et des mécanismes statistiques générant de l’entropie matérielle. La biologie a fait de même pour les mécanismes moléculaires mais compte tenu de l’extrême complexité de la vie, la découverte de nouveaux mécanismes n’est pas prête de s’arrêter. Les scientifiques des laboratoires s’affairent sur le toit des mécanismes, étudiant les phénomènes superficiels, accessibles aux technologies, tout en méconnaissant les fondements du vivant. La biologie s’est égarée en adoptant la solution du tout moléculaire et du tout génétique. Mais elle peut se prévaloir de grands succès dans le domaine thérapeutique. En fait, une méditation sur l’usage de la nature par l’homme livrerait quelque éclairage sur ce qu’il est raisonnable d’espérer et ce qui relève de lubies scientistes. La révolution moléculariste du 20ème siècle est de même essence que la révolution néolithique il y a dix millénaires. L’enseignement à tirer et qu’il y a des limites. On ne peut pas produire plus que ne le permet la surface des terres arables. On ne peut pas octroyer de la médecine au-delà des limites de la chirurgie et des points d’ancrages moléculaires efficaces ayant permis de sélectionner quelques milliers de principes actifs parmi les centaines de millions de molécules testées. On a beau repousser les limites de la technique, on ne peut pas agir plus que ne le permet le domaine de la technique, autrement dit l’opération d’une chose à partir de l’extérieur. Par contre, il existe une efficace liée à l’intérieur et c’est ce champ qui est concerné par la nouvelle théorie de la gravité, avec le domaine de la super entropie et la super gravité, toutes deux étant déductibles de la mécanique quantique des trous noirs. Pourquoi pas employer le néologisme de champ holotropique ?

Phénomènes et perspectives dérivant du principe holotropique

Le processus holotropique lié au principe holographique risque d’expliquer bien plus de phénomènes que le simple infléchissement d’une tige de dipladénia. Les faits d’information à distance décrits par Sheldrake pourraient entrer dans son cadre explicatif, comme du reste d’autres faits assez mystérieux comme l’hypersensibilité de certains animaux capables d’anticiper un séisme quelques heures avant son déclenchement. L’information passant par le canal intérieur des processus holotropiques. A rajouter, les effets biomagnétiques, comme ceux étudiés par Priore et enfin, qui dit nouveau paradigme en physique dit possibilité de manipuler de manière inédite l’énergie. Cette perspective doit être considérée hautement improbable en l’état actuel des recherches ; mais nul n’a les moyens de la réfuter. La mécanique rationnelle est associée à la machine à vapeur, la théorie de Maxwell à la production d’électricité avec les turbines, l’équation d’Einstein explique l’incroyable énergie obtenue par fission nucléaire. 

Le paradigme holotropique offrira surtout un nouveau cadre ontologique, une manière de voir l’univers différemment, avec en plus des explications inédites de la vie et la conscience. La constante G renvoie à la puissance d’impression, la constante h désigne le quantum d’expression, k désigne la constante de dispersion et c la vitesse maximale reliant deux événements exprimés sur un même horizon. Reste à comprendre et formuler comment cet agencement des processus peut participer à l’émergence de la vie, à l’adaptation et l’évolution des espèces, à l’émergence de la conscience.

Holotropie, autrement dit le global et l’orientation, ou si l’on veut la disposition dans un environnement dont la maîtrise s’effectue par un processus d’essence entropique, d’essence informationnelle. Le paradigme holotropique permet de comprendre cette connivence entre l’humain et la nature qu’on entrevoit lors de l’usage de plantes médicinales. La médecine chinoise est basée sur le principe holotropique. La physique moderne rencontre, à travers la mécanique quantique du trou noir, de vieilles connaissances issues de la conscience analytique utilisée par les sages savants de l’époque antique. Ce détail étant loin d’être anodin. Les populations avaient des savoirs assez limités mais appropriés pour un usage prosaïque du monde. A notre époque, les gens ont un savoir approximatif de la science. En vérité, personne n’a vraiment besoin de connaître les lois de la cosmologie relativiste et de la mécanique quantique pour utiliser un GPS calculant les corrections relativistes ou un lecteur numérique doté d’un faisceau laser. La connaissance du paradigme holotropique est tout aussi superfétatoire pour l’homme qui veut parcourir le monde et en faire un usage tout en échangeant avec son prochain en toute convivialité, tout en usant des nouvelles technologies après avoir consulté le mode d’emploi. Les lois de Newton n’étaient connues que d’une minorité, ce qui n’a pas empêché les sociétés industrielles de se développer et la république de s’instaurer.

