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Accueil du site > Actualités > Technologies > Vers la fin de l’Internet fixe illimité ?

Vers la fin de l’Internet fixe illimité ?

Le monde des télécoms est à nouveau secoué par une annonce qui fait grand bruit ces derniers jours : la possible fin de l’illimité sur l’Internet fixe. A l’origine de cette polémique, la publication par Owni d’un document de travail de la Fédération française des télécoms (FFT), qui regroupe les principaux fournisseurs d’accès à Internet (FAI), laissant présager l’application de plafonds aux forfaits Internet illimité, sur le modèle de l’Internet mobile ou encore de ce qui se passe déjà dans les pays anglo-saxons (en Grande-Bretagne et aux Etas-Unis, les connexions sont plafonnées le plus souvent à 250 GO par mois). Le modèle économique d’Internet va-t-il passer de l’illimité au limité, tout comme il est en train de passer du free au freemium ? 

L’Internet fixe va-t-il suivre l’exemple de l’internet mobile ?

Ce projet de la FFT, qui est une réponse à une consultation de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) sur la neutralité des réseaux, envisage de plafonner la connexion Internet à domicile. Le forfait actuel illimité cèderait donc la place à des offres différenciées selon le débit de la connexion (plus ou moins rapide) et le plafond de la consommation (de la bande passante). Ces nouvelles conditions pourraient apparaître à travers des nouvelles gammes forfaitaires, comportant des mentions « débit IP maximum » et « plafond de consommation ».

Les opérateurs télécoms appliqueraient ainsi à l’internet fixe le modèle de l’Internet mobile, où le débit est déjà dégradé au-delà d’un certain seuil de consommation (500 Mo, 1 ou 2 Go). Si le principe de faire quelque chose au-delà du plafond est bien acté, Yves le Moël, directeur général de la Fédération française des télécoms, précise que « rien n’est décidé » concernant la forme que prendront ces offres : « peut-être les opérateurs feront-ils des tarifs différents pour ceux-là ? Peut-être leur limiteront-ils la bande passante ? ».

Cette nouvelle orientation est justifiée par le même argument qui prévaut sur le mobile : optimiser la gestion du trafic, en faisant payer plus aux abonnés qui consomment le plus de données, pour faire face à la saturation des réseaux.
Un argument qui est cependant moins recevable que pour le mobile, dont les limitations physiques sont réelles, puisque la couverture est conditionnée au nombre d’antennes, contrairement à la fibre optique qui est beaucoup plus performante.

Le consommateur lésé ?

Une des premières critiques opposées à cette décision est l’atteinte au principe de neutralité du Net (principe selon lequel tout individu peut consulter ou émettre n’importe quel contenu et ce quelque soit son statut et sa localisation dans le monde). On voit en effet ressurgir la crainte nouvelle d’un Internet à plusieurs vitesses.

Selon les défenseurs de ce projet et d’une manière générale de la gestion différenciée du trafic, la nécessité de « gestion du trafic » justifie les atteintes à la neutralité du Net. Un argument déjà présenté il y a un mois par Jean-Bernard Lévy, patron de Vivendi « Nous pensons que, pour optimiser l'Internet, le trafic doit être géré de façon différenciée. », qui justifiait alors une des préconisations faite par les dirigeants du secteur « L’Europe doit encourager la différenciation en matière de gestion du trafic pour promouvoir l’innovation et les nouveaux services, et répondre à la demande de niveaux de qualité ». Un discours qui sonne faux pour ceux qui pensent que cette gestion différenciée servirait moins les intérêts des consommateurs que ceux des opérateurs.

Et au premier titre, le gouvernement qui, par l’intermédiaire de son ministre de l’économie numérique, Eric Besson, a rejeté l’hypothèse d'un plafonnement de l'internet illimité. Le ministre a déclaré dimanche à l’AFP que « le gouvernement n’envisage aucune restriction de l’accès à Internet » mais qu’il s’attelle plutôt « au développement du très haut débit fixe et mobile sur l’ensemble du territoire et pour l’ensemble des Français » (à travers notamment la mise en place de forfaits sociaux) et qu’il « travaille à encadrer l’utilisation du terme « illimité » par les opérateurs afin de protéger les consommateurs contre certains abus ».

Par ailleurs, certains voient dans l’invocation de la neutralité du Net un alibi afin de légitimer la différenciation des forfaits Internet. Une différenciation de la gestion de trafic qui, selon l’UFC-Que Choisir, ne se traduirait pas par des prix plus attractifs, mais au contraire par une augmentation du prix d’Internet. L’idée des opérateurs serait en fait de créer des formules de forfaits à géométrie variables pour rendre plus difficile la comparaison des forfaits d'un opérateur à un autre.

