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Accueil du site > Actualités > Technologies > Une nouvelle théorie menace de dynamiter les lois de la physique

Une nouvelle théorie menace de dynamiter les lois de la physique

Selon Robert Laughlin, Prix Nobel 1998 de Physique, les lois du monde macroscopique sont indépendantes de celles du monde microscopique et résultent uniquement de comportements collectifs. En d’autres termes, aucune loi ne peut être hiérarchisée ou considérée comme fondamentale si on augmente l’échelle de complexité à l’infini. Cette nouvelle théorie dite de l’émergence s’oppose au réductionnisme conventionnel selon lequel les lois de la physique sont déduites des propriétés des particules élémentaires et de leur interaction. Aujourd’hui de nombreux physiciens se rallient à cette cause tout en piétinant les intérêts des grands pontifes de la Physique.

"Le tout est plus que la somme des parties"
Aristote, 350 av. JC

  • Le holisme : dès l’antiquité, Aristote soutient dans le cadre de la pensée platonicienne (l’atomisme) que l’on ne peut pas prédire le comportement d’un ensemble par l’analyse de ses parties.

  • Le vitalisme : en 1806, le médecin Paul Joseph Barthez réfute la thèse mécaniste en postulant que la vie ne peut pas être réduite à un ensemble de phénomènes physico-chimiques.

  • L’émergence : en 1875, le philosophe George Henry Lewes introduit le concept d’émergence pour décrire des phénomènes qui ne peuvent pas être expliqués par un modèle mécaniste. 50 ans plus tard un autre philosophe anglais, Charlie Dunbar Broad va plus loin en affirmant que "les propriétés émergentes d’un système sont déterminées par l’ensemble des interactions de ses composants" en citant l’exemple de l’eau, dont les propriétés ne peuvent pas être déduites de celles de ses composants (l’oxygène et l’hydrogène).

  • La survenance : en 1984, le philosophe Richard Mervyn Hare devient le père de ce nouveau concept. Selon lui, une propriété (biologique par exemple) survient en se superposant sur une autre (chimique dans notre cas) si elle subit des variations qui impliquent un changement dans la seconde, mais la réciproque n’est pas nécessairement vraie.


L’émergence selon Laughlin

Dans un interview de la revue La Recherche [1], Robert Laughlin explique sa propre vision, qui repose sur "la perfection émergeant de l’imperfection", en faisant l’analogie avec un tableau impressionniste de Monet (le jardin de Giverny) :

"Rendu par Monet, un champ de fleurs suscite notre intérêt car il apparaît comme un tout parfait. Les tâches de peintures ont néanmoins des formes aléatoires ; elles sont imparfaites. Cette imperfection montre que l’essence du tableau est son niveau d’organisation... Pour ainsi dire le tableau "émerge" d’un ensemble de tâches apparemment désordonné".

Concrètement, un exemple de phénomène physique mettant en avant cette théorie est celui de la cristallisation :

"Il est facile d’expliquer que les atomes tendent à cristalliser parce qu’ils interagissent les uns avec les autres selon des règles bien définies...Nous nous reposons sur les lois de la rigidité..., même si, autant que je sache, il est impossible de les déduire de la physique atomique".

la conclusion de Laughlin vise le fondement même de la physique, science expérimentale et bastion du réductionnisme. Elle est née de l’observation de phénomènes naturels et de leurs postulats sous-jacents, de la même manière que dans la légende bien connue d’Isaac Newton découvrant la loi de la gravitation en voyant une pomme tomber d’un arbre. Pour lui l’ère du réductionnisme a clairement sonné [2] ; toutes les théories actuelles ont en fait émergé les unes des autres en s’appuyant sur des axiomes déterministes.


Le déclin du déterminisme

Le déterminisme universel, un des plus forts symbôles du réductionnisme du XIXème siècle, s’appuie sur le principe de causalité :

  1. Tout phénomène a une cause

  2. Dans les mêmes conditions, les mêmes causes sont suivies des mêmes effets.

Le déterminisme a été remis en cause au siècle suivant par deux grandes théories : la mécanique quantique et un peu plus tard le chaos déterministe.

