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Accueil du site > Tribune Libre > 8 mars : une fête ? Non ! La lutte des femmes est plus que jamais (...)

8 mars : une fête ? Non ! La lutte des femmes est plus que jamais d’actualité !

Seule la pensée libertaire, attention ! je dis bien libertaire. Pas anarchiste, même si on confond les deux. Ne pas confondre SVP ! Seule la pensée libertaire a vraiment mis les femmes à égalité avec les hommes. Lire Proudhon, soit, mais ça hérisserait plus d'une femme. Un sacré macho, ce "père" de l'anarchie.

Cela commence avec Rabelais dans son abbaye de Thélème où hommes et femmes vivent en harmonie et à égalité avec pour devise : " Faye ce que voudras !"

Cela se prolonge ultérieurement avec Olympe de Gouges qui, en 1791, écrit sa "Déclaration des Droits de la Femme et de la citoyenne" même s'il ne faut pas placer Olympe dans le courant libertaire mais féministe. La Révolution mettra femmes et hommes à égalité dans l'héritage et instituera le divorce. Na poléon Ier et la Restauration revenant bien entendu sur ces "avancées". En bons méditerranéens patriarchaux le Code civil donnera aux femmes le même statut juridique qu'aux enfants et aux malades mentaux.

 

Evoquons les soeurs Mahé, Anna (1881-1960), Emilie Lamotte (1877-1909), Rirette Maîtrejean (1887-1968), Jeanne Humbert, Lucienne Gervais, May Picqueray, Madeleine Vernet, Nelly Roussel, Marguerite Desprès, Sophie Zaïkowska et tant d'autres... Pas de danger qu'elles apparaissent dans les livres d'Histoire du collège ou du lycée.

 

Une grande figure du féminisme libertaire est Madeleine Pelletier (1874-1939) Bachelière avec un 18/20 en philosophie, à une époque où le bac était le fait d'une élite, elle entama des études universitaires en physique, chimie, sciences naturelles puis entra en médecine. A partir de 1900, elle publie ses premières études dénonçant la théorie selon laquelle "les femmes sont moins intelligentes que les hommes puisque leur crâne est plus petit" (sic) Première femme à se présenter au concours en psychiâtrie, elle fut bien entendu recalée (vengeance mesquine de ces messieurs). Elle revendiqua le droit de vote pour les femmes, le droit à utiliser des contraceptifs, le droit d'avorter, le droit de disposer de son corps. Pour elle-même elle exigea de se coiffer et de s'habiller comme un homme, le droit à la virginité ; elle écrivit d'ailleurs un roman, autobiographique titré La femme vierge.

 

Dans "Le Libertaire 22 avril 1921" elle écrit : "L'esclavage patronal est beaucoup moins grand que l'esclavage sexuel : il ne dure que huit heures par jour, alors que l'esclavage marital est de tous les instants. Il est plus facile de lâcher un patron exigeant qu'un mari autoritaire et brutal. Dans la société capitaliste, le fondement de la liberté, c'est l'argent. Quand la femme gagne sa vie, elle se sent beaucoup moins en la puissance de l'homme que lorsqu'elle doit attendre du bon vouloir de cet homme, le bifteck quotidien. La femme est un individu qui a le droit de vivre sa vie. C'est à elle et non à l'homme de décider ce qu'elle doit faire, comment elle doit se coiffer, s'habiller, si elle veut ou non travailler. Les ouvriers sont punis par où ils pèchent : ils demandent la liberté pour eux-mêmes dans la société et ils veulent maintenir la femme en esclavage dans la famille. La femme popote est bornée, opposée à la révolution, aux grèves. C'est son action doucereuse, lente mais certaine qui maintient les masses dans la veulerie et la lâcheté présentes. Il n'y avait qu'à écouter les propos des ménagères au marché, lors des grands mouvements grévistes de 1919, pour être fixé à cet égard. Quand le souvriers comprendront-ils que la femme esclave est le plus grand obstacle à leur affranchissement ? "

 C'est dans le prolongement de ceux de Voltairine de Cleyre contre le mariage.

Elles précèdent donc Simone de Beauvoir.

 

Quant aux propos des femmes râlant contre les grèves, mon épouse les entendit en mai 68, dans le jardin public où elle surveillait les jeux de nos deux aînés. Cela ne s'est pas amélioré avec l'endettement des foyers, le consumérisme, le poids des loyers, des remboursements de la voiture ou de la maison, le coût des études et les impôts plus les vacances éventuelles, le tout dans une atmosphère de précarité et de mise en concurrence perpétuelle des citoyens entre eux.

