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abcde

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  • abcde 17 janvier 2009 21:49

    J’observe les esprits s’enflammer de plus en plus durant cette guerre qui oppose Israël aux fanatiques du Hamas. Je comprends que l’émotion l’emporte sur la raison. Je le comprends d’autant plus lorsque je vois le traitement médiatique que réservent les chaînes arabes, et notamment Al-Jazira, à ce conflit. Mais cette situation, qui devient de plus en plus inquiétante, me pousse à poser un certain nombre de questions à ceux qui laissent libre court à leurs émotions dégoulinantes ou encore pire à la haine qu’ils n’arrivent plus à dissimuler. Où étaient tous ces musulmans qui ont tant de compassion pour les enfants de Gaza et pour les terroristes qui les ont conduits vers la guerre, ou étaient-ils, dis-je, quand Grozny était littéralement rasée par l’armée russe, cependant que les femmes tchétchènes étaient violées à ciel ouvert par les soldats de Poutine et lorsque les morts se comptaient quotidiennement par centaines ? Mais où étaient-ils bon sang de Bon Dieu ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient ces femmes voilées et les autres qui arborent fièrement aujourd’hui le keffieh palestinien ?

    Ou étaient ces casseurs, ces jeunes fougueux et déchaînés, ces vielles dames qui s’exhibent aujourd’hui la larme à l’œil quand il fallait dénoncer les crimes, que dis-je, le génocide perpétré par le régime fasciste du soudanais Hassan Omar Al-Bashir contre des populations Darfouris, démunies, désarmées et sans défense. Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Personne ne leur a dit qu’un crime contre l’humanité se commettait, sous le ciel fanatisé du Soudan ? Où étaient ces jeunes et ces moins jeunes, tous ces promeneurs du samedi, lorsqu’avec SOS Racisme et Urgence Darfour et quelques autres associations, nous avions marché pour condamner le crime de l’État soudanais. Nous nous étions alors retrouvés à proximité de l’Ambassade du Soudan et nous étions tout au plus deux cents personnes. Les Tariq Ramadan, ses adeptes et leurs camarades avaient certainement des courses à faire ce jour-là. Je préfère croire cela, que de penser un instant que tous ces marcheurs du samedi ont plus de compassion pour l’enfant de Gaza que pour l’enfant du Darfour. Peut-être que le musulman qui obéit aux ordres et à l’idéologie du Hamas et défendable alors que le musulman tchétchène habitant Grozny, ne comprenant probablement rien à la chose politique, doit être liquidé dans l’indifférence collective par les hommes de Poutine.