La première a entraîné le principe d’incertitude de Heisenberg (1927) qui implique qu’il n’est pas possible de connaître avec exactitude à la fois la position et la quantité de mouvement (masse fois vitesse) d’une particule. Il faut avoir recours au calcul probabiliste.

La seconde décrit un système déterministe non prédictible. C’est l’application de la sensibilité aux conditions initiales, découverte au XIXème siècle par Poincarré, qui a permis de mitiger les conséquences du principe de causalité et de développer la théorie du chaos déterministe :

    Une modification infime des conditions initiales peut provoquer des résultats imprévisibles sur le long terme.

Le chaos déterministe s’appuie d’ailleurs sur la mécanique newtonienne et ne la remet nullement en cause. Elle donne par exemple une explication à un problème aussi simple que la description des mouvements du double pendule [3]. La métaphore du papillon énoncée en 1972 par le météorologue Lorenz illustre bien ce principe : "Prédictibilité : le battement d’aile d’un papillon au Brésil peut-il déclencher une tornade au Texas ?".

Si l’on se base sur la pensée de Laughlin, la mécanique quantique et le chaos déterministe sont en fait des systèmes réductionnistes "émergés". A l’heure actuelle, la seule théorie déterministe qui pourrait aboutir à une unification de toutes les autres est le modèle des supercordes qui postule que toute particule ou force fondamentale peut être décrite comme l’interaction d’un ensemble de vibrations infinitésimales. Malheureusement il est impossible de vérifier cette théorie purement abstraite par l’expérience ou l’observation. Là encore les conflits d’intérêts ou l’échec de l’outil mathématique détermineront (feront émerger ?) l’avenir de l’émergence ou des supercordes. Comme le dit Robert Laughlin on en revient finalement à un débat idéologique, puisque "même les scientifiques adhèrent à des sytèmes de croyance". Entre les bonnes vieilles supercordes de papy et le multiverse féérique d’Andrei Linde [4], il revient à chacun de se faire sa propre opinion.


[1] La Recherche n° 405, février 2007

[2] Robert Laughlin, A différent universe : reinventing Physics from the bottom down, Basic Books, 2005

[3] http://www.youtube.com/watch?v=8VmTiyTut6A

[4] http://www.stanford.edu/ alinde/



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59 réactions à cet article    


  • Julot (---.---.208.241) 9 février 2007 13:47

    Très bon article, facile à lire et qui ouvre des perspectives de reflexions très intéressantes.

    Merci de l’avoir écrit.


    • dégeuloir (---.---.130.98) 11 février 2007 17:51

      EXCELLENT ARTICLE !!! mais inmcomplet....la suite,la suite.... !bravo ! smiley


    • Jojo2 (---.---.158.64) 9 février 2007 14:07

      Ce tableau (ou un autre) est une perception, donc une interprétation subjective, en fonction d’un vécu, des données fournies par un capteur imparfait. Voir dans un tableau un « tout parfait » ne peut donc être qu’une opinion. Il n’y a là aucune émergence, aucun phénomène généralisable en forme de loi.

      Le vitalisme est le reflet de l’ignorance des processus d’auto-organisation. On a réussi a produire des mécaniques auto-reproductrices, c’est un premier pas. Il n’y a à l’heure actuelle aucune donnée et donc aucune théorie pour supporter l’idée que la vie est autre chose que le résultat de processus physico-chimiques. C’est une opinion, sans fondement scientifique. A mon avis.

      En ce qui concerne de la physique, tout le monde est d’accord pour dire que le passage du microscopique au macroscopique ne se résume pas à un facteur d’échelle, la mécanique statistique est là pout faire le lien. C’est ce type d’explication qui manque pour la vie.


      • Julot (---.---.208.241) 9 février 2007 14:33

        Par pitié ne relancez pas le débat sur la religion et la science.

        Par pitié.


      • Rollo Rollo 9 février 2007 17:08

        Je me dois de réagir à ce propos car il ya malentendu : j’ai parlé de « système de croyance » en terme de psychologie pure. Exemple de « système » de croyance « mathématique » relatif à l’article : l’univers dans son ensemble peut-être totaliement décrit mis en équations qui ne possède que des solutions exactes. Système encore en vogue il y a un siècle avant l’apparition de la mécanique quantique. Il ne s’agit bien en aucun cas de religion...


