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  • Premier article le 24/12/2008
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Derniers commentaires


  • Nicolas Menguy 14 mars 2009 18:53

    Bonjour JKW,

    Il est vrai que lorsqu’on parle management, on pense d’abord au monde de l’entreprise. C’est ce que j’ai voulu traiter à travers cet article, a fortiori au lendemain de la journée de la femme ! Mais il est vrai, également, que gérer un portefeuille ministériel est également du management ! Ceci étant, je voulais éviter d’orienter cet article vers un plaidoyer pour la "discrimination positive" initialement imaginée par notre Président...

    En dehors de toute considération politique, le monde de l’entreprise est bien plus sclérosé que le terrain politique en matière d’égalité des sexes ! Mon propos était donc de relever des exemples de réussite féminine dans le monde des affaires, comptant parmi les plus représentatifs. On en parle bien moins souvent que des élues et autres responsables politiques, cela n’en reste pas moins une réalité que chacun d’entre nous espère peut-être voir plus répandue à l’avenir !


  • Nicolas Menguy 13 janvier 2009 19:43

    Vous avez visé juste avec la voiture électrique : l’article de Challenges (en lien dans l’article) évoque le cas d’Uniross.

    "[...] certains chantiers traînent déjà en longueur : reçu en décembre par l’Elysée et la CDC, Christophe Gurtner, PDG de la PME Uniross, en quasi-faillite, attend désespérément une réponse. « Nous sommes au bord du gouffre », assure-t-il".

    L’entreprise développe apparement une technologie de ce type en partenariat avec le CEA. Souhaitons que le FSI vous entende !!


  • Nicolas Menguy 13 janvier 2009 19:39

    Je vous remercie pour ce commentaire qui permet de renouer avec un débat sur le fond !

    Concernant DAHER et Thomson, je me permets de rebondir sur vos propos pour formuler un avis plus personnel. Tant mieux si ces entreprises profitent du secours de l’Etat, il s’agit de "fleurons" nationaux qui, dans l’absolu, flattent notre ego parfois franchouillard. Ce qui me contrarie quelque peu, en revanche, c’est que le FSI qui n’est doté que de 6 milliards d’euros de liquidités dans l’immédiat, semble privilégier de très grandes entreprises au détriment des nombreuses PME innovantes qui ont été, ces dernières années, les premières cibles de fonds spéculatifs. Les très grandes entreprises ont une capacité d’endettement que n’ont pas les PME ruinées par la faillite d’investisseurs comme Lehman Brothers. Ce qui veut dire pour ces PME : pénurie de trésorerie, cessation de paiement, liquidation judiciaire. Et peu importe que l’entreprise emploie 10 ou 100 salariés. Les banques, par ailleurs, portent une lourde part de responsabilité dans ce contexte : malgré la mise en place d’une garantie des prêts interbancaires, elles privilégient pour certaines leur croissance externe au détriment du financement de l’économie. Ici réside encore une raison qui a contraint l’Etat à intervenir en fonds propres dans le capital de certaines entreprises stratégiques.

    Concernant vos propos sur l’innovation, je suis d’accord pour dire qu’une innovation incrémentale ne révolutionne en rien notre environnement technologique. Il s’agit d’ailleurs bien souvent de satisfaire à des exigences marketing, plutôt que de résoudre des lacunes dans l’état actuel de la technique (exemple d’innovation incrémentale : la consultation des mails sur un mobile...).

    Par contre, concernant ITER que vous évoquez, il s’agit bien là d’une innovation de rupture. Et comme toutes les ruptures technologiques, elles sont le fruit d’un développement sur le long terme. La phase la plus délicate étant le passage de la recherche fondamentale au stade de recherche appliquée. Cependant, tout à fait d’accord avec vous : l’opérationnalité d’ITER n’est pas pour demain, et il faut davantage soutenir l’innovation dans les technologies énergétiques alternatives (ITER, de toutes les façons, est un consortium international financé par des fonds publics).

    Et on en revient à la crise : bien des jeunes sociétés de cette filière ont du boucler des tours de table en compagnie de fonds spéculatifs, aucune autre alternative n’existant pour compléter leurs besoins en fonds propres. Et beaucoup de ces fonds, aujourd’hui, ont sombré ou revendu les actifs qu’elles détenaient, par crainte de l’effet de contagion. Ce qui ne leur a pas empêché de réaliser une plus-value au passage.