    Mais encore, ou étaient tous ces marcheurs du samedi lorsque les Algériens se faisaient découper en petits morceaux par les monstres du GIA et égorgés tels des moutons par les disciples d’Ali Benhadj ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Je me rappelle que certains accusaient alors les victimes algériennes d’être à la solde du régime en place donc légitimement « découpable » en morceaux. D’autres se disaient encore que peut-être le GIA n’était finalement que le fruit d’un complot, d’une manipulation, que l’islamisme ne tuait point, nulle part. D’ailleurs, beaucoup continuent de penser que l’islamisme est une doctrine sympathique qui ne ferait pas de mal à une mouche. Que tout ce terrorisme islamiste qui veut imposer son diktat est une création des « Juifs, des Américains et de beaucoup d’autres salauds ». Je crois même que c’est ce que pensent des politiques comme les très laïcs Besancenot, Buffet et Mélenchon. Sinon que font-ils en marchant aux côtés d’islamistes, de communautaristes, de tribalistes, d’antisémites et de pleurnichards professionnels. Parce que ce qui m’étonne aussi - et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je qualifie certains marcheurs du samedi de « pleurnichards professionnels » - ce qui m’étonne dis-je comment peut-on s’émouvoir lorsqu’est tué un enfant ayant telle religion et ne pas ressentir d’émotion lorsque un autre enfant ayant telle autre religion subi le même sort ? Pourquoi tous ces musulmans qui marchent aujourd’hui les yeux exorbités, la bave sur le menton, tous crocs dehors, n’ont-ils jamais voulu marcher au lendemain d’un attentat terroriste ? Pourquoi n’ont-ils pas marché lorsque des islamistes tuaient d’autres musulmans ? Pourquoi n’ont-ils pas marché après le 11 septembre, Madrid ou Londres ? Mais où étaient-ils lorsque les talibans exécutaient des femmes dans des stades ? Pourquoi, à chaque fois, que je les entends, c’est pour écouter leurs lamentations disant qu’ils appartiennent à une « religion opprimée » ? Pourquoi ne dénoncent-ils jamais, avec de telles marches, ceux qui oppriment au nom de cette même religion ? Pourquoi sont-ils plus virulents, plus haineux et, parfois, plus violents que les Palestiniens et les Jordaniens que je connais ? Pourquoi il y a si peu de dignité dans l’expression de leur émotion sincère ou supposée ? Mais que cache donc cette compassion sélective ? Que cache-t-elle ? Mettons les pieds dans le plat. Le conflit israélo-palestinien serait-il finalement un abcès de fixation qui est entretenu, et notamment par les pays musulmans, pour attiser toutes les haines ? Serait-ce l’appartenance religieuse de l’autre belligérant, Israël en l’occurrence, qui pose problème ? Serait-ce par antisémitisme ? Où serait-ce tout simplement un samedi après midi de défoulement utilisé tel un exutoire pour exprimer une malvie, des frustrations, pour s’élever contre une absence de libido ou que sais-je encore ? 

    Je vais révéler le fond de ma pensée. Je pense que plusieurs marcheurs du samedi défilent davantage contre Israël que pour la Palestine. Beaucoup d’entre eux ne marchent pas parce qu’ils adoreraient les Palestiniens, mais parce qu’ils ont une détestation idéologique pour tout ce qui est juif et pour tout ce qui a trait à Israël. Et je pense même - passez-moi l’expression - que la plupart n’ont rien à foutre des Palestiniens. Parce qu’en définitive si ces marcheurs du samedi étaient si humanistes que cela, je pense que je les aurais croisés dans des manifestations en faveur du Darfour ou des Tchétchènes, et dans celles organisées en signe de solidarité avec les victimes algériennes de l’islamisme et dans toutes les marches dénonçant le terrorisme des fascistes intégristes. Ils se seraient peut-être élevés contre la violence exercée par le Hamas, non pas contre les Israéliens, mais contre leurs propres frères du Fatah.

    Rassurez-vous, je ne suis pas ravi de voir des civils mourir à Gaza. Cela me désole profondément, mais je ne veux pas que soit occultée la responsabilité du Hamas qui a créé les conditions de la guerre puisque tout en sachant qu’il ne ferait pas le poids militairement, il a provoqué cette guerre au mépris des vies humaines dont il avait la responsabilité tout ceci au nom de cette idéologie qui magnifie la mort et le martyre. Arrêtez alors de nous raconter une histoire à l’envers et révéler le fond de votre pensée que nous voyons d’ailleurs parfaitement dans les slogans que vous portez...À tous les promeneurs du samedi, bon dimanche...


  • abcde 17 janvier 2009 21:43

    vous non plus, vous ne dormiez pas !! ou alors votre fantôme est venu écrire à votre place !


  • abcde 16 janvier 2009 22:17

    "Se prévalant de droits immémoriaux inscrits dans la légende des siècles, ils sont revenus au pays des aïeuls. Ils l’avaient quitté, il y a longtemps, en siècles, en millénaire, de gré ou de force, pour aller courir fortune ou misère au loin."

    De quoi s’agit ’il au juste ? d’un conte ? d’une fable de La Fontaine ?
    Que nenni, point du tout, il s’agit de l’histoire du peuple hébreu racontée depuis un siège moëlleux sans doute par quelqu’un qui n’a sans doute jamais mis les pieds ni en Israël, ni à Gaza, ni au moyen-orient, mais qui se dit bien informé. ..sauf erreur de ma part...et probablement jamais non plus dans un camp de concentration...sinon, il/elle aurait su ce que cela représente véritablement...