      • sunysky (---.---.205.144) 9 février 2007 15:13

        passionant cet artcile, bravo smiley


        • Marsupilami Marsupilami 9 février 2007 15:20

          Ouais, bof...

          Quelques citations épistémologiquement utiles :

          “L’ancienne division de l’univers en un déroulement objectif dans l’espace et le temps d’une part, en une âme qui reflète ce déroulement d’autre part, n’est plus propre à servir de point de départ si l’on veut comprendre les sciences modernes de la nature. C’est avant tout le réseau des rapports entre l’homme et la nature qui est la visée centrale de la science” (Werner Heisenberg, La nature de la physique contemporaine).

          « ... la »réalité« que la science est censée définir et dont elle se sert pour »annihiler« les ingrédients les plus désordonnés de notre monde est constamment en cours de redéfinition pour qu’elle puisse s’ajuster au goût du jour » (Paul Feyeabend, Adieu la raison).

          Et surtout :

          « Qu’est-ce qui échappe au réel, en effet ? Ne doit-on pas reconnaître à l’irréel (possible, illusoire, fictif), non seulement quelque degré de réalité mais peut-être, comme le veulent certains philosophes, une qualité d’existence tout aussi »réelle« que le réel, se fondant notamment sur l’idée que le désordre, par exemple, est une autre forme d’ordre ou que le néant est une autre forme d’être ? » (Daniel Parochia, Le réel).


          • miteny (---.---.130.65) 9 février 2007 15:35

            Les mêmes causes produisent les mêmes effets.. C’est justement la base de ma démonstration de l’existence de Dieu. Et d’ailleurs je demande à un maximum d’internautes s’il y a une erreur dans le raisonnement que je propose sur dieuexiste.com


            • Jojo2 (---.---.158.64) 9 février 2007 15:56

              Rien compris. Si j’arrache les ongles de ta/ton (fils, fille, père, mère, epoux...) ça ne te fait pas mal ?


            • Blurg (---.---.179.40) 9 février 2007 16:29

              @miteny

              Baliverne lamentable à l’usage réservé des gogos...


            • noireb (---.---.12.45) 11 février 2007 22:24

              « Les mêmes causes produisent les mêmes effets.. »

              Inexact !

              C’est justement le chaos déterministe dont parle l’auteur. Il s’agit d’expériences pour lesquels la plus infime difference engendre des résultats très différents après très peu de temps.

              Exemple : le billard chaotique.

              http://www.unice.fr/DeptPhys/informatique/Rapports/lange/index3.html

              On peut prévoir individuellement chacun des rebonds. Mais il suffit d’une différence de trajectoire d’un poil de c.. pour voir des comportements radicalement differents apres peu de rebonds.

              Et comme la quantique impose qu’on ne puisse jamais avoir des conditions initiales STRICTEMENT identiques, certains phénomènes peuvent avoir des causes les plus semblables possibles et des conséquences très différents.


            • (---.---.109.12) 9 février 2007 15:59

              Article intéressant et perspectives intéressantes.

              J’espère juste que ces nouvelles perspectives ne seront pas adoptées de manière trop radicales dans les mentalités : les théories déterministes montrent peut-être leurs limites, mais elles ont tout de même permis de grandes avancées, et il serait donc absurde de s’enfermer dans des postures telles que : « Le déterminisme, c’est dépassé : les phénomènes émergent et ont ne peut pas les expliquer »

              Je connais des gens qui brandissent le principe d’incertitude d’Heisenberg à tout bout de champs pour justifier leur défiance vis-à-vis de la démarche scientifique.


              • Aldoo (---.---.118.122) 10 février 2007 14:42

                Oui, d’autant plus que les phénomènes d’émergence ne remettent absolument pas en cause la justesse des théories déterministes !

                Elles remettent seulement en cause leur efficacité à l’échelle où émergent de nouveaux schémas d’organisation.

                La réponse logique est de créer de nouvelles théories, de nouveaux modèles adaptés à ces échelles-là, et essayer de prouver qu’elles ne sont pas contradictoires avec la théorie de l’échelle en dessous.