Enfin, si le plafonnement de la connexion Internet est instauré, les habitudes de navigation françaises se verront fortement bousculées. La France, qui offre un des accès à Internet les plus compétitifs au monde (offres quadruplay, sans aucun seuil de navigation, pour un prix unique et modique), ferait alors un retour en arrière de 10 ans. Et puis, la facturation au compteur remettrait en cause le développement de nouveaux services, comme la télévision connectée, la vidéo en ligne (dont la consommation devrait exploser dans les années à venir) ou le cloud computing (le stockage à distance des photos, vidéos et données personnelles).

Pour répondre aux inquiétudes, Yves le Moël a assuré, lors d’une interview au Figaro, que « l'utilisateur ordinaire d'Internet n'a aucune crainte à avoir », que si cette affaire venait à se concrétiser, la fin des forfaits Internet illimités concernerait uniquement les "net-goinfres", à savoir les « 5% à 10% de consommateurs qui utilisent 80% de la bande passante, car ils passent leur temps à télécharger des films, font de la vidéo en permanence, passent la journée sur Facebook avec de la vidéo, YouTube, Dailymotion ».

Les opérateurs se ravisent

Free et Numéricable, deux acteurs majeurs qui ne sont pas membres du lobby du secteur, se sont empressés de rappeler qu’ils ne sont en rien associés avec la proposition avancée par la FFT. Free a même exprimé ses réticences, en disant qu’il est "plus que réservé sur la pertinence d’une telle proposition", qui irait "à l’encontre des fondamentaux" de la société. En effet, c’est l'opérateur qui a bousculé le marché en 2002 en imposant le standard de l’illimité.

Face à la polémique, les autres opérateurs - Bouygues Télécom SFR et Orange - ont fait savoir qu’ils ne songeaient pas à abandonner l’illimité sur l’internet fixe. Un retour en arrière pour Orange et Vivendi (maison mère de SFR) qui pourtant s’étaient prononcés en faveur de la différenciation des offres et de la lutte contre les consommateurs qui monopolisent une grande partie de la bande passante. Un revirement de situation qui rappelle celui qui avait eu lieu plutôt cette année, alors que Free annonçait l’ajout de l’illimité vers les mobiles à ses offres triplay et que les autres opérateurs s’étaient alignés progressivement (respectivement SFR, Orange et Bouygues Télécom).

Vers un nouveau modèle économique d’Internet ?

Si ce projet est finalement enterré pour le moment, la gestion différenciée du trafic et plus généralement la neutralité du Net n’ont pas fini de faire parler d’eux. Le modèle économique qui a fait le World Wide Web est de plus remis en cause. Tout d’abord, l’ère du tout gratuit sur le web s’achève progressivement au profit d’un nouveau modèle : le freemium, un mixte du payant-gratuit. Les éditeurs de contenu sont de plus en plus nombreux à proposer une partie de leur contenu en accès payant. Une manière pour eux de revenir à logique de public (prêt à payer pour un contenu de qualité) et surtout de trouver un modèle économique viable. La tolérance au paiement étant plus forte sur le téléphone mobile, l’Internet mobile est particulièrement utilisé pour éprouver ce modèle et habitué les mentalités.

L’illimité connaitra-t-il le même sort ?


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48 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 23 août 2011 11:35

    Quand je lis comme argument des opérateurs :

    « optimiser la gestion du trafic, en faisant payer plus aux abonnés qui consomment le plus de données, pour faire face à la saturation des réseaux. »

    Expliquez moi comment en faisant payer cela va dégager de la disponibilité sur le réseau ?
    Si tout le monde paye pour 500 ou 600 Go le réseau sera tout autant saturé .N’est ce pas ? 

    Donc cet argument n’est pas recevable , il s’agit juste de trouver comment faire plus d’argent ensuite les prix augmenteront , les ratios diminueront et l’on se retrouvera dans les méandres de la facturation des mobiles , totalement obscur et incompréhensible. 

    Mais l’argument est surtout valable pour faire passer la pilule , comprenez avec ce système votre débit augmentera et les méchants téléchargeurs fous seront calmés ou devront payés plus ( Payer plus pour télécharger moins , un beau slogan.... ) 

    Sans parler que certains internaute se trouvant loin des centrales téléphones ne disposent pas d’une bonne réception à ce jour alors commencez par améliorer le réseau avant de vouloir nous faire payer plus.

    Philippe 


    • Fergus Fergus 23 août 2011 16:34

      Bonjour, Devphil30.

      Il n’est pas besoin d’habiter à la campagne pour ne pas recevoir le service attendu.

