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Univers multiples, physique quantique et au-delà

Cela fait bientôt 100 ans que la physique quantique fait partie du monde des physiciens, mais en termes de compréhension de ses implications profondes on est toujours dans le flou des hypothèses.

Pour rappel et résumer en une phrase ce qui occupe des livres entiers, la physique quantique se préoccupe de l’état microscopique de la matière où les éléments existent aussi bien sous forme d’onde que sous forme de particule, et où tous les états possibles d’une particule se superposent tant qu’une observation ne les précipite pas vers un état unique.

Tentons de cerner un petit peu la question.

 

On a sans doute tous entendu parler du fameux chat de Schrödinger, en même temps mort et vivant dans sa boîte piégée tant que l’observateur n’ouvre pas la boîte (superposition de deux états), auquel cas il se révèle effectivement mort ou vivant. Cette interprétation d’un choix décisif et unique de l’incertitude quantique est connue sous le nom d’interprétation de Copenhague. On ne sait pas vraiment pourquoi l’état final serait plutôt l’un que l’autre, ce qui mène à une autre interprétation , celle des univers multiples d’Everett : à chaque fois que l’on ouvre la boite du chat, l’univers se scinde en deux, l’un avec un chat mort et l’autre avec un chat vivant. Autrement dit, il existerait une infinité d’univers parallèles au nôtre, certains très différents (scission ancienne) d’autres très récents dans lesquels d’autres vous et moi pourraient être en train de lire ceci.

Cela ne résout pas vraiment le problème car la probabilité que le chat soit vivant ou mort n’est pas identique. Ces probabilités sont calculées par un outil mathématique appelé règle de Born. Si la probabilité de survie du chat est de 70%, l’univers dans lequel le chat est vivant est-il plus « vrai » que dans celui ou le chat est mort ?

Pour sortir de cette impasse plusieurs physiciens, Anthony Aguirre de l’University of California, Santa Cruz, Max Tegmark du Massachusetts Institute of Technology, et David Layzer de la Harvard University postulent l’existence d’une infinité d’univers indépendants parallèles au nôtre, ce qu’ils appellent un « multiverse ». Ceci leur permet de calculer la probabilité d’un événement quantique dans un multiverse – sans avoir recours à la règle de Born. Ce calcul est basé sur le principe suivant : dans un ensemble composé d’une infinité d’univers, la probabilité d’un événement donné correspond au nombre d’observateurs de cet événement.

Cette approche fonctionne aussi bien avec l’interprétation de Copenhague qu’avec cette d’Everett, il n’est donc plus nécessaire de choisir entre l’une ou l’autre interprétation.

Néanmoins ceci ne répond pas à la question de l’origine de l’essence probabiliste du monde quantique. Selon Caslav Brukner de l’Université de Vienne en Autriche, il nous manque toujours un ensemble de principes physiques crédibles à partir desquels on pourrait dériver une théorie quantique. Reste également l’irréconciliabilité entre le monde quantique et la relativité d’Einstein.

Dans les années 60, le chercheur du CERN John Bell tavailla sur la notion de corrélation en physique quantique (l’effet d’un événement sur un autre). En physique classique, il faut un clair effet de cause à effet pour introduire une corrélation entre deux évènements. Par exemple, si je dispose d’une paire de chaussettes rouges et que j’en met une au pied, il est évident que l’autre dans son tiroir reste rouge quoi que je fasse. C’est l’application des principes de réalisme (les propriétés d’un objet existent indépendamment de la mesure) et de la localité (ces propriétés sont indépendantes de toute influence extérieure). Il s’avère qu’un niveau quantique cela n’est pas si simple, et c’est plutôt le fait de mettre une première chaussette rouge qui fait que le seconde chaussette sera également rouge. Autrement dit, l’un ou l’autre ou les deux principes précités (réalisme et localité) sont faux. Les corrélations quantiques sont beaucoup plus importantes qu’en physique classique. En 1994 des chercheurs calculèrent le niveau de corrélation qui existerait si la seule limite à la causalité était de ne pas dépasser la vitesse de la lumière (Foundations of Physics, vol 24, p 379).

Il s’avère qu’une telle théorie permettrait un niveau de causalité encore plus élevé. Pour reprendre l’exemple des chaussettes, le simple de fait de penser à mettre une chaussette rouge ferait en sorte qu’elle devienne rouge. Et que dans le même temps l’ensemble de sa tenue vestimentaire. Et tous les choix effectués pendant la journée.

Mais alors, pourquoi la réalité apparente de la physique au niveau quantique a t-elle la corrélation qui est effectivement mesurée, et non pas une corrélation plus basse (telle la physique classique) ou une corrélation plus élevée telle qu’elle serait théoriquement possible ? Une réponse à cette question permettrait de mieux comprendre le processus physique sous-jacent.

