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aaron’z

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  • aaron’z 12 novembre 2009 12:37

    Premier point qui a tout de même été repris mais qui fait néanmoins mal aux yeux : on parle bien du GP de Singapour 2008 et non d’Indonésie, ce pays n’ayant encore jamais accueilli le cercle restreint de la Formule 1.

    Car en effet, la F1 est un monde plus qu’un sport dans lequel il est difficile d’entrer. Mais une fois qu’on l’intègre, on se rend très vite compte que les enjeux politiques et financiers rivalisent très fortement avec ceux du domaine sportif en lui-même.

    Et c’est encore plus vrai dans la conjoncture actuelle, je parle bien évidemment de la crise économique mondiale qui touche également le sport automobile puisque l’on déplore depuis la fin de l’année 2008 le retrait de l’écurie Honda, celui de BMW annoncé il y a quelques semaines, plus récemment le départ de Toyota et enfin depuis quelques jours la disparition de Bridgestone, le manufacturier unique de pneumatiques, à l’horizon 2011.

    Dans ces conditions, la pression qui étouffe directeurs et pilotes se fait de plus en plus forte puisqu’en effet, les premiers doivent rendre des comptes (et mieux faut-il qu’ils soient positifs) aux propriétaires des teams et attendent toujours plus des seconds qui ont le devoir de bien figurer en course (outre l’objectif sportif allant de soi) au risque de se faire virer pour manque de bons résultats. Evidemment, les pilotes les plus talentueux (Alonso, Hamilton, Räikkönen, …) n’ont pas de soucis à se faire mais pour les autres, il demeure toujours cette épée de Damoclès au dessus de leurs têtes.

    Alors évidemment, on peut se montrer choqué, stupéfait, énervé, par les évènements de Singapour 2008 mais inutile de nous voiler la face, ce genre de pratique ne date pas d’hier. Tricheries, trahisons, espionnages, sont monnaie courante en Formule 1 mais ces actes commencent uniquement à être révélés aujourd’hui, notamment à cause de la société dans laquelle nous vivons, embrumée par le paysage médiatique. Je ne cherche pas à excuser ce qui s’est passé chez Renault l’année dernière mais tente uniquement de relativiser ce qui s’est dit depuis cet été, sans diminuer l’importance de provoquer un crash en pleine course.

    Dans cette affaire, nous devons écouter tous les partis et non pas se limiter à un seul son de cloche comme beaucoup l’ont fait en crachant incessamment sur Flavio Briatore. Il n’est pas le seul fautif dans cette affaire, Nelsinho Piquet a également une grande part de responsabilité. En effet, il a été confirmé qu’une discussion entre Briatore, Pat Symonds et Piquet a bien eu lieu peu de temps avant la course afin de prévoir l’accident mais ce que l’on dit peu, c’est que le pilote lui-même a été l’instigateur de cet acte en suggérant l’idée aux deux autres. Ce fut bien évidemment très maladroit et l’on ne peut l’excuser malgré le fait qu’il avait une pression très forte par rapport au risque de voir son contrat ne pas être renouvelé pour la saison 2009 après de piètres prestations en piste.

    Ainsi, on peut considérer les condamnations de Flavio Briatore (banni à vie du sport automobile et impossibilité d’exercer le métier de manager) et de Pat Symonds (5 ans de suspension en F1) trop lourdes. Il s’agit surtout d’une vengeance de désormais l’ex-président de la Fédération Internationale de l’Automobile, Max Mosley, qui fut toujours en froid avec Briatore et qui a saisi l’occasion pour évincer ce dernier, chose qui lui a toujours fait envie. Dès lors, on peut se poser la question de l’impartialité lors de ce procès : Briatore a-t-il vraiment été jugé et condamné uniquement pour l’affaire de Singapour ou a-t-il payé la rivalité qu’il a toujours entretenu avec Max Mosley ?

    Dans tous les cas, personne ne sort grandit de cette histoire, seul Bernie Ecclestone (patron de la Formula One Management) doit se frotter les mains pour l’apport médiatique que la F1 a rencontré.







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