      Naguère, j’habitais à 6 km de Morlaix (29) et je recevais entre 512 ko et 1 go. Bref, la galère !

      Aujourd’hui, en plein centre-ville de Rennes (à 400 m de l’Hôtel-de-Ville), je reçois entre 1 et 2 go selon les moments alors que je devrais bénéficier au minimum de 10. Résultat : bien que disposant d’une Livebox, je ne peux bénéficier du triple-play car le signal est trop faible pour la télévision (il faudrait au moins 3 à 4 go).

      Aucun geste tarifaire en compensation, pas question de mettre les actionnaires d’Orange en difficulté !


    • Jola 23 août 2011 20:31

      @Fergus


      Bonjour, pour ta culture informatique, dans l’ordre c’est Ko/s puis Mo/s et pour finir Go/s

      Si tu reçois jusqu’à 1 Go/s tu dois avoir la meilleure connexion au monde et je suis jalloux. En faite 512 ko/s c’est pas si mal car le débit s’exprime en kb/s et si je ne me trompe pas 8kb=1ko.

    • Fergus Fergus 24 août 2011 09:23

      Bonjour, Jola.

      Je suis confus de cette erreur grossière que je n’aurais jamais dû commettre, ayant été durant 10 ans... informaticien. La faute à une rédaction trop rapide. Mea maxima culpa !


    • rikoder rikoder 23 août 2011 13:03

      Un de mes meilleurs amis bosse chez free et il m’a dit que la limitation pour leur reseau fixe n’est pas prete d’arriver chez free. Pour le mobile oui il y a des chances mais parce que les supports sans file sont limite (i.e. tranche de frequence). Cela n’a aucun sens pour du fixe d’un point de vue technique.

      Pour preuve, il dit que petit a petit leur reseau evolue en fibre optique et qu’une limitation comme le doc que Owni a publie n’est pas a l’ordre du jour.


      • Gaël 23 août 2011 13:51

        Bénie soit la Freebox ! 


      • amipb amipb 23 août 2011 18:49

        Le réseau filaire a bien évidemment ses limitations. Reste qu’il serait intéressant de connaître la réelle utilisation de bande passante de nos opérateurs : 99%, 75, 40 ?

        Sans chiffres, cela ressemble plus à une volonté de continuer à s’enrichir alors que la progression des abonnements tend à fléchir, la majorité des foyers étant désormais connectée.


      • chapoutier 23 août 2011 18:53

        l’adsl n’est pas prêt de saturer le filaire et c’est un ancien de ft qui vous le dit
        de plus arrive la fibre
        c’est juste un argument pour nous faire passer au tiroir caisse


      • sto sto 23 août 2011 23:01

        justement, la fibre est un probleme, car le potentiel de chaque utilisateur est bien plus grand.

        Ayant deja eu la fibre, je peux vous dire qu’on ne l’utilise vraiment qu’a une infime fraction de sa capacite.


      • Gaël 23 août 2011 13:50

        Il y a quelques années, je vivais au Québec. Au retour d’un séjour familial en France, j’eus la surprise de trouver dans ma boîte aux lettres un courrier de mon FAI Vidéotron m’informant que mon forfait illimité ne l’était plus, que j’avais 1 mois pour résilier mon contrat si cela ne faisait pas mon affaire, et que je pouvais toujours passer au nouveau forfait illimité Extra Haute Vitesse qui coûtait deux fois plus cher pour la même chose.


        En France, le délai de résiliation en cas de changement unilatéral de contrat est un peu plus long, mais vous savez à quoi vous attendre.

        • bdoume bdoume 23 août 2011 14:09

          Tient ! une réplique du e G8 de deauville !


          • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 23 août 2011 14:33

            Ce sont les opérateurs téléphoniques, SFR, Orange, Bouygues, qui offrent un accès internet plus que limité sur leurs téléphones tirelires, qui poussent au bouchon parce qu’ils trouvent qu’une ADSL illimitée sur les pc familiaux à 30€ c’est bien trop bon marché et leur fait trop de concurrence (faut vraiment être atteint, ou trop friqué, pour utiliser internet sur son portable). Bien sûr Free veille au grain...Mmm je vais peut-être passer d’Alice à Free.


            • manusan 23 août 2011 14:52

              Le gros des investissements c’est la pose de la fibre, le génie civil. Une fois posée vous pouvez pousser le débit à fond la caisse les upgrade s’opèrent en 1h avec la pose d’une nouvelle carte (WDM, SDH ou directement Gigabit Ethernet).