              • noireb (---.---.12.45) 11 février 2007 22:32

                >> il serait donc absurde de s’enfermer dans des postures telles que : « Le déterminisme, c’est dépassé : les phénomènes émergent et ont ne peut pas les expliquer »

                Surtout quand on sait que même dans les plus farfelus des comportements chaotiques on voit parfois émerger un ordre (lire des articles sur les « scars » dans le « speckle », mais je ne suis pas sur que ca soit trop vulgarisé).


              • Thierry (---.---.130.76) 9 février 2007 17:25

                "les lois du monde macroscopique sont indépendantes de celles du monde microscopique et résultent uniquement de comportements collectifs.

                Indépendantes ? Uniquement ? C’est d’une telle bêtise que je ne peux pas croire qu’un physicien reconnu ait pu dire ça. Prenez par exemple une mole d’atomes de carbone, et une mole d’atomes de cuivre. Votre carbone peut avoir des propriétés différentes selon l’agencement des atomes, ce qui est une propriété collective : diamant, graphite, fullerène... Mais vous ne pourrez pas agencer vos atomes de cuivre de la même façon, ni obtenir les mêmes propriétés. Pourquoi ? Simplement parce que 1 atome de cuivre n’a pas les mêmes propriétés (microscopiques) que 1 atome de carbone.

                Il parlait peut-être d’autre chose ?


                • Gnole (---.---.192.187) 9 février 2007 18:55

                  Je pense qu’il se base sur des échelles largement inférieur à l’atome... au niveau de ce que nous traitons aujourd’hui avec la mécanique quantique... particules, énergies et forces.

                  L’atome c’est déja du macroscopique en physique


                • noireb (---.---.12.45) 11 février 2007 22:39

                  La mode en quantique c’est de dire que la taille ne compte pas.

                  Il faut dire « décohérence », c’est plus classe (même si la décohérence est globalement assez liée a la taille smiley).

                  Sinon l’abscence de lien micro vers macro est fréquemment citée en thermodynamique, thermostatistique, et phenomenes irreversibles...


                • rdu (---.---.78.169) 9 février 2007 17:27

                  Une nouvelle théorie menace de dynamiter les lois de la physique.

                  Sana aller critiquer le fond de l’article, je trouve le titre plus que racoleur, en effet, la mécanique quantique est sensée aussi dynamiter Newton, hors ce n’est pas le cas : en effet, pour prendre un exemple que je connais un petit peu, la mécanique, on utilise en permanence d’énormes approximations arrosées de coefficients experimentaux divers et variés. Il est faux de dire que telle ou telle théorie enfonce telle ou telle autre, tout dépends du point de vue du scientifique ou ingénieur. Personne n’a jamais calculé un pont avc de la mécanique quantique et pourtant celle ci s’approche plus de la réalité que Newton.

                  C’est pour ca que le titre me plait pas, en science, on ne dynamite jamais, on réfléchit.


                  • (---.---.209.98) 9 février 2007 18:20

                    Je ne vois rien de très nouveau, il faudrait clarifier ce ques vous trouvez de nouveau.

                    C’est une évolution continue qui a montré l’importance de la statistique en physique, et qui remonte à environ 1870, et qui a beaucoup évolué depuis, mais rien de « révolutionnaire »...

                    C’est juste au grand public qu’on racontre que la physique marche en brique, et à la décomposition... Mias en vérité la « découverte de l’atome » elle même est nées de modèles statistiques...

                    (En langage imagé, ou est la dynamite dans cet article ?)


                    • Forest Ent Forest Ent 9 février 2007 18:26

                      Pas très spécialiste, mais je ne vois pas la nouveauté là-dedans.

                      - Le quantique et le chaotique ne s’opposent pas au déterminisme.

                      - La théorie des cordes ne donne pas plus que les autres théories microscopiques de clés pour passer aux échelles supérieures.

                      - Le principe d’émergence est effectivement connu depuis longtemps, et l’on a parlé à une époque de « systémique », mais à ma connaissance sans autres résultats théoriques que ceux de la statistique. Sauf dans les disciplines où cette évidence est quotidiennement mise en oeuvre, comme l’auto-organisation, mais où l’on ne se réfère pas à une théorie « systémique » supérieure.