Finalement, à quoi servirait de développer les connaissances en jouant du paradigme holotropique ? Je n’ai pas la réponse et c’est ce qui rend passionnant la recherche. Si on savait où l’on aboutit, l’expérience (matérielle ou de pensée) n’aurait aucun charme. Descartes, Galilée et Newton n’auraient jamais imaginé les incroyables découvertes effectuées en sciences physiques entre 1830 et 1970. Un seul mot d’ordre, cherche ! Les découvertes scientifiques sont à l’image des gagnants du loto. Seuls, ceux qui ont cherché ont trouvé ! L’un des ressorts les plus efficaces en science est le doute. Ne pas savoir où l’on aboutit et pourtant se persuader qu’il faut y aller. En ce sens, le paradigme holotropique fournit un puissant prétexte heuristique pour mettre en doute la vision mécaniste issue de la science moderne. Rien de bien nouveau dira-t-on depuis la dualité sensible intelligible proposée par Platon, suivie du dualisme corps pensée élaboré par Descartes. Car ce qui se dessine, c’est une nouvelle forme de dualisme, confirmant les précédents tout en les élargissant. D’un côté le monde mécanique, monde d’action, exprimé, projeté, réuni en un horizon d’événements, émergeant avec le champ spatiotemporel, produisant de l’entropie mécanique ; de l’autre, le monde renversé intérieur aux corps, un monde qu’on peut penser en analogie avec le trou noir quantique, un monde où une information superdéterminée se condense sur une surface telle une super néguentropie contenant une masse considérable d’informations agencées selon un mode différent de l’information physique que la mécanique étudie et formalise.

Pour résumer un peu, disons qu’il faut scinder le monde en deux domaines, l’un exprimé, où les événements se déroulent dans un horizon, ou même avec cet horizon, l’espace-temps étant une sorte d’écran naturel reliant par le mode « inter-actif » les différents individus du monde, et notamment l’homme et la nature. Ce monde exprimé n’est qu’un théâtre de figures qui apparaissent, dirait Platon. Mais c’est un monde d’action. Avec le quantum de Planck, l’action en mécanique rationnelle et le principe de moindre action qui gouverne une sorte de comportement téléologique de la matière. La gravité émerge avec l’univers matériel. Derrière l’horizon se tient le monde des informations surdéterminées, le monde de l’holoentropie, des formes non exprimées mais qui déterminent lors de la rencontre des horizons le monde des événements exprimés. Dualité entre monde d’action et monde de formation, deux des quatre mondes de la quadripartition ontologique de la Kabbale, héritée du reste de Plotin puis de Jean Scot Erigène. Le monde créé qui crée et le monde créé qui ne crée pas. 

Que dire de plus sinon qu’il faut chercher. La connaissance de l’univers pourrait alors voir un troisième basculement après celui de la période axiale (Confucius, Platon, Zoroastre, Védas) et celui de la période moderne où le savoir devient savoir faire et savoir mesurer et calculer (Descartes, Galilée).


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65 réactions à cet article    


  • janequin 30 mars 2011 08:46

    Intéressant.

    Mais pourquoi ne pas envisager plus simplement que le dipladénia émette des ondes électromagnétiques, et, à la manière d’un radar, peut alors détecter la présence de ce support.

    J’ai déjà parlé ici de la présence de composés paramagnétiques intracellulaires, capables de fonctionner comme des dipôles magnétiques (théorie classique du paramagnétisme) plongés dans un champ magnétique constant (le champ magnétique terrestre).