              Pour info, concernant les autoroutes, donc le high-speed du network, on est en pleine révolution techno actuellement en upgradant les cartes WDM (multiplexage de longueur d’onde de lumiére, un genre d’arc en ciel dans la fibre avec chaque longueur d’onde correspondant à une couleur), on passe de 10 gigabit à 40 voir 100 giga dans le domaine des trans soit une augmentation potentielle du traffic existant de 1000% en terrestre pour un prix abordable (changer une carte) par rapport à une pose initiale.

              Donc non, ce n’est pas une question de coût.


              • newphoenix newphoenix 23 août 2011 17:24

                Surtout que dernièrement c’est les collectivitées locales qui sont sollicitées pour les investissement fibre ou NRA-HD dans les zones non dense sans parler des zones blanches.


                Donc c’est les contribuables qui financent en partie leurs réseaux et on leurs redemande de repasser a la caisse sur leurs forfaits ! Quelle Arnaque !
                On voit bien comment ces FAI dont l’ancien operateur historique en tête se moquent des consommateurs. smiley

              • L'Ankou L’Ankou 23 août 2011 15:12

                Hum...
                Une belle façon de tenter d’augmenter des ratios de rendement(financier)ou encore une façon de limiter/contrôler la Toile... smiley
                Mais si l’on peut donc contrôler les débits(individuellement et nominativement-merci ADOPI) que peut on faire de plus.... ? :->
                Ahhhh liberté quand tu nous tiens... :/-(


                • Traroth Traroth 23 août 2011 15:16

                  Les opérateurs, au vu et au su de tout le monde, sont en train de discuter d’une entente sur les prix. Mais que font les autorités ???


                  • lemouton lemouton 28 août 2011 10:40

                    « Mais que font les autorités ??? »
                    mais
                    elles y sont déjà dans les conseils d’administration, avec leur plat de lentilles
                    .. smiley


                  • Traroth Traroth 23 août 2011 15:18

                    Maintenant qu’une connexion à Internet est devenue indispensable, les prix augmente. Est-ce vraiment une surprise ?


                    • lagabe 23 août 2011 16:49

                      pk indispensable ?


                    • kemilein 23 août 2011 15:23

                      consulter quelques conférence de Benjamin Bayart

                      le réseau internet est un ensemble de plus petits réseau, interconnectés les uns aux autres.
                      quand vous regardez youtube votre requete pas par le réseau France puis par d’autres réseaux (comme la poste) avant d’atterrir sur le(s) serveur(s) youtube.

                      un exemple concret qui fait la démonstration qu’on vous prend pour des cons : si c’est un américain, un japonais, qui fait une requete massive (en fait des millions) qui transite par le réseau France, vous pensez vraiment qu’il vont lui faire payer a lui ?

                      aller souriez vous vous faites encore enfumer


                      • Gaël 23 août 2011 16:54

                        En tant qu’informaticien, fermement opposé à la limitation de l’accès à Internet et bien convaincu qu’on nous prend pour des abrutis, je souhaiterais tout de même apporter une précision.


                        À l’exception des échanges P2P internationaux (qui ne sont pas rares, mais qui s’équilibrent assez), quand un japonais fait transiter des données sur le réseau français, il le fait généralement depuis / vers un serveur dédié [virtuel] directement raccordé en fibre au réseau, sans passer par les infrastructures grand public, raccordement pour lequel l’entreprise qui possède ce serveur paie déjà amplement sa part.

                      • kemilein 24 août 2011 01:16

                        merci de la précision.

                        c’est donc globalement de leur propre faute : non investissement dans l’infrastructure et mésusage de l’infrastructure existante.


                      • lagabe 23 août 2011 15:32

                        cf http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/fin-des-forfaits-internet-illimites-info-ou-intox_261105.html il résume trés bien la situation

                        ex : La FFT, de son côté, confirme que des réflexions sont menées pour adresser les "5% à 10% de consommateurs qui utilisent 80% de la bande passante". Ils pourraient se voir proposer des tarifs plus élevés

                        sur cet artcl , il y a pas mal de bonnes réflexions


                        • Onche Onche 23 août 2011 16:02

                          Pour plus d’informations, voir l’article d’Anonymous59 :
                          http://www.jeuxvideo.com/forums/1-50-78948127-1-0-1-0-internet-limite-explications-analyse.htm
                          Je le trouve excellent smiley


                          • tiloo87 tiloo87 23 août 2011 17:30

                            Si les opérateurs ne vendaient pas de « triple play », l’ADSL permettrait de l’internet illimité aux environ de 20€.
                            C’est la télé qui bouffe la bande passante, bien plus que le pire des « téléchargeur ».

                            Ps : Free n’ayant pas de réseau, se fout bien de tout ça !


                            • sonearlia sonearlia 23 août 2011 18:21

                              Faux, le signal télé du triple play est a part, et envoyer en un seul exemplaire.