La clé pourrait être la notion d’enchevêtrement : la réalité quantique observée est un enchevêtrement de deux facteurs, d’une part les états à l’instant t des éléments composant le système quantique, d’autre part les probabilités de corrélations entre ces divers éléments. Selon Bruckner, il est plausible que ce soit cet enchevêtrement quantique qui donne sa stabilité à la matière.

Mais il se pourrait également que nos observations expérimentales soient incomplètes, et que les théories correspondant à ses observations soient dés lors elles aussi incomplètes. Miguel Navascues du Imperial College de Londres examine les niveaux de corrélation que pourraient induire des théories « raisonnables » sous différents types de contraintes – par exemple la compatibilité avec la physique classique à l’échelle macroscopique. Il s’aperçoit que là aussi le niveau de corrélation est supérieur au niveau effectivement observé. De ceci on peut penser qu’il existe « quelque part », invisible par la science actuelle, un autre processus qui serait décrit par une théorie encore plus bizarre que la théorie quantique. Une théorie qui pourrait également intégrer la gravité. C’est une piste, mais pour l’instant seulement une piste.

D’autant que Stephen Hawking, dans son dernier livre The Grand Design avec Leonard Mlodinow, jette un pavé dans la mare en proposant qu’une théorie unifiée de l’univers est tout simplement impossible, fondamentalement inexistante. Il n’existerait que des « fenêtres » théoriques illustrant certains aspects de la réalité, mais pas la réalité entière. C’est en fait une approche quasi identique au perspectivisme qui considère le point de vue comme condition de la manifestation du vrai. Amusant quand on sait que Hawking est celui qui déclarait que la philosophie était morte… Hawking se base sur le modèle multiverse (voir ci-dessus) pour expliquer que malgré l’impossibilité d’accéder à une théorie fondamentale « de tout » et n’est néanmoins pas nécessaire de faire appel à Dieu car dans un nombre infini d’univers il est certain, par définition, que les conditions nécessaires à la venue de la vie telle que nous la connaissons existeront quelque part. Ici, en l’occurrence.


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83 réactions à cet article    


  • Polemikvictor Polemikvictor 29 septembre 2010 09:28

    Une théorie unitaire, l’affirmation que les lois de la réalité sont accessibles à l’homme et coherente avec sa perception instantanée sont peut etre la derniere forme de l’anthropocentrisme.
    Pourquoi serions capables de tous comprendre et en outre que ce que nous comprenons soit coherent avec notre perception classique ?
    Quelques exemples :
    La terre n’est pas plate
    Elle n’est pas le centre du monde
    Le soleil non plus
    L’information n’est pas transmise instantanément
    Il ya des niveaux finis d’energie
     et ça continue....


    • Kalki Kalki 29 septembre 2010 11:58

      L’information est transmise instantanément : l’information est.


    • Jean 29 septembre 2010 13:18

      Et la Terre, et le soleil, et même moi-même (point de conscience) ...est au centre du cosmos car tout point est au centre du cosmos...

      ...quel que soit l’ endroit de l’ « espace » où je suis les limites observables se situent à 14.7 milliards d’ a.l. car ces limites sont du « passé »

      Si au temps T je vois une étoile à 1 milliard d’ a.l. au temps T cette étoile est à 1 milliard d’ a.l. de tout point du cosmos car dans le passé du cosmos

      Le cosmos se réduit à un seul point et est une image holographique (illusion « valable » pour notre mental, d’ espace)

      Tout a lieu partout. Le cosmos n’ est aucunement visible car on ne voit que son passé, le cosmos au temps T est invisible, il est donc dans son présent éternel et on ne voit que son histoire. Contre-intuitivité pour le mental, illusion pour la perception : le temps et l’ espace absolus n’ existent pas ; pour le cosmos tout est intemporel et arrive simultanément comme un film déjà inscrit sur un DVD, et causalité respectée ; le futur et le passé font partie de l’ éternel présent, mais pas pour notre perception des choses, qui voit la danse intemporelle des événements « au fur et à mesure ».

      La gravitation montre que tout tend à n’ être qu’ un point. La lumière est messagère des événements, mais les événements vus n’ existent déjà plus, tout est dans la perception

      etc. le mental est dépassé car inclus dans « cela »


    • Jean 29 septembre 2010 13:28

      Conclusion : nous sommes des points de conscience holographique qui co-créons le monde ?
      un « Je suis » universel démultiplié sous forme de multitude (hors espace absolu qui n’ existe pas),
      ...et le créé s’ engendre dans la liberté (toute forme de décohérence)

       ???


    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 29 septembre 2010 13:41

      @Jean

      Beaucoup à dire sur le modèle holographique de l’univers... j’y reviendrai.