    Ce que j’introduis, c’est la capacité de la cellule d’utiliser ces dipôles non seulement pour recevoir un signal em, mais aussi pour l’émettre par ce processus identique à la RPE. L’énergie nécessaire pour faire passer le dipôle à l’état excité est une énergie chimique (on connaît bien l’inverse, à savoir qu’une onde em verra son énergie transformée en énergie chimique par la chlorophylle).

    L’environnement chimique du composé paramagnétique impose alors la valeur de la différence d’énergie entre les deux (ou plusieurs) niveaux, ce qui permet, lors du retour à l’état fondamental, d’émettre une onde em de fréquence caractéristique de cet environnement.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 30 mars 2011 09:58

      L’hypothèse se tient mais je doute qu’un composé paramagnétique puisse émettre un champ suffisant pour détecter l’onde réfléchie. Il faut une antenne pour ça mais je laisse un physicien confirmer mon propos

      bonne journée


    • Giordano Bruno 30 mars 2011 13:55

      @ l’auteur :

      1. Vous partez d’une observation simple : le comportement de votre dipladénia.

      2. Vous cherchez une explication simple et convenable à partir de vos connaissances.

      3. Vous n’en trouvez pas.

      4. Vous refaites le monde pour expliquer votre observation, quitte à transgresser le principe du rasoir d’Ockham. Il est plus simple/pertinent de penser que vous n’avez pas trouvé les raisons non révolutionnaires expliquant vos observations que de penser que le discours des physiciens (appuyés par énormément de faits, d’expériences et de temps de réflexion des chercheurs) est erroné.

      Ce biais épistémologique est très courant. On le retrouve souvent dans le discours des créationnistes. Il ne trouvent pas dans le champ de leurs connaissances d’explication à la complexité de l’univers et en déduisent l’existence de Dieu. Et si vous ne pouvez pas leur donner sur le champ d’explication convaincante, il y voient une preuve de plus de l’existence de Dieu. Voir par exemple les dialogues sur la religion naturelle de David Hume.

      Autre exemple classique : Ce n’est pas parce que je vois un objet volant non identifié, que les extra-terrestres sont parmi nous.

      Beaucoup de charlatans ont ainsi délibérément utilisé ce biais épistémologique pour faire avaler leurs théories.

      Lorsqu’on ne comprend pas un phénomène, il est plus sage de faire preuve d’humilité que d’imaginer, pas un étrange paradoxe, que l’ignorance (au service de l’intelligence) justifierait de prétendre avoir découvert de nouvelles lois annonçant une révolution scientifique.

      PS : Accessoirement, vous faites également l’erreur de vous fonder sur une observation botanique pour construire une théorie physique. Une théorie physique doit se fonder sur des observations et expériences sur de la matière dans des états relativement « simples ». Le vivant est bien trop complexe pour être un bon support. Il introduit ses spécificités.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 30 mars 2011 14:08

      Giordano, dieu merci vous n’êtes pas magistrat, sinon vous auriez condamné des prévenus avant même le procès, sur la base de présomption de culpabilité

      comme vous le faites à mon égard, avec une présomption que je serais un charlatan. Ce n’est pas la première hypothèse qu’on doit adopter face à des idées nouvelles

      Mais votre remarque accessoire est plus subtile que vous ne le pensez, cher Candide

      Pourquoi serait-il interdit de comprendre le monde physique en étudiant le végétal ou même la conscience ? Cela s’appelle l’épistémologie descendante, partir du haut pour comprendre le bas

      Car l’inverse est monnaie courante. Les biologistes ont bien tenté de comprendre la vie avec le second principe et les neuroscientifiques usent du physicalisme pour comprendre le fonctionnement de l’esprit humain

      Expliquez-nous pourquoi vous acceptez l’épistémologie ascendante et pas la descendante ?


    • epapel epapel 30 mars 2011 21:28

      Répondre à une question par une autre question sans analyser les arguments présentés n’est généralement pas bon signe.


    • Rough 30 mars 2011 08:51

      Candide persiste....entropique ou pas les conséquences « mécaniques » de la gravité à l’échelle macroscopique demeurent inchangées....refaites l’expérience avec un tuteur léger un fil de pêche par exemple et un autre 10000 plus lourd....