                            • tiloo87 tiloo87 24 août 2011 09:18

                              « Faux, le signal télé du triple play est a part, et envoyer en un seul exemplaire. »

                              Dans le genre n’importe quoi...vous vous posez là !

                              Je serais curieux de savoir où vous situez cet « à part » ? (une autre dimension ?) Et « à part » de quoi ?

                              Bien sùr qu’il n’est pas « mélangé » au signal internet , (encore que si vous saviez...le coaxial, tout ça...), mais il passe sur le réseau « téléphonique » et occupe la plus grosse partie de la bande passante, quand vous regardez la télé par votre « box ».


                            • sonearlia sonearlia 24 août 2011 11:49

                              Il passe sure le réseau téléphonique seulement a l’utilisation de la télé, ce que je veut dire c’est que le signal télé est en multicast, en gros un seul signal télé arrive au DSLAM, donc non la télé n’utilise que très peu de bande passante, et donc le cout du triple-play n’est pas répercuter sur ceux qui sont qui n’ont pas la télé par adsl.

                              Quand au coaxial, je vois pas le rapport avec l’adsl.


                            • sonearlia sonearlia 24 août 2011 11:58

                              Moins de 20€ vous dite ? En effet...


                            • tiloo87 tiloo87 24 août 2011 12:47

                              Ok pour votre explication, mais je me situais derrière le Dslam, c’est là que le tuyau est le plus étroit et que le remplacement du cuivre par de la fibre serait souhaitable.

                              pour l’offre à 9€, c’est interressant, mais quand je teste sur ma ligne, ils me proposent 15€, et encore parcequ’ils sont en « béta test »

                              Je pense que, ligne support comprise, 20€ est un bon tarif


                            • sonearlia sonearlia 24 août 2011 13:54

                              On est donc d’accord.
                              Pour ovh, c’est un nouveau fai, donc a voir avec le temps...


                            • constante 23 août 2011 18:03

                              Merci Onche , copie extrait du commentaire anonymous59

                              III - Quelles sont les options à notre disposition ?

                              1) Pourquoi y penser maintenant ?
                              a) L’efficacité d’une protestation, c’est aussi une question de timing

                              Effectivement, rien ne sert de batailler contre un ennemi qui a eu le temps de rameuter des renforts. De la même manière, lutter contre une mesure, contre une loi, ou contre autre chose, quand la chose est déjà entérinée officiellement, c’est la même cause perdue. En revanche, tuer dans l’oeuf une mauvaise idée est tout à fait faisable. Cela a déjà été fait de nombreuses fois, dans l’ombre.

                              b) L’habitude française de combattre après la bataille - médias inclus

                              Si les médias traditionnels se souciaient vraiment d’informer la population, ils n’arriveraient pas après la bataille - comme ladite population. L’exemple le plus percutant est celui de la loi HADOPI. Combattu sévèrement sur Internet dès son annonce, le projet de loi a pris du plomb dans l’aile grâce à ses détracteurs extraordinairement virulents sur le web. Néanmoins, TOUS les médias traditionnels (télévision en tête) ont fait l’impasse totale sur ce projet de loi, le nombre de personnes informées était élevé dans l’absolu, mais faible relativement. Internet a montré son potentiel, mais sans le développer. Or, une fois la loi votée, même TF1 a couvert l’évènement (en faisant certes l’impasse sur les très nombreuses critiques, et en montrant un hémicycle plein à craquer là où il n’y avait qu’une douzaine de députés - « erreur au montage », ont-ils prétendu ensuite, une erreur renouvelée sur des sujets sensibles). La population a pu savoir. Mais trop tard. Dans la culture française, abroger une loi est vécu comme un terrible échec, ça ne se fait donc jamais (on utilise plutôt des surcouches juridiques).

                              c) Implication et fiabilité des médias traditionnels ?

                              Soyons réalistes, dès qu’il s’agit de sujets sensibles dans les nouvelles technologies, les médias traditionnels sont muets, plus enclins à enfoncer Internet et les jeux vidéos lorsque c’est possible. Même dans des sujets d’une importance capitale comme la 4ème licence 3G, c’était quasiment le silence radio. Combien de français savent que dans un an, un compétiteur agressif arrivera sur le marché du mobile ?

                              En ce qui concerne la fiabilité de ces médias, disons qu’elle permet d’exclure un fake quand on retrouve la même information sur plusieurs grands médias. Gardons tout de même une certaine retenue, le 15-18 lui-même est déjà arrivé à berner ces fameux médias, certes pas très longtemps.

