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Accueil du site > Actualités > Technologies > Vers un logiciel équitable ?

Vers un logiciel équitable ?

Nous proposons une nouvelle approche, plus équitable, du logiciel, brique élémentaire de la société de l’information et des services sur Internet. Elle tend à créer un nouvel écosystème dans l’industrie du numérique.

Les premiers signataires de ce texte (par ordre alphabétique) : Nils Aziosmanoff, Roland Barbecot, Étienne Krieger, Pierre de La Coste, Xavier Milliard, Philippe Perennez

 
 
Notre conviction s’appuie sur une série de constatations de bon sens, que tous les acteurs et les utilisateurs de ce secteur peuvent vérifier par eux-mêmes :
  1. L’économie globale a besoin de plus en plus d’informatique et de moins en moins chère : de nouveaux besoins apparaissent, issus notamment de l’accroissement de la couverture haut débit et de la mobilité, mais, au même moment, la crise financière présente rend souvent difficile les investissements nécessaires.
  2. Le numérique ne peut rester à l’écart des changements, alors qu’une crise économique de grande ampleur remet profondément en cause les positions acquises et la répartition des profits dans tous les domaines.
  3. Dès lors, aucune étape de la chaîne de valeur créant les produits et services de la société de l’information ne doit générer de bénéfices démesurés mettant en danger toute la chaîne, car elle exclurait artificiellement certains utilisateurs finaux.
  4. Toutes les étapes doivent être rémunérées à leur juste prix. Personne ne doit travailler gratuitement s’il génère des revenus pour d’autres, car il serait dissuadé de produire durablement au bénéfice de tous.
  5. Les monopoles et les rentes de situation nuisent à la chaîne toute entière, car ils empêchent l’innovation et camouflent des prix exorbitants, proches de l’enrichissement sans cause.
  6. Les briques logicielles élémentaires doivent être ouvertes, réutilisables et accessible par le Réseau. Leurs producteurs doivent être rémunérés selon le succès de leur création et les utilisateurs facturés à l’usage. C’est le concept de « Feature as a service » ou « Fonctionnalité à la demande », qui génère un nouveau modèle économique pour le Logiciel libre.
  7. Ces briques élémentaires, capables d’être agrégées en applications logicielles complètes, doivent s’intégrer dans tous les environnements techniques, sous licence libre ou propriétaire, en respectant le droit d’auteur, notamment lorsqu’il s’agit de créations originales, non mutualisables.
  8. L’hébergement qui permet l’accès aux produits et services doit être mutualisé et adaptable aux besoins, sans que les utilisateurs n’aient à payer pour une capacité technique qu’ils n’utilisent pas. Le « Cloud computing », ou « Informatique dans le Nuage », permet de répondre à cette demande.
  9. Seule une transparence maximale à tous les niveaux de la chaîne, permet de s’assurer de la loyauté de cette économie et de la vérité des prix. Il est donc souhaitable que les clés de répartition des revenus générés par les différents acteurs de la production informatique soient publiées sur la Toile.

Il semble raisonnable d’espérer que l’approche du « Logiciel équitable », en permettant des économies substantielles à certains acteurs, notamment publics, en générant des revenus nouveaux, en rendant plus accessibles le lancement de projets innovants, contribuera à la sortie de crise.

Merci de discuter avec nous sur ce concept de Logiciel équitable. Vos avis nous serons précieux !


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15 réactions à cet article    


  • HELIOS HELIOS 16 novembre 2009 10:50

    Bonjour...
    Si ce debut de semaine est fertile, votre proposition y participe incontestablement.
    Malheureusement et contraint par le temps que l’on peut accorder au sujet que vous nous proposez, ce n’est pas sur ce fil que nous pourrons avoir une explication technique precise et detaillée.

    Neanmoins permettez moi, globalement, d’apprecier votre demarche... a l’exception (oui, oui, c’est le « mais »...) de vos articles 6,7 et 8.