Je suis toujours attristé lorsque je vois des femmes participer activement à la perpétuation de leur statut de "soumises" lorsqu'elles succombent aux préceptes des coutumes (excision, mariages forcés, acceptation des coups, ensachage de leur corps, honte de leur beauté, criminilisation de leurs droits sur leur personne avec les mouvements anti-avortement...), à leur statut d'êtres maléfiques dans les religions abrahamiques ( éternelles descendantes de Lilith et d'Eve ayant subi les tentations du diable au détriment de ce benêt d'Adam dans ce mythe merveilleux où passer de l'état d'animal à celui d'humain, d'être inconscient à celui de conscient en accédant à la Connaissance serait LE péché originel alors qu'il est le triomphe du savoir sur l'ignorance).

Décidément, combien faudra-t-il de 8 mars pour qu'enfin les femmes soient à égalité de droits et de devoirs avec les hommes ?

Que le 8 mars fasse "leur fête aux hommes" en condamnant leur machisme de terreurs de bacs à sable qui continuent à victimiser la moitié de l'humanité. Honte à eux !

 

Ce billet n'aurait pu être écrit sans la lecture passionnante du livre de Michel Perraudeau, paru chez Autrement " Eloge des Libertaires" sous-titré Les 100 mots du libertarisme, à mettre entre toutes les mains.

 

Et en cadeau à mes lectrices :

 

Connaissez-vous la rose-lune

Connaissez-vous la rose-temps

L'autre ressemble autant à l'une

Que le miroir de l'étang

L'une à l'autre se reflétant (...)

 

Connaissez-vous la rose-crainte

Connaissez-vous la rose-nuit

Toutes les deux qui semblent peintes

Comme à la lèvre est peint le bruit

Comme à l'arbre est pendu le fruit

 

Toutes les roses que je chante

Toutes les roses de mon choix

Toutes les roses que j'invente

Je les vante en vain de ma voix

Devant la Rose que je vois

 

 ARAGON ( Elsa)


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16 réactions à cet article    


  • Le p’tit Charles 8 mars 2016 08:14

    Les femmes sont la matrice des peuples...Respect envers elles.. !


    • Le p’tit Charles 8 mars 2016 10:40

      @Le p’tit Charles...Un connard qui ne respecte pas les femmes vient de me mettre un moins... ?


    • Le p’tit Charles 8 mars 2016 12:32

      @sarcastelle...La grossesse chez la femme est un cadeau des dieux... !


    • aimable 8 mars 2016 08:22

      des siècles de soumission ne s’ effacent comme cela d’un coup de baguette magique , voyez c’est gamines qui partent en Syrie ( pour y faire quoi ) , c’est a croire que c’est inscrit dans leurs gènes .
      le combat pour l’égalité des femmes est loin d’être terminé,que d’ inerties a vaincre !


      • Donbar 8 mars 2016 08:42

        Intéressant coup d’œil.
        Ce libertarisme, que vous tenez à distinguer de l’anarchisme, Max Angel, se veut-il dans le droit fil de celui de Joseph Déjacque  ?


        • Clocel Clocel 8 mars 2016 09:20

          Le mot « libertaire » a été créé pour suppléer à celui d’ « anarchiste » dont l’usage criminalisé l’usager qui s’en revendiquait, mais la définition originale reste la même.

          C’est une des plus belle réussite des gardiens de la rhétorique « moderne »(1) , la distorsion systématique des éléments de langage, privant l’adversaire de bases saines pour développer tous discours alternatifs.
          L’ordre bourgeois reste le Maître des forges des mots et des concepts qu’ils définissent, réglant en temps réel la longueur de la laisse de la contestation.
          Nous devrions être choqués que notre verbe soit enfermé dans une académie de gérontes fumistes qui viennent finir là des carrières bien peu resplendissantes aux frais du contribuable.
          Des parasites nuisibles qui ont su traverser toutes les périodes de restrictions budgétaires.

          - De quoi se plaignent les femmes ?