                              Ne vous cantonnez jamais aux médias traditionnels, utilisez Internet. Mais restez sur les sentiers battus, ou visitez les médias alternatifs (MediaPart...), et par pitié, laissez tomber les sites conspirationnistes et autres fdesouche (quoique, pour ce dernier site, toutes les informations sont vraies et sourcées, mais il en fait une agrégation...admirablement...partisane).

                              2) Protestation ? Résistance ?
                              a) Pétitions ?

                              NON, votre 48765ème pétition en ligne ne changera RIEN ! Soyez réalistes, votre petite pétition à 100 signatures anonymes n’a AUCUNE valeur ! En dehors des grandes pétitions nationales organisées par des groupes de pression (et encore...), ce genre d’initiatives n’a JAMAIS payé et risque même de servir des intérêts personnels !

                              CESSEZ DE GASPILLER DE L’ENERGIE AVEC CELA !

                              b) Pages FaceBook ?

                              Même remarque, exactement. A la différence près qu’une page FaceBook peut servir non pas de pétition en ligne, mais de page d’information. Ca peut alors avoir un intérêt, dans ce cas.

                              c) Actes plus extrêmes ?

                              Restez sérieux deux secondes, merci...Quand je vois certains parler de terrorisme ou de suicide par rapport à cette idée de la FFT, ça me fait doucement sourire...Pourquoi pas invoquer Chuck Norris, pendant que vous y êtes ?

                              d) Information des gens !

                              C’est CECI le véritable moyen de changer peut-être les choses. C’est lent, laborieux, on ne voit pas de progrès, et ça peut tout à fait échouer, mais informer les gens reste la meilleure manière de déclencher indirectement un contrepoids de taille, de loin.

                              C’est ici que les gadgets peuvent être précieux. FaceBook, Twitter, Google+, autant d’outils qui permettent de propager une information en un temps record. Tout comme le 15-18, d’ailleurs.

                              Les décideurs (tels que les gros médias) ont besoin « d’audimat ». La bonne façon d’en faire est de répondre aux attentes de personnes bien informées, en catalysant leurs exigeances. L’effet d’une méga-pétition, en gros.

                              3) Changer ou non de FAI ?
                              a) Si ça se concrétise

                              Dans ce cas, inutile d’enfoncer les portes ouvertes ; il s’agira de boycotter les FAI qui appliqueront la mesure. Par exemple, si Free refuse de participer, cela peut-être l’occasion de résilier en leur faveur, de s’inscrire chez eux.

                              Il reste aussi la possibilité des FAI associatifs en dernier recours. Mais même si j’admire ces structures, les rejoindre me paraît trop complexe pour vous. Il faudra y songer seulement lorsque tous les FAI commerciaux seront indignes d’être alimentés par votre compte bancaire. En toute honnêteté, si Free n’existait pas, je serais peut-être chez un FAI associatif type FDN à l’heure actuelle.

                              b) Dans le cas contraire

                              Vous vous dites certainement que vous pourrez rester alors chez votre FAI tondeur favori.

                              « Oui, mais... »

                              c) Consommation intelligente

                              C’est la conclusion de mon propos.

                              Souvenez-vous de mon passage sur la philosophie inhérente à chaque entreprise. Ce n’était pas anodin. Avec les déboires récents qu’on traverse (la crise...), on oublie parfois que l’idéal capitaliste consiste à placer le client dans la position du roi. Un roi éclairé qui dicte ses choix aux entreprises, à sa botte. Entreprises qui rivalisent entre elles pour mieux servir leur roi. On est bien loin de ce modèle, dans la réalité, malheureusement.

                              La faute aux entreprises ? Pas vraiment. Le cadre légal est toujours en faveur du consommateur. Un revirement de sa part pour le choix de son fournisseur de services, de marchandises, etc, et cela bouleverserait le plus solide des oligopoles, tant qu’un concurrent digne de ce nom, même challenger, est présent.

                              Je vous rappelle que je ne suis pas là pour vous dicter vos opinions, vos choix. Mais je vous invite à agir EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE. La « consommation intelligente ». J’aurais pu reprendre d’autres formules, comme la « consommation citoyenne », la "consommation responsable", mais ils ont été pervertis par des groupes d’intérêts et sont souvent infantilisants.

                              Comme je suis très prétentieux, je me cite : "La différence entre le consommateur et le con-sommateur, c’est qu’à services et prix relativement équivalents, le premier pondère son choix en fonction de la politique de l’entreprise choisie, tandis que le second n’écoute que les « potes » et les spots de pub à la TV."