      C’était notre leçon quotidienne de jardinage quantique par les frères Bogdanoff.....


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 30 mars 2011 09:55

        Candide, ne changez rien, restez tel que vous êtes

        Justement, je parle des conséquences entropiques de la gravité et non pas des conséquences mécaniques qui restent les mêmes, y compris la courbure de l’espace

        Même avec un fil un million de fois plus lourd, la force de gravitation est largement insuffisante pour tordre une tige végétale


      • Asp Explorer Asp Explorer 30 mars 2011 10:02
        • Proposition 1 : Bernard Dugué est un des plus grands génies de la science qui vient de découvrir, tout seul dans son deux-pièces, ce qui avait échappé à Newton, Einstein et toute la clique des physiciens nuls qui font bêtement tourner des hadrons dans des accélérateurs hors de prix depuis 50 ans.
        • Proposition 2 : Bernard Dugué est l’un de ces innombrables charlots à l’égo surdimensionné qui enrobent trois concepts fumeux pompé sur des sites glauques d’un verbiage abstrus et amphigourique afin de pouvoir appeler ça « mes recherches » sans risquer de pouvoir être contredit par un enfant de sept ans.

        Exercice : évaluez les probabilités de chacune de ces propositions.

        • Kalki Kalki 30 mars 2011 10:14

          On ne juge pas d’une théorie scientifique

          par de la dialectique

          ( ah si un francais peut le faire )


        • Kalki Kalki 30 mars 2011 10:17

          Après des années dans l’ombre, les scientifiques ont démontré en physique appliqué

          que oui les phonons, et les photons peuvent crée une force

          et que l’on peut aussi s’amuser a crée divers effets, concernant le flux de photons, ou la surface sur laquelle elle s’applique

          et puis : des bidules bougent tout seul par de la lumière

          OUAH : C’est magique

          c’est pas possible, c’est pas francais


        • Kalki Kalki 30 mars 2011 10:22

          et puis ont crée des métamatériaux pour l’invisibilité, ou juste a partir d’élément basique ( ce que peut être certaines personnes savaien déjà ... ) tellement c’est simple

          http://nextbigfuture.com/2011/01/calcite-invisibility-in-visible.html

          http://nextbigfuture.com/2010/03/three-dimensional-invisibility-cloak-at.html

          Oh c’est magique

          C’est pas possible, c’est pas francais


        • Giordano Bruno 30 mars 2011 13:29

          L’histoire des sciences montre que la seconde proposition est largement plus fréquente que la première.


        • Kalki Kalki 30 mars 2011 15:32

          Le monde techno scientifique est pleine de réalisation,

          les retombés refusent de retomber pour tous comme attiré par une nouvelle force gravitationnelle, contre le bien COMMUN ou tout simplement la société

          Nous sommes comme cloitrés sur une planète prison, ou pourtant

          aucun barreau nous retient, ou alors ils sont invisibles


        • Kalki Kalki 30 mars 2011 15:39

          il n’y a rien de magique

          je vois encore hier cet industriel tout content de cacher le comment , de l’électrolyse,

          mais tout content de dire qu’il produit 300 tonnes d’aluminium ( par électrolyse ), grace a de l’énergie nucléaire ( meme si ca n’a pas d’importance, l’argent comme l’énergie n’a pas d’odeur )

           ....

          La propriété c’est le vol

          Il est l’heure de partager

          Un étudiant en 2ND sait comment marche l’électrolyse ( en france en tout cas )

          De même, pour quelque cours d’optique de base

          J’invite monsieur dugué a se tourner vers l’OPEN SCIENCE

          http://en.wikipedia.org/wiki/Open_research


        • Kalki Kalki 30 mars 2011 15:45

          Les gens , et ici souvnet les chercheurs soumis a force de conformisme et de pensée de groupe agit contre l’innovation

          L’innovation c’est toujours quelque qui ose sortir quelque chose qui parait hors du commun,

          La terre est ronde, la terre tourne autour du soleil

          l’atome peut être fractionné

          le tissu de l’univers et les forces, ne sont pas si cartésien que ça


        • Asp Explorer Asp Explorer 30 mars 2011 16:18

          Certains disent même qu’il est possible de dialoguer à plusieurs. Ou de faire deux phrases sans sauter une ligne.