          - Ne sont-elles pas venues librement se mettre sous le joug au côté de leur compagnon, partager avec lui, sa « liberté » au-delà de laquelle rien n’est possible !
          - Goûter aux joies de l’humiliation salariale et au diktat du marché, sans perdre pour la plupart d’entre elles celles des humiliations domestiques de leur condition antérieure !
          Ils vous ont bien niqué les mâles soixante-huitards !

          Le féminisme (comme l’anarchisme), doit revenir aux sources.
          Relire, « Pour la vie » d’Alexandra Myrial, qui ne signait pas encore sous son vrai nom, Alexandra David-Néel... Préface d’ Élisée Reclus.
          Époque où la condition féminine était assez proche de celle de l’Arabie saoudite, les femmes, éternelles mineures quittaient l’autorité du père ou de son suppléant pour entrer sous celle de son mari...

          1- autrement appelés sophistes a une époque plus clairvoyante.


          • Loatse Loatse 8 mars 2016 14:40

            Le malheur c’est qu’on est passé d’un extrême (la femme éternelle mineure) à l’autre (la femme qui veut se consacrer à l’éducation de ses enfants méprisée)

            Comme bien des femmes de ma génération, j’ai vécu les années feministes...(70) en mode double journée de travail (boulot - maison) par nécessité et non par choix.. (tous les mâles n’ont pas des horaires de bureau, certains dont les métiers sont très physiques sont littéralement HS en fin de journée alors leur demander de faire la bouffe par souci d’égalité de genre... faut pas pousser non plus...)

            Un autre monde, un autre milieu que celui des intellos- bourgeoises défilant (avec femmes de ménage et baby sitter, elles !) certaines au look garçonne, parfois le soutif à bout de bras..(? !)

            Enfin maintenant nous avons obtenu : 

            - les FEMEN (le sein à l’air, c’est quoi cette fixette sur le sein ?),
            - l’obligation pour les actrices de simuler des scènes de cul dans le moindre film, « liberté » sexuelle oblige
            - les panneaux 4 X4 avec la « libérée » en culotte ou string pour vendre de la lingerie.

             - La même ou son clône que l’on retrouvera au premier rang des spectatrices triées sur le critère physique dans les émissions de télé, dans des poses allanguies sur les voitures dans les hall d’exposition automobile ou à poil dans nos pub pour vendre du bain douche...

            Alors les « tradis venus d’ailleurs » ils ne comprennent pas ! « Qu’est ce que cette libération des femmes qu’on veut nous vendre et qui vous transforme en femmes objets ??? Un marché de dupes me disent ils, d’ailleurs chez »nous« les femmes ont obtenues le droit de vote avant vous !

            Effectivement, il y a un bug dans la matrice...

            Lorsqu’on en vient nous les filles à exiger au préalable de payer notre part au resto pour éviter de se sentir redevable, est ce là un progrès dans les relations hommes/femmes ? les toujours plus nombreux contracts de mariage en mode séparation de biens, est là un progrès pour la cause féminine ou l’expression d’un chacun pour soi ? la tendance »sex friend" (ou le sexe sans engagement ni affects réduit à un deal) gage de bonheur pour les femmes (et les hommes) ?

            Est ce vraiment un hasard si l’orient se couvre lorsque l’occident se découvre... ?

            Cette lutte des femmes post soixante huitarde que l’on nous a présenté comme un légitime combat contre la domination masculine ne dissimulait elle pas un mouvement pour la domination féminine ? (soit la même problématique mais inversée).. Est ce que si la forme a certes changé, le fond (les mentalités) a réellement évolué ?

            On peut se le demander et peut être revoir nos copies... s’il n’est pas trop tard.



            .





            • husky1 (---.---.51.33) 8 mars 2016 14:58

              Il faut aussi peut etre voir que la plupart des especes sont matriarcales alors les hommes ont ils eu peur de n’etre que des reproducteurs kleenex pour avoir autant voulu faire souffrir les femmes ? les mettre en soumission et en esclavage ? etait-il pour eux le seul moyen de garder le controle sur elle dans tous les domaines (famille, travail...) On peut se questionner effectivement pourquoi cet acharnement sur les femmes et d’ou vient -il ? Une grande partie de ces inegalités vient evidemment des religions du bourrage de crane,tellement de souffrance ont decoulés de celà. Et pas seulement pour les femmes d’ailleurs.