                              AVIS PERSONNEL : Prenons l’exemple d’Apple.
                              http://www.cnetfrance.fr/news/l-europe-privee-de-galaxy-tab-101-39762969.htm (Apple invente la tablette)
                              http://www.pcinpact.com/actu/news/65162-apple-samsung-galaxy-smartphones-tablettes-europe.htm ?vc=1 (Apple invente le téléphone)
                              http://www.macgeneration.com/news/voir/200692/apple-s-attaque-a-une-pomme-luxembourgeoise (Apple invente la pomme)
                              Cela en dit long sur la philosophie de l’entreprise, selon moi, qui a bien changé depuis les années 90.
                              C’est MON analyse. D’autres verront Apple comme le gentil. C’EST LEUR CHOIX. Je le respecte.
                              Je ne respecte PAS ceux qui ne font tout bonnement pas de choix, qui se contentent de suivre.

                              L’important, ce n’est pas d’avoir le même avis que moi, mais d’être rationnel(le). Vous pensez quasiment tous que cette initiative est honteuse. Pourtant, nombre d’entre vous continuent d’engraisser ceux qui ont pondu une telle idée. C’est loin d’être leur seule idée foireuse ! Cela montre bien leur philosophie d’entreprise, tout comme les vieilles offres d’Orange.

                              Si vous pensez que cette philosophie d’entreprise ne mérite que la faillite, n’engraissez pas ceux que vous ne tolérez pas. C’est aussi simple que ça.

                              Vous pensez sans doute que je pars dans l’idéologique, dans le personnel. Et le concret dans tout cela ? Bien. Laissez-moi vous exposer MON analyse (là encore, elle est PERSONNELLE, vous pouvez avoir une grille de lecture radicalement opposée, libre à vous) relative à Free et aux autres opérateurs de télécoms.

                              Free, via Free Mobile, risque de chambouler le marché du mobile. Les « gros » opérateurs mobile, qui tirent l’essentiel de leurs bénéfices de cette activité, sont acculés. Ils ne le montrent pas, mais ils craignent ce concurrent agressif.

                              Les multi-pack, les « offres carrées » de SFR, le B&You (foutrement attractif) de Bouygues...Ca pue les tentatives désespérées pour retenir les consommateurs avides de prix moins chers. Mais si ça marche, les prix vont repartir à la hausse. C’est pas durable et responsable, de souscrire à de telles offres. Les concurrents de Free tentent de le massacrer dans l’œuf, pour le couler "lorsqu’il est encore temps". Pour cela, il prennent des mesures radicales en faisant des sacrifices énormes pour les consommateurs, dans le but de priver Free de ressources. Mais comme je l’ai dit, c’est déraisonnable de souscrire à de telles offres, car si tout le monde fait ça, la tactique des gros opérateurs aura marché, Free aura coulé...et les gros auront de nouveau les mains libres ! Et si vous croyez qu’ils continueront alors dans leur lancée concurrentielle, vous vous fourrez le doigt dans les fesses !

                              4) Le mot de la fin

                              Voilà, merci d’avoir lu (ou pas). C’est mon analyse personnelle, mon explication. Néanmoins, en dehors de la conclusion de mon propos, quasiment tout ce que j’ai rédigé est étayé par des faits solides comme du béton. Vous restez toutefois libre de commenter cette analyse.


                              • pgautier pgautier 23 août 2011 18:24

                                Bonjour,
                                Je consacre un chapitre à la « saturation d’Internet », notamment dans le contexte de l’Internet des Objets, dans mon livre qui vient de paraître cet été :
                                Voir : http://www.boutique.afnor.org/LIV7DetailLivre.aspx?&nivCtx=LIVZLIVZ1A10A201A206&ts=6787150&CLE_ART=FA091668
                                Ou :
                                http://www.numilog.com/LIVRES/FICHES/91228.Livre
                                Le discours ambiant se résume ainsi : internet devient rare... donc doit être plus cher. Mais plus qu’une problématique de « saturation », il convient de commencer par revoir l’usage que nous faisons des ressources actuelles liées à internet, notamment en ce qui concerne la conception des Systèmes d’Information qui les « utilisent » en tant qu’infrastructures.
                                La première réponse à donner n’est donc pas tant dans l’extension - toujours plus - des ressources actuelles ni leur surfacturation à l’usage (discutée actuellement par les opérateurs), que dans leur utilisation plus intelligente par les principaux artéfacts humains : les systèmes informatiques.
                                Cette crainte de pénurie est identique à celle des ressources naturelles : un usage dispendieux y mène rapidement tandis qu’une utilisation intelligente et raisonnée en permet l’économie et repousse tout phénomène de rareté (donc de valeur économique... donc de prix). Le principal axe de travail est donc, à court-terme, un changement de paradigme dans la conception informatique et dans son intégration dans nos organisations socio-techniques.
                                Bien cordialement,
                                P. Gautier
                                PS : Voir aussi : http://www.i-o-t.org/post/FLYERS


                                • xbrossard 24 août 2011 14:42

                                  @pgautier


                                  « un usage dispendieux y mène rapidement tandis qu’une utilisation intelligente et raisonnée en permet l’économie et repousse tout phénomène de rareté »

                                  OK compris, donc on arrête les 70% de traffic bouffé par les Spams et les pubs non désirés, et du coup plus de problème de débit !