    • Manfred Manfred 29 septembre 2010 13:42

      C’est sûr que quand on ne comprend rien, c’est plus facile de croire qu’il est impossible de comprendre, et de railler ceux qui cherchent et qui sont doués.

      « La terre [...] n’est pas le centre du monde »

      Voilà qui illustrera mon propos.


    • Erretnien 29 septembre 2010 17:54

      Il y a 14,7 milliards d’années, c’est à dire grosso modo au début de la période « visible » de l’univers, les étoiles n’existaient pas encore. Sinon, la lumière émise par un objet céleste situé à disons 10 milliards d’années-lumière a effectivement été émise il y a dix milliards d’années. Mais cela ne signifie en aucun cas que cet objet, ou plutôt ce qu’il est devenu, se situe actuellement à dix milliards d’années-lumière de tout autre. De même que le fait que notre soleil se situe à un peu plus de 8 minutes de lumière de nous n’implique pas qu’il n’existe aucun objet plus proche de lui que la Terre. Simplement, nous devons attendre un peu plus de 8 minutes pour en recevoir la lumière... Et il nous est effectivement impossible d’en connaître l’aspect au moment précis où nous en recevons la lumière. S’il explosait soudain (heureusement peu probable), nous ne le « saurions » qu’au bout de 8 minutes et quelques.
      Quant à la taille de l’univers, si l’hypothèse de l’inflation (majoritairement admise) est exacte, celle-ci excède de beaucoup 14,7 milliards d’années-lumière. On ne peut simplement pas voir au-delà.
      Il n’est pas exact non plus que tout point se situe au centre de l’univers, mais plutôt qu’aucun point ne peut être considéré comme son centre, et que tous (en ne tenant pas compte de leur état énergétique qui courbe l’espace-temps, et modifie donc la mesure) ont même valeur pour l’observation. Le « point » (terme certainement faux en l’espèce) où s’est produit le big-bang n’appartient effectivement plus à notre univers... Mais peut-être à un « univers des univers », d’un nombre de dimensions supérieur, à la surface duquel pourraient naître grandir et mourir un très grand nombre d’univers, dont le nôtre. (Théorie personnelle) En ce cas, on pourrait se passer d’hypothèses comme l’inflation et l’énergie sombre et parvenir aux mêmes résultats. (Homogénéité relative de l’univers dès sa phase visible, aspect « plat » (Il pourrait se développer à la surface d’un « tore à gorge nulle » à quatre dimensions dans un espace à cinq, sachant qu’un tore - topologiquement - est plat), accélération actuelle de l’expansion (Jusqu’à ce qu’ait été atteint le quart de la « circonférence » du tore, puis accélération ralentie, puis contraction accélérée puis ralentie, jusqu’au « big-crunch » final)


    • Jean 29 septembre 2010 20:47

      @Erretnien

      Merci de votre commentaire, mais en effet, vous confondez dans mon propos, l’ objet et ce qu’ il est devenu (d’ ailleurs vous le précisez) ; ce que nous percevons n’ existe tout simplement plus, ce n’ est qu’ un message du passé, dans ce cas tout point à un temps T me « semble » (car contre-intuitif pour le mental) à la même distance de ce qu’ il s’ est passé et non de l’ objet au temps T -c.à d. ce qu’ il est devenu s’ il existe encore-

      Le cosmos est bien sûr supérieur à 14.7 milliards d’ a.l., toujours à notre temps T, en raison de l’ inflation, mais il n’ empêche que l’ espace absolu n’ existant pas, ça nous donne un cosmos sans espace réel et vivant dans Son éternel présent ; donc tout point n’ est pas le centre d’ un cosmos sans espace absolu -ce qui ne voudrait rien dire-, mais centre de ce qui est visible donc de son histoire (ça semble évident)

      etc.


    • frugeky 29 septembre 2010 10:33

      Rien que le questionnement sur la possibilité d’unification et la limite d’ouvertures de fenêtres sur cette unification suffirait-elle à la rendre possible ?
      Mais je m’embrouille...reste la quête.


      • ZEN ZEN 29 septembre 2010 10:42

        Bonjour
        Stephen Hawking, aurait gagné du temps à lire Kant, qui avait démontré rigoureusement que l’idée d’une connaissance absolue et d’une possible fin du savoir (ou d’un point de vue possible, extérieur à l’univers) sont totalement dénuées de sens.


        • steban steban 29 septembre 2010 12:43

          Si on est pas en présence de l’Absolu, il est vain de vouloir en témoigner ; surtout avec l’outil qu’est la philosophie...