    De façon simplifiée, l’article 6 pour : « doivent être rémunérés selon le succès de leur création et les utilisateurs facturés à l’usage »... voudrait dire, par exemple, que les createurs d’Acrobat reader (les documents PDF« ) profiterons d’une situation de monopole intolerable et que les utilisateurs leur payeraient une redevance a chaque page générée... Intolerable, n’est-ce pas ? comme pour celui qui fait un logiciel essentiel dans un domaine restreint et qui ne pourra jamais en vivre faite de dimension volumetrique !

    L’article 7 : .. où l’on comprends votre soucis (par exemple, ne pas priver Linux de drivers qui actuellement n’existent que sous Windows) est la negation même de la construction de solution complete dont une partie est composée de logiciel. Prenons l’exemple d’un APN (photo numerique) votre proposition voudrait donc imposer l’ouverture du logiciel de mise au point ou de detection des formes embarqué a tous les autres appareils, et mettant aussi une fin a ce que l’on appelle les logiciels OEM,...

    L’article 8 :... où vous parlez essentiellement technique en regardant une tendance qui n’est pas vraiment prete a se généraliser. Le » Logiciel« , qui est une construction a facettes multiples, qui peut etre vue comme simplement technique, mais egalement artistique voire culturelle n’a pas vocation a être »mutualisé« et cela encore moins dans des »clouds"... et en plus cet article est en contradiction avec l’ensemble de votre démarche de transparence et de disponibilité... en supposant que vous ayez raison, en mettant a disposition de tous vous interdiser a chacun d’en disposer !
    Et cela, sans compter les risques de retention et de contrôle (exemple : n’utilisez vous pas une ancienne version de quelque chose qui vous convient mieux ?)

    Bien, cela dit, mes collab’ m’attende avec impatience, désolé de ne pas insister...


    Bonne semaine a tous


    • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 16 novembre 2009 11:23

      Vous prenez déja pas mal de temps pour commenter, merci Hélios.
      Je suis en fait tout à fait d’accord avec vous sur le point 6, évidemment. Plutôt que de reformuler l’idée (qui devait donc être imprécise) je préfère donner un exemple de ce paiement à l’usage : www.faascape.org (plateforme encore en contruction).
      Pour le reste, je vais demander aux autres auteurs de mettre leur grain de sel...


    • Nico Nico 16 novembre 2009 11:24

      Bien que cet article soit assez flou sur certains points, car je pense qu’il mériteraient d’être mieux expliqués ( mais difficile de faire court pour tel sujet, je le considère) j’en partage la ligne.

      Plus simplement je pose cette question simple aux lecteurs :

      -Pourquoi acceptons nous le monopole du propriétaire aux prix exorbitants ( Microsoft en tête ) dans le bacs des vendeurs, dans nos institutions ( mairies...) , dans nos bureaux et lieux de production,dans nos propres maisons...etc etc Alors qu’il existe en face de cela plèthore de solutions libres (=gratuites) ?

      Ces solutions s’appelent ( liste d’exemples non exhaustif et courte sur qq applications pour differents besoins ) Noyaux-Linux,open-office,Firefox,thunderbird,gnome,gimp, iptable, ...Etc etc ..TOUS nos besoins informatiques peuvent ,sans faille, être produits par les solutions libres.

      Par ailleurs ces solutions libres, avant d’être gratuites sont bien plus performantes, innovantes, modulables,et sûres ( et paradoxalement avec un excellent « SAV » bien qu’il n’y ai aucune « Vente » :p ) que le modèle propriaitaire ! Alors pourquoi nous en priver ??

      -C’en est trop et nous devons aujourd’hui faire pression sur les distributeurs et les politiques pour nous libérer du monopole payant...Exigeons, par exemple, son utilisation dans le domaine publique.

      Personnellement je vois dans le modèle du Libre bien au delà de l’utilité logicielle, et pense que ce modèle économique visionnaire pourrait être utilisé dans bien d’autres domaines que l’informatique ... pardonnez moi du peu  :) Il s’en dégagerait une Révolution aux bienfaits insoupçonnés que les propriétaires de monopoles, multi-milliardaires, rusés pour nous les cacher, n’aimeraient plus que tout ne pas voir se produire.... Car Choix et Intelligence reviendraient à l’utilisateur.... cad à Nous.