    Pour ce qui est du "fait que les hébreux ont quitté de gré ou de force" cette terre, il faudrait plutôt parler d’exil forcé, de captivité,d’’aliénation à la fois physique et psychologique dans lesquel se trouvaient les Juifs après 70 avec la destruction du second temple, après la destruction du Premier Temple.


    Pendant les six siècles suivants, les Juifs vécurent sur la terre d’Israël sous législation perse, syrienne, puis autonome et indépendant, et enfin romaine. En 70, ils perdirent les derniers vestiges de leur autonomie, quand les Romains exilèrent un grand nombre d’entre euxs et allèrent jusqu’à changer le nom du pays, qui ne s’appela plus Juda, mais Palestine ; ils comptaient, ce faisant, briser les liens qui rattachaient les Juifs à cette terre, le nouveau nom étant emprunté à celui du peuple philistin qui avait occupé le pays auparavant.

    L’exil en question se poursuit pendant 2000 ans.

    Le récit aimable se poursuit : "Après s’être enracinés, ici ou là, obéissant à la loi du retour, ils se sont déracinés pour replanter leurs pénates dans la terre promise"

    Après l’euphémisme malheureux qui nous décrit un petit groupe de personnes qui sembleraient tout droit sortis d’un bd d’Asterix, ou de Candide, revoilà "nos joyeux lurons qui reviennent au pays"...Nous ne sommes pas chez les schtroumpfs, et  pourtant tout cela a l’air bien joyeux.

     

    La plume semble légère ici aussi. HOp, ils s’enracinent, hop ils se déracinent...mais de quoi parlons-nous au juste ?

    D’un peuple qui a souffert de l’exil à travers le monde, qui lorsqu’il a cru être assimilé à des cultures telles que celles de la France ou de l’Allemagne, sans parler de l’Autriche , pour ne citer que ces pays, s’est retrouvé humilié, rejeté, mis au banc de la société "comme de la vermine". Cela ne vous rappelle rien ? NOn ? vraiment pas ? c’est que vous aurez la mémoire courte. Même si vous n’êtiez pas né/e à cette époque, toute personne digne de ce nom est au courant et ne peut dire qu’ils se sont enracinés, ici ou là puis ils se sont déracinés. Après avoir été persécuté à l’époque de l’Inquisition, puis dans un monde nazi, grâce aussi à l’active collaboration de l’état français pétainiste... Peut-être en avez vous également entendu parlé..., dans des conditions que l’on ne peut souhaiter à personne...tant l’horreur d’une telle machination glace le sang...
    eh bien vous , vous parlez de "replanter leurs pénates dans la terre promise"

    Nous ne sommes pas chez les scouts, ou dans une aventure des pieds nickelés...

    Les juifs ont toujours tout fait pour préserver la vie, même dans les moments les plus tragiques. et si vous osez méler résistance au nazisme avec l’extremisme des valeurs de l’Islam, vous vous méprenez. Ces "créatures maléfiques" ne vous regardent même pas. Elle vous tueraient en se faisant exploser avec vous. vous ne représentez rien à leurs yeux. Vous voulez les aider, c’est votre perte que vous voulez.

    Peut-être ne savez vous pas que les membres du Hamas se cachent derrière des enfants qu’ils tirent par les bras, qu’ils forcent à rester, qu’ils mutilent s’ils refusent. Ce n’est pas Asterix ni aucune bd, c’est la réalité, et vous, vous rêvez les yeux ouverts...

    peut-être ne savez vous pas non plus que le Hamas ne reconnait pas l’’existence de l’état d’Israël ? qu’il ne veut pas la paix, mais la mort et qu’ils ne sèment que terreur et horreur en accusant Israël.

    N’écoutez pas que votre coeur qui réagit aux images distribuées par le Hamas...écoutez votre raison, si vous en avez...







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