        • Kalki Kalki 30 mars 2011 18:55

          Oh plus on fait de long paragraphe

          moins les interlocutteurs sont capable de comprendre

          Ce n’est pas un récit

          Le vide est aussi important le plein, un trop plein ne veut rien dire, la communication devient sourde de bruit de fond

          la logique, la vraie dans les phrases de l’émetteur dois rester axiomatique

          BIen des problèmes sont issus de problème de compréhension, et de formulation dans la communication

          Visuellement, le monde est également surchargé

          Il faut simplifier au minimum, et augmenter progressivement la complexité du discours dans son axiomatisme

          Vous savez sur internet ou meme dans des document on vous demande de tirer point par point des idées, des formules, des arguments, des traités et des conclusions

          et oui ce n’est pas un roman

          SI l’humanité survit elle viendra petit a petit à penser avec un peu plus de logique et un peu moin d’incompréhension

          鵲巢

          維鵲有巢、維鳩居之。

          之子于歸、百兩御之。

          維鵲有巢、維鳩方之。

          之子于歸、百兩將之。

          維鵲有巢、維鳩盈之。

          之子于歸、百兩成之。

          C’est la pie qui a fait un nid ;

          Ce sont ramiers qui logent là !

          Cette fille qui se marie,

          Avec cent chars accueillez-la !

          C’est la pie qui a fait un nid :

          Ce sont ramiers qui gîtent là !

          Cette fille qui se marie,

          Avec cent chars escortez-la !

          C’est la pie qui a fait un nid :

          Ce sont ramiers plein ce nid-là !

          Cette fille qui se marie,

          De cent chars d’honneur comblez-la !

          deux vers d’un poème sacré :
          Le grand dieu est inconstant dans sa bonté

          Il sème la famine et détruit les maisons

          Fiez-vous au message du maître, non à sa personnalité.

          Fiez-vous au sens, non aux mots seuls.

          Fiez-vous au message ultime, non au sens relatif. F

          iez-vous à votre esprit de sagesse, non à votre esprit ordinaire qui juge.


        • clostra 30 mars 2011 10:59

          Un fait « troublant » : une liane dont j’ignore le nom a été plantée par les précédents propriétaires proche d’un forsythia dans les grands bacs de ma terrasse. Cette liane a la particularité de s’enrouler sur les « tiges/branches » du forsythia et de les faire courber et de les étaler dans l’espace. L’effet est très esthétique et adapté aux « gradins jardins » donnant aux façades toute sa poésie.

          Il semblerait que cette liane ait une préférence marquée pour le forsythia. Après avoir essayé d’enrouler un pommier nain placé à environ 40 cm, elle l’a « lâché » (j’ai pu l’y aider mais je ne me souviens plus trop...) sans y revenir. Depuis l’an dernier, est-ce une protestation ? - une liane pousse horizontalement vers l’intérieure de la terrasse au point que j’ai songé en faire une bouture, à la recherche de « je ne sais quoi car les rosiers sont à plus de 2 mètres...
          Pas d’explication. mais je vais essayer de faire une photo démonstrative avant ce soir et vous faire un lien.

          Autre chose que intuitivement je mettrais dans le même ordre d’idées : l’impressionnante similitude des espèces issues des marsupiaux et des placentaires, ces derniers seuls aboutissant à l’homme, comme si ce fameux »index griffe" - et autres constats sur la meilleure adaptation des placentaires - était un index d’imperfection évolutive. Cependant, Darwin pourrait y perdre son latin... ??


          • clostra 30 mars 2011 11:45

            Voici le lien vers des photos juste prises et le constat que la liane horizontale a « changé d’idée » et émis une bifurcation pour retourner vers le bac, s’enroulant de façon incongrue autour d’une muscarine (tout ça pour me faire mentir !)

            lien


          • OuVaton OuVaton 30 mars 2011 16:31

            Ce sont des expériences bien intéressantes clostra. Certains pourraient y voir de la frivolité, personnellement, j’y vois un certaine gravité tout à fait holotropique, surtout quand le narcisse Dugué s’enroule autour de la tige d’Agoravox. 