      • titi 16 novembre 2009 13:38

        « Alors qu’il existe en face de cela plèthore de solutions libres (=gratuites)  »

        Je pense justement que c’est une erreur de considérer le logiciel à sa boite et à sa conception informatique.
        Un logiciel c’est un tout : une offre de formation , un support, une maintenance.
        D’une part, sur ces points, M$ a des decennies d’avance. D’autre part même si la « boite » est gratuite ce qui l’accompagne ne l’est pas.
        Pour ce qui est de la conception je ne suis pas d’accord avec vous : « l’intégration » des produits M$ leur donne une longueur d’avance sur tous les autres (GPO dans IE, etc...)

        « je vois dans le modèle du Libre bien au delà de l’utilité logicielle, et pense que ce modèle économique visionnaire »
        Celà devient de la philosophie.
        Or moi je cherche des solutions à mes problèmes fonctionnels. Pas la révolution.
        Du coup votre argumentaire devient suspect : les solutions préconnisées le sont elles pour leur qualité, ou pour leur compatibilité avec vos conclusions philosophiques ?

        D’autre part ne vous leurrez pas.
        On retrouve dans les acteurs du libre tous ceux qui se sont fait écrasés par microsoft : IBM, Sun, Novell, Software AG. Le libre n’est pour eux qu’un moyen de revenir dans un monde où ils ont été totalement évincés à une époque où ils vendaient des licences à prix d’or. Ce qui également relativise énormément la pérennité du libre : sans la puissance financière de ces acteurs, batie dans l’économie « réelle » y aurait il une économie « libre » ?


        • plancherDesVaches 16 novembre 2009 14:10

          Je me permets de remettre à plat votre dernier paragraphe.
          Ceci juste parce que j’ai fait de la programmation bénévole. Rien de plus.

          Certes, nous retrouvons dans les sociétés commerciales qui font la promotion du libre, des sociétés qui se sont font ecraser par M$. Réaction naturelle.
          Et nous retrouvons AUSSI des gens qui, comme moi, de façon aussi désintéressée, vont juste avoir le plaisir de réaliser des boucles de tests triples, des contrôles de saisie en temps réel, des analyses de données par recroisement juste pour le plaisir.
          Est-ce lubrique... ?? j’ignore et OSEF. Mais l’amour de la « belle réalisation », même si cela peut ressembler à un adonisme égocentrique, profite parfois à tout le monde.
          Comble, non ?

          En attendant, un format de DONNEES libre et ouvert est pérenne car non récupérable par une société qui voudra se faire un fric MONSTRE grace à ce pouvoir.
          Et ça, pour l’humain, ça vaut bien plus que l’or.


        • Jiache 16 novembre 2009 13:49

          @ l’auteur

          Il y a un point que je ne comprends pas :
          >> Leurs producteurs doivent être rémunérés selon le succès de leur création et les utilisateurs facturés à l’usage.

          Cette phrase est en totale contradiction avec la philosophie open-source dans le sens ou le développement open-source ne rémunère pas des développeurs à proprement parler (ce qui ne veut pas dire que les développeurs ne sont pas rémunérés) et l’utilisation de ces logiciels n’est pas facturée du tout.

          Ceci m’amène au commentaire suivant : soit je n’ai rien compris à l’open-source (dans ce cas je veux bien une explication), soit vous ne savez pas ce qu’est la GPL, soit il faut clarifier votre propos.

          D’autre part, une rémunération mesurée au succès d’un logiciel me parait très bête : ce ne sont pas les meilleurs logiciels (ou formats) qui sont les plus utilisés. Justement, l’open-source est un excellent rempart contre ce genre d’imposture !

          Je trouve également les points 7 et 8 très discutables mais vos arguments en valent bien d’autres.