              • Albert123 8 mars 2016 15:20

                « Seule la pensée libertaire, attention ! je dis bien libertaire. Pas anarchiste, même si on confond les deux. »


                exact le libertaire est l’idiot utile du libéralisme, l’anarchiste non.

                du coup pas étonnant que les libertaires soient si attachés à la servilité des femmes au Capital sous couvert d’égalité. 

                « Tous égaux dans le servage !!! » Merci les 68ards 


                • Loatse Loatse 8 mars 2016 16:11

                  ut aussi peut etre voir que la plupart des especes sont matriarcales alors les hommes ont ils eu peur de n’etre que des reproducteurs kleenex pour avoir autant voulu faire souffrir les femmes ? les mettre en soumission et en esclavage ?


                  Peurs que les rapports dominants-dominés s’inversent ; certainement... Maintenant je ne pense pas que cela soit souhaitable, n’en déplaise aux revanchardes, on resterait toujours dans le rapport de force avec ce que cela implique comme violences de part et d’autres (les uns pour s’en libérer, les autres pour le maintenir)



                  • JC_Lavau JC_Lavau 8 mars 2016 17:53
                    La guerre sexiste est une guerre civile comme les autres.

                    Ayant exercé des responsabilités politiques et militaires durant les guerres de religion, Montaigne concluait que les mobiles religieux étaient complètement secondaires, et n’étaient que le prétexte et l’occasion offerts aux moins scrupuleux pour servir leurs propres intérêts et vices, par le crime et le pillage. Correspondant de guerre en Union Soviétique pendant la guerre civile de 1918, Joseph Kessel a conté la rencontre avec un chef cosaque devenu brigand pour le compte de son pillage personnel : il possédait un train entier d’oeuvres d’art pillées. Ce récit figure dans son livre « Tous n’étaient pas des anges ».

                    Comme toutes les autres guerres civiles, la guerre sexiste a pour but de produire des morts et des mutilés, afin de rafler tous leurs biens, et de s’assurer de la totalité des pouvoirs.

                    Comme toutes les autres guerres, la guerre sexiste interpelle le théoricien réfugié dans sa tour d’ivoire, et l’expose à murmurer au soir de sa vie : « J’ai passé ma vie à écouter le tic-tac des horloges, dans une maison qui flambe ». Comme Albert Einstein après la destruction d’Hiroshima.

                    Empruntons cette confidence à J....... B...., de la Croix Rouge Internationale :
                    « … et j’ai très vite compris que pour continuer ma route dans l’humanitaire, il fallait que je m’endurcisse. La période la plus difficile pour moi fut celle du Rwanda. Les massacres étaient monstrueux, les photos qui nous arrivaient insoutenables, les récits atroces. J’ai vu des chirurgiens rentrer à Genève et pleurer comme des enfants tant leur souffrance était intense, souffrance du fameux sentiment d’impuissance qui nous touche tous, souffrance d’avoir dû choisir entre deux celui qui allait vivre, par manque de temps, de personnel. Je ne peux oublier ces trente scouts qui furent égorgés les uns après les autres parce qu’ils refusaient de dénoncer les volontaires de la Croix Rouge, je voyais ces jeunes de treize à quatorze ans attendre leur tour en regardant leurs camarades mourir dans d’atroces souffrances, encore aujourd’hui je garde ces images. Des souvenirs comme ceux-ci, j’en ai plein la tête. … »

                    Comme toutes les autres guerres civiles, la guerre sexiste est un pavillon très complaisant pour le sadisme et la rapacité de nombreu(x/ses) criminel(le)s de droit commun, à qui elle assure l’impunité.

                    Comme toutes les autres guerres civiles, la guerre sexiste corrompt les institutions, et asservit les services de l’état et de la société à ses buts de guerre.

                    Comme toutes les autres guerres civiles, la guerre sexiste se prépare et s’absout d’avance par des propagandes de haine et de calomnies, afin de ravaler au rang d’infra-humains, ceux qu’elle projette de détruire.