        • Vladdrak1476 Vladdrak1476 29 septembre 2010 12:12

          Bonjour tout d abord à l’auteur de l’article ; moi qui suis fana de physique quantique et d astronomie, çà fait plaisir de tomber sur des sujets malheureusement trop peu présent dans les médias en général. L’âge d’or des « honnêtes hommes », « honnêtes » dans l’acception d’hommes de science et cultivés de la fin du 19ème siècle (cf Camille Flammarion et son Astronomie Populaire) est décidement loi derrière nous.

          Sinon, pour ce qui est de la théorie des multivers, il faut aussi parler de la théorie des cordes (qui reste spéculative pour l’instant même si elle est très intéressante) qui parle du concept de « brane ».

          Mot dérivé de membrane et qui serait un « objet » cosmologique séparant les multivers entre eux. En gros pour pouvoir passer d un univers à l autre, il suffirait de traverser une brane (en théorie bien sur).

          En ce cas là, est ce que le fameux mur de Planck (au delà duquel l’on ne peut rien voir et qui marque le début de l univers avec le big bang) ne serait qu’une des innombrables branes du multivers ?

          Ou alors derrière se fameux mur de Planck se cache peut être un univers qui a donné naissance au notre par le biais d’un Big Crunch c’est à dire l inverse du Big Bang ?

          La physique quantique, donc l infiniment petit, est plus qu étroitement lié à la physique relativiste ; le problème pour l instant c’est qu avec nos connaissance actuelles et nos théories, il y a incompatibilité entre ces 2 physiques ; si l on applique tel quel nos théories pour les concilier, cela ammène à des résultats mathématiques abbérants.

          Le LHC du Cern va-t-il apporté la réponse, l avenir nous le dira.


          • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 29 septembre 2010 13:24

            Bonjour à vous !

            Il existe une foultitude d’hypothèses, de modèles, de théories cherchant à expliquer les phénomènes observables. En cosmologie le modèle Big Bang ne répond pas à toutes les questions et en pose lui-même de nouvelles, par exemple au sujet de la matière sombre dont l’existence provient avant tout d’une nécessite mathématique. Il existe des modèles d’univers sans Big Bang, par exemple le modèle ekpyrotique issu de la collision de deux branes. C’est le frottement entre les branes qui génère l’énergie nécessaire au développement de structures physiques. Au fil du temps l’entropie homogénéise l’ensemble et l’unviers meurt littéralement de froid, jusqu’à une nouvelle collision et ça repart. 
            Par ailleurs l’astrophysicien taiwanais Wun-Hi-Shu a récemment proposé un modèle modélisant correctement l’expansion observée mais sans Big Bang. Comem ca semble intéresser un peu de monde ici je vais publier un article à ce sujet. 

          • Jean 29 septembre 2010 13:41

            Je me donne une explication subjective

            Si l’ espace est du temps cristallisé (ce qu’ on voit est du passé donc n’ existe plus pour le mental)
            Alors il est normal qu’ il y ait accélération de l’ expansion, si on considère le temps comme une force... subjective (vecteur : direction et norme)

            Alors la réalité n’ est pas ce qu’ on croit !

             ???


          • Vladdrak1476 Vladdrak1476 29 septembre 2010 13:41

            Merci pour le complément d informations.

            J attend avec impatience de vous lire à nouveau sur ce genre de sujets.

            Sinon j’ai moi même dans l’idée d écrire mon 1er article sur Agoravox sur les exoplanètes mais j’ai du mal à m’y mettre. Honte à moi !! 


          • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 29 septembre 2010 15:20

            Sur les exoplanètes j’ai pondu ceci suite à une récente étude sur la probabilité de trouver une planète terre-compatible : http://rhubarbe.net/blog/2010/09/21/a-la-recherche-dune-planete-habitable/

             

          • Céphale Céphale 30 septembre 2010 08:18

            @Vlad

            La physique quantique, donc l infiniment petit, est plus qu étroitement lié à la physique relativiste ; le problème pour l instant c’est qu avec nos connaissance actuelles et nos théories, il y a incompatibilité entre ces 2 physiques ; si l on applique tel quel nos théories pour les concilier, cela ammène à des résultats mathématiques abbérants.

            Encore une erreur colportée par la presse de vulgarisation. La théorie centrale de la physique des particules est la mécanique quantique relativiste. L’erreur vient simplement du fait qu’Einstein contestait l’introduction d’une variable probabiliste dans les équations de la mécanique. Ce n’était pas au nom de la théorie de la relativité.

          • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 30 septembre 2010 10:07

            @Céphale,

            La mécanique quantique relativiste n’a plus vraiment le vent en poupe, notamment à cause du paradoxe de Klein http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Klein
            La physique des particules aujourd’hui est une science qui se cherche elle-même, et beaucoup de choses dépendent des résultats du Tévatron et du LHC, notamment la vérification, ou pas, de l’existence du boson de Higgs.