          • clostra 30 mars 2011 19:13

            En effet OuVaTon, le rire étant le propre de l’homme, on peut dire sans excessive gravité qu’il peut puiser dans tous les paradigmes fussent-ils holographiques : la FreeVole a fait des siennes dans la journée : elle a frisé...

            Je comprends bien que Dugué se concentre pour éviter de dire des conneries, à nous de le dérider avant qu’il ne soit trop tard. Vive la Rose !

            A nous de saisir la liane au bond :

            remarques à son attention :

            Pas forcément d’accord avec l’interprétation de savoirs ancestraux médicinaux, mais après tout on peut s’y aventurer, en se concentrant cette fois, mais on peut également faire un brain strorming (et beaucoup s’amuser). Il est vrai que les oiseaux boudent certaines graines en fonction de leur espèce, sans même les avoirs goûtées...nature ou culture ? Les merles avalent tout rond des baies cardio toniques (de pyracantha) à l’orée de l’hiver comme s’ils savaient...mais la grive avalle tout rond des grains de raisins peut-être pour le plaisir, juste parce qu’ils sont mûrs. Le Nouveau Testament nous désigne justement les oiseaux pour signifier la confiance dans le lendemain « voyez les oiseaux, ils ne sèment ni ne moissonnent » et pourtant leur père céleste (holographique ?) prend soin d’eux.

            Et puis, il y a les cheveux qui frisent quand il pleut...


          • clostra 30 mars 2011 19:20

            sans blague : la liane FreeVole s’est rabattue et est désormais totalement à l’intérieur du bac, parallèle : son tortillon sur la feuille de narcisse lui a permis de redresser la situation : une véritable « reptation » pour retrouver le droit chemin. La prochaine étape sera intéressante, car il faudrait qu’elle bifurque encore pour retrouver son support habituel : les branches de forsythia. Je doute qu’elle se contente de la feuille de narcisse qui va flétrir dans les semaines à venir...
            Le tout s’est passé en moins de 48 heures car je l’ai à l’oeil depuis l’été dernier.


          • slipenplomb 30 mars 2011 23:14


            Désolé mais si on peut m’expliquer Lien


          • clostra 31 mars 2011 10:50

            « J’ voudrais » bien répondre à slipenplomb, « mais j’sais point »


          • JL JL 30 mars 2011 11:00

            Pour rebondir sur ce que dit Asp ci-dessus, cette citation :

            « La caractéristique de l’inventeur, c’est qu’il est modeste. L’orgueil a été inventé par les non-inventeurs. » (Jean Giraudoux)

            Soit Dugué a un égo surdimensionné, soit il est humble et modeste ! Il n’y a pas d’alternative !

             smiley


            • Marc P 30 mars 2011 11:03

              Question : est ce que le sens du vent influe sur ce tropisme ?

              Jusqu’à quel distance peut on en observer la manifestation ?

              Marc P


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 30 mars 2011 11:18

                J’aurais envie de dire que le vent n’influe pas sur le tropisme, sauf s’il changeait la position du support. Et puis le vent tourne.

                En fait, la réponse peut être obtenue en effectuant des expériences. C’est d’ailleurs le B-A-BA de la démarche scientifique. J’espère que ce billet aura été lu par un étudiant à l’INRA, cela ferait un excellent sujet de thèse


              • Marc P 30 mars 2011 12:02

                Je veux dire que le support peut provoquer des perturbations sensibles de l’écoulement de l’air...

                Je pense aussi aux accacias qui perçoivent par l’éthylène qu’ils dégagent que leurs congénères alentour sont agresse et mette en place leur défense ou se rendent moins alléchant..."...

                A def&ut d’un étudiant INRA, JM Pelt serait peut être un lecteur bienveillant et attentif...