          • funambule 16 novembre 2009 15:00

            @jlache

            Bonjour,

            Je ne vois pas trop où est la contradiction.

            Les développeurs de logiciel libre qui ont la chance d’être rémunéré le sont indirectement. Les sociétés qui les emploie génèrent des revenus sur des prestations connexes (support, formation, développement spécifique, etc).

            Je trouve, au contraire, plus simple de pouvoir généraliser un principe de rémunération à TOUS les développeurs, qu’ils travaillent dans une multinationale ou en free lance dans leur cuisine en relation directe avec la qualité de leur travail et pas en proportion de la campagne marketing de leur employeur.

            Ensuite, l’utilisation de logiciel libre n’a jamais été gratuite. Ce qui ne coûte pas, c’est le droit d’utilisation, la licence.

            Par contre, dès le moment où l’on utilise un logiciel (libre ou pas), il faut :

            - passer du temps à l’installation (ha zut ma base de donnéé n’est pas à la bonne version, il faut upgrader mon système, air connu smiley )

            - avoir le matériel correspondant (pour une entreprise, le matériel supportant le logiciel libre coûte le même prix que le logiciel soit utilisé un peu, beaucoup ou pas du tout).

            La facturation de logiciel à l’usage et à distance doit permettre de faire baisser les coûts de l’informatique et donc de la rendre accessible à plus d’entreprise.

            Le logiciel étant libre, il n’y a pas de verrouillage du client qui peut partir avec le logiciel sous le bras s’il le souhaite. Par contre, il devra assumer lui-même l’infrastructure nécessaire à son bon fonctionnement et gérer les mises à jour, la relation avec la communauté, etc.

            La liberté de choix et l’indépendance sont vraiment les piliers de la philosophie du libre, pas la rémunération du service.


          • Jiache 16 novembre 2009 15:13

            @ funambule

            La contradiction est qu’il n’y a pas de facturation à l’usage mais simplement un investissement en temps de la part des administrateurs. Autrement dit : la facturation et l’usage ne sont pas corrélés.
            D’autre part, dans le domaine de l’open-source, le succès ou non d’une application n’a aucune influence sur le niveau de revenu des développeurs.

            Sinon, sur le fond, je suis d’accord avec vous.


          • plancherDesVaches 16 novembre 2009 14:14

            Ben...
            La création de logiciels doit vraiment souffrir, si l’on voit cet article qui appelle au secours pour demander une aumône...


            • Nico Nico 16 novembre 2009 17:07

              @titi :

              —1 Sur le premier point : la gratuité, de la maintenance du support ...etc. J’utilise ces logiciels libres ... et je suis dans la profession, donc une utilisation variée et poussée .. J’ai jamais payé 1 centimes pour le support, la maintenance ... Maintenant si je compare les forfaits de support qui existent du libre avec ceux de M$ ... j’ai pas de chiffres précis mais de souvenirs on peut diviser par trois quand ce n’est par 4 ou 10...
              Lorsque le monopole est là, c’est mathématique on a toutes les libertés concernant les prix ... Libre à vous de le tolerer ... Je prefere le denoncer.
              Savais vous combien le contribuable paye de milliards à M$ chaque années rien qu’en licence pour les PC dans les mairies, ecoles, assos etc etc ... alors qu’un pti ubuntu, gratuit permetrait de faire autant voire plus ...non ?