                      • (---.---.173.106) 9 février 2007 18:34

                        l’electro magnétisme c’est ca la vibration dont vous parlez dans les super cordes ? merci pour l’article. Mélodie


                        • Rollo Rollo 9 février 2007 18:50

                          Pas tout à fait. La théorie des supercordes se situe à une échelle inférieure à celle de l’électromagnétisme classique (l’électron) : l’échelle subatomique (quark). Elle est susceptible d’unir les théories newtionienne, quantique et relativiste et mène à un modèle « ondulatoire » de la gravité (justification de l’existence du graviton).


                        • Lartiste (---.---.189.183) 9 février 2007 19:49

                          Encore une nouvelle théorie qui souffrira d’un manque cruel de vulgarisation et qui restera dans la sphère des experts et n’aura donc pas d’applications dans le quotidien de tout à chacun avant longtemps.

                          Concrètement rien de nouveau, bon article malgré tout. J’ai eu un sentiment d’effroi l’autre jour, lorsque j’ai revisualisé une vidéo sur la mécanique quantique : « What the bleep do we know » pour ceux qui connaissent. Le problème, c’est qu’à partir du moment on ne peut pas rentrer dans le laboratoire, on a l’impression que des gourous s’adressent à nous...de quoi daboliser la science. le virtuel n’aide pas la science, il est comme un panneau de signalisation qui dit venez voire par là ce qui se passe : A vos risques et périls.

                          « les lois du monde macroscopique sont indépendantes de celles du monde microscopique »

                          A la lecture de cette affirmation, il y a danger. D’abord cette affirmation est entièrement fausse... Mais j’ajouterai que la science, souffre gravement ces dernières années de la scission en deux courants. On pensez la guerre froide fini dans le domaine de la recherche et l’on a vu apparaître une « nouvelle inquisition inquiétante... »


                          • mjmb (---.---.49.3) 9 février 2007 20:10

                            Et que restera t’il de cette théorie quand elle aura dynamité les lois de la physique (autement dit : ses propres fondements) ?


                            • termitor (---.---.109.37) 9 février 2007 20:20

                              Drole d’article , je trouve

                              mais il faut un exemple plus parlant.

                              par exemple ruby cube , c’est un jeux fait d’atome, ou l’on tourne differente face pour resoudre un probleme mathematique (faire le cube avec les 6 faces correctement)

                              mais le ruby cube peut aussi etre sur un ecran d’ordinateur, ou sur quelle formule sur un papier.

                              idem pour un poeme, qui peut etre lue , ecris ou memorise , la subtance du probleme n’est pas materiel.

                              elle est informationnel. quand vous faite un programme d’ordinateur, vous suivez des regles precise, l’implementation materiel en transistors n’est pas utile. neanmoins, l’ordinateur pour etre capable d’executer votre programme doit etre fait pour faire le lien entre matiere (transistors,electricite, ...) et l’information que l’on appelle programme.

                              je vais faire une disgression. on peut tranformer une multiplication en addition, comment cela ? partont de a*b , disons que à a on associe A et à b on associe B donc on aurais A+B=C et bien sur le C serais associer à c ou c=a*b

                              c’est possible l’operation log et exponentiel permette cela.

                              Donc deux systeme semblant different peut etre equivalent. exemple un boullier , un calculatrice , une regle a calculer pouvant faire la meme choses.

                              on a aussi la notion d’abstraction. comme les atomes permette de faire des objet solide, on peut faire des ruby cube, ou des boullier , qui sont des systeme logique.

                              mais cela n’est possible que parce que la formation de solide est possible.

                              Donc avant de dire que l’on peut faire n’importe quoi, il faut deja faire le lien, cela veut dire definir que l’abtraction est possibles car certaine caracteritique sont stable ou peuvent etre ignoré. et a ce momment la seulement l’abtraction est utilisable en temps que telle.

                              pour nuancer la choses, la thermodynamique est un concept physique extrêmement important. Car pour l’homme par exemple la temperature ideal pour vivre est tres precisement calibre par des contraintes de stabilite moléculaire et donc thermique.