          • Céphale Céphale 30 septembre 2010 12:40

            @l’auteur

            Je connais bien l’équation de Dirac et la théorie des champs. Klein a lancé une polémique - me semble-t-il - à partir du fait que les opérateurs d’état des fermions ne commutent pas. Ce débat est dépassé. L’équation de Dirac reste un pilier de la théorie des particules.

          • kemilein 29 septembre 2010 12:50

            Chat de Schrödinger

            la théorie de l’observateur ou : « le rocher n’est là que parce que je le vois »
            et forcément l’observateur doit avoir la conscience d’observer...
            ça fait un peu mégalomane, narcissique et égocentrique non ?

            cette théorie ne m’a jamais semblé bonne pour ma part, trop de sensitivité/sensibilité humaine réductrice. mais elle a le don de nous faire philosopher, c’est pas si mal.


            • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 29 septembre 2010 13:29

              Qu’est ce que la conscience ? Est-ce une caractéristique purement humaine ou inhérente à la vie en général, voir à la matière sous une forme passive ? Gros travail encore à faire sur ces questions. En tout cas la décohérence quantique n’est pas le seul fait de l’observation humaine, même si nous sommes les seuls à philosopher dessus :) 


            • kemilein 29 septembre 2010 15:26

              ho que non la conscience n’est pas uniquement humaine...
              il est tellement peu probable que nous soyons seul :)
              (une planete dans un systeme dans un secteur, dans une galaxie ? oO ouais, et évidement la terre est le centre de l’univers c’est bien connu)

              selon la théorie de l’observateur, même un chat (qui pour beaucoup est inférieur a l’homme.. ahem !) pourrait créer cet univers parallèle... mouerf.

              mais pourquoi pas dans ce cas un état ne pourrait il pas influencer un autre état, une pierre créant ses propres parallèles... etc


            • Agor&Acri Agor&Acri 29 septembre 2010 13:04

              bonjour,

              levez les bras, fermez les yeux et avancez
              en marchant sur un fil invisible constitué d’une fibre d’un nouveau type : à la fois onde, énergie, particule subatomique, lumière et matière.
              Toutes ces propriétés réunies dans une superposition d’états simultanés.

              Téléportez vous dans un univers parallèle grâce au principe d’intrication et prenez garde à ne pas en observer directement les valeurs sous peine de décohérence et d’éclatement instantané de l’information, telle une bulle de savon.

              Abstraction, intuition, probabilité et expérimentation à la frontière de l’impalpable
              avec, à la clé, des applications étonnantes dans des domaines tels que la crytographie.

              Pour ceux que ça pourrait intéresser, un magazine vient de sortir un numéro dédié :
              POUR LA SCIENCE
              Dossier n° 68 : le monde quantique
              juillet-septembre 2010 (6.95€)

              Attention, il faut s’accrocher, c’est de l’insaisissable dont il est question et nos cerveaux de primates ont quelques réticences à lâcher la barrière de nos sens communs.


              • Erretnien 29 septembre 2010 13:17

                J’ai, personnellement, eu une idée qui expliquerait beaucoup de choses en lisant un article rédigé par un chercheur sur un numéro spécial de « Sciences et Avenir » traitant du « Chat de Schrödinger ». Il y était expliqué que, pour que le résultat d’une expérience quantique ne soit pas annihilé par la décorrélation, il fallait introduire après le champ d’expérimentation un dispositif qui ramenait l’état du système à ce qu’il était « avant l’expérience ». Ainsi, plus de destruction possible des résultats par la mesure elle-même... Et nécessité, malheureusement, de recourir à une mesure indirecte complexe pour recueillir tout de même les résultats de l’expérience.
                Ce qui m’a fasciné, absolument et comme une révélation, est que cela revient à dire que, pour qu’un système quantique se maintienne en état d’intrication (chat « mort et vivant » par exemple), il faut qu’il soit coupé du cours normal et habituel du temps. Tout se passe comme si un tel système était comparable à une cavité laser où une vibration se maintient jusqu’à ce qu’il y ait émission du rayon. Dans le cas du système quantique, on peut imaginer qu’il y a vibration dans les deux sens du temps. La, ou les particules, effectuerait alors une suite très grande d’allers et retour dans le temps jusqu’à ce qu’une mesure (ou tout phénomène naturel jouant le même rôle) force le système à adopter un sens déterminé. (Ce que l’on pourrait baptiser « temporolasage ») Comme nous ne voyageons que dans un sens du temps (Au moins jusqu’à preuve du contraire et pour notre confort intellectuel, voire le maintien de notre santé mentale), nous ne pouvons nous en apercevoir. Mais la particule (ou le système) peut avoir exploré quasiment toutes les possibilités lorsqu’elle émerge de sa vibration quantique. Le point de cette émergence, et donc sa position, ne pouvant être prévus, nous avons l’impression d’un phénomène totalement hasardeux et probabiliste. Ceci expliquerait sans la moindre difficulté des expériences telles que celle des célèbres « Fentes d’Young ». Normal que les photons « sachent », en passant par une fente, si l’autre est ouverte ou fermée, puisqu’ils ont effectivement exploré, avant d’être mesurés (et donc « tués » puisque cela suppose qu’ils soient absorbés dans le capteur), toutes les possibilités. Seule notre astreinte à voyager dans un seul sens du temps, et la fausse imagination que tout doit se comporter à l’identique, nous empêchent de comprendre.


                • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 29 septembre 2010 13:37

                  L’expérience d’Alain Apsect sur la non-localité quantique confirme déjà, disons, l’indépendance temporelle des phénomènes quantiques. La communication entre particules est plus rapide que la lumière, ce qui revient à dire qu’elle va à contre-temps par rapport à notre perception du temps. 


                • samir 29 septembre 2010 14:15

                  « La communication entre particules est plus rapide que la lumière »

                  c’est une grosse erreur que d’écrire cela

                  rien ne va plus vite que la Lumiere l’avez vous oublié ?

                  l’experience d’Alain Aspect met en exergue l’existence d’une unique source d’information pour le couple de particules observées


                • Erretnien 29 septembre 2010 18:14

                  L’expérience d’Alain Aspect concerne des particules corrélées (on dit aussi intriquées). Elles constituent un même objet mathématique dans toutes leurs possibilités d’évolution, et lorsqu’on en observe une (faisant ainsi cesser l’intrication) l’état observé de la seconde dépend de celui de la première. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il y ait transmission d’une information... Simplement que deux points de l’univers, le temps de l’intrication, peuvent se trouver liés.


                • Pyrathome pyralene 29 septembre 2010 13:40

                  L’homme en tant qu’entité matérielle ne peut voir que ce que ces 5 sens lui permet......
                  Toutefois, autant il est facile d’imaginer des dimensions supplémentaires, voire peut-être illimitées, autant il est difficile de se les représenter, la technologie va sûrement permettre de s’affranchir un peu de cette lacune....
                  Prouver scientifiquement cette théorie va effectivement bouleverser radicalement la conception que l’on se fait de notre monde mais aussi apporter des myriades de questions , finalement , plus on avance dans la connaissance, moins on en sait, tel est le paradoxe !!
                  Merci de cet excellent article comme on aimerait en voir plus souvent !


                  • Manfred Manfred 29 septembre 2010 13:53

                    "Toutefois, autant il est facile d’imaginer des dimensions supplémentaires, voire peut-être illimitées, autant il est difficile de se les représenter, la technologie va sûrement permettre de s’affranchir un peu de cette lacune...."

                    C’est la blague du physicien et d’un mathématicien qui sont à une conférence, où il est question de topologie de l’univers. Le physicien, désabusé par son collègue, qui semble tout comprendre, lui demande :
                    - Mais comment fais-tu pour te représenter un espace à 10 dimensions ?
                    Le mathématicien lui répond :
                    - C’est simple... Je commence par me représenter un espace à n dimensions, le cas où n=10 est un sous-exemple trivial.

                     :)


                  • Gasty Gasty 29 septembre 2010 20:46

                    Feynman a dit : « Je crois pouvoir dire sans me tromper que personne ne comprend la mécanique quantique. »


                  • ffi ffi 29 septembre 2010 14:18

                    Article qui n’éclaire pas grand-chose...
                    En fait la physique a perdu sa cohérence aux XXème siècle, du fait de sa compartimentation.

                    Les diverses branches spécialisées de celle-ci ont inventé leur langage propre. A chacune sont formalisme particulier :
                    -------------------------------------------------------------------------------------------------
                    - Electromagnétisme <-> quaternions puis analyse vectorielle en nombre réels sur espace 3D
                    - Electricité / onde <-> nombres complexes
                    - Relativité <-> tenseurs ( super vecteurs) en nombres réels sur espace vectoriel 4D
                    - Quantique <-> avatar de l’espace 3D (espace des phases), nombres complexes
                    --------------------------------------------------------------------------------------------------
                    En se focalisant trop sur le développement du formalisme mathématique et en négligeant d’en donner une interprétation physique, les spécialistes se sont réduit à ne plus manipuler que des symboles (les 3/4 des études ne servent qu’à essayer d’en maîtriser les bases), un peu au pifomètre, comme les alchimistes enchainaient les symboles sacrés.

                    La diversification des formalismes a obligé à la spécialisation, empêché toute interprétation, transversale, empêché les échanges entre les divers domaine, masqué toutes analogies possibles.