              —2La conception en avance ? alors GPO dans IE je sais pas bien ce que vous entendez par GPO( group policy objet ..peut être ...si c’est ca je vous l’apprend peut être mais le libre gère depuis sa creation , cad presque 20 ans ce genre de conf) et sans vouloir tomber dans le débat comparatif, mais puisque nous y sommes allons y rapidement : Qui etait innovant sur les partages en réseaux, sur les droits des fichiers, sur le clustering de ressources, sur les applications distantes, sur les relations serveur-postes clients , tout les appli genre Apache, postmail ....etc ...etc ... Surrement pas M$ ( rmq : le dollar va très bien pour l’abréviation..Dollar roi au détriment de l’utilisateur.)
              Prenons par exemple le Parc google , surrement le plus grand est plus sollicité au monde, a votre avis ... coté Logiciel il choisi le proprètaire ou le Libre ?....Réponse : Le Libre...Pourquoi ? parceque c’est le meilleurs sur tous les points... debat clot ...Alors pourquoi defendre la main mise des propriétaire sur les gens qui n’y connaisent rien ... le propriétaire se pavannent devant leur méconnaissance ...et le tour est joué....Ca aussi je prefere dénoncer.
              —3 Le plan Philosophique : J’estime qu’elargir le débat n’est pas malvenue. Par ailleurs vouloir rendre mon propos suspect est naif. En effet je base mon argumentaire sur des faits et une pratique , par sur des concidérations philosophiques.Mais pour etoffer mon point de vue sur la « philosophie » ... permettez de vous rappeller aue tout est philosophie...Nos vies avant d’être aliénnées aux logiciels doivent être conduites avec philosophies ... Le monde même de l’informatique en regorge : philosophie du Hacker, de personnage comme Richard Stallman, etc par exemple ... La liberté c’est le Libre, l’ouverture, la transparence ... Le propriétaire c’est la fermeture, l’opacité, et donc la culture de l’ignorance .... voila des Philosophies...moi, J’ai choisi mon camp....et Voila aussi pourquoi le Libre pourrait un peu colorer d’autres domaines ... Par exemple l’Information : une information reelle , ou les sources sont connues et vérifiables ...c’est un exemple ... Maintenant à vous de voir si je divague dans mes philosophies suscpectes...
              M6 , TF1 te dit ceci, cela ...Qui ou quoi te prouve que c’est vrai ? comment vas tu pouvoir verifier les sources ...etc etc ? ... un autre exemple ... La production d’energie ... Certes je vais loin mais ... qui n’a pas besoins d’energie ? ... n’est-ce pas assimillable à un besoins essentiel pour chacun , vital .... Alors certes, il faut que chacun paye se qu’il consomme .... Mais dans cette Utopie .... Ne pourrait on pas imaginer un systéme où 6 milliard d’humains seraient tous responsables de la bonne utilisation de ce bien necessaire ? , dans un immense partage , gratuit et respectueux de notre environnement .... Oui c’est utopiste , peut être, mais aujourd’hui on constate que le modéle payant a aussi des inconvénients ...et de taille... ce pose des problèmes types tchernobyl, l’allemagne qui relance le charbon ...et le pakistan qui reclame son Uranium enrichi ..etc etc...

              —4 Sur le fait que je me leurre ? ... Les Noms que vous citez ( IBM .. ) utilisent le Libre en tant que noyaux-outils ... mais leurs produits sont en general propriétaires ( ex Proventia pour IBM) Voila ce qui en partie donne vie à l’economie du libre ... Forcement il faut pouvoir payer le libre ....Forcement il faut un revenu ....Et je defend cette legitimité .... Moi je me contente de denoncer le monopole cher ami .... le monopole qui enchenne tous innocent sans connaissance sans autre choix du PC-M$ avec du pack-office et photoshop ou de la secretaire lambda..etc

              Ceux qui savent , les sys-admin confrontés au choix Libre vs Propriétaire ... sont-eux, libres de leurs choix :) ... Alors non , rassurez vous je ne me leurre pas ... L’opensource vaux 100 fois mieux que la bride propriétaire....

              Remercier nos ancêtres que l’invention de la roue ne soit pas sous brevets .......


              • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 16 novembre 2009 18:00

                Je vois avec plaisir que les réactions émanent de gens beaucoup plus savants que moi...c’est normal, j’étais plutôt la « plume » du groupe de signataires cités en tête de l’article. Il me semble que les avis sont dans l’ensemble positifs avec beaucoup de questions et de demandes de précisions. Avec aussi des points de consensus comme le refus de tout monopole et de profits exagérés.Mais il faut bien aussi trouver un nouveau modèle éco pour le logiciel libre et son insertion dans un monde qui comporte encore, pour longtemps, des solutions propriétaires.