                              donc oui, dans un ensemble d’objet en grand nombre, ou a deux choses, la coherance enterieurs, le ruby cube ou l’homme obeise toujours au loi de la physique au niveau atomique, mais il y une abstraction realise qui n’a que faire de ces lois, mais elle n’est possible que par les lois qui definise les interaction entre les different elements permet cette abstraction.

                              pour faire encore un exemple, en electronique l’etude d’un transitor se reduit a definir ses courbes de reponse en fonction de la temperature, de l’intensite et de la tension a ces bornes. pas bession d’en savoir plus.

                              mais si l’on veut comprendre comment marche un transistors, on travailler avec des theorie d’electrodynamique quantique, avec des couche electronique et autre joieusté. mais m’empeche, pour simplement l’utiliser dans un ensemble electronique, on ne va pas etduier l’ensemble atome par atome, donc , c une modelisation a partir du fonctionnement du tous , un abstraction du fonctionne physique du transistor, meme si le modele est tres bon.

                              Bien a vous, je sais pas si je vais me faire comprendre , mais tant pis


                              • Rollo Rollo 9 février 2007 21:37

                                Tout à fait Termitor. Vous venez d’illustrer parfaitement la pensée réductionniste. Celà dit toutes les théories actuelles sont arrivé clairement à leurs limites et donnent des résultats erronés aux limites. L’émergence est une nouvelle idée, qui peut donc s’avérer fausse, tout comme la théorie des supercordes peut très ne jamais arriver à obtenir de solution mathématique. C’est l’essence même du progressisme que de proposer de nouvelles idées pour résoudre les nouveaux problèmes.


                              • Senatus populusque (Courouve) Courouve 9 février 2007 21:51

                                @ termitor :

                                Vous pouvez nous donner une traduction en français de votre texte ?

                                Merci d’avance.


                              • Georges (---.---.98.92) 9 février 2007 20:33

                                Mais monsieur Rollo, Barthez n’était pas né en 1806, sinon il n’aurait pas signé un contrat à Nantes cette année... Il faudra davantage vérifier vos sources dans vos prochains articles si vous voulez être crédible.


                                • Rollo Rollo 9 février 2007 21:39

                                   smiley C’est vrai que c’était pas à la mode la boule à zéro à l’époque.


                                • DEALBATA (---.---.21.12) 9 février 2007 21:41

                                  La matière, c’est comme la science : « Quand on creuse un puits, plus on creuse moins on y voit clair. » Proverbe chinois. Ne vous fatiguez pas avec vos cordes à nœuds et autres bosons le clown, posez-vous plutôt la question : « Qui creuse ? »

                                  Bonne nuit.


                                  • (---.---.173.106) 9 février 2007 22:34

                                    j’ai relu et J’ai perçu une lueur de compréhension (je crois). vous voulez dire qu’une loi qui fonctionne à échelle x change de résultat si on augmente la taille de l’échelle. En gros ce qui est valable à 10 cm ne l’est plus à « n » années lumière ? Mélodie


                                    • Rollo Rollo 9 février 2007 23:28

                                      Voilà c’est exactement ça. Bravo smiley


                                    • Lartiste (---.---.185.102) 10 février 2007 20:27

                                      @ Terminator Vous poussez le bouchon un peu loin ! D’abord les mathématiques ne sont pas une abstraction, si tel est le cas, alors l’histoire est abstraite.

                                      Que l’enseignement des mathématiques en France, soit une abstraction de la réalité mathématique telle qu’elle peut-être enseignée dans les prestigieuses académie et universités : c’est sûr.

                                      Les mathématiques sont un outil... et comme tout outil il évolue en fonction de son utilité et donc de sa réalité historique. Voilà je ferme la parenthèse.

                                      Si l’on considère qu’un résultat diffère en fonction de son échelle (grosso modo), cela effectivement fait s’effondrer les bases de la physique.

                                      Or quelles sont les bases de la physique : la mécanique quantique depuis quelques temps et svp ne me parlez plus de la théorie des cordes hein ! (dixit JPP)...

                                      Donc tout d’abord l’espace est courbe : quand tout le monde aura compris ce que cela signifie, on pourra avancer, mais c’est pas demain la veille. Le côté obscur de la force peut-être ? smiley

                                      Sinon la nuit porte conseil, vieux proverbe.