                    En fait, le noeud du problème git au XIXème : Le tout vecteur. Un vecteur représente fort bien une translation (aller d’un point A à un point B en ligne droite), mais représente fort mal les rotations (aller d’un point A à un point B en tournant autour de C), notamment au niveau des symétries. Pourtant les scientifiques avait bien besoin de représenter les rotations, mais ils ont utilisé pour cela tantôt les vecteurs (nommé pseudovecteurs), tantôt les nombres complexes (qui peuvent représenter aussi une rotation dans le plan).

                    Pour être plus précis : Maxwell (mathématicien) a d’abord présenté ses équations dans le formalisme des quaternions (analogue des nombres complexe dans l’espace 3D = 3 axes de rotation), mais, inutilisables, elles ont été reformulées par Gibbs en terme d’analyse vectorielle.

                    Or, l’analyse vectorielle, par définition, n’utilise que des vecteurs, et donc masque les rotations...

                    Donc les équations de Maxwell ont du être reformulée une fois de plus avec la relativité, dans un formalisme compatible, par Einstein.

                    En fait, aujourd’hui, les scientifiques jouent avec des symboles mathématiques, dont ils ne comprennent même plus ce qu’ils représentent. La physique est redevenue alchimie. Les scientifiques spéculent, comme en apesanteur, ayant perdu tout lien avec la réalité. C’est un foutoir ahurissant, mais comme personne n’y comprend rien, ça passe.

                    Les modèles théoriques historiques ont été hissé au rang de parole d’évangile. Interrogez la théorie, vous obtenez l’hystérie. Les grands prêtres, les grands sachants, ont une rage proportionnelle à leur défaut de compréhension. Il leur faut protéger la doctrine par l’excommunication, puisqu’ils n’ont plus d’argument de raison. Afin d’éviter de telles extrémités, la prévention consiste à subjuguer les esprits par des propos incohérents, afin de décourager le maximum de se pencher sur ces sujets de manière réfléchie.

                    Le préalable à tout éclaircissement est de reprendre la science en révisant les débats historiques, enracinés dans la philosophie. La science quantifiée s’est d’abord fondé sur une approximation linéaire des phénomènes mécaniques (grâce au calcul différentiel - qui se veut initialement en stricte analogie avec la géométrie dans le plan). A chaque étape des principes ont été retenus et des formalismes mis au point, en relation d’avec les faits connus des époques.

                    Il faut aussi unifier les divers formalismes, en partant de bases plus saines. Il y a un bel effort de fait par David Hestenes en ce moment. Celui-ci mérite d’être soutenu et encouragé. Un bon ménage en ce début de XXIème siècle est à faire.

                    Après, l’on y verra plus clair.

                    Le problème est de savoir qui peut promouvoir un tel effort. L’académie ? Elle brille par son absence et reste très conformiste. Le Président de la République ? pas un intellectuel. Les scientifiques ? Pourquoi prendraient-il le risque de réduire à néant ce qu’ils ont mis des années à apprendre ?

                    Cet effort ne pourra être fait que dans les marges de la science, chez les excommuniés, privés de publication par leurs pairs, pas chez les peoples du show-bizz scientifique. Il faudra que ce travail soit très rigoureux.


                    • Jean 29 septembre 2010 15:15

                      De toute façon les mathématiques sont nées de l’ illusion d’ un espace absolu, donc aussi de l’ idée de vide, de « rien » (vide de l’ espace), et par suite de dimensions dans un « rien » qui existerait en soi (la notion d’ espace n’ a de sens que par les objets seuls)

                      or il n’ existe pas d’ espace absolu et la proposition « rien est » comporte sa propre contradiction

                      Quelle est donc la valeur réelle des mathématiques à part utilitaire (tout de même) ou illusion du mental ? une physique, un « Etre » existeraient-ils sans besoin de mesures, de maths, un constat de « Ce qui est », à étudier sans forcément être définissable à tout prix.... 

                       ???????


                    • ffi ffi 29 septembre 2010 15:44

                      @ Jean
                      A mon avis vous confondez le néant (ce qui n’est pas) et le rien (ce qui n’est pas visible).

                      Par exemple l’atmosphère semble n’être rien (elle est invisible), mais on la respire. Ou encore le zéro, chiffre qui n’est rien en quantité, mais qui existe. Il n’est pas inutile de quantifier le « rien ».

                      Les mathématiques ne sont pas nées du illusion. Il y a bien des choses quantifiables. L’illusion est de croire que tout est quantifiable, qu’il n’y a que la quantité qui compte, et d’omettre ainsi toute référence à la qualité intrinsèque (nature, essence) de la chose étudiée.