              • Marc P 30 mars 2011 12:07

                Botanique et physique...un sujet qui ne vous aura pas échappé :

                www.youtube.com/watch ?v=KTtmU2lD97o&feature=related

                et in
                http://etsinnovation.wordpress.com/2011/03/29/la-premiere-feuille-synthetique-reproduisant-le-processus-de-photosynthese-a-ete-creee/

                Ça y est ! La première feuille synthétique qui reproduit le processus de photosynthèse que réalise les plantes depuis des millions d’années a été créée ! Daniel Nocera et ses collègues du Massachusetts Institute of Technology (MIT), situé à Cambridge, Massachusetts, aux États-Unis l’ont présenté lors d’une réunion tenue le 27 mars 2011 à l’American Chemical Society située à Anaheim, Californie, USA. Cette feuille synthétique a la taille d’une carte de jeu. Elle utilise l’énergie du soleil pour générer de l’électricité qui va servir à séparer l’eau en hydrogène et oxygène. Ces 2 composants peuvent être emmagasinés dans une pile à combustible (fuel cell) pouvant générer de l’électricité lorsque requis.



              • Ronny Ronny 30 mars 2011 11:16

                Bonjour

                Avant de nous lancer dans des hypothèses complexes pour expliquer un mécanismes, il est nécessaire de commencer par l’exploration des hypothèses les plus simples, souvent les meilleures !

                La première : l’artéfact. Je vous suggère de refaire si possible l’expérience dans un environnement contrôlé ou température, éclairage et absence de mouvement d’air seront imposés. Réaliser l’expérience en présence et en l’absence de tuteur, et enregistrer avec une caméra les mouvements du végétal en accéléré (par exemple en prenant une image toute les minutes). On pourra alors vérifier que la plante réagit ou non à la présence du tuteur.

                La seconde : une attraction vers le matériau du tuteur. La perception de substance gazeuses par les végétaux est avérée, que celles ci induisent chez ceux ci des phénomènes dits réactions de défense (perception de pathogènes attaquant de plants voisines), ou des effet allopathiques (exlusion d’une espèce végétale par une autre). Il suffit de refaire l’expériecne avec des tuteurs en bambou, PVC, polycarbonate, et verre, stérilisées ou non d’ailleurs. pour voir si cette hypothèse est valide ou non...

                D’autre idées en vrac : réponse aux infra rouges (IR). Pas stupide au contraire ! Certaines plantes recherchent « le frais » d’autres non... Utiliser un tuteur thermométrique, avec une température inférieure égale puis supérieure à al température de l’air ambiant, avec contrôle sans tuteur et enregistrement en accéléré. Voir aussi si ce qui est eprcu par la pante n’est pas la présence du tuteur par exemple au travers de la position des blessures des racines que l’introduction du tuteur peut induire.

                 Enfin si vous pensez à une histoire d’attraction type gravitationnelle (moi, je mets cela au rang des hypothèses à revoir une fois que toutes les plus simples seront écartées, et il y en a encore des tonnes !) , essayez avec un tuteur en verre rempli de mercure (et scellé) et un tueur du même verre rempli d’un solvant très léger (et scellé), toujours avec enregistrement caméra...

                Et revenez nous en parler smiley  !


                • Kalki Kalki 30 mars 2011 11:20

                  OUAI MEC

                  YEAH MAN

                  Encore faut il être ouvert , un scientifique qui n’est pas ouvert, n’est pas un scientifique :

                  http://www.google.com/search?client=ubuntu&channel=fs&q=t%C3%A9l%C3%A9portation+adn&ie=utf-8&oe=utf-8

                  En croirait il ces yeux si il avait le courrage de les ouvrir ?


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 30 mars 2011 11:24

                  Je répète pour une dernière fois que ce n’est pas une « attraction gravitationelle » mais une influence interprétable dans le cadre d’une conception entropique de la gravitation qui n’a rien d’une lubie exposée sur des sites bidon mais découle de travaux discutés par les meilleurs des spécialistes de la gravitation et des cordes.

                  Sinon, allez voir mon précédent billet, vous verrez que j’ai déjà fait l’expérience dans une pièce fermée et dans l’obscurité.


                • Ronny Ronny 30 mars 2011 11:32

                  @ Kalki,

                  Les yeux et l’esprit ouverts sans doute, mais les yeux et l’esprit critique aussi et surtout !