    Alors que le FSI soutienne davantage toutes ces jeunes entreprises, présentes pour beaucoup d’entre elles dans des pôles de compétitivité. La politique industrielle française y gagnerait en cohérence ! En conclusion, d’accord avec vous : la relance de l’offre doit être sélective et favoriser les entreprises les plus innovantes. Il est d’ailleurs possible d’imaginer des critères de sélection, tels que le nombre de brevets déposés, les partenariats technologiques avec des laboratoires de recherche publique, etc. Seul bémol : il semblerait d’après ce que j’ai pu lire que ce sont des "banques conseil" qui auditent les dossiers des prétendants au FSI. Espérons que le directoire du FSI tienne davantage compte de la dynamique d’innovation des entreprises que de leur santé financière : si elles déposent un dossier sur le bureau du FSI, c’est bien parce ce qu’elles sont malades !


  • Nicolas Menguy 13 janvier 2009 17:08

    Concernant les progrès technologiques réalisés par les entreprises françaises, l’étude "Technologies clés 2010" vous donnera un aperçu du potentiel français d’innovation. Je conçois parfaitement, ensuite, que l’on puisse être en désaccord avec bien des points de la politique gouvernementale actuelle. Ceci étant, la mise en place du FSI n’a rien d’une mesure "ultralibérale" selon vos termes. Bien au contraire. Et je doute que le gouvernement alloue des fonds à des entreprises qui ne contribuent pas à la création d’emplois sur le territoire national. Avez-vous entendu parler de Daher, ou de Thomson ? En quoi ces entreprises produisent-elles de la "merdouillerie chinoise" ?


  • Nicolas Menguy 13 janvier 2009 17:01

    La virulence de votre réaction illustre parfaitement la conclusion que vous avez, selon vos termes, du mal à comprendre. Elle reflète les prises de positions péremptoires au détriment d’un certain degré de pragmatisme économique. Pour vous répondre, il n’est pas question ici de prendre parti en faveur du protectionnisme. J’évoque le caractère conjoncturel de la relance par la demande, que j’oppose à l’indispensable assainissement structurel du financement de notre économie. Ces deux options politiques sont parfaitement compatibles. Relisez bien le texte : la relance par la demande n’est pas remise en cause, par contre, il me semblait intéressant de tenter de justifier l’adoption par le gouvernement d’un plan d’accompagnement de l’offre, souvent décrié comme vous le démontrez une fois de plus. Par ailleurs, ai-je à aucun moment écrit qu’il n’y avait pas de soutien de la demande par la baisse d’impôts ? Simplement, en bon chercheur que je suis, je me suis appliqué à traiter de la problématique annoncée, pas davantage.

    Puisque vous me demandez très aimablement d’éclaircir mon point de vue sur la relance par la demande, le voici : elle est indispensable (reportez-vous au baromètre de confiance des ménages), mais loin d’être suffisante. Relisez à ce titre l’introduction.

    Ensuite, la crise actuelle n’est certainement pas la conséquence d’un accroissement des inégalités, bien que je ne nie pas celui-ci. Elle a d’abord révélé de profonds dysfonctionnements en matière de gouvernance financière. Et en quoi le soutien aux entreprises stratégiques ruine-t-il les économies émergentes ? Il me semble que ceux qui ont un manque à gagner en la matière, ce sont plutôt les fonds souverains spéculatifs dont vous-même n’avez peut-être pas une grande estime. Enfin, j’ai bien du mal à concevoir qu’une politique de relance par l’offre, par le biais de prises de participation conjointe de l’Etat et de la CDC, puisse d’une quelconque manière profiter aux retraités anglosaxons... Je ne vous suis pas très bien, ne m’en tenez pas rigueur. En l’occurence, avec le FSI, c’est l’Etat qui devient actionnaire pour éviter que des fonds spéculatifs ne s’accaparent une fois de plus le fruit de nos investissements. Nous trouvons des points d’accord, voyez-vous, puisque je suis également réservé quant aux intentions philantropiques des hedge funds... Quant à la fuite de revenus que j’évoque, puisque vous faites référence à la Chine, examinez donc un peu mieux sa balance commerciale.

    Je terminerai en formulant un regret : vous semblez privilégier la distribution des bons et mauvais points au détriment d’un débat sur le fond. Vous semblez par ailleurs avoir une méconnaissance affligeante de la manière dont fonctionne la recherche en France. Puisque les chercheurs sont également des gens prétentieux, permettez-moi de vous suggérer ceci : replongez-vous dans quelques manuels d’économie écrits par de vénaux universitaires, analysez un peu mieux l’origine des difficultés rencontrées par nos PME suite à la crise et, surtout, tâchez de modérer votre attitude : agoravox n’est pas une arène, je souhaite comme beaucoup qu’il reste un lieu de débat.

    Bien à vous. 







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