                    Comme toutes les autres guerres civiles, la guerre sexiste est d’abord au service de la rapacité, et de l’organisation paranoïaque et perverse de ses seigneur(e)s de guerre. Ses deux principales particularités sont que le brigandage qu’elle favorise est un brigandage conjugal et familial avant tout, et que cette guerre dispose du plus gros du conglomérat judiciaire comme complices et profiteurs discrets. Cette dernière particularité était déjà présente dans la Sainte Inquisition sous les rois Très-Catholiques, mais alors c’était de par la volonté royale d’avoir des terroristes assis à son service, pour terroriser ses sujets. La Sainte Inquisition et les rois d’Espagne ne corrompaient ainsi qu’une petite population de magistrats, fonctionnaires, et leurs délateurs stipendiés. La guerre sexiste moderne fait beaucoup mieux dans son recrutement de complices, car chaque magistrat est surveillé et cornaqué en moyenne par six avocats, qui chacun ont le plus vif intérêt pécuniaire à encourager le brigandage familial, et à s’entendre entre eux à ce sujet, afin que ce fromage rapporte le plus possible à leur Honorable Monopole.

                    Outre les cadavres, comme toutes les autres guerres civiles, la guerre sexiste multiplie les endommagements psychiques à long terme, moins visibles que les mutilations physiques, mais pas moins dramatiques, pas moins monstrueux.

                    Comme toutes les autres guerres civiles, la guerre sexiste est d’abord une guerre aux enfants, et c’est ce qu’elle tient le plus à camoufler. Parce que ses cheffes et ses militantes font d’abord la guerre à leur propre enfance, soit à leur propre impuissance quand elles étaient maltraitées, soit à leur culpabilité d’avoir longuement maltraité un frère ou un père. Comme dans toutes les autres guerres civiles, ils/elles projettent à l’extérieur des persécutions qu’ils/elles ont stockées tout au fond de leur mémoire, et dont ils/elles tiennent par dessus tout à ne rien savoir et à ne rien comprendre. Je parle là non seulement des persécutions subies par l’enfant, mais aussi des persécutions perpétrées par l’enfant, à titre d’aide-bourreau d’un de leurs parents, recruté par un grand-parent, une tante ou un oncle, ou l’autre parent, ou comme aide-bourreau d’un frère ou d’une soeur.

                    Comme toutes les autres guerres civiles, la guerre sexiste est une guerre contre l’humanité, contre la culture, contre l’intelligence.

                    Comme toutes les autres guerres civiles, la guerre sexiste est une guerre pour l’appauvrissement culturel drastique, pour l’éradication de tout ce que ses chefs/cheffes ne comprennent pas, et ne dominent pas.

                    Et vous ? Vous êtes pour ou contre la guerre ?

                    Là où la guerre sexiste est originale, comparée aux autres guerres civiles, c’est qu’elle s’attaque en priorité à la filiation de chaque enfant. Tout enfant doit s’estimer heureux d’être amputé de toute la moitié mâle de son ascendance. En obéissance aux buts suprêmes de la guerre sexiste, nos enfants sont contraints de s’amputer de la majeure partie de leur mémoire biographique, ainsi que de la totalité des habiletés et compétences qu’ils avaient eu le tort d’apprendre de celui de leurs parents qui avait le tort d’être un mâle.

                    En cela, elle se rapproche assez des guerres de religion, et plus encore des guerres que la secte mène contre le restant du monde (quelle secte ? Qu’importe… Il n’y en a pas une pour racheter les autres) : chez les enfants qui y sont soumis, elle détruit le sentiment même de soi, avec raffinement dans la destruction systématique.

                    Et vous ? Vous êtes pour ou contre la guerre ?

                    En tant que père de ces enfants là, voyez-vous, je suis contre.

                    Et en tant que clinicien, à votre avis, dois-je être cour ou pontre, ou ni l’un ni l’autre, bien au contraire ?

                    Oh ! Ma question est purement théorique, voyez-vous…

                    J’aimerais bien habiter en Théorie, car en Théorie, dit-on, tout va bien.


                    • Le Gaïagénaire 9 mars 2016 02:27

                      @JC_Lavau 8 mars 17:53


                      Je vous salue bien bas pour ce réquisitoire si bien senti.

                      Je lis bien et partage toute votre peine.

                      La seule consolation est de ne pas être totalement responsable de cette guerre.

                      Je ne peux ajouter quoi que ce soit à votre constat.

                      Cordialement


                    • Le Gaïagénaire 10 mars 2016 20:01

                      @Le Gaïagénaire  9 mars 02:27


                      La guerre si vile...


                    • Ruut Ruut 9 mars 2016 09:22

                      Pourquoi les femmes qui sont plus riche (en revenus mensuel) que leur partenaire ne le respectent elle plus ?