                  Une citation que j’aime particulièrement et que je donne en réflexion à mes étudiants parfois : « Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence" (Arthur Schopenhauer).

                  Vous serez aussi sans doute surpris de savoir que j’ai eu le plaisir de croiser le Pr. Benveniste et de discuter toute une après-midi de ses résultats dans son labo dans la banlieue sud de Paris voilà des années... Je ne sais pas si lui et Montagner ont tord ou raison. Simplemement, compte tenu de la remise en cause de certains dogmes que leurs résultats - s’ils étaient vérifiés - imposerait, le ru seul « erreur » à mon sens et de ne pas avoir présenter des résultats blindés de chez blindés à la communauté scientifique.

                  Si vous voulez en parler plus avant : mail mail ronny_agoravox (ici on met le signe a bizarre) yahoo.fr (cette formulation empêche le pompage de mon adresse par les robots renifleurs d’adresse)


                • Ronny Ronny 30 mars 2011 11:39

                  @ auteur,

                  Vos contrôles et résultats expérimentaux sont pour le moment insuffisants pour s’affranchir d’hypothèses explicatives simples, ne faisant pas appels à de « nouveaux concepts théoriques ».

                  L’obscurité si elle est totale vous empêchera de filmer - ce qui pourrait être fort utile malheureusement sauf peut être avec une caméra thermique (équipement couteux) si le métabolisme du végétal suffit à la rendre « visible » - mais les deux ou trois pistes que je vous ai données ou que vous avez évoquées (IR, émanation gazeuse, blessures) sont encore à explorer...

                  J’en ai d’autres en magasin également smiley  !


                • clostra 30 mars 2011 12:26

                  A propos de caméra, j’ai eu une surprise que je ne me suis pas expliquée en filmant avec un appareil photo numérique et de près, des abeilles solitaires en train de rentrer dans leur terrier : la mise en route de l’appareil les faisant « changer d’idée » et ressortir dans cette étape...

                  comme on le voit sur ce vidéoclip (au moment du ralenti)


                • Kalki Kalki 30 mars 2011 11:18

                  http://nextbigfuture.com/2010/09/metamaterial-based-model-of-alcubierre.html

                  Et la création atome par atome d’un matériaux, anti entropique passif ou actif , nécessitant pourquoi pas une charge énergétique


                  • Kalki Kalki 30 mars 2011 11:38

                    http://nextbigfuture.com/2011/03/nanomembrane-tubes-support-controlled.html

                    Our experiments show that the SiGe substrate and the tube fabrication process are biologically viable for neuron cells. We also observe that neurons are attracted by the tube topography, even in the absence of adhesion factors. They can be guided to pass through the tubes during outgrowth, leading to defined neuronal networks. Coupled with selective seeding of individual neurons close to the tube opening, growth within a tube can be limited to a single axon. Furthermore, the tube feature resembles the natural myelin, both physically and electrically, and it is possible to control the tube diameter to be close to that of an axon, providing a confined 3D contact with the axon membrane and potentially insulating it from the extracellular solution.

                    http://nextbigfuture.com/2011/03/universal-detector-for-antibiotics.html

                    The key element of this is an atomic force microscope that can be used to subject individual molecules to a tensile test.

                    Peut être que ce genre de test corroborerait une telle théorie


                  • Traroth Traroth 30 mars 2011 11:35

                    Vous faites des déductions à partir de bien peu. C’est ça, la science ? Je ne pense pas...


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 30 mars 2011 12:20

                      Je me base sur des travaux de physique réalisés pendant 30 ans par les meilleurs physiciens pour évoquer le prochain paradigme. Si vous jugez que c’est peu.

                      Le dipladénia, c’est la cerise sur le gateau. Je n’ai pas déduit, j’ai proposé une hypothèse et c’est effectivement cela la science.


                    • Pyrathome Pire alien 30 mars 2011 18:45

                      C’est bien Bernard, mais restez dans le domaine de la recherche fondamentale, et ne vous aventurez pas dans les applications possibles.....cela pourrait être extrêmement dangereux pour l’humanité entière avec votre sens inné du risque..... smiley

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