• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Archives > Vidéos > Vidéo amateur Camp Falcon Irak : les munitions américaines touchées

Vidéo amateur Camp Falcon Irak : les munitions américaines touchées

 Une deuxième vidéo, cette fois tournée par des soldats américains, montre plus clairement ces « champignons » de fumée noire. Certaines de ces explosions sont d’une telle puissance qu’elles aveuglent la caméra qui filme mais qui se trouve pourtant à une grande distance. Les soldats qui commentent pendant le tournage parlent d’une onde de choc puissante, et s’inquiètent de la direction du vent, indiquant qu’ils se préoccupent d’éventuelles retombées chimiques et/ou radioactives. Le tournage s’accompagne de bruits de sirènes.

Parmi les munitions stockées à Camp Falcon, il y avait, les troupes américaines en utilisent en Irak (à Fallujah, par exemple), des bombes au phosphore (nuages blancs sur les vidéos) et des bombes à l’uranium appauvri (explosions avec multiples flammèches comme visualisées sur des vidéos de la prise de Bagdad en 2003 où des bombes à l’UA ont été utilisées). Les dégâts pour les populations environnantes et pour la population mondiale sont lourds, car les particules à l’UA ne reconnaissent pas les frontières, de telles explosions de bombes à l’UA sont inqualifiables.

La question qui se pose c’est : n’y avait-il pas non plus une ou des mini-bombes tactiques nucléaires entreposées là pour servir éventuellement à une attaque nucléaire contre les installations nucléaires iraniennes ? Cette question peut se poser en lien avec les nuages de type champignon atomique vus sur les vidéos.

Mais une explosion nucléaire aurait provoqué un énorme cratère sur place, les pays voisins auraient été mis en état d’alerte maximal à cause de la pollution radioactive de l’air et de l’eau (ceci dit, les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl ont bel et bien été passées sous silence ici, en France), de nombreuses victimes seraient à déplorer tant chez les Américains que chez les Irakiens des alentours après ces explosions, la contamination radioactive aurait également touché les sauveteurs, sauf s’ils étaient munis d’équipements de protection.

La question pour le moment reste sans réponse.

Ces mini-bombes nucléaires dites pénétrantes, sont d’environ un kilotonne (1000 tonnes d’explosifs) appelées dans le jargon militaire «  small built » armes, (armes de petit format).

Un article de la BBC d’août 2003 rapportait la tenue d’une conférence sur le développement de ces « mini-bombes atomiques » à StratCom, les quartiers généraux du commandement stratégique US au Nebraska. Il y a été discuté des besoins en armes nucléaires qui produisent de petites quantités de radiation, des armes à pénétration profonde pour attaquer des bunkers, et d’armes de taille plus grande avec des effets radioactifs plus puissants pour détruire des agents chimiques et biologiques.

Ces mini-bombes atomiques, constituent avec les bunker busters plus puissantes ce qu’on appelle les « Earth Penetrator Weapons » (EPWs). Elles sont facilement utilisables via le système GPS de guidage satellite. Le concept d’utilisation de ces mini-bombes nucléaires remonte à 2001 et leur utilisation fait partie d’une nouvelle stratégie en matière de politique nucléaire impulsée par le ministre de la Défense américain Donald Rumsfeld. Une nouvelle Triade devait remplacer l’ancienne, consistant en largage de bombes par air, tirs de missiles équipés de têtes nucléaires par voie terrestre et maritime (navires de guerre et sous marins).

La nouvelle Triade comprend :



La totalité de la première Triade
Des systèmes de défense incluant le système national de défense par missile ou la défense par missile anti-balistique.
Une infrastructure revitalisée qui fournirait des capacités nouvelles au moment opportun pour affronter des menaces émergentes et cela veut dire des mini-bombes et autres même type d’armement, et la capacité de concevoir et de les construire dans une programmation quinquennale.