                      • Crab2 9 mars 2016 10:58

                        Réflexion sur les études de « genre » ou sur ’’ l’identité sexuelle et les rôles sexuels ", soit le sexe et le genre

                        http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/02/genre-une-theorie.html


                        • JC_Lavau JC_Lavau 16 mars 2016 17:19
                          Ne soyez jamais le fils, le frère, le père ni le mari d’une féministe !
                          Elle vous fera payer très cher le délit de masculinité, que vous commîtes rien qu’en naissant.

                          La journée de la féministe est assez répétitive :
                          Reprendre le pouvoir, reprendre le dessus, envoyer une bordée d’insultes, benner un tombereau de reproches, faire subir une colère, et reprendre au début, avec des variantes quant à l’ordre des opérations.
                          Ainsi l’ordre "benner un tombereau de reproches, reprendre le pouvoir, faire subir une colère, reprendre le dessus, envoyer une bordée d’insultes" est tout aussi valide dans l’emploi du temps de la féministe. Et puis ça introduit de la variété.

                          Sur les frêles épaules de la féministe repose un apostolat harassant, épuisant, de tous les instants, son devoir envers le Parti : ne jamais relâcher la guerre de longue durée contre l’existence même des mâles, ce scandale intolérable de l’existence des chromosomes XY et de la reproduction sexuée. Ah si seulement le Créateur l’eût écoutée, il n’y aurait que des lesbiennes dans la ville, et grâce à la parthénogenèse, ce serait le paradis sur Terre : aucun enfant ne pourrait plus jamais échapper à la toute-puissance matriarcale ni contracter d’autre mariage qu’avec sa maman.

                          Comme la perfection n’est pas encore réalisée, il y a encore des féministes qui pratiquent l’hétérosexualité. Toutefois, il convient qu’elles soient très rigoureuses dans le dressage de leur mec. Il ne sera jamais tolérable que le mec échappe à la guerre de longue durée, ni ose développer la moindre réflexion qui échappe au sexisme misandre victorieux. Prenons le cas des freudiens et de leur parlance carabistouillée : le mec sera autorisé à critiquer les amphigouris précieux de Pascal R., mais la féministe lui volera dans les plumes s’il ose critiquer les mines entendues et supérieures de Ghislaine K. sur telle de leurs expressions volontairement fallacieuses. Dans le second cas, le mec est coupable de misogynie, et il faut le lui faire payer cher.

                          En amours hétérosexuelles, la règle du jeu est que la somme soit négative. Qu’importe combien la femme y perd, pourvu que l’homme y perde davantage, qu’il n’oublie jamais que lui doit fournir tous les services, sans jamais rien demander ni obtenir en retour. C’est elle la maîtresse, et lui le serviteur, qui doit toujours exhiber une attitude soumise.

                          La féministe choisira elle-même les peintures et papiers peints que le mec posera chez lui : il doit poser du vieux rose dans son couloir, afin de montrer que même chez lui, c’est encore une maison vaginale.


                          La féministe peut-elle être intelligente en amour, et heureuse en amour ?

                          Bah oui, la féministe peut faire illusion quelques jours, au mieux quelques semaines, aussi longtemps que les hormones sont là, et lui imposent l’intelligence de l’espèce via la stratégie de l’espèce, aussi longtemps que les orgasmes l’inondent d’ocytocine et d’endorphines.

                          Mais quand l’intelligence de l’espèce perd de son emprise, nulle intelligence individuelle ne peut prendre le relais, chez la féministe : autoritariste née, elle ne songe plus qu’à sa guerre à mort pour le pouvoir, tous les pouvoirs. Bien qu’il soit possible qu’individuellement, elle ne soit pas diagnostiquable comme paranoïaque, elle demeure adhérente à une doctrine paranoïaque, et la loi générale lui est collectivement applicable : les paranoïaques ne jouissent pas, et baisent atrocement mal et le plus rarement possible, de peur qu’une micro-parcelle de contrôle, de pouvoir et de suprématie leur échappe.

                          Est-ce à dire que la féministe ne baise plus ? Si, à une condition : soit que son vagabondage sexuel lui serve à dénier et humilier ses précédents amants, rabaissés au rang d’ustensiles passés de mode ou usés, soit que ses adultères lui servent à bafouer et humilier son cocu. Voilà ce qu’il lui reste d’héritage de la stratégie de l’espèce, et encore, seulement aussi longtemps que les hormones lui durent, seulement le temps que les horloges biologiques n’aient sonné.

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