                                • suumcuique suumcuique 28 août 2011 13:01
                                  Tout cela est du charabia. Il n’y absolument aucun rapport entre l’épuisement des ressources naturelles, dû à la surpopulation, et les ressources virtuelles comme Internet, quasiment extensibles à l’infini, comme l’argent fiat, la monnaie virtuelle. Avec votre charabia, vous tentez, inconsciemment ou non je n’en sais rien, de vendre les vieilles saldes des opérateurs, de camoufler le véritable problème, à savoir que les opérateurs, les fournisseurs d’accès sont des ecrocs et que leurs « services » s’apparentent de plus en plus à du rackett. 

                                  Nul doute que l’on va voir fleurir des tas de bouquins comme le vôtre dans les mois qui viennent. Des tas d’articles ont déjà paru sur la question, qu’on peut résumer par le poncif très connu suivant : « il va falloir changer nos habitudes ». Par « nos », il faut naturellement entendre « vos ». C’est l’austérité, n’est-ce pas ? Pas pour tout le monde - en vertu du principe des vases communicantes. 

                                  La vérité est que, comme toute ressource virtuelle, Internet est inépuisable et l’exemple que j’ai donné de la Clé 3G Orange le démontre entre autres. La vérité est que tout le monde va pouvoir continuer à avoir accès à Internet d’une manière illimitée... à condition de payer. Et vous le savez très bien.

                                • sto sto 28 août 2011 19:47

                                  Orange, un des pires operateurs en France.

                                  Pour info, le reseau 3G ca marche bien tant qu’il n’ a pas beaucoup d’utilisateurs.
                                  Quand on tend vers 100% d’utilisation du reseau, le reseau « s’effondre » et deconnecte les utilisateurs les plus lointains (ceux que l’on esperait couvrir avec du wireless, justement)

                                  (voir Cell breathing)


                                • constante 23 août 2011 19:48

                                  Monsieur P.GAUTIER,

                                  Je viens de lire les 6 premières pages de votre livre (lien afnor), étant donné que vous êtes l’auteur , a part une publicité pour celui-ci ;
                                  Pourriez vous nous indiquez dans les grandes lignes votre base de réflexion par rapport au sujet de l’article ?

                                  Je site votre livres en page N°1 :
                                  Les informations collectées transiteront-elles toujours par les « chemins
                                  autorisés » ?
                                  Les Systèmes d’Information vont-ils continuer de coexister indépendamment
                                  les uns des autres ou bien vont-ils être « absorbés » dans l’Internet des Objets ?
                                  En fonction des cas de figure, où embarquer « l’intelligence » qui permet de
                                  traiter les données collectées : sur l’objet ou sur le réseau ?
                                  Les entreprises sont-elles prêtes à partager entièrement leurs données en
                                  accédant à une plateforme commune en boucle ouverte ?

                                  Il est évidant que le sujet est intéressant mais très subjectif et cible dans le champ des réponses aux entreprises et à la gestion des flux « objet » .

                                  Dans l’attente de votre réponse.


                                  • neurone 23 août 2011 20:33

                                    ../..

                                    La bande de pignouf, Orange & co qui vendent de la TV sur mobile, ou du Triple, quadruple play avec box et tv etc. viennent maintenant pleurer auprès de l’Arcep pour limiter les débits quand il n’ont de cesse de les faire croitre : mais Free & Numéricable nous protègent des hérétiques qui se sont déjà vu taxer sur les ententes sur les prix de minutes mobiles ou du sms : qu’attendent donc les utilisateurs pour les quitter !?


                                    • Dzan 24 août 2011 09:30

                                      Et dire que moi, en campagne profonde, loin de toute « grosse » ville quand j’ai 1Mo 5 de débit, c’est la gloire !
                                      Je suis chez l’« Agrume »
                                      Et je n’ai pas la TV ? NI le téléphone.


                                      • RUE1793 24 août 2011 09:42

                                        Tous les fournisseurs d’accès ont la même idée en même temps : Augmenter le coût pour le client.

                                        Et me viennent à l’esprit les mots : « entente illicite ». Je ne saurai dire pourquoi.

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GVilleneuve


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