              • titi 16 novembre 2009 21:21

                « jamais payé 1 centimes pour le support, la maintenance ... »
                Rassurez vous moi non plus.
                Par contre je suis entourés d’utilisateurs lambda. Pour eux l’informatique c’est ON/OFF + click souris. Qui les forme ? Qui leur répond quand ils ont un problème ?
                Si vous ne voyez l’informatique que comme un outil pour informaticien alors vous faites fausse route.

                « 2La conception en avance ? »
                J’ai surtout mis le point du l’intégration. Pas sur la conception.
                « vouloir tomber dans le débat comparatif, mais puisque nous y sommes allons y rapidement : »
                Bah allons y.
                Je me souviens d’une époque ou Novell faisait des trucs super au niveau réseau. Il y avait des cartes réseaux où il fallait pour changer « l’adresse », ouvrir le PC, démonter la carte, et avec un stylo faire basculer des petits interrupteurs. Dans le même temps M$ proposait quelque chose de beaucoup moins bon ou pour changer l’adresse il fallait ouvrir une fenêtre de propriétés valider l’adresse et rebooter la machine....
                C’est quoi l’interêt de faire un truc super si il n’est pas orienté end-user ? Faire plaisir aux informaticiens ...

                « La liberté c’est le Libre, l’ouverture, la transparence »
                Sur le fond : en fait un logiciel c’est un outil. Un fichier je l ’échange avec mon voisin. Il a un outil qui lui permet de l’ouvrir et de voir ce que je voulais lui faire passer. C’est la liberté. Le format du fichier ??? on s’en contre fou. Comment ca marche ? Pareil.

                Sur la forme : SolidWorks est un outil 3D propriétaire. Je n’ai pas accès aux sources. Mais Solid expose des méthodes COM qui me permettent de faire ce que je veux en 3 clicks. OpenCascade est un outil 3D issu du libre. J’ai accès aux sources et... ca me fait une belle jambe.

                L’informatique n’est pas une fin c’est un moyen.

                Que vous ayez un avis sur la vie, une philosophie celà est tout à votre honneur.
                Mais il ne faut pas mélanger la politique avec l’informatique.


              • Nico Nico 16 novembre 2009 17:56

                j’vais même aller un pti peu plus loim parceque je trouve l’ouverture interessante :

                Que serait l’humanité aujourd’hui si l’utilisation du feu, de la roue, l’agriculture, l’ecriture, la science expérimentale, la culture de l’endive :) ,,, etc etc n’avaient pas étés partagés par l’Humanité toute entière ? ...

                Par ailleurs Demain de grand defits nous font face : La genetique, L’intelligence artificielle, la robotique, l’informatique, ces immenses reseaux de communications etc etc ... Vont continuer d’accroitre leur connaissances, techniques, puissances. De plus leur fusion sera inévitable ( par ex : robotique + IA donnera ...Je vous laisse deviner) .... Cette amélioration de nos technologies s’accélere sans cesse depuis que l’Homme invente.

                Alors quel monde souhaitons nous pour demain ? un monde ou ces inventions pourrons seulement être utilisables que par une caste de bien nés ou l’ensemble de l’humanité ?

                Voila des points qui vont bien au dela de l’ouverture des logiciels ....


                • Nico Nico 16 novembre 2009 23:57

                  @titi ... Oké, je crois que notre incompréhension réside simplement du fait que nous n’observons pas les choses du même angle de vue. il m’apparait que le votre est raisonnable, tout comme le mien. Je souhaite que mon intervention puisse véhiculer des idées que je sais justes et bonnes pour les besoins futurs du end user comme de l ’ « informaticien » .


                  • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 17 novembre 2009 01:33

                    Oui, je crois que vos points de vue sont compatibles, il faut juste trouver un vocabulaire commun (c’est un littéraire qui parle). En fait, je comprend a peu près la moitié de ce que vous dites et écrivez, mais ça ne m’empêche pas d’être d’accord...

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