L’un des objectifs de ces mini-bombes nucléaires serait d’attaquer les caches clandestines souterraines (protection pour les militants et leurs munitions) de ceux déclarés « terroristes » par l’administration américaine ou les centres de commande souterrains d’un pays ennemi.
Ces armes nucléaires seraient dites « propres », d’après leurs promoteurs, car elles ne provoqueraient aucune destruction externe, puisqu’utilisées dans des cavités profondes. Les radiations et le nuage radioactif seraient ainsi contenus. En réalité, il y aura des retombées radioactives provoquant mort et maladies pour plusieurs milliers voire millions de personnes et des catastrophes écologiques,

Une chose est sûre, d’importantes quantités d’armes à l’UA ont été détruites à Camp Falcon le 10 octobre près de Bagdad en Irak. La contamination à l’échelle planétaire continue non stop.

Il est plus qu’urgent de mobiliser pour demander l’interdiction de ces guerres nucléaires à l’uranium appauvri qui ne disent pas leur nom.

TOUS concernés car TOUS touchés. Gare aux particules à l’UA !

Attention à l’Empire US sur le déclin



Destruction du Camp américain Falcon : explosions d’armes à l’UA, et ou d’armes nucléaires tactiques ?

Le mardi 10 octobre 2006 en fin de soirée, la résistance irakienne a attaqué par des tirs au mortier et à la roquette la base américaine Falcon (zone connue sous le nom d’al Saqr en Irak), la plus grande base militaire américaine en Irak, située à 13 km au Sud de la « Zone verte », une zone sous très haute surveillance où sont stationnées les unités militaires et diplomatiques US à Bagdad. Cette base américaine Falcon a été prévue pour héberger un grand nombre de soldats américains appartenant principalement à la 4e Division d’infanterie, rattachée à Fort Bliss, au Texas. Au moment de l’attaque, il y avait environ 3000 hommes à l’intérieur du camp, également rempli de stocks de munitions, de carburant, de tanks et de véhicules blindés militaires.

L’attaque particulièrement dévastatrice aurait fait environ 300 morts, des soldats américains, et des Marines, ainsi que des agents de la CIA et des traducteurs US. Il y a eu aussi 165 blessés graves et 39 blessés légers. Neuf avions gros porteurs marqués du sigle de la Croix-Rouge ont été vus par des journalistes étrangers, atterrissant et décollant, emportant les morts et les blessés. En plus, 122 soldats irakiens ont été tués ainsi que 90 sérieusement blessés qui ont été évacués vers l’Hôpital militaire américain d’al-Habbaniyah situé à environ 70 km de Bagdad.

Mais silence complet du côté des autorités militaires américaines, de l’administration Bush aux abois à quelques semaines d’élections législatives aux US avec une opinion publique de plus en plus remontée contre la guerre en Irak, et des médias serviles là-bas et ici.

Cette attaque a provoqué des dégâts matériels considérables à Camp Falcon : destruction de pans entiers de murs, de miradors, le matériel militaire hébergé sur place touché : des hélicoptères Apache, des tanks, de nombreux véhicules blindés tout terrain ont également été détruits. L’armée américaine a perdu la majeure partie de ses véhicules de transport, et la totalité de ses réserves de munitions et de son carburant. Camp Falcon est devenu le Ground Zéro militaire américain en Irak.

Cette attaque a provoqué un gigantesque incendie. Les stocks de carburant et de munitions ont commencé à exploser provoquant des explosions massives qui pouvaient être entendues et vues à des kilomètres de là. De véritables champignons type explosion nucléaire peuvent être vus sur deux vidéos, l’une d’Aljazeera (il faut attendre plusieurs minutes pour voir le champignon), et l’autre, de soldats américains stationnés dans les environs. Une explosion nucléaire dure environ 50 millisecondes.


Vidéo amateur Camp Falcon Irak
Vidéo envoyée par maphia

Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (26 votes)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès



Partenaires