                                    • Matthieu 9 février 2007 23:31

                                      Un article interessant qui pose bien le concept d’emergence. le « chapeau » est excessivement racoleur, par contre.


                                      • (---.---.17.177) 10 février 2007 05:39

                                        Alors, un jour il va falloir accepter les conséquences !...et alors, «  »l’ eau aura de la mémoire«  » donc, les lois de notre génétique seront à revoir...Grandiose et surtout cela expliquera peut-être enfin les mécanismes « techniques » d’apparition de maladie tq le diabète ? avec intervention du psychime...


                                        • (---.---.240.70) 11 février 2007 06:53

                                          Faut arrêter la drogue, ça fait raconter n’importe quoi !


                                        • PC (---.---.34.171) 10 février 2007 07:59

                                          Où que ce soit, quelles qu’elles soient, Les choses ne sont jamais produites A partir d’elles-mêmes, d’autres, Des deux ou sans cause.

                                          Dans aucun lieu, en aucun temps, selon aucune philosophie toutes les choses extérieures et intérieures ne sont produites à partir d’elles-mêmes car il s’ensuivrait qu’elles devraient s’engendrer de nouveau , ce qui est absurde, et que leur production aurait lieu à l’infini. Ainsi la pousse s’engendrerait de nouveau au second moment de sa propre cause, alors qu’elle a déjà atteint son entité au premier moment de sa cause, et se reproduirait indéfiniment tout en ayant accompli son entité.

                                          Dans aucun lieu, en aucun temps, selon aucune philosophie les choses ne sont produites à partir d’autres car, alors, tout serait produit à partir de tout. Ainsi la graine serait autre que la pousse et sans relation à elle, et on aurait l’absurdité que, comme la pousse qui est engendrée à partir de la graine, tous les autres phénomènes sans lien avec elle naîtraient d’elle.

                                          Et encore, dans aucun lieu, en aucun temps, selon aucune philosophie les choses ne sont produites à partir d’elles-mêmes et d’autres puisque les conséquences des deux premières positions s’ensuivraient.

                                          Enfin, dans aucun lieu, en aucun temps, selon aucune philosophie les choses ne sont produites sans cause parce que lieux et temps ne pourraient être déterminés, et l’accomplissement de cause serait inutile. Ainsi la pousse ne vient pas à l’existence sans cause car l’on voit que la production s’inscrit dans les lieux et la durée et que des causes sont réunies en vue d’effets, un processus qui porte sens.

                                          NAGARJUNA Traité du Milieu

                                          OM

                                          Cela est le Tout (microcosme)

                                          Ceci est le Tout (macrocosme)

                                          De la Totalité émerge la Totalité.

                                          La Totalité étant issue de la Totalité,

                                          la Totalité demeure.


                                          • François Spiral (---.---.189.246) 10 février 2007 11:17

                                            Merci pour votre article ; cela permettra peut-être que notre civilisation commence à cesser de se disputer sur les causes du mal qu’elle induit, et qu’une nouvelle manière d’aborder les sciences humaines puissent se faire jour, selon une méthode non causliste mais relativiste, tel que je tente de l’expliquer sur mon site, qu’il faut lire en commençant par la fin www.aspirale.be.


                                            • gerard93 (---.---.85.65) 10 février 2007 12:23

                                              Tout celà démontre tout de même l’interdépendance de notre façon de penser ? Si on me dit telle chose est noire et que je pense blanc que se passe t-il pour le 3ème homme ?


                                              • wr (---.---.149.167) 10 février 2007 14:02

                                                c’est bien joli comme texte, mais faut pas croire tout ce que disent les medias, même quand il s’agit de journaux de vulgarisation scientifique. Malgré le titre de cet article, il n’y a ici pas la moindre « théorie ». Une théorie scientifique, c’est un truc clairement énoncé avec des principes mathématiques et sans la moindre ambiguïté. Ici, y’a rien de plus que de jolies idées, mais strictement aucune théorie scientifique. De plus, dire que c’est une idée nouvelle, c’est exagéré. De nombreux ingrédients de la physique moderne sont non-locaux (invariants topologiques) et ne reposent donc pas sur la démarche analytique.

                                                Probablement juste un scientifique qui veut utiliser les medias pour devenir une super-star.

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