                      Mettre en rapport des quantités ne permet pas de « sentir » comment une chose est. Ainsi la quantique échoue à montrer comment la matière est. Si jamais la matière était une chose continue, mais se déplaçant de manière quantifiée, il faudrait inventer un concept dual onde/corpuscule : genre un volume qui se « tord » par moindre action.


                    • Céphale Céphale 29 septembre 2010 16:06

                      @ffi

                      Or, l’analyse vectorielle, par définition, n’utilise que des vecteurs, et donc masque les rotations...

                      Faux. Les équations de Maxwell sont formulées en algèbre linéaire, vectorielle et tensorielle. Les rotations s’expriment avec le rotationnel (produit extérieur d’un vecteur différentiel et d’un vecteur de champ). 

                    • ffi ffi 29 septembre 2010 16:40

                      Donc les équations de Maxwell ont du être reformulée une fois de plus avec la relativité

                      Avais-je ajouté (cf tenseur électromagnétique), car je suivais le processus historique.
                      Le rotationnel n’est pas un vecteur, mais un pseudovecteur (attention aux symétries !). Il s’appuie plutôt sur le produit vectoriel (cross product en Anglais) pour aboutit à ce pseudovecteur.
                      Si vous réalisez un produit extérieur entre 2 vecteurs vous obtenez un bivecteur, c’est-à-dire un tenseur de rang 2, antisymétrique.
                      Si le vecteur représente bien les translations, ce fut s’embrouiller de l’utiliser pour gérer les rotation : utiliser la même notation pour représenter des objets physique différents introduit des confusions (surtout quand parallèlement les complexes sont aussi utilisés pour représenter les rotations).


                    • Jean 29 septembre 2010 21:07

                      @ffi,

                      J’ avais bien parlé du vide de l’ espace, pas de l’ atmosphère qui n’ est pas « vide » mais « essence »

                      La dualité n’ existe pas, par exemple on oppose lumière et ténèbres

                      La lumière se mesure : il existe des photons, il n’ existe pas de particules de la ténèbre
                      L’ « essence est »

                      Les objets sont, l’ espace absolu point. L’ Etre est, le néant point

                      Bon je vais me boire un apéro et bien dormir...


                    • galien 30 septembre 2010 03:38

                      @fifi
                      vous avez raison, ce tropisme pour la géométrie à conduit à une impasse interprétative, il me semble que la thermodynamique saura démeler tout ça, au final c’est le temps et sa flèche que nous ne connaissons pas.


                    • Jean 30 septembre 2010 10:18

                      Je parie sur un monde subjectif

                      Le temps est une illusion du mental, la flèche du temps est vecteur donc « force » -« valablement » illusoire pour le mental-. Le temps passé est représenté par le cosmos visible qui est du passé, du temps cristallisé car ce qu’ on voit est du passé, le temps agissant comme une force pour notre perception il est normal que l’ expansion de l’ univers visible ( donc passé, pas celui du temps T où nous vivons) s’ accélère.

                      L’ « espace » réel n’ est pas un absolu, il n’ y a donc pas d’ endroit privilégié (tous les endroits sont les mêmes (hologramme)) et pas de frontière, la notion de forme et de dimensions n’ a donc aucun sens. L’ espace n’ existe tout simplement pas, il se dilaterait dans quoi ? et aurait une forme intérieure sans notion de forme extérieure qui n’ a pas de sens ?

                      Subjectivité du monde mais le mental cherche, déconcerté...

                      L’ Etre humain, la conscience (donc dérivent les mentaux) « implose » vers son futur, son devenir, étape entre alpha et omega intemporels

                      Le mental est dépassé !


                    • Jean 30 septembre 2010 10:21

                      Le mental est leurré par le cosmos visible et les événements dans un cosmos en réalité holographique...


                    • Céphale Céphale 29 septembre 2010 14:55

                      La prétendue expérience montrant que des photons communiquent à une vitesse supérieure à celle de la lumière est une supercherie. Il est facile de comprendre pourquoi en remontant aux équations de la mécanique quantique : le photon n’est pas un grain de matière, il n’est pas localisable sur son parcours.

                      Les fantasmes produits par une fausse interprétation de la mécanique quantique sont amusants. Ce ne sont naturellement que des fantasmes. Cette science est née dans les années 20 quand des physiciens - Niels Bohr le premier - ont compris que le modèle classique de l’attraction universelle (étoiles et planètes) était incapable de traduire les phénomènes à l’échelle atomique. Ils ont alors adopté des outils mathématiques (fonction d’onde et opérateur) pour traduire ces phénomènes. Ces outils permettent de comprendre parfaitement la dualité onde-particule. Des modèles multiples, oui, mais pas des univers multiples.

                      La mécanique quantique s’est étendue à la mécanique quantique relativiste. C’est le noyau théorique des expériences menées